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InterviewRadio France (sur Site radio)· 11 septembre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalCulture, médias & sportImmigration & asile

VIDEO - Elie Barnavi, co-président du Livre sur la Place : "C'est un symbole très fort"

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse partielle

    Quelle est l'atmosphère sur place alors que votre pays est en guerre ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Était-ce compliqué à monter ce plateau avec Elie Barnavi et Elias Sambar ?

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Vous défendez la création d'un État palestinien. Quand vous avez signé cette lettre en 2014, imaginiez-vous qu'il serait plus difficile de défendre cette position aujourd'hui ?

  • 4:36FerméeRéponse directe

    Pour vous, le gouvernement actuel est un gouvernement d'extrême droite ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Quand vous êtes à Tel Aviv et que vous revendiquez cet État palestinien, on vous répond quoi ?

  • 6:22OuverteRéponse directe

    Comment ressentez-vous l'absence de nuance dans ce conflit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:46Invité politiqueFait
    « la date maintenant est obsédante. Le 7 octobre, évidemment. C'est le 27 octobre. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « cette lettre à laquelle vous faites allusion, ça s'appelait « L'appel à la raison ». »
  • 4:36PrésentateurFait
    « Pour vous, le gouvernement actuel, le gouvernement d'Italiennu, est un gouvernement d'extrême droite ? »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Vous avez suivi sans doute la tentative de coup d'État judiciaire de ce gouvernement. »
  • 11:39PrésentateurChiffre
    « La baisse des ventes de livres au premier semestre en France est de 6%. »
  • 11:44PrésentateurFait
    « s'il y a bien une chose qui disparaît en premier dans un régime fasciste tel qu'il soit, c'est la culture et c'est les livres qu'on brûle en premier. »

Temps de parole

  • Invité politique50 %
  • Présentateur22 %
  • Présentateur 216 %
  • ?9 %
  • Présentateur 33 %

≈ 72,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Le

0:01
Présentateur

réveil 100% local,

0:03
Locuteur

ici

0:04
Présentateur

matin. Bientôt, 8h moins le quart, ce n'est pas un, mais deux invités que nous recevons ce matin à l'occasion de l'ouverture du livre sur la place, le grand salon littéraire de la rentrée à Nancy, Sarah Polachi, commissaire générale du livre sur la place, et Elie Barnavi, écrivain, historien et ancien diplomate israélien qui co-préside cette 48e édition, aux côtés de l'écrivain palestinien Elias Samba, il répond aux questions de Mathieu Barbier. Bonjour à tous les deux. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation aussitôt ce matin. Première question, elle est simple, M.

Barnavi, vous venez de Tel Aviv, vous étiez encore en Israël hier, quelle est l'atmosphère sur place alors que votre pays est en guerre

0:41
Locuteur

?

0:43
Invité politique

Vous savez, c'est très difficile de juger parce que ça dépend de quel côté de la barrique a donné. Mais dans l'ensemble, disons

0:53
Locuteur

que

0:54
Invité politique

l'atmosphère est plutôt sombre.

0:59
Locuteur

C

0:59
Invité politique

'est un pays en guerre depuis trois ans.

1:02
Locuteur

Et

1:03
Invité politique

on n'en voit pas la fin.

1:04
Locuteur

Et

1:05
Invité politique

si vous voulez, ça pèse sur les nerfs des gens, ça se sent.

1:10
Locuteur

Et

1:10
Invité politique

en même temps, Israël, surtout Tel Aviv, c'est un endroit très bizarre

1:14
Locuteur

parce

1:15
Invité politique

que les gens vivent comme si dans deux univers parallèles, comme si ça ne les concernait pas.

1:20
Locuteur

C

1:21
Invité politique

'est-à

1:21
Locuteur

-dire,

1:21
Invité politique

d'un côté, vous avez

1:22
Locuteur

des

1:22
Invité politique

cafés, les bars, les plages sont pleines.

1:25
Locuteur

Et

1:26
Invité politique

en même temps, ils vous disent, mais qu'est-ce qui va se passer demain ? C'est assez étrange.

1:31
Locuteur

On

1:31
Invité politique

vit dans un entre-deux. Et

1:35
Locuteur

pour

1:36
Invité politique

répondre plus clairement à votre question,

1:37
Locuteur

pour

1:38
Invité politique

moi personnellement et

1:39
Locuteur

pour

1:40
Invité politique

beaucoup de monde,

1:41
Locuteur

la

1:42
Invité politique

date maintenant est obsédante.

1:46
Locuteur

Le

1:47
Invité politique

7 octobre,

1:47
Locuteur

évidemment. C'est

1:48
Invité politique

le 27 octobre. Et on a vraiment l'impression

1:50
Locuteur

que

1:52
Invité politique

jamais le sort d'un

1:54
Locuteur

peuple

1:55
Invité politique

n'a autant dépendu d'une échéance électorale.

1:58
Présentateur

Oui. Parce que nous sommes aussi à trois ans, jour pour jour, bientôt, de

2:01
Locuteur

ce

2:02
Présentateur

qui s'est passé, on le sait, c'est épouvantable. Thurie Sarah Polacci, réunir, par les temps qui courent, si j'ose dire, dans un contexte international aussi fracassé, Elie Barnavi, écrivain israélien, Elias Sambar, écrivain palestinien, était-ce compliqué à monter ce plateau, comme on dit dans le métier ? Pas du tout. Pas du tout. Après, j'ai eu la chance de les rencontrer en mai dernier, dans le cadre d'un festival, de les entendre, de les interroger tous les deux. Et quand on a eu fini la rencontre, j'ai eu le sentiment qu'il fallait que je continue à dialoguer. Vous l'entendez ?

Quand on est avec Elie Barnavi, Elias Sambar, on a juste envie de continuer à les entendre et surtout de faire entendre ce qu'ils ont à dire à tout le monde. On leur a simplement envoyé une lettre d'invitation et tous les deux ont dit oui. Et moi, je suis juste extrêmement fière qu'ils soient ici à Nancy et qu'on puisse effectivement être à leur côté sur ce discours, un discours de paix. Parce que Elie Barnavi, tout comme Elias Sambar, je crois, ont grandi depuis vraiment tout jeune, entourés des guerres. Ils savent ce que la guerre fait aux hommes, puisque les parents d'Elie Barnavi ont été eux-mêmes touchés par ça. et ils n'ont fait qu'essayer de défendre la paix.

Et voilà, c'est vraiment une grande, grande chance de les avoir ici.

3:27
Locuteur

Vous

3:28
Présentateur

défendez la paix, vous défendez aussi, c'est important de le préciser dès maintenant, la création d'un État palestinien. Parce qu'en novembre 2014, vous aviez signé une lettre avec 660 autres intellectuels israéliens, une lettre pour demander la création immédiate d'un État d'Israël. Je précise que si votre français est parfait et meilleur que le mien, c'est que vous avez été ambassadeur de France entre 2000 et 2002. La question,

3:49
Locuteur

c

3:49
Présentateur

'est, quand vous avez signé cette lettre en 2014, vous imaginez-vous, 13 ans plus tard, qu'il serait encore plus difficile de défendre cette position chez vous, dans votre pays ?

3:58
Locuteur

En

3:58
Invité politique

fait, cette lettre à laquelle vous faites allusion, ça s'appelait « L'appel à la raison ». C'est une initiative, c'est moi qui n'ai plus une initiative, c'est surtout d

4:09
Locuteur

'un

4:10
Invité politique

colloque,

4:10
Locuteur

et

4:11
Invité politique

j'en avais assez d'écologues, vous savez, où on

4:13
Locuteur

parle de paix. Nous, si on France, on

4:14
Présentateur

connaît.

4:15
Invité politique

Voilà, et on se dit, voilà, il faut faire autre chose. Et donc, j'ai lancé cette initiative. Alors, ce que je pouvais imaginer, c'est que ça prendrait des annexes, ça serait compliqué. Ce que je ne pouvais pas imaginer, c'est le tournant qu'allait prendre la société et la politique israélienne. Ça, c'était

4:31
Locuteur

impossible

4:32
Invité politique

à prévoir. Ou du moins, je n'ai pas été capable de le prévoir.

4:36
Présentateur

Pour vous, le gouvernement actuel, le gouvernement d'Italiennu, est un gouvernement d'extrême droite, vous utilisez rien ce terme

4:40
Locuteur

? C

4:40
Invité politique

'est un gouvernement fasciste, pas un gouvernement d

4:42
Locuteur

'extrême

4:43
Invité politique

droite. Enfin, on n'est pas Mélanie,

4:46
Locuteur

c

4:46
Invité politique

'est même pas Le Pen. On est dans une autre dimension, vous savez. On nous menaçait.

4:53
Locuteur

Vous

4:53
Invité politique

avez suivi sans doute

4:54
Locuteur

la

4:55
Invité politique

tentative de coup d'État judiciaire de ce gouvernement.

4:59
Locuteur

Bien sûr. Donc, on nous menaçait

5:01
Invité politique

de devenir la Hongrie, mais ce n

5:03
Locuteur

'est pas la

5:04
Invité politique

Hongrie. La Hongrie, c

5:05
Locuteur

'est

5:06
Invité politique

la Hongrie plus la fondamentale religieuse, plus l'occupation.

5:10
Locuteur

On

5:11
Invité politique

est vraiment dans une autre dimension. Et ça, je ne pouvais pas imaginer. Je ne pouvais pas imaginer que

5:16
Locuteur

l

5:17
Invité politique

'on descende aussi bas,

5:19
Locuteur

que

5:19
Invité politique

la société politique israélienne devienne ce qu'elle est

5:22
Locuteur

devenue.

5:24
Invité politique

Et évidemment, pour moi

5:25
Locuteur

et mes

5:27
Invité politique

amis, c'est un crève-cœur absolu.

5:29
Présentateur

Mais quand vous êtes à Tel Aviv et que vous continuez à revendiquer

5:31
Locuteur

cet

5:32
Présentateur

État palestinien, on vous répond quoi

5:34
Locuteur

?

5:36
Invité politique

Dans les

5:37
Locuteur

gens

5:39
Invité politique

qui m'entourent, mes amis, nous sommes tous d'accord. Ça aussi, c'est l

5:43
Locuteur

'une

5:44
Invité politique

des caractéristiques de l'époque. On vit dans

5:48
Locuteur

des

5:49
Invité politique

sociétés fermées, si vous voulez. Je n'ai pas un seul ami

5:54
Locuteur

de

5:55
Invité politique

droite ou religieux, pas un seul.

5:57
Locuteur

Ce

5:57
Invité politique

qui est extraordinaire.

5:58
Locuteur

C

5:58
Invité politique

'est-à-dire que je vis parmi des gens qui pensent comme moi. Et quand une société est atomisée de cette manière, c'est extraordinairement dangereux. Ça peut conduire à la violence. Et ce que je crains le plus, c'est que ces élections nous conduisent, entre autres, à la violence. La violence, quand je parle de violence, c

6:20
Locuteur

'est

6:20
Invité politique

la violence physique.

