Alexandre Bodin : les coulisses de l'excellence.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:39OuverteRéponse directe
Comment parvenez-vous à installer le dialogue entre couture, habillage et perruque maquillage ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez revenir sur l'histoire de cet atelier ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est inspirant d'arriver dans ce lieu chargé d'histoire ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Vous avez été finaliste du prix d'atelier de la fondation signature. Qu'est-ce que cela dit du niveau d'exigence de vos équipes ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui motive votre participation à ce concours chaque année ?
- 5:44OuverteRéponse directe
Qu'est-il possible de réaliser concrètement suite à l'obtention de ces prix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Fait
« C'est pas que je parvienne à installer le dialogue, c'est que de toute façon il se crée automatiquement. »
- 1:40Fait
« L'atelier costume a toujours existé à l'opéra comique. Il a toujours été comme bon nombre d'ateliers au dernier étage de la maison. »
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« On fait les chapeaux, les perruques, le flou, le tailleur, l'enoblissement, la peinture, la patine, les structures, les volumes, tout sans limite. »
- 4:30Fait
« L'important c'est ça, c'est exiger des choses aux équipes, c'est bien beau, mais si on ne donne pas les moyens, le projet ne peut pas aboutir. »
- 6:40Fait
« J'ai dit à ma direction moi le prix faut qu'il serve pour le bien-être des ateliers. »
- 7:20Fait
« Mon rôle, c'est de trouver les doigts de fait qui vont réaliser les costumes. »
- 8:50Fait
« Nos costumes sont conservés dans la région Indré Loir chez un prestataire spécialisé dans le stockage. »
- 9:30Fait
« Les costumes et les perruques sont faits tout sur mesure. Donc penser qu'un costume va facilement aller à quelqu'un d'autre, c'est faux. »
- 13:00Fait
« Tous les costumes, toutes les perruques, tous les chapeaux, tout est fait à la main. »
- 18:00Fait
« On a eu il y a quelques temps la petite boutique des horreurs, création costume Vanessa Sanino, des danseurs en machine à laver, téléviseur, blinder. »
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Vous écoutez Fondation Signature, le podcast. Dans ce nouvel épisode, nous recevons Alexandre Baudin, chef du département couture, habillage et perruque maquillage du théâtre national de l'Opéra Comique. Finaliste du prix d'atelier de la fondation signature, Alexandre nous dévoile comment cette maison d'excellence parvient à répondre aux plus hautes exigences artistiques en conjuguant tradition et création.
[musique] [musique]
Bonjour Alexandre Baudin. Bonjour. Enchanté. L'opéra comique a la particularité de réunir couture, habillage et perruque maquillage au sein d'un seul département. Comment parvenez-vous à installer le dialogue entre tous ces métiers et tous ces savoir-faires ? C'est donc justement indispensable. C'est pas que je parvienne à installer le dialogue, c'est que de toute façon il se crée automatiquement. Il y a un lien indispensable et évident entre tous ces métierslum, le chapeau, la perruque, l'habillage, tous ces métiers, le maquillage, tous ces métiers travaillent ensemble. Donc le lien, il se fait très naturellement et vraiment c'est indispensable.
Je crois que toutes les maisons ne le font pas d'avoir le et mais on est quelques maisons à le faire et c'est indispensable et c'est ça fonctionne bien et j'ai même envie de dire c'est la recette pour que ça fonctionne. Est-ce que vous pouvez revenir sur l'histoire de cet atelier ? Alors pour ma part, je suis depuis 4 ans dans cette maison. Euh l'histoire de cet atelier, il la l'atelier costume a toujours existé à l'opéra comique. Il a toujours été comme bon nombre d'ateliers au dernier étage de la maison. C'est l'emplacement toujours de sous des verrières, c'est le cas pour nous. Euh et il y a eu un une grande des grandes périodes où il ne concevait plus les costumes.
