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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 3 juillet 2025 19 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieLogementInstitutions & électionsSolidarités & famille

Un plan pour lutter contre la canicule et la chaleur en ville | Loïc Prud’homme

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Concrètement, que propose ce texte ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Les villes, quelles obligations nouvelles elles auront, les communes ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Vous parliez tout à l'heure aussi des promoteurs immobiliers qui devront faire quoi ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Et également, peut-être des ventilateurs aussi, ça pourrait être une solution ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement prend la mesure de l'urgence climatique urbaine ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    Comment faire pour densifier les obligations de végétalisation dans les PLU ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurChiffre
    « Entre 2014 et 2022, Santé publique France estime que 33 000 décès sont attribuables à la chaleur, dont plus de 9 000 durant les épisodes caniculaires. »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « les épisodes de canicule, de chaleur extrême vont être trois fois plus nombreuses et durer au moins trois fois plus longtemps. »
  • 3:30Invité politiquePromesse
    « interdiction pour toutes les constructions neuves d'utiliser des dispositifs de climatisation tels qu'on les connaît. »
  • 4:20Invité politiquePromesse
    « avoir ce que j'appelle un plan volet. En gros, avoir des volets sur toutes les constructions neuves, mais aussi sur toutes les rénovations aujourd'hui de collectifs. »
  • 6:51Invité politiquePromesse
    « on oblige les intercommunalités à avoir un huitième des voies qui sont ouvertes à la circulation des véhicules qui soient transformées en trames vertes d'ici à 2030, un cinquième en 2040, un tiers en 2050. »
  • 8:32PrésentateurPromesse
    « obligatoire l'affichage de l'indicateur de confort d'été du DPE sur les annonces immobilières. »
  • 10:54Invité politiquePromesse
    « il faut interdire que les bouilloires ou les passoires thermiques soient louables. »
  • 11:47Invité politiqueFait
    « cette méthode était un enfumage, qu'elle n'a mutilé à rien. »
  • 15:56Invité politiqueFait
    « la position de notre pays et de notre gouvernement aurait dû être de réaffirmer la prééminence de ce droit international. »

Temps de parole

  • Loïc Prud'homme68 %
  • Présentateur31 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alors que le thermomètre grimpe et que les villes deviennent des pièges à chaleur, certaines voies tentent de faire bouger les lignes à l'Assemblée nationale. Le député insoumis Loïc Prudhomme en fait partie avec d'autres parlementaires. Il porte une proposition de loi ambitieuse pour adapter nos territoires aux vagues de chaleur, verdir les centres urbains et rendre nos villes respirables. Et la qualité permet aussi de parler d'un sujet dont on parle peu, les bouilloires thermiques. Ces logements mal isolés, véritables pièges énergétiques et sanitaires pour des millions de ménages.

Entre 2014 et 2022, Santé publique France estime que 33 000 décès sont attribuables à la chaleur, dont plus de 9 000 durant les épisodes caniculaires. Face à l'inaction gouvernementale, une proposition de loi transpartisane est sur la table. On en parle avec lui et on reviendra aussi sur l'actualité nationale et politique, avec notamment Bayrou et son échec sur le conclave concernant les retraites. Et on parlera bien sûr de la situation internationale avec Gaza. C'est parti pour l'entretien. Loïc Prudhomme, bonjour. Bonjour. Je le disais, vous portez une proposition de loi pour lutter contre la chaleur en ville. Concrètement, que propose ce texte ?

1:16
Loïc Prud'homme

Alors, c'est un texte qui prétend traiter le problème au niveau de l'urbanisme aujourd'hui. On voit aujourd'hui que c'est des villes qui concentrent les endroits où il fait le plus chaud. Et donc, cette proposition a pour objectif, un, d'essayer de faire un recensement des îlots de fraîcheur, où on pourrait se réfugier dans les épisodes de canicule. Et puis, aussi, de permettre d'adapter les villes pour les années qui viennent, avec des mesures ambitieuses, notamment sur les trames vertes, qui doivent être aujourd'hui des refuges de fraîcheur. Mais aussi, la question de la construction, avec l'interdiction d'utilisation des climatisations pour les constructions neuves.

1:58
Présentateur

Les villes, quelles obligations nouvelles elles auront, les communes, qu'est-ce qu'elles devront mettre en place pour, justement, que cette proposition de loi soit concrète ?

