Brunet sans filtre du lundi 23 mars 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Mesdames, messieurs, bonjour. Nous l'avons appris euh aujourd'hui. L'ancien premier ministre socialiste de la République française, Lionel Jospin, s'est éteint unge de 88 ans.
C'est bien évidemment une page de notre vie politique qui se tourne. C'était un une personnalité très importante au sein du Parti socialiste, mais aussi également au sein des institutions françaises. Et puis c'est l'homme du 21 avril bien évidemment qui s'était retiré de la vie politique française après avoir échoué à l'élection présidentielle de 2002.
Bonjour Magalie Lunel. Bonjour. Bonjour à tous.
Et effectivement toute la classe politique rend hommage à Lionel Jospin depuis l'annonce de sa mort. C'était ce matin à l'âge de 88 ans. Des hommages qui pleuvent et jusqu'au président de la République, regardez ce qu'a tweeté tout à l'heure Emmanuel Macron.
Lionel Jospin est un grand destin français. premier secrétaire du PS de Mitérand ministre de l'éducation nationale premier ministre membre du conseil constitutionnel par sa rigueur son courage et son idéal de progrès, il incarnait une haute idée de la République. Évidemment, on va en parler sur le plateau ou avec nos invités d'ailleurs.
Vous savez quoi ? Il y a autour de la table Arlette Chabot, il y a Pascal Perry, Isabelle Saporta, Renault Pila qui sont là. Les les amis, beaucoup nous regardent.
Il y a sans doute des jeunes téléspectateurs qui ignorent tout de Lionel Jospin. À part ce qu'on vient de dire là, quel est le souvenir ? Qu'est-ce que vous auriez envie de de dire ?
Quel Quel est le souvenir que vous en gardez chacun ? Je sais pas Isabelle, la probité en fait c'est la fin des fonds spéciaux par exemple, on se souvient pas mais il y avait de l'argent liquide qui circulait dans tous les sens en fait dans les ministères. C'est le protestant qui a dit non à ça qui a arrêté les gabgis.
Rien que pour ça, bravo chapeau c'est vrai que vous avez raison. On en souriait beaucoup. C'était pas le genre faire tourner les serviettes à la fin des he c'était l'austérité protestante.
Un souvenir ou un souvenir de votre côté Chabo. Justement l'oster qui se marit quand même se marrer il acceptait que on tourne un peu en dérision de temps en temps. Il ne se fâchait jamais et donc il souriait quand même.
Et moi j'ai souri et on a un peu rigolé avec lui de temps en temps. Vous savez il y avait une bataille avec Laurent Fabius à l'époque. C'était donc on était c'était très difficile la bataille entre Laurent Fabius et Lionel Jpin a laissé des traces et on pouvait encore une fois plutôt rire avec Jospin qu'avec Fabius.
H Renault Pil intégrité valeur morale conviction autorité mais pas autoritarisme hein. Je fais référence évidemment à qui vous savez aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon. Non, il avait de l'autorité.
Ça existe plus aujourd'hui euh les chefs de parti ou les Premier ministres qui ont une autorité naturelle du calme et une haute une haute idée de leur fonction et qui savaient surtout rassembler leur famille politique. Euh deè deuxièmement, je termine deuxièmement deuxièmement un bilan en demit sur le plan économique. Euh moi je retiendrai je retiendrai vous souvenez la cagnotte fiscale he on parlait en l'an 2000 de la cagnotte fiscale.
Qu'est-ce qu'on fait de cette cagnotte hein ? rentré fiscale au lieu de désendetter Lionel Jesp commencer le débat là commencer le débat d'abord [rires] c'était des petites anecdotes il reste Pascal Perry on y revient après parce qu'il y a le portrait de gu il a le droit il a le droit de dire dans son dans son souvenir personnel de Lionel Jospin que c'est que c'est la cagnotte effectivement la cagnotte il l'avait dépensé c'estàd les économies réalisées dans une période prospère pour l'économie française il avait fait le choix de dépenser la cagnotte au lieu de rembourser lui d'ailleurs ça on va pas ouvrir le débat mais effectivement on aurait pu prendre des précautions [grognement] à ce moment-là c'est toujours quand on a le vent dans le dos qu'il faut prendre des mesures douloureuses et pas quand on l'a de face mais vous voulez une histoire très simple ministre un soir tire Lionel Jospin dans une soirée à laquelle il était invité et puis il y avait là les grands patrons du CAC 40 c'était une soirée qui était destinée d'ailleurs à régler un certain nombre de sujets qui préoccupaient les dirigeants d'entreprise. Le spin arrive, voit tout ce monde qui se tutoie, qui fume des cigares.
Il a chopé son ministre par le col comme ça à la fin et il lui a dit "Tu ne me refais jamais ça." Ah, intéressant. Moi, moi j'ai un souvenir incroyable.
C'est l'enquête du monde Arlet Chabo sur le passé Trotskist et il avait été recruté en sortant de l'ENAT par l'OCI, l'Organisation communiste internationaliste et des trotskistes lambertistes. Et et donc il a infiltré le qued pendant des années, il l'a avoué lui-même en 2001. Il a infiltré le quad d'Osais.
C'est c'est un truc d'une autre époque ça. Il rompu honnêté. On dit honnêteté absolue de la Gospince qui est tout à fait juste.
Probité total. Il y a [grognement] petit ombre effectivement euh le refus de reconnaître son appartenance à l'OCI. C'est vrai.
Quand on l'a interrogé à plusieurs reprises, il a toujours nié "Non, c'est pas moi. Si c'est pas toi, c'est donc ton frère." disait non justement on confond avec mon frère c'est pas moi.
Et en fait effectivement c'était lui et il y a eu beaucoup de débats justement sur ces ces trot skiss qui infiltraient le parti socialiste. On va pas refaire, il y a des livres qui racontent ça, comment ils ont infiltré le PS, qu'ils ont rejoint François Mitteran et et voilà. Et donc reportez-vous au livre qui vous raconte l'infiltration des paran Jean-Luc Mélenchon il en était d'ailleurs même chose qui est aussi bon d'ailleurs et [rires] et c'est pour ça qu'il y a toujours eu même si Lonis Josepin condamnait les positions de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui il y a toujours eu quand même un respect et le meilleur de Jean-Luc Mélenchon c'est lorsqu'il était ministre de Lyonnaise Jospin à la formation professionnelle c'était pas le même.
Non, premier ministre pendant 5 ans, 1997 2002 son portrait avec Lucasd. J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique. Il était sorti de la vie des Français brutalement un soir de printemps 2002 comme un homme blessé.
Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. S'il existe des séismes en politique, la magnitude de ce avril reste inégalée. Ce soir-là, les militants socialistes affrontent l'impensable.
Lionel Jospin est éliminé. Jean-Marie Le Pen est au second. La fin d'une carrière de plus de 30 ans et d'un engagement de presque toujours.
Il est récompensé par François Mitteran en 1988. Monsieur le ministre, à l'éducation nationale, il devient le numéro 2 du gouvernement de Michel Recard. L'idéalisme du jeune Jospin laisse place au pragmatisme du ministre, impassible face à la grogne des enseignants.
Faire grève ou constater des mouvements revendicatifs, c'est quand même pas un drame. En 92, il quitte le gouvernement et prend ses distances avec François Mité au salarié de Michelin menacé de licenciement. Il répond : "Il ne faut pas attendre tout de l'État ou du gouvernement.
Il faut aussi que se mobilise à la fois l'opinion et les salariés de l'entreprise. Pour beaucoup, ce sera l'une des raisons de sa défaite en 2002. Une campagne pas assez à gauche, trop effacée à l'image de sa déclaration de candidature.
Le moment de toute façon venait. Alors, je j'y vais avec sérénité, avec joie, j'espère avec force. Après son élimination, il quitte la politique définitivement malgré une timide tentative de retour en 2007.
François Hollande fera de lui un sage en le nommant au Conseil [musique] constitutionnel. La fin d'une carrière passée a essayé de fendre l'armure. Les feuilles mortes se ramassent à l'appel. [chant][musique] Les souvenirs et les regrets aussi. [musique] Le regret de ne pas avoir toujours été compris et d'avoir échoué par deux fois à quelques [musique] marches de l'Élysée.
Dans la [musique] nuit froide de l'oubli, dans la nuit froide de l'oubli, chante magnifiquement les les feuilles mortes. Sur le bilan économique, vous n'êtes pas exalté vous ? Ah non, [raclement de gorge] moi je je pense que au contraire, c'est le tournant pour l'économie française.
Si on résume les choses, on a en France entre 95 et 2001, grosso modo 2002, une période de forte croissance qui est liée notamment au fait qu'il y a une très forte croissance aux États-Unis qui nous profite qui nous profite à nous la France, ça profite pas à l'Italie ni à l'Allemagne [raclement de gorge] au même moment. Donc ça veut dire qu'il y a quand même des mesures qui sont prises par le gouvernement français qui portent. Alors, il y a des mesures qui portent parce que on sort d'une période qui est la la période la fin euh de de du mandat de François Mitterrand.
Euh et puis on a euh une sensibilité différente à l'économie euh américaine. C'est le moment donc où on a 3 4 % de croissance par an. C'est le moment en général qu'on choisit pour prendre des mesures douloureuses, c'est-à-dire pour adapter l'outil au nouveau temps, si vous voulez.
Or, ce qu'on peut reprocher à Lionel Jospin et les économistes libéraux le lui reprochent, c'est d'avoir dilapidé la cagnotte, puisqu'on parlait de cagnotte à l'époque, d'avoir redistribué avec les 35 heures. Ça c'est le premier point, alors qu'il aurait fallu désendetter l'État ou en tout cas se préparer, se mettre en ordre de bataille pour l'avenir. On peut lui faire le reproche aussi avec Dominique Voinet d'avoir sacrifié le nucléaire ou d'avoir été trop faible avec Dominique Voinet.
Je je suis pas sûr qu'au fond de lui-me, moi je l'ai rencontré assez fréquemment, je suis pas sûr qu'il était très hostile au nucléaire. Je pense qu'il avait un accord avec la gauche plurielle qu'il avait donné un certain nombre d'engagements. C'était un homme rigoureux.
Et donc, il a laissé [raclement de gorge] à l'insu de son plein gré, vous connaissez la formule hein, Dominique Voinet s'aborder le nucléaire à à pour tenir ses engagements vis-à-vis des écologistes et il l'a probablement regretté ensuite. D'accord. Alors écoutez moi je veux bien la cagnotte hein mais je parle sous votre contrôle mais le fond de réserve pour les retraites c'est lui.
Donc c'était quand même l'un des seuls avoir anticiper la question du fracassage à venir des retraites. Première chose et c'était super bien géré, tellement bien géré que tout le monde a piqué dans la caisse depuis. Il a créé malgré tout 1,7 million d'emplois entre 97 et 2001.
Il a réduit le déficit public parce qu'il fallait au fond répondre au critères de Mastrich. il a privatisé plus que ne l'ont fait baladure et Jupé et au fond il s'est fait taper au sortir de ça parce qu'il a dit mon projet n'est pas socialiste qui était vraiment vrai hein et donc si vous voulez moi ça me le rend plutôt sympathique c'est l'homme qui a réussi à faire une projet social démocrate. Voilà voilà donc moi je je serais quand même plus nuancé que vous monsieur Péry même si c'est votre science l'économie parce qu'il y a eu quand même quelques réussites ou non mais un [raclement de gorge] programme un programme social-démocrate au moment où l'Europe basculait on avait plus le moyens la social-démocratie c'est lorsque l'on a des moyens budgétaires et là et là on était dans le désentêtement un mot quand même pour tous les passionnés de politique sur la stratégie sur la science politique malheureusement pour les spin et pour la France et pour la gauche et Bien 2000 2002 cas d'école incroyable une campagne totalement ratée.
Mon programme n'est pas socialiste avant le premier tour. Donc il ne consolide pas sa base de premier tour. En général, on fait ça au premier tour et on élargit au second.
Il fait l'inverse, il fait une campagne de second tour au premier tour et donc il n'atteindra jamais le second tour. C'est le cas d'école malheureusement. Une campagne ratée et après évidemment il l'a regratté.
Harlette, dernier mot car il faut que nous parlions des élections. Harlet. Oui ouii de toute façon juste un petit mot sur les 35 heures c'était voilà on pense ce qu'on veut de cette mesure des 35 heur le nombre d'encoo à créé le coût pour l'économie française le débat ne sera jamais clos d'extraordinaire il y avait deux ministres qui qui supervisaient si j'ose dire la mise en œuvre des 35 il y avait Martin Oubri qui expliquait que c'était formidable pour les travailleurs.
C'était génial, c'était une grande mesure de gauche et cetera et vous aviez Dominique Stroskan qui in English faisait le tour de tous les grands patrons de tr les groupes internationaux et qui disait "Venez interdire en France". En expliquant, je me souviens parfaitement de ce que disait euh Dominique Stroscan, les 35 c'est more flexibility. C'est-à-dire [grognement] que pour les patrons, c'est formidable.
Grâce au 35 he, vous allez pouvoir adapter le temps de travail dans vos entreprises. Et il y avait les deux discours menés en parallèle et donc a priori alors je pas que ça a marché mais c'était ça un peu aussi ce qui permettait ce ce gouvernement d'union très large des gauches avec des interprétations totalement différentes. L'une rassurait les salariés et l'autre rassurait les chefs d'entreprise.
C'était assez malin. C'était assez malin. Absolument.
C'est très important était pour les 35 heures contrairement à ce qu'on croit. Absolument. On va parler maintenant on va parler des résultats des élections.
Restez avec nous, nous en parlons tout de suite. Mais David Pujadas avait reçu Lionel Jospin en octobre 2024 et j'avais trouvé quand j'ai appris sa disparition à Lionel Jospin, je me suis souvenu de ce passage. C'était il y a un an et demi sur LCI et Lionel Jospin s'était exprimé sur la personnalité de d'un homme qui avait été son ministre au Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon.
Et Lionel Jospin scanne très brillamment avec une certaine subtilité mais une certaine férocité aussi le portrait de Jean-Luc Mélenchon. C'était Jospin il y a un an et demi. Regardez, Mélenchon rêve d'être une 4è fois candidat à l'élection présidentielle.
Et bien Jean-Luc Mélenchon, il est peut-être temps un peu de de dire mon sentiment si vous voulez. C'est un tribun doué par nature. C'est un agitateur par choix.
Il pouvait choisir une autre fois. Mais ça n'est pas un constructeur ni un homme d'état comme François Mitteran avait su le faire. Et donc je pense que si à nouveau il devait concourir, les Français ne porteraient pas Jean-Luc Mélenchon à la tête de l'État ou à la présidence de la République.
Donc il faut peut-être avoir ça à l'esprit lorsqu'on appartient à la gauche dans sa diversité y compris pour ce qui concerne la France insoumise chirurgical. Voilà, c'est une ce qu'on appelle, vous avez raison Rodopila, une frappe chirurgicale. Voilà donc Lionel Jospin qui s'est éteint à l'âge de 88 ans, nous souhaitions nous euh dans cette émission où nous sommes des passionnés de politique de politique intérieure euh lui rendre lui rendre hommage.
Voilà maintenant euh Magali les élections car il y a eu un sacré événement hier soir effectivement le deuxème tour des élections municipales et pas mal d'enseignements à tirer en vue évidemment du prochain scrutin. ce sera dans pile un an avec la présidentielle et tout d'abord le Rassemblement national qui réalise une progression inédite avec des nombreuses villes conquises lors de lors de ces élections Orange, Carpentra, Carcasson, Montargie, évidemment, je peux pas toutes les citer. Il y a un ancrage qui s'intensifie dans le sud-est, dans le nord-est et puis une grande ville conquise ses Nice grâce à à l'allié du RN, Eric Sioti.
En tout cas, Jordan Bardella le patron du RN, l'a dit hier soir. C'est une immense victoire. On va pouvoir en débattre.
Écoutez d'abord. Mais ce soir est aussi et surtout celui de la victoire et de l'espérance. Le Rassemblement national et ses candidats réalisent ce soir dans cette élection municipale la plus grande percée de toute son histoire.
Nos maires ont été plébiscitées partout, des villes remportées dès le premier tour et près de 1300 élus municipaux ont été désignés élus sur tout le territoire. D'abord Harlet Chabot, s'agit-il vraiment d'une percée historique du Rassemblement national dans ces élections municipales ? Historique, ça aurait été effectivement s'il y avait la victoire notamment à Marseille.
Bon, ça c'était évident mais il y a quand même une progression. C'est diffus, c'est-à-dire que les conquêtes des grandes villes pour l'instant c'est non l'échec aussi à Toulon. En revanche, il y a dans le sud euh il y a beaucoup de villes qui sont conquises par le rassemblement national dans d'autres département.
On va pas faire la liste mais de Carpentra de Carcasson de Castre. Bon cast et Castre c'est le sud c'est le sud classique de la Méditerranée. C'est aussi le sud-ouest n'oublions pas le sud-ouest également.
Donc donc vous voyez ça remonte un petit peu puis sur effectivement même le littoral bah il y a Cagne sur mer. Il y a Monton donc vous voyez donc 7 ans et puis d'autres villes. Il y a Saintvold, il y a Virzon une ville communiste donc et puis si on remonte dans on va dans l'autre France du haut des Hautes Frances où le Rassemblement national progresse, bah il y a aussi d'autres villes effectivement qui sont conquistes qui nous rappellent les terres de gauche.