Et maintenant, je pense que il y a plus de 20 25 ans, l'atelier a repris ses fonctions et tous les costumes, tout est conçu dans notre maison comme je le dis toujours, de la tête aux chevill. Pourquoi les chevilles ? parce qu'on ne fait pas les chaussures. Autrement, on fait les chapeaux, les perruques, le flou, le tailleur, l'enoblissement, la peinture, la patine, les structures, les volumes, tout sans limite. Vous êtes sur trois étages. Trois étages dans une structure Efel avec un mobilier en bois.
Euh il est donc euh à la fois moderne parce qu'il a été euh euh il y a 8 ans environ il y a eu des travaux, il a été modernisé mais dans une structure qui reste époque et avec euh on conserve les coloris et l'aspect bois et l'aspect fer d'époque pour lui donner encore ce cacher mais avec un outil moderne. Est-ce que c'est inspirant d'arriver dans ce lieu chargé d'histoire ? Alors, c'est j'ai euh alors pour ma part quand je l'ai découvert, j'ai trouvé que c'était fantastique et euh un écrin.
Après aujourd'hui euh ce que je vois c'est quand il y a des visites, lorsqu'on fait les journées du patrimoine, de voir les gens émerveillés, les yeux émerveillés, de découvrir un lieu alors normalement caché mais en plus qui a une esthétique d'époque. Donc c'est très beau. Donc c'est très inspirant. Vous avez été finaliste du prix d'atelier de la fondation signature. Alors, au-delà de la reconnaissance, qu'est-ce que cela dit selon vous du niveau d'exigence atteint par vos équipes ? Alors, très concrètement, il y a un niveau d'exigence.
Oui, à tous les dans tous les corps de métier, nous recrutons avec cette exigence qui il y a une prise de conscience sur cette exigence et les personnes que nous recrutons aiment cette exigence aussi parce qu'on donne les moyens à cette exigence. L'important c'est ça, c'est exiger des choses aux équipes, c'est bien beau, mais si on ne donne pas les moyens, le projet ne peut pas aboutir. Là, mon travail c'est celui-ci, c'est de donner les moyens financiers, techniques, équipe, humains. Et donc l'exigence, on peut l'avoir et on l'a.
Elle est très concrète et les résultats se voient au quotidien sur la scène et puis à travers le prix d'atelier aussi bien sûr, mais il y a une vraie exigence de qualité, un savoir-faire, respecter avec je maintiens l'image de la maison qui a toujours été perpétuée sur le niveau des costumes. Voilà, mon travail c'est de mettre tout ça en œuvre et de maintenir le niveau en donnant les moyens. mon métier, mon travail à l'opéra comique, c'est justement c'est de de créer une cohésion, une diffusion, euh un partage et puis de la transmission. Beaucoup on reçoit énormément de stagiaire, on transmet beaucoup de savoir-faire pour l'avenir, pour entretenir notre vivier.
Donc mon métier avant tout, c'est pas la réalisation, moi, c'est de mettre en œuvre et de faire briller les métiers. Qu'est-ce qui motive votre participation à ce concours chaque année ? Alors la motivation c'est aussi de se retrouver avec les confrères les autres maisons. C'est il y a pas de concurrence, c'est très rigolo. On en blague, on blague quand on se retrouve au mois de juin, on plaisante entre nous en disant "Tu as présenté quoi comme costume ?" "Ah bah oui, puis on plaisante, on rigole. Ah bah toi tu as pas gagné, moi oui." On on en il y a aucune concurrence désagréable entre nous.
C'est très sympa mais c'est quand même aussi montrer le travail de de chacun et donc de c'est valorisant pour sa maison quand on présente son son atelier sa maison de montrer [grognement] un beau costume. Voilà, c'est le challenge et puis c'est aussi plaisant de savoir qu'il y a une fondation comme celle de madame Smalto qui tient à ce que les savoir-fa soient mis en avant, diffusés, montrés, c'est très plaisant. Et qu'est-ce qu'il a été possible de réaliser concrètement suite à l'obtention de ces multiples prix ?
Alors pour ma part, lorsque j'ai commencé à participer à ce concours et que nous avons gagné le premier prix, j'ai dit à ma direction moi le prix faut qu'il serve pour le bien-être des ateliers. Acheter des machines à coudre on a des budgets pour ça, c'est pas ma priorité. J'utilise les budgets qui me sont octroyés pour changer une machine à coude ou acheter du matériel à la coiffure, j'ai des budgets. Non, j'ai dit j'aimerais que ça contribue au bien-être.