2:10
Loïc Prud'homme

Alors, la première des mesures, je vous propose une définition des trames vertes qui sont aujourd'hui des endroits où l'arbre retrouvera sa place et permettra de jouer son rôle de climatiseur naturel. Donc, en définissant ces trames vertes, ça me permet, juste après, de donner des trajectoires d'obligation, de pourcentage de trames vertes à intégrer dans les villes, dans les années qui viennent. Et donc, ça donne un cadre législatif, mais aussi une trajectoire obligatoire que les villes devront suivre pour pouvoir s'adapter aux changements climatiques. En fait, aujourd'hui, on voit qu'elles le font, mais uniquement sur le mode du volontariat et qu'en fait, on est très, très en retard.

Il suffit d'entendre ce que vous releviez, la ministre Pannier-Runacher, qui en gros nous dit qui aurait pu prédire, alors que nous savons que dans les 25 années à venir, les épisodes de canicule, de chaleur extrême vont être trois fois plus nombreuses et durer au moins trois fois plus longtemps. Donc, on est vraiment devant un mur qu'il faut aujourd'hui affronter et il faut prendre des mesures volontaires.

3:14
Présentateur

Vous parliez tout à l'heure aussi des promoteurs immobiliers qui devront faire quoi, justement, avec ce texte qu'il a adopté ? Que devront-ils le mettre en place ?

3:25
Loïc Prud'homme

Alors, sur la question de la construction et des promoteurs, c'est l'interdiction pour toutes les constructions neuves d'utiliser des dispositifs de climatisation tels qu'on les connaît. Parce qu'on sait que ça a un effet immédiat, mais ça prend beaucoup d'énergie et ça rejette de la chaleur à l'extérieur. Et donc, ça empire encore les îlots de chaleur. Donc, on interdit la climatisation pour privilégier des systèmes passifs de rafraîchissement. Il y a des réseaux de froid urbain, il y a un tas de solutions bioclimatiques. Ça, c'est une première obligation pour les promoteurs. Et ensuite, on dit aussi qu'un des grands problèmes, c'est que parfois, les architectes ont des belles idées.

Ils font des jolis bâtiments, mais il n'y a pas de volet devant les fenêtres. Et ça, la Fondation pour le logement le relève aussi. C'est une des premières mesures de bon sens. C'est d'avoir ce que j'appelle un plan volet. En gros, avoir des volets sur toutes les constructions neuves, mais aussi sur toutes les rénovations aujourd'hui de collectifs.

4:28
Présentateur

Et également, peut-être des ventilateurs aussi, je lisais au plafond, peut-être que l'installer dans les logements, ça pourrait être une des solutions également.

4:38
Loïc Prud'homme

Oui, quand je dis interdire la climatisation, il faut donc trouver des solutions alternatives. Alors, du coup, le brasseur d'air est plébiscité. Il est très peu énergivore. Il a un effet assez immédiat au niveau de la température ressentie par les habitants des logements. Et donc, finalement, c'est une solution économique, efficace et qu'il ne rejette pas de chaleur à l'extérieur. Donc, n'accentue pas l'effet de canicule.

5:08
Présentateur

Vous le dites, la lutte contre la chaleur constitue une action de santé publique majeure et urgente, encore trop souvent négligée par les pouvoirs publics. Est-ce que, justement, le gouvernement prend la mesure de l'urgence climatique urbaine ?

5:20
Loïc Prud'homme

Écoutez, on en a déjà un petit peu parlé, mais quand on entend les réactions de la ministre Agnès Pannier-Renacher, qui, en gros, est étonnée, quand on entend qu'Elizabeth Borne n'a pas du tout anticipé et qu'au niveau de l'éducation nationale, les écoliers, ce matin, vont aller dans des salles qui vont être à 30, 35 ou 38 degrés et que rien n'est fait, en fait, c'est quand même incroyable. Tout le monde sait que ça va arriver, on sait que ça va se généraliser, mais, en fait, les seuls qui n'ont pas anticipé ça, qui n'ont pas pris la mesure, c'est les responsables politiques qui sont au gouvernement depuis de nombreuses années.

Nous, au Parlement, on est un certain nombre à s'être déjà mobilisés, à avoir alerté sur ce problème.

6:07
Présentateur

Comment faire pour densifier, justement, les obligations de végétalisation dans les plans locaux d'urbanisme, en fait ? Comment mettre ça en place pour que ce soit définitif et qu'on puisse faire ces fameuses trames vertes dont vous parliez ?

