Retour sur l'allocution d'Emmanuel Macron dans Mettez-vous d'accord
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 3 %Attaque 77 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
C'est un coup de cœur ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Bon, vous avez un coup de cœur, Arnaud ?
- 6:46OuverteÉludée
On va revenir évidemment sur l'allocution d'Emmanuel Macron sur la situation de la France.
- 8:53RelanceRéponse directe
Réaction, c'est bien d'évoquer...
- 11:28OuverteRéponse directe
Est-ce que le fait qu'il n'ait pas annoncé le Premier ministre hier fait qu'il a voulu préserver ce moment ?
- 18:36RelanceRéponse directe
Est-ce que le fait qu'il n'ait pas annoncé le Premier ministre hier fait qu'il a voulu préserver ce moment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:13InvitéFait
« « son discours hier, s'il n'a pas été écrit par Tchad GPT, on se demande qui à l'Élysée aurait eu l'outre-couidance d'écrire un tel discours. » »
- 1:45InvitéFait
« « Ô peuple fier et pourtant tant blessé, je viens séant vous rendre ma couronne car de mes jours le destin m'abandonne et vos espoirs en moi se sont glacés. » »
- 3:13InvitéFait
« « Il nous reste deux ans. » »
- 3:23InvitéFait
« « Il a 30 mois. » »
- 3:35InvitéFait
« « Vous savez, c'était pas 3 mois pour construire le palais, c'est 30 mois pour reconstruire la France. » »
- 11:39InvitéFait
« « Macron, s'il y a bien un dossier sur lequel il n'a pas été audible et sur lequel son incurie peut se mesurer, c'est bien les dossiers liés à la diplomatie. » »
- 11:50InvitéFait
« « Le Maroc. Tardif. » »
- 12:10InvitéFait
« « Dans la figure. » »
- 13:11InvitéFait
« « Alors, il a esquissé un début comme ça de ma culpasse sur ce qu'on pouvait imaginer sur la dissolution catastrophique. » »
- 13:27InvitéFait
« « Mais bon, c'est ma responsabilité. » »
- 13:31InvitéFait
« « Donc, maintenant, il faut se débrouiller avec cela. » »
- 13:57InvitéFait
« « On confond le cap et le calendrier. » »
- 14:00InvitéFait
« « Dans 30 mois, vous verrez, tout sera réglé. » »
- 14:14InvitéFait
« « Vous pouvez partir de l'emprise mélanchonienne. Vous n'aurez pas de représailles au cours de la législative avec des candidats contre vous. » »
- 22:53PrésentateurFait
« « La droite ne pourra faire aucun compromis avec la gauche qui a trahi Blum et Clemenceau. » »
- 33:27InvitéFait
« ce qu'on appellera bientôt la décennie Macron »
- 33:34InvitéFait
« ce système de la 5ème République, dit que tout le monde aujourd'hui n'arrête pas de vouer un culte immodéré, permanent et inamovible »
- 33:43InvitéFait
« il ne correspond plus aux enjeux du siècle »
- 33:53InvitéFait
« il a pris le vieux système, il a jeté, il en a fait un nouveau »
- 35:35InvitéFait
« une force politique énorme qui s'appelle le Rassemblement national et ses alliés »
- 35:45InvitéFait
« Gabriel Attal qui tout seul devant Matignon décide qu'il y a un front républicain »
- 37:26InvitéFait
« on est entre Robespierre et Pétain »
- 37:46InvitéFait
« C'était moins Robespierre que Pétain »
- 37:54InvitéFait
« il faut absolument l'homme providentiel »
- 38:30InvitéFait
« on entend parler de lui que par ses mésaventures »
- 40:01InvitéFait
« les Verts doivent être une force un peu arbitre entre LFI et le Parti Socialiste »
- 41:20InvitéFait
« la pertinence et la puissance de ces études, notamment la dernière livraison de Fractures françaises »
- 42:44InvitéFait
« En 2007, Nicolas Sarkozy ne gagnait pas sans les plus de 75 ans »
Temps de parole
- Invité30 %
- Invité 227 %
- Invité 317 %
- Présentateur17 %
- Invité 48 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert. Mettons-nous d'accord aujourd'hui autour de Mickaël Darmon, journaliste politique chez I24 News. Vous avez publié Le Pape et la Matriarche, l'histoire secrète des relations entre Israël et le Vatican, aux éditions Passé Composé. Arnaud Stéphane, fondateur de l'agence La Note de Com, Erwan Barillot, écrivain. Vous avez publié Destin Russe à Paris aux éditions des Cirques. C'est Gilles Gansouane, est resté avec nous, journaliste média à Sud Radio et observateur avisé de la vie politique. C'est la place du pauvre, c'est comme au repas de Noël. Parfois c'est la meilleure. Parfois c'est la meilleure.
