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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 11 décembre 2024 21 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Le RN est le seul véritable opposant à Emmanuel Macron ! - Aleksandar Nikolic (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Le RN était le seul parti exclu de cette réunion à l'Élysée.

  • 1:57RelanceRéponse partielle

    Est-ce que stratégiquement, vous ne vous êtes pas trompé ?

  • 2:45RelanceÉludée

    Mais est-ce que vous ne vous êtes pas trompé de stratégie totalement ?

  • 7:16OuverteRéponse directe

    Le RN est le seul parti exclu par Macron de cette réunion.

  • 7:48OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça, vous le vivez comme une trahison ou vous l'aviez senti venir ?

  • 11:27OuverteRéponse partielle

    Dans quel état vous trouvez-vous quand vous voyez qu'il y a aujourd'hui une soixantaine de députés socialistes qui réfléchissent à la possibilité d'être des ministres ou des adjoints d'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « On est les seuls opposants sur le fond, je pense. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « On avait vu avec l'ancien gouvernement Barnier que de LR à la gauche, il y a un consensus pour augmenter les impôts par exemple. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « il y a un consensus pour augmenter, y compris l'immigration, quand on regardait le budget par exemple. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « on est les seuls à vouloir réellement une justice moins laxiste par exemple. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « en termes de hausse de la fiscalité »
  • 2:34Invité politiqueChiffre
    « Il y a deux fois plus de PME qui ferment aujourd'hui qu'il y a huit ans. »
  • 5:56Invité politiquePromesse
    « On n'avait dit pas de hausse d'impôt. »
  • 5:57Invité politiqueChiffre
    « Il y a 13 hausse d'impôt, 40 milliards supplémentaires. »
  • 6:00Invité politiqueChiffre
    « Il y avait 20 milliards d'euros supplémentaires d'impôt contre les entreprises. »
  • 9:34InvitéChiffre
    « il y avait 9 millions de voix pour le non-fonds populaire, un peu plus de 9 millions de voix pour le RN. »
  • 9:45InvitéFait
    « le RN a dit, on ne veut pas Matignon car nous n'irons que si nous avons une majorité absolue. »
  • 17:11Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron l'avait dit dès 2017, et on attend toujours la proportionnelle. »
  • 19:16InvitéFait
    « il a signé pour Marine Le Pen et il entretient des rapports convenables. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Aleksandar Nikolic25 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 46 %
  • Invité 55 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et nous accueillons autour de la table Alexandre Nicolique, bonsoir, vous êtes député européen, porte-parole du Rassemblement National. Face à vous il y a Raquel Garrido, bonsoir, vous avez été députée la France Insoumite, vous êtes avocate et vous avez co-fondé un mouvement qui s'appelle l'Après. Il y a également autour de la table Carole Barjon, éditorialiste politique, et il y a Maurice Safran, éditorialiste à challenge. – On commence avec vous, le Rassemblement National était le seul parti exclu de cette réunion qui a eu lieu à l'Élysée. Il n'y avait pas la France Insoumise, mais la France Insoumise avait déjà manifesté à la réunion précédente son souhait de ne pas être là.

Donc le RN était le seul parti qui n'était pas invité.

0:45
Aleksandar Nikolic

– Oui, en même temps on est les seuls opposants sur le fond, je pense. On avait vu avec l'ancien gouvernement Barnier que de LR à la gauche, il y a un consensus pour augmenter les impôts par exemple, il y a un consensus pour augmenter, y compris l'immigration, quand on regardait le budget par exemple, sur certains points notamment sur les autorisations d'engagement avec une baisse sur la lutte contre l'immigration irrégulière, on est les seuls à vouloir réellement une justice moins laxiste par exemple. Donc sur les axes qui préoccupent le plus les Français, sur le pouvoir d'achat, sur l'immigration, sur la sécurité, effectivement on est en désaccord.