6:23
Loïc Prud'homme

C'est ce que je vous ai expliqué un petit peu tout à l'heure. Il faut modifier le code de la construction d'urbanisme, déjà, en définissant ces trames vertes et puis en obligeant à avoir des trajectoires ambitieuses sur les prochaines années pour pouvoir faire ces trames vertes, et donc, moi, ma proposition, elle est assez claire là-dessus. Je vais reprendre, en gros, les objectifs. C'est une fois qu'on a défini les trames vertes, on oblige les intercommunalités à avoir un huitième des voies qui sont ouvertes à la circulation des véhicules qui soient transformées en trames vertes d'ici à 2030, un cinquième en 2040, un tiers en 2050.

Donc, on a une vraie trajectoire pour transformer un maximum de cet espace public qui est aujourd'hui utilisé par des voitures, qui a des revêtements tels des goudrons, des bétons, etc., pour en faire des trames, pour de la mobilité douce, avec donc des fosses de pleine terre, des arbres qui sont des climatiseurs naturels,

7:26
Présentateur

comme je vous l'ai dit tout à l'heure. Est-ce que, justement, vous constatez, indépendamment de l'État, mais peut-être au niveau local, dans les grandes villes, est-ce qu'il y a cette prise de conscience ? Est-ce qu'il y a des villes qui sont déjà sur la bonne voie concernant ce sujet ?

7:39
Loïc Prud'homme

Il y a des villes qui prennent conscience. Le problème, c'est que les prises de conscience sont arrivées bien tard, et que, finalement, elles n'ont pas une trajectoire de long terme. C'est un petit peu aussi, je veux dire, le défaut du temps politique qui est parfois très court. Le temps d'un mandat, c'est 6 ans, au niveau d'une municipalité. Et là, c'est un plan, c'est le que je vous présente sur les trames vertes, qui va jusqu'en 2050. Donc, ça veut dire qu'il faut pouvoir engager des actions qui ne seront pas remises en cause dès l'année prochaine, puisqu'il y aura des élections en 2026.

8:11
Présentateur

Ça, c'est l'autre projet de loi, également, concernant les bouilloires thermiques, ces appartements qui passent en hiver de passoires thermiques et, en été, deviennent des bouilloires. Il y a une proposition de loi transpartisane qui a pour objectif de rendre, par exemple, obligatoire l'affichage de l'indicateur de confort d'été du DPE sur les annonces immobilières, que ce soit pour les locataires que aussi bien pour les transactions immobilières.

8:39
Loïc Prud'homme

C'est une évidence aujourd'hui, et je me réjouis de cette proposition de loi. C'est la Fondation pour le logement qui l'apporte. La mienne est complémentaire. En fait, moi, je suis à l'échelle de l'urbanisme. Eux sont à l'échelle du logement. Et la question du DPE, elle est centrale, puisque ce diagnostic, déjà, il est discutable. Il demanderait d'être amélioré pour l'hiver. Mais surtout, on peut avoir des logements qui sont performants en hiver, mais qui, au niveau du confort d'été, sont absolument nuls. C'est assez évident. Et donc, de pouvoir quantifier ça dans un diagnostic, ça oblige aussi les bailleurs, donc les propriétaires, à améliorer ce confort d'été.

9:17
Présentateur

C'est une proposition de loi qui est transpartisane. Est-ce que c'est un signe que, sur certains sujets, l'Inde bouge, et qu'on peut, enfin, avoir un front commun sur la rénovation thermique ?

9:28
Loïc Prud'homme

Moi, je le sais depuis 2017, où je suis élu, dans tous les groupes politiques, il y a des gens intelligents. La question, c'est comment, après, on arrive, au moment du vote en hémicycle, à ce que les consignes de groupe soient un petit peu moins politiciennes, on va dire, que ce qu'on aurait besoin peut servir l'intérêt général. Et là, clairement, cette condition de loi transpartisane, il est évident qu'il faut que tout le monde la vote, il faut qu'elle soit adoptée rapidement, parce qu'il y a une urgence à prendre des mesures.

Et j'espère aussi que moi, la proposition que je fais viendra en complément, permettra soit de compléter celle de la Fondation pour le logement, ou que par amendement, ou que les deux textes soient adoptés, mais il faut absolument agir sur tous les leviers.

10:13
Présentateur

Pourquoi, selon vous, les logements restent-ils si peu rénovés, en fait, et pourquoi ils ne se mettent pas aux normes actuelles ? Pourquoi ça prend autant de temps ?

