Affaire Auradou-Jégou : l’enquête se poursuit - C à vous - 04/09/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce 4 septembre. Toujours pas de Premier ministre nommé à Matignon! 50 jours après la démission du gouvernement de G.Attal, on pensait que c'était imminent, mais toujours pas de fumée blanche, en tout cas pour l'instant.
On en parle longuement ce soir avec nos invités et avec toute l'équipe. Bonsoir à tous. Emilie? - E.Tran Nguyen: Les rugbymen français O.Jegou et H.Auradou sont de retour en France. - A.-E.Lemoine: Que signifie cette libération conditionnelle?
On en parle avec l'avocat des 2 joueurs, maître Antoine Vey. Il sera sur notre plateau. Mohamed? - M.Bouhafsi: A Paris, c'est la seule athlète à avoir participé aux 2 cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques et Jeux paralympiques.
Elle a un destin de vie incroyable. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Je vais vous raconter la même chose qu'hier, mais différemment! - A.-E.Lemoine: Un petit effort! - P.Cohen: Pourquoi ça bloque? - A.-E.Lemoine: C'est le mot du jour.
On demandera à N.Beytout, président et fondateur de "L'Opinion" et à E.Girard, rédacteur en chef de "L'Express", sont d'accord.
Lorrain? - L.Sénéchal: B.Magimel victime d'un cambriolage.
On lui a notamment volé ses 3 César. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h.
M.Cymes, ambassadeur santé pour les Jeux paralympiques. Il sera aux côtés du ténor B.Bernheim, qui nous a éblouis à la cérémonie de clôture en juillet dernier.
S.Guillon nous explique pourquoi il a fini de rire et pourquoi il regrette d'avoir été parfois trop méchant. Et puis, un humoriste qui nous fait beaucoup rire, J.Santini.
On réfléchira au pouvoir du rire. C'est bon pour la santé. C'est pour ça que je suis en bonne santé!
En cuisine, C.Duplaissy est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.
Mauvaise nouvelle, c'est E.Macron qui est chargé du dîner ce soir. On saura ce qu'on mange entre ce soir et le 4 octobre!
En revanche, Christian nous prépare quelque chose du côté de la mer? - C.Duplaissy: On va manger une soupe du pêcheur basque, un ttoro.
Ce sera chaud. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux.
Tout de suite, l'édito de Patrick. Le mot du jour, c'est "irresponsable"? Tous irresponsables? - P.Cohen: Avant le dénouement qui approche, mais beaucoup moins vite que ce qu'on pouvait imaginer ce matin ou dans la journée, je vous propose une revue des troupes de cet invraisemblable vaudeville politique.
A commencer par l'acteur principal, le président de la République, qui est institutionnellement irresponsable. Elu au suffrage universel, n'ayant à répondre de ses actes ni devant le Parlement, ni devant le peuple, il demeure inamovible jusqu'au bout de son mandat. Rien ne peut l'abréger.
Le président nomme qui il veut et on découvre, à l'occasion de cette crise, qu'il peut prendre le temps qu'il veut. C'est aussi une partie du problème. - A.-E.Lemoine: Les forces politiques, elles aussi, sont irresponsables? - P.Cohen: Une lecture politique un peu naïve pourrait laisser penser que nos représentants trouveront des compromis, car la vie en société est impossible sans compromis.
Avec votre femme, vos enfants, le piéton qui veut passer, vos loisirs, la chaîne de télé que vous voulez regarder...
Les compromis sont permanents et obligatoires pour ne pas s'engueuler à tout bout de champ et pour avoir la paix, mais si votre objectif est moins la concorde que la discorde, si votre intérêt est d'aggraver la crise et de créer le chaos, votre intérêt est de rejeter tout compromis, de saboter tout ce qui pourrait marcher. Ca peut arriver à la maison, avec des ados, par exemple. En politique, ça s'appelle "censure et obstruction"!
C'est le front des refus dont je parlais hier. Voilà pourquoi les menaces de censures automatiques de la gauche, à l'égard de tout gouvernement qui ne serait pas celui du NFP avec L.Castets, de toute combinaison qui inclurait les centristes de l'axe de la majorité, ces menaces ont bloqué la situation en laissant au RN une sorte de pouvoir de vie ou de mort sur les Premiers ministres potentiels.
Ca tombe bien, le RN, lui non plus, n'a aucun intérêt à ce que la situation ne se normalise. Et voilà ce parti qui a dressé contre lui un front républicain de 17 millions d'électeurs en juillet qui se retrouve au centre du jeu politique. Il fait obstacle, apparemment, à la nomination de X.Bertrand. - S.Chenu: Nous nous opposerons à X.Bertrand.
On connaît son bilan politique, son action. Il n'a pas de colonne vertébrale. Un coup il était chez Les Républicains, un coup en dehors... - P.Cohen: Si X.Bertrand n'est pas nommé ce soir, il ne le devra pas à son positionnement, comme le dit S.Chenu, mais à l'hostilité personnelle des dirigeants du RN.
Ils ont été élus dans les Hauts-de-France et X.Bertrand les a battus aux élections locales. Depuis hier soir, c'est M.Le Pen qui pose ses conditions.
En clair, le sectarisme de la gauche conduit mécaniquement à la nomination d'un Premier ministre RN compatible. Un aboutissement contraire au vote du 7 juillet. - A.-E.Lemoine: Vous êtes d'accord?
Tous irresponsables? La discorde plutôt que la concorde? - N.Beytout: Je suis 100 % d'accord avec ce que vient de dire Patrick.
J'ajoute une dimension qui est le contexte, en particulier économique, qui devrait mettre un peu plus encore l'intérêt général et l'urgence dans la nécessité de trouver une solution. On a appris il y a 2 jours que le déficit était encore pire que prévu. On est sur une pente dramatique.
On a un déficit qui sera supérieur, alors même qu'on a arrêté la quasi-totalité des mesures prises pendant la covid. Le déficit de l'Etat est supérieur à ce qu'il était avant la covid. C'est au-delà de toutes les manoeuvres politiciennes.
Il y a ce sujet, qui est: quel pays va-t-on gouverner? - A.-E.Lemoine: Cette situation va accroître encore plus le ressentiment des Français face à la classe politique? - E.Girard: Forcément, avec derrière une addiction.
Il faut expliquer pourquoi il y a cette irresponsabilité. Quand on interroge les politiques, c'est une addiction, une maladie, la maladie de l'élection présidentielle. Personne ne veut gouverner!
On ne va pas gouverner aujourd'hui, avec d'autres, en passant simplement quelques mesures, alors qu'on pourrait tout rafler, tout gagner en mai 2027. Ils pensent tous qu'ils vont tout gagner en mai 2027, donc on joue le coup d'après. On ne va pas se salir les mains. - A.-E.Lemoine: Mais c'est dans 3 ans... - E.Girard: Exactement.
C'est en cela que c'est un comportement irresponsable et contraire à l'intérêt général. C'est le problème de nos institutions, d'organiser cette double élection générale importante: l'élection parlementaire des députés et, superposée à celle là, l'élection présidentielle. Quand on a perdu l'élection des députés, tous les politiques ne font que penser à l'élection présidentielle. - A.-E.Lemoine: Il y a la responsabilité du chef de l'Etat, mais dans la liste des responsabilités, Patrick évoquait le sectarisme de la gauche.
Du coup, c'est M.Le Pen, aujourd'hui, qui fait le casting, allant même jusqu'à proposer J.-L.Borloo comme Premier ministre.
E.Macron est pris en otage? - N.Beytout: Oui.
O.Faure est en fait l'otage de J.-L.Mélenchon.
C'est lui qui a imposé la colonne vertébrale et l'essentiel du programme du NFP. J'étais stupéfait d'entendre O.Faure dire que l'idée d'avoir B.Cazeneuve, un socialiste, un social-démocrate, le dernier Premier ministre de F.Hollande, qui a quitté le PS pour protester contre l'accord avec LFI...
Entendre O.Faure dire que B.Cazeneuve, Premier ministre, ce serait une anomalie, ça me laisse pantois.
C'est un type qui a des principes, qui est droit. On peut l'aimer ou pas, mais dire qu'il représente une "anomalie" pour la gauche...
Dans le sectarisme, on atteint des sommets. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'E.Macron peut céder aux exigences de M.Le Pen et nommer un Premier ministre RN compatible? - E.Girard: Oui.
C'est l'éléphant dans la pièce. Il n'y a que 2 possibilités. Il y a 3 blocs à l'Assemblée nationale: la gauche, le centre, dans lequel je mets la droite, et le RN.
Pour subsister, un gouvernement devra avoir la bienveillance de 2 de ces forces. Si vous n'avez pas un accord, d'une façon ou d'une autre, entre la gauche et le bloc de centre droit, disons, avec entre fait de guerre possible l'abrogation de la réforme des retraites, vous avez forcément un gouvernement qui subsiste parce qu'il serait censuré par la gauche grâce à l'assentiment du RN. Donc oui, s'il n'y a pas la gauche dans l'équation, il y a forcément le RN.
Même s'il ne participe pas officiellement à la coalition. - N.Beytout: S'il n'y a pas une partie de la gauche, dans la coalition.
Il n'y aura jamais toute la gauche dans la coalition. - A.-E.Lemoine: Il y aura peut-être une partie des députés socialistes qui seront bienveillants... - N.Beytout: Peut-être quelques communistes, aussi.
X.Bertrand a une relation particulière avec un certain nombre de députés communistes. Il en joue, quand il dit qu'il est assuré de ne pas être "censuré".
Il pense à quelques voix des communistes. Le sujet de savoir comment le gouvernement peut survivre dépend largement du problème de savoir si une petite partie de la gauche accepte de suivre. La dernière fois qu'on s'était vus, c'était juste après les élections, avant l'interruption du mois d'août.