Et c'est quand même spécial de se dire que ces idées qui sont majoritaires dans l'opinion, ces idées qui sont portées par un parti qui est arrivé en tête aux élections législatives, le RN en nombre de voix, qui est arrivé en tête aux élections européennes, assez largement, qui est le premier groupe à l'Assemblée nationale, qui est la première délégation d'Europe au Parlement européen, est mis de côté par M. Macron.

1:39
Invité

Alors à ce sujet, il a dit le président de la République, je respecterai tous les électeurs, mais le point sur lequel il a voulu insister, c'est que finalement, vous ne serez plus, comme vous l'avez été ces dernières semaines, l'arbitre des élégants, c'est-à-dire qu'il va tout faire pour que votre pouvoir de nuisance soit limité. Et pour vous, ça change la donne ?

1:59
Aleksandar Nikolic

Non mais évidemment qu'on aimerait qu'il nous écoute, pour qu'il y ait des changements de politique qui soient menés. On a une situation qui est catastrophique du pays, qui s'est aggravée considérablement encore sous Emmanuel Macron, en termes de faillite d'entreprise notamment, en termes de hausse de la fiscalité, en termes de pouvoir d'achat, des aires médicales qui se creusent. On pourrait faire un point, point par point en fait, en termes évidemment de déficit public, de dette qui a augmenté. Et nous, on demande un changement d'axe sur comment on produit de l'énergie.

Par exemple, ça peut être intéressant pour baisser justement le déficit, sur comment on va baisser les impôts pour sortir de l'impasse. Il y a deux fois plus de PME qui ferment aujourd'hui qu'il y a huit ans. Comment on fait pour réellement lutter contre le déficit public et qu'on arrive à vraiment changer de politique ? Parce que c'est ça qui intéresse vraiment les gens aujourd'hui.

2:45
Invité

Mais est-ce que vous ne vous êtes pas trompé de stratégie totalement ? Quand le président a nommé Michel Barnier Premier ministre, il a demandé votre accord. Ce qui est hallucinant, mais c'est la réalité, il a demandé votre accord. Vous teniez le gouvernement Barnier à votre pogne sans aucun problème. Vous votez la censure, vous êtes exclu du jeu politique. Le président de la République fait rentrer les socialistes, les 66 députés socialistes dans son camp et vous ne tenez plus rien. Est-ce que stratégiquement, vous ne vous êtes pas trompé ?

3:18
Présentateur

Alexandre Nicolique, vous répondrez dans une poignée de secondes. Nous passerons également la parole à Raquel Garrido, qui fait tout à fait extraordinaire, se tient tout en discrétion, tout en retrait.

3:29
Invité

Mais je suis égale à moi-même, Éric Brunet.

3:31
Présentateur

Il faut que je vous interromps l'espace d'une seconde, parce qu'il faut que je vous dise qu'on a un gros rendez-vous ce soir sur BFM TV à 21h précise pour une nouvelle émission spéciale, l'Assemblée BFM TV, qui sera présentée par Benjamin Duhamel. Et comme Benjamin est avec nous quelques secondes, je vais lui passer le micro tout de suite. Bonsoir Benjamin.

3:55
Invité

Bonsoir Éric. Pardon, je pensais qu'il y avait une question, mais des questions il y en a tellement ce soir, alors que le président de la République s'engage désormais à nommer un Premier ministre dans les 48 heures. Nous avons décidé, dispositif exceptionnel sur BFM TV, de vous proposer cette Assemblée BFM. Le principe est assez simple. Nous allons réunir dans quelques instants, 20 minutes environ, les principales forces politiques de ce pays. Regardez, le plateau ressemble à un hémicycle. La discussion va être vive, intelligible bien sûr, mais vive. Et au fond, on va essayer de mettre les responsables politiques devant leurs contradictions.

Alors, il y en a certains qui disent, de toute façon, nous, on ne veut pas gouverner. Pour certains qui demandent la démission du président de la République. Mais d'autres, les socialistes, les écologistes, qui disent, on est prêt à des concessions réciproques, à des compromis. Eh bien, on va concrètement essayer de confronter ces concessions réciproques. Est-ce qu'il s'agit de slogans, de marketing, ou ont-ils vraiment vocation à essayer de trouver une solution pour débloquer la situation politique ? Voilà le principe de cette Assemblée BFM. La question des retraites, la question des impôts, de l'immigration, de l'insécurité. Aucun sujet ne sera évité.