10:23
Loïc Prud'homme

Parce qu'il n'y a pas d'intérêt pour le bailleur qui peut continuer à louer, à tirer un bénéfice d'un bien. Souvent, d'ailleurs, on sait que les propriétaires sont des multipropriétaires, donc leur objectif final, c'est de faire de l'argent. Et donc, il n'y a pas d'obligation fiscale, il n'y a pas d'obligation sur l'interdiction finalement de louer qui est aujourd'hui marginale. Et donc, il faut inciter fiscalement, il faut interdire que les bouilloires ou les passoires thermiques soient louables. Et puis, il faut aussi avoir des critères d'exigence sur la décence des logements qui aujourd'hui soient relevés.

11:05
Présentateur

Effectivement, donc ça, ça demandera vraiment que le gouvernement et les personnes qui sont au pouvoir fassent des politiques incitatives pour que ces changements aient lieu. Parlons du gouvernement et notamment de François Bayrou et donc de son échec sur le conclave sur les retraites. Comment vous avez perçu cet épisode politique, aussi bien le conclave sur les retraites que finalement, que c'est soldé par un échec ?

11:31
Loïc Prud'homme

Finalement, je vais vous faire la même réponse que sur les bouillards thermiques qui auraient pu prédire. En fait, c'est la même question. Mais on savait bien sérieusement dès le début, on avait déjà proposé une censure. On savait que cette méthode était un enfumage, qu'elle n'a mutilé à rien. Elle permettait à Bayrou de continuer avec ses vieilles méthodes, gagner du temps, essayer de continuer de survivre au gouvernement le plus longtemps possible. Et finalement, malheureusement, on avait raison avant même le début du conclave. Ça ne pouvait pas fonctionner. La majorité des syndicats, enfin en tout cas, la CGT et FO étaient partis.

Donc, c'était un conclave tronqué qui était voué à l'échec dès le départ.

12:15
Présentateur

Finalement, le Parti Socialiste va déposer une motion de censure car finalement, François Bayrou ne l'a pas écouté ce qu'ils avaient proposé. Vous pensez que ce sera suffisant pour faire tomber le gouvernement ou il faudra encore attendre d'autres motions de censure ? C'est quand même la huitième, je crois, depuis le début de ce gouvernement. Est-ce que vous pensez que ça peut le faire tomber cette fois-ci en tant que les socialistes sont revenus entre guillemets à la raison ?

12:38
Loïc Prud'homme

Je me salue le fait que le Parti Socialiste soit revenu à la raison comme vous dites et proposer une censure. Ceci dit, vous savez que les équilibres politiques aujourd'hui font que la totalité de la gauche votant une censure ne suffit pas à faire tomber le Premier ministre. Donc, tout est aujourd'hui et une fois de plus dans les mains du Rassemblement National qui prétend être le défenseur des petits gens de leur pouvoir d'achat, de leur qualité de vie et on verra si en fait ils veulent passer à autre chose, censurer ce gouvernement austéritaire Bayrou ou si finalement il joue aussi un autre agenda politique.

13:14
Présentateur

François Bayrou vient de parler hier de la proportionnelle. Il estime qu'il y a une majorité et qu'il promet un texte d'ici la fin de l'année. Est-ce que vous êtes favorable à la proportionnelle, Loïc Prudhomme ? Il faut discuter

13:29
Loïc Prud'homme

des modalités. Il y a des différents types de proportionnelles. Il faut voir s'il y a des départementalisées, régionalisées, etc. Mais je pense que c'est une bonne chose que la représentation nationale soit le reflet finalement des mouvements politiques qui traversent le pays. J'y vois quand même derrière ça une manœuvre encore de François Bayrou qui, sachant notamment que le Rassemblement national est favorable, peut-être, je dirais, du coup, le Rassemblement national ne s'assurera pas tant qu'il n'aura pas obtenu cette proportionnelle votée dans les mystiques et peut-être que ça lui permet d'acheter un sursis jusqu'à l'automne.

14:04
Présentateur

J'avais envie de parler avec vous aussi de votre actualité plus locale à Bordeaux. Les élections municipales sont l'année prochaine. Où vous situez-vous ? Est-ce que vous allez pouvoir créer un front commun avec l'autre partie de la gauche pour les élections municipales à venir ? Comment ça se passe pour vous ? Où vous en êtes dans cette optique, en tout cas en vue des municipales 2026 ?