Nous allons revenir sur l'intervention d'Emmanuel Macron, l'allocution plus précisément d'Emmanuel Macron. Il veut un gouvernement d'intérêt général. Bref, bon, beaucoup de sujets autour de ça. C'est un peu mono-sujet encore une fois aujourd'hui. Petit tour de table malgré tout parce qu'il y a autre chose que cela dans l'actualité. Erwan, on va commencer avec vous. C'est un coup de cœur ?
Oui, un coup de cœur. Parlez bien dans le micro. Oui, tout à fait. Un coup de cœur pour Tchad GPT. Vous savez, on ne peut plus s'en passer aujourd'hui. Et je voudrais rendre hommage au président de la République qui en fait un usage immodéré puisque son discours hier, s'il n'a pas été écrit par Tchad GPT, on se demande qui à l'Élysée aurait eu l'outre-couidance d'écrire un tel discours. Moi, je suggérerais simplement de faire un prompt un peu plus original la prochaine fois.
Donc recommence, réécris le texte que vous auriez dit à Tchad GPT.
J'aurais dit, et peut-être pour son prochain discours, peut-être pour son discours de démission, j'ai prompté ce matin, Tchad GPT, écris-moi le discours de démission d'Emmanuel Macron à la manière de Pierre de Ronsard. Et alors ? Je trouve que ça serait une manière d'honorer nos grands auteurs et nos grands poètes. Et ça donne ceci. Ô peuple fier et pourtant tant blessé, je viens séant vous rendre ma couronne car de mes jours le destin m'abandonne et vos espoirs en moi se sont glacés. Le budget, ce grand livre aux lignes veines, n'a point reçu le sceau de vos élus et dans les champs vos labours dissolues portent les cris des terres souveraines.
Les agriculteurs d'un bras rude et courroussé rejettent l'accord que lointain j'ai signé Mercosur, doux mirage et trop amère. De Mélenchon, la voix rugit sans cesse. Le Pen murmure un souffle en vos faiblesses. Et moi, je cède au poids d'un ciel de fer. Ainsi je pars, mais non sans dévouance, car dans mon cœur demeure votre France.
— Incroyable ! C'est magnifique ! Bravo ! Bravo !
— Un conseil modeste au président de la République. — Mais c'est très beau ! — C'est la concurrence des L'Oréal. Pourquoi dire après ? — Bah oui, on est scotchés. — Nous sommes que de pâles ensuite plumitifs derrière ce genre de déclaration. Donc je ne vous félicite pas. — C'est à la fois fascinant et inquiétant.
— Oui, mais pourquoi pas ? Pourquoi pas utiliser Tchad-JPT ? Ça aurait peut-être été mieux que... — Je pense qu'il l'a fait.
— Je pense qu'il l'a fait, mais uniquement la version gratuite et avec un prompt assez pauvre. — Ah oui. Mets-toi à la place de Barreau et écris-moi un texte.
— On va en... Oui.
— Oui, ce qui m'a surpris, c'est qu'en fait, j'ai l'impression qu'il a surtout copié sur Jean Castex. Parce que c'est Jean Castex qui avait dit sur le perron de Matignon quand il avait été nommé « Il nous reste deux ans. » — Oui. Absolument.
— Oui, il l'avait répété deux fois, toujours. — Voilà, relancer le...
— Il nous reste deux ans. — Là, il a dit 30 mois. — Il a 30 mois. — Donc quelque part, il s'est inspiré de cette vision, de ce cap-calendaire. Bon, on verra. — Je pense qu'il s'est inspiré aussi de Astérix, Mission Cléopâtre. Vous savez, c'était pas 3 mois pour construire le palais, c'est 30 mois pour reconstruire la France. — Absolument.
Bon, vous avez un coup de cœur, Arnaud ?
— Oui. C'est le retour de Cyril Gann à l'UFC 310. « Welcome to Paradise », parce que ça sera à Paradise dans le Nevada, dans la soirée de samedi à dimanche. — Alors qui est ? Qui est Cyril Gann ? — Jusqu'à présent, je n'ai rien construit. — Oui, c'est pas non plus. — Mais c'est quoi, non ? — Qui est un champion... Mixed Martial Arts, il est champion... Non, il n'a jamais été champion, mais c'est un des membres du top 10 de cette fédération sportive, l'UFC. Et Cyril Gann, c'est un peu... — C'est le combat de MMA, vous savez, dans l'octogone. — Voilà. On a reçu un champion français, Valérie. — Exactement. Et malheureusement, c'est un bon résumé de ce qui se passe aussi en France.