Je pensais à l'époque que la clé de la solution serait dans une majorité d'abstention. C'est toujours le cas. Si E.Macron s'échine à trouver une majorité pour voter un certain nombre de lois, il échouera.
Comme vous l'avez dit, il n'y a aucune possibilité d'avoir la combinaison de plus de 289 députés. Donc, il doit trouver une combinaison qui fasse que suffisamment de gens ne votent pas contre. Ca, ça peut se faire parce que, dans une démocratie, ce n'est pas la majorité absolue des députés, mais celle des voix exprimées qui l'emporte. - A.-E.Lemoine: Et celui contre lequel on voterait le moins, c'est X.Bertrand ou B.Cazeneuve? - E.Girard: Quand on pose cette question, à mon sens, on ne la prend pas par le bon bout.
Ca dépend sur quel programme. Si B.Cazeneuve arrive avec l'abrogation de la réforme des retraites, ça changerait tout.
Si on n'arrive pas à ça...
X.Bertrand a un problème personnel avec le RN. Il a battu M.Le Pen 2 fois de suite aux élections régionales.
Il est dans le viseur du RN. C'est finalement une tierce personne qui serait moins censurable, qui ne répondrait pas à ces exigences... - A.-E.Lemoine: Vous avez le sentiment que ça se joue à pile ou face?
Ca vous met en colère? - N.Beytout: Ce qui me fascine, c'est qu'on vit depuis 7 ans avec l'idée qu'on a un président de la République qui a installé le "et de droite, et de gauche".
Là, on va jouer aux dés le fait qu'on aura un gouvernement de droite ou de gauche, en tout cas penchant à droite ou penchant à gauche. On a un ancien Premier ministre socialiste aux portes de Matignon. On a un ancien candidat à la présidentielle de droite qui est aussi aux portes de Matignon et on a un chef de l'Etat qui est en train de dire que la France va basculer avec un gouvernement de droite ou un gouvernement de gauche.
Ca me fascine! Comment on a fait pour en arriver là? Ca me désespère car je ne vois pas quelle est la solution. - A.-E.Lemoine: La conclusion de votre édito dans "L'Opinion" de ce matin, c'était qu'on ne savait pas qui avait gagné les législatives, mais qu'on distinguait de plus en plus nettement à quel point le chef de l'Etat les a perdues.
Il a perdu la main? - N.Beytout: Oui.
L'idée s'installe que la démission du président de la République est possible, qu'elle fait partie des possibilités. La prochaine élection présidentielle est dans 3 ans? Pas sûr.
Au fond, toute la stratégie, ça dépend de lui et des blocages qu'il arrive à dépasser. - A.-E.Lemoine: Parce que la demande en destitution de LFI n'a aucune chance? - N.Beytout: Non, mais elle installe quelque chose: l'idée qu'il peut ne pas aller au bout de son mandat.
Le simple faite, dans le vocabulaire politique, de dire qu'on est à un moment où le président de la République peut ne pas aller au bout de son mandat, c'est un très gros changement. S'il y a un Premier ministre qui tombe au bout de 3 semaines, plus les 3 semaines qu'il faudra pour faire le gouvernement, puis un 2e Premier ministre en cours de mandat...
Viendra un moment où on se demandera si on peut continuer comme ça, avec des crises politiques et institutionnelles successives. Le sujet est en train de s'installer et ça rentre exactement dans ce qu'a fait E.Philippe en déclarant sa candidature. - A.-E.Lemoine: Il se disait même prêt pour une élection anticipée. - N.Beytout: Là aussi, ça installe l'idée, y compris parmi ses anciens amis, que la fin du quinquennat n'est peut-être pas certaine. - A.-E.Lemoine: Vous partagez ce sentiment?
E.Macron pourrait ne pas aller jusqu'au bout de son quinquennat? Ce n'est pas innocent de la part d'E.Philippe de déclarer sa candidature aujourd'hui? - E.Girard: C'est sûr qu'E.Philippe, psychologiquement, veut faire comprendre qu'il faut tourner la page.
Il tape au moment où E.Macron est le plus faible, le plus visiblement perdu. E.Macron, dans ses interviews, a toujours voulu donner l'impression qu'il savait très bien qu'il allait trouver le coup de billard à 8 bandes qui allait mettre toutes les billes en dehors de la table.
Finalement, on se rend compte que non. Il n'a pas le coup de billard de génie. Il ne trouve pas la perle dans l'huître...
C'est à ce moment-là qu'E.Philippe dit qu'on arrête avec ça, qu'il propose autre chose à partir de 2027. Sur la démission, je n'y crois pas du tout.
Ca ne correspond pas à la psychologie profonde d'E.Macron. Ca ne correspond pas à ce qu'il fait depuis maintenant 7 ans.
Son objectif, c'est de laisser une empreinte. - A.-E.Lemoine: Elle sera laissée, en l'occurrence, avec la crise qu'on vit? - E.Girard: C'est pour ça qu'il ne veut même pas entendre parler de détricotage de certaines de ses mesures.
Vous l'imaginez partir en ayant démissionné avant la fin de son mandat? Après avoir dit tant de fois qu'il ne démissionnerait jamais? Ce serait un tel aveu d'échec que je ne l'imagine pas. - P.Cohen: Avec en plus, dans l'équation, la réalité parlementaire après les élections, c'est-à-dire un bloc central qui, quel que soit le scénario qu'on peut imaginer, fera partie de la majorité. - E.Girard: C'est pour ça qu'on ne peut pas parler de cohabitation. - P.Cohen: C'est une défaite évidente, mais particulière, où les députés du camp présidentiel ne sont pas dans l'opposition comme dans les précédentes cohabitations. - N.Beytout: Le président est aujourd'hui empêché de garder la main.
Il ne peut échapper à une sanction que s'il accepte l'idée qu'on rentre dans une cohabitation, qu'il rentre dans une forme de cohabitation. Donc, qu'une partie de son bilan...
Les retraites, pas de hausse des impôts, ce soit d'une façon ou d'une autre remis en cause. - A.-E.Lemoine: Avec X.Bertrand, ce serait une forme de cohabitation?
On connaît l'opposition des 2 hommes. X.Bertrand se présente comme un opposant politique à E.Macron, l'antithèse du président.
Ni banquier d'affaires, ni héritier et pas énarque? - N.Beytout: C'est vrai que c'est l'agent d'assurances, l'homme des "vrais gens", le Français moyen de Saint-Quentin. - P.Cohen: Il assurait des mobylettes jusqu'en 2004. - N.Beytout: A plusieurs reprises, X.Bertrand, lors des cérémonies officielles, a eu des attitudes assez goguenardes et agressives pour le chef de l'Etat.
Tel qu'on connaît E.Macron, il y a un respect de la fonction que X.Bertrand n'a pas toujours montré.
Autant B.Cazeneuve est plutôt rigide, autant X.Bertrand est assez plastique.
Sans mauvais jeu de mots! - A.-E.Lemoine: X.Bertrand, c'est l'assurance qu'on ne touche pas à la réforme... - P.Cohen: Le jeu de mots, c'est "Plastique Bertrand". - A.-E.Lemoine: C'est vrai?
Mon Dieu, N.Beytout! Tout part à vau-l'eau... - N.Beytout: J'ai honte. - A.-E.Lemoine: X.Bertrand, c'est l'assurance qu'on ne touchera pas à la réforme des retraites, contrairement à B.Cazeneuve?
La cohabitation serait plus dure sur le plan politique que sur le plan personnel avec B.Cazeneuve? - E.Girard: Effectivement.
Même si, dans un cas comme dans l'autre, le nouveau Premier ministre voudra montrer qu'il n'est pas fait du même bois qu'E.Macron, que lui, c'est l'ancien monde, c'est serrer des mains et être à portée de claques du Français moyen. On aurait dans les premières semaines, ne serait-ce que pour obtenir un enthousiasme de l'opinion et éviter la censure, un surjeu autour de ça, autour d'une dualité.
Ils sont obligés de s'entendre. En Conseil des ministres, quand on prend des décisions, il y a la signature du Premier ministre et du président de la République. - E.Tran Nguyen: En tout cas, dans les premières semaines, le futur Premier ministre va devoir s'atteler au budget 2025, avec une rentrée sociale qui pourrait être très agitée, comme le laissait entendre ce matin la secrétaire générale de la CFDT. - M.Léon: Quand je parle avec les salariés que je vais rencontrer, ils me disent qu'ils ont voté, qu'ils attendent que les politiques arrêtent de se regarder le nombril et de ne parler que d'appareils politiques.
Je pense que ça ne répond pas aux attentes des travailleurs et des travailleuses qui, aujourd'hui, disent qu'ils veulent être respectés au travail, vivre dignement de leur travail. Il y a une véritable urgence sociale. Il y a besoin de réformes, de prendre des mesures. - E.Tran Nguyen: Quel est le dossier le plus chaud pour le futur Premier ministre?
Est-ce que ça va être d'élaborer un budget ou le risque d'explosion sociale? - N.Beytout: Le budget.
Le risque social est assez mesuré. Les syndicats ne participeront pas à la journée du 7 septembre, par exemple, même pas la CGT. C'est une manifestation voulue par LFI.
Les syndicats sont dans une période d'attentisme. Je ne les vois pas mettre du sel sur la plaie. En revanche, le budget est extrêmement urgent et à peu près impossible à faire.
On est dans un moment globalement populiste light, mais populiste quand même. Les gens veulent l'abrogation de la réforme des retraites, ils veulent travailler moins et moins longtemps. Ils veulent plus de pouvoir d'achat, mais il faut moins de déficit et, si on met plus d'impôts dans un pays déjà recordman du monde des pays développés des impôts, ça casse.
C'est donc une conjuration des contraires. Pour des gens qui n'ont pas un appui politique extrêmement fort, il y a une quasi impossibilité à trouver une voie de passage pour le budget. - A.-E.Lemoine: E.Girard? - E.Girard: Je ne sais pas comment on fait voter un budget qui respecte les critères de Maastricht, ou en tout cas qui nous rapproche de moins de déficit, avec la majorité actuelle de l'Assemblée nationale.
Si vous augmentez les impôts, la droite ne vote pas. Si vous baissez les dépenses publiques, une grande partie de la gauche ne vote pas. Et le RN ne votera sans doute pas, puisqu'il a déjà dit qu'il ne soutiendrait pas un projet qui s'attaque à ce qu'il appelle "l'électorat des familles modestes".
Donc je ne sais pas comment on fait ce budget, politiquement. - A.-E.Lemoine: On ne sait pas, tout comme on ne sait pas qui sera nommé à Matignon.
Peut-être qu'un nom va sortir du chapeau d'ici 20h. Donc on vous garde avec nous, au cas où, pour dresser le portrait de l'homme surprise qui sera nommé, peut-être...
On peut garder espoir. Patrick n'y croit pas du tout! D'ici là, la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de Bebe Vio.
L'Italienne est la star des Jeux paralympiques. Cette escrimeuse, amputée des 4 membres, est bien plus qu'une simple athlète. C'est l'une des 5 sportives à avoir participé aux 2 cérémonies d'ouverture, olympique et paralympique. - Escrimeuse en compétition pour les Jeux paralympiques et mannequin, Bebe Vio, incroyable dans cette tenue... - M.Bouhafsi: Beatrice de son vrai prénom, elle a commencé l'escrime à l'âge de 5 ans.
Elle devient rapidement l'un des plus grands espoirs du fleuret italien. Elle est atteinte d'une méningite fulgurante. Seule l'amputation des 4 membres permet de la sauver.
Les cicatrices sont nombreuses sur son visage. Hospitalisée pendant un an, les médecins lui annoncent qu'elle ne retouchera pas à un fleuret. ... - M.Bouhafsi: Alors qu'elle n'a même pas 13 ans, Bebe Vio devient la 1re escrimeuse de compétition sans bras ni jambes.
Elle utilise le même fleuret que les valides grâce à des prothèses inventées par son père, dont ce n'est même pas le métier. La fédération italienne essaie de l'empêcher de disputer des compétitions, mais c'est mal la connaître. - M.Bouhafsi: En 2016, elle remporte son 1er titre paralympique.
Une médaille d'or qu'elle va conserver à Tokyo, 5 ans plus tard. Elle devient alors une énorme star partout dans le monde. - M.Bouhafsi: L'engouement autour d'elle ne s'arrête pas là.
Les plus grands sponsors la choisissent comme égérie. Le monde du luxe se l'arrache. - M.Bouhafsi: Son autobiographie s'est vendue à des centaines de milliers d'exemplaires.
Avec ses parents, elle crée une fondation pour les bébés amputés pratiquant du sport. Elle sait jouer de son image avec les réseaux sociaux. A ses 1,3 million de followers, elle donne des cours de féminité avec une prothèse. - M.Bouhafsi: Malheureusement, à la surprise générale, Bebe Vio a été éliminée en demi-finale du fleuret.
Elle a connu des petits problèmes techniques. - A.-E.Lemoine: On l'adore.
C'est une femme très inspirante. Dans l'actualité, un mois et 3 semaines après avoir été inculpés pour viol aggravé en réunion sur une femme, les 2 rugbymen du XV de France, H.Auradou et O.Jegou sont arrivés à Paris.
Ils ont été autorisés à rentrer chez eux. L'accusation maintient sa plainte. Les avocats des 2 joueurs ont déposé en leur nom une demande de non-lieu. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, maître A.Vey.
Vous êtes l'avocat français de H.Auradou et d'O.Jegou.
On vient d'entendre votre confrère réaffirmer l'innocence de vos clients. Cette autorisation ne signifie pas la fin des poursuites. Vos clients restent mis en examen pour viol.
Leur retour en France est assorti de règles très précises. Ils ne vont pas reprendre une vie normale? - Me A.Vey: Judiciairement, pour moi, ce retour en France signifie la fin des poursuites.
Le parquet et les juges ont pris acte que les éléments effectifs de l'enquête faisaient en sorte que cette accusation ne pouvait pas prospérer. - A.-E.Lemoine: Ils ont dit que l'accusation avait perdu de sa force. - Me A.Vey: Je l'ai lue.
On ne fait pas rentrer en France des gens si on pense qu'ils ont commis les faits dont ils sont accusés. Il y a 2 dossiers. Le dossier judiciaire qu'on est en phase de gagner, et il y a le dossier médiatique qu'il faut encore gagner.
Il faut cette décision. Qu'est-ce qui est en cours? Rien.
Tous les actes ont été faits. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui a changé? - Me A.Vey: C'est le dossier judiciaire.
Il a évolué dans une enquête assez rapide, un mois, un mois et demi. Ca a conduit à la possibilité de saisir des éléments objectifs, de la vidéosurveillance, des constatations médicolégales, des expertises qui ont été conduites sur les téléphones et des témoins qui ont tous été récupérés et entendus. Il n'y a pas un élément à charge qui soit revenu dans le dossier. - A.-E.Lemoine: A part la parole de la victime? - Me A.Vey: Ce n'est pas un élément objectif.
Cette plaignante a dit Qu'elle avait subi certaines violence L'expert médicolégal a dit qu'elle n'a pas de marques. - A.-E.Lemoine: Elle dit qu'elle a été frappée et étranglée. - Me A.Vey: Oui.
Son avocate l'a dit. Elle l'a dit à tous les médias possibles et inimaginables. En procédure, sur la base d'éléments objectifs, on a dit que sa parole n'était pas suffisamment forte.
Les joueurs ont apporté énormément d'éléments qui confortent leur version. - A.-E.Lemoine: Une relation consentie, c'est leur version des faits. - Me A.Vey: Oui, une relation consentie sans violences. - E.Tran Nguyen: Les bleus, les morsures? - Me A.Vey: Il n'y a pas de bleus, pas de morsures.
Les images diffusées à l'écran, ce sont des images donnés à l'expert médicolégal. La 1re chose qu'elle dit, c'est que: "En lisant la déposition de la plaignante, il y a des faits qui n'ont pas pu se produire." Cette plaignante ne s'est présentée à aucune des expertises psychiatriques.
Elle a trouvé le temps de se faire enregistrer par "Envoyé spécial" il y a 3 semaines. "Envoyé spécial" avait choisi de diffuser ce récit le jour où les joueurs revenaient, pour entretenir l'abattage médiatique Il y a un match médiatique. C'est normal.
On avait enregistré ça il y a 3 semaines, on le donne aux médias. On veut leur réhabilitation médiatique. Ils sont aujourd'hui en phase de finaliser leur dossier judiciaire. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de match... - Me A.Vey: Si.
Quand vous allez chercher la déposition de la plaignante il y a 3 semaines...
On l'entendra le 12 septembre en long, en large et en travers. Ca fait un mois et demi qu'on n'entend que ça. Son avocate rappelle ce qu'elle a toujours répété.
Les éléments objectifs, on ne les a pas. - P.Cohen: Elle n'a pas été soumise à une expertise médicale? - Me A.Vey: A l'hôpital, il y a eu des constatations qui ont conduit à ce qu'on photographie des marques. - P.Cohen: Celles qu'on a vues? - Me A.Vey: Oui.
Et des marques anciennes. On a soumis ces marques à un expert médicolégal en début de dossier. Cet expert a rendu un rapport à décharge.
Elle décrit des violences qui n'ont pas pu se produire. C'est ce que décrivent l'expert et les procureurs...
Les marques qu'elle a sur le corps ne proviennent pas de violences. Si c'était un coup de poing, l'expert dit que ça ne serait pas comme ça. Et elle marque différemment d'autres personnes.
Elle est atteinte d'une maladie qui l'empêche de coaguler. Elle ne l'a pas dit à l'expert médicolégal. Quand vous avez un rapport à ce point à décharge, ça oriente la justice.
Les procureurs argentins ne nous ont pas fait de fleurs. On ne peut pas exploiter ça en montrant à l'opinion des photos. Personne n'est expert médicolégal.
Elle dit que n'importe quel acte où elle aurait pu frapper quelque chose pourrait avoir fait cela. - A.-E.Lemoine: En Argentine, on a beaucoup entendu votre confrère qui défendait vos 2 clients.
On l'a beaucoup entendu. Il les a accompagnés jusqu'à l'avion. Il a fait une déclaration.
On les a diffusées sur le plateau de "C à vous". On ne peut pas dire que le match médiatique était inégal. - Me A.Vey: C'est dans l'emploi de certains termes.
Avant de venir, j'ai fait une dépêche où il y a écrit "les présumés violeurs, la présumée victime, les présumés faits sont graves." Si les faits sont graves, il n'y a pas de quoi présumer...
Quand elle est à la télé, ce n'est pas une plaignante. A quoi ça sert de faire ça? Quel est le but?
Appeler l'opinion médiatique à la soutenir sur la base de quoi? - A.-E.Lemoine: Elle n'a pas le droit de parler? - Me A.Vey: Personne ne dit qu'elle n'a pas le droit de parler.
Il faut savoir si c'est quelque chose qui a pour vocation de faire dérailler la justice. Comment on répare quand ces gens sont vraiment innocents? Pour moi, aujourd'hui, il n'y a que 2 victimes dans le dossier.
Ils ont été accusés à tort de fait qu'ils n'ont pas commis. - N.Beytout: Quel est l'intérêt de cette femme?
Pourquoi est-ce que, sortant d'une nuit qu'elle aurait acceptée, elle se met à monter cette affaire? - Me A.Vey: D'abord, vous ne connaissez rien du passé de cette femme.
Vous ne savez pas si elle a déjà proféré des accusations. Si on a un système judiciaire normal, on n'a pas besoin d'établir pourquoi quelqu'un ne dit pas la vérité. On a besoin de dire si ce qu'elle dit est objectivé par des preuves. - P.Cohen: Pour comprendre un dossier, c'est mieux. - Me A.Vey: Il faudrait au moins une expertise psychologique, on ne l'a pas.
Pourquoi? Car elle ne s'y est pas présentée. Si elle dit la vérité, pourquoi elle dit des choses qui ne se sont pas produites? - N.Beytout: Je ne prends pas la défense...
Quand on regarde ce schéma, il y a un trou. - Me A.Vey: Non.
Il y a une question qui sera toujours la même: pourquoi les gens déclarent quelque chose? - E.Tran Nguyen: Sur les expertises psychologiques, on sait qu'elle a fait une tentative de suicide.
Il y a des expertises psychologiques qui doivent être discutées ce jeudi par différents experts. Elle a été internée. Son avocat attend des expertises complémentaires. - E.Tran Nguyen: Ces expertises, vous les attendez ou vous les redoutez? - Me A.Vey: Pas du tout.
Une expertise psychologique n'est pas là pour dire si une personne dit la vérité ou non. Les éléments objectifs sont entrés dans le dossier. Les vidéosurveillances...
Cette dame dit qu'elle a été forcée de rentrer dans cette chambre. Nous, on a les vidéos. Il n'y a pas un moment où on peut soutenir sérieusement que cette femme a été forcée.
Le joueur, Hugo, il avait oublié sa carte d'hôtel. Sur la vidéo, on voit cette personne attendre avec le téléphone du joueur. Après, ça change... "Je n'ai plus été contrainte de rentrer dans la chambre, c'est dans la chambre qu'il y a eu la contrainte." - A.-E.Lemoine: "Alors que j'étais nu il m'a soulevée par le cou au point que je n'avais plus d'oxygène..." - Me A.Vey: En fait, ce n'est pas ce que disent les 2 joueurs.
Ce n'est pas objectivé par des éléments. La parole de l'un ne vaut pas plus que la parole des 2 autres. A partir de là, on ne va pas confondre la défense d'une cause, qui est la lutte contre les violences faites aux femmes, ça, personne autour du plateau ne va dire qu'il est contre, et la défense d'une personne qui dit des choses qui ne sont pas objectivées.
Ce n'est pas en créant des injustices que vous allez rétablir la justice. Aujourd'hui, il y a une vraie injustice. Ces 2 personnes ont été présentées comme coupables.
C'est le problème. Ils viennent de rentrer dans leur famille. Maintenant, ils ont un autre combat à gagner.
Si demain, ils sont sélectionnés en équipe de France, comment va-t-on parler d'eux? Des athlètes innocents victimes d'une accusation à tort ou quelqu'un sur qui pèse des soupçons? Moi, je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans le tête de cette femme.
Ce que je sais, c'est qu'elle a trouvé la ressource d'aller alimenter des éléments médiatiques dont elle doit penser que c'est bien pour sa défense. Moi, je ne suis qu'avocat. Des juges se sont prononcés.
Ils ont dit toutes les lacunes qu'il y avait dans cette accusation. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. En Ukraine, le président Zelensky en difficulté après une série de frappes russes. - L.Sénéchal: Des frappes dévastatrices sur la ville de Lviv.
On est à près de 1000 km de la ligne de front. Ce sont les frappes russes les plus dévastatrices. Elles ne visent pas des objectifs militaires.
Des dizaines de bâtiments ont été touchés. Il y a des écoles, des centres médicaux et des immeubles d'habitation. - L.Sénéchal: Le bilan est lourd: 7 personnes tuées dont 3 enfants, 53 blessés qu'il a fallu prendre en charge dans le chaos et la poussière.
Cet homme, son image fait le tour des médias ukrainiens en ce moment. C'est un homme qui a perdu toute sa famille dans ces frappes. C'est le seul survivant.
Sa femme et ses 3 filles sont mortes. C'est le genre de drame qui hante les Ukrainiens. Il venait de subir une frappe encore plus meurtrière la veille.
Là, le bâtiment est éventré. C'est un institut militaire où sont formés de jeunes soldats. Le bilan est terrible: 53 morts, 300 blessés et des critiques...
Les problèmes s'accumulent pour le président Zelensky. Il doit faire face à une vague de démissions. Y compris l'homme que vous avez vu, son ministre des Affaires étrangères.
La lettre de démission a été diffusée dans les médias ukrainiens par le président de l'Assemblée. C'est un proche de la première heure de Zelensky, membre de son gouvernement depuis 2020. Le président ukrainien tente de garder le contrôle. - L.Sénéchal: 7 responsables politiques ont présenté leur démission.