Donc donc il s'étend et c'est vrai qu'il y a on va pas utiliser cette fameuse formule cette expression du plafond de vert mais il [raclement de gorge] y a quand même sur les grandes villes il y a quelque chose qui bloque encore mais ça se diffuse ça se diffuse avec la Marine Le Pen qui s'exprimera à 13h30 une conférence de presse qu'on suivra en direct en attendant voilà ce qu'elle dit elle a exactement les mêmes mots en fait que Jordan Bardella c'est par dizaine que le Rassemblement national remporte des communes à l'issue du second tour des élections municipales c'est une immense victoire reste que Le RN a raison de crier victoire comme il le fait là. Oui, mais d'autant plus qu'effectivement s'ils avaient pas focalisé d'eux-même sur Nî, sur Toulon, sur Marseille, on aurait pu voir ce que vient d'écrire Harlet. C'est-à-dire effectivement cette progression qui est quand même, moi je trouve très marquante hein, qui raconte au fond, vous savez, il y a il y a il y a quand même deux Frances qui vont très mal en ce moment. [raclement de gorge] et au fond la dire ça mais la France des champs qui elle vote le Rassemblement national et donc si vous voulez il y a quand même quelque chose de l'ordre de les bourgeois qui vont bien ben ils votent LR ou ils votent Parti socialiste et plus quoi dans les métropoles qui vont pas si mal hein et là où c'est quand même plus compliqué on a des champions et des champions très antagonisés et qui progressent tous les deux beau beaucoup.
Donc oui, moi je pense qu'il faut s'interroger en fait sur pourquoi ce sont ces championsl si antagé agonisés qui arrive à capter la souffrance en France. Alors attendez, je vous passe le micro dans un instant car on me dit que nous sommes en ligne avec la maire de Toulon José Massi qui est avec nous. Bonjour madame.
Alors, du côté des des des éditorialistes parisiens, vous savez, qui sont tellement brillants et qui ont souvent les résultats des élections avant que les gens ne votent, et bien du côté des éditorialistes parisiens, votre compte était réglé. Madame la maire, vous ne devriez pas être là aujourd'hui. [rires] Vous êtes une incohérence absolue.
C'est scandaleux. Vous nous avez détrompé et je me mets dedans, vous voyez. Euh en tout cas, bon euh à quoi attribuez-vous cette votre victoire qui a qui a très honnêtement qui a étonné quelques éditorialistes parisiens n'exagérons pas ?
Alors moi, écoutez, en effet, vous l'avez dit, je suis un ovni dans ce paysage politique mais j'ai mené une campagne pour les Toulonnais et pas contre le RN. Moi ce que j'ai souhaité, c'était un projet pour Toulon, un projet avec une équipe, un équipage comme on dit à Toulon. de personnes de la société civile marquant le fait que Toulon est une ville riche de sa diversité et avec laquelle on va pouvoir dans laquelle on va pouvoir bien vivre.
Donc oui, même si je suis un OVNI aujourd'hui n'en des plais à tous, je suis là, c'est moi qui suis maire de Toulon. Qu'est-ce que à quoi vous attribuez votre victoire ? Parce que certains disent c'est le plafond de verre ce qui est pas très gentil pour vous.
Ça veut dire que c'est les autres qui perdent mais que ce n'est pas vous qui gagnez. Euh certains disent c'est le pap fond de verre, d'autres disent c'est parce que euh vous êtes une une droite et un centre droit. Bref, une union clairement identifiée.
Comment comment à quoi attribuez-vous les choses ? Est-ce que c'est la sociologie toulonaise ? Est-ce que les toulonais se sont dit "Ah, le Rassemblement national, ça nous c'est quand même un tabou.
On n pas envie pendant 7 ans que les gens nous disent "Vous êtes une ville." À quoi attribuez-vous votre victoire ? Alors, un peu à tout ça parce que nous on a déjà vécu, on a déjà eu une ville dirigée par le RN de 1995 à 2001.
Je crois qu'on a prouvé depuis 2001 que la ville a beaucoup changé, que la ville est attractive, que la ville, quoi qu'on en dise, est sécure et puis surtout on est proche. Vous savez le le mandat de mer, c'est le plus beau des mandats. C'est le mandat où on est au contact de la population, au contact des décisions et de on voit le résultat.
Donc c'est un peu tout à la fois et surtout le fait de vouloir une ville apaisée où on peut gouverner en rassemblant tout le monde au-delà des parties. Renault Pilard, le grand Renault Pilard, grand éditorialiste parisien, demande la parole. Non mais effectivement, c'est un cas d'école d'une campagne de terrain réussi, une campagne voilà les Toulonais pour Toulon. euh on met pas de on met pas de logo euh sur les affiches et on a ça dans plusieurs villes où effectivement on a des candidats ou des maires réélus de proximité qui connaissent très bien euh leur ville.
Un mot sur le le RN comptait vraiment sur Toulon h et sur Marseille. On en dira un mot après. Et là effectivement c'est un très gros échec pour le R une déception.
S'ils avaient gagné Toulon et Marseille, c'était une percée historique. C'était une percée. Dernière chose votre question.
Je considère pas que c'est une percée historique parce que ces deux villes ont échoué. En revanche, c'est vraiment une étape très importante. Dans l'implantation profonde du RN dans le champ communal, aucun des maires RN n'a été battu.
Il gagne il gagne une trentaine de villes sauf Villercoter le RN. Et on se retrouve là effectivement avec une implantation dans les villes moyennes euh dans la France périphérique, dans cette France effectivement qui dans la moitié nord veut le changement et qui dans la moitié sud absorbe la droite. Dans la moitié sud de la droite, dans la moitié sud de la France, le RN a absorbé la droite.
Oui, justement José Massi parce que vous allez que vous le vouliez ou non être confronté à cela. Vos électeurs, les Toulonais de droite, je parle des Toulonais de droite, l'immense majorité rêverait que vous puissiez travailler avec le Rassemblement national parce que si l'Union des droites, ça se fait pas dans les états-mors politiques, vous savez très bien, vous qui êtes au contact des Toulonais et des électeurs, des électrices, vous savez très bien que les gens disent "On en a marre des États-majors avec mon copain de des républicains. Moi qui RN et ben on pense la même chose.
Faut limiter les flux migratoires et cetera." Enfin, ce discours, vous l'avez entendu 500 fois. Comment vous allez gérer ça ?
Mais on va gérer ça en personne responsable. On va d'ailleurs, j'ai eu l'or la valette hier soir qui m'a assuré qu'elle serait dans une opposition constructive. On peut travailler tout ensemble.
On peut se rejoindre sur certains aspects et notamment sur la sécurité. On a un programme qui est pas le même mais presque. Et puis on est tous là pour le bien des Toulonis.
On est tous là pour être utile à notre ville. et je suis persué que l'opposition Renne travaillera avec nous. D'ailleurs, vous savez, ça fait 3 ans que je suis maire, ça fait 3 ans que je travaille déjà et l'opposition Renne a convenu qu'on avait avancé.
Alors bien sûr, on a des divergences, on a des divergences profondes, mais je crois que on a tous en en que à cœur l'intérêt général de la population et bien sûr, on peut tous travailler ensemble. Vous êtes vous êtes vous êtes en train de me dire José Massi que l'Union des droites vous l'avez déjà faite d'une certaine façon au conseil municipal de Toulon. Alors je sais pas si c'est l'Union des droites parce que moi, vous savez durant cette campagne, je suis passé de l'extrême gauche à l'extrême droite.
On m'a affublé de tout le de toutes les étiquettes alors que j'en ai aucune. Donc on en est plus là. Je crois qu'on on ne travaille plus comme ça à qu'est-ce qui est de droite, qu'est-ce qui est de gauche.
On travaille sur l'intérêt général et là-dessus, je suis sûr qu'on peut se retrouver. Merci beaucoup Jos. Donc réélu, vous l'avez vu, avec 52, 35 % des lois 52 35 % so et voir réélu maire de Toulon hier.
C'est symptomatique hein. Point commun avec le RN. On aurait jamais entendu ça il y a 2 ans.
Ouais. Vo bien la porosité totale même des élus. Qu'est-ce qu'un peut venir ?
Alors effectivement donc ça c'est pour le R Herlet, on vous a pas entendu sur ce constat. Sur le constat ben c'est-à-dire que on évoquait tout à l'heure le sud porosité puis il y a une voix de passage si j'ose dire. Il y a on n pas parlé de Nice mais effectivement c'est l'UDR euh d'Érixioti qui va pouvoir servir j'allais dire je pas dire une zone de décontamination de contamination mais en tout cas ça sera une voie de passage entre LR bien entendu et le RN.
Si si on fait un état des lieux un peu plus global de la France à l'issue de ce second tour des municipales, on voit que les h plus grandes villes de France restent au PS 8/ 11. Donc on se dit qu'il y a aussi une une présence du PS extrêmement importante et pourtant la France visiblement vote à droite. Nivin Potros nous a rejoint pour essayer de faire un état d'élis.
Nivine si on fait les comptes quelles sont les forces à l'issue de ce second tour ? Bien si on regarde dans le détail et bien on constate qu'en réalité la droite l'a emporté dans plus de villes que la gauche. Ce sont tous les points jaunes sur cette carte. des points qui sont très petits et qui correspondent à la taille de ces villes qu'ils qui sont elles aussi très petites.
La droite l'emporte autour de Paris, vous le voyez le long du bassin méditerranéen en Ronalpe également tandis que la gauche et bien l'emporte principalement dans les grandes villes à Paris par exemple, à Marseille bien évidemment ou encore à Nant, Lille ou Renne. Au total, la droite l'emporte dans 1240 communes contre seulement 802 pour la gauche. C'est un peu plus de 500 pour le centre, 60 pour l'extrême droite.
Alors dans ces communes, ça représente et bien quasiment 18 millions d'habitants qui vivent alors les chiffres sont inversés. 18 millions d'habitants qui vivent dans une ville dirigée par la droite contre 16,7 millions d'habitants qui vivent dans une ville et bien de gauche. La droite traditionnelle, elle s'est maintenue presque partout et elle est même parvenue à ravir plusieurs villes à la gauche.
C'est le cas notamment à Clermontferrand qui est un bastion socialiste depuis 80 ans et qui a donc basculé à droite. Même chose à Besançon. La ville, elle aussi a basculé à droite après 73 ans de politique socialiste.
Abrest, le PS cède le pouvoir à la droite après 37 ans de rennes. Plus de 10000 voix sépare le candidat de droite de celui de gauche à Tu fief de François Hollande et bien là aussi c'est la droite qui l'emporte. La ville était dirigée depuis 25 ans par des socialistes.
Pour le reste, les Républicains ne parviennent pas à s'imposer dans les grandes métropoles si ce n'est à Toulouse. Même si la droite aujourd'hui bien représente la force majoritaire dans les métropoles et dans les communes françaises. Merci beaucoup Nivine Potros.
C'est intéressant parce que quand on regarde Pascal P l'organisation des grandes agglomérations, des capitales régionales sur le plan sociologique, on voit très bien que les centre-ville ont évolué. Ça n'est plus la vieille bourgeoisie qui est dans les centres-villes qui votent [raclement de gorge] à droite. Voilà, c'est c'est plutôt des centre-villes d'employés désormais avec des électeurs de gauche.
La première couronne et ben c'est la petite maison parfois avec la piscine. C'est-à-dire c'est c'est des des plutôt une première ceinture LR, on va dire. Et la deuxième couronne et bien c'est les c'est les gens qui travaillent tôt qui se lèvent tôt le matin.
Voyez c'est du RNConomie de service. Donc on a des villes qui sont plutôt de gauche, une première couronne plutôt LR, une deuxième couronne un peu plus éloignée qui est LR. Alors attention hein, ça n'est qu'une théorie attention mais on va vers ça.
C'est pour ça que Nant est désormais à gauche. C'est pour ça que Paris est désormais à gauche et n'est pas prête de revoir un maire de droite. Lyon Marseille et vous verrez.
Ben attendez c'est Nant Renn Nant Renn et beaucoup de villes comme ça et Ren il y a une tradition que vous connaissez l'un l'un et l'autre qui qui est une tradition de de gauche y compris de l'extrême gauche à Rennes dans les universités à Nant à l'intérieur de la de la cité. Euh ce qui ce qui est assez frappant, il y a eu des mers de Nant moi je me souviens de Chi, il y a eu des mers de droite à Nant. Il y en a eu mais c'est il y en a plus depuis longtemps.
Voilà, il y en a plus depuis très longtemps. Moi, j'ai j'ai trouvé l'image de d'Emmanuel Grégoire arrivant. Ça répond un peu à votre à votre question.
L'image d'Emmanuel Grégoire qui arrive à vélo à l'hôtel de ville, c'est l'image des nouveaux centre-ville, de la nouvelle bourgeoisie ou de l'aristocratie des centre-villes, des mètres carrés les plus chers du monde pratiquement. au cœur des villes. Et la description que vous avez faite est très intéressante parce que c'est tout à la fois de la sociologie et de l'économie.
Vous avez au cœur des villes ceux qui sont capables d'acheter les services d'une société moderne. Vous avez autour de la ville la première ceinture, ceux qui sont capables d'encadrer l'activité. Et puis beaucoup plus loin, en deuxième rideau, vous avez ceux qui produisent l'économie de service et qui sont souvent avec de faibles formations, de petits salaires et cetera.
Il y a une nouvelle géographie de la création de richesse en France qui correspond en même temps au vote dans ces grandes villes. Mais vous l'avez dit les uns et les [raclement de gorge] autres, c'est Paris, c'est Lyon, c'est Marseille, mais c'est tout. C'est c'est à peu près tout.
C'estàd que le le le reste répond à d'autres logiques électorales. Et on évoquait le le le cas de Clairmontferrand. Clermont moi j'ai vécu à Clairmontferrand.
Je connais très bien, je connaissais Roger Kyot qui a été maire de Clermontferrand pendant longtemps, socialiste, qui a été ministre du logement, le premier ministre du logement de François Mitterran. Cette ville dans mon esprit, elle était totalement à gauche et pour qu'elle ait changé, il faut qu'il y ait eu tout à la fois un plan de circulation complètement fou, un peu à la mode parisienne. L'explosion des violences et du trafic de drogue et probablement entre les deux tours l'alliance d'Olivier Bianchi, le maire sortant qui se voyait réélu avec Marianne Maximi qui est la députée LFI du coin et qui a probablement effarouché une partie de son propre électorat.
H mais c'est fou d'ailleurs de de voir c'est fou il faut on va en parler pendant des semaines mais de voir à quel point à gauche l'union entre le Parti socialiste et la France insoumise a été si peu productive. Ça a été même assez catastrophique. J'aurais jamais imaginé que ce soit à ce pointl madame Trotman à Toulouse qui est quand même une revenant à Strasbourg pardon.
à Strasbourg monsieur Moudin à Toulouse Picmal Picmal qui échoue à Toulouse alors qu'arithmétiquement la gauche devrait aurait dû passer à Toulouse. Il est chou parce que c'est un mariage vécu sans doute comme un mariage contre nature par bien des électeurs. Je reviens je reviens une seconde.
Je reviens une seconde quand même sur Paris Lon Martiel [raclement de gorge] [toux] Paris Lyon Marseille je nuancerai beaucoup moi l'analyse sur les grandes métropoles sont passées à gauche avec les bobos et et la droite a été exclue et ne vote plus ça dépend de la force du candidat d'une part et de l'union de la droite et du centre d'autre part je regrette à Lyon Lyon est une ville démocrate chrétienne de centre droit depuis 50 ans. [raclement de gorge] RB, Gérard Colomb qui était quasiment centrist avec de la sécurité. Si vous aviez eu si vous aviez eu un très bon candidat de la droite et du centre à Lyon, il l'emportait haut la main.
C'était catastrophique Renault Pil monie mon vieux camarade mon vieux camarade d'enfance Antoine qui me dit ce matin franchement quand je vois tous les tous les commentateurs qui disent victoire de la gauche paril en Marseille me disent franchement hein des opposants de droite comme Rachid Adati etag et et Holas hein c'était hein il a été un tentinelet vulgaire il il m'a même dit une chèvre aurait gagné à droite voilà donc il est Non mais c'est vrai je suis pas certain que ce soit effectivement une fatalité mais faut dire que les candidats étaient pas étaient pas les meilleurs. C'est c'est l'évolution sociologique est incontestable. Elle se traduit dans les dans les urnes aujourd'hui de cette façon mais les choses peuvent changer.
On va y revenir. On va y revenir évidemment avec notamment la conférence de presse à suivre en direct sur LCI de Marine Le Pen. Mais d'abord on vient de l'apprendre.
Visiblement, il y aurait une trêve qui serait mise en place au Moyen-Orient. Et donc, on vous voulait vous donner l'information et essayer de décrypter un peu le vrai du faux parce qu'elle vient cette information de Donald Trump qui annonce donc suspendre ses frappes au Moyen-Orient pour 5 jours. Voilà ce que vient d'écrire le président américain, de reporter toutes les frappes contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de 5 jours.
Très intéressant. discussions cours sous réserve du succès des réunions et des discussions qui sont en cours. Donc ça veut dire que Teran et Washington parlent que ces discussions produisent des résultats suffisamment satisfaisants pour les diplomates américains pour se permettre d'interrompre les frappes pendant 5 jours.