C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'espoir toujours dans ce garçon, comme il y en avait beaucoup dans celui de Benoît Saint-Denis. Benoît Saint-Denis qui est devenu... qui est passé du God of War au God of Luz et qui, aujourd'hui, a désespéré ses supporters. Alors là, Cyril Gann, il a un surnom, c'est un peu curieux, il s'appelle Bon Gamin, parce que vraiment, c'est quelqu'un de très sympa, mais c'est un monstre. Vraiment, véritablement, c'est un colosse. C'est un poids lourd, mais il combat comme un poids moyen. Il a tout pour devenir champion, mais il l'est pas. Et ça, c'est la grande maladie de ces champions français.
Il y en avait un autre qui s'appelait le Roi sans couronne, qui était Jérôme Le Banner, qui avait combattu au Japon, qui avait combattu dans les plus grandes compétitions, le Pride, etc., etc., le K-1. Et il a jamais eu de titre. Eh bien, Cyril Gann, c'est un peu ce qui lui pend au nez. C'est-à-dire que pendant longtemps, il a été numéro 2. On s'attendait à ce qu'il devienne numéro 1, et il est passé numéro 3. Et j'espère que dans la nuit de samedi à dimanche, on aura enfin le titre que les sports de combat français méritent, parce que la France est un immense pays de sports de combat.
On nous a supprimé le karaté pour mettre du hip-hop lors des Jeux olympiques, ce qui fait que ça nous a retiré une médaille. Les Français étaient champions du monde à peu près depuis 30 ans dans toutes les catégories de karaté. On l'est dans le judo. Jiu-Jitsu brésilien, c'est pas encore ça, mais en grappling, etc. Voilà, il y a toute une nouvelle génération de sportifs avec tous ces sports de combat qui sont apparus sur les 20 dernières années et qui pointent. Il y a véritablement une école française. Et j'espère enfin que Cyril Gann aura ce qu'il mérite.
Eh bien, on est touché avec Cyril Gann.
Si vous voulez voir, s'il reçoit des coups dans la gueule, c'est sur M6+. Mais l'EMA, c'est Macron, m'a atterri.
Allez, c'est bas. On se retrouve dans un instant, à tout de suite. Et nous commentons l'actualité avec aujourd'hui Mickaël Darmon, journaliste politique chez I24 News. Je rappelle votre dernier livre, « Le pape et la matriarche, histoire secrète des relations entre Israël et le Vatican » qui est paru aux éditions Passé-Composé. Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com. Erwan Barillot, écrivain. Vous avez publié « Destin russe » à Paris aux éditions des Cirques. Et Gilles Gansman, journaliste média à Sud Radio. On va revenir évidemment sur l'allocution d'Emmanuel Macron sur la situation de la France. Vous l'avez peut-être entendu, le PS prêt à négocier avec LR.
Bref, une situation bien, bien compliquée. On va continuer notre tour de table. Un mot tout de même sur Boilem Samsal. Nous sommes aujourd'hui le 6 décembre. Il est toujours en détention. Je rappelle qu'on n'a pas de nouvelles de lui, qu'on ne sait pas dans quelles conditions il est incarcéré. Ce petit mot d'Amnesty International se tweet. Malheureusement, Amnesty International n'a pas été en mesure de vérifier de façon indépendante les éléments relatifs à l'arrestation de l'écrivain franco-algérien Boilem Samsal. Nous appelons les autorités algériennes à indiquer clairement les raisons de la détention. Il devrait lui envoyer une boîte de chocolat. S'il vous plaît, monsieur.
Voilà, on n'en parle plus depuis quelques jours. Mais il est toujours en détention et on n'a pas de nouvelles de lui.
Alors d'abord, c'est très important d'en parler tous les jours. Je sais que sur cette antenne, vous le faites tous les jours.
On ne l'avait pas fait depuis quelques jours.
Ça fait un rattrapage de points. Mais en tout cas, c'est vrai que dans d'autres médias et dans la chronique publique, on en parle déjà beaucoup moins. Donc c'est important de pouvoir le rappeler. C'est important aussi avec ce que vous rappelez là également. S'il fallait une preuve supplémentaire de l'inefficacité d'une organisation comme Amnesty International, voilà, c'est fait. Et en revanche, évidemment, ils sont beaucoup plus empressés pour d'autres dossiers, d'autres causes.
Mais là, ce qui est intéressant, c'est qu'une fois de plus, c'est un élément supplémentaire qui montre à quel point on a vu ces jours-ci, et depuis cette affaire-là, depuis l'arrestation de cet écrivain par le pouvoir algérien, on a vu à quel point une grande partie au fond de l'écosystème de gauche validait l'action de ce pouvoir dictatorial en Algérie. Et donc je pense que ça pose, une fois de plus, la question de la sincérité des démarches et des leçons qui nous sont généralement données par cette partie-là de la gauche.
Réaction, c'est bien d'évoquer...
