Immigration: l'opposition d'Emmanuel Macron aux "hubs de retour" hors des frontières de l'UE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quelle est la politique migratoire que nous défendons ? Nous défendons et nous avons permis d'ailleurs à cette politique d'avancer ces dernières années. Nous, on est pour que il y ait moins d'immigration illégale en Europe, qu'on traite plus vite le sujet quand il advient, qu'on soit plus efficace en européen et qu'on puisse renvoyer chez eux les personnes qui n'ont pas vocation à rester sur le sol européen.
Donc celles qui n'ont pas ni l'asile ni sont en train de s'intégrer ou non de titre réguliers. Je crois que ça relève d'un certain bon sens. C'est conforme à notre droit et c'est ce que nos sociétés attendent de nous.
Je dis ça parce que c'est la France sous sa présidence qui a débloqué la question migratoire qui je rappelle était bloquée depuis plus de 4 ans avec plus aucune avancée. Et pour y avoir fait tous les conseils sur ce sujet, c'était à chaque fois la foire d' poigne. On a relancé en 2022 cela.
Ça a permis d'arriver au pactasil migration, lequel maintenant entre en vigueur. Qu'est-ce qui va nous permettre ce PAC ? Et ça, je le soutiens.
La France le défend parce qu'elle était à l'initiative. On contrôle mieux les arrivées. On a des mécanismes d'enregistrement qui permettent d'aller beaucoup plus vite et donc de suivre les personnes qui rentrent sur le territoire européen.
Même quand il passent les frontières entre nos pays. On traite beaucoup plus vite les dossiers et pour celles et ceux qui n'ont pas vocation à rester, on les renvoie beaucoup plus vite dans leur pays. Ça a été complété par une politique de retour avec des éléments de retour vers les pays d'origine qui permet là aussi d'être plus efficace.
Tout ça nous le soutenons et nous avons pris ces dernières années nous-mêmes des politiques qui ont durci notre droit parce que c'était une nécessité face à la pression migratoire que le continent européen a subi. Plusieurs pays depuis plusieurs mois, parfois années ont décidé d'avoir des politiques, je cite le terme, innovante sur le sujet. Je suis un grand soutien de l'innovation dans mon pays.
Je serai tout à l'heure avec Vivateek encore, mais toujours une grande prudence quand on parle d'innovation sur les valeurs et les droits humains. Permettez-moi d'avoir cette réserve. Et donc, il y a la question en effet de ces fameux centres de retour dans les pays tiers.
Cette politique là, la France ne la soutient pas. Nous sommes pour une politique de retour plus efficace. Mais d'abord, je n'ai jamais vu un centre de retour dans un pays tirer fonctionner.
J'ai ces dernières années beaucoup entendu des gens le faire ou signer des accords. Et je vous invite à considérer ce que c'est. Ça veut dire que des gens qui ne veulent pas revenir dans leur pays d'origine ou que vous n'arrivez pas à faire revenir dans leur pays d'origine, vous allez trouver un troisème pays dans lesquels vous allez les pousser et que ce pays va accepter peut-être contre de l'argent.
Alors, quel pays ? Quelle relation vous créez ? Quels droits humains ? que vous allez pousser tous ces gens dans un pays qui n'est pas le leur alors même que vous voulez vous nz pas les garder chez vous.
Je ne suis pas sûr que ce soit ça notre Europe. Je ne suis pas sûr que ce soit les principes fondamentaux sur lesquels notre Europe s'est construite et je ne crois pas par ailleurs que ce soit efficace. La preuve en est, c'est que je n'ai jusqu'alors vu personne le faire fonctionner et je crois même que les pays qui avaient signé des préaccord avec les uns ou les autres, membres de l'Union européenne ou d'autres, ne les ont pas mis en œuvre.
Donc nous, nous ne le mettrons pas en œuvre. Mais ça ça relève et j'ai beaucoup de respect pour tous celles et ceux qui veulent le faire. Je suis en désaccord à la fois d'un point de vue pragmatique et principiel, mais je pense que ça n'a rien à voir avec la politique européenne et donc ça relève des politiques nationales.
En en tout cas, moi je m'opposerai à ce que le budget européen à forcerie le budget pour la politique internationale de l'Europe soit utilisé pour bâtir des centres de retour. Et quand parfois on entend les uns ou les autres défendre des politiques avec le continent africain ou d'autres, bon courage pour défendre notre crédibilité sur celle sur ces continents en expliquant qu'on va utiliser l'argent pour l'investissement solidaire afin de faire des centres de retour sur leur continent. Là où la totalité de l'Union africaine réfléchit aujourd'hui enfin réfléchit se mobilise sur des questions historiques au combien importantes comme la traite des êtres humains ou autres.
Vous voyez un peu tout ça qui se dans quel monde vit-on. Bon donc oui pour une politique très rigoureuse en matière d'immigration telle que nous l'avons porté au niveau européen et national et je l'assume. Oui, pour une politique qui lutte contre l'immigration illégale, qui nous rend plus efficace, qui conduit à des retours pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des hub de retour dans des pays tiers parce que je ne crois que ça n'est ni efficace ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres.
Et pour ma part, ça doit relever des politiques de chaque état. Je respecte, c'est pas celle qu'on mettra en œuvre et c'est pas celle que le budget que nous adopterons mettra en œuvre. M.
Emmanuel Macron