Donc on a refait tout le coin café, tout le coin pause café des ateliers à travers du mobilier rustique qui va dans l'atelier, une machine à café professionnel, bouilloir de très belle qualité et puis des banquettes pour se détendre au moment des pauses goûtes, café du matin. Voilà, on participe, le le projet, l'obtention du du prix participe à à ce bien-être. Alors là, j'ai envie de penser à votre façon de manager. Est-ce que vous avez une façon particulière de d'appréhender justement ce poste au-delà de la création ? Évidemment, ce sont des histoires humaines aussi que vous devez gérer.
Concrètement, le poste que j'occupe, ce n'est pas réaliser les costumes, c'est de mettre en œuvre et de donner les moyens aux équipes pour réaliser et de mon rôle, c'est de trouver les doigts de fait qui vont réaliser les costumes. Donc mon je crois que le métier de chef de service d'une maison comme celle-ci, c'est on la prend pas à l'école. Il y a pas de formation pour ça. C'est l'expérience de la vie. J'ai travaillé avant dans une très grande maison pendant de nombreuses années et les relations humaines, les échanges humains, de voir les gens là, c'est ce qui m'intéresse, c'est de sentir que les gens soient heureux, contents de venir faire un projet.
On est dans une belle maison de création donc on crée bah alors faut le créer avec bonheur, faut le créer avec plaisir. L'opéra comique conserve environ 6000 pièces dans un stock qui se situe en Indré Loire. Vous puisez régulièrement dans ce stock car effectivement la réutilisation des costumes est une pratique ancienne, une pratique vertueuse tant économique que sur le plan écologique. Cependant, elle a ses limites. Parlez-nous-en. Nos costumes sont conservés dans la région Indré Loir chez un prestataire spécialisé dans le stockage qui conserve donc les costumes de notre maison, de l'Opéra de Paris pour le luxe, la mode, le les dressings privés luxueux. Voilà, c'est un prestataire sécurisé.
spécialisé. Donc ça c'est très confortable parce qu'ils sont très bien préservés dans un lieu sain. Et donc l'idée c'est d'essayer à travers ces 6000 costumes que nous stockons et qui chaque année ça ça s'agrémment et ça le le volume gonfle, c'est de réutiliser. Alors réutiliser, faut pas se mentir parce que ça serait faux de de vendre quelque chose comme quoi on recycle tout, on réutilise non parce qu'on ne peut pas tout. Pourquoi on peut pas ? Parce que d'une premièrement, il y a des contraintes euh techniques, c'est-à-dire les mesures des artistes, les costumes et les perruques sont faits tout sur mesure. Donc penser qu'un costume va facilement aller à quelqu'un d'autre, c'est faux.
Même si c'est pas conçu comme du prête à porter, c'est conçu comme du costume, c'est adaptable mais ça a ses limites. Donc déjà on a une première contrainte, c'est les mesures pour les perruques, pour les chapeaux, pour les costumes. Il y a des contraintes de mesure. Deuxième contrainte, nous sommes dans une maison de création. Lorsqu'un créateur vient et qu'il a fait ses maquettes et qu'il y a une robe jaune, un pantalon bleu, une veste verte, il veut même si je lui dis en stock, on a quelque chose qui ressemble. Alors, il demande à le voir et puis j'essaie de moi de d'insister, mais il sait qu'on dans une maison, une maison de création, il veut qu'on conçoit son costume.
Donc, on essaie d'optimiser quand même malgré tout. Euh et puis pour des contraintes budgétaires, je suis obligé quand même de dire "Bon alors, on va plutôt faire une cette très belle robe puis l'autre comme on l'a en stock, on peut comme ça prioriser une très de très belles pièces en baissant les coups d'autres en réutilisant le stock. L'idée c'est de le faire vivre. On fait aussi des dons, beaucoup de costumes. Au CNCS par exemple, on a donné beaucoup de costumes et puis on fait de nombreuses expositions.