C'est dans un peu moins de 20 minutes sur BFM TV. 20h50. A tout de suite, Benjamin Duhamel. L'Assemblée BFM, ce sera à suivre dans quelques minutes. Maurice Safran, vous étiez en train d'interpeller M. Nicolique sur, effectivement, le choix du RN de censurer ce gouvernement. Peut-être cette erreur de stratégie. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, maintenant...

5:18
Aleksandar Nikolic

Ah non, mais ce n'est pas une erreur de stratégie.

5:19
Invité

Non, mais c'est ce que laissait entendre Maurice Safran. Il va falloir prouver à vos adhérents, à vos électeurs, qu'effectivement, c'était le bon choix. Il va falloir, d'une certaine manière, doubler la mise.

5:28
Aleksandar Nikolic

Non, mais nous, spontanément, on avait dit, on ne censure pas contre Michel Barnier. On attend et on voit les orientations qui vont être choisies. Et quand on regardait d'un point de vue très clair, Marine Le Pen avait dit, dès le départ, après le discours de politique générale, on a plusieurs lignes rouges. On ne demandait pas notre contre-budget, l'application de notre contre-budget. On est des gens raisonnables. On demandait au moins qu'il y ait des orientations qui vont un peu dans notre sens et qui sont aujourd'hui des idées majoritaires dans l'opinion. On n'avait dit pas de hausse d'impôt. Il y a 13 hausse d'impôt, 40 milliards supplémentaires.

Je parlais des entreprises qui sont en difficulté. Il y avait 20 milliards d'euros supplémentaires d'impôt contre les entreprises. C'est insupportable. Comment on aurait pu valider un truc pareil ? Quand on parle, je parlais de sécurité, par exemple, on s'orientait, par exemple, sur un report, sur la construction de places de prison. Mais on ne peut pas valider quelque chose comme ça. Je parlais de l'immigration. On voit qu'il n'y a rien qui est touché sur le milliard d'euros qui est donné aux associations qui vont chercher les migrants jusqu'aux côtes libyennes. Et d'un autre côté, on baisse de 42%.

La lutte contre l'immigration irrégulière, est-ce que vous pensez que ça va dans notre sens ? Mais au moins, c'est clair. Là, maintenant, ils assument. Ils disent carrément qu'ils nous mettent de côté et qu'ils vont écouter le PS, ELV. Mais ça veut dire quoi ? Écouter ELV qui est pour la désobéissance civile ? Ça veut dire le PS et ELV ou le PCF qui ont validé un programme du NFP, le programme LFI, qui est basé sur la dérégulation carcérale. Ça veut dire libérer 20% des détenus immédiatement. Qui est basé sur la régularisation totale de l'ensemble des clandestins qui vont remettre en cause le droit de propriété par rapport à la loi anti-squat. LR va valider ça.

Au moins, les choses sont très claires. Il y a nous et eux. Et pour un vrai changement d'orientation... C'est ce qu'a dit Marine Le Pen ce matin. On met la seule opposition sur le fond et c'est ce qu'intéresse les gens

7:10
Invité

sur comment on change l'envie. Ça nous donne une image... C'est pas un jeu la politique.

7:12
Présentateur

Ça nous donne une image de l'opposant.

7:14
Invité

La médaille de l'opposition.

7:15
Présentateur

La médaille de l'opposition. Raquel Garrido, il y a deux faits aujourd'hui politiques majeurs. Le Rassemblement National, on vient de l'entendre, qui est le seul parti, j'ai envie de dire, exclu par Emmanuel Macron de cette réunion, de cette plateforme de réflexion pour chercher une nouvelle méthode. Très bien. Et puis il y a le Parti Socialiste. L'autre fait du jour, c'est qu'il y a un petit bougé ou un gros bougé au sein de vos alliés socialistes, vos alliés du NFP, qui semblent regarder avec les yeux de Chimène du côté du centre-gauche, du côté de la Macronie. Voilà. Et est-ce que ça, vous le vivez comme une trahison ou vous l'aviez senti venir ?

7:54
Invité

Si vous me permettez... Bon, d'abord, vous avez dit mille choses auxquelles j'aurais pu répondre, mais je pense qu'il faut qu'on s'oblige à quand même regarder la réalité en face. Le problème principal actuellement, c'est que la France n'a pas de gouvernement. Donc peut-être qu'on reprendra ce débat avec beaucoup d'adversité et je serai là au rendez-vous. Mais pour le moment, il me semble qu'il faut commencer par le début. Et le début, c'est neuf mots. Neuf mots. Les mots suivants. Le président de la République nomme le Premier ministre. Ce sont neuf mots. Ceux de l'article 8 de la Constitution.

Et quiconque aujourd'hui se donne des airs de pouvoir influer sur cette décision, peut-être joue un rôle qu'on peut comprendre. C'est normal que les chefs de partis ou les chefs de groupes parlementaires répondent aux sollicitations du président de la République. C'est leur fonction, on va dire, patriotique que de concourir au gouvernement de leur pays. Mais il n'y a qu'une seule personne qui est responsable du fait que la France n'est pas de gouvernement. Et ça ne date pas de la semaine dernière. Ça date du 7 juillet. Ça fait 5 mois, 5 mois qu'il y a eu des élections qui ont donné un certain résultat.

Et que cet homme-là, je ne nomme même pas son nom parce que c'est sa fonction, le problème. C'est son pouvoir, le problème. Ce président de la République nie le résultat des élections et refuse d'exercer son pouvoir. Et vous allez peut-être être d'accord avec moi, M. Nikolic, pour dire que le président de la République, le 7 juillet, aurait pu à la limite essayer de vendre un gouvernement RN. En regardant ce que vous disiez tout à l'heure, le résultat, on voit, il y avait 9 millions de voix pour le non-fonds populaire, un peu plus de 9 millions de voix pour le RN. Si vous rajoutez, après on augmente les uns et les autres.

Mais à ce moment-là, le RN a dit, on ne veut pas Matignon car nous n'irons que si nous avons une majorité absolue. Donc exit le RN, non pas du fait seulement du chef de l'État, mais du fait du RN. La logique même, les standards démocratiques, l'éthique politique auraient dû conduire à ce moment-là le président de la République, sans barilier, à nommer quelqu'un de gauche. Quelqu'un de gauche issu de cet univers politique du Front populaire. On en est là. La France est bloquée au 7 juillet. Non, non, maintenant, nous sommes le 10 décembre, nous sommes le 7 juillet. Depuis 5 mois, c'est le 7 juillet qui est encore et encore et encore et encore. Et je vais vous dire quelque chose.

Les lignes ont bougé entre-temps, Raquel Garrido. Et si on parlait du présent ? Non, parce que moi, je pense qu'il y a une complicité des élites françaises avec cette manque d'éthique présidentielle. Qu'ils se soient trouvés à droite et chez les macronistes des gens qui acceptent d'entrer au gouvernement alors qu'ils avaient perdu les élections me semblent profondément immorales. Je vais vous dire, ma fille de 11 ans a été élue déléguée de classe cette année.

Eh bien, si la maîtresse avait dit à la classe j'ai le pouvoir en réalité de nommer qui je veux, eh bien, et je décide que c'est la personne arrivée en cinquième qui va être déléguée de classe, eh bien, cet enfant de 11 ans aurait refusé. Parce que vous trouverez dans l'intelligence d'un enfant un minimum d'éthique que nous ne trouvons pas aujourd'hui à l'Élysée

11:07
Présentateur

et c'est tout le problème. Raquel Garrido, ce que vous dites, désormais, il y a beaucoup d'observateurs qui sont de centre-gauche, de centre-droit ou même de droite qui pensent à peu près la même chose que vous et qui ne le pensaient peut-être pas il y a 3 ou 4 mois. Vous avez répondu sur ce point ? Soit. Très bien. Maintenant, s'il vous plaît, répondez à ma question. Ma question est dans quel état vous trouvez-vous quand vous voyez qu'il y a aujourd'hui une soixantaine de députés socialistes qui réfléchissent peut-être à la possibilité d'être des ministres ou des adjoints d'Emmanuel Macron ? Je pense que...

11:44
Invité

La position d'Olivier Fort a changé aujourd'hui. Je pense que c'est une accusation injuste qui leur est faite. Je pense qu'on ne peut pas inférer du fait que des hommes et des femmes politiques répondent à une convocation du président de la République une quelconque trahison. C'est leur travail. C'est d'ailleurs ne pas y aller qui est un peu bizarre, à vrai dire. Le Front Populaire est une réalité électorale. Vous n'y êtes pas allé ? La France Insoumise a refusé d'y aller ? Vous ne faites plus partie de la France Insoumise. Je crois que c'est la France Insoumise. Votre famille politique historique. Mais je pense qu'ils ont tort. D'accord.

Tout simplement, je pense qu'il y a des choses à dire au président de la République. Ce que je viens de vous dire sur l'article 8, sur cette espèce de pouvoir extrême du président, il pourrait le dire. Bon, mais c'est leur affaire. Aujourd'hui, vous avez 190 députés qui ont été élus par un peuple du Front Populaire. Un peuple uni du Front Populaire. Personne dans cet électorat n'avait le choix dans son bulletin de vote entre un bulletin PS, un bulletin Insoumis ou autre. Je l'ai dit mille fois à cette antenne.

Vos députés Insoumises de Paris sont des élus socialistes et écologistes au plan sociologique parce qu'elles sont élus dans des circonscriptions où ce sont les socialistes et les écologistes. Donc si vous aviez été invités, vous seriez allés aux côtés des socialistes discuter aujourd'hui à l'Elysée de l'avenir. Non, pas discuter. J'aurais dit au président de la République, maintenant, ça suffit. Non, mais j'ai une question à vous poser. Le président, il faut lui dire présider. Monsieur le président de la République, présider. J'ai une question d'actualité à vous poser. Mais ça veut dire quoi ? Pas tous en même temps.

Présider, ça veut dire que la constitution de notre pays confère à cet homme un pouvoir et à lui seul. C'est ce qu'on appelle un pouvoir propre en matière constitutionnelle. C'est l'article 8. Il refuse de l'exercer. Il invente qu'il a tout son temps pour le faire. Mais il va le nommer dans 48 heures. Mais parlons de ce qui s'est passé aujourd'hui. Alors, attendez. Maurice Safran. Écoutez Safran. Maurice Safran. Le premier secrétaire du Parti Socialiste a dit très clairement que si le prochain Premier ministre s'engage à ne pas utiliser l'article 49.3, les socialistes peuvent s'engager à ne pas voter la censure.

Qu'est-ce que vous pensez de ce point d'actualité qui est très important dans le contexte actuel ?

13:54
Présentateur

De grâce, répondez à quelqu'un.

13:55
Invité

Je me permets de corriger. Sans parler d'Emmanuel Macron. Ce qu'a dit Olivier Faure, c'était... Non. Non. Il a dit si l'exécutif n'utilise pas le 49.3, l'opposition ne fera pas la censure. Mais rien vous dit que dans son esprit, ce n'est pas justement le Front populaire qui n'est pas l'exécutif. Et que justement, dans ce que vous appelez l'accord... Ah non, là, c'est tordu. Ah non, c'est pas tordu. C'est très tordu. Ce qui est tordu, c'est imaginer que les macronistes et la droite gagnent le pouvoir. Encore, vent debout contre ça, je vous le dis, les journalistes qui avaient un peu d'attachement aux libertés publiques et aux principes républicains.

Vous devriez vous dire que ça n'est pas normal que le président de la République ne respecte pas les élections. En réalité, faisons tourner la parole, Raquel, ça fait aussi partie du jeu démocratique. N'importe quelle française ne comprendra pourquoi le président de la République n'a toujours pas nommé quelqu'un de gauche. Vous avez raison de le dire, mais cette parole a été souvent invoquée, évoquée, distillée sur nos jantelles depuis le mois de juillet. On le dit, vous avez la parole. Pourquoi quand je dis ça, on me dit que c'est tordu ? Je suis désolée, c'est pas tordu. La super simple idée

15:03
Aleksandar Nikolic

ce soir n'est pas tordu. Alexandre Régal et Carole Barjan. En réalité, on est en situation de blocage parce que si demain, il y a un Premier ministre NFP, nous, on l'a dit, on le censurerait parce que c'est l'application du programme. Là, au moins, on connaît le programme. M. Barnier, on ne connaissait pas le programme. C'est pour ça qu'on s'était abstenus. Et vous avez déjà certains qui ont annoncé à LR ou dans la Macronie qu'il censurait. Donc, il y aurait une majorité qui censurait. Pas forcément. Non, je suis désolée. Vous n'êtes pas majoritaire. Vous avez un gros morceau et vous n'êtes pas laissé pour faire une censure. C'est la raison pour laquelle il ne se dirige pas vers ça.

En tout cas, nous, je vous dis, on censura. Non, non, ça n'est pas la raison. Vous vous trompez, la Tunis et la Macronie se renouidera. Pourquoi il ne va pas rendre le pouvoir ?

15:35
Invité

Il ne rend pas le pouvoir. C'est parce qu'il veut protéger les puissants et les écrans riches.

15:40
Aleksandar Nikolic

Peut-être que ce ne sera pas le cas. Mais en tout cas, je crois que c'est la raison pour laquelle M. Macron ne l'a pas fait. Non, non. Vous lui donnez le point. Vous l'aidez dans la manœuvre. Laissez le terminer. Le plus grave, c'est cet impasse. Il se trompe gravement. Vous le défendez, Macron, là. Justement, j'allais justement dire que, et je le disais tout à l'heure, il gouverne contre le peuple en nous écartant, puisque nos idées sont majoritaires aujourd'hui dans l'opinion. Et donc, il nous écarte alors que, et j'ai rappelé, à quel point on a un poids politique considérable et un poids idéologique considérable.

Mais ce qui est peut-être plus grave, et vous l'avez dit tout à l'heure encore, c'est qu'il refuse. Maintenant, il a dit je suis contre la dissolution. On est dans une impasse totale. On est dans une impasse totale. Et M. Macron dit on continue. Vous savez, avant 2022, il y avait deux blocs. Il y avait la gauche, la droite. Donc il y avait une majorité qui se dégageait. La situation, elle était claire. Mais depuis, il y a trois blocs. Donc il n'y a pas de majorité pour un de ces blocs. Et c'est encore plus flagrant depuis l'élection législative anticipée en 2024. Il faut sortir de cet impasse. Et non seulement il faut une dissolution, mais il faut une proportionnelle à prime majoritaire.

Parce qu'on arrive à avoir des majorités dans les régions, dans les communes, justement avec cette liste qui arrive en tête, qui passe un certain nombre d'élus, et qui en plus a une prime majoritaire qui permet de dégager une majorité et de pouvoir guider le pays. Non, Carole Barjon.

16:58
Invité

Qui vous dit que la proportionnelle ne sera pas un des sujets qui peuvent faire partie d'une espèce de plateforme sur laquelle se mettront d'accord ceux qui vont passer le pacte de non-censure éventuellement ?

17:11
Aleksandar Nikolic

Mais parce que ça fait des années qu'il le promet, Emmanuel Macron l'avait dit dès 2017, et on attend toujours la proportionnelle. Il y en a plusieurs. Il dit qu'il n'y a pas de dissolution. Donc ça veut dire... Non, monsieur Nicolas. C'est le chaos.

17:24
Invité

Non, non, je ne souhaite pas de dissolution. Ce n'est pas tout à fait pareil. Carole Barjon. Vous voulez passer la parole pour autre chose.

17:30
Présentateur

Il se satisfait de ce manque, de cette instabilité généralisée. Carole Barjon, aujourd'hui, il y a second fait politique important. François Bayrou a été reçu pour... Reçu à nouveau en fin de matinée. C'est une information que nous avons apprise en début de soirée. Il a été reçu à l'Élysée. Le scénario Bayrou devient de plus en plus... important, voilà. La question que je vais vous poser, c'est est-ce qu'il est compatible, lui, avec cette gauche que nous évoquons, social-démocrate, socialiste ?

18:04
Invité

Je dirais que là, pour le coup, il est hyper compatible. Je vous rappelle que François Bayrou, comme on n'avait pas voté Nicolas Sarkozy en 2007... Ah oui, il avait appelé à voter... Il préférait quand même Ségolène Royal, finalement. Bon. Et en 2012, il a voté François Hollande. Donc, oui, on peut penser qu'il y a quand même voilà, en tout cas, plus que des cas de non-agression. Je ne dis pas qu'il y a eu de proximité. Il a même permis l'élection de Macron. Excusez-moi, je termine. Donc, je pense que de ce côté-là, il peut y avoir, oui, des discussions éventuellement fructueuses. Le problème de Bayrou, il est plutôt de l'autre côté, parce que LR n'a pas oublié ça.

Les Républicains qu'il a fait battre... Il n'a pas fait battre, mais il n'avait pas soutenu Sarkozy, jamais, au fond. ni en 2007, ni en 2012. Maintenant, on peut s'attendre à tout, mais il coche pas mal de cas. Il y a un point pour compléter ce que dit Carole, c'est qu'il est, entre guillemets, bien avec Marine Le Pen, ce qui est un élément fondamental dans son choix. Il a signé, quand il manquait à Marine Le Pen des signatures pour la présidentielle de 2022, il a signé pour Marine Le Pen et il entretient des rapports convenables. il a signé pour qu'elle puisse se présenter. Je croyais que Liget était justement de sortir de la tutelle du Rassemblement National.

Il n'empêche qu'il a été souligné. Justement, c'est moins à l'entente. Attendez, vous êtes sérieusement en train d'envisager que après, pardonnez-moi, non, attendez, on vient de vivre l'échec du plan, on va dire, le plan B de Macron qui était de choisir... Oui, le plan C, c'est Castet peut-être, après Barnier. Mais en tout cas, il avait dit... Vous revenez avec ça ? Pardonnez-moi, oui, je reviens là-dessus, bien sûr, c'est le bon sens. Macron a essayé l'alliance macroniste et la droite, ils ont essayé, ça échoue, ça ne peut qu'échouer. On n'en entend plus parler. Donc là, arrêtez de me sortir, Bayrou, il y a encore des gens de droite. Il a été reçu à l'Élysée. Jusqu'à quand ?

Il a été reçu à l'Élysée aujourd'hui. Mais c'est le vrai, vous rien ne se situer à droite ou dans le milieu macroniste. Si il y en a bien qui ont été chassés du pouvoir par les élections européennes et ensuite législatives, c'est bien les macronistes. Donc tout ce qui ressemble à un macroniste doit se tenir très à distance quand on qui imagine une seule seconde qu'il puisse y avoir des gens macronos compatibles dans un gouvernement, en fait, ont perdu toute éthique démocratique. Moi, je ne dis pas forcément qu'un gouvernement Front Populaire va réussir tout. Je pense qu'il faut être très humble et il faut être réaliste. Mais quand même, premièrement, c'est la chose juste à faire.

Et ça, ce n'est pas rien dans la vie d'honneur démocratique. Deuxièmement, on a réussi des choses. On a réussi. De vouloir souhaiter Mme Castex qui a fait passer la dette de Paris de 6 milliards et qui a fait exploser la taxe financière. S'il vous plaît. Mais je n'aide pas M. Macron. S'il vous plaît. Mais M. Macron, justement, il discute avec nous. S'il vous plaît, les amis, il discute avec nous. S'il vous plaît, les amis, ordre et liberté. Pardon. Merci, Alexandre Dardicolli. Merci à Raquel Garrido. Merci à ceux qui étaient avec nous.