14:28
Loïc Prud'homme

C'est la situation très locale ici de la métropole bordelaise. Nous, on a proposé, on a tendu la main à toutes les composantes de la gauche pour partout où nous pouvons reconquérir des villes sur la droite et partout où la gauche est aujourd'hui aux responsabilités, faire en sorte qu'elle conserve ces villes. Alors, cet appel à l'immunité a été entendu notamment par nos amis écologistes et on travaille avec eux pour essayer de trouver les conditions d'un équilibre politique.

Aujourd'hui, on se heurtre quand même à une surdité un peu chronique du Parti Socialiste, mais on ne désespère pas que finalement l'été, les chaleurs de l'été dissolvent un petit peu les bouchons d'oreilles qu'ils ont aujourd'hui et qu'ils les empêchent d'entendre notre appel.

15:11
Présentateur

Passons maintenant à l'actualité internationale et notamment à Gaza où la situation humanitaire est catastrophique. Je le disais, dans cette édition, une soixantaine de morts ce week-end, des personnes qui allaient se rendre dans des centres d'aide alimentaire. Quelle lecture globale vous faites sur la position française actuelle sur ce conflit ?

15:30
Loïc Prud'homme

Déjà rappeler que cette actualité est terrible, insupportable. maintenant c'est documenté que ces fausses distributions alimentaires finalement servent de piège. Et c'est insupportable. On n'a jamais connu ça, je crois, dans l'histoire récente, même ancienne. Ce qui me heurte, moi, c'est que là, on est aujourd'hui au niveau planétaire devant la fin du droit international et que la position de notre pays et de notre gouvernement aurait dû être de réaffirmer la prééminence de ce droit international. et que dès le départ, ils ne l'ont pas fait.

Quand le président, le premier ministre Benjamin Netiannaou surveille, survole notre pays, pardon, sous un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, il n'est pas intercepté. Le droit international n'est pas acté par notre pays. Et donc ça, c'est le drame aujourd'hui qui se joue dans toute la région où on prétend donner des leçons de morale à l'Iran, à le monde et que finalement, le droit international est bafoué par toutes les puissances occidentales. Et ce qui me fait le plus mal, c'est qu'elle soit bafouée par notre pays, par notre gouvernement.

16:44
Présentateur

Vous participez parfois à des actions de solidarité. Quelle doit être la stratégie pour qu'un mouvement populaire continue et ne normalise pas cette guerre ? Qu'est-ce que le peuple peut faire pour justement continuer à alerter sur ce conflit, ce génocide qui est en cours ?

17:02
Loïc Prud'homme

C'est une grande difficulté parce que beaucoup des gens avec qui je discute se sentent impuissants. Ils se disent on se mobilise, tout ça continue et ils se sont finalement à quasi couper les chaînes d'infos pour ne plus avoir à subir cette impuissance. Donc la question, effectivement, comment on arrive à retrouver du ressort, de la motivation et surtout une efficacité sur les actions ?

Je dis la première, c'est déjà balayons devant notre porte et essayons de lutter contre ce discours xénophobe, ce discours qui bafoue le droit international dans notre pays même, dans nos cercles proches, à proximité et sans doute que ça aidera aussi les peuples qui sont aujourd'hui en souffrance du fait de cet international xénophobe qui prend le dessus.

17:50
Présentateur

Vous voyez justement la position française, notamment celle du gouvernement, peut varier dans les prochains mois ou autres ou c'est vraiment sous la pression des députés et des élus français que la situation pourrait évoluer en tout cas dans la stratégie du gouvernement et du président ?

18:11
Loïc Prud'homme

En tout cas, il est clair que la pression populaire qui a été exercée par les étudiants, par les gens mobilisés dans toutes les manifestations a quand même obligé à un moment le président Macron à envisager la reconnaissance de l'État de Palestine. Aujourd'hui, en fait, il faut accélérer ce calendrier. On voit qu'il a repoussé de plusieurs semaines et que maintenant, il faut continuer à maintenir cette pression populaire pour dire qu'on ne peut plus sursoir à cette reconnaissance. C'est le minimum de dignité, c'est le minimum d'humanité, c'est le minimum de reconnaissance du droit international que le président Macron doit acter sans délai.

18:48
Présentateur

Loïc Prudhomme, merci d'avoir été avec nous. Je rappelle, vous êtes député insoumis de Gironde. Vous portez une proposition de loi pour réduire la chaleur dans les villes. Merci d'avoir été avec nous ce matin. sur la vidéo.

18:58
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada