Les jeunes face à la crise du logement | #AMFIS2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va commencer si ça vous va déjà je souhaite vous remercier d'être là alors qu'il y a des grands entretiens en même temps et que parler de la crise du logement étudiant bah c'est pas fun hein euh voilà ça va être le spoiler de cette conférence c'est on va pas dire des trucs hyper fun et donc euh merci d'être présent et présente le public est très jeune d'ailleurs donc je pense que vous vous vous avez sans doute vécu euh un peu la crise du logement pour vous être intéressé et venir ici euh je vais me présenter pour commencer je m'appelle Marie messmerur je suis nouvellement élue député de Ren donc on va parler de Ren un peu c'est bravo à nous hein c'est nous qui avons fait ce travail donc merci à vous tous et toutes et et du coup je suis issue du syndicalisme étudiant j'étais secrétaire national du premier syndicat étudiant de France et et étudiante moi-même et j'ai été jeune même si aujourd'hui je viens de fêter mes 30 ans donc je ne suis plus dans le public considéré comme jeune ça y est et et donc voilà je je je parle d'une enfin en connaissance de cause de en tant que militante je me suis battu pour pour l'accès au logement pour l'ensemble de la jeunesse et je vous dis bien l'ensemble de la jeunesse par que depuis je faisais un doctorat de sociologie là avant d'être élu et donc je vais aussi clarifier quelque chose le sujet de de mon de notre intervention et de la conférence alors ça ça va être pénible pardon excusez-moi avec le vent ça va être donc le sujet c'est la crise du logement jeune et jeunes souvent nous dans nos têtes on pense étudiants et étudiantes parce que c'est le public qui est le plus visible alors que pourtant il est loin d'être la majorité de la jeunesse en France les jeunes sont 2,97 millions je crois les jeunes étudiants 2,97 millions alors que les jeunes Français eux sont quasi 13 millions donc vous voyez c'est pas du tout le même public et donc on va essayer nous quand pendant toute la conférence quand on va parler de jeunes c'est parler de l'ensemble de ce public là c'est-à-dire les jeunes étudiants les jeunes insertion professionnelle les jeunes sans emploi les jeunes en en apprentissage par exemple euh les jeunes enfin voilà tous les jeunes quoi et euh donc je tiens à dire aussi que quand on dit jeune on a du mal à à cibler un âge particulier la sociologie arrive pas se mettre d'accord là-dessus donc on parle de de temps de la vie aujourd'hui on on dit que pour les jeunes le premier emploi stable c'est 27 ans en 75 le CSE montré que c'était à 20 ans le premier emploi stable donc on voit bien que c'est un temps qui se rallonge aussi et c'est pour ça que c'est c'est c'est pas fixe donc on va parler du temps de l'étude ou de l'insertion professionnelle et la sociologie se met d'accord en se disant c'est jusqu'à l'arrivée du premier emploi stable et ou de l'accès au foyer donc de la décohabitation avec les parents et l'accès à ses propres ressources donc on va nous pas uniquement parler des étudiants et des étudiantes même si ça va être aussi un sujet parce qu'il y a des politiques publiques qui sont en direction sur les questions de logement spécifiquement envers les étudiants les étudiantes donc c'est les logements CROUS et on en parlera tout à l'heure euh donc la jeunesse c'est un moment du coup de vulnérabilité et qui s à beaucoup de précarités des précarités en terme de de l'accès à la ressource du logement mais aussi au confort à l'accès à l'emploi l'accès aux études voilà et c'est le logement c'est un problème pour toute la population mais particulièrement pour les plus précaires et donc quand on parle de de plus précaire la jeunesse en fait partie comme vous le savez du coup puisque je l'ai dit en inro production je suis député de Rennes et Rennes c'est une ville qui est très représentative de la crise du logement puisque 20 % de sa population sont des étudiants et des étudiantes c'est une ville emblématique et il y a une donnée qui est sortie il y a 1 an qui a montré que en en espace justement d'une année Rennes a perdu 42,9 % de son offre de logement à cause notamment de de de Airbnb ou enfin voilà j'y reviendrai plus tard mais et et donc Renn c'est aussi une ville où plus de 60 % de la population est locataire parce que vous savez la question du logement c'est aussi une question du partage des richesses puisque c'est 3,5 % des des Français et des françaises qui détiennent 50 % du parc locatif donc ça aussi c'est un sujet sur lequel on doit se battre la situation à Rennes elle a tellement été gravissime et comme on l'a vu dans plein d' ville je je parle de Rennes mais que il y a des étudiants du coup qui qui vivaient dans à la rue dans des campings dans leur voiture et tellement ça a été tellement loin que le président de l'université de Rennes a fait appel aux habitants et aux habitants de la ville à ses employés pour mettre en œuvre de la solidarité et lui demander du coup de leur demander d'héberger des des étudiants et des étudiantes en urgence ça a été même tellement loin que le cruise de Bretagne a dit qui a appelé le ministère et a fait un communiqué en disant il nous faut 1500 logements de plus au Cruise de Bretagne même si je suis sûre queééonor dira que c'est beaucoup plus que 1500 qu'il faut voilà et euh si je vous donne cette illustration de Rennes c'est pour vous montrer que c'est le cas partout juste la Bretagne était très préservée il y avait pas de problématique trop liée à la question du logement et depuis 3 5 ans on voit cette explosion elle est très visible elle est très matérielle on on la voit concrètement dans les rues et en fait en 2023 donc rentrée universitaire dernière c'est 87000 étudiants qui étaient sans abri en France et pendant toute l'année c'est plus d'un million d'étudiants et d'étudiantes qui étaient mal logé pendant leur année universitaire donc c'est un sujet général et qui a des sources systémiques et mais je tiens du coup à rappeler que là j'ai j'ai donné les chiffres étudiants parce que c'est aussi en public qu'on arrive à à compter et donc on arrive à sortir des études dessus et donc c'est les chiffres que je voulais vous vous donner mais tout à l'heure tu nous donneras d'autres chiffres donc à prendre en compte aussi qu'on va parler beaucoup du logement mais je voulais redire que le logement à la crise du logement s'ajoute la crise financi donc les les loyers qui coûtent de plus en plus cher en particulier dans les grandes villes l'accès à l'alimentation enfin il y a tout ce qui s'est passé autour du du repas en euro bah voilà c'est l'accès à la santé et en fait le logement c'est quand même quelque chose qui est au carrefour de l'ensemble des discriminations parce que quand on a mal ou pas accès au logement et ben on a aussi pas et mal accès au services à la vie de la cité à la vie collective aux assauts à la culture enfin voilà donc le logement c'est aussi un élément central dans la dans notre dignité collective et et donc aujourd'hui on a décidé d'axer ce sujet sur les jeunes et enfin la jeunesse parce que ils sont eux-mêmes précarisés de manière systémique et parce que ça c'est pas la c'est un public qui rentre dans la vie et qui se construit qui est pas du tout mis en protection sociale comme peuvent l'être d'autres publics notamment les retraités par exemple qui ont une branche de la sécurité sociale qui ont une enfin la retraite les jeunes ont pas de de mise en protection sociale et donc à ce titre je vous vous invite à lire Camille Peny qui est un sociologue de la jeunesse et qui a fait un petit livre de 100 pages qui est exceptionnel qui qui s'appelle pour une politique de la jeunesse et qui montre justement que les jeunes c'est un sujet politique qui n'a jamais été traité c'est il y a une absence concrète de de considération de ce public par l'ensemble des des politiques et des gouvernements successifs et pourtant c'est le public je voused dis qui est le plus précarisé sur tout un tas de domaines et et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui on décide de parler de ça et c'est et je vous dirai un petit peu plus après dans mon intervention mais on pourrait aussi faire une conférence sur le logement de manière générale parce que la crise du logement touche tout le monde donc les objectifs de notre conférence aujourd'hui c'est de comprendre comprendre la crise qui qui s'accentue depuis des années qui se généralise ces raisons structurelles qui cette crise touche est-ce que elle touche les jeunes et c'est bien les jeunes de manière différente plus les étudiants plus en insertion pro les ruraux les urbains et où sont-ils justement ces jeunes est-ce qu'ils cohabitent des cohabitent est-ce qu'il y a vraiment cet effet Tangui comme tout le monde le dit c'est-à-dire de jeunes qui en fait restent chez leurs parents le plus tard possible est-ce que par exemple il y a des étudiants et des étudiantes qui ne font pas d'études parce qu'en fait ils ont pas de logement dans la ville ou parcours sup les a envoyé d'ailleurs parcours sup c'est aussi un élément discriminant et qui s'ajoute à la crise du logement donc pour parler de ce sujet j'ai deux invités super formidables autour de moi je vais les présenter avant qu'il parle donc je vais d'abord présenter manuel et puis tout à l'heure je présenterai Éléonore donc manuel de merc il est tué directeur des études à la fondation abépierre et je te remercie d'être ici la Fondation abépierre c'est euh c'est un travail considérable euh qui donne de la ressource et qui fait qu'on peut aujourd'hui être autour de la table et parler parce qu'en fait c'est un combat qui se fait sur deux jambes la première de manière de manière concrète sur le terrain en solidarité auprès des gens avec B de la solidarité voilà qui est en plus je pense la base historique de la construction de la fondation abépierre et le deuxième qui est euh utile au possible et et nécessaire et qui fait justement comme je vous disais qu'on on ne serait pas là si on pouvait pas en parler c'est le travail d'expertise pour dresser du coup pour bah accumuler de la connaissance des chiffres faire des études et donc dresser des constats objectifs et irréfutable pour après interpeller le politique et lui demander d'agir bien que vous avez vu que nos politiciens en ce moment manquent un peu de courage donc il est temps qu'on arrive au pouvoir pour pour écouter ce que la fondationépère a nous dire donc tout ce tout votre travail nous permet après de faire des plaidoyers et d'infléchir sur les politiques publiques par exemple et je vais citer du coup deux deux grandes enquêtes en 2023 vous avez sorti une enquête sur le mallogement étudiant qui s'appelle justement donc je l'ai avec moi si quelqu'un veut la voir après les jeunes premières victime du mallogement et une étude inédite il y a pas longtemps sur les expulsions des étudiants de résidence universitairees crus et puisqu'on parle du cru je voulais aussi vous rappeler un moment très joyeux qui est assez récent pendant les Jeux Olympiques les forces de l'ordre ont été hébergées au sur le dos des étudiants dans des cités universitaires et même eux ont demandé à être expulsés eux-mêmes des cités cru tellement que elles étaient insalubres et qu'on avait par exemple des rats dans les cités crus donc si même les forces de l'ordre le disent maintenant je pense que le gouvernement est peut-être un peu plus obligé d'écouter les étudiants mais c'est triste qu'on en arrive là donc manuel qui sont ces jeunes est-ce qu'ils cohabitent dé cohabitent est-ce que tous les jeunes sont touchés de la même manière ruraux urbains et est-ce que vous avec la Fondation abépierre vous êtes déployé sur tous les territoires de France est-ce que vous vous pouvez vous sentez les les effets concrets est-ce que tu vois cette accélération comme je disais en Bretagne par exemple voilà je te laisse la parole merci merci beaucoup Marie pour cette invitation euh c'est toujours en plus très sympa et prometteur d'avoir des militants et notamment des militants de la question sociale la question du logement qui accèdent aux responsabilité et pour nous c'est vraiment des relais qui sont importants donc c'est aussi le début d'un travail en commun qui va qui va duré j'espère au moins un an en tout cas voilà on verra bien après pour nous à la Fondation av pierre aussi moi je suis content d'être parmi vous parce que la France politiquement a connu un été difficile nous à la fondation des Pier on a eu un été de merde on peut dire pour les raisons que vous connaissez sans doute puisque nous avons enquêté et révélé des agissements de type agression sexuelle de la part de l'abé pierre il y a 70 60 50 40 ans et donc on a pris notre part aussi du combat de balayer chacun devant sa porte quand s' a des cas d'agression sexuel euh même même quand il s'agit de gens dont on porte le nom même les gens qui ont fondé notre notre organisation donc voilà c'est on sait pas trop de quoi la Vière sera fait mais il fallait le faire parce queil y avait des vraies victimes derrière et qu'il y avait pas de doute là-dessus donc voilà chacun doit balayer devant sa porte B évidemment quand la personne est morte c'est peut-être plus facile mais euh il faut le faire quand même voilà et il se méfia aussi un peu quand même des des sauveurs suprêmes parce que quand il dérape et ben tout le monde dérape avec lui voilà ceci dit euh pour commencer sur ce sujet effectivement la crise du logement elle touche en particulier les jeunes elle est assez généralisée on a 4 millions de personnes qui sont mal logées aujourd'hui c'estàire soit sans logement soit en surpeuplement accentué soit dans des logements tudis donc c'est assez important et au-delà de ces 4 millions il y en a 12 millions qui sont touchés par la crise du logement parce que ils vivent dans des copros dégradés en surpeuplement modéré en précarité énergétique ou menacer d'expulsion voilà euh sur c'est 12 plus 4 millions de personnes on sait que les jeunes sont particulièrement touchés moi j'étais dans un collectif il y a très longtemps quand j'étais moi-même jeune qui s'appelait le collectif jeudioir qui luttait pour le logement des jeunes et qui squattait des bâtiments pour lutter contre la bulle immobilière la hausse des prix et cetera il y avait d'une part un aspect qu'on dénonçait et qu'on ressentait un aspect de discrimination contre les jeunes pas tous les jeunes évidemment certains jeunes en particulier avec ce