On va tout de suite partir à dos à retrouver notre équipe notamment donc Elisa Cléche qui est sur place alors qu'on on se disait Elisa qu'il y avait un ultimatum lancé par Donald Trump qui expirait la nuit prochaine donc au cours des prochaines heures. Finalement il n'y aura pas de frappes américaines. Donald Trump les suspend pour 5 jours.
Oui, et cela donne un répit supplémentaire notamment au pays du golf ici qui aurait subi de plein fouet les représailles de Tran dans le cas euh où Donald Trump mettait à exécution ces menaces. On le voit bien, ces pays du golf, ils sont depuis le début de ce conflit coincé involontairement entre leurs voisins iraniens et leur alliés américains et se retrouvent face à une guerre multifront puisque Teran menace à la fois leur sites touristiques, leurs sites militaires mais également leurs infrastructures pétrolières et gazières. Et puis très récemment he seulement hier, il menace également de s'attaquer à leur usine de dessement.
Donc ça donne un répi supplémentaire à ces pays du golf. Pour autant, il continue de se préparer hein, puisqueaujourd'hui encore les autorités du Qatar se sont entretenues au téléphone avec les autorités des Émirats Arabes Unis, de l'Arabie Saoudite, du Kouwait et même de l'Égypte. Il pourrait potentiellement organiser une reposte qu'elle soit diplomatique ou militaire dans le cas où cet ultimatum était de nouveau remu sur la table.
Merci beaucoup Elisa Cléch. Je vais demander à à à à Grégory Philippe du service international de l'CI de nous rejoindre. Asseyez-vous Grégoryi parce que c'est quand même un un élément qui qui percute [raclement de gorge] notre notre émission.
Quels sont les éléments dont vous disposez sur ce sur ce est-ce que c'est un Donald Trump qui fait un petit peu qui est embarrassé parce que son ultimatum qui devait connaître son échéance ce soir, bah il aurait été dans l'obligation de frapper durement comme il l'avait dit, n'est-ce pas ? où est-ce que voilà où est-ce que il y a véritablement des discussions qui sont en train d'avancer considérablement entre Terran et Washington. Comment interpréter ça ?
Écoutez, évidemment, on est un peu dans le brouillard de la guerre et vous avez raison, il peut y avoir du bluff de la communication et cetera. Il peut y avoir aussi des informations dans ce message. Et l'une des informations que personnellement je retiens, c'est les négociations.
C'est les négociations depuis 2 jours. Très bonne et constructive. C'est en tout cas ce que Trump dit.
Euh il y a ces derniers jours, notamment dans la presse américaine, il était question que Whtkov et Kner reviennent dans la machine pour discuter. Alors avec qui en Iran, c'est compliqué hein. Il y a pas d'interlocuteur notamment depuis la mort de euh de Laar Ridjan et et de la plupart des responsables euh politiques.
Mais donc Trump affirme dans ce long message écrit en majuscule qu'il y a des discussions ces deux derniers jours qui sont very good and productive conversations. très bien des conversations très bonnes et très productives et c'est selon lui la raison pour laquelle il reporte cet ultimatum de 5 jours sur les installations électriques. L'amiral Alain Coldefi, pardonnez-moi, je vous rends le micro, nous a rejoint, ancien inspecteur général des armées.
Nous sommes également avec Maxime Perz, ancien correspondant au proche-orient et spécialiste des questions de défense. Juste Maxime, avant de repasser la parole tout de suite à à ma coprésentatrice Magalie Lunel, vous vous les buts de guerre sont pas du tout qu'est-ce que c'est que ça ? On négocie la paix alors que les buts de guerre sont pas du tout atteints.
Les les les 400 kg d'uranium enrichi, les Américains n'ont pas mis la main dessus et le régime des Molas n'a pas été renversé et pourtant on négocie. Euh oui et je rajouterai même que hier soir la télévision israélienne rapportait avoir que que les responsables israéliens avaient été informés de par les Américains d'une volonté de poursuivre les opérations de de plusieurs semaines. Je me permets de vous couper pardonnez-nous parce qu'on est en direct de Teran et vous savez que c'est parfois compliqué d'avoir une maison parce qu'Internet est est coupé.
Donc en Iran Sivche Gazine le correspondant de France 24 et RFI est sur place. Bonjour Sioch avec cette dernière information donc Donald Trump qui annonce la suspension des frappes pour 5 jours parce qu'à priori le régime iranien négocie en ce moment avec les Américains. Écoutez là je me trouve tout d'abord sur une sur une sur le site d'une trappe donc sur un un résidentiel.
Je vous montre les étages supérieurs euh qui ont été donc frappés ce matin vers 5 6h du matin euh lorsqu'il y a eu des des bombardement sur différents quartiers de terron. Les sont en train de donc de déblayer les découver les des blessés ou les ou les ou les corps des victimes qui ont été donc donc qui ont été visés dans cette trappe directe domicile sur un sur un résidentiel. Il y a eu donc depuis ce matin de nombreuses frappes.
Voilà, c'est ce qu'on disait. La la lison parfois est difficile. A priori Savche, ça y est, on vous écoute.
Sendu tout de suite. Écoutez, il y a des micro coupures si vous voulez, je peux arrêter d'intervenir comme cela vous semble. C'est je ne peux je peux très bien ne pas intervenir aussi.
Euh c'est quand vous voulez. Il y a des micro coupures ici en Iran. Si vous n'avez pas envie que j'intervienne à l'antenne, je n'interviens pas à l'antenne.
Non non, il y a juste une micro coupure. On vous ne voyait plus, on ne vous entendait plus, c'est rétabli. Donc on peut vous écouter.
Voilà. Donc, je disais qu'il y a il y a eu des des de nombreuxes flaps sur différents quartiers de la capitale iranienne vers 5 6h du matin, notamment aussi dans le quartier dans un quartier du nord de la capitale iranienne. Donald Trump donc a a fait cette déclaration parce qu'il y a eu des annonces côté iranien pour dire que euh 7 6 ou sep euh donc cibles seront visés en cas de preuve américaine sur les installations les critiques de l'Iran, notamment des des installations de dessement dans différents pays dans différents pays de la région en Arabie Saoudite aux Émirats arabes unis à Bahrain au Kit des installations de dessement qui sont essentiels pour la pour la vie de des des habitants de de de ces villes aidiront à désigner ces ces installations en disant que si jamais il y avait des frappes contre contre les centrales électriques iraniennes, il y aura des ripostes immédiates contre des installations de de Salmand toute la nuit.
On a vu donc des trappes iraniennes contre le contre le contre différents cibles différents bases américaines dans la région mais aussi contre Israël des des des missilaniens ont plongé qui ont frappé différentes cibles à Telavie ou ou à Telaville mais aussi àelon donc sans que les systèmes de de missile antimicile puissent intervenir soit déclenchés même. que désormais les les responsables iraniens affirment que l'Iran a le contrôle du ciel israélien et donc va frapper de plus en plus fort Israël mais aussi les bases américaines dans la région. Siav Gazi, on voit ces images derrière vous.
Je je ne sais pas comment vous êtes organisé pour cadrer, mais est-ce que je pourrais vous demander de d'élargir ou de ou de nous montrer un petit peu ce qu'il y a autour de vous parce qu'on aimerait savoir vous vous l'avez déjà dit rapidement, mais où vous êtes exactement et et voir un petit peu plus largement le le le l'état des des dégâts qu'il y a de derrière vous ? Absolument. C'est un immeuble résidentiel.
Je je montre donc l'immeuble. Voilà donc euh de 6 ou sep étages donc qui a été fait frappé de de plein souhait. Euh je tourne également pour voir les habitants du quartier euh qui sont réunis ici euh donc pour voir euh pour assister donc pour pour par par curiosité parce que c'est un niveau résidentiel dans le nord euh de la capitale iranienne qui a été touché de plein fo par un missile à missile qui a touché donc cet immeuble.
On sait pas bien sûr s'il y avait un responsable euh qui vivait dans cet immeuble, mais ce qui est certain, c'est que il y a eu euh de nombreux habitants, de nombreux civils euh qui vivaient dans dans cet immeuble euh dans cet immeuble qui ont été donc euh victimes, euh touché de plein fouet. Euh donc on n' pas on sait pas s'il y a eu euh s'il y a eu un un s'il y avait un responsable euh dans cet immeuble, ce qui est possible bien sûr. Euh mais il y a eu de nombreuses euh victimes civiles, des blessés et des morts.
Les s sont en train sont en train de euh dégager les décombres euh pour trouver les corps ou les les Europes qui se trouvent toujours sous le décombre dans ces mobs. Grégory Philippe a une question également. Si j'ai une question pour vous.
Parallèlement, Donald Trump annonce une suspension de son ultimatum et parle de discussion productives et constructive avec les Iraniens depuis 2 jours. Que dit-on de ça à Teéron ? Est-ce que à votre connaissance des officiels iraniens échangent en ce moment avec des officiels américains et par quel biais ?
Écoutez, côté iranien, on dit qu' qu'il n'y a aucune discussion, aucune demande de ce feu, aucun dialogue avec les Américains depuis plusieurs jours maintenant. Alors bien sûr, moi je suis fait en mesure de dire s'il y a euh des discussions en cours avec les Américains, mais le le la déclaration officiel iraienne euh donc affirme que qu'il n'y a aucune discussion avec les Américains et que l'Iran ira jusqu'au bout euh dans cette guerre et n'acceptera pas les conditions américaines. Il faudrait que les États-Unis acceptent de donc la défaite.
Israël accepte la défaite euh donc face à l'Iran. teran qui demande des des des démagements, des compensations de de l'ordre de 100 milliards de 100 milliards de dollars sur pour compenser toutes les destructions qui ont été commises en Iran. Euh donc euh pas euh seulement mais aussi dans les différentes euh villes iraniennes, de nombreuses frappes israéliennes ou américaines, mais également que désormais euh l'Iran a le contrôle euh total du trit de Mouse et que chaque navire euh qui traverse ce chaque navire commercial, chaque pétrolier devra payer une taxe de 2 millions de dollars pour passer le détroit et que aucun pétrolier, aucun navire commercial américain ou des pays alliés des États-Unis n'ont ont désormais le droit de traverser le saut des trit.
Euh l'Iran euh euh impose de plus en plus euh ces conditions et affirme que euh désormais ce sont les États-Unis euh qui doivent se conditions iraniennes et notamment euh que toutes toutes les bases américaines dans la région euh doivent doivent doivent être termées donc par les pays de la région qui n'est pas question que l'Iran accepte qu'il y ait des bases américaines dans les pays dans les monarchies arabes du groupe classique. Merci beaucoup Sivog Gazi pour ces informations très très importantes. Encore une fois, merci à vous euh Maxime Perez, je me tourne vers vous.
Euh nous disions tout à l'heure lorsqu'on a été interrompu par euh euh ce duplexe que les buts de guerre n'étaient pas atteints pour les Américains. Pourtant les Américains, c'est l'information du jour de la de la minute même. Trump repousse son ultimatum de 5 jours, hein.
Il avait dit qu'à partir de ce soir, il euh allait frapper des installations électriques vitales en Iran. Il ne le fait pas. il repousse son ultimatum de 5 jours.
Mais la deuxième chose, c'est que tout le monde nous prenait pour des fous lorsque nous disions la semaine dernière que à certains égards, on pourrait dire d'une certaine façon, ça peut sembler un peu provocateur et pourtant je le maintiens, que l'Iran est en train de gagner cette guerre malgré ses destructions que nous voyons, malgré ses morts bien sûr. Et bien là, je suis désolé, vous avez entendu le correspondant de Radio France International et qui qui dit que les Iraniens considèrent que ils peuvent frapper Israël beaucoup plus facilement, que les défenses d'Israël, les interceptions de de missiles sont désormais plus difficiles, que l'Iran dicte sa loi dans le détroit d'Ormouse. Que l'Iran continue à frapper les pétromarchies qui sont hyper fragilisées, qui sont horrifiés par cette guerre et qui n'osent pas répondre, que l'Iran est en train de provoquer une crise gazière et pétrolière. mondial.
Oui, à certains égards, c'est Teran qui dit que ce salo et à certains égards, s'ilê si la guerre s'arrête là, il y aura eu des destruction terrible en Iran. C'est vrai, mais enfin l'Iran aura gagné la guerre. Vous imaginez comment les Mollas vont plastronner si la guerre s'arrête là euh la semaine prochaine ou dans 15 jours.
Ce qui est certain, c'est que les lignes sont en train de bouger et elles sont elles semblent en train de bouger côté américain. Donc il y a vraisemblablement un recul qui est justifié ou motivé en tout cas officiellement par des discussions qui ont démarré ce weekend. Est-ce que ces discussions se limitent au strict cadre de ce cette question du D3 d'Ormous avec les menaces de Donald Trump d'intervenir en frappant les centrales électriques iraniennes ou s'agit-il d'une discussion beaucoup plus large qui entrevoit un règlement du conflit donc un arrêt de la guerre comme c'est d'ailleurs dit dans le communiqué de Donald Trump qui a une formule en anglais où il parle des de la situation globale je crois au Moyen-Orient n'est pas Nous avons de très bonnes et productives conversations concernant une résolution complète et totale de nos hostilité au Moyen-Orient.
Donc il laisse entendre effectivement qu'on pourrait s'acheminer vers la fin du conflit. Voilà. Vous n'y croyez pas vous ?
J'ai vu l'amiral faire ça. Je rappelle l'information hein, c'est que Donald Trump avait dit qu'à partir de ce soir, si le détroit d'Ormous n'était pas totalement libéré par les Iraniens, et bien il allait frapper des frappes d'une violence inouie, des installations vitales, pas seulement des installations militaires mais des installations vitales et notamment des centrales électriques en Iran. Voilà.
Et là, nous venons de l'apprendre. Euh Donald Trump vient de repousser son ultinatum de 5 jours euh expliquant dans un communiqué, dans un message sur son réseau social Trous et bien expliquant qu'il euh qu'il était en discussion très productive depuis de jours avec les Irgnes. Vous n'y croyez pas vous ?
Non, moi mon analyse est légèrement différente. Euh je pense que l'entourage de Trump au-delà du premier cercle de Forsconé avec son secrétaire à la guerre h et on entend moins d'ailleurs le vice-président actuellement euh le Pentagone, moi je j'ai pratiqué le Pentagone et le département d'état et je connais pas les chefs militaires actuels, mais j'ai connu leur leurs prédécesseurs. Le Pentagone est sans doute sur les freins.
Pourquoi ? parce que les militaires américains font très bien la guerre, parfaitement jusqu'au bout, mais ils veulent savoir quels sont les objectifs. On le dit depuis le début, il y en a pas.
Or, on commande pas en changeant d'avis. On ne vient pas commander en chef sur le terrain quand on est président des États-Unis ou quand on est président de n'importe quoi d'ailleurs. [rires] Il faut laisser les généraux faire leur métier.
Il faut leur donner des ordres, des orientations politiques, faire les métiers, les virer s'ils sont mauvais, les récompenser s'ils sont bons. Point final. Le pointa à gauchol est sans doute sur les freins parce qu'on change pas d'avis par un tweet toutes les 2 heures sur des opérations qui nécessitent une grande préparation.
C'est pas ça. Allez, on décolle du porte-avion et cetera. Moi j'ai un porte-avion les force aéronaval même si on est hyper réactif les Français bien sûr mais il faut il faut quand même quelques temps.
Donc là là les les bulgarres qui étaient les centrales nucléaires les pardon les armes nucléaires sont sont devenus les Bulgaires sont devenus la libération du D3 d'Ormouse. C'est que c'est il est là le grand talent des des iraniens et la roublardise des Iraniens c'est que ils ont déplacé le sujet c'est qu'ils ont ils ont rajouté des problèmes aux Américains. C'est les Américains y allaient avec le nucléaire militaire.
Voilà. Et remplacer les molas. Maintenant, remplacer les molas, on s'en fiche.
Le nucléaire militaire, bon bah c'est passé au second plan parce qu'il y a cette crise mondiale qu'on suscité les Ianiens qui est devenu le nouveau problème que d'une certaine façon les Américains ont fait naître en déclarant la guerre. Donc ça devient un enchevêtrement pour Trump terrible. Juste pour pour terminer, je pense donc que Trump se rend compte que en particulier son secrétaire à la bah pas la défense à la guerre est quelqu'un qui l'entraîne vers vers la catastrophe entre guillemets.
C'est pas une catastrophe mais enfin vers voilà vers la défaite au moins au moins symbolique. Alors que le Pentagone et le département d'État essaie de lui dire les choses comment elles doivent comment les choses doivent être faites. On voit bien.
Bon voilà c'est un plus ce que je voulais dire. On va juste partir à Washington tenter d' d'en savoir davantage parce que notre correspondante à la Maison Blanche, Sonia Drid, est en direct avec nous. Sonia, peut-être vous pouvez nous en dire davantage sur ce message donc a été posté il y a quelques minutes par Donald Trump et qui surprend tout le monde.
C'est-à-dire que les États-Unis en fait en secret négocient avec le régime iranien depuis 2 jours et il résulte de ces négociations qu'il y a donc une trêve de 5 jours décrété par Donald Trump. Oui. Alors, c'est ce que dit Donald Trump, il parle de discussions très fructueuses et il assure avoir ordonné à au département de guerre de cesser toute frappe militaire pendant les 5 prochains jours et de ne pas frapper les infrastructures énergétiques comme il avait menacé de le faire.
Donald Trump qui déjà vendredi disait bien que ils envisageaient les États-Unis envisageaient de de réduire leurs opérations au Moyen-Orient. C'est un Donald Trump qui jusqu'à présent est très frustré de ne pas avoir réussi à faire capituler les Iraniens. Donc on voit qu'il met une pression maximale et puis ensuite il recule. ce weekend, son secrétaire au trésor disait "Parfois, il faut une escalade pour permettre une des escalades." Alors, on a entendu ces derniers jours de possible pour parler, mais il n'y a rien de très clair.
Ce que a révélé le site Axios ce weekend, c'est que dans l'administration Trump et bien il y avait des discussions sur la prochaine phase de la guerre et que il y avait notamment des discussions sur de possible pour parler de paix. On sait que Steve Witkov, son envoyé spécial et Jarette Kouchner, son gendre font partie des discussions pour parler d'éventuellement d'éventuelles négociations. On entendait aussi parler d'éventuelles discussions ces derniers jours entre Steve Witkoff et le ministre iranien des affaires étrangères.
Mais il n'y a rien de confirmé. On sait que parfois Donald Trump aussi exagère ce qui est en train de se passer, les situations. Donc on ne sait pas encore, on en saura peut-être plus aujourd'hui quand Donald Trump revient de Floride et revient ce soir à Maral Lago.
Il parlera sûrement aux journalistes pour savoir avec qui exactement parlent les États-Unis. Mais ce que ce qui est sûr, c'est que Donald Trump a une grande pression euh non seulement euh de son opinion publique, 60 % des Américains selon un dernier sondage qui ne veulent pas de cette guerre, mais aussi de conseillers au sein de son administration comme sa chef de cabinet notamment Suzy Wildz qui le presse de trouver euh à un moment une porte de sortie pour pas que ça dure trop longtemps. Alors lui était déterminé à ce que cette guerre dure encore au moins quelques semaines.
Il a reporté son voyage en Chine qui était prévu à la fin du mois pour justement être là en cas de de guerre. Mais il y a quand même une inquiétude euh aux États-Unis et notamment en raison de l'économie. Et là, on voit que juste après l'annonce de Donald Trump et bien les prix du baril de pétrole ont chuté et ça c'est vraiment ce que souhaitait cette administration.
Merci Sonia Dré pour ce décryptage. Qu'est-ce qu'il y a Isabelle ? C'est Ben oui enfin c'est la reculade du siècle mais c'est comme d'habitude mais oui c'est la reculade du siècle.
Enfin Grégory Philips il nous dit à chaque fois c'est quoi déjà Trump West Chicken South Taco ? Bon ben voilà c'est pas compliqué il se dégonfle se dégonfle toujours mouillé. Il se dégonfle. [raclement de gorge] C'est toujours la même histoire.
Là, qu'est-ce qui se passe ? Trump, il est quand même tenu par le pognon, pardon, par les intérêts d'argent. Parlons de façon plus correcte.
C'est toujours la même chose. Donc à chaque fois que les bourses commencent à chuter, que le pétrole commence à augmenter, qu'il sent que tout le business est vacillant, il se dégonfle. Et c'est à chaque fois la même histoire.
Et moi ce que je trouve dingue, c'est qu'on a eu ici plein d'Iraniens qui à chaque fois à chaque fois on leur disait quand même là, il a abattu un tel, un tel un tel bien au fond pas. [rires] On va avoir on va aller vers un renforcement du régime parce qu'il tue Raménie, il tue la Rigani mais ce qui reste en dessous c'est pas mieux et vous verrez son ira du jour au lendemain et ben vous voyez c'est sans doute ce qui va faire et que pour des histoires d'argent et c'est la recul du sec. Oui.
Non mais d'accord, personne en veut. Pourquoi il y est allé ? Si c'est pour nous [ __ ] ce bordel, pardonnez-moi d'être aussi grossière et se barrer en disant "Oh là là, pardon, on est en disc." Attendez, moi je suis pas comptable, je peux décider un peu.
Non, [rires] je sais bien vous avez l'oreille de Donald Trump. Ce que ce que je ce que je note, c'est que le monde entier et notamment le monde de la finance est hostile à cette guerre. La preuve c'est que on annonce une possible détente dans les relations entre les États-Unis et l'Iran, enfin un canal de conversation.
Vous avez le baril de pétrole qui perd 10 dollars 10 dollars. Mais ça a été quasi instantané. Le VIX le VIX qui est l'indice de la peur, vous savez qui est en asymétrie avec les les grands indices boursiers.
C'est un indice synthétique qui mesure le taux d'instabilité si vous voulez pour dire les choses simplement. chute lui aussi. Donc la communauté internationale, elle ne veut surtout pas de cette guerre parce que elle envoie des signaux à travers ses réactions très rapides.
Elle envoie le signal que l'économie est prête à repartir et que bah il faut retrouver le monde des affaires comme l'age Donald Trump. Mais il il me semble quand même que les quatre derniers jours, si on on dézoome, les quatre derniers jours ont été absolument euh incroyables de défaites pour les États-Unis, euh pour les pays du golf et euh pour l'engrenage qui devait en gros, il y avait un engrenage euh à venir qui était l'un des plus graves depuis la Seconde Guerre mondiale parce que vous avez la frappe Diego Garcia, l'Iran qui dit qu'à 4000 km ils sont capables d'envoyer des missiles. Ça veut dire que l'Europe en gros est menacée.
Deuxièmement, vous avez du dents pour dents dents pour dents depuis 4 jours avec Israël qui frappe des sites énergétiques, l'Iran qui répond en frappant des civils sans blesser ce weekend au au sud d'Israël. Et troisièmement et je rejoins évidemment Pascal, vous avez une pression désormais de la communauté des entreprises mondiales euh de la finance mondiale. La IA qui dit "On va dans 6 mois vers la plus grande catastrophe énergétique depuis 40 ans." Vous avez le baril, je regardais ce matin le baril, le plein aux États-Unis plus 40 % pour le consommateur américain.
Tous les signaux sont rouges pour Trump et il est à mon avis, il a vu ces dernières heures que Israël l'emmenait beaucoup trop loin. Coup de fil de Macron il y a de jours, l'Europe l'Europe le freine et donc on se retrouve dans de tous les Européens. Et là vous avez et là vous avez quand même les ingrédients peut-être d'un recul même si je méfie beaucoup de Trump.
Cela dit, si jamais les États-Unis parvenaient à un accord, ça ne préfigure en rien l'attitude de de d'Israël. On verra l'isra plus sur Israël justement. J'ai pensé à vous non de de deux points.
Vous avez raison sur Israël. Si jamais Trump mettait un terme aux opérations, que ferait l'armée de l'État Hébreux ? Et on l'a déjà dit ici, les buts de guerre sont sans doute assez assez différents.
Mais Israël sans les États-Unis, ça enfin ça tient pas. Après, moi je m'interroge quand même sur la réalité des négociations en cours. Non mais donc c'est vraiment il se dé Donald Trump qui utilise toujours des superlatifs, explique là dans son message de que c'était très productif.
C'est comme quand il avait très détruit la la marine iranienne. C'est il est toujours dans des superlatifs, il utilise toujours des voilà. Mais la réalité c'est qu'on sait pas si ces négociations sont très productives.
En tout cas, les Iraniens se gardent bien de le dire. Bien sûr, mais on sait même pas pour l'instant. Alors peut-être qu'on va l'apprendre dans les prochaines heures.
Avec qui il parle ? Il parle avec Raki le ministre des affaires étrangères. Il parle à travers Oman qui faisait office de médiateur avant la guerre.
Il parle à travers les Européens. Honnêtement, on est dans un flou total. Alors Trump dit "C'est formidable, les conversations sont super.
D'ailleurs, je repousse mon ultimatum et peut-être qu'on va arriver très rapidement au règlement de ce conflit au Moyen-Orient. On a besoin quand même de billes pour savoir qu'est-ce qui se joue, est-ce qu'il y a effectivement des négociations ? Trump va dans le Tennessee tout à l'heure, Sonia le signaler.
Enfin, on va l'interroger. Comment ça ? Il y a des négociations [rires] que va devenir que va devenir Donald Trump ?
Je voudrais vous raconter un un mirage, vous allez voir qu'ici il y a des gens sérieux qui sont un petit peu qui qui sont un peu cultivés. Juillet 1870, Napoléon Ifluencé par ses succès au référendum, le fameux référendum de Napoléon 3, il dit "J'ai fait mon chiffre parce qu'il est il est un peu comme Donald Trump avec le Venezuela. Il est dans une phase de politique intérieure.
Il est exalté. Napoléon I déclare la guerre à la Prusse. Il déclare la guerre à la Prusse parce que tout le monde lui dit "Tu peux y aller, vas-y, vas-y et cetera." C'est la défaite de Sedan.
Mais l'armée française est pas préparée. Le renseignement s'est trompé, c'est cataclysmique. Il est fait prisonnier par les Prussiens.
Il est fait prisonnier. La situation est classe est classique parce que dès le lendemain, Paris apprend, à l'époque c'est 24 heures, apprend la nouvelle, le régime chute tout de suite, tout de suite, tout de suite. Il avait peut-être fait un bon chiffre à son référendum mais enfin ça moi je me pose la question après ça ou que va-t-il advenir de Donald Trump ?
Bien évidemment, il va il va pas quitter le bureau Val, mais enfin c'est un échec mais cataclysmique. Il a qui aura coûté des milliards et des milliards de dollars en contribuable américain. Pourquoi ?
Pour rien. Vous vous dites il est mort de mort. Vous parlez vous parlez des dollars par c'est mon rôle en général d'en parler mais cette fois le le l'humanisme reprend le dessus des morts des morts inutiles.
Ce serait des morts totalement inutiles en Iran. en Israël, au Libanir imaginez les Iraniens en fait qui va les avec quel régime ils vont se retrouver une fois une fois partis les Américains. Amiral, j'aimerais vous entendre là-dessus.
Non, je vais répondre dans ce qu'a dit Renault Pila qui est très intéressant. Je voudrais revenir sur Diego Garcia deux missiles, un qui tombe dans l'eau avant l'île et l'autre qui est détruit très facilement par une fregata écupée de missile SM3. Ça c'est pour les techniciens.
Sont des missiles qui interceptent dans l'exoatmosphère que seuls les Américains possèdent. Une frégate Harley Blur au plein complet à 90 missiles. Forcément là, ils en ont que 40 parce que ils ont d'autres d'autres types de missiles et une seule fragade défend tout le ciel d'Israël.
Voilà donc ils sont loin qu'ils ont tiré en direction Diego Garcia mais il faut pas en faire tout un toute une toute toute une histoire. Mais c'est vrai que c'est toujours symbolique. Je tire en en direction de Diego Garcia.
Oh là là, on montrer des des tas de photos comme ça. Il y a c'est peinut quoi. Il y a rien.
Mais il y a tout le reste. Il y a les trois derniers jours. L'engrenage de dingue entre Israël et l'Iran.
Franchement, maintenant, est-ce que vous pourriez avoir la gentillesse de répondre à ma question sur l'échec [rires] militaire ? L'échec militaire. Alors, vous êtes pas vous êtes un un militaire hein, vous n'êtes pas là pour parler de la politique, mais franchement c'est un échec militaire qui va forcément rejaillir sur le le politique américain.
Alors, il faut reconnaître la culture américaine. Je je ne suis pas sûr que dans ces conditions Trump qui s'abstient de passer devant le Congrès après l'engagement des forces, qui s'abstient de de toutes les de toutes les lois et règlements de de des États-Unis, je suis pas sûr qu'il ne soit pas capable de rebondir après un échec si échec il y a il y aura échec forcément globalement mais je suis pas sûr qu'il soit pas en y est en tout il y a quand même une partie de son électorat la Louisiane là celle qui était française avant là c'est ça qui va qui va continuer à le soutenir. On n pas en France ici hein, on n pas au Royaume-Uni, on est aux États-Unis d'Amérique et États-Unis d'Amérique qui a une mentalité très différente, différente.
Alors à l'instant en tout cas, on apprend auprès des médias d'État iranien que c'est vécu comme un succès total. L'Iran a menacé à son tour les États-Unis et donc Donald Trump recule et visiblement un porte-parole du régime iranien lui dit nonant la bataille [raclement de gorge] continue Trump est en train de reculer et effectivement le régime iranien n'avait pas cédé à la pression de Donald Trump samedi soir Donald Trump menace de frapper si jamais le D3 d'Omous n'était pas rouvert de frapper très durement les centrales énergétiques électriques de l'Iran. L'Iran a dit bah nous on va faire de même en Israël etich et et sur les pays du golf et on va miner le des trit d'ormouse.
Donc il ne reculait pas. Est-ce qu'effectivement d'après vous il pourrait s'agir comme le dit Isabelle d'une d'un recul de Donald Trump ? Bah de dans les faits oui hein.
Je crois que on ne peut pas avoir une autre gré de lecture. On savait que les Ianiens étaient de redoutables négociateurs. Il s'avèrent être également de bons stratèges, y compris dans les preuves et dans la guerre.
Et et on constate que finalement l'arme des hydrocarbures, l'arme du pétrole, l'arme du gaz, l'arme de l'eau aussi puisqu'ils ont menacé quand même de couper les robinets euh en frappant des usines de dessement dans l'ensemble des pays du golf. Et bien tout cela pèse beaucoup plus que les missiles Toma Wok et toute l'armada maritime aérienne des Américains à l'épreuve de vérité. Maintenant, est-ce que pour autant les choses vont vont rester là ?
Je je je dis depuis le début, sans sous-estimer les capacités iraniennes et je viens de dire que ils sont de redoutables stratèges et négociateurs, il ne faut pas non plus sous-estimer les effets à retornement de du rouleau compresseur qui quand même est en train de de s'abattre sur ce pays et sur toutes les forces de de ce régime. pour pour la première fois lorsque je les entends dire, ça vient de nous être dit là très clairement, il y a quelques instants, lorsque j'entends les Iraniens dire euh "Nous avons euh gagné la guerre, on ne pliera pas, on ne pliera pas, ils veulent peut-être négocier, mais nous nous irons jusqu'au bout." Pour la première fois, je je trouver, j'ai envie de dire que on peut les croire, on peut les croire.
On peut les croire si les Américains ont oublié leur but de guerre d'origine, la chute des mols euh les récupérer les 400 kg de d'uranium enrichi pour se focaliser sur cette crise qui finalement les dépasse complètement cette crise pétrolière, ça veut dire qu'ils ont perdu. Ça veut dire que si la guerre s'arrête là, les États-Unis d'Amérique ont perdu la guerre face à la République islamique d'Iran. Point barre.
Et c'est terrible pour les Iraniens. Et c'est terrible pour les Iraniens. Et c'est terrible pour les Iraniens.
C'est le pire scénario parce que Trump a été trop loin et il fallait une porte de sortie. Mais le peuple iranien Ouais. Et où est-il ?
Effectivement, il a un peu oublié. Juste alors on attendait la réaction d'Israël. On va peut-être en savoir davantage avec notre journaliste à Telévive Nicolas Rouget.
Bonjour. Effectivement avec il y a quelques minutes Donald Trump qui annonce une trêve de 5 jours. Comment réagit le gouvernement israélien ?
Est-ce qu'il a déjà réagi ? parce que ça imposerait effectivement à l'État hébreu de cesser ses frappes sur l'Iran. Oui.
Alors pour l'instant l'État israélien brille par son silence hein. La presse israélienne a déjà remarqué pas de c'est c'est c'est c'estd que c'est dans les titres de la presse. Maintenant pas de réaction immédiate du bureau du Premier ministre.
Tout le monde voudrait savoir évidemment ce qui se passe dans la tête des Israéliens. Il faut savoir qu'il y a depuis plusieurs jours maintenant des critiques he qui montent envers le le la conduite de la guerre par l'État hébreu. On lui reproche notamment de pas avoir un plan de peut-être avoir eu trop confiance dans ses services de renseignement pour pouvoir essayer de faire monter la révolte en Iran et que de et que du coup en fait finalement il se retrouve à un scénario une porte clause pour ne pas pouvoir conduire cette guerre.
C'est un petit peu le scénario catastrophe évidemment pour le gouvernement B de Netaniaou. Alors après ce qu'on a vu dans le dans l'annonce de Donald Trump et c'est repris, c'est beaucoup repris ici, c'est une pause de 5 jours. Ça ne veut pas dire la fin de la guerre, on cherche à relativiser mais très clairement, il faudra attendre les annonces officielles à l'intérieur des cercles de de proche du pouvoir.
Ici, on reste encore bouche close pour l'instant. Merci beaucoup Nicolas. Nicolas Rouget.
Les amis, le le le le fameux terme contre lequel je me bat dès qu'il y a le début d'une guerre, il y a un journaliste qui arrive. Oh attention, ça sent l'enlisement. Bon, l'enlisement c'était la la guerre du Vietnam. [raclement de gorge] Mais là, peut-être pour la première fois les amis, on peut parler d'enlisement hein.
Là, on peut y aller hein, ça sent l'enlisement. Parce qu'imaginons qu'il ne se passe rien de nouveau pendant les 5 jours d'ultimatum là hein, que les négociations avec les Iraniens n'aboutissent pas. À mon avis, ils vont avoir du filartord parce que les Iraniens, ils ont pas envie de dire "Oh oui, on a besoin on arrête le programme nucléaire, on arrête tout." Non, les Iraniens ne vont vont mener la dragé haute.
Donc si et dans 5 jours que vont faire les Américains ? les messages qui continuent depuis. Non non, il y a pas de négociation qui tiennent.
Nous continuerons à nous défendre jusqu'à atteindre le niveau de dissuasion nécessaire. Les baudra, ils sont dans de baudra. Les Américains sont dans de baudra.
Vous vous rendez compte si c'est un je sais pas comment on dit en français un coup d'esbrouff, un bullshit que nous a monté effectivement Donald Trump ? Moi je moi je voudrais quand même je je vais faire je vais faire je vais faire votre rôle amiral. C'estàd que l'amiral à longueur de temps sur ce plateau, il nous dit quoi ?
Il nous dit en fait, il y a un très bon chef d'étatmajor des armées, il était remarquable. Il avait prévenu que ce serait compliqué, que ça faisait presque 50 ans qui se préparait, que la dernière confrontation qui était en 2003 fictive, elle avait été perdue. Il le savait, il a pas écouté.
Quand vous dites en lisement, monsieur Brunet, en lisement pour nous parce que nous on est une chaîne d'info en continue. Donc nous au bout de 24 heures, c'était l'enlissement. On a on s'attendait à un truc type caracasse.
C'est extraordinaire, il y a une opération pendant le weekend, ça touche pas les bourses, c'est fini après. Mais sauf que là, c'est l'Iran. Hein.
Par contre là, vous qui recevez un longueur de temps sur ce plateau des Iraniens qui à chaque fois se disent "Nos espoirs sont dans Donald Trump, c'est grâce à lui qu'enfin on va renverser ce régime." Il en a rien à tirer du régime don et à l'instant l'agence iranienne farce qui est l'agence d'État, donc la on va dire comme un porte-parole, la voix officielle effectivement du gouvernement. Donald Trump là est en train de faire marche arrière après avoir appris que l'Iran était prête à frapper toutes les centrales électriques du Moyen-Orient, il n'y a eu aucun contact direct ou indirect avec Donald Trump.
Voilà la réponse singlante pour le moment de de l'Irante. Et le pétrole remonte effectivement et il y a une autre pétrole remonte et il y a un autre paramètre effectivement c'est le peuple iranien. On va en parler dans un instant parce que visiblement le Mossade avait un plan pour libérer ce peuple iranien de ce régime des mola là.
Ce plan est en train d'échouer. À tout de suite. Mesdames, messieurs, silence sur le plateau.
Une émission réussie, c'est une émission au cours de laquelle le débat continue pendant les pubs. Ça ça veut dire mesdames et messieurs que l'émission est passionnante et qu' a de l'actu et qu'il y a de l'actualité mais que c'est passionnant. L'amiral est avec nous.
L'amiral Coldefille, Alain de Coldefille est avec nous. Maxime Perez ancien correspondant proche Orient. Renault Pila, Isabelle Saporta, Grégory Philippe va revenir dans quelques instants.
C'est l'auber c'est l'auberge espagnol ici. C'est l'auberge espagnol. Tous ceux qui ont quelque chose à dire et qui sont experts sur le sujet peuvent venir.
C'est ouvert. Voilà. Antenne ouverte.
Bon les amis, il faut que nous parlions de ces révélations qui nous disent que finalement on a peut-être du côté des des renseignements israélien surinterpréter la capacité des Iraniens de se révolter et de mettre eux-mêmes à le régime. En réalité, on se rend compte que c'est quasiment impossible aujourd'hui. Les Iraniens n'arriveront pas, la rue iranienne n'arrivera pas seule à mettre à le régime.
à dire Magali que les services de renseignement israéliens ont exagéré, inventé ou qu'ils ont été naïfs. Alors ça, on va pouvoir en débattre mais ce qui est sûr c'était dans la voie officielle du gouvernement israélien, les frappes qu'on est en train de mener, c'est pour vous permettre à vous iraniens de vous-même renverser ce régime. À plusieurs reprises, les ministres l'ont dit, même le premier ministre Benjamin Netaniaou l'a répété au cours de la semaine dernière.
Écoutez, nous sappons ce régime dans l'espoir de donner au peuple iranien la possibilité de le renverser. Cela ne se fera pas du jour au lendemain et ce ne sera pas facile. Mais si nous persévérons, nous leur donnerons la possibilité de prendre leur destin en main.
Voilà, discours officiel parce qu'on apprend auprès du Wall Street Journal aujourd'hui que le Mossade, le service des renseignements israéliens a convaincu le gouvernement qui lui-même après a convaincu Donald Trump d'intervenir parce que il avait les possibilités, lui le Mossade, de provoquer un soulèvement en Iran provoquant par exemple des émeutes ou d'autres actions de rébellion qui pourraient donc conduire à l'effondrement du régime iranien. Sauf que 3 semaines après, il ne se passe rien. Et regardez ce que dit un ancien officiel de la Maison Blanche, toujours dans les colonnes du Wall Street Journal.
Bah non, il se passe rien parce qu'en fait beaucoup de manifestants ne sortent pas dans la rue car ils vont se faire tirer dessus, ils vont se faire massacrer. C'est une chose. Mais la deuxième chose, c'est qu'il y a pas mal de gens qui veulent juste une vie meilleure et ils sont mis de côté en ce moment. il n'aime pas le régime mais il ne veut pas mourir en s'y opposant.
Ces 60 % vont rester chez eux. Ah ça c'est très intéressant. Il y a une majorité d'opposants comme partout dans tous les régimes ou de gens qui sont contre même dans une démocratie mais pour autant qui ne sont pas disposés à payer de leur personne.
C'est très intéressant parce que ça Maxime Perez c'est la faute matricielle. Ça c'est une erreur de jugement énorme. Ça voudrait dire tout ça pour ça.
Ça voudrait dire qu'on a enclenché cette guerre alors que dès le départ on a fait une erreur de jugement. Voilà, c'est que la rue iranienne ne réussira pas elle seule à enclencher un changement de régime. D'ailleurs, d'ailleurs de ce point de vue-là et je vais être épouvantablement cynique, les massacres orchestrés par les Molas les 8 et 9 janvier 2026 ont été extrêmement clairs.
Si vous recommencez, on continue à tuer des dizaines de milliers de personnes au pif dans la rue. Mais c'est une erreur de jugement, pardon. Je je je Mais c'est une erreur de jugement ou une erreur de timing ?
Pardon ? Ils se sont fait massacrer pendant le 8 et 9 janvier. Donald Trump disait "Allez-y, allez-y, les renforts arrivent".
Pardon mais c'est l'erreur existentielle pour moi, c'est l'erreur de timing. Ils arrivent avec 2 mois de retard. Pardon, j'ai j'ai fini.
Oui, oui, il y a le il y a ce péché originel et peut-être l'incompréhension que finalement ce qui s'est joué et ce qui s'est passé qui a été terrible au mois de janvier en Iran, ça a été un terrible coup de massu et que de ce coup de massu là, vous ne pouvez pas vous relever aussi facilement, aussi rapidement, aussi massivement comme on l'a vu avec ces grandes manifestations de rue dans toutes les provinces iraniennes. Et voilà, jusqu'à présent, [raclement de gorge] même pendant les fêtes du nouvel an Perse la semaine dernière, le fameux Nourous, on n' pas vu l'ombre d'une révolte, d'une manifestation. On n pas vu à ce à ce jour de rébellion ou de soulèvement kurde dans les provinces plus éloignées de de l'Iran, à la frontière avec l'Irak.
Rien de tout cela ne s'est passé. Ce qui ne veut pas dire que on ne cherchera pas et on ne continuera pas à chercher à ouvrir des brèches en Iran pour justement encourager le la population à franchir le pas mais pour l'instant ça ne se produit pas et c'est constaté à Washington he parce que visiblement l'administration Trump au sein de l'administration Trump beaucoup disent maintenant en fait le régime est beaucoup plus solide qu'on le pensait et du coup cet [raclement de gorge] effondrement ne va pas avoir lieu. Bien sûr, il y a il y a deux strates euh opposées qu'il faut écouter euh euh à Washington et du coup c'est compliqué et c'est à décrypter.
On a Trump, [raclement de gorge] lubris euh qui raconte tout et n'importe quoi, qui peut changer d'avis en 2h. Mardi à 15h, le régime est à l'agonie. Euh à 19h, finalement, il demande de l'aide aux Européens.
Venez nous aider, on y arrivera pas au des trois d'ormouse. Donc il est perdu parce que Trump est habitué 2h au Venezuela. Ça lui convient pour Maduro.
Mais il n'a jamais fait une guerre. Une guerre, c'est et vous le disiez, une guerre c'est un état major qui a des buts de guerre, qui a une stratégie pour le coup Israël là. Alors que là Trump, il part dans tous les sens.
Donc on a Trump qui fait cette déclaration. Euh on va voir si effectivement euh c'est c'est c'est des faits. Et deuxièmement, l'armée américaine, l'état-major américain qui a dû lui dire dans les quatre derniers jours, on va désolé vers un scénario fou d'engrenage et deuxièmement une pression des pays du golfe et des pays européens mais surtout des pays de golf qui disent "On tiendra pas comme ça un mois, vous êtes en train de nous tuer économiquement." Le baril était à 120 dollars, il montait peut-être jusqu'à 200 dollars.
Dernière chose, le consommateur américain, il a des élection en novembre. Trump, le consommateur américain a vu son plein ces quatre derniers jours augmenter de 40 %. Ils ont tous une à deux voitures.
C'est catastrophique pour Trump. Mais pour revenir au au [raclement de gorge] peuple iranien pour pouvoir le libérer, pour reprendre les mots un peu l'administration, l'administration Trump le dit aussi donc au Wall Street Journal. Encore une fois, c'est une longue enquête que le problème, c'est que les Iraniens ne sont pas armés.
Est-ce qu'on peut effectivement laisser un peuple se libérer par lui-même sans armes ? Alors, moi je dirais que euh dans les dans les médias et dans le monde occidental, on survalorise les opposants. Je me sé d'une discussion avec Boutros Boutros Gali dans des métiers précédents en lui disant "Ben pourquoi vous revenez pas ? en Égypte et cetera puisque vous êtes égyptien.
Il m'a dit "Non, je suis un pariage, j'ai fait ma carrière en dehors de mon pays et on les surcote et on les survalorise. En revanche, et là je suis pas tout à fait d'accord avec son Mossade, les Israéliens connaissent parfaitement la population iranienne et ce qui se passe." Moi, je vous donne un exemple.
J'avais comme interlocuteur chef d'étatmajor des armées après mise la défense général bon israélien et on discute et il me dit moi je suis né en Iran et j'ai passé les 18 premières années de ma vie en Iran. Voilà. Et dans la, j'allais dire dans l'état major israélien politique ou militaire, il y a des gens qui connaissent à fond la la population iranienne, soit qu'ils en viennent, soit qu'il la pratiquent [raclement de gorge] depuis quelqu'un.
Bah, à mon avis, le Mossade ne se trompe pas. Il sait que pour le renversement des moles, ça peut être un je un critère qui peut faire basculer les choses. Mais la population iranienne et ça se démontre par les sondages, elle ne surtout après ce qui s'est passé, elle n'ira pas se faire tuer gratuitement et et mais c'est l'erreur et cette erreur, elle est faite à Washington comme elle est faite d'ailleurs dans beaucoup de capitales européennes de libérer les peuples.
Rappelez-vous qu'on a voulu faire sauter Salam pour libérer le peuple irraken que et cetera et cetera parce qu'on a toujours cru dans le monde occidental qu'en coupant les têtes le peuple se soulèverait. C'est c'est fou. Il faudrait une défaite il faudrait une vraie défaite militaire mais là on on on y est pas sans troupe au sol.
Il y a pas de défaite militaire. On a on a on voit des images très impressionnantes prises ces dernières jeurs de bas de de de de gardien de la révolution. qui sont qui n'ont plus de bureau, c'est vrai, mais qui sont sales, enfin qui sont poussiéreux, qui sont pris du ciment parce que une partie de leurs bureaux sont effrontrés sous les bombardements et cetera, mais ils sont là sur leur moto avec leurs armes, ils passent au milieu de la population et la population les regard d'un air terrorisé.
Ils sont toujours là, ceux qui tiennent le régime, ceux qui tiennent le système sont là. Est-ce qu'il y a des fondamentaux ? La guerre se termine sur terre, c'est le marin qui le dit.
Elle se termine quand le vaincu reconnaît sa défaite ou alors quand des objectifs particuliers ont été atteints. Alors rappelez-vous 1918 Armistice en cesse le feu en 1918 traité de Versailles en 1919 et l'armée a considérait qu'elle avait été trahie par ses politiques. 20 ans plus tard, je vais dire le retour.
On va pas refaire l'histoire mais mais il faut il faudrait véritablement que il y a une défaite du régime de l'armée iranienne et des pasars parce que le cœur de bataille c'est les pasars. Où en est-on dans ce conflit au Moyen-Orient ? Est-ce que ce lundi est une date charnière ?
Puisqu'il y a moins d'une heure maintenant, on a appris que Donald Trump repoussait son ultimatum. Vous le savez, il avait donné jusqu'à cette nuit au régime iranien de euh de cesser ses frappes sur le Moyen-Orient et de rouvrir complètement le D3 d'ormouse. Et bien Donald Trump [musique] dit repousser cet ultimatum de 5 jours.
Il affirme que des négociations sont en cours avec le régime iranien et qu'elles se passe très bien ces négociations. À tout de suite. Très heureux de vous retrouver mesdames messieurs avec Magalie Lunel parce que ça bouge ça bouge [musique] énormément au Proche-Orient, ça bouge énormément autour de l'Iran et on va en parler tout de suite avec l'amiral Alain de Coldefi qui est avec nous.
Merci d'être avec nous. Maxime Perez ancien correspondant au proche Orient spécialisé des questions de défense [musique] merci d'être là. Isabelle Saport, Renault Pilata, également le grand patron du service international [musique] d'CI Grégory Philippe est là et Gwendoline de Bonau euh plus à l'aise sur le terrain qu'en plateau ?
Non, je peux pas dire ça parce que vous êtes très vous êtes très à l'aise en plateau mais enfin elle est plus heureuse sur le terrain qu'en plateau, on va dire. Est tellement informé et tellement informé. Non, vraiment je suis très heureux.
On est très heureux avec Magalie que vous soyez avec nous et je vous passerai le micro dans un instant. Mais tout de suite rappelez-nous ce qui s'est passé. On a eu un breaking news comme on dit sur CNN aux alentours de de MI mocart.
Que s'est-il passé dans ce conflit en Iran ? Écoutez, l'information principale de cette mi-journée, c'est ce message de Trump qu'il a publié sur son réseau social Trous. Et que dit ce message ?
Trump en ce moment est en Floride. Il a un déplacement dans le Tennessee avant de rentrer à Washington. Et donc depuis Maralago, il écrit euh en lettre capitale.
Euh je je suis heureux de vous apprer. Alors attendez, attendez, on voit on voit un petit bout du texte. Voilà, j'ai j'ai donné hord de reporter toutes les frappes contre les centrales électriques et énergétiques iraniennes pour une période de 15 jours.
C'est que 5 jours de 5 jours pardon, excusez-moi. Vous savez que l'ultimatum qui avait été fixé par Trump ce weekend était censé se terminer ce soir et que sans libération du D3 d'Ormous, il menaçait de frapper et regardez ce qu'il y a dans le message ensuite si on peut voir la suite la suite sous réserve du succès des réunions et des discussions en cours. Ça c'est l'information que Donald Trump écrit sur TR social. c'est que depuis au moins de jours, il y a des conversations entre américains et iranien.
On ne sait pas à quel niveau, on ne sait pas si ce par quels intermédiaires, mais il les qualifie de productive, de constructive et que donc à l'issue euh parce qu'il y a ses conversations diplomatiques et bien il suspend son ultimatum qui était fixé à ce soir. Alors Magalie Lunel qui a l'esprit un peu taquin même si on parle de guerre est allé regarder pendant l'émission puisque ça s'est produit pendant notre émission tout ça il y a quelques instants. ce que disent les autorités officielles iraniennes, mais comment vous dire les choses ?
Elles sont pas du tout sur le même tempo. Donc c'est démenti auprès du visiblement du ministère iranien des affaires étrangères et auprès des agences officielles du régime. Il n'y a pas de négociation en cours avec les Américains.
Et voilà comment l'agence de presse iranienne Farce parle de cet événement. Donald Trump fait marche arrière après avoir appris que l'Iran était prêt à frapper toutes les centrales électriques du Moyen-Orient. Il n'y a eu aucun contact direct ou indirect avec Donald Trump.
Gwendoline de Bonot. Moi, j'aimerais bien vous entendre là-dessus parce que ça ressemble à une un 180° de Donald Trump, à une reculade. Euh alors sur les négociations en général, on est habitué quand même à Donald Trump.
Enfin, si on se réfère à la Russie et l'Ukraine, un jour il dit "J'ai des très bonnes très bonnes relations, les négociations avancent." Donc c'est quand même pas quelque chose qui est qui est totalement euh totalement nouveau euh chez Donald Trump. Faut pas oublier que les Iraniens aussi sils ont perdu euh tout leur leurs quatre dirigeants le premier jour, c'est parce qu' aussi Donald Trump avait fait penser que les négociations allaient continuer hein.
C'est pour ça qu'elle y ramenait et tous les quatre dirigeants se sont mis quand même au même endroit et ont été éliminés dès le premier jour. Par ailleurs, je note aussi qu'il donne 5 jours. 5 jours, c'est à peu près ce qu'il faut. euh pour que les 5000 marines arrivent dans la zone aussi.
Euh ce qui est euh à prendre en compte, ça peut l'être. Euh en tout cas après euh les Iraniens [raclement de gorge] effectivement pour l'instant ils disent "On ne négocie pas, on continuera, vous allez voir ce que vous allez voir." Ce qui est très iranien.
Ils avaient fait la même chose pendant la guerre des 12 jours. Je note aussi que Mtaabar Amé dont le guide euh vendredi dernier, alors que ce soit lui ou quelqu'un d'autre qui écrit le message, peu importe, a dit "Nous avons vaincu l'ennemi." Euh ce qui est quand même une manière de parler au passé quand les Iraniens disent ça, c'est que c'est pas la grande forme non plus.
Donc il y a peut-être quelque chose qui est en train de se passer euh et en tout cas de laisser percevoir ou une porte de sortie où effectivement Donald Trump joue la montre mais il a quand même je le rappelle 5000 marines qui sont en route. Qu'en est-il Goline ? Qu'en est-il qu'en est-il des buts de guerre originel des Américains ?
Mais c'était problème. Non, vous avez raison de dire ça parce que c'était le nucléaire, c'est-à-dire les 400 kg d'uranium enrichi et il faut le redire la la l'éradication du régime des mola. Ça c'était les buts de guerre au début il y a 22 23 jours.
Oui et non parce que si vous voulez les Américains ce qu'ils disent et ils le disent toujours aujourd'hui et les Israéliens disent la même chose. Si les Iraniens acceptent les paramètres de la négociation qui sont vous rendez les 440 440 kg d'uranium enrichi, vous arrêtez le balistique et vous arrêtez le financement des proxis, la guerre s'arrête. Ce serait une mauvaise nouvelle pour la population iranienne par ailleurs, mais la guerre s'arrête à la fois pour les Américains et pour les Israéliens.
Ils accepteraient. C'est à peu près une capitulation pour l'Iran, mais c'est ce qui est toujours sur la table. Pourquoi Ali Laridjani est mort euh il y a quelques jours ?
Parce qu' il n'a pas voulu accepter ce paramètre là de la négociation. Il reste des gens en Iran qui peuvent accepter ces paramètres de négociation. Il reste Rali Bav qui est le président du Parlement.
Est-ce qu'ils vont le faire ou pas, je ne sais pas. Mais c'est toujours sur la table, ça n'a pas bougé. Et le jour où les Iraniens disent "OK pour ces trois paramètres-là et pas d'enrichissement enfin enrichissement à 0 % la guerre s'arrête." Donc cette déclaration de Donald Trump voudrait dire qu'effectivement il y a quelque chose en préparation.
Ah moi je trouve ça absolument génial ce que vient de dire Gwendoline parce que là ça fait on a passé une heure à dire qu'il se dégonflait et cetera. Si ça se trouve c'est une russe de Donald Trump et on va avoir l'air de d'idiot parce qu'en fait tout est très bien pensé et il laisse ses [raclement de gorge] militaires arriver sur place. Vous y croyez pas du tout am la ruse de Donald Trump.
Vous pensez que le mec change d'avis toutes les 10 secondes et que Non, non, il est pas assez rusé. D'accord. Ah bah ça c'est fait.
Ça mme il l'a fait. Il il l'a fait au début de la guerre en Iran. Il a dit aux Iraniens, je vous laisse de semaines pour me donner la réponse.
Il a décapité la tête du régime avec la frappe d'ouverture. C'est pas de la ruse, c'est de la tactique. Là, on on on cache ses intentions mais qu' qu'on avait déjà.
C'est pas de la ruse. La la ruse, c'est de pas faire, je veux dire, elle a du niveau au-dessus. C'est Churchill avec le faux débarquement.
C'est tout un tas de choses ou c'est même le général Char qui a qui avait prévu un débarquement dans le sud de l'Irak pour faire finalement une invasion terre. Ça c'est la vraie raison mais dire on va négocier puis de jours après taper c'est ouais pas for alors on va juste regarder on va on va rejoindre notre équipe qui a donc Elisa Cléch et et Arthur Grollet parce qu'on essaie de faire un peu le tour savoir comment on réagit du côté de l'Iran. On l'a vu.
On essaiera de d'avoir davantage d'information du côté de d'Israël avec nos journalistes qui sont postés un peu partout. Mais est-ce que est-ce que Elisa Cléach et Arthur Grelet, vous qui êtes à DOA, est-ce que c'est est-ce que c'est pris comme un un soulagement par les pays de golf ? En tout cas, cette trève potentiel de 5 jours ?
Pas nécessairement, puisqu'on le voit, le flou persiste autour de cet ultimatum et une nouvelle fois, les pays du golf ont leur sort suspendu au dire de Donald Trump mais aussi au dire de la République islamique du rang. Alors que pendant que cette guerre s'en lise, et bien ces pays du golf continuent de subir de plein fouet les conséquences de cette guerre. des conséquences qui sont considérables sur leur économie.
On en a à de nombreuses reprises parlé avec les infrastructures gazières et pétrolières, mais il y a aussi des conséquences sur leur commerce, sur leur tourisme et puis ils subissent tous les jours des nouvelles menaces de la part de l'Iran. On a encore aujourd'hui ces menaces de mines tout au long du golfe Persique. Hier, c'était cette fois des menaces sur les usines de des allemands qui cette fois engendrerait des enjeux considérables sur la santé publique.
Aujourd'hui encore l'Iran dit avoir frappé une base aérienne en Arabie Saoudite et la 5e flotte américaine à Bah. Donc pendant que ce flou sur cet ultimatum persiste, et bien on le voit bien, les pays du golf peinent à avoir des réponses pour se sortir en fin de ce conflit. Merci Elisa Clé Gwendoline de Bonau.
Je continue avec vous tout à l'heure et je on essaie d'avoir une vision un peu prospective. On réfléchit, on essaie d'avoir un coup d'avant. Parfois on y arrive, parfois on se plante quand on réfléchit tous ensemble.
On essaie de penser contre nous-même. Euh si je vous dis à ce jour, si la guerre s'arrête dans les prochains jours, euh ça ressemblera une victoire de la République islamique d'Iran sur l'Occident et sur euh et sur les États-Unis d'Amérique. Vous souscrivez à cette lecture des choses ou pas ?
Non, parce que ça dépend comment la guerre s'arrête. La guerre ne s'arrêtera pas je ne pense pas tant que les 440 kg d'uranium enrichi restent sur le territoire iranien. D'abord, ça c'est très clair à la fois pour les Américains euh et pour euh les Israéliens.
Il pourra y avoir des discussions sur le balistique, éventuellement sur les proxis, mais il il faudra que quelque chose changer pour que cette guerre s'arrête. Je vois pas les Américains et les Israéliens, les Américains en premier lieu, se retirer sans avoir rien obtenu. Je n'y crois pas une seconde.
Donc donc ça veut dire qu'il y a nécessairement, si je vous écoute, à un moment donné une intervention au sol de commando ou alors une négociation qui aboutitive, sauf si les Iraniens veulent éviter ce scénario et effectivement il y a une négociation et qui va aboutir et il y aura peut-être pas exactement tout ce que les Américains veulent mais à minima les 440 kg d'uranium enrichis, ça c'est une certitude et un contrôle strict de l'enrichissement voir pas d'enrichissement mais sans la guerre ne s'arrête pas. Mais il faut juste un mot, il faut rappeler quand même la situation totalement ubuesque aujourd'hui à à 13h40 en ce moment, on direct on a quand même le ministre d'affaires étrangères iranien qui réagit au au tweet enfin en tout cas au propos de Trump qui dit "Je fais une pause pendant 5 jours" le faire étrangères iranien dit "Il y a pas du tout négociation ce weekend." Ouais.
Donc on a on on dit même on s'est pas vu on s'est pas vu pas vu qui négocie pas via des intermédiaire au téléphone c'est normal mais on a on a on a l'Iran qui dément à l'instant même des négociations négociations expliquées par Trump en gros ils disent Trump raconte n'importe quoi et c'est un nouveau bobar et dernière chose l'agence officielle farce iranienne dit pour le coup me semble-t-il on on verra dans les heures et les semaines les semaines qui ce que dit la presse américaine Mais un menaces et on a vu depuis 4 jours euh de l'Iran de frapper les installations énergétiques des pays du golf, elles sont vraies. On a montré qu'on dit vraies. Et puis deuxièmement, et c'est dingue l'Irandie, on regarde depuis quelques heures le marché financier américain, les taux d'obligataires américains qui sont en train de monter partout parce que tous les marchés disent il va y avoir de l'inflation avec la flambée du prix du pétrole, on augmente les taux d'intérêt, c'est catastrophique pour l'économie.
Donc même les Iraniens regardent heure par heure l'économie américaine et sont en train de faire des déclarations qui sont peut-être tout à fait justes. Les Israéliens ont-ils les mêmes buts de guerre que les Américains dans ce là. C'est Donald Trump qui a saisi son téléphone pour écrire ce message dont on parle sur trou social mais dans lequel il dit je ne frapperai pas les centrales électriques iraniennes moratoir ultimatum repoussé de 5 jours.
Tout le monde l'a compris. Mais que pensent les Israéliens ? Sont-ils euh soucieux comme les Américains de de faire un moratoire ?
C'est pas sûr. Est-ce qu'ils ont exactement les mêmes buts de guerre aujourd'hui ? Bon, d'abord euh de de ce qui se dit quand même en Israël depuis le début, même avant euh le début de la guerre, c'est que les Israéliens sont engagés dans cette bataille en se disant chaque jour que ça peut s'arrêter et qu'il et qu'ils seront informés à la dernière seconde de l'arrêt des opérations.
On se rappelle que pendant la guerre des 12 jours, au 12e jour des frappes, Donald Trump a ordonné aux avions israéliens de faire demi-tour. Donc les les Israéliens combattent dans cet esprit-là euh et euh au fond, il pourrai se contenter euh de de l'état actuel des choses, c'est-à-dire d'un d'un Iran quand même ou d'un régime profondément affaibli euh avec des capacités balistiques sacrément réduites avec une industrie militaire et aérospatiale qui a quand même été réduit réduite en cendre. Euh menace qui qui reste malgré tout résiduelle et importante pour euh pour l'arrièrefond israien.
Mais mais néanmoins euh en l'état, les Israéliens pourraient se contenter de ces euh de ces gains-là. H euh l'autre l'autre aspect non négociable côté israien et et on va probablement assister à une bascule dans les prochains jours si ce n'est dans les prochaines semaines euh des opérations israéliennes vers le Liban avec un relâchement du dispositif militaire en Iran, aérien en particulier où il y a beaucoup de de ressources évidemment qui ont été déployées pour justement se concentrer sur le Liban et cette fois les Israéliens seront et sont jusqu'au boutiste. Ils le disent très clairement en coulisse.
On ne s'arrêtera pas tant que lebola ne sera pas sorti de l'équation politique au Liban. Donc on va vers une occupation de de longue durée jusqu'à ce que jusqu'à ce que le gouvernement libanais cède et accepte donc de sortir le le esbola de l'équation. Le point de vue iranien maintenant à travers le regard de Siavoch Gazil le correspondant de France 24 et RFI donc à Tran qui était en direct avec nous tout à l'heure mais vous l'avez bien compris avec ce réseau internet qui est parfois capricieux.
On peut pas l'avoir toujours en direct dans notre émission. Tout à l'heure, il témoignait de ces nouvelles frappes israéliennes ce matin sur terre en des frappes massives. Il est devant un un immeuble résidentiel totalement détruit et il répond à cette question.
Comment est-ce que s'est perçu ce message de Donald Trump en Iran ? Écoutez, c'est un immeuble résidentiel. Je je montre donc l'immeuble voilà donc euh de 6 ou sep étages donc qui a été fait frappé de de plein souhait.
Euh je tourne également pour voir les habitants du quartier qui sont réunis ici donc pour voir pour assister donc pour pour par par curiosité parce que c'est un niveau résidentiel dans le nord de la capitale iranienne qui a été touché de plein fo par un missile à missile euh qui a touché donc cet immeuble. On ne sait pas bien sûr s'il y avait un responsable euh qui vivait dans cet immeuble, mais ce qui est certain, c'est que il y a eu euh de nombreux habitants, de nombreux civils euh qui vivaient dans dans cet immeuble euh dans cet immeuble qui ont été donc euh victimes, euh touché de plein fouet. Euh donc on n' pas on sait pas s'il y a eu euh s'il y a eu un un s'il y avait un responsable euh dans cet immeuble, ce qui est possible bien sûr.
Euh mais il y a eu de nombreuses euh victimes civiles, des blessés et des morts. Les s sont en train sont en train de euh dégager les décombres euh pour trouver les corps ou les les Europes civils qui se trouvent toujours sous le décombre dans ces hommes. Grégory Philippe a une question également.
Si j'ai une question pour vous. Parallèlement, Donald Trump annonce une suspension de son ultimatum et parle de discussion productives et constructive avec les Iraniens depuis 2 jours. Que dit-on de ça à Teéron ?
Est-ce que à votre connaissance des officiels iraniens échangent en ce moment avec des officiels américains et par quel biais ? Écoutez, côté iranien, on vit qu' qu'il n'y a aucune discussion, aucune demande de ce feu, aucun dialogue avec les Américains depuis plusieurs jours maintenant. Alors bien sûr, moi je suis fait en mesure de dire s'il y a euh des discussions en cours avec les Américains, mais le le la déclaration officielle iranienne euh donc affirme qu'il n'y a aucune discussion avec les Américains et que l'Iran ira jusqu'au bout euh dans cette guerre et n'acceptera pas les conditions américaines.
Il faudrait que les États-Unis acceptent de donc la défaite. Israël accepte la défaite euh donc face à l'Iran. teran qui demande des des des démagements, des compensations de de l'ordre de 100 milliards de 100 milliards de dollars sur pour compenser toutes les destructions qui ont été commises en Iran.
Euh donc euh pas euh seulement mais aussi dans les différentes euh villes iraniennes de nombreuses frappes israéliennes ou américaines mais également que désormais euh l'Iran à le contrôle total du trit de Mouse et que chaque navire euh qui traverse ce chaque navire commercial, chaque pétrolier devra payer une taxe de 2 millions de dollars pour passer le détroit et que aucun pétrolier, aucun navire commercial américain ou des pays alliés des États-Unis n'ont ont désormais le droit de traverser le saut des trit. Euh l'Iran euh euh impose de plus en plus euh ces conditions et affirme que euh désormais ce sont les États-Unis euh qui doivent se conditions iraniennes et notamment euh que toutes toutes les bases américaines dans la région euh doivent doivent doivent être termées donc par les pays de la région qui n'est pas question que l'Iran accepte qu'il y ait des bases américaines dans les pays dans les monarchies arabes du groupe classique. Voilà avec un Iran.
Donc merci beaucoup à Sivche Gazzi, un Iran qui montre les dents, qui sur le plan diplomatique dit "Attention maintenant la donne a changé, je ne veux plus une seule base américaine proche Orient." Euh euh encore une fois, je je le redis, euh l'Iran se conduit Gwendoline de Bonau exactement comme un vainqueur. Ils poussent leur avantage.
Ouais, ils poussent leur avantage. Donc soit on dit, ils ont toujours fait ça, soit on dit à certains égards contre toute attente il y a en Iran un climat qui règne, qui les pousse à penser qu'ils sont aujourd'hui imbattables ou qui peuvent encore continuer un peu. Après, moi encore une fois, je je me méfie de ça dans le sens où on on a je me souvre des 12 jours, vous savez, il y a eu des échanges directs de missile et de drone entre l'Iran et Israël et à chaque fois les Iraniens disent "On a gagné." Mais par ailleurs, ils le pensent hein.
Les Iraniens aujourd'hui sont convaincus d'avoir gagné euh la guerre des 12 jours. Ils avaient plus de défense aérienne. Euh pour le coup, les Israéliens et les Américains avaient la maîtrise du ciel.
C'est pour ça que les Américains ont voyé des B2 et cetera. Les infrastructures nucléaires, c'est vrai, ont pris un sacré coup. À la fin de la guerre, les Iraniens ont dit "On a gagné" et et ils le pensent quelque part.
Donc là, pour eux, dès qu'il continuent, plus il continuent, plus il gagnent. À chaque fois qu'il tirent, ils gagnent. Et ils ont le droit de de penser comme ça.
Après, à un moment donné, ils peuvent faire l'évaluation aussi que il y a un danger plus réel sur le régime et aller à la négociation ce qu'ils ont déjà fait par le passé. Olinet qu'on a surestimé la capacité de la rue iranienne à renverser le régime ? C'est le grand débat aujourd'hui.
On dit le Mossade savait. Le Mossade a a influencé les Américains en leur disant "Mais vous verrez, le régime va tomber parce que la rue iranienne va se révolter." Et quelle est votre lecture de cela ?
Alors pour le coup, j'y crois pas une seule seconde pour l'instant. pas alors je crois pas une seule seconde que le Mossa en l'occurrence estimait que la rue iranienne allait se soulever maintenant pour la simple et bonne raison c'est que ça a toujours été clair dans l'esprit des Israéliens Netaniaahu le dit avec une constance Donald Trump aussi Pitex aussi il n'arrête pas de dire aux Iraniens pour l'instant restez chez vous pour les Israéliens et les Américains. La rue iranienne aura un rôle à jouer après la phase cinétique c'est-à-dire après la phase de bombardement qui continue toujours.
Personne n'a imaginé en Israël à aucun moment personne dans l'appareil sécuritaire que les Iraniens sortent de de chez eux sous des tapis de bombe alors que les Israéliens et les Américains étaient en train de neutraliser et les lanceurs et les défenses aériennes des iraniens. J'amène la vie, ça n'a aucun sens. Tout le monde sait que personne ne sort sous des bombes.
En revanche, et c'est toujours dans l'esprit et des Israéliens et des Américains quand les bombardements s'arrêtent de créer les conditions et personne ne peut le garantir et tout le monde le dit. On ne peut pas le garantir. On peut créer les conditions pour que ça arrive.
On ne peut pas le garantir mais c'est certainement pas maintenant. L'URSS est tombé à un moment donné où on ne s'y attendait pas. Le régime de Napoléon I est tombé à un moment donné on s'y attendait pas.
Juste le lendemain de la défaite de de Sedan. 1870. Vous vous croyez que que ça un jour un jour la République des Mola pourra tomber malgré ses cadres ?
Bien sûr que c'est possible. Évidemment que c'est possible. C'est quand même très corrompu.
Enfin, on va pas lister maintenant tous les problèmes mais bien sûr que c'est possible. Et j'ajoute sur la population iranienne que c'est pas parce qu'elle sort pas dans la rue que elle participe pas. Enfin, quand vous voyez le nombre de vidéos avec un accès internet compliqué qui sort d'Iran en montrant là un checkpoint de cette milice, là des forces de sécurité, il y a quand même aussi des Iraniens qui font quelque chose même depuis chez eux.
Mais évidemment que il va pas y avoir de grandes manifestations euh tant que euh il y a des bombardements qui arrivent sur le le pays. Est-ce que Donald Trump aurait pu en tout cas, on va être prudent en en utilisant le mot reculade, mais en tout cas, il recule sur son ultimatum. Est-ce que les menaces du régime iranien auraient pu lui faire peur ?
Parce que quand il lance son ultimatum samedi soir, le régime répond du tac au tac. Très bien. Bah nous on va faire la même chose.
On va aussi frapper les centrales électriques, non seulement d'Israël, mais aussi du Moyen-Orient et à menacé ce matin de poser des mines sur toute la zone côtière de l'Iran sur une partie du Détroit d'Ormous en déployant divers divers divers types de mines navales, disait le régime. Est-ce que ça ça a pu faire peur à Donald Trump Ce qui de fait aurait bloqué le D3 d'ormous pour une durée assez longue. C'estàd que vous balancez 50 100 ou ou 300 m000 dans le D3, il faut le déminer, ça prend du temps.
Enfin, on était sur une fermeture de de plusieurs semaines, donc ça a pu poser. Non, moi vous voyez, vous avez vu, c'est Renault qui a qui a repéré ça, les infos d'Axios sur la réalité ou non des négociations. Donc Axos c'est un A c'est un média américain avec un jurist qui s'appelle Barack Ravid qui est assez proche de la maison Blanche et des Israélien.
Donc on considère qu'il est généralement très [raclement de gorge] bien informé. Il évoque l'intervention de trois pays ces deux derniers jours euh Pakistan, Égypte, Turquie qui ont fait passer des messages aux Américains et aux Iraniens pour essayer de faire redescendre un petit peu euh la la température. Est-ce que ces cette triple initiative diplomatique fait que Trump a décidé de repousser de 5 jours son ultimatum ?
Est-ce que c'est l'arrivée dont parlait Gwendoline des 4500 ou 5000 marines qui seront dans la région de toute façon d'ici 5 jours. On est bien incapable de vous le dire. En tout cas, les lignes sont en train de bouger, ça se voit avec l'ultimatum reporté euh avec aussi, il faut le dire, les Iraniens qui tout ce weekend ont frappé extrêmement fort sur Israël avec ces deux missiles sur Arad et sur Dimona qui ont un véritable D'abord, il y a eu beaucoup de blessés puis un impact sur l'opinion publique israélienne.
Et puis malgré tout, avec ce geste certes un peu symbolique des domiciles envoyés vers la base de Diego Garcia dans l'océan Indien, on les Iraniens ont essayé de montrer les muscles ce weekend. Vous vous mettez tout ça bout à bout. euh la démonstration de force des iraniens, les négo et l'arrivée prochaine de 5000 marines dans la région, c'est peut-être les menaces économiques et les menaces économiques et le D3, c'est peut-être ce cocktail là qui fait que Trump a décidé pour l'instant en tout cas de repousser les frappes.
Moi moi je retiens une chose que nous a dit tout à l'heure Gwendoline de Bonot Maxime Perez, c'est que ce petit le fait de repousser de 5 jours l'ultimatum prévu ce soir, je rappelle à ceux qui nous regardent ce que Donald Trump avait dit ce lundi soir. Si le détroit d'Ormous n'est pas libéré par les forces iraniennes, je bombarderai des installations électriques, des centrales électriques en Iran, qui touchent des populations civiles avec une une énorme violence, avait-il dit. Bon bref, et là il a annoncé à la mi-journée qu'il renonçait à ce projet et qu'il organisait une sorte d'ultimatum de repousser tout ça de 5 jours parce que il y avait des discussions très fructueuses avec les Iraniens a dit Donald Trump.
Les Iraniens disent pas du tout, on discute pas du tout avec Donald Trump. Bref, ce que je trouve intéressant Maxime Perez, c'est ce que disait à l'instant Gwendoline de Bonau. Ces 5 jours là, ces 5 jours finalement ça correspond au déliséri pour que les les navires américains arrivent sur zone avec des fantassins, enfin avec des hommes de terrain, avec des commandos, avec un responsable israélien qui le dit dans le Washington Post, ces marines ne viennent pas pour recevoir des décorations.
Oui. Donc le message était assez clair. Ça ça fait écho quand même à ce qui s'est produit pendant 4 à 5 semaines avant le début des opérations.
On a vu donc cette armada américaine se mettre en place alors que Donald Trump aussi à ce moment-là parlait de discussion extrêmement constructive avec le régime et de la possibilité d'un accord et on a vu le résultat. Euh après le deuxième point c'est que euh quels que soient les les ambitions et les plans américains, je crois que tout expert militaire qui se respecte dira que ça n'est pas avec 5000 ou 8000 hommes euh puisque ce chiffre de 8000 hommes existe aussi, il est avancé par certaines sources qu'on va pouvoir occuper une bande de terre aussi complexe à occuper que par exemple le D3 d'Ormuse, la rive iranienne du D3 d'Ormous ou peut-être même des îles adjacentes à ce territoire. D'autant plus que la menace depuis dans dans ce triangle, dans ce dans ce mouchoir de poche, elle peut venir de drones qui sont parfois tirés dans la profondeur du territoire iranien, de missiles balistiques qui peuvent aussi être tirés parfois à 150 ou 200 km de distance et et viser avec précision un navire ou tout bateau qui transiterait par ce D3.
Donc en fait, on même si on occupe le le flanc iranien de ce de ce D3, en admettant que ce soit les plans américains, on ne résout pas à mon avis et on ne met pas fin à la menace que peuvent porter les Ianiens sur le commerce international dans ce D3 d'Armos. On va partir à Washington maintenant pour tenter d'en savoir davantage rejoindre Sonia Dripondante à la maison blanche. Sonia, qu'en dit-on donc du côté des États-Unis ?
Est-ce que le message de Donald Trump est plus clair ? Oui. Alors, c'est ce que dit Donald Trump.
Il parle de discussions très fructueuses et il assure avoir ordonné à au département de guerre euh de euh cesser euh toute frappe euh militaire pendant les cinq euh prochains jours et de ne pas frapper euh les infrastructures euh énergétiques comme il avait euh menacé euh de le faire. Donald Trump qui déjà vendredi disait et bien que ils envisageaient, les États-Unis envisagaient de de réduire leurs opérations au Moyen-Orient. C'est un Donald Trump qui jusqu'à présent est très frustré de ne pas avoir réussi à faire capituler les Iraniens.
Donc on voit qu'il met une pression maximale et puis ensuite il recule. ce weekend, son secrétaire au trésor disait "Parfois, il faut une escalade pour permettre une des escalades." Alors, on a entendu ces derniers jours de possible pour parler mais il n'y a rien de très clair.
Ce que a révélé le site Axios ce weekend, c'est que dans l'administration Trump et bien il y avait des discussions sur la prochaine phase de la guerre et que il y avait notamment des discussions sur de possible pour parler de paix. On sait que Steve Witkov, son envoyé spécial et Jarette Kouchner, son gendre font partie des discussions pour parler d'éventuellement d'éventuelles négociations. On entendait aussi parler d'éventuelles discussions ces derniers jours entre Steve Witkof et le ministre iranien des affaires étrangères.
Mais il n'y a rien de confirmé. On sait que parfois Donald Trump aussi exagère ce qui est en train de se passer, les situations. Donc on ne sait pas encore, on en saura peut-être plus aujourd'hui quand Donald Trump revient de Floride et revient ce soir à Maral Lago.
Il parlera sûrement aux journalistes pour savoir avec qui exactement parlent les États-Unis. Mais ce que ce qui est sûr, c'est que Donald Trump a une grande pression euh non seulement euh de son opinion publique, 60 % des Américains selon un dernier sondage qui ne veulent pas de cette guerre, mais aussi de conseiller au sein de son administration comme sa chef de cabinet notamment Suzy Wilds qui le presse de trouver euh un moment une porte de sortie pour pas que ça dure trop longtemps. Alors lui était déterminé à ce que cette guerre dure encore au moins quelques semaines.
Il a reporté son voyage en Chine qui était prévu à la fin du mois pour justement être là en cas de de guerre. Mais il y a quand même une inquiétude euh aux États-Unis et notamment en raison de l'économie. Et là, on voit que juste après l'annonce de Donald Trump et bien les prix du baril de pétrole ont chuté et ça c'est vraiment ce que souhaitait cette administration.
Merci Sonia Dridi. Merci beaucoup. On est en ligne avec Romald Siura qui est aux États-Unis, directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis et de l'IRIS.
Merci Romel Chora d'être avec nous. Il est il est tôt aux États-Unis là. On est au milieu de la matinée.
À quoi joue Donald Trump ? Vous avez vu ce matin en vous levant, j'imagine sur le réseau Trousse sociale sur son réseau Donald Trump qui a fait ce long message en lettre capitale dans lequel il explique que il ne frapperait pas, comme il l'avait dit ce soir, les centrales électriques iraniennes et qu'il suspendait ses frappes sur l'Iran pendant 5 jours, le temps de mener à bien ces négociations d'une qualité exceptionnelle très qu'il mène en ce moment avec l'Iran. négociations qui ont immédiatement d'ailleurs été démenties par Teran.
À quoi joue Donald Trump ? Romeal, écoutez, comme je l'avais déjà dit à votre antenne, Trump s'est lui-même piégé avec l'Iran. Euh, il est parti en guerre pour plusieurs raisons.
Premièrement, il voulait absolument obtenir un deal qui de toute façon n'aurait pas pu être mieux que celui qu'il avait lui-même jeté la poubelle, le deal de 2015 sur le nucléaire iranien. Pour cela, il a il a mis une pression maximum. ont déployé une flotte du jamais vu depuis 2003.
Il fallait bien qu'il justifie auprès des électeurs américains, des électeurs magasin. C'est toujours son obsession, le pourquoi de ce déploiement parallèle, il était poussé par Netaniaou. Et puis la gifle qui a tout décidé, hein.
La gifle de la Cour suprême le 20 février dernier concernant sa politique de taxation. Humilié à la maison, humilié à l'extérieur. Il fallait qu'il montre à tous euh qu'il était encore le boss.
Bref, il est parti dans une guerre sans écouter les conseils de Suzy Wills, la secrétaire générale de la Maison Blanche dont votre correspondante parlait, qui était opposé à cette guerre. de Jid Events également opposé euh de la plupart des des pontes du du Pentagone. Aucune stratégie.
Euh à un moment on nous dit qu'il veut faire tomber le régime des mola. Une semaine après, ça c'était il y a 10 jours, je leur ferai pire s'il continue. Donc il partait du principe que le régime tiendrait en place.
Bref, Trump euh essae depuis déjà un petit moment de trouver une sortie de secours. Comme cela a été très bien expliqué par votre correspondante. La pression monte aux États-Unis.
Wall Street, l'opposition bien évidemment, mais également les MAGA et la base MAGA. He n'oublions jamais que Trump a été élu sur la promesse de ne jamais entraîner le pays dans une de ces guerres à rallonge à l'encontre desquels les Américains sont vaccinés. il a déjà eu des morts.
On sait que si la situation se prolonge, il n'y en aura encore plus, que cela va se payer grandement dans les urnes euh en novembre lors des élections un terme, bref, Trump cherche une sortie de secours et c'est pourquoi je prédisais, je ne suis pas surpris d'entendre ce genre de propos, que nous allons assister à une pirhouette à la vénézuélienne. J'entends, j'ai pu traiter avec des personnes beaucoup plus conciliantes, j'ai obtenu ce que vous voulez, ce que nous voulions. grande victoire.
L'Iran ne mange dans la main comme le Vené et on passe à autre chose probablement à Cuba une cible beaucoup plus facile. H Attendez Rol sur il existe la la là je me tourne vers vous Gwendoline de Bonau la la la Dulcie Rodriguez iranienne existe. C'est-à-dire qu'il a il a traité à à Caracas avec l'adjointe du président Madura et lui a dit "Bon, c'est bon, maintenant tu vas exercer le pouvoir et tu suivras un petit peu quelques directives que te donneront les États-Unis.
Est-ce est-ce qu'il y a aujourd'hui dans l'exécutif iranien quelqu'un qui serait capable d'accepter de prendre le pouvoir et d'être un peu plus conforme à ce que les Américains attendent ? Le problème, c'est que ça marche pas. Il y a pas de Dels quoi.
En Iran, ça ne marche pas comme ça. Après, les Iraniens peuvent collégialement, c'est-à-dire quand je dis les Iraniens, c'est les gardiens de la révolution, c'est eux qui sont au pouvoir aujourd'hui. Il y a pas une faction modérée qui discute avec une faction moins modérée qui discutent aujourd'hui les gardiens ont le pouvoir.
Tous les messages de MTAaram AN, peu importe son état de santé, ce sont les gardiens qui les écrivent et c'est eux qui ont le pouvoir. Il y a le président du parlement qui lui est toujours vivant qui s'appelle Ralibav qui est assez dur qui répond au tweet de Trump par un tweet. lui en collégialité avec les gardiens de de la révolution peuvent décider que le risque est trop important euh pour le régime parce que faut quand même pas oublier que la situation est compliquée pour le régime iranien hein.
C'est pas non plus si somne. C'est pas parce qu'ils continuent à tirer qu'ils peuvent pas juger à un moment donné que pour leur existence c'est compliqué et prendre une porte de sortie un accord. Mais il y aura pas une d'elle-ci.
Ça se ça se décidera au niveau des gardiens de la révolution. Romuela, comment est-ce que vous vous interprétez ce encore une fois ce message de Donald Trump ? Parce qu'effectivement, on se dit bon, il y a il y a une trêve de 5 jours décrété visiblement unilatéralement par le président américain.
On se dit c'est la trêve sur le D3 d'Ormous. Sauf que dans son texte, il parle bien de très bonnes et constructives conversation avec l'Iran concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient. Il laisse entendre quand même que les négociations là portent sur la fin de la guerre.
Écoutez, je je vais être petit peu provoquant, mais on a l'impression un petit peu d'assister à une rédition entre guillemets bien évidemment des États-Unis. Ce qui vient d'être dit est très très juste. Il n'y a pas de Rodriguez au en Iran.
Si il y a traité, ça sera négociation. Ça sera effectivement avec l'ensemble des leaders iraniens qui une fois encore le régime étant fragilisé, la situation comme cela vient d'être expliquée étant fragile à l'intérieur pourrait être poussé à accepter des négociations. Mais tout cela, c'est pour l'instant la communication de Trump. il cherche une sortie de secours et il se raccrochera à la moindre négociation possible, au moindre recul entre guillemets des du régime des molards afin de pouvoir brandir une fois encore à ces électeurs, essentiellement à la Nation Magame aussi à l'ensemble des États-Unis euh à une forme de de de victoire de dit qu'il aurait obtenu.
Non, il y a pas de Rodriguez aux États-Unis. Trump va sans doute l'inventer. Il va sans doute parler euh de euh d'iranien plus modérés. et euh afin de pouvoir clamer victoire.
Ne voyons rien d'autre dans ce qu'il nous a dit ce matin que un homme qui désespérément recherche une une porte de sortie. Aujourd'hui, vous savez jusqu'à présent tout a glissé sur Trump, hein. Ça fait 10 ans qu'on annonce la fin de Trump. que ce soit l'affaire Vichtin, que ce soi les affaires, que ce soit le coup d'état du 6 janvier 2021, tout a glissé sur lui.
Là, la situation est beaucoup plus périlleuse. Euh trois scénarios, soit la guerre se poursuit avec des bombardements qui vont coûter de plus en plus cher, 200 milliards de dollars qui ont été demandés qui sont demandés à la au Congrès. C'est quand même énorme dans un pays où le prix de la vie est exorbitant pour les citoyens.
Euh donc si la guerre continue, des bombardements qui risquent de ne mener à rien hein puisque le régime tient malgré ses difficultés intérieures. Euh un déploiement de troupe au sol, on sait très bien que le nombre de morts américains va être exponentiel et que cela se perera au-delà euh des urnes. Euh cela se perera directement euh dans la popularité de Trump qui déjà n'est pas très haute mais qui pourra encore chuter.