Non, mais c'est vrai que c'est absent des médias, et que c'est pas très présent, mais il n'y a pas eu non plus de pétition ou d'engagement. Si, il y a eu des pétitions. Oui, mais pas de la part du pétition. Mais disons que... Voilà, ça reste... Pour tout vous dire, j'ai essayé de rentrer en relation avec les gens qui s'occupent du comité de soutien. Je leur ai dit si jamais je pouvais les aider avec mes modestes capacités, etc. On m'a dit « Ah, super, machin ! » J'ai pas reçu un message depuis 12 jours. Donc moi, je veux bien, mais quand on soutient quelqu'un, on fait des actions. Il y a l'agite propre, c'est pas pour les cochons. Il y a des mobilisations.
Il faut se compter, il faut se réunir. Il faut faire du bruit. Ça serait n'importe quel révolutionnaire bolivien. Notre camarade Ricardo Lopez est injustement enfermé dans les geôles fascistes boliviennes. Il y aurait déjà sa tête sur l'hôtel de ville de Paris et dans plusieurs villes du 94, à côté de la piscine Pablo Neruda. Et donc je m'étonne de ce manque de réaction, y compris de mairie de droite. Bien sûr. Je veux dire, rien ne les empêche de mettre le visage de Boualem Sansal devant la mairie en disant « Il n'a toujours pas été libéré. » Et de mettre le compte à rebours des jours où on est toujours sans nouvelles. Il y a une espèce de... C'est même plus de la lâcheté idéologique.
C'est de la nullité. C'est de l'impactance. On est entre la flemme et le manque d'imagination. Mais au bout du compte, le résultat est le même. C'est-à-dire qu'il ne se passe rien. Les gens ne font rien. Et pendant ce temps-là, Boualem Sansal...
Peut-être des négociations... Oui, d'accord.
Ce n'est pas le comité de soutien et les mairies françaises qui font des négociations avec le pouvoir algérien. Il faut être sérieux. Et puis on peut aussi parler des otages français dont on ne parle pas souvent en Israël qui vont passer leur deuxième Noël en étant otages. Et là aussi, on n'entend pas souvent parler de nos compatriotes français qui sont pris en otages et qui vont vivre un deuxième Noël. Vous imaginez, Valérie ? Deuxième Noël. Quand on met une affiche, elles sont arrachées et tout le monde s'en fout. Donc ça aussi, ça pose un problème peut-être aussi. Il y a quelques bâtiments publics et collectivités locales qui affichent leurs photos, qui rappellent effectivement ce destin.
Oui, d'autres également. Le conseil régional des Hauts-de-France, d'autres. Enfin, il y a pas mal de villes qui le font. Mais c'est vrai qu'il y a cette difficulté-là. Mais tout ça raconte aussi l'éclipse du politique. Voilà, ils sont ailleurs. Ils ne sont plus dans la lecture du monde. Mais ils sont dans la lecture du monde, mais il y a 15 heures.
Oui, c'est ça, pas très lisible. Oui, Erwan ?
Oui, le régime algérien se durcit et profite aussi de la faiblesse du régime français. Macron, s'il y a bien un dossier sur lequel il n'a pas été audible et sur lequel son incurie peut se mesurer, c'est bien les dossiers liés à la diplomatie. Quel est le succès d'Emmanuel Macron en diplomatie en 7 ans ? Le Maroc. Tardif. Tout à fait. Je réponds à la question. Oui, après avoir été baffé sur l'Algérie. C'est ça. Et on ne sait pas s'il ne les a pas abîmés durablement, les relations que nous avions avec le Maroc. Donc il est revenu un peu sur le tard. Il a essayé de recruter les morceaux. Il a reçu Donald Trump. Voilà, tout à fait. Dans la figure. On verra s'il enlève ses pellicules.
Et puis le régime n'a pas supporté aussi le Goncourt attribué à Kamel Daoud.
Bien sûr, ça fait partie de... Mais rappelons que donc, il est toujours Boilem Samsal incarcéré et en attente de procès ou en tout cas, on essaye de comprendre pourquoi. On continue. On va parler de l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir. Alors, Mickaël, c'était votre Google, ça introduit cette séquence.
Bon, moi, j'étais assez au front interloqué parce que j'avais l'impression d'avoir une sorte de président hologramme. C'est-à-dire qu'il donne le sentiment d'être à l'action, d'être à la manœuvre, d'avoir la clé de la situation, de gérer la crise. Je reviens, vous allez voir, tout va s'arranger parce que j'impose ma force. Bon, en réalité, il n'en est rien. Il a été au commentateur. Et puis, évidemment, comme d'habitude, c'est-à-dire que ça n'est pas de ma faute. Vous avez... Alors, il a esquissé un début comme ça de ma culpasse sur ce qu'on pouvait imaginer sur la dissolution catastrophique. Mais au fond, pour dire, j'assume. Voilà. Alors, il paraît qu'elle n'a pas été comprise.
Oui, beaucoup me le reprochent. Certains ne sont pas d'accord. Mais bon, c'est ma responsabilité. Puis, il est passé à autre chose. Mais en disant, après, vous avez voté quand même. C'est vous qui avez envoyé cette... Vous, électeur français, qui m'a envoyé cette assemblée au Palais Bourbon. Donc, maintenant, il faut se débrouiller avec cela. Bon, en réalité, voilà, il n'a pas de... Il n'a vraiment pas de levier pour sortir la France de la crise. Il renvoie à 30 mois, donc, dans la technique habituelle du cap. On confond le cap et le calendrier. Voilà. Donc, en disant, dans 30 mois, vous verrez, tout sera réglé. Ça a peut-être une seule vertu, les 30 mois.
C'est que ça sous-entendrait qu'il n'y aurait pas de dissolution. Et là, c'est un message pour le PS. C'est-à-dire, vous pouvez partir de l'emprise mélanchonienne. Vous n'aurez pas de représailles au cours de la législative avec des candidats contre vous. Juste. Peut-être. Moi, ce qui m'a choqué, c'est le coup de poignet à Michel Barnier. Ça m'a vraiment choqué qu'il, comme ça, à 20 heures, pour les audiences, parce que c'est aussi un peu ma... 17 millions. 17 millions. C'est très fort. Il faut dire que c'était sur TMC, sur BFM, sur TF1 et France Télévisions. Ce qui est le plus étonnant dans ça, c'est la part de marché. La part de marché, elle est de plus de 60%.
Ça veut dire un Français sur six. Regardez cette allocution. Et donc, moi, sur ces un Français sur six, ils ont vu le crucifix de Michel Barnier en disant, quand il a dit qu'il n'aurait pas dû faire autant d'impôts, on ne gouverne pas avec des taxes et des impôts. J'ai trouvé ça, mais totalement minable, mais vraiment incroyable. Je trouve ça fabuleux, c'est qu'il y a une technique, maintenant, du président, quand on s'intéresse un petit peu à ce que fait Emmanuel Macron. Enfin, ça fait quand même 7 ans, non ? C'est qu'à chaque fois qu'il y a une crise politique, il part en déplacement. Il revient et il fait, mais qu'est-ce que c'est que ce BINS ?
Je ne peux pas vous laisser 10 minutes les clés de l'appartement. Il faut que vous me fassiez une soirée. Il faut que vous fassiez n'importe quoi. Je vais prendre la parole. J'ai compris. Ok, d'accord. J'ai compris. Je vais réorganiser les choses. Je vais prendre la parole. Il le fait à chaque fois. Il l'a fait après les législatives anticipées, qu'il avait lui-même, après la dissolution qu'il avait lui-même demandée. Enfin, voilà. Donc, c'est sa stratégie. Il nous impose une prise de parole, vraisemblablement chaque GP tienne. Et en plus, c'est vrai qu'il assassine Barnier. Il n'aimait pas Barnier, on le savait.
Il aimait d'autant moins l'exercice Barnier que Barnier lui avait fait comprendre. Il était bien content de l'avoir trouvé. Il faisait bien comprendre aussi qu'il n'aimait pas beaucoup qu'on lui explique qu'on savait ce qu'on avait à faire à Matignon et qu'on n'avait pas besoin du président de la République. Et que d'ailleurs, le président de la République n'avait pas à intervenir dans cette histoire puisque c'était le Parlement qui décidait. Ce qui pose un problème quand même sur les 30 mois. Parce que le président de la République est bien gentil, mais ce n'est pas à l'Élysée que ça va se décider, c'est au Palais Bourbon.
Et que c'est quand même un président qui se retrouve sur le banc pendant 30 mois, ça va être extrêmement difficile. Un, pour lui, et d'autant plus qu'on va se rappeler techniquement, c'est que dans les 10 derniers mois de ces 30 mois, plus personne ne va lui adresser la parole parce que tout le monde sera fixé sur l'élection présidentielle d'Avril. Oui, qui lui enverra peut-être des mots en lui disant qu'elle est disponible. Mais il se trouve que dans les 10 derniers mois, enfin peut-être plus même, tout le monde aura les yeux fixés sur la présidentielle. Et à ce moment-là, un président qui ne se représente pas, c'est un mort-vivant, c'est un zombie de la politique.
Il n'existe pas. On va marquer une pause, je vous donne la parole tout de suite après. A tout de suite sur Sud Radio. Alors, nous revenons sur l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir. Erwan, je vous donne la parole puisque vous avez été interrompu dans votre élan par la pub. Erwan Mariot, donc...
Oui, moi j'ai vu deux messages dans cette allocution. Premier message, vous m'avez élu pour 5 ans, il reste 30 mois, je reste. Il y a un côté un peu Mac Mahon, vous savez, j'y suis, j'y reste, je m'accroche. Sauf que c'est un signe de faiblesse puisque normalement, quand on est bien dans ses baskets, qu'on est président de la République, on n'a pas besoin de faire une allocution pour dire « Vous voyez, vous m'avez élu, maintenant je reste » parce qu'on se demande quelle est l'utilité de cela. Après, il a fait un catalogue de mesures, 30 mois pour construire l'écologie, rebâtir la France, la fiscalité, machin. Bon, il n'y avait aucun cap.
Et puis Notre-Dame, les JO, les grands travaux, on a l'impression que c'est tout ce dont finalement, tout ce qu'on retiendra du macronisme, ce sont ces grands travaux. Mais vous savez, je pense que les Français, dans leur vie quotidienne, ils ne vivent pas avec les jeux du cirque. Contrairement à l'adage « Panem et Cirque-en-Cesse », il faut aussi qu'il y ait du beurre dans les épinards. Et moi, ça me fait un petit peu penser, vous savez, aux dernières années du chat d'Iran qui faisaient comme ça de grands travaux, de grandes processions, où ils célébraient l'Empire perse dans toute sa splendeur pendant que les gens crevaient de faim.
Et bien là, on se dirige, malheureusement, je pense, enfin je le crains, vers ce genre de scénario où on a un président de plus en plus déconnecté qui va inaugurer Notre-Dame, qui se fait grand prêtre de Notre-Dame. On n'est pas à l'abri qu'il soit touché par la grâce.
Est-ce que le fait qu'il n'est pas... Tout est possible. Tout est possible. Est-ce que le fait qu'il n'ait pas annoncé le Premier ministre hier fait qu'il a voulu préserver ce moment parce que s'il avait nommé un Premier ministre, tout aurait été... Très certainement. Tout aurait été... Non, mais très certainement. ...projeté sur le Premier ministre.
Oui, oui, mais il y a aussi une explication, on va dire, pas uniquement liée à une forme de volonté d'être seul et dans la mégalomanie. Il y a aussi, je pense, une explication assez rationnelle. S'il avait, au fond, nommé un Premier ministre hier dans la journée, on serait entrés dans une séquence de remaniement ministériel qui aurait effectivement perturbé totalement parce que la presse, les fuites, enfin bon, bref, toute la mécanique qu'on connaît d'un remaniement aurait pris en otage, on va dire, le récit public et donc le moment présidentiel.
Donc il a été décidé d'enjamber, si je puis dire, la cérémonie de Notre-Dame de manière à pouvoir donc ensuite avoir le terrain dégagé et gagnant-gagnant, il sera une fois de plus, comme au JO, tout seul, sans gouvernement, seul en scène, si je puis dire, recevant les chefs d'État. Mais les chefs d'État, quand on a pas mal d'écho, ça peut arriver, qui arrivent comme ça des couloirs internationaux, ils viennent aussi voir un Macron très affaibli. Ils ne viennent pas du tout admirer la France. Ils viennent voir aussi comment Emmanuel Macron, après 7 ans de présidence, 7 ans de leçons données dans tous les conclaves internationaux, en est arrivé là. Vous pensez parce que...
Et c'est la raison pour laquelle... Il vient de voir le vieil Pierre aussi. C'est la raison pour laquelle aussi Donald Trump vient.
Oui.
Certes, il a été invité parce qu'il le fallait, mais le fait qu'il ait répondu oui, oui n'est pas une bonne nouvelle. C'est la revanche de l'humiliation qu'il avait subie à l'art de triomphe. On va voir que lui, c'est vrai.
Oui, mais c'est Emmanuel Macron qui l'a invité parce qu'il lui fallait... Il le fallait. Il fallait aussi du faste et...
D'ailleurs, la meilleure attitude, c'était... On voit bien, au fond, le meilleur décryptage de toute cette séquence, eh bien, c'est le pape François qui a argumenté le fait de ne pas venir en disant « Ça n'est pas un show » et qui, en plus, lui, préfère aller passer une journée à Ajaccio le 15 décembre et recevoir le président de la République dans l'aéroport. « Ça n'est pas faste et furieux, ça. » Voilà, exactement. Moi, ce qui m'a aussi choqué, alors ça, c'est énorme quand même, c'est quand il a dit « Oh, ben, vous avez voté la destitution. » Alors, oh là là, les gens, ils fêtaient Noël. Ils allaient acheter leurs dents, des autres, voulaient gâcher leur Noël.