6:22
Présentateur

C'est très intéressant ce que vous dites, parce que l'absence de nuance, on l'a aussi en France. On a l'impression que dans ce conflit, plus que dans n'importe quel autre, on est soit dans un camp, soit dans l'autre. Et on n'entend quasiment pas de propos nuancés. Et quand on est nuancé, on se fait attaquer d'un camp en disant on est pour l'autre. Comment vous le ressentez, vous

6:39
Locuteur

? Vous

6:41
Invité politique

savez, j'ai une tellement vieille habitude que je n'y fais même pas attention. Je dis ce que j'ai à dire. Et Dieu reconnaîtra les siens. Franchement,

6:53
Locuteur

ce

6:53
Invité politique

n'est pas une question qui m'inquiète. Je pense qu'il est important de dire des choses. Ici comme là-bas. Là-bas,

7:01
Locuteur

il y

7:02
Invité politique

a pas mal de gens qui disent ce que je dis. Beaucoup d'amis. Mais je tiens beaucoup en France, en Europe, à Bruxelles. Je tiens à dire un certain nombre de choses parce que, justement, le sens des nuances, le constat simplement qu'on n'est pas tous fait pareil, qu'on a besoin d'amis,

7:24
Locuteur

qu

7:24
Invité politique

'on a besoin... Tout ça, ça n'existe pas. On est confondus dans un même magma.

7:29
Locuteur

Vous

7:29
Invité politique

êtes israélien, donc vous êtes fasciste. Et donc, j

7:35
Locuteur

'ai

7:35
Invité politique

eu des expériences extrêmement désagréables.

7:39
Locuteur

Et

7:39
Invité politique

donc, pour moi, venir dans un endroit comme celui-ci, dans

7:43
Locuteur

un

7:44
Invité politique

lieu civilisé, un festival du livre, participer à un débat comme ce matin, c'est extraordinairement important.

7:51
Locuteur

Elie

7:52
Présentateur

Barnavi, écrivain historien, ancien diplomate israélien, invité d'ici l'orraine ce matin, avec Sarah Polatchi, commissaire générale du livre sur la place, qui se trouve dans quelques heures et pour trois jours, place de la carrière. Vous publiez le dictionnaire amoureux d'Israël. Et de son côté, Elias Sambar publie, lui, le dictionnaire amoureux de la Palestine. Vos maisons d'édition ont décidé de le publier ensemble. C'est un magnifique symbole.

8:15
Locuteur

Oui,

8:15
Invité politique

c'est formidable. Et je vais vous dire un peu plus, je vais vous faire un aveu. Allez-y. C'est aussi pour moi, bon, pour moi, c'est un geste d'amitié, parce que je connais

8:24
Locuteur

Elias,

8:25
Invité politique

on se connaît depuis 40 ans. Et on a vraiment un lien d'amitié très fort. Vous n

8:31
Locuteur

'êtes

8:31
Présentateur

pas d'accord sur tout,

8:31
Invité politique

mais vous discutez de tout. On est loin d'être d'accord sur tout. Mais on est d'accord sur l'essentiel. C'est-à-dire, l'essentiel pour moi, c'est quelque chose que j'ai entendu il

8:44
Locuteur

y

8:44
Invité politique

a longtemps déjà, une définition comme ça.

8:46
Locuteur

Il

8:47
Invité politique

disait, il y a deux sortes d'êtres humains.

8:49
Locuteur

Il

8:50
Invité politique

y

8:50
Locuteur

a

8:50
Invité politique

ce qui voit derrière

8:51
Locuteur

l

8:53
Invité politique

'ennemi l'homme, et ce qui voit derrière l'homme l'ennemi.

8:56
Locuteur

Et

8:57
Invité politique

nous voyons tous deux derrière l'ennemi l'homme. Et l'expression de ça, c'est que la première fois qu'on s'est vus déjà,

9:06
Locuteur

où

9:07
Invité politique

nous sommes aperçus tous les deux qu'on pouvait parler ensemble d'autre chose que du conflit. Ça,

9:11
Locuteur

c

9:11
Invité politique

'est capital.

9:13
Locuteur

On

9:13
Invité politique

peut parler des livres, on peut parler d

9:14
Locuteur

'art,

9:15
Invité politique

de cinéma, de tout ce que vous voulez. De sport, s

9:20
Locuteur

'ils

9:20
Invité politique

s'intéressaient au sport, je crois que ce n'est pas le cas d'Elias.

9:22
Locuteur

Et

9:23
Invité politique

donc,

9:23
Locuteur

c

9:24
Invité politique

'est un lien d'amitié

9:27
Locuteur

où

9:28
Invité politique

nous nous battons

9:30
Locuteur

de

9:31
Invité politique

positions qui sont différentes, parce que nos situations existentielles sont différentes, mais où nous faisons couple, parce que nous savons que nous nous sauverons ensemble, nous nous perdons ensemble.

9:45
Locuteur

Et

9:46
Invité politique

donc,

9:46
Locuteur

c

9:47
Invité politique

'était important pour... Alors, vous parliez de symboles, excusez-moi, je suis en train d'aller un peu partout, mais vous parliez de symboles, c'est un symbole très fort, parce que

9:57
Locuteur

ce

9:58
Invité politique

sont deux regards sur un même lieu.

10:02
Locuteur

Ce

10:02
Invité politique

sont deux regards culturels, politiques, sur un même lieu. Et en même temps, quand on lit les deux, vous apercevez que là encore, il y a des correspondances, il y a des liens possibles. Et donc, l'éditeur a une excellente idée de nous publier ensemble. À cause de tout ça, je comprends très bien qu'il est fait, mais en plus, pour moi, l'aveu que je voulais vous faire, c'est politiquement important, c'est un paratonner.

10:34
Locuteur

Publier

10:34
Invité politique

aujourd'hui un dictionnaire amoureux d'Israël,

10:37
Locuteur

c

10:37
Invité politique

'est casse-gueule.

10:39
Locuteur

Mais

10:39
Invité politique

quand vous le publiez en même temps qu'Elias, le dictionnaire amoureux de la Palestine,

10:43
Locuteur

ça

10:44
Invité politique

passe mieux. Donc, dans ce couple improbable, je crois que je profite de ce couple plus que lui.

10:51
Locuteur

En

10:51
Présentateur

quoi Sarah Polatchi, utiliser les mots et mots TS, permettent d'en savoir un peu plus sur les mots M-A-U-X

10:58
Locuteur

?

10:58
Présentateur

Depuis toujours, les écrivains ont dit les choses, ont pu mettre des mots sur parfois ce que nous n'arrivent pas à dire. Je crois qu'ils sont aussi. Et puis, ils sont ceux qui observent le monde et qui disent beaucoup. Et cette année, on a des écrivains de partout, du monde entier. On a aussi des Ukrainiens qui seront là, entre autres. Et je crois qu'ils ont beaucoup à nous... La littérature sert à tout, en fait. Elle sert à nous faire du bien. Elle sert aussi à nous remuer, à nous contredire. Et je crois qu'elle est plus que tout importante. Elle est aussi en difficulté. Il faut aussi le dire. Nous,

11:30
Locuteur

on

11:30
Présentateur

est heureux pour ce festival. Mais aujourd'hui, le monde ne va pas bien. Et le monde de la littérature non plus. Et on est là pour la défendre parce qu'elle est essentielle dans nos vies. La baisse des ventes de livres au premier semestre en France est de 6%.

11:44
Locuteur

Et

11:44
Présentateur

s'il y a bien une chose qui disparaît en premier dans un régime fasciste tel qu'il soit, c'est la culture et c'est les livres qu'on brûle en premier. Il faut quand même le rappeler. Merci beaucoup d'avoir été nos invités ce matin. Sarah Polatchi, commissaire générale du Livre sur la place. Et Libar Navi, écrivain historien et ancien diplomate israélien qui co-préside cette 48e édition qui restera dans l'histoire. Rien que pour ça, puisque vous êtes au côté de

12:06
Locuteur

l

12:06
Présentateur

'écrivain palestinien Elias Sambar. L'inauguration, c'est à quelle heure, place de la carrière ? Midi 15. Midi 15. C'est très précis. Bon festival à tous.

12:14
Invité politique

Merci beaucoup.