Bref, donc il reste la négociation et comme le régime des mol tient bon quand même face aux États-Unis, bah il faut malheureusement un petit peu plier et donc préparer l'opinion à un recul en prétendant que nous avons nous américains obtenu ce que nous voulons. Ne cherchons rien d'autre ici que de la communication et je reste convaincu puisque nous sommes à quelques mois du 250e anniversaire des États-Unis. Le 4 juillet 2026 sera fêté grandiosement aux États-Unis.
Trump est en train, vous savez, de construire un arc de triomphe le plus beau, le plus grand au monde. Il a besoin d'une victoire et donc je suis convaincu qu'après l'Iran, pour faire oublier ce triste épisode, il s'en prendra à Cuba afin d'être celui qui aura réussi ce qu'aucun président depuis Kennedy n'a réussi, c'est-à-dire faire tomber le régime castriste. Merci Robold Sora.
Merci à vous d'avoir remis tout ça en perspective. Est-ce qu'on a des nouvelles Grégory Philips de Jil V du du vice-président qui était pas très très chaud sur cette intervention militaire en Iran ? qu'il a disparu.
Il parle plus trop hein. Vous avez raison, il se fait extrêmement discret depuis le le 28 février parce que Sonia Driedy nous l'a expliqué tout à l'heure depuis Washington. Vous avez quand même au sein de l'administration depuis le tout début de de cette excursion, pour reprendre le le mot de Trump en Iran, vous avez quand même deux lignes qui s'affrontent.
Euh parmi euh ceux qui pensent que cette guerre n'était pas une bonne idée, vous avez Jedy Vens, effectivement la chef de cabinet Szys, qui est extrêmement puissante à la Maison Blanche et qui depuis le début prévient Trump en disant euh c'est quand même assez imprudent comme aventure. Et pour Jedy Vents en plus, il y a évidemment la perspective des prochaines de la prochaine présidentielle. C'estd que vis-à-vis de cette base électorale, maga et cetera, Trump ne pourra pas se représenter et lui pour reprendre le flambeau mais il veut pas avoir l'Iran sur son CV.
Ben Sonia Drivier est toujours en direct avec nous depuis Washington. Sonia effectivement c'est un président sous pression donc sous pression de la rue sans doute américaine, sous pression politique également. Oui, c'est un président en effet sous pression de son opinion publique.
Un dernier sondage montre que 60 % des Américains sont opposés à cette intervention en Iran. Même si lorsqu'on voit que les Républicains interrogés, eux sont en majorité encore en soutiennent encore cette intervention en Iran. Mais il est aussi sous la pression, vous l'avez dit hein, de son entourage, d'une partie de son administration qui le presse de trouver une porte de sortie, notamment Suzy Wiles avec qui on le voyait encore il y a quelques jours.
Il respecte beaucoup l'is chef de cabinet et elle le presse depuis un certain temps maintenant de trouver une porte de sortie notamment parce que cette guerre a des effets économiques aux États-Unis avec le prix du pétrole qui s'envolé depuis le début de la guerre de plus de 20 %. Et d'ailleurs, juste après cette annonce de Donald Trump, le prix du baril de pétrole a chuté de moins 10 % et c'est ce que souhaitait Donald Trump. C'est ce que souhaitait cette administration.
On a aussi un président américain qui est très frustré, exaspéré même de ne pas avoir encore réussi à faire plier le régime iranien. Il s'est énervé aussi ce weekend après euh la publication d'un article d' New York Times qui disait que euh Donald Trump etth bien était loin d'avoir obtenu euh d'avoir achevé ses objectifs euh de guerre, ses objectifs militaires, notamment euh la fin euh de la menace nucléaire. Et donc il a euh il a tenté cette escalade avec ce message, cet ultimatum qu'il a lancé euh samedi soir.
Et puis voyant peut-être que ça ne marchait pas euh que les Iraniens n'allaient euh pas plier, bien euh il on il semble reculer en tout cas pour le moment. Il a annoncé donc cette trêve de 5 jours. Son secrétaire au trésor prévenait ce weekend que parfois il fallait une escalade pour parvenir à une désescalade.
En tout cas, on a un Donald Trump qui essaie de trouver une porte de sortie mais qui n'a pas envie de terminer cette guerre tant qu'il n'a pas réussi certaines choses. Il a et et tout à l'heure sur CNN, un commentateur rappelé qu'il s'est un peu laissé emporter après l'expérience au Venezuela et que l'Iran n'était pas le Vené. Bien merci Sonia Drid mesdames messieurs vous êtes en direct sur elle vous avez fait un choix remarquable il faut que je vous dise que Marine Le Pen est en train de s'exprimer est à Budapest et nous allons all nous allons retrouver Marine Le Pen mesdames messieurs, qui est à Budapest en Hongriet ?
Ah oui, bien sûr. Je partage le sentiment et je veux vous dire euh nous avons gagné plus de vie que nous n'en espérions en réalité. Donc ça a été plutôt une bonne surprise.
Alors évidemment, nous sommes un peu déçus pour Franck et et pour l'or, même si nous savions que euh c'était des villes extrêmement difficiles. Tout en attirant votre attention sur une chose tout de même, c'est que dans ces deux villes, comme dans d'autres d'ailleurs, le Rassemblement national est aujourd'hui la seule force d'opposition. [grognement] Ça c'est un peu le double effet qui se coule, vous voyez, de du retrait de nos adversaires au second tour pour nous faire battre.
C'est ce qui s'était passé en 2014 à Perpignan. [grognement] Il s'était retiré pour faire battre Louis à Liot, moyenne en quoi le Rassemblement national était resté la seule force d'opposition au conseil municipal de Perpignan à l'époque. 6 ans plus tard, Louis Alot gagnait la ville.
Voilà, donc c'est un un risque important qu'il prennent. C'est ce que j'appelle une victoire à la py russe. Et et donc je pense que les résultats obtenus tant par l'or d'ailleurs que par Franck sont tout de même spectaculaire dans des villes où nous n'avions évidemment pas l'habitude de faire des scores aussi haut.
Pour le reste, toutes ces villes moyennes que dans lequel nous avons gagné, soit au premier tour d'ailleurs, soit au second vont nous permettre de continuer d'accélérer l'implantation locale que nous avons engagé depuis un certain nombre d'années déjà. Madame Le Ben, on est aujourd'hui à Budapest. Vous venez soutenir Victor Urban qui est en campagne pour son élection.
C'est bien compris. Samedi, il a dit que le monde se portait mieux depuis que Donald Trump est au pouvoir. Comment c'est compatible avec vos propres critiques de Donald Trump ?
Par ailleurs, est-ce que vous êtes d'accord avec le fait qu'il bloque toutes les décisions de l'Union européenne sur l'Ukraine ? Oui, mais si il faut bien que vous compreniez une chose, nous sommes alliés, nous ne sommes pas des clones. Par conséquent, nous pouvons potentiellement avoir des divergences ou des nuances sur un certain nombre de sujets et nous en avons et nous les acceptons puisque notre matrice, c'est précisément de dire que nous refusons que l'Union européenne cherche à nous nous imposer un modèle unique.
C'est pas pour nous-même nous imposer à nous-même un modèle unique. Donc nous sommes différents, nous avons chacun notre histoire, nous avons chacun notre culture, mais nous avons des grands principes qui nous rapprochent et notamment la la l'absolue nécessité de la souveraineté des nations, de leur respect par l'Union européenne, le refus d'une immigration qui est aujourd'hui en France en tout cas totalement hors contrôle et la défense de nos identités de nations qui précisément font la richesse de l'Europe. Vous soutenez son véto l'Union européenne contre l'Ukraine ?
Bah c'était c'est pas que je considère que c'est une bonne chose, je considère qu'il défend les intérêts de la R. [raclement de gorge] Mesdames, messieurs, vous écoutez Marine Le Pen qui est en train de s'exprimer en direct de Budapest en Hongrie où se déroule à l'initiative d'ailleurs de du premier ministre hongrois Victor Orban une réunion de tous les patriotes, ce qu'il appelle la premier grand rassemblement patriotque à 3 semaines des à 3 semaines des élections législatives de son pays. Effectivement, [raclement de gorge] Marine Le Pen fait partie des des grandes personnalités politiques européennes à être invité avec Salvini par exemple pour l'Italie.
Oui. À noter que c'est très intéressant. C'est très intéressant ce que dit Marine Le Pen parce que hier soir et on l'a écouté sur LCI, elle s'est exprimée 3 minutes.
Elle a été extrêmement brève. Elle a étudié ce matin les résultats et effectivement euh euh un grand fauve de la politique que je parle pas de ses idées, on aime on aime pas, mais elle a une analyse très juste sur ce qui s'est passé à Toulon et [raclement de gorge] un peu moins à Marseille. C'est que le RN ne l'emporte pas à Toulon, ne l'emporte pas à Marseille mais ils ont absorbé la droite.
H c'est terminé la droite à Toulon. Euh c'est c'est c'est terminé entre la gauche à Toulon et une partie de la droite. C'est terminé la droite à Marseille.
Il faut voir l'effondrement de Martine Vassaille. Jean-Claude Godin administré Marseille pendant 25 ans. Il n'y a plus il n'y a plus de droite à Marseille.
L'opposition désormais à euh à la gauche à Marseille, c'est le RN. Il y a plus que [raclement de gorge] l'opposition à Toulon à la droite c'est le RN. Et dernière chose, c'est l'objectif de Marine Le Pen Bardella. depuis des années, c'est que même en 2027 s'il perdaient s'il se vont au second tour et qu'il perdaient, il dirait désormais "On a absorber quasiment la droite, on est la grande force d'opposition." Donc je dirais là ça serait achevé la la page politique qui se tournerait sur la vie politique française.
Et ce qui était très intéressant c'est que c'est vrai qu'on vous voyait par exemple sur l'exemple qu'elle a donné à Marseille où au fond Jean-Luc Mélenchon essaie de montrer qu'il serait l'opposition à l'intérieur même de la gauche. Elle dit en fait la seule opposition c'est moi hein. Tous les autres s'allongent.
La seule opposition c'est moi. C'est ce que vous aviez fait à Perpignan et Louis Alliot en fait a cranté quelque chose et à la fin il a décroché la ville. J'ai trouvé très intéressant, c'est c'est vous Magalie qui aviez souligné la prise de parole de la de la mère de Toulon, la mère d'hiver droite.
Elle dit finalement on s'entend pas si mal hein avec le Rassemblement national, on est d'accord sur beaucoup de choses et notamment la sécurité. Et vous Éric, vous lui aviez dit et ben écoutez, j'ai l'impression que l'Union des droites s'est faite à l'intérieur du conseil municipal. Donc c'est vrai qu'il se passe quelque chose de très intéressant.
À Toulon au fond, ils ont gagné la bataille idéologique et à Marseille c'est la seule opposition. Alors la question c'est quel est après ce second tour des élections municipales, la fin de ces élections municipales, quelle est la répartition des forces hein quand on compte toutes les toutes les villes, toutes les communes de France, combien de communes de droite, combien de communes de gauche, combien de communes du centre, combien de communes au rassemblement national ? Nivine Potros a fait le boulot mesdames, messieurs, vous n'avez pas à le faire.
Voilà, elle est là [rires] Nivine, elle l'a fait pour nous. Nivine, vous avez la parole. Merci.
Alors effectivement, quand on regarde dans le détail et qu'on s'intéresse aux villes de plus de 3500 habitants, et bien on constate que la droite et bien l'emporte. Il y a beaucoup plus de villes avec un maire de droite qu'avec un maire de gauche. Ce sont tous les points jaunes que vous voyez sur cette carte.
Alors sur cette carte, les points jaunes apparaissent tout petits parce qu'effectivement ce sont des toutes petites communes. La droite l'a emporté dans de très nombreuses villes autour, vous voyez, de Paris en Île-de-France majoritairement, autour de la Méditerranée et puis aussi dans le Rôalpe tandis que la gauche et bien elle s'impose principalement dans les grandes villes à Paris bien évidemment, à Nantes, à Marseille ou encore à Lyon. Voilà donc pour ces deux cartes.
Quand on compte tous ces petits points, je les ai compté pour vous aussi, pas besoin de le faire à la maison. Et bien dans le détail, ça donne ceci. La gauche est en tête dans 802 communes de plus de 3500 habitants tandis que la droite dans 1240 communes.
Ce qui veut dire et bien qu'aujourd'hui et bien ce sont principalement des maires de droite qui sont élus en France. C'est 579 pour le centre, 61 m pour l'extrême droite. Ça représente au total etth bien 18 millions de Français qui vivent dans des villes gouvernées par la droite tandis que 16,7 millions de Français vivent dans une ville de gauche.
La droite en fait, elle est parvenue à se maintenir quasiment partout. Elle est même parvenue et bien à ravir des villes qui sont à gauche depuis décennies. C'est le cas par exemple de Claire Montferrand qui est un bastion socialiste depuis 80 ans.
Clairmontferrand qui a donc hier soir basculé, vous le voyez à droite. C'est exactement la même chose pour Besançon. La ville a aussi basculé à droite après 73 ans de politique socialiste.
À Brest, le PS cède le pouvoir à la droite après là aussi 37 ans de règne avec quand même, il faut le dire plus de 10000 voix qui séparent le candidat de droite du candidat d'hiver gauche. As fief évidemment de l'ex-président François Hollande et bien là aussi la droite l'a emporté. La ville était dirigée depuis 25 ans par un maire socialiste.
Pour le reste et bien les républicains ne sont pas forcément parvenus à s'imposer dans des grandes métropoles, à l'exception évidemment de Toulouse. On en a beaucoup parlé. Pour le reste et bien dans les toutes petites communes, la droite est très présente.
Elle est en revanche absente des grandes métropoles. Merci beaucoup à vous Nivine Potros. Oui, en Corè, la ville de Tul si cher à François Hollande dont il a été élu euh à basculer à droite.
Vous vous souvenez de la la vacherie qu'avait fait Olivier Fort à à François Hollande en retweetant l'alliance du maire de Tul qui est un très proche de François Hollande avec Lfi et donc c'était vraiment voilà l'humiliation. Bon ben écoutez voilà, je pense que François non, je pense que quelque part François Hollande va pas être si mécontent que ça. Non, mais ce qu'il y a d'incroyable, c'est que si on on fait un premier bilan, il faut toujours regarder les résultats détail par détail.
On le fera encore dans les prochaines heures. Si on fait un premier bilan de ces municipal, un an de la présidentielle, c'est que vous avez, contrairement à ce qu'on dit toujours euh LR au plan parisien, c'est très dur, mais quand on regarde la carte des élus en France, c'est un succès hier soir pour la droite, c'est un succès hier soir pour les républicains qui ont encore des dizaines et des dizaines de milliers d'élus locaux et beaucoup de mairies. Alors effectivement il perdent Toulon enfin il perd il perd de Nî il perd de Nî mais enfin oui voilà il perd de Nî mais sinon toutes les autres ils ont de très belles victoires.
Le RN a également des belles victoires. La gauche est très compliquée. Elle est explosée et les filles est un caillou dans leurs chaussures.
Les socialistes sont divisés et je regrette contrairement à ce que ce que disent quand même beaucoup de d'observateurs et ce que disent beaucoup de sondages, méfions-nous, il y a des sondages qui sont totalement trompés hier, et bien le second tour de la présidentielle, rien n'est joué. Si jamais ils sont capables d'être très mauvais, la droite et le centre font d'ici le mois d'août un candidat unique, on peut tout à fait avoir un candidat de droite requinqué par le municipal face par exemple au RN. Rien n'est fait de dire qu'on a Mélenchon Bardella au second tour.
Rien n'est fait. Et vous avez vu dernière chose comme une campagne peut tout changer au il y a 2 mois tous les sondages donné gagnant une campagne un crash catastrophique hyper à Lyon Rashidati il y a 2 mois donné gagnante. On veut changer la tendance à Paris une campagne catastrophique de Rachidati.
Elle perd la politique, c'est pas du statique, c'est de la dynamique. Et une campagne, c'est fondamental. C'est sûr que c'est sûr que la droite c'est un peu tiré une balle dans le pied en choisissant dans les deux plus grandes villes de France ces candidats, Rachid Abaddati et Holas.
Beaucoup disent ce matin euh voilà que que c'est c'était un choix d'omazo hein. Pardon mais en tout cas pour la présidentielle, moi je vois une chose, c'est que je sais pas où elle est LR. Je ne sais pas où est LPS.
LR il est de temps en temps avec Renaissance et de temps en temps il a envie de flirter avec l'extrême droite. Les socialistes de temps en temps ils sont avec Horizon et ils gagnent effectivement Strasbourg. De temps en temps, ils sont avec la France insoumise.
Moi là-dessus, je suis pas du tout d'accord avec vous. Il y a deux seules lignes claires aujourd'hui. Deux seules hein, c'est LFI et le Rassemblement national.
C'est pas pour ça que ce sera ça la présidentielle mais les deux seuls dont on sait quel est le programme, qu'on les aime ou qu'on les déteste, c'est d'accord. Absolument. Allez, poursuite de l'analyse avec Marie-Aline Mil dans LC direct qui reviendra aussi sur l'information de la journée [musique] qui concerne le Moyen-Orient.
C'est Donald Trump qui annonce une trêve de 5 jours. Très bon après-midi à tous.
Lionel Jospin