» Mais c'est pas un argument politique, ça. Non, c'est pas une position politique. C'est pas un argument... La dissolution, pas la destitution. Oui, la dissolution. La censure. La censure. Il y a rien. Oui, la censure. Vous imaginez quand même un président qui dit « Ben alors... » Pas avant Noël, quand même. Pas avant Noël, vous avez gâché Noël et la dinde.
Il y a un tweet qui était assez drôle d'une personne qui dit « En résumé, c'est « On est tous méchants, on ne comprend rien, on ne sait pas compter. Vive les JO, vive Notre-Dame et vive la France. »
Oui, voilà. Et puis c'est « Vive la pensée complexe » de Macronienne qui nous raconte la vie depuis 2017. Mais enfin, on avait quand même, pour remettre aussi un petit peu les choses à l'heure, on avait aussi un président qui avait 10 sous pour dire « Je vais clarifier » et empêcher la censure à l'automne. La clarification est devenue un chaos et il y a eu censure en automne. Donc voilà. Est-ce qu'il l'a fait sur un petit tête ou pas, finalement ? La dissolution ? Oui. D'après un récit que j'avais eu avec quelqu'un qui le connaissait bien, il en parlait dès le mois d'avril.
On lui avait dit « Au fait, il faut d'accord, peut-être, dissoudre, mais avant cela, le Conseil lui avait été donné de mettre la proportionnelle de manière à justement éviter le résultat de la dissolution de juin. » Et bon, il n'a pas écouté. Il a fait ça sur le coup de tête cette fois-ci du résultat du 9 juin qu'il découvre, sachant que deux jours après, il tenait tête à tous ses visiteurs en disant « Nous allons gagner. Nous serons en tête. » « Nous serons les meilleurs. »
Alors, on va parler du nouveau gouvernement, de l'éventuel nouveau Premier ministre. Ce matin, on a pu entendre Olivier Faure dire qu'il était prêt, que le PS était prêt à négocier avec les macronistes et LR sur la base de concessions réciproques. Réponse qui ne s'est pas faite attendre de Bruno Retailleau. « La droite ne pourra faire aucun compromis avec la gauche qui a trahi Blum et Clemenceau. Cette partie de la gauche qui a pactisé avec les insoumis, refusé de dénoncer les folles dérives des mélenchonistes après le 7 octobre et voté une motion de censure irresponsable dans l'intérêt du pays. La droite peut accepter de faire des compromis, certainement pas des compromissions. » C'est...
Arnaud Séfan ?
Je prends la deuxième partie, la première qui s'occupe de ses oignons et de laisser Blum et Clemenceau tranquilles. Ce n'est pas sa famille d'idées qui l'oublient. Ensuite, sur la compromission, oui, c'est vrai que ça commence à être extrêmement difficile de faire aujourd'hui des choses avec le Parti Socialiste. Le Parti Socialiste qui a avalé son chapeau, celui de Blum, sur ce qui s'est passé après le 7 octobre. Je veux dire, les manifestations avec Georges Abdallah, tes camarades sont là.
On le rappellera quand même sans cesse quand même que ces propos ont été tenus dans des manifestations entre République et Bastille, qu'on a participé à des sketchs qui me paraissent complètement indignes de la part du Parti Socialiste. Et puis, moi qui m'intéresse à la chose de la communication et particulièrement de la communication politique, j'ai été très surpris il y a quelques jours, je me promène en banlieue parisienne et je tombe sur les nouvelles affiches du Parti Socialiste. On est revenus dans les années 70, ils sont complètement fous. Le point levé, la couleur rouge, tous unis, camarades, etc. Ils sont malades.
Je veux dire, si aujourd'hui, quand on regarde la composition sociologique du Parti Socialiste, à qui parle-t-il en fait ? À qui parle-t-il ? Ils parlent dans un fantasme. Tous ces gens pratiquent la politique du fantasme. Ils parlent à des... La gauche pense parler aux ouvriers. Il n'y a plus d'ouvriers, ils sont tous chez Marine Le Pen. Ils pensent parler aux damnés de la terre. En vérité, ils parlent à des gens qui, dans le meilleur des cas, ne votent pas ou ne votent pas parce qu'ils n'ont pas le droit de vote ou parce qu'ils ne votent pas parce que, de toute façon, ils ne sont pas mobilisés et ils ne participent pas aux élections. Voilà.
Il y a quand même un concentré de folie dans la situation qu'on vit aujourd'hui qui est quand même assez fascinante.
Oui. Alors, on va y revenir puis on va essayer de comprendre pourquoi Olivier Faure a fait cette sortie ce matin. Il est repris à l'instant par Ercili Asoudé qui lui dit non, mais ça ne va pas. Olivier Faure, ressaisissez-vous. C'est puissant. C'est puissant. Mais vous allez avoir la parole dans un instant. A tout de suite. Merci. Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert. Le 10h midi, nous parlons évidemment de ce qui se passe dans notre vie politique. Michael Darmon voulait donc réagir. Alors, on a vu ce matin qu'Olivier Faure a annoncé être prêt à négocier avec les LR. Bruno Rotailleux lui a répondu sèchement qu'il n'en était absolument pas question.
quid du PS, quid des alliances ?
