Guerre au Moyen-Orient: à Dahieh, un quartier libanais frappé par Israël
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui c'est cela Julien je suis à Darier qui est le fief du Hezbollah à Beyrouth et donc nous sommes ici à Darier dans la banlieue sud. Juste une image pour vous montrer qu'on profite quelque part entre guillemets que le Hezbollah ait accepté de nous faire entrer dans ce quartier parce que c'est extrêmement dangereux. Les frappes sont très régulières, elles représentent 90 % des frappes israéliennes depuis le début de la guerre.
Ici, vous le voyez, c 'est une frappe israélienne qui a détruit littéralement une société bancaire qui s'occupait de financer les activités du Hezbollah. Et tout autour de moi, il y a des traces, des frappes israélienne sur cette zone de beyrouth à darrier il y a sept quartiers les sept quartiers n'ont pas été épargné une seule fois par des frappes israéliennes depuis le demain ce dernier on peut le voir il y a des dégâts partout il y a des gravats partout des vitres brisées un petit peu partout, toutes les 10, 15, 20 mètres, on retrouve des traces, des frappes israéliennes. Et hier soir effectivement c'est un stade de Darié qui a été visé aux alentours de 5h du matin sans forcément tuer des gens mais il faut savoir que l'armée israélienne considère qu'ici il y a non seulement des quartiers généraux du Hezbollah mais aussi des infrastructures militaires qui sont souterrains, qui sont dans le sol.
Et c'est sans doute cela qui a été visé cette nuit par l'armée israélienne, dans ce stade de Darier qui se trouve à environ 5 minutes à peu près de là où je me trouve. Il faut savoir aussi que cette nuit, tous les Les habitants des sept quartiers de Darillet ont été appelés à évacuer. Il y a quelques habitants, vous le voyez ici sur les images de Clément Grosdenier, quelques véhicules qui circulent, quelques habitants parce que des gens continuent de travailler autant qu'ils peuvent à Darier mais potentiellement des frappes israéliennes pourraient arriver aujourd'hui à Darier.
Oui alors c'est effectivement très impressionnant de voir cette image de vous Igor avec Clément Grosdenier devant ses gravats et de voir la vie qui qui même s'il y a des airs de ville fantôme derrière vous on voit que malgré tout la vie semble se poursuivre. Qui sont ces gens qui sont restés ? Est-ce que ce sont des gens du Hezbollah puisque vous nous dites que cette zone est totalement aux mains du Hezbollah ou bien est-ce que ce sont des habitants qui n'ont pas fui et qui continuent d'essayer de vivre malgré tout ?
Je vais vous montrer Julien regardez il y a une image d'un monsieur juste en face qui passe le balai dans sa boutique. Bon ben ça c'est un exemple d d'habitants qui ne sont pas forcément pro-Hezbollah, qui ne défendent pas forcément l'idéologie du Hezbollah, mais qui sont là parce qu'ils sont nés ici à Darié, parce qu'ils ont grandi à Darié, parce qu'ils travaillent à Darié. Et l'une d'entre elles, l une dame qu'on a pu interroger avec Clément m'expliquer qu'elle ne partira jamais de darrier.
Et ça l'épuise de faire ces allers-retours sans cesse, ces appels à évacuation de l'armée israélienne épuisent un petit peu tout le monde ici parce que tout le monde ne se sent pas forcément militant du Hezbollah. Cette dame revenait pour la première fois depuis le début de la guerre, elle est allée voir ses enfants qui eux aussi font des allers-retours elle leur a apporté de la nourriture et à boire et ensuite est repartie pour être déplacé dans un appartement en dehors de Darier, à l'intérieur de Beyrouth. C'est ça la situation aujourd'hui à Beyrouth et particulièrement à Darier.
Des allers-retours sans cesse de la population de Darier vers le nord de de Beyrouth, mais les gens ici ont la conviction que leur vie sera ici et finira ici à Darier, Hezbollah ou pas. Vous nous avez dit également, Igor, que le Hezbollah vous avait autorisé à venir. Est-ce que le Hezbollah est encore très, très présent ?
Est-ce que c'est encore lui qui contrôle cette zone et est-ce que ça se voit ? Oui, on le répète depuis le début de la guerre. En réalité, le Hezbollah a son fief ici.
C'est le bastion du Hezbollah à Beyrouth. Donc il faut demander l'autorisation au Hezbollah quand on est journaliste et notamment journaliste international pour pouvoir rentrer dans cette zone car elle est contrôlée un petit peu partout. Derrière Clément, derrière la caméra, il y a deux personnes du Hezbollah qui sont là à côté de nous, qui regardent ce qu'ils font.
Quelqu'un nous filme actuellement parce qu'ils veulent des preuves de ce qu'on fait comme travail. Alors on est relativement leaders, ils nous obligent pas à dire quoi que ce soit, ils nous obligent pas à filmer quoi que ce soit. Et par contre, on est autorisé à filmer là où on se trouve actuellement, mais on n'est pas autorisé à aller partout.
Par exemple, Hassan Nasrallah qui est l'éternel leader du Hezbollah et qui a a été tué par l'armée israélienne lors de la campagne d'automne 2024, eh bien la zone où il a été tué, on ne peut pas y accéder, par exemple, parce que c'était interdit. Parce que le Hezbollah a décidé qu'on ne pouvait pas y aller. En revanche, on n'a plus interroger des gens après l'aval du Hezbollah.
On a pu filmer telle ou telle rue après l'aval du Hezbollah. C'est la communication du Hezbollah qui est gérée comme cela. Et ici, au Liban, on ne peut pas faire autrement.
Pour aller dans le sud, il faut non seulement une autorisation de l'armée, Mais il faut aussi une autorisation du Hezbollah, par exemple, pour aller à Tire, à l'extrême sud du Liban. Là aussi, en fait, en réalité, le Hezbollah contrôle la communication de cette guerre et notamment à d'arrier.