Zelensky restera au pouvoir tant que la guerre durera. Cette question a été tranchée. N.Beytout, sur la situation politique en France, le fait qu'E.Macron tergiverse, c'est un danger pour l'Ukraine? - N.Beytout: A priori, non.
On est dans le domaine réservé. Aujourd'hui, je ne conçois pas une seule des hypothèses de chef de gouvernement qui pourrait remettre en cause les aides de la France pour l'Ukraine. - L.Sénéchal: La polio avait disparu de l'enclave palestinienne.
Elle se transmet par l'eau. Elle a fait son retour après la guerre qui dure depuis maintenant un an. - L.Sénéchal: Pour tenter d'éradiquer à nouveau la polio à Gaza, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens a lancé une campagne de vaccination. 1,2 million de doses, de quoi vacciner 600 000 enfants. - L.Sénéchal: La campagne commence bien selon l'ONU.
La guerre à Gaza a fait plus de 40 000 morts selon le Hamas, plus d'un tiers sont des enfants. - A.-E.Lemoine: A Londres, on ouvre une ligne de bus pour rassurer la population juive. - L.Sénéchal: A Londres, il y a eu des dérives antisémites. - L.Sénéchal: Dans ce contexte, la communauté juive ne se sent plus en sécurité en dehors des quartiers à Londres où elle est largement représentée.
Désormais, une ligne de bus va relier directement ces 2 quartiers. Elle a été dévoilée par le maire travailliste, S.Khan. en concertation avec la communauté juive.
Ca vient répondre à une demande des représentants de cette communauté. - L.Sénéchal: Sur les 6 premiers mois de l'année, au Royaume-Uni, 2000 incidents antisémites ont été recensés par une association juive qui publie des rapports réguliers.
Le chiffre a doublé en un an. Ce sont un peu les mêmes proportions en France. - A.-E.Lemoine: Dans le reste de l'actualité, le domicile de B.Magimel a été cambriolé. - L.Sénéchal: C'est le seul acteur français à avoir reçu 2 César de meilleur acteur de manière consécutive.
Il a aussi eu un César en 2016 pour le meilleur second rôle. Il était venu nous dire la fierté qu'il ressentait. Cette fois-ci, c'était en 2023. - B.Magimel: J'ai ressenti beaucoup d'émotion.
Les 2 fois précédentes, c'était différent. Un immense bonheur. C'est merveilleux.
C'est une reconnaissance. Ca fait du bien. On lui a cambriolé pour 80 000 euros de biens, notamment des montres de luxe.
Les César sont inestimables. On ne peut pas les vendre au marché noir. Ils sont gravés du nom de l'acteur.
C'est seulement le contour qui est en or...
B.Magimel avait déjà été victime d'un cambriolage l'an dernier, 100 000 euros de préjudice à l'époque. - A.-E.Lemoine: Les fans d'un jeu vidéo vintage sont dans le viseur du Cambodge? - L.Sénéchal: "Temple Run", il y a 10 ans, c'était populaire.
Ca ressemble à "Indiana Jones". On doit fuir des gros singes qui nous poursuivent et éviter des pièges. Une mode a émergé sur les réseaux sociaux, sur TikTok notamment.
Des petits malins s'amusent à imiter les scènes de ce jeu, dans la vraie vie. ... - L.Sénéchal: Le problème, c'est que quand vous courez sur des pierres millénaires, vous risquez de tout endommager.
Les temples sont souvent plus vieux que Notre-Dame de Paris, construits parfois à partir de l'an 900. Indignation du conservateur qui travaille depuis des décennies à préserver ce site. ... - L.Sénéchal: Ca ne nous viendrait pas à l'idée de jouer à des jeux vidéo dans Notre-Dame et dans Saint-Pierre de Rome. - A.-E.Lemoine: Surtout quand on ne joue pas aux jeux vidéo.
C'est le cas à ma gauche. Il nous reste une petite minute pour parler des médias britanniques qui s'amusent du nouveau locataire du 10 Downing Street. - L.Sénéchal: Il y a déjà un chat qui y habite, il s'appelle Larry.
Il a déjà connu 6 Premiers ministres. K.Starmer va arriver avec 2 chats dans sa valise. - L.Sénéchal: Il y en a même qui sont allés jusqu'à tenter d'interviewer Larry, le chat. - A.-E.Lemoine: C'est un journaliste politique ou un B.Chameroy?
Ca ne fait de mal à personne. - L.Sénéchal: Il n'y a pas de quoi fouetter un chat. - A.-E.Lemoine: Il y a un concours de calembours. "L'Opinion", demain, consacrée on ne sait pas encore à qui...
E.Girard, merci de votre présence. Dans un instant, nos invités: M.Cymes, B.Bernheim, J.Santini, S.Guillon...
Il n'y aura pas L'OEil de Pierre, il n'est pas là. On le retrouve demain.
Christian Girard