procès en immaturité un bailleur ne peut pas faire confiance à un jeune ou alors avec la caution de ses parents et cetera en réalité on sait qu'il y a des publics au-delà des jeunes qui sont beaucoup plus touchés par des discriminations et ce qui fait que les jeunes sont plus touchés par la crise du logement c'est pas tellement une sorte d'opinion anti-jeune qui aurit des effets massifs elle existe hein mais mais tout le monde ayant été jeune ou ou ou l'é tempant encore finalement c'est c'est moins problématique en terme de discrimination moins grave que des personnes racisées des femmes des mères célibataires et cetera ce qui fait que les jeunes sont particulièrement touchés par la crise du logement c'est des aspects vraiment structurels euh c'est pas qu'on aime pas les jeunes c'est les jeunes bien souvent sont dans des grandes villes tu me demandais c'est dans quels endroits qui a le plus la crise du logement sans hésitation c'est vraiment les grandes ville il y a aussi des problèmes de logement dans les zones rurales mais vraiment il y a pas cette question du coût de la hausse des prix qui a été massive à l'achat et à la loocation qu'on retrouve avant tout dans les zones tendues qui sont les grandes villes là où ça a un peu changé c'est que au avant il y a 20 ans la crise du logement était vraiment spectaculaire à Paris Lyon Marseille les zones très tendues un peu Nice et maintenant il y a des nouvelles zones tendues qui s'ajoute aux autres elles ont pas elles ont pas remplacé elles s'ajoutent aux autres qui sont notamment la zone atlantique donc tu l'as dit Renn parce que c'est une grande ville étudiante mais aussi parce qu'il y a un mouvement de population générale des Français vers l'ouest pour des raisons proximité de la mer réchauffement climatique beauté du paysage et cetera accueil des habitants euh et donc ça ça fait qu'il y a une tension qui se porte sur tout le l'ouest du territoire Rennes mais aussi Nantes énormément le Pays-Basque et en fait Bordeaux le TGV arrivant rapprochant Rennes Bordeaux de Paris ça crée des effets qui sont massifs et donc il y a maintenant des dizaines de millions de Français qui sont potentiellement concernés par la crise du logement et les jeunes le sont davantage parce qu'ils sont plutôt dans les grandes ville pour des raisons structurelles encore une fois quand vous êtes étudiant les grandes faces les grandes écoles elles sont dans dans les grandes métropoles à quelques exceptions près quand vous cherchez un premier boulot là aussi souvent les bassins d'emploi où vous avez votre chance au début vous prenez un stage un CDD en intérim c'est souvent dans les grandes villes et donc il y a pour même pour les jeunes qui ont grandi en milieu rural souvent un passage obligé ou en tout cas fréquent par les grandes villes quitte à revenir dans des zones moins rurales avec quand on a des enfants à 35 ou 40 ans ouou ou plus jeunes et donc il y a une concentration là les jeunes également demandent des petits logements parce qu'ils sont davantage seuls ou en colocation il demande des petits logements or en France la pénurie de logement elle se porte avant tout sur les petits logements parce que on a une démographie en France mais c'est c'est propre à tous les pays d'Europe hein où on a des ménages des familles qui sont de plus en plus petites de petites taille la moitié des ménages qui attendent un logement social par sont des personnes des ménages de une seule personne donc c'est vraiment il a il y a une crise du logement des célibataire qui est très qui est très particulier parce que il y a il y a un manque de petit logement parce que hisistorique on a fait des logements standard en France hein pour des familles avec deux trois enfants et queaujourd'hui ça ne correspond pas à la norme majoritaire des familles françaises et donc il y a un problème de petit logement donc on peut y répondre en faisant des colocations et cetera mais c'est quand même compliqué et aussi c'est quand vous êtes seul vous cherchz un petit logement il y en a pas beaucoup mais aussi surtout vous êtes seul avec un seul un seul salaire une seule allocation une seule bourse et ça on sait qu'il y a c'est pas une discrimination c'est un état de fait par rapport au logement être à deux être en couple c'est vraiment une bonne affaire quoi quoi voilà donc au-delà des avantages ou des intérêts de chacun être en couple ou pas du point de vue de logement c'est vraiment la bonne affaire parce que il y a un effet d'échelle tout simplement et donc les jeunes évidemment sont moins souvent en couple et la mise en couple durable se fait de manière beaucoup plus tardive que nos parents nos grands-parents c'est c'est très bien c'est un un fait démographique et donc pendant jusqu'à tu disais 27 ans le premier emploi c'est aussi souvent le première mise en couple en cohabitation et donc il y a toute cette phase là de la vie entre 18 et 27 ans mais parfois c'est 30 ans 35 ans où on est on a des bas revenus on est dans des villes tendues on est à la recherche de BI rares et on est tout seul pour l'assumer donc ça c'est compliqué et puis il y a une précarité euh du point de vue des ressources de l'emploi qui touche en particulier les jeunes euh le CDI c'est encore la norme en France quand vous avez plus de 30 ans par contre avant 30 ans c'est plutôt l'exception et donc quand vous enchaînez les stages les intérims les bourses étudiantes et cetera euh ce payer un un loyer qui coûte dans les grandes villes 600 700 € minimum pour avoir une chambre de bonne évidemment c'est très compliqué c'est ajouté à ça ces dernières années une dégradation du point de vue du logement qui est lié à la fois à la conjoncture hein là on a une remontée des taux d'intérêt l'inflation et cetera qui fait que c'est plus compliqué d'acheter et de louer un logement et qu'il y a une pénurie et qu'on arrive pas à produire et un gouvernement qui s'est totalement désintéressé de la question du logement non pas que avant ils aient fait que des choses bien mais au moins il y avait une forme d'intérêt en disant bah oui il faut loger ses citoyens quoi voilà aujourd'hui enfin depuis 2017 en particulier il y a eu des coupes budgétaires massives en particulier sur le logement des jeunes pourquoi le logement des jeunes parce que ça a touché surtout les APL et les APL on sait que c'est une allocation qui aide particulièrement les jeunes notamment les jeunes de moins de 25 ans parce que vous le savez le RSA il est accessible essentiellement à partir de 25 ans alors que les APL sont inconditionnel il y a des conditions de ressources mais il y a pas de conditions autrees quand vous êtes locataire et que vous avez même moins de 25 ans et que vous avez décohabité et ça on sent que cette allocation des aPL était dans le collimateur de Macron parce que ça coûte cher évidemment c'était 17 milliards d'euros par an et donc quand vous voulez faire des des économies sur des dépenses sociales c'est évidemment un budget sur lequel il est tentant d'aller mettre la main et ça a été la première action en juillet 2017 la coupe de 5 € dans les APL qui a été très symbolique je pense qu'ils avaient pas calculer que ça aurait cette ce poids symbolique et en plus après ils l'ont justifié en disant mais 5 € c'est pas grandchose et cetera mais c'était 5 € par mois et par ménage ça représente 400 million d'euros par par an pour le budget de l'État en moins pour les ménages modestes he parce que les APL c'est pour les ménages qui sont au SMIC ou en dessous pour vous donner une idée quand vous êtes célibataire quand vous êtes au SMIC vous n'avez pas droit aux appels parce que vous êtes déjà trop riche donc vraiment tout ceux qui touche les APL c'est des ménages assez pauvres avec une exception ou en tout cas une ambiguïé pour les étudiants puisque là on prend en compte les ressources des des parents si vous habitez chez vos parents mais comme vous êtes chez les APL vous les avez parce que vous êtes étudiant et donc là il y a toujours ce soupçon que les étudiants profiteraient du système auraient une une dolch Vita la Bohem et cetera et que donc eux il y a moins besoin de les aider et donc c'est pour ça qu'il a eu ensuite les étudiants les jeunes en général il y a eu une grosse coupe dans les APL qui s'appelle je vais pas détailler c'est la contemporéité du calcul des AP mais qui fait qu'en gros avant vous aviez vos appels en fonction de vos revenus d' a 2 ans et ça c'était bien pour les jeunes parce que quand vous êtes étudiant vous avez très peu de revenus et donc vous touchiez les APL même après votre premier emploi quand vous étiez payé au SMIC ou un SMIC et demi de Smic vous aviez une sorte de de délai où vous touchiez les APL c'est plus le cas aujourd'hui et ça ça fait plus d'un milliard d'économie euh par l'État euh sur le dos des jeunes donc ça ça ça a contribué à cette difficulté et puis l'État a coupé les vivres au au monde HLM et donc il y a une chute de la production de logements sociaux on est passé de 125000 logements sociaux produits par an en 2016 à aujourd'hui moins de 80000 et les perspectives sont assez sombres dans les années qui viennent donc tout ça euh c'est pas spectaculaire du jour au lendemain comme le covid où on a vu des effets sur la précarité du jour au lendemain c'est le le l'immobilier le logement ça prend du temps à se voir mais ça commence à se voir de manière très forte et ça a des effets aussi sur le marché de l'emploi et les jeunes ils sont ils travaillent beaucoup dans le bâtiment aussi et quand le bâtiment se casse la gueule ça a aussi des effets sur l'emploi des jeunes donc ça c'est très compliqué on le voit bien c'est spectaculaire he sur les étudiants la détresse sociale et cetera la la la quête de logement le manque de logement étudiant ce qu'on voit moins parce que c'est moins dans les statistiques c'est les jeunes qui ne décohabitent pas à cause de cette crise du logement et donc eux ils sont statistiquement encore chez leurs parents et donc on prend en compte les ressources de la famille on prend en compte le logement de la famille et donc si vous êtes chez des parents que vous avez 20 ans 25 ans 30 ans et que vos parents ils ont un appartement correct vous n'êtes pas considéré comme mal logé et pour autant en tout cas pas dans l'esprit commun dans les statistiques de la Fondation Pier évidemment vous l'êtes si parce qu'on a un peu creusé tout ça mais c'est pour ça qu'on a fait cette étude qu'on a actualisé là il y a quelques quelques mois sur ce qu'on appelle à tort ou à raison les tanguis en référence au film d'Étienne chatillaz qui était un film une comédie assez caricaturale Comédie Française où les gens ils sont tous riches et tout ça ils habitent tous à Paris euh où c'était le jeune Tangui de 27 ans qui reste chez ses parents par confort alors que il a une bourse très généreuse parce qu'il fait une thèse et que ses parents vivent dans 200 m² dans le centre de Paris et donc on se moquait de ce jeune Tangui qui par immaturité par affection pour ses parents restait par confort chez lui en réalité ce qu'on notre publication s'appelle la face cachée des tanguis c'est les millions de jeunes ils sont 5 millions de des des majeurs des adultes donc à habiter chez leurs parents la face cachée pourquoi parce que souvent c'est pas voulu c'est pas par immaturité c'est parce que les conditions sociales ne permettent pas de prendre son autonomie alors évidemment il y a dans ces 5 millions et dans notre actualisation on a vu que entre 2013 et 20020 on était passé de 4,6 million à 4,9 millions donc on voit quand même une augmentation de 300000 c'est pas rien c'est un un vrai phénomène social de majeur d'adultes qui sont hébergés chez leurs parents évidemment quand vous avez 18 ans et un jour et que vous êtes étudiant dans un grand appartement avec vos parents et que tout se passe bien vous êtes pas mal logé il y a pas de souci c'est très bien et et c'est même plutôt une chance de commencer dans la vie dans de bonnes conditions notamment affective he parce qu'il y a beaucoup d'isolement relationnel des des jeunes à 18 ans on est on est on est adulte on est majeur mais on est encore quand même très jeune en revanche quand ça se poursuit au-delà de 25 ans notamment et on sait qu'il y en a 1,5 5 millions sur les 5 millions d'adultes qui ont plus de 25 ans quand vous avez 26 27 30 ans 35 ans et que vous habitez chez vos parents parfois ça peut être un choix parfois c'est il y a pas de jugement à voir sur les les modes familiaux sur les lâges de décohabitation mais on voit bien que pour tout le monde ça devient quand même un petit peu pesant pour les parents pour les enfants avant tout hein on peut pas ou difficilement ramener des copains des copines à la maison être en couple avec avec son conjoint sa conjointe quand on habite chez ses parents et et aux yeux de tous quand même c'est la forme la preuve le un signe de manque d'accès à un âge autonome il y a des sortes de marqueurs comme ça qui sont discutables mais qui sont quand même assez communément partagés un emploi stable un logement à soi et cetera et donc quand vous avez pas ça ben bon an malant quelle que soi vos relation avec vos parents vous vous restez quand même habiter chez vos parents et vous êtes pas complètement autonome donc ça ça pose un problème pour pour ces jeunesl c'est c'est avant tout quand on leur demande dans les dans les dans les enquêtes statistiques c'est avant tout pour des raisons sociales passer 25 ans c'est parce que les logements sont trop chers parce que quand vous êtes étudiant étudiant doctorant les bourses elles sont soit inexistantes soit très faibles et parce que s'il faut travailler en plus de ces études c'est difficile d'avoir un temps plein évidemment et même quand vous avez un temps plein il est mal payé et donc pour se payer un un logement c'est très compliqué donc on voit bien que c'est une cohabitation subie par les par et par et par les enfants et donc cette finalement nous on a fait beaucoup de médias quand on a sorti cette étude sur les tanguis et il y avait un peu un air un peu gognard de certains journalistes en disant bah les jeunes quand même aujourd'hui hein ils savent pas se prendre en main il faut les pousser dehors pour sortir du nid et cetera en fait c'est des jeunes qui sont qui sont plus jeunes tu l'as dit quand on a 30 ans on est plus jeune on est jeune dans les yeux des autres peut-être euh non mais on est plus jeune au sens voilà moi je suis plus jeune etment il faut voilà il