Donc on conserve aussi pour notre patrimoine le réalimenter avec de nouvelles créations, c'est le faire vivre parce que ne réutiliser, il aurait ses limites, ne réutiliser que le stock mais un moment on va l'épuiser. Et puis des pièces historiques, des pièces façon époque, ben c'est pas ce qu'il y a majoritairement. Donc c'est de créer qui le fait qui le réalimentent. Et puis c'est aussi euh maintenir les métiers bien sûr. Et donc là, parler de l'importance de donner la priorité aux créateurs. C'est ce que vous disiez euh il y a quelques instants pour euh les productions. Donc là, on est vraiment dans la création. Parlez-nous de ce côté-là justement de de créateur et de concepteurs.
Alors, les premiers échanges que j'ai avec le metteur en scène et puis le costumier, on est là pour accompagner. Moi, mon travail c'est d'accompagner. On est dans une maison de création donc c'est d'aboutir à la création. On peut répondre aux délires les plus fous, hein. La seule contrainte, on a aucune contrainte technique. La seule contrainte, c'est le budget bien évidemment, mais autrement techniquement il y en a pas. Donc mon rôle moi, c'est d'accompagner, de répondre aux délires les plus fous. Et donc c'est plaisant de voir que le créateur, il a il a fait sa maquette et au bout on dit ça ressemble vraiment à la maquette.
Et ça quand on dit ça, quand on est dans le salon d'essayages et qu'on dit mais ça ressemble vraiment à la maquette, c'est que vraiment on a tout le monde a bien fait son travail et que le créateur est très content. Un costume ou une perruque représente un coût important. Nous évoquons le budget assez régulièrement dans cette interview. Un coût qui peut parfois étonné. Alors, comment expliquer que cette dépense n'est pas accessoire mais structurelle justement dans une grande maison de spectacle ? Alors, le coût, il étonne parce que le grand public est déformé par le prête à porter. Concrètement, on va dans une boutique acheter un vêtement, on en a pour 100 €. Voilà.
On comprend pas que dans une maison de spectacle ou de couture, le même style de pièce coûterait 3000 €. Oui, mais c'est fait à la main, c'est artisanal, ce n'est pas industrialisé. Tous les costumes, toutes les perruques, tous les chapeaux, tout est fait à la main. Et dans les coûts, c'est 70 % la main d'œuvre, voire plus. La matière première, c'est très très peu. C'est le coût. Nous sommes à Paris, nous sommes en France. Ça vair-faire très traditionnel, savoir-faire respecter et transmis.
Donc il y a un coûpt euh donc alors le coût il est là, il peut des fois étonner mais c'est parce qu'il y a une déformation de de l'œil et des chiffres par rapport au quotidien le prête à porter et euh il est structurel parce que euh c'est des créations surmesure que ce soit le décor, la mise en scène, les costumes, les lumières, c'est du surmesure tout ça. Donc pour avoir du surmesure et bien il y a du de l'humain qui travaille derrière et l'humain c'est il faut le rémunérer. Voilà. Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret d'une dernière création ? Les coups pour donner des exemples. Une perruque par exemple à l'opéra comique, elle est entièrement réalisée à la main.
Le bonnet, ce qu'on appelle la monture, les cheveux qui sont principalement naturels. Tout est implanté à la main. 90 heh de travail une perruque pour qu'elle soit implantée, pas elle est pas encore coiffée. Après, faut la coiffer un ou deux jours 1 à 2 jours de travail supplémentaire pour la coiffer. Donc sur une perruque, on est très vite à 3000 €. Euh une veste, une veste plutôt basique façon prête à porter, on est très vite sur 80 90 heures de travail. Donc les coûts sont vont très très vite aussi. On est très vite sur 3 4000 € une veste. Voilà, c'est fait à la main, c'est artisanal. On parlait de l'exposition et que vous faisiez des dons justement, ça contribue au patrimoine de demain.
Voilà, c'est euh montrer lors des d'expositions. Alors, on fait des expositions CNCS. Prochainement, on en a une à Fontainebleau, théâtre de Fontainebleau, château de Fontaineble va exposer des costumes. Voilà, c'est montrer le costume parce que les gens ils ont envie de voir de près des costumes et puis montrer les métiers, le savoir-faire. Souvent, il y a des petites pancartes qui expliquent la réalisation des pièces, les matières, le temps de travail. Et bien la transition est toute trouvée. Merci beaucoup. Puisqueau mois d'avril dernier se sont tenues les journées européennes des métiers d'art auquels l'Opéra Comic a participé.
Alors, qu'aimeriez-vous transmettre au public en leur proposant justement d'accéder à ce qu'il ne voit jamais ? Est-ce qu'on est plutôt dans l'initiation, la transmission, peut-être même la vocation ? On est totalement dans tous ces termes-là. la vocation, la transmission. À chaque fois que nous faisons les journées patrimoine, les journées européennes des métiers d'art, tout ça, l'opéra, il y a toujours des personnes dans les groupes qui interviennent et qui disent "J'aimerais beaucoup faire ce métier. Alors, quel comment vous me conseillez ? Euh quel parcours ?" Voilà, donc ça veut dire qu'on a créé des vocations.
Ça veut dire que sur un groupe de 30 personnes, il y en a une personne qui interveilleux. On a suscité une vocation sur 30 personnes, c'est énorme. Voilà, donc c'est indispensable. Je tiens énormément à ce qu'on fasse ces interventions. C'est vraiment diffuser le métier, le transmettre et en parallèle du coup on accueille beaucoup de stagiaires. On reçoit entre 20 30 une petite trentaine de stagiaires par saison. Le métier de l'habillage, le métier de la couture et le métier de la perruque. Et comment vos équipes participent justement à cette transmission avec le public ? Est-ce qu'elles sont toujours très motivées ? Est-ce que ça les amuse ?
Est-ce qu'elles ont autant de passion que vous à vouloir montrer ce qu'on ne voit jamais, ce qui participe secrètement à la production, à la réussite d'une production ? Alors, mon rôle c'est de les de motiver mes équipes pour participer et donc j'y contribue énormément en leur donnant l'opportunité de donner des idées, leur avis et puis de leur montrer que sortir des pièces de costume qui ont été réalisées il y a 5 ans, 10 ans, 15 ans et auxquels ils ont participé, ils sont ravison les réexpose de nouveau et que des personnes s'intéressent, posent des questions.
Donc mon travail, il est à ce niveau-là aussi de motiver mes équipes pour participer à ces événements en leur montrant que ils ne sont pas que dans l'ombre et dans les coulisses et qu'ils ont l'occasion de s'exprimer et de transmettre leur métier. Nous allons terminer avec un questionnaire léger qui n'en demeure pas moins sérieux. Alexandre, vous qui avez 25 ans de métier, nous allons découvrir comment cette expérience a façonner le chef de département que vous êtes aujourd'hui. Alors, de quelle certitude vous êtes-vous détaché ? Alors euh démarrage de ma carrière, beaucoup de choses me semblaient euh irréalisables, tant technique que humain.
Aujourd'hui euh je me suis entouré de j'ai j'ai un réseau professionnel, alors il y a celui de l'opéra comique qui est magnifique et puis j'ai un autre réseau aussi moi qui vient travailler à l'opéra comique ou dès l'extérieur et je sais que rien n'est irréalisable. Tout est possible techniquement dans les costumes. Les costumes, c'est sans limite, hein. Il y a très très peu de limites. Il y en a même pas. Voilà, donc je me suis détachée de ça. Ça m'inquiète plus tellement maintenant. On va y arriver. Parmi toutes vos créations, en tout cas celle de vos équipes, quel est l'accessoire le plus surprenant que vous avez pu fabriquer ? Alors, c'est la surprise à chaque fois.
On les créateurs nous font nous sortent des choses improbables. On a eu il y a quelques temps la petite boutique des horreurs, création costume Vanessa Sanino, des danseurs en machine à laver, téléviseur, blinder. Et ben, on a réussi qui s'allume. Euh, on ouvre la porte de la machine à laver. Il y a quelques temps, on a fait l'ur espagnol mise en scène Guillaume Gallenne. Et ben des horloges, on a fait avec des artistes qui rentrent dans les horloges. Voilà. des des Oui, on fait des trucs surprenants à chaque fois, mais des fois c'est un petit truc qui peut être surprenant, compliqué à réaliser. Comme quoi, vous avez un exemple.
Ben des fois, il y a des petits alors on avait fait euh euh sur l'autre voyage il y a 2 ans euh un vieillissement sur scène à vu. Donc il fallait que la les cheveux changent la barbe de du chanteur et de la chanteuse chacun. et ben on a fait des moustaches, des barbes, des perruques avec des petits aimants, il les prenait, il les mettait sur scène au fur et à mesure. Et bien sur les réseaux sociaux, vous me croyez si vous voulez, ça a été filmé par la perruquière qui les a réalisé. Elle a obtenu mais des milliers des milliers de vues de followers. Ça a fait un succès dingue.
Les gens étaient impressionnés alors que nous on éétait pas étonné de voir, on avait trouvé l'idée des aimants, la bar, la barbe, la perruque qui se rajoute et qui blanchait au fur et à mesure et ben ça a fait ça a surpris mais ça avait été techniquement compliqué. Quel terme vous répétez souvent à vos équipes qui revient dans votre bouche très régulièrement ? Alors je sais pas si je le verbalise comme ça. Je veux pas que les équipes soient sous tension, sous pression. Voilà. Alors je le verbalise pas. Peut-être pas, je dis pas le mot, mais je pense que j'essaie de faire travailler avec sérénité.
Donc je le dis pas mais je je fais toujours en sorte d'accompagner pour être serein, rassuré, en permanence. Hm hm. Enfin, quel basculement majeur avez-vous constaté en 25 ans dans la création et dans ces maisons que vous avez pu fréquenter ? Ce qui ce qui me change, je précédemment, j'étais dans une maison privée, donc les budgets ne sont pas considérés de la même façon, une maison une grande maison privée. Donc les budgets étaient différemment gérés. Aujourd'hui, dans un théâtre national, on va pas se mentir, on parle budget. Voilà.
Mais alors oui, il y a des contraintes budgétaires mais euh ce qui donne l'opportunité de de trouver des astuces et de mettre des de mettre des défis mais pas des défis dangereux hein et ça marche toujours. Donc ce qui a changé bien évidemment les contraintes budgétaires mais aussi le style maintenant on a beaucoup de production avec alors le le coloris noir ressort souvent dans les costumes. Beaucoup de noir, beaucoup de noir. On est dans une période où il y a beaucoup de costumes en noir. Est-ce que cela traduit quelque chose de notre époque ? Euh je crois qu'il y a une mode aussi en fait. En fait, je crois que non, je crois que c'est une mode dans l'opérance en ce moment parisien.
Euh il y a quelque chose de dans les décors et les costumes, on est très dans le noir, quelque chose d'un peu mode, couture très souvent. Voilà, je crois que c'est un style en ce moment et puis il y a eu par le passé d'autres choses. Dans le futur, il y aura d'autres styles. C'est il y a une mode aussi hein dans les spectacles. Et comment imaginez-vous l'atelier de demain ? l'atelier de demain le faire encore plus grand plus grandir. Moi, j'aimerais qu'on réalise encore plus de choses, qu'il soit encore plus mis en avant les métiers. Voilà, l'idée c'est d'être un des on est un des derniers ateliers à Paris dans une maison.
Donc l'idée c'est vraiment de le de le alors de le maintenir et puis de le faire grandir encore plus, de lui donner une belle visibilité. Merci Alexandre. Merci. Vous venez d'écouter Fondation Signature, le podcast. Si cet épisode vous a plu, abonnez-vous [musique] dès maintenant et partagez-le autour de vous. Retrouvez toute l'actualité de la fondation signature sur le site www.fondation-signature.org fondation-signature.org [musique] et sur nos réseaux sociaux Instagram, Facebook, LinkedIn [musique] et YouTube. À bientôt.
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