faut accepter au sens biologique et et il y a il y a 30 ou 40 ans dire de quelqu'un qui a 30 ans ou 35 ans qu'il est jeune c'était une aberration or aujourd'hui en fait on est jeunisé tout comme on dit qu'on est racisé ou sexisé finalement on est jeunisé aux yeux des autres parce que la société ne nous donne pas les moyens de ne plus être jeune et donc finalement on devient jeune on reste jeune un peu malgré soi pendant des années donc ça c'est euh parfois c'est dans des conditions très dures hein quand c'est des petits logements quand c'est des logements insalubres quand c'est des logements aussi de vos parents qui sont loin de vos lieux d'études ou de votre lieu d'emploi il y a beaucoup d'abandon d'études parce que tout simplement l'école ou la fac que vous visez soit elle est trop chè soit parcours su vous a pas retenu soit parce qu'en fait elle est trop loin du domicile de vos parents et donc vous n'z pas le le luxe de vous payer ou qu'on vous paye un studio quelque part et donc ça c'est aussi une une un obstacle très fort dans le dans les choix de vie hein vraiment choisir ces études c'est quand même quelque chose qui va vous suivre ensuite pendant toute votre vie à et pour préciser c'était un peu étonnant mais c'est pas si étonnant mais c'est que c'est ces 5 millions de tanguis entre guillemets d'AD chez les chez leurs parents euh 60 % sont des hommes 40 % sont des femmes donc il y a aussi une difficulté particulière pour les jeunes hommes ou moins jeunes hommes à quitter le domicile parental les femmes sont plus souvent étudiantes elles se mettent en couple plus jeune donc il y a aussi des explications sociologique hein à au fait décohabiter plus jeune quand on est une femme que quand on est un homme mais il y a quand même cette difficulté il y a aussi sans doute un contrôle social parental plus fort sur les jeunes femmes que sur les jeunes hommes qui expliquent qu'elles ont peut-être davantage envie de de quitter cette tutelle parental mais en tout cas il y a là un un biaet de genre qui est qui reste quand même à à à analyser et à élucider et puis pour pas prendre trop de temps tu l'as dit on a aussi trouvé dans une une étude récente qui avait jamais été explorée et on l'a fait beaucoup avec les syndicats étudiants notant l'Union étudiante avec grand plaisir on travaille beaucoup sur les expulsions locatives à la Fondation AV piierre et on s'est aperçu parce qu'on a vu quelques quelques remontées mais pas très nombreuses parce que les étudiants font rarement valoir leurs droits dans ces cas-là que le régime des expulsions en cité était totalement dérogatoire vous savez que les expulsions standard dans un logement locatif normal public ou privé il y a des protections alors elles ont été reniées par Monsieur casbarian notre Ministre du Logement des missionnaires mais elles existent encore il y a des délais il y a des procédures on passe en justice et cetera pour les étudiants en ctuu c'est open bar vous arrêtez de payer votre loyer à un moment il y a même même des dettes qui sont très faibles pardon ou alors vous avez un conflit avec votre gestionnaire CROUS à Rennes il y a eu cette histoire C de manifestation pour la Palestine euh au dans le CROUS qui n'a pas PL au gestionnaire et qui a expulsé manu military tris meneurs de de ces manif donc vous vous êtes pas protégé par la justice ça relève du tribunal administratif et pas du droit commun des expulsions et donc on a vu après notre notre enquête des centaines d'expulsions avec des délais octroyés parfois par la justice de quelques jours pour faire ses bagages parfois pas de passage par la justice c'est le gardien de la CTU qui passe et qui vous met la pression pour partir parfois on démagnétise le badge pour accéder à la ctuu donc là on est en dehors du droit alors que vous savez le le votre logement c'est votre domicile he quel que soit votre statut c'est votre domicile c'est très protégé par la Convention européne des droits de l'homme par toute la juridiction et ben là les étudiants les jeunes finalement c'est comme s'ils étaient ils devaient déjà dire merci d'être en ctuu pendant quelques mois et donc ils sont pas du tout protégés par les les la même chose la trêve invernale ne s'applique pas pour les expulsions étudiants donc là encore on a l'impression que c'est un public à part et tu l' tu l'as mentionné le fait que pour les J on puisse se permettre de demander et d'exiger de la part de centaines d'étudiants de partir pour faire la place aux équipes au au soit des forces de l'ordre soit des équipes salariées pour les j alors on on nous expliquait que c'était important les J et cetera mais à quel autre type de public on aurait pu dire de partir pour faire de la place est-ce que des gens qui sont locataires en HLM dans le parc privé propriétaire on aurait pu dire B écoutez les Jos c'est important dégager pendant 3 mois puis vous reviendrez plus tard et on vous donne 100 € et des places pour le HCK sur gazon c'était quand même assez abant et et ça ça montre bien qu'encore une fois les les les jeunes et les étudiants sont pas pris au sérieux de la même manière et pour finir il y a un point de combat politique et de vraiment de clivag très fort qu'il faut gagner sur lequel on a gagné perdu regagné et cetera c'est la question de l'encadrement des loyers parce que là on je vais pas refaire tout l'historique mais ça concerne particulièrement les jeunes parce que c'est beaucoup les jeunes qui sont victimes je l'ai dit des loyers aberrant des petites surfaces dans les grandes villes et donc c'est pour eux que l'encadrement des loyers est le plus bénéfique donc vous le savez il y a une loi qui est passée en 2014 la loi allure une loi portée par Cécile Duflot qui prévoyait l'encadrement des loyer avec des loyers plafonds qui seraient interdit de dépasser dans toutes les grandes villes tendues ça a été ensuite détricoté sous le gouvernement manuel Vals et appliqué de manière un peu diffuse à Paris et à Lille et après quand il y a eu les alternances dans de nombreuses grandes villes en 2020 c'est ça s'est appliqué de manière expérimentale dérogatoire dans de plus en plus de villes et donc aujourd'hui aujourd'hui une vingtaine de villes notamment ben Paris Lille Lyon villeurbane Montpellier Bordeaux plein commune est ensemble bientôt Marseille bientôt Bayon peut-être bientôt peut-être Grenoble où les bailleurs ont des limites à ne pas dépasser sous peine d'amende au mètre carré pour selon le type de de de logement et selon les quartiers et ça ça profite avant tout aux jeunes par contre il faut se battre pour ça parce que les bailleurs et les propriétaires bailleurs ils sont très contre ils attaquent en justice systématiquement et surtout ils respectent pas la loi hein nous on a un baromètre du respect de cet encordrement des loyers et on voit que un/ers des des logements qui sont mis en location ne respectent pas cette limite légale encore une fois et ça vous autant l'idée de tu casses tu répares et cetera Gabriel Atta la loi et lordord ils ont que ça à la bouche on les a jamais entendu ne serait-ce que même en communication dire messieurs mesdames les bailleurs vous devez respecter la loi parce que c'est des locataires qui vont ensuite avoir quand même des des loyer en moins et cette loi elle a été déccriée comme étant inutile et cetera il y a une première étude qui s'est mise en place par des économistes sérieux sur Paris qui montre que malgré son application très limitée elle fait gagner à tous les locataires parisiens 1000 € par an par rapport à sielle avait pas été appliqué depuis 2019 donc c'est pas du tout rien quand même 1000 € par an c'est encore insuffisant hein parce que les loyers il restent très élevés mais s'il y avait P cet encadrement ça aurait été encore plus cher et donc maintenant il faut se battre pour qu'il y a davantage de vill qui la ment en place Renn officiellement maintenant peut candidater parce que Rennes est devenue une zone tendue oh là ah oui voilà ça devait arriver pardon voilà bon bref euh j'étais près du but mais tous c'est voilà c'est un accident de sangr non non c'est pas grave et et donc Rennes aujourd'hui peut candidater de par sa vous inquiétez pas de par la tension qu'il y a sur le marché locatif riné en revanche la loi enfin le le délai pour candidater a expiré parce que c'est dans la loi je vais le faire t'inquiète pas ouais dans la loi il y a un délai qu'il faut qu'il faut changer donc madame la députée prochain amendement première loi quelques que soit le sujet pouvoir d'achat logement et cetera jeunesse il faut aujourd'hui ça déjà l'encadrement s'arrête en 2026 si on ne fait rien et il y a pas de nouvelles villes qui pe qui peuvent entrer dans l'encadrement donc il faut poursuivre ça péréniser ça et l'ouvrir à toutes les villes qui sont volontaires et ça ça ferait gagner beaucoup d'argent aux futurs locataires espérons et il faut le durcir pour le faire respecter et pour baisser aussi les loyers plafond parce qu'aujourd'hui quand même ils autorisent des loyers qui reste encore très élevé donc voilà ma première demande et puis c'est à la fois une demande à la députée mais aussi une demande à tout le monde de s'emparer de cette question c'est une question de vie quotidienne une question de répartition des richesses pour que les propriétaires s'engressent un peu moins que les locataires se saignent un peu moins également voilà j'arrête là merci beaucoup manuel on va j'ai oublié de vous le dire mais on va faire en sorte d'avoir des échanges et de pas parler trop tout à l'heure parce que c'est passionnant il y a plein de choses j'imagine des questions des choses que vous voulez qu'il approfondisse ù Éléonor parce que maintenant je vais laisser la la parole à ééonore Schmith donc je suis déjà ravi moi de de te donner la parole donc ééonor Schmith est secrétaire international du premier syndicat étudiant de France voilà et comme je vous disais tout à l'heure je suis issue de la même histoire et j'ai eu la chance donc de partager un mandat et des liutes politiques avec ééléonore donc je suis encore plus ravie de faire cette conférence avec toi aujourd'hui à dire aussi que donc l'Union étudiante le premier syndicat étudiant de France mais c'est un syndicat qui lutte sur les questions du logement de deux manières comme je disais pour la Fondation abépierre c'est-à-dire que avec leur travail par exemple à la rentrée étudiant ils font une analyse du coût de la vie ils font un recensement de l'augmentation des loyers d'une année à l'autre dans les villes universitaires grâce à leur syndicat présents part tout en France et ils font aussi des actions de visibilisation et et pour essayer de de de de faire AG agir mais qu'il font pas Sylvie routaillot notre ministre de l'Enseignement démissionnaire d'enseignement supérieur et de la recherche ou les directions des crus en faisant par exemple des actions de tente devant les ministères et dans toutes les les villes universitaires de de France et même moi à Brest ou à Rennes j'ai pu voir du coup ces scènes d'étudiants qui montent détentees dans la rue pour interpeller les ministères et ça aussi c'est important donc je pense que tu as plein de choses à raconter notamment peut-être détailler ça donc je te laisse la parole merci beaucoup merci à toutes et tous pour votre présence et puis merci aux deux deux autres intervenants et à Marie pour pour animer aussi surtout cette cette conférence donc moi effectivement je vais plus me concentrer sur la bombe sociale en fait qui est le logement étudiant à la rentrée dernière on disait que c'était une bombe sociale qui qui avait explosé bon bah aujourd'hui on voit encore les effets de de celle-ci cette bombe sociale c'est le fruit d'années de politique de précarisation des étudiants et des étudiantes et d'un d'un désinvestissement massif des gouvernements macronistes comme ça a déjà commencé à être dit précédemment par par Manuel c'estd que concrètement Macron est venu nourrir et entretenir une crise du mallogement étudiant ce qui fait qu'aujourd'hui selon donc une étude que l'Union étudiante a fait il y a un étudiant sur deux qui est mal logé en France il y a une mouche très dérangeante pardon euh donc moi je vais surtout revenir dans mon intervention sur plusieurs points donc la question notamment de la précarité de la condition loogative de la galère que c'est pour les étudiants et les étudiantes pour pour trouir un logement et puis revenir également sur du coup les conditions de vie qui qui se dégradent et bien sûr conclure du coup en donnant un petit peu quelques perspectives de mobilisation parce que je pense que c'est important aussi toutes et tous dans ce moment de de rentrée politique de repartir aussi motivé pour mener la lutte à la rentrée pour sur nos lieux d'études pour celles et ceux ici qui sont étudiants et puis de manière générale dans la société pour pour tout le monde euh premièrement don donc déjà aujourd'hui quand on est étudiant et étudiante vous l'avez compris j'imagine déjà mais c'est un réel parcours du combattant pour pouvoir pour pouvoir se loger si on regarde notamment au niveau du des des cru donc ce qui est censé être le service public aujourd'hui de la vie étudiante il y a seulement un logement cru pour 17 étudiants en France euh c'est dans des zones comme Paris par exemple un enfin un logement pour 64 étudiants donc vous voyez bien que c'est un petit peu compliqué donc ça c'est déjà les chiffres qu'on avait l'an dernier et là par exemple par exemple quand on regarde les chiffres de de cette année donc au niveau des des logements qui ont été libérés et des demandes qui ont pu être renouvelé à Paris on a 600 logements qui ont été libérés pour 200000 demandes donc la question se pose notamment de qu'est-ce que vont devenir du coup tous ces étudiants qui n'auront pas pu avoir de logement cru puisqu'on sait qu'aujourd'hui le logement cru c'est le seul moyen pour un étudiant ou une étudiante d'avoir accès à un logement un coûte social et que de toute évidence aujourd'hui il y a un nombre bien trop insuffisant de ces logements là donc déà ça c'était le le premier point pour pour le log le logement cru et ça s'ajoute du coup à une pénurie générale qui existe au niveau du marché privé donc qu'on a déjà commencé commencé à aborder avec également une hausse généralisée des loyers qui qui fait que notamment cette année encore les loyers les loyers ont grimpé donc par exemple aujourd'hui le loyer moyen étudiant se situe à 630 € par mois donc vous imaginez bien que c'est un petit peu compliqué quand on est étudiante ou étudiant de payer de payer cette somme- là quand c'est à peine le le même montant que la bourse échelonc donc la bourse la la plus grande queun étudiant peut obtenir mais il y a que 2 % des étudiants et des étudiantes qui ont accès à cette bourse là donc pour tous les autres c'est bien inférieur par rapport au au peu d'aide que les étudiants et étudiantes reçoivent cette hausse desloyers là encore il y a un responsable du coup à pointer du doigt ce responsable là c'est évidemment Emmanuel Macron parce que donc nous il y a quelques quelques jours maintenant avec l'Union étudiante on a sorti un peu notre bilan de 7 ans donc sous le mandat d'Emmanuel Macron et donc ce qu'on voit c'est que comparé à un étudiant en 2017 un étudiant en 2000 2024 doit payer 987 € en plus soit près de 1000 € en plus pour pouvoir se loger par an dans dans le privé donc vous voyez bien que c'est quelque chose qui a absolument explosé et que du coup le seul responsable à cela c'est Emmanuel Macron notamment avec du coup toutes les couples qui ont été faites et qui se sont succéder sur les APL mais pas que puisque comme je le disais au niveau des bourses aujourd'hui c'est totalement insuffisant il y a également des loyers qui ont augmenté et donc tout ça fait que un étudiant ne peut plus se loger comme il il le pouvait il y a quelques années et pourtant la crise du logement étudiant ce n'est pas quel quel chose de récent je pense que ici il y a plusieurs générations notamment de syndicalistes qui peuvent le confirmer que c'est un problème qui se pose depuis bien longtemps déjà donc ça ça m'amène à à mon deuxième point qui est justement bah que tout tout ça tout ça amène à une situation de précarité locative qui est très importante l'an dernier donc l'Union étudiante avait mené au niveau de la rentrée universitaire une grande une grande enquête sur le mallogement étudiant parmi du coup le mal logement étudiant nous on s'est notamment intéressé à la question du sansabrisme qui en fait enfin voilà depuis des années on avait aucun chiffre pour dire combien d'étudiants sans abri il y avait à la rentrée alors que du coup c'est une réalité concrète que nous on voit en tout cas notamment quand on est syndicaliste sur nos fac parce que chaque année il y a des étudiants des étudiantes qui nous contactent parce que ils n'arrivent pas à se loger ils n'arrivent pas à trouver notamment il demandent par exemple en logement en cru mais le cru n'a pas de logement à leur leur pouvoir ou alors des étudiants qui ont des galères de logements qui n'ont pas assez de souous enfin voilà des étudiants précaires comme vous l'imaginez et donc nous on a réussi à faire un peu ce ce travail là de chiffrage et donc on est tombé sur le chiffre de 87000 étudiants qui encore au mois de novembre quand ils ont répondu à notre enquête n'avaient pas de logement donc c'est quand même un chiffre qui est particulièrement particulièrement important ça ve enfin voilà si vous imaginez un petit peu c'est si on regroupait on va dire les deux plus enfin deux grandes universités françaises c'est tous les étudiants du coup qui seraient concernés par ce ce type de problème là par exemple moi je viens de Strasbourg Strasbourg c'est 60000 étudiants bon bah du coup c'est même plus que toute l'Université de Strasbourg qui était était à la rue enfin quand je dis était à la rue effectivement faut revenir aussi un petit peu sur la question du sansabrisme c'est-à-dire que c'est pas forcément des étudiants et des étudiantes qui n'ont pas de pas du tout de toit qui dorment dans la rue il y en a certains et certaines pour qui c'est le cas il y en a aussi beaucoup par exemple je sais que ça a été le cas à Rennes qui se sont tournés par exemple vers les solutions de camping des étudiants aussi qui se sont tournés par exemple vers des solutions comme Airbnb alors que bah justement on sait bien aujourd'hui tous les problèmes qu'il y a autour de Airbnb et surtout que vous enfin vous imaginez également que c'est une certaine somme aussi à à donner ou alors c'est des étudiants qui vont par exemple être dans des cas aussi de cohabitation en contrainte à devoir bah pendant plusieurs mois du coup ne pas avoir d'espace d'espace propres à eux et ça c'est un un vrai problème qui s'est qui s'est posé nous par exemple on a été contacté je pense notamment à Besançon on a été contacté du coup par plusieurs étudiants qui ont étaient contraints de dormir euh dormir dans la gare en fait de de Besançon le soir et la journée donc ils allaient en cours et le soir ils retournai dans la gare pour pouvoir dormir parce queils n'avaient aucun endroit sinon où aller et c'est parce que justement ils ont contacté notre syndicat à Besançon que nous on a fait tout le travail pour essayer de leur trouver un logement en cru et euh ça a été long mais au final on a réussi à obtenir une victoire là-dessus donc euh on voit bien en tout cas qu'on a des situations qui sont très diverses mais que face à ça bon bah il y a dans tous les cas un seul recours c'est le rapport de force du coup qu'on peut arriver à mettre aussi pour faire en sorte que ses étudiants et ses étudiantes ils puissent ils puissent être logé euh pour le reste donc pour le reste on va dire du du mallogement étudiant euh pour donner un petit peu quelques exemples c'est euh du coup comme on a un marché tendu euh aujourd'hui les étudiants et les étudiantes leur premier critère pour trouver un logement ça va être le prix et donc quand notre premier critère c'est le prix bah les autres critères donc à la fois euh la la distance vis-à-vis du lieu d'étude mais à la limite ça c'est pas forcément le plus important mais aussi tout ce qui est rapport à à à l'humidité par exemple qui peut y avoir dans nos appartements le fait qu'on va aller vers des passepoirs thermiques et cetera bah ça finalement c'est secondaire sinon on cherche juste le prix et donc ce qui fait que nous dans l'enquête qu'on a mené on a vu queil y avait un étudiant sur 6 qui déclarait par exemple avoir froid dans son logement euh un étudiant sur euh sur 7 qui déclarait avoir également des des nuits enfin plutôt là des des nuit mais sonore ou des des choses de de ce type là et un étudiant sur 10 qui témoignit de présence de nuisible dans son appartement donc les nuisibles ça peut prendre encore une fois plusieurs plusieurs enfin plusieurs formes mais vous imaginez bien que quand vous êtes étudiant ou étudiant et que vous êtes dans votre dans votre logement que soit dans le cru dans le privé que vous avez des cafares avec vous par exemple dans votre dans votre appartement bah c'est pas le meilleur moyen pour avoir des bonnes conditions de vie c'est pas le meilleur moyen pour avoir des bonnes conditions d'étude ça empiète sur le sommeil ça empiète sur la santé de la personne et ça ça a des impacts qui sont non seulement sur l'année universitaire mais aussi des impacts qui sont qui sont durables et ça c'est quelque chose sur lequel on a souhaité alerter donc effectivement on a notamment souhaiter alerter avec des actions un petit peu coup de point en menant des actions de de campement donc sur les lieux d'études pour faire sortir aussi un petit peu la précarité étudiante de du silence puisque bah souvent justement ça a été dit hein les étudiants ils font pas forcément recours à leur droit ils savent pas forcément non plus à quel droit ils peuvent avoir accès et donc là le fait de montrer directement et notamment nous on a fait un camp devant l'Assemblée nationale de montrer directement euh auprès des responsables politiques euh l'impact de leur de de leur politique publique l'impact de leur leur leurs actions antisociales bah ça a quand même permis justement de mettre ce sujet-là sur la table là où aujourd'hui euh on pense effectivement que en gros c'est juste une partie de la vie c'est normal finalement qu'on soit précaire quand on est étudiant un jour ça va passer sauf que bah du coup non ça ne passe pas forcément parce que quand on rentre dans la vie euh avec euh avec justement des conditions qui sont aussi déplorables ça a un impact sur sur toute notre vie après ça ça laisse des Sécal à vie et ça c'est un sujet sur lequel qui est très important et dont il faut encore qu'on parle aujourd'hui parce que donc nous et je pense que c'est partagé donc par Marie comme par Manuel euh on est de ceux qui pensent que le logement c'est aussi la clé de l'accès à l'autonomie la clé de de l'accès à l'émancipation et donc c'est une grande bataille à mener que de pouvoir justement garantir un logement digne à tout le monde euh et euh donc pas seulement un toit pas forcément un logement mais bien un logement digne vivent dans des bonnes conditions euh pour pouvoir justement que les étudiants et les étudiantes il puissent bien rentrer ensuite dans la la vie active qui puisse accéder à à une autonomie et donc pas notamment rester par exemple dans des cas de cohabitation souvent a SII contrainte avec leurs parents parce que ce n'est pas non plus comme ça du coup qu'après en forme des générations qui soient qui soient émancipé et qui puissent également bah avoir l'espace disponible pour pouvoir se consacrer à d'autres choses comme par exemple l'engagement dans dans certaines Lutes et autres donc moi c'était un petit peu sur sur ces différents points là que je voulais revenir pour essayer de d'expliciter aussi un petit peu ce qui était ce qui était le mallogement étudiant je pense qu'il y a plusieurs camarades ici dans la salle qui pourrai notamment faire part aussi de témoignag qu'ils ont eu directement d'étudiants et d'étudiantes qui ont des problèmes des problèmes au niveau de de leur logement parce que du coup notamment au niveau de de notre syndicat nous on a reçu un certain nombre de témoignages euh que je vais pas tous vous lire parce que c'est assez assez accablant mais donc ça va des expulsions dont on a déjà parlé manuel et on sait que il y en a eu de très nombreuses notamment encore récemment des expulsions d'étudiants étrangers à Créteil donc au Cruise de Créteil mais également donc des situations comme je le disais donc de mallogement avec par exemple des problèmes d'humidité dans son appartement nous il y a un étudiant il a vécu 2 ans par exemple à camp dans un appartement où il avait des flaaces d'eau quand il faisait quand il faisait un peu de un peu trop froid et vous imaginez bien encore une fois que ce n'est pas des conditions pour pouvoir mener ses études dans des bonnes dans des bonnes conditions donc aujourd'hui surtout ce dont on a besoin c'est d'acter une rupture clair avec les politiques macronistes parce que surtout les politiques macronistes c'est ceux donc qui se targuent d'avoir fait énormément de choses pour les étudianss et les étudiantes notamment l'Europ par 1 euro qu'après finalement ils nous ont supprimé mais également par exemple il vous ils pourront vous parler du plan 60000 logements qu'ils ont qu'ils auraient mis en place pour les étudiants et les étudiantes alors qu'aujourd'hui il y a même pas 5000 logements parmi ces 60000 qui ont bien été construit et même les rénovations aujourd'hui je peux vous garantir que si vous allez visiter certaines sites et universitaires vous verrez bien que le plan 60000 n'a pas du tout été mis en œuvre partout puisqu'on a encore des CTU où comme je le disais on a des cafards on a des problèmes d'humidité là il y a un brave camarade à nous par exemple qui dans sa CT en scène Saint-Denis avait même des champignons qui étaient au mur de de de son appartement bon bah c'est pas des c'est pas d'une situation qui est normale et aujourd'hui le gouvernement dit enfin du coup le gouvernement démissionnaires dit que ils ont bien avancé pour la cause étudiante que ils ont ils ont mis en place des choses et cetera bon bah vous doutez bien que ce n'est pas le cas et voilà si jamais vous avez envie d'avoir des exemples des illustrations pour aller mener aussi ce combat là sur sur vos villes à la rentrée n'hésitez pas parce qu'on en a un paquet là-dessus et que du coup encore une fois aujourd'hui je le disais l'Ance c'est de de d'acter une rupture aujourd'hui le gouvernement euh le gouvernement démissionnaire il a continué justement ces derniers mois à rester dans sa logique de de casse de de ce de conditions de vie de précarisation je pense notamment je vous dis hein donc au niveau des 60000 logements ils ont rien fait par contre quand il s'agit d'aller augmenter nos loyers alors là ils étaient les premiers les premiers à être là donc c'est en mars qu'ils ont augmenté par exemple les loyers crouses de 3,5 %. donc des loyers qui sont déjà qui sont censés être à coût social pour permettre aux étudiants et aux étudiants précaires notamment sachant qu'aujourd'hui tous les éf les étudiantes quasiment sont précaires mais de pouvoir de pouvoir s'y loger bah ils ont augmenté ces ces prixl alors que quelques semaines avant il y avait eu des élections qui avaient été mené au sein des enfin par rapport par rapport au cru donc des élections quand même qui sont représentatives et que c'est le syndicalisme étant qui est ressorti majoritaire de ces élections de ces élections cru avec justement comme mod d'ordre le fait de baisser les loyers le fait de construire au moins 300000 logements cru en faisant un plan pluannuel enfin voilà tout autant de de revendications évidemment de de progrès social bon bah encore une fois sans aucune légitim é démocratique le gouvernement macroniste a augmenté et imposé de force une augmentation des TR enfin une augmentation des loyers donc de 3,5 % et ça il faut pas faut pas laisser ça faire faut pas se dire que bah du coup là c'est passé et que bon bah on verra l'année prochaine du coup est-ce qu'ils vont le faire est-ce qu'ils vont pas le faire parce que évidemment qu'ils vont chercher encore une fois à augmenter à augmenter nos loyers encore une fois à justement faire les poches des des étudiants et des étudiantes et donc on aura besoin justement là de tout le monde à ce moment-là des politiques comme des syndicalistes des étudiants des étudiantes pour se mobiliser et pour rappeler justement pour rappeler justement nos nos revendications nous de notre côté qui sont donc la construction de de nouveaux logement je le disais 300000 sur un plan pluri-annuel parce qu'évidemment un logement ça ne sort pas comme ça mais par exemple ce qu'on pourrait déjà commencer à faire c'est également réquisitionner les logements vacans on sait aujourd'hui qu'il y en a un certain nombre on sait notamment qu'en région parisienne il y en a un certain nombre maintenant que les Jeux olympiques sont bientôt terminés et donc pourquoi pas ces ces logements vacans justement les récupérer pour loger tous les étudiants et les étudiants dont je parlais tout à l'heure et qui n'ont pas eu de logement à Paris parce que il n'y a pas assez de de logement disponible donc voilà toutes ces revendicationsl dans tous les cas si on veut qu'ell soit mise en place euh vous le savez il y a une seule solution c'est la mobilisation la mobilisation donc contre la dégradation de nos conditions matérielles euh la mobilisation pour faire en sorte d'aller chercher aussi de nouveaux droits la mobilisation également pour s'organiser parce que notamment quand on habite par exemple dans une cité universitaire des fois on a tendance à être un petit peu isolé parce qu'on notamment on est on est précarisé bon bah faut aller organiser justement tous ces étudiants tous ces étudiantes euh pour chercher à obtenir à obtenir des victoires et euh moi je je suis persuadé que justement par la mobilisation par l'action collective on arrivera à gagner gagner des droits euh c'est ce qu'on a réussi à faire du coup en comme je le disais en logeant un certain nombre d'étudiants et d'étudiantes qui avaient des problèmes c'est aussi ce qu'on a réussi à faire sur malheureusement même si les logementst étaient récusitionné pendant les j bah on a quand même réussi à faire en sorte que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles même si bon on aurait bien préféré que ça ne ça n'arrive pas et vous le voyez les policiers quand eux ils sont allés se plaindre du fait qu'il y avait des cafares dans leur logement ils ont ils ont directement pu avoir euh une indemnisation ils ont directement pu être relogés ailleurs bah demain il faut que quand les étudiants et les étudiantes ils lèvent leur voix comme ils le font depuis des années bah il y a justement il y a justement un relais derrière qui soit d'autant plus fort pour faire en sorte que bah demain on entende enfin les revendications des étudiants et des étudiantes et qu'on puisse enfin avoir un logement digne merci merci beaucoup Éléonor je reprends le micro pour faire parler un petit peu de notre programme nous en tant qu'insoumis et nos perspectives politiques là-dessus je tiens quand même à dire que maintenant les forces de l'ordre ont été entendu en effet indemnisé mis dans des beaux hôtels et cetera moi que la ministre de l'enseignement supérieur et la recherche ne me disent pas que c'est pas grave les étudiants peuvent vivre dans des cités insalubres là c'est en fait une espèce de jurisprudence qui viennent de nous donner qui aurait dû euh être pris en compte depuis longtemps mais enfin voilà je personnellement je vais m'amuser à lui rappeler cette anecdote assez assez souvent et lui demander de de d'agir quoi donc euh Éléonore elle vient de parler en tant que secrétaire national du premier syndicat étudiant de France mais comme je vous disais introduction la jeunesse c'est pas uniquement les étudiants c'est aussi euh quasi euh euh 9 millions de d'autres étudiants qui sont soit en emploi soit au chômage soit en formation autre que leurs années d'études donc c'est un moment de la vie où on on s'émancipe et on devient des citoyens et comme je vous disais ceux qui qui construisent la société de demain et donc le premier programme le premier la première axe qu'il faut rappeler c'est que surtout logement ou pas logement pour les jeunesses il faut les mettre en protection sociale comme on a mis en protection sociale les retraités je au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et donc pour ça la France insoumise depuis toujours et au côté des syndicats étudiants demande et et travaille pour l'allocation d'autonomie pour la jeunesse c'est-à-dire que des jeunes n'est pas à se préoccuper de leurs conditions matérielles d'existence pour pouvoir se former et ne se pose pas la question du logement et dans la mise en sécurité sociale dans l'allocation d'autonomie il y a aussi une garantie qui doit être celle du logement justement parce que c'est un moment où les jeunes pour s'émanciper doivent pouvoir partir du foyer familial sans se poser de question ils doivent euh c'est un passage universel vous moi on y on est on y est tous passés et il faut qu'on le garantisse à l'avenir pour tous et toutes je redis à nouveau nous ce qu'on cherche et ce qu'on travaille ce qui est théorisé depuis des années on forme à la fois syndicalement mais aussi politiquement euh l'ensemble de nos militants à dire que ce qu'on vise c'est une émancipation citoyenne collective et ça passe du coup par l'accès à l'esprit critique l'accès à la formation si on le souhaite et donc par la location d'autonomie pour en plus derrière répondre à aux enjeux et aux crises qui sont face à nous qui sont la crise sociale évidemment la crise écologique on le sait aujourd'hui d'ailleurs on est peut-être les seuls à vraiment le dire comme ça et comme on le voit depuis le quinquen Macron mais c'est déjà voilà c'est la crise démocratique également il faut que la jeunesse vote qu'elle a accè à l'esprit critique qu' et qu'elle vivent dans la cité et donc on est aussi sur une crise qui est sur elle sur la question de logement on l'a vu grâce à nos deux interventions euh entre entre 2022 et 2024 sur la le le les permis de construire de manière générale on est passé de il y a une baisse entre 20 et 30 % de permis construire donc déjà ça veut dire qu'on construit moins mais en plus les logements sociaux on on construit pas du tout en 2023 on devait attendre 110000 logements sociaux et c'est finalement 82000 logements sociaux qui qui ont été construits et donc ça a des conséquences sur le long terme 30000 logements sociaux en moins et je vais vous raconter un truc un petit peu perso mais moi avant d'être élu député je vivais dans un logement social donc là j'ai déménagé parce que je trouvais ça d'un point de vue éthique moral insupportable enfin voilà donc j'ai déménagé là cet été et la personne qui est venue faire mon état des lieux je lui dit bah moi ceux qui étaient dans la maison avant moi ils voulaient l'acheter la maison mais ils sont partis et voilà et et je me suis dit on m'a dit qu'elle allait peut-être être mise en vente dans 1 an et en fait ça fait 7 ans que moi j'y vivais elle a pas été mise en vente donc je lu demande pourquoi elle me dit bah parce que aujourd'hui par rapport à il y a 7 ans ça coûte 40 % de plus de construire des maisons pour le bailleur social du coup ils ont une politique c'est pas de construire moins ou voilà c'est de plus construire du tout et donc ce qui veut dire que ça a des conséquences derrière puisque les maisons comme celle dans laquelle je vivais ils ne les vendent plus ils vendaient à à faible prix pour les les locataires qui avaient accès au logement social il les vendent plus donc déjà il y a des personnes locataires qui n'accéderont jamais à la propriété mais en plus ils vivent dans des logements vieillissants et insalu donc tout ça a des conséquences en fait en en continu voilà donc ça c'est pour la petite expérience perso mais je vous c'est pour vous montrer quand même que le long terme on a déjà conscience de la situation critique dans laquelle on est mais la situation aujourd'hui a déjà des conséquences pour 10 ou 20 ans quoi il y a un chiffre aussi que je voulais vous donner c'est sur la jeunesse parce que là donc je vous parlais du milieu plutôt ordinaire général la jeunesse en 2022 du coup il y avait 33 je crois que tu l'as dit l'onur mais je sais même pas 33000 logements sociaux pour étudiants donc nous quand on parle de logements sociaux pour étudi mais 33000 combien combien il y avait du coup de boursier et de boursières à votre avis à cette même époque c'est même pas le double c'est même pas le surdouble c'était ouais 33000 pour non même pas j'ai dit c'est beaucoup plus que le double beaucoup plus beaucoup plus il y avait 7 700000 boursiers et boursière et 33000 seulement logement et ça c'est sans compter ce que je vous disais CIT le nombre quasi 3 millions d'étudiants et d'étudiantes parce que aujourd'hui seulement un/art des étudiants et des étudiantes est boursiers boursière ce système est vieux comme le monde il est archaïque il est inégalité enfin voilà beaucoup d'autres étudiants devraient pouvoir être boursier boursière aucun ne vit avec plus que du seuil de pauvreté de manière générale et donc donc on était vraiment loin de du compte et de ce qu'il fallait et entre 1960 et 2022 la part des étudiants en logement CROUS elle passe de 35 % donc plus d'un tiers à aujourd'hui 6 c'est quand même des chiffres qui sont qui sont inurissants et donc tu parlais de de la Airbnb mais parce que tout ça faut rappeler que ça s'inscrit dans une société qui est capitaliste de libéralisation totale avec un président mais vendu convaincu de cette théorie là et donc avec un le logement qui devient un marché on peut même parler d'uurisation du logement en fait pour pour pouvoir le mettre le rattacher au système économique en place et rien qu'en mai 2022 pour vous dire il y avait 500000 logements qui était sur Airbnb en mai et tu disais tout à l'heure manuel que les jeunes cherchent des logements soit des studios soit des deux pièces parce que un ils ont pas les moyens deux ils vivent seuls et voilà donc et sur nbnb la majorité des logements c'est des studios ou des deux pièces donc c'est directement le public jeune qui qui est touché par ça la baisse des ah pardon donc je vous Rappelz en plus que entre abnb la libéralisation du marché du logement et le chiffre insupportable des 3,5 % de personnes qui sont propriétaire de 50 % du parc locatif le logement est un vrai sujet de lutte anticapitaliste de lutte sur le partage des richesses euh j'essaie d'aller un petit peu vite pour que on puisse parler euh voilà bon on a dit tout à l'heure que Macron de toute façon était le responsable de tout ça comme vous le savez il a refusé allez à fond euh de de bah il pouvait geler les loyer à un moment avec le covid et tout et il y a eu une inflation dense tout le monde a été percuté par ça pourtant il a décidé de de de d'augmenter les loyers il y a eu plus 3,5 % par an ce qui quand même sur 3 ans fait 10,8 % hein faut pas c'est pas c'est pas rien mais il a aussi attaqué les APL pour voilà il a attaqué les cités universitaires enfin en fait ils ont fait semblant de prendre en compte la situation ils ont par exemple dit macronist qu'ils allaient euh nommer un délégué inter ministériel du logement étudiant et et qui n'a jamais été fait ils font des rentrées sociales tout le temps sur en disant oui oui on a on a compris sur le logement mais en fait il y a rien qui se passe et nous en revanche nous sommes des insoumis des insoumises nous sommes ou sinon le nouveau front populaire nous avons bien conscience on entend quand la Fondation abépierre nous donne des chiffres ou quand les syndicats aussi nous alertent et donc nous avons un programme mais un programme qui reprend qui qui répond réellement à l'urgence c'est-à-dire que au lendemain où on obtient le gouvernement et lucicasté à Matignon on agit et on agit en augmentant les appel on agit en stoppant les expulsions on agit en en encadrant pardon à la baisse les loyers on agit évidemment en mettant en sécurité sociale la jeunesse donc en mettant en œuvre la loocation d'autonomie et ça j'y veillerai et on développe massivement le parc social parce que la situation donc on l'a vu elle est structurelle elle est systémique il y a il faut répondre à des besoins et donc le premier la première chose c'est construire des logements des logements sociaux donc c'est ce que tu disais c'est combat structurellement en augmentant la quantité de logement disponible en effet aujourd'hui il y en a beaucoup disponiblebl après les giio mais c'est partout en France c'est pas uniquement en région parisienne ou dans les villes universitaires qu'il faut construire c'est aussi en zone rurale il faut combattre du coup nous on a on a on a aussi par exemple pourquoi pas l'idée d'augmenter les quotas SRU pour particulièrement d'ailleurs mettre un décota 5 % spécifiquement pour la Jeunesse au moins de 25 ans mettre en place une garenté universelle des loyers avec l'État qui lui-même devient garant pour l'ensemble des citoyens et des citoyennes et tout ça en luttant contre la spéculation qui fait que ce système se maintient en place avec par exemple Lutz contre les plateformes comme Airbnb on en a parlé ou ou encore les prix du foncier en les encadrant voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui c'est que il y a en 2023 la France insoumise a déposé dans sa niche parlementaire une proposition de loi qui était géniale qui s'appelait pour répondre à la crise du logement chez les jeunes et qui du coup inspire beaucoup cette conférence elle est encore trouvable sur le site de l'Assemblée nationale le travail a été extrêmement bien fait l'exposé des motifs est très clair et donc je vous invite à aller la lire cette proposition de loi montre que l'offre de bien àoué a baissé de moitié en 4 ans elle est passée de de - 46 % entre 2019 et le 1emer trimestre 2023 mais surtout elle montre que ça s'accélère et ça s'intensifie puisque'entre août 2022 et août 2023 c'est - 23,9 %. dans les grandes villes elle montre cette PPL comme le travail que vous avez fait montre que tout ça touche énormément les étudiants les jeunes en particulier et dans des moments comme la rentrée sociale et donc on attend vivement avec impatience vous votre dossier est sorti j'imagine que il va y avoir jusqu'à décembre un état des lieux assez enfin assez riche du prix du nombre de logements disponibles voilà donc la PPL elle demandait trois choses et déjà ces trois choses changeraient les choses elle demandait le l'augmentation de la proportion minimale de logements sociaux dans les communes et donc dans les communes ça prend en compte l'ensemble du territoire français l'encadrement à la baisse des loyers et l'augmentation des aPL de la loocation de logement social la location de logement familial et en y intégrant les jeunes de moins de 25 ans avec une allocation bloquée à 150 € pour chaque jeune et rien que ça rien que ça en fait on change des choses je vais conclure maintenant pour pouvoir pardon pour puisse plutôt échanger parce que j'imagine juste une petite question comme ça qui ici dirait que alors est-ce qu'il y a beaucoup d'étudiants et d'étudiantes ouais ben ça m'étonne pas parce qu'il faut être concerné pour venir s'intéresser à cette ok qui ici vit pense vivre dans des conditions digne ouais bah il y a moins de mains que de nombre d'étudiants dans la salle voilà don c'est malheureux et vous voyez qu'on a du travail ce que je veux vous vous dire c'est que les macronistes ils ont jamais eu de courage politique pour pour ça pour tout ce qui concerne d'ailleurs la prise en compte de la jeunesse la question du logement de manière générale et je voulais vous raconter que moi pendant le la campagne que j'ai mené à Rennes j'ai eu un débat politique avec du coup le le MoDem qui était en face de moi macronist et donc il a un des le journaliste nous demande un sujet qui nous tient à cœur et donc moi je j'avais pas préparé je dis bah tout de suite de manière flagrante il y a quelque chose qui me vient en tête c'est le logement comme je vous disais au carrefour de toutes les discriminations de l'accès à la société à la vie collective au services aux assauts à la culture à l'emploi très discriminant par par ailleurs parce que il y a des centaines d'études sociologiques qui montrent comme à l'accè l'emploi que si on fait un dossier pour accès de logement mais qu'on met une photo ou qu'on a un nom à connotation bah arabe en fait on est beaucoup plus discriminé donc voilà donc je je je réponds là-dessus je parle de la situation des étudiants et en fait moi je pouvais partir dérouler j'avais plein de choses à dire et il demande et vous monsieur donc la personne qui avait en face de moi et il dit alors oui le logement bah alors c'est un un problème qu'on prend en compte d'ailleurs il y a des logements qui arrivent ça va arriver et alors il se frotte les yeux comme ça il met sa tête dans sa main et il dit bah voilà et je vous assure si vous voulez c'est sur mon insta c'est très rigolo à voir c'est Milan ici présent qui qui a fait le montage mais c'est pour ça que j'y ai pensé mais vous voyez comme c'est criant c'est enfin il y a deses centaines de on a pas besoin d'être expert ni même d'être militant pour pouvoir dire qu'il y a une crise du logement aujourd'hui on a juste besoin de vivre et de la ressentir même en tant que député aujourd'hui avec un sal j'ai mis un mois et demi avant de trouver un logement et j'ai eu que quatre visites à Renn une grande ville quoi enfin donc et ben ils savaient pas quoi dire ce qui est flagrant donc il y a besoin on va éduquer les gens et on va aller faire de la formation politique on va aller se battre à l'Assemblée nous on se bat du coup pour un accès au logement abordable pour tous et toutes déjà ça c'est le premier la première chose mais aussi c'est un combat essentiel qu'on mène à la France insoumise et qu'on ne veut pas mener seul et c'est ça que je voulais dire en conclusion on le fait dans le casre du nouveau front populaire voilà on le fait nous en venant avec l'avenir en commun qui est bien qui est bien alimenté on le fait au côté des syndicats de syndicats et au côté de beaucoup d'organisations engagé comme mes mes co intervenants pour la défense du coup des locataires et et j'espère que cette C vous aura montré que vous aussi vous êtes légitime puisque vous êtes locataire et qu'il y a très peu de gens qui ont levé la main pour quand j'ai posé la question est-ce que vous vivez dans des conditions dignes que bah vous pouvez vous aussi allez agir aider prêter main forte à la Fondation abépierre vous syndquer alleer voir la Confédération national du logement qui est aussi un acteur un acteur phare eu ce que on doit nous porter en permanence c'est le but commun qu'on peut avoir c'est l'émancipation collective et la dignité ne passera pas sans permettre aux jeunes l'autonomie en fait et donc garantir le droit au logement c'est garantir l'autonomie des jeunes l'émancipation la citoyenneté et donc garantir une population qui qui se construit et qui accède aux ressources citoyennes et démocratiques à la dans la suite euh je voulais finir par deux citations la première c'est de quelqu'un que tu dois connaître qui s'appelle christophe Robert qui était délégué général de la Fondation abépierre et qui dit quelque chose de simple c'est en fait je l'ai donné parce que c'est cinq mots mais qui résument tout le logement et la mer des batailles et la deuxième citation que je voulais faire c'est quelqu'un que vous connaissez bien qui lui donne raison et qui alimente donc Jean-Luc Mélenchon qui nous disait le logement est un des enjeux cruciaux de notre lutte pour une société plus juste nous devons agir pour que chaque jeune a un accès au logement digne parce que c'est à travers cette dignité que sont construit l'avenir et je veux finir en vous disant que là la France insoumise les députés les militants on est tous là ensemble pour défendre ce droit à la dignité et que on ne fera pas de promesses en l'air comme les macronistes on agira voilà alors si vous avez témoignagees questions c'est on y va et ah oui d'accord bon ben tu merci je vais vous présente Émilien qui a participé à l'organisation de cette conférence et qu'on remercie et qui du coup va passer va passer le micro voilà merci oui bonjour bah merci à tous les trois non c'est très bien enfin c'est important d'avoir un un attuer comme ça sur sur le logement pour les jeunes par c'est quand même le premier poste de dépense pour nous et c'est un des grands facteurs d'inégalité donc oui pour te répondre Marie etonor effectivement moi je vis dans une stue à sttin donc c'est à côté de saintnis dans dans le 93 c'est une des C les plus insalubles du cru de crétail qui au par ailleurs dans dans ce cru là comme tous les cru qui vivent dans des banlieux on a beaucoup de logements insalubres alors juste moi je voulais juste préciser que c'est pas le cette transation que c'est pas là pour pour taper le service public du Cruise parce que c'est justement comme l'a dit enfin vous tous les trois que ce que cherche à faire Macron c'est vraiment montrer que le service public étudiant qui est le cru est dysfonctionnaire pour mieux le privatiser derrière pe-être qu' pourra en parler derrière mais il y a il y a notamment l'idée de privatiser un peu la compétence du cru ou alors de le donner aux universités ce qui posera un certain nombre de questions même je pense que vous pouvez y répondre parce que c'est une une des choses qui va arriver moi je voulais juste auelà de parler effectivement que c'est c'est quand vivre avec des cafards et manger devant des cafards sinon ça ça crée un d'insomni pour euh quand on étudiant ça ça ça des répercussions sur la santé mentale euh moi dans ma s universitaire il y a quasiment que des étudiants étrangers dans toutes les C universitaires qui sont insalubres il y a un certain nombre de tri social qui se fait puisque les étudiants étrangers n'ont pas accès directement euh au logement il faut qu'ils attendent un certain nombre d'années pour le faire mais ça montre à quel point à la fois dans les bonlieux et même de manière générale dans les C universitaires les plus insalubres benah en fait les seules personnes qui acceptent des conditions comme ça c'est des personnes bah quiement n'ont pas le choix de les accepter donc encore une fois ça montre aussi tout le tri social qui est effectué par la macronie dans dans dans cet aspect précis du logement étudiant voilà bah merci beaucoup j'avais tro trois choses je vais essayer d'être rapide euh j'ai c'est c'est effectivement très important de rappeler que enfin de de de mettre en valeur cette normalisation de la précarité de la jeunesse le fait qu'on trouve que c'est normal donc toute petite anecdote là-dessus au conseil régional au centre valdelire où je suis avec les membres du NFP on partage on est dans la même majorité et en fait les insoumis on était les seuls à trouver anormal que le la loc pour la formation professionnelle qui est donnée par le Conseil Régional ce soit de 500 € par mois pour les jeunes c'est elle est aussi évidemment beaucoup trop beaucoup insuffisante pour les plus âgés parce que c'est 680 mais rien que cette différenciation là elle est problématique quoi donc et le le PS disait mais pourquoi il y a pas de souci ils ont fini par mettre un petit bonus on a gagné ça pendant 1 an on l' reperdu l'année d'après parce qu'on a eu moins de fric de l'État voilà bref mais pour vous dire que c'est un combat de tous les jours au sein du NF aussi euh et puis après j'avais deux c'est plus des questions les deux autres le foyer le je voulais juste poser la la le sujet des foyers jeunes travailleurs qui sont qui sont plus de sont passé de mode on en parle plus du tout pourtant c'est me semble-t-il une des options possibles pour tout ce qui concerne la question des stages des voilà la mobilité des jeunes qui qui qui qui qui existe et qui est très souvent problématique donc qu'est-ce que voilà qu'est-ce qu'on peut peut avoir là-dessus dans en terme de de réaction sur du côté des syndicats et de la fondationpè aussi et puis sur les CROUS alors j'ai la même je suis pas en CROUS mais j'ai fait du porte à porte dans les voilà et à Orléan les les pires endroits c'est less étrangers donc voilà évidemment c'est le le même la même même sujet un sujet qu' qu'on devrait porter il me semble-t-il la France insoumise aussi c'est la démocratisation de la gestion des crouses global quoi que ce soit de l'autogestion étudiante et je crois pas qu'on soit que ce soit dans le livret et j'aimerais bien qu'on le rajoute et jeaais savoir ce que ce que ce que propose ai l'Union étudiante là-dessus don jusqu'où vous allez sur le sujet voilà merci bonjour d'abord merci pour pour cette intervention euh je voulais parler de de on parle beaucoup des étudiants et des et des jeunes moi je voulais parler de de des des des personnes au minimas sociaux parce que c'est le parcours du combattant pour accéder au pour accéder au logement on demande souvent d'être en CDI toucher trois fois le montant du loyer et en plus d'avoir des garants moi je suis au minim je je peux le dire ici il y a pas de d'inspecteur de la caave je pense mais j'ai été obligé de faire des faux pour constituer un dossier et pour en avoir parlé avec plein de monde c'est le cas de nombreuses personnes et les agences immobilières le savent très bien les acteurs le savent très bien euh que que beaucoup de gens font défaut et voilà comment on comment on agit pour benah voilà permettre une plus facile accès un plus facile accès au logement par rapport à ça et euh voilà concernant les jeunes et par exemple le j'ai le souvenir de ma grand-mère le le la galère que ça a été alors qu'elle est au minimum vieillesse pour accéder à un logement aussi voilà il y a plein de catégorie de de la population et euh et voilà et sinon moi je suis d'accord avec toutes les mesures qui sont prises avec avec par LFI pour ça sinon je serai pas là mais je pense qu'il faut qu'on ait un cap plus plus plus clair je voulais éviter de de dire ça non c'est c'est la la la la fin de de la fin de la propriété lucratif tout simplement et je pense que il faut qu'on le revendique haut et fort et et que voilà on perde pas ça de vue même si ça prendra plus de temps merci ouais par que sinon moi je vais me perdre dans et on fait en 2 secondes top chrono mais parce que voilà juste j'ai oublié de dire tout à l'heure pour le FJT Karine et tu fais bien d'en reparler mais évidemment la mesure phare c'est la construction que nous on porte depuis des années avant même le NFP de 15000 logements par an notamment FJT et c'est pour ça aussi que j'ai fait tout mon introduction en rappelant que on parle majoritairement d'étudiants alors qu'ils sont largement pas les les plus représentés dans la population jeune je voulais poser POS une question juste est-ce que vous saviez ici que le CRW c'était un service public oui bon ben moi j'ai poséis souvent ces questions là en enhi quand j'étais syndicaliste étudiant et pas tout le monde a oublié parce que justement le process Macron de tout libéraliser fonctionne et c'est ce que tu as tu as très bien fait de le rappeler Steve et ce qui fait que aussi dire que que le le logement est le plus grand pôle de dépense pour un pour n'importe qui d'ailleurs aujourd'hui mais particulièrement pour les étudiants le voit dans les études ça a des conséquences d'rière terrible puisque par exemple cet été ils ont choisi entre se chauffer ou se ou se nourrir et même pour certains ne pas faire ni l'un ni l'autre et euh donc tout ça c'est une vision libérale queon déconstruit et que je je pense on est parmi les seuls quand même à à à écrire à théoriser à parler animer des conférences enfin quand même on a une conférence qui est très précise le la crise du logement mais sur un public en plus je sais pas si vous avez assisté à beaucoup de conférences dans des universités d'té sur le sujet et je ne voulais pas forcément taper dessus pendant la la conférence parce que j'ai une vision d'une iion et de combat et voilà mais le programme du nouveau front populaire il faut le lire sur la question du logement et et aller regarder la différence entre l'avenir en commun et le programme du nouveau front populaire il y a pas du tout de notion de baisse de loyer dans le programme du nouveau front populaire il y a pas du tout de gel de loyer d'encadrement donc en effet camarade nous on est encore très très loin de la discussion de mettre fin à la propriété euh lucratif enfin voilà et sur le rbnb allez voir le programme enfin mettez en perspective laec sur la question du logement et du NFP donc il y a il y a un combat on on mène encore une fois à nouveau et même sur logement une bataille culturelle comme gramchi le l' thorisé mais même avec nos camarades de gauche donc on continue voilà je vous laisse vous aussi répondre parce qu'il y av beaucoup de questions euh euh bah déjà du coup pour répondre moi surtout sur sur la question notamment de du risque de Privat de privatisation pardon du cru et également du coup ça va avec la question de finalement nous qu'est-ce qu'on on prône par rapport à ça c'est que effectivement et notamment c'est le cas au niveau de l'Université de Rennes si je me trompe pas mais il y a une volonté des universités il y a beaucoup effectivement Rennes qui revient mais surtout l'Université de Rennes par rapport à Rennes 2 voilà c'est un peu le bon côté vs le mauvais côté de la force on va dire euh mais mais justement il y a une volonté des universités de reprendre la main sur sur le logement et en fait d'en faire en gros un marché quoi là où aujourd'hui aujourd'hui on a justement pas assez de logement par rapport au besoins au niveau du cru mais où en tout cas on a encore cette notion normalement de service public qui est censé exister et si demain on va vers justement des universités qui peuvent avoir la main sur sur les logements il va y avoir une une compétition une compétitivité qui va être d'autant plus importante et à la fin c'est toujours les étudiants qui vont y perdre surtout quand on voit que déjà aujourd'hui on arrive pas à souléer dans de bonnes conditions donc on a vraiment besoin d'avoir comme modor justement le fait de de renforcer le service public pour ça il y a dans tous les cas une solution surtout qui est importante c'est l'investissement c'est-à-dire que dès enfin voilà dès qu'un un gouvernement j'espère du nouveau front populaire ou enfin voilà porte de progrès social sera sera au pouvoir il faudra absolument justement aller vers un investtis ement massif au sein du service public donc qui qui est le cru pour au-delà même du logement il y a toutes les questions d'alimentation de restauration aujourd'hui ils sont encore en train de faire exploser tous les prix parce que justement il y a une privatisation également qui est qui est en marche et en fait c'est vraiment primordial justement de réinvestir dans ce service public là aujourd'hui quand nous on parle de 300000 logements ou autres ça dans tous les cas ça peut paraître ça peut paraître énorme mais c'est ce qu'il faudrait justement parce que aujourd'hui comme on l'a dit quand on est étudiant boursier déjà on est ça on est pas le seul étudiant précaire de son enfi quoi il y a tous les étudiants aujourd'hui qui sont dans une situation de précarité justement qui est importante qui ne se réduit pas non plus qu'à la situation financière mais qui va aussi du coup avec les conditions matériell comme on parlait du logement la question de la santé et cetera donc il y a besoin justement d'avoir aujourd'hui un revenu d'autonomie déjà qui puisse être enfin reverser à à toutes et tous mais également avoir donc un service public qui serait le service public du crus pour loger loger tous les étudiant et toutes les étudiantes et donc nous justement ce qu'on prône avec avec l'Union étudiante et c'est notamment ce qu'on a mis sur la table parce qu'il y avait toute tout un débat autour de l'avenir justement du du service public du cru nous ce qu'on prendre c'est justement qu'on revienne à à ce que ce que c'était en fait le cru au départ c'est-à-dire que les étudiants puissent justement autogérer on va dire leur cru qui puissent y avoir une gouvernance qui puisse être faite de façon de façon paritaire avec les organisations étudiantes parce qu'aujourd'hui les organisations étudiantes qui sont quand même censé être des organisations représentatives c'est-à-dire que comme chez les organisations professionnel il y a des élections justement pour définir notre représentativité bah que au moins on est notre mot à dire sur les politiques qui sont faites pour pour la jeunesse ce qui aurait permis justement je pense qu'on en soit pas là après cette année de Macron et cette année donc de casse de tous nos droits donc nous une des premières choses qu'on enfin ce qu'on fera justement si enfin ce qu'on pousse en tout cas pardon dans nos revendications c'est justement cette gouvernance paritaire c'est le fait de pouvoir mener justement des politiques publiques qui aillent dans le bon sens pour les étudiants et les étudiantes et c'est important que les syndicats étudiants justement soient aussi au cœur de tout ça parce qu'on est les premiers experts aussi de notre terrain on est premis experts de notre milieu et que on sait ce qu'on dit et on sait aussi pourquoi on se bat oui en en deux mots sur les Foyet de jeunes travailleurs c'est une solution qui est intéressante he effectivement pour les jeunes qui sont pas étudiants et qui sont en premier emploi intérime précaire c'est aussi très important pour les jeunes qui sortent de la protection de l'enfance on sait que c'est une solution il y a des quotas souvent dans les f jeunes travailleurs parce que sinon ils ont très peu d'accès au logement et et ça permet quand même les f jeunes travailleurs d'avoir aussi un accompagnement de pas être tout seul dans un petit logement après il faut se c'est comme pour les CTU fa jeun travailleurs ou centre d'hébergement il y a des règlements intérieur il faut quand même faire en sorte dans ces structures collectives que les les habitants se sentent vraiment habitants chez eux et on sait par pour revenir aux expulsion en citu que parfois il y a des r quand vous violez les règlement intérieur vous êtes euh possiblement expulsé par exemple héberger quelqu'un chez soi quoi quand vous êtes dans votre logement à vous vous avez le droit d'éberger qui vous voulez en citu ou en FJT bah c'est pas si simple que ça donc il y a aussi faire attention à ce que ces lieux collectif qui ont leur intérêt leur utilité soit aussi des lieux d'autonomie individuelle dans son logement chez chez soi que soit vraiment chez soi et sur le fait de faire des faux pour accéder au logement locatif privé des fausses fiches de paye des faux garants et cetera c'est quelque chose qu'on voit très souvent et c'est évidemment normal hein puisque il faut bien se loger quitte à devoir mentir c'est pour ça qu'il y avait eu la l'idée dans la loi allure en 2014 d'une garantie universelle des loyers pour que chacun a un garant public en fait pour éviter d'avoir le garant enfin qu'on est à demander à ses parents ses grands-parents et cetera d'avoir une caution mais qui c'est très inégalitaire et très infantilisant aussi euh ça n'a jamais été appliqué à la place il y a on a demandé à Action Logement le 1% logement de créer un dispositif un peu particulier qui s'appelle visal mais qui touche pas tout le monde et qui du coup est encore très discriminant finalement c'est pour les précaires et donc quand vous arrivez avec visal pour un bailleur ça veut dire ah ben voilà ça c'est un précaire ça bon je suis pas sûr et tout donc il faut avoir une garantie là aussi c'est une sécurité sociale dont tu parlais pour l'accès au logement y compris privé qui soit généralisé et éviter cette inégalité extrêmement forte selon là encore si vous avez des parents qui vous aident ou pas déjà je vais essayer de faire court vous inquiétez pas vous inquiétez pas je vais faire très court bah en tout cas je vous remercie pour la conférence cétait très bien et j'ai aussi une une question enfin plutôt une une bonne nouvelle à vous annoncer j'ai trouvé un logement en arien de temps déjà à Valence donc je suis étudiant à Valence là je vais rentrer bientôt donc euh voilà et je comprends totalement le problème parce que j'ai même cherché à Lyon avant parce que j'étais étudiant à Lyon mais j'ai jamais pu trouver donc j'ai dû démissionner c'est pour ça que je suis parti à Valence après donc euh mais au final je me suis senti mieux et puis et puis j'ai aussi une question et puis j'ai aussi plutôt une remarque ce ce qui m'a fait penser tout ça t ces manques de logement et cetera moi je pense aussi aux bailleurs qui sont frauduleux qui sont frudeurs aussi hein ce qu'il faut pas oublier non plus le Moulin Vert j'y pense depuis quelques années à Paris je sais pas si vous vous en rappelez parce que il disait il y avait même la corruption qui s'est mêlé dedans parce que il disait pour avoir un logement il fallait payer 3000 enfin des fois pour un coiffeur qui dormait dans la rue enfin je ne sais pas si vous en imaginez à quel point c'était dans cash investigation vous pouvez le trouver sur internet il y a pas de problème donc voilà donc c'était aussi et aussi une dernière question je je vous félicite à vous tous et que de faire ce que vous pouvez de faire ce que vous voulez et puis je veux bien m'engager auprès de V je suis dispo je suis dispo merci beaucoup franchement c bien mais je voulais vous annoncer plutôt des bonnes nouvelles voilà merci euh bonjour Alors j'ai j'ai une question et je vais admettre je vais affirmer un petit désaccord avec vous euh parce que vous avez beaucoup parlé de la question du logement pour les étudiants mais assez peu pour les jeunes travailleurs donc alors moi aujourd'hui pour pour faire raconter un peu ma vie je suis retourné chez mes parents pour pouvoir reprendre les études justement parce que c'était incompatible de garder mon logement et de reprendre les études euh mais quand j'ai commencé à travailler enfin plutôt quand quand je suis parti de chez mes parents soit 1 an et demi après avoir commencé de travailler euh j'ai été confronté au même difficulté j'ai dû j'ai dû passer par les mêmes procédés pour obtenir un logement étant donné que j'avais pas les plafonds de ressources nécessaires mais en tant que travailleur orticulteur donc je viens de la région parisienne mais les offres en AG en saisonnier agricole ou en horticult ne court pas les rues en île-de-fance donc forcément j'ai dû m'éloigner vers des communes rurales euh et en l'occurrence là-bas il n'y a quasiment pas de logement quasiment aucune solution pour les jeunes donc j'aurais beaucoup aimé trouver un FJT quand j'ai commencé à quand j'ai quand j'ai pris mon premier logement mais c'était impossible dans les communes rurales et en plus même si techniquement le prix du loyer est un petit peu moins cher les petites surfaces sont quasiment inexistant moi quand je travaillais j'étais j'étais en CDI j'avais deux jeunes avec moi en CDI qui ont du quitter leur emploi en CDI donc à 19 ans trouver un CDI c'est déjà pas facile et devoir le quitter parce que notre maère perd son HLM et que du coup on ne peut plus se loger dans la commune c'est encore plus difficile aujourd'hui euh alors je veux pas critiquer mais j'ai l'impression que aussi bien du nouveau profileur ou des députés insoumis il y a beaucoup de propositions pour les jeunes étudiants mais assez peu pour les jeunes travailleurs dans les communes rurales pour les pour les zones urbaines il y a beaucoup d'alternatives même si c'est pas suffisant mais pour les communes rurales il y a aucune alternative et personne n'en parle voilà euh bah bonjour à toutes et tous tu voulais tu voulais parler bah bonjour à toutes et tous et merci bah déjà merci pour l'organisation de ce temps sur le sur le logement étudiant parce que je pense que c'est important qu'on a un temps enfin sur le la question du mallogement parce que je pense que cé important d'avoir un temps comme ça aux amphis de la France insoumise le nom pour qu'on est aujourd'hui dans la salle ça montre aussi qu'il y avait un vrai intérêt sur sur cette question là et je voulais remercier aussi les intervenants et les intervenantes notamment manuel deer moi je suis de l'Union étudiante Bordeaux et nous on s'est beaucoup concentré aussi sur la question du mogement étudiant et donc on s'est beaucoup appuyé sur les travaux qui ont été faits par la Fondation à baépierre notamment l'année dernière quand il y a ce dossier qui était sorti sur la question des expulsions d'étudiants de leur logement cru nous ça nous avait permis de mettre en lumière quelque quelque chose dont on parle pas souvent qui est le statut des résidences étudiantes qui nous prive de tout un tas de droits par rapport au au locataires dans de dans dans le droit dans le droit commun comme par exemple la trêve hivernale quand on habite aujourd'hui dans un logement CROUS on n pas le droit enfin la la trêve hivernale ne s'applique pas et donc on peut être expulsé à tout moment donc merci pour tous les travaux que que vous faites là on est à la fin du mois d'août donc nous les syndicalistes étudiants c'est un moment où on est beaucoup sollicité par les nouveaux étudiants les nouvelles étudiantes qui arrivent dans des dans des nouvelles villes universitaires et qui ont beaucoup de difficultés à se loger et donc donc nous parfois face à ça on est un petit peu impuissant à la fois parce que le cruise bah il a pas les moyens vous êtes beaucoup revenus là-dessus pour répondre à toute la demande et à la fois parce que bah le parc locatif privé il est il est extrêmement cher même dans une ville comme Bordeaux où il y a l'encadrement desloyers qui qui on pense est pas est pas suffisant donc nous par exemple à Bordeaux on essaie de per à ça en travaillant avec des associations comme la clé qui a une association qui qui travaille sur sur le sur le les logements sociaux étudiants mais donc j'avais voilà petite question à la fois pour vous remercier et puis pour vous dire notamment manuel deer c'est quoi les les les un peu les prochaines dates de mobilisation pour le logement là qu'est-ce qui qu'est-ce qui arrive et comment est-ce qu'on peut se se mobiliser sur sur cette question merci une dernière bien bonjour à tous juste pour vous dire d'où je parle avant de faire mon mon propos je suis avocat je m'occupe principalement de problèm de logement donc attention au fa dosier de location euh de deux points rapidement d'abord sur l'histoire de la de la procédure spécifique d'expulsion pour les étudiants des résidences universitaire cru je trouve que c'est une aberration expliquez-moi au nom de quoi on devrait confier au tribunal administratif le soin de se charger des expulsions alors que ce sont des juges qui n'ont pas du tout l'habitude de traiter des expulsions locatives pourquoi on ne les confie pas comme c'était le cas pour tous les locataire à un juge spécifique qu'on appelle le juge des contentieux de la protection protection parce qu'il a l'habitude de prendre des mesures pour protéger les locataires voilà donc ça c'est n'importe quoi expliquez-moi au nom de quoi les personnes qui sont déjà celles qui ont le moins de de enfin qui sont le plus précaaires devrait en plus avoir le moins de droit à savoir pas de travie vernal notamment donc on marche sur la tête et j'espère effectivement madame la députée que vous vous battrez au Parlement à l'Assemblée nationale pour faire abroger cette loi casbarian qui a instauré cette procédure deuxième point rapidement les étudiants souvent ne sont euh pas au courant de leurs droits ni des dispositifs qui existent par exemple ils ne savent pas que s'ils ont une question il y a des avocats des juristes qui tiennent des permanences de consultations gratuites qui peuvent aller les voir pour obtenir des informations ils ne savent pas par exemple que si leur logement est insalubre et bien ils peuvent se retourner contre leur bailleur et pour ça généralement ils n'ont pas d'argent mais ça tombe bien l'état prévoit ce qu'on appelle l'aide juridictionnelle c'est-à-dire un dispositif qui permet d'être assisté gratuitement par un avocat pour engager des procédures lequel avocat sera rémunéré par l'État donc je me demande et là ma ma question ma remarque s'adresse plus à à Madame la porte-parole pardon de de l'Union étudiante s'il faudrait pas réfléchir à mener davantage d'action auprès des étudiants pour les informer de leurs droits et des dispositifs existants parce que malheureusement il y a beaucoup trop d'abus et c'est dommage parce qu'il y aurait sans doute des choses à faire merci merci bon c'est c'est dans Mo je vais vous répondre à tous et toutes rapidement pour vous laisser à vous la parole plutôt et en même temps en essayant d'être complète en effet il y a des bailleurs de malheur partout et et du coup je veux parler avec la cass j'étaé pendant quelques années aussi assistante sociale en service universitaire donc auprès d'étudiants je faisais de la médiation et du recours au droit et euh il y a j'ai vu des choses mais j'ai par exemple 7 étudiants qui payaient tous 500 € pour être tous ensemble dans un 40 m²ré parce qu'en fait il y a des bailleurs de malheur qui surfent là-dessus des gens dormir dans des garages enfin souslouer des garages j'ai vu la garantie visale parce que en fait la garantie visale elle intervient quand les quand le jeune paye plus son loyer euh c'est l'État qui paye à sa place et après il y a voilà à des bailleurs dénoncer que la personne ne payait pas son loyer alors qu'en fait il le payit et donc le jeune qui doit rembourser à l'état les les loyers parce que son bailleur c'est un bailleur de de malheur enfin donc il y a plein et et ça toute la question c'est le recours au droit c'est des gens qui sont informés moi c'est parce que je suis une militante donc j'avais envie d'aller défendre les étudiants que j'accompagnais donc j'ai été me renseigner j'ai été et j'ai appris d'ailleurs que toutes les villes peuvent aller contrôler si on signale un bailleur de malheur et elles ont le droit et l'obligation dans les de mois d'intervenir d'aller cont ôler le le logement un étudiant qui vivait avec des rats son bailleur faisait rien bah du coup moi j'ai appelé tous les jours jusqu'à ce qu'ils interviennent la mairie de Brest mais voilà c'est et pour ça il faut qu'on ait accès aussi nous à l'éducation qu'on se sente assez légitime pour pouvoir aller défendre les autres et et qu'on ait les informations donc encore une fois ça revient à il faut qu'en fait les jeunes s'émancipent et tous puissent se défendre d'eux même et que du coup on fassent du recours au droit donc information parce que tu l'as pas dit euh dans tous les tribunaux vous avez une permanence par semaine d'avocats gratuits qui font de qui vous informment et vous conseille et voir vous Orient et c'est gratuit et c'est dans tous les tribunaux donc allez-y sinon il y a le barreau de Paris qui a une association par exemple de d'avocats qui ont une ligne téléphonique que vous pouvez appeler quand vous le souhaitez pour les femmes sur les violences sexistes et sexuelles de manière précise il y a des avocates qui ont lancé un collectif comme ça avec un numéro de téléphone que vous pouvez contacter pour avoir des informations la procédure comment vous mettre en sécurité enfin voilà tout ça existe et les ressources sont accessibles faut juste avoir la curiosité et faire l'effort de d'aller chercher euh pour les les maires voil on par en fait tout ce qui relève plutôt de la question rurale je viens d'une ville de 1300 habitants et j'habite là dans une zone rurale dans un logement social donc tout ce que tu as dit ça me parle énormément le vrai problème en plus c'est que les mares construisent pas assez de logements sociaux ils respectent pas la loi ils sont pas contrôl nous aussi ce qu'on porte c'est que les mairres et un peu des un système de tion d'inégibilité donc s'il respectent pas la loi sur les sur la construction de logements sociaux et ben ils ont des points en gros qui fait que en fait si arrivver à un certain seuil ils peuvent plus se présenter pendant une certaine durée parce qu'ils doivent respecter la loi ce sont des mairres ils sont là pour ça et et je sais pas si c'est interdit je suis pas assez expert làus parce parce que j'ai visité justement pendant la campagne européenne beaucoup de surfaces qui étaient laissé par des mairies à des des agriculteurs et dans lesqueles il mettaient ces ces habitats là notamment sur une île bretonne qui est magnifique et que je vous invite à visiter mais Don j'ai oublié le nom l'île bon bref et du coup en tout cas les mairres aussi ils ont leur c'est l'échelon local et à la France insoumise nous on a une grande confiance en l'échelon de la commune et au rôle du maire comme élu de proximité qui doit veiller au respect de la loi au recours égal à au droits et du coup aussi au service et donc le logement fait partie le nombre de constructions HLM est pas respecté dans beaucoup de de de communes de France et les maires ont aussi comme je disais avant le devoir de contrôler et en plus quand on est dans zone rurale et qu'on est jeune le transport c'est pas du tout ça l'accès à l'emploi c'est pas du tout le même que quand on est dans des grandes villes avec ou en périphérie de même de ville avec du transport moi Renn j'ai pas à me plaindre le métro je trouve qu'il est vraiment super super bien mais je de là où je viens de là où je viens ben c'est pas le cas zone rurale et j'avais voilà c'était euh je crois que j'ai fait le tour parce que je veux surtout vous laisser la parole mais dernière chose tu disais qu'il fallait se faire attention à la privatisation et au marché les universités libérales ont compris que le logement était un marché AB Brest il crée un grand nouveau bâtiment avec un grand fi dedans les services et tout qui vont aller là pour avoir plus et des logements que l'université va gérer elle-même et mettre en location elle-même donc évidemment pas dans le même cadre que le service public et et c'est aussi un marché pour eux voilà je te laisse la parole ouais bah pour pour répondre notamment moi surtout à la question par rapport à à comment aussi informer les étudiants benah ça tombe bien parce que un peu la devise on va dire dans le syndicalisme étudiant c'est informer défendre organiser la solidarité mais mais aussi les étudiants et justement informer c'est vraiment quelque chose qui qui est très important Yanis du coup le camarade de Bordeaux présent ici en parlait tout à l'heure c'est nous du coup dès en fait dès le début de l'été on a beaucoup de demandes d'étudiants justement qui bah qui cherchent à à connaître un petit peu des informations sur leur lieu d'étude sur comment ça va se passer et cetera et nous on essaie en tout cas au maximum de d'informer déjà par nous-même sur sur tout ce qui existe dans nos universités et dans nos villes universitaires donc notamment par par exemple des guides de l'étudiant des des choses comme ça et et c'est une chose très importante effectivement de pouvoir et par ailleurs des fois on c'est pas forcément non plus nous-même tous les droits auquels on a accès mais justement qu'on fasse toutous ce travail là pour permettre aux étudiants aux étudiantes d'avoir accès à tout ça et pour pouvoir aussi après les accompagner dans leur démarche bien souvent parce que voilà il y a des il y a des droits qui existent il faut qu'on puisse aussi les les faire valoir donc ça c'est quelque chose qui est important et moi ce ce sur quoi aussi je voulais insister pour pour terminer un peu aussi comme mot de la fin en tout cas pour moi c'est l'importance de la mobilisation l'importance de s'organiser aussi collectivement pour justement aller aller chercher des victoires parce que notamment du coup je sais pas si vous l'aviez vu mais c'est après les européanne Macron quand il faisait un peu son bilan il a dit notamment que qu'ils avaient été trop timides sur le logement mais qu'il reconnaissaient la crise donc déjà c'est bien aujourd'hui on a plus besoin de montrer que le mogement étudiant le mallogement des jeunes c'est une réalité maintenant faut juste qu'on se batte justement pour que des choses soient enfin enfin mise en place et ça c'est pe que par la mobilisation qu'on arrivera à changer concrètement les choses parce que dans tous les cas Macron et même Syvie rotayo du coup la ministre d'enseignement suériur démissionnaires c'est des multipropriétaires je sais plus combien de de de résiden secondaires elle a cette cette ministre là mais de fait c'est sûr qu'elle va pas défendre nos intérêts puisque elle ses intérêts sont tout tout ailleurs donc c'est important justement que nous on est aussi notre outil syndical pour pouvoir s'organiser pour pouvoir se mobiliser et donc voilà notamment si vous voulez si vous êtes étudiant mais même pas forcément si vous voulez connaître un petit peu ce que l'Union éudant fait n'hésitez pas à passer voir notre stand à la enfin pardon j' dire à la rentrée n'importe quoi là-bas au village associatif et syndical et n'hésitez pas à vous syndiquer voilà merci [Applaudissements] beaucoup ah oui pardon pourquoi est-ce que les expulsions CTU ça passe par le tribunal administratif et pourquoi il y a pas les mêmes protection ça a l'air effectivement injuste et ça l'est c'est pour ça qu'on essaie de le changer dans l'esprit des gestionnaires ce qu' l'applique de manière assez disparate euh il gère des pénuries en fait hein comme beaucoup et donc leur argument c'est de dire bah si on protège quelqu'un qui paye plus son loyer pendant 6 mois 1 an bah c'est une chambre en citu en moins pour un autre étudiant et cetera et notamment il y a cet argument pour ceux qui sont plus étudiants euh en cas de renouvellement à la fin de l'année universitaire les cru sont assez volontarise pour les faire partir parce qu'ils estiment que leur mission à juste titre hein c'est de loger les étudiants et donc dès qu' qu'on est plus étudiant on doit s'en aller mais ça évidemment sur le papier c'est vrai sauf que on peut pas accepter que des gens parce qu'ils sont plus étudiants deviennent sans domicile donc s'il y avait des logements disponibles par ailleurs on pourrait comprendre ce turnover mais il se trouve qu'il y en a pas et que donc souvent la la l'issue c'est la rue l'ébergement chez des tiers et cetera donc tout ça est quand même dans un contexte de pénurie voilà euh sur la c'est pas la loi casbariant qui qui a mis ça en place hein c'était une une jurisprudence par ailleurs le fait que de passer par le par le TA c'est ça qu'il faut changer euh sur la question rurale effectivement les prix sont beaucoup moins élevés donc il y a moins de de crise du logement il y a moins de sans domicile et cetera moins d'expulsions locative mais quand vous êtes jeune en particulier et que vous cherchez un petit logement locatif il y en a quasiment pas c'est pour ça qu'on réfléchissait quand même à avoir une sorte de loi SRU light pour les communes rurales ou pour les intercommunalités pour avoir non pas 25 % de logements sociaux évidemment ça n'aurait pas de sens mais avoir au moins quelques pourents pour que même dans des toutes petites villes dans les zones rurales il y ait ce volant de logements sociaux qui soient disponibles quand des jeunes en ont besoin parce que sinon effectivement c'est c'est assez c'est pas cher d'aller retaper 200 m² à la campagne par rapport à Paris ou Lyon ou Marseille ou Rennes mais par contre quand vous cherchez juste un 20 m² que vous avez vous êtes au minima sociaux souvent il y a rien du tout donc il faut qu'il y a quand même un minimum et sur les prochaines échéances il y en a plein on a une conférence de presse mercredi sur la rentrée des classes il y a encore 3000 enfants qui appellent le 115 sans solution chaque soir et qui dorment à la rue dans des camions euh dans des squats et cetera donc ça ça ça fait partie des des des grands combats qu'on mène euh et ça ça a tendance à s'empirer depuis quelques quelques mois on va faire un recours contre l'État également avec toutes les associations du secteur parce qu'il ne respecte pas son obligation d'héberger sans condition les personnes qui sont à la rue ni euh de reloger les ménages qui sont prioritaires d'Alo droit au logement imposable hein ça a été voté il y a plus de 15 ans euh sans euh sans résultat on avait une grande mobilisation contre la loi casbarian donc on l'a annulé parce qu'il y a plus de cas bariant c'était bon je je vais pas détailler puisque c'est plus l'actualité mais il n'empêche que donc c'était le ministre du logement actuel hein des mississionnaires qui voulait revenir sur la loi SRU et plein de choses dégueulasses en plus de la loi casbariant 1 qu'il avait déjà fait voter avec les voix du RN il n'empêche que dans l'offre de service des députés macronistes il y avait encore quand même ce qu'il y avait dans la loi casbariant qui est dénoncée par tout le monde donc ils ont quand même pas complètement lâché l'affaire et ça reviendra forcément un moment ou un autre dans le débat donc il faudra faire attention à ça et euh le rapport malall logement de l'an prochain donc enfin de de dans dans 3 mois 4 mois c'est sur le mogement des personnes en situation de handicap c'est un sujet qui est très peu abordé et donc si vous avez des idées des témoignages des revendications on est à l'écoute on va essayer de mettre ce sujet là à l'ordre du jour parce que le logement ça touche plein de facettes de la vie plein de personnes différentes et et si c'est pas pris en compte de manière spécifique comme pour les jeunes comme pour les étudiants on voit bien que souvent ça passe àass voilà merci merci manuel merci ééonor d'avoir été là merci à à vous d'être resté jusqu'au bout même d'avoir dépassé je voulais du coup deux petits mots de la fin dire que en octobre dernier en France il y avait près de 3000 enfants qui dormer à la rue chez nos voisins allemands c'était zéro donc c'est bien ce qui s'agit d'une décision politique et de d'un manque d'action et d'investissement politique ce que nous on fera pas et je voulais aussi finir par quelque chose que je dis dans chacune de mes conférences l'engagement de manière générale qu' soit syndical à l'insoumission c'est un formidable outil émancipateur donc vive l'engagement et puis bonne des enhis à vous voilà
Marie Mesmeur