Vous savez, le Parti Socialiste, tout commence et tout finit au Congrès. Voilà. Donc, en ce moment, en ce moment, il prépare le Congrès. Il voit bien qu'il y a une très grosse offensive du camp qu'on appelle socio-démocrate emmené par Hollande et tous les délgats de La Fosse et compagnie, Rossignol, tous ceux qui veulent rompre avec Jean-Luc Mélenchon sur quoi il a toujours été évidemment très très réticent pour le moins. Lévi-Efford, il tient quand même ses circonscriptions grâce à lui. Il a été élu grâce à LFI.
Bref, mais il voit bien que le vent tourne et donc, quelque part, il est en train d'amorcer déjà ce virage qui, en plus, permet de sortir progressivement parce que si on prend toutes ces déclarations depuis 3-4 jours, ça va crescendo. et effectivement, il est en train de préparer ce mouvement et Macron lui tend la main et une fois de plus, ce message des 30 mois, en message codé, c'est il n'y aura pas de dissolution. Donc, ça permet d'autant plus de pouvoir se libérer de Mélenchon.
Oui, il y a aussi peut-être d'autres éléments, c'est que le Parti Socialiste a compris que voter et surtout annoncer qu'on va voter la censure a priori, ça neutralise toute action politique et ça laisse le champ libre à Marine Le Pen. Et donc, peut-être qu'Olivier Fort, méditant l'erreur de la dernière fois, se dit, peut-être que maintenant, on va pouvoir discuter en amont, c'est la première chose. Et pourquoi Retailleau fait cette sortie ? Peut-être qu'il craint tout simplement de ne plus être au centre du jeu politique dans un prochain gouvernement d'union nationale ou d'intérêt général pour reprendre les mots du président de la République dans lequel il ne serait plus qu'un élément.
Surtout qu'en plus, maintenant, ils n'ont plus la possibilité de ne pas à nouveau être membre du gouvernement après avoir embrassé Emmanuel Macron. Mais plus fondamentalement sur le Parti Socialiste, on voit bien qu'aujourd'hui, il y a une hésitation. On voit bien que, comme le disait Michael Darmont tout à l'heure, ils sont tenus par LFI dans la perspective où il y aurait une dissolution au mois de juillet. S'il n'y a pas de dissolution au mois de juillet et que le président enchaîne les 30 prochains mois, à ce moment-là, le Parti Socialiste n'a plus de raison d'être LFI dépendant et de craindre à nouveau la dissolution.
Mais vous savez, juste, je peux me permettre, parce qu'on est dans une émission un peu humoristique. Non, on n'est pas humoristique. Non, mais de temps en temps, on fait quelques petites sorties. Vous savez, on est très sérieux,
on est très sérieux, mais de temps en temps, on peut faire quelques plaisanteries. Alors, je vais mettre ma perruge de Ségolène Royal. Je vais vous diviter Ségolène Royal. C'était la dernière émission d'Air One.
C'est ça. Et donc, comme c'est la dernière émission, je vais me permettre une petite plaisanterie dans une émission qui n'est pas une émission humoristique. Vous savez ce que ça veut dire ? Vous savez ce que ça veut dire Parti Socialiste ? Non. Péripaticien sédentaire, voilà. Parce qu'ils sont à Ivry-sur-Seine et donc ils sont toujours prêts à faire des offres de services. Mais voilà, c'est Parti Socialiste.
Donc, l'avenir du Parti Socialiste...
Il n'y a rien de plus humiliant que de faire une offre de services qui n'est pas acceptée. Et donc, c'est un peu de la situation dans laquelle se trouve le malheureux... Je vous donnerai le portable de Laurent Ruquier. Oui. Il y a quand même deux choses qui, moi, me marquent sur tout ce qui a été dit. C'est qu'au bout d'un moment, il y a une réalité et cette réalité, aujourd'hui, elle est politique. Enfin, on refait de la politique en France. Ça faisait très très longtemps quand même qu'on était dans une espèce de mode de gestion. J'avais l'impression d'assister à des assemblées générales de l'union des comptables de France ou des experts comptables. Est-ce que c'est vraiment
de la politique ? Là,
on est repassés sur de la politique. Pourquoi ? Parce que, un, on fait de la politique par proxy. Ça, c'est intéressant quand même. C'est-à-dire que LFI, pendant un moment, a réussi à complètement manipuler la gauche parce que la seule force militante, la seule force financière, la seule force qui était capable d'occuper le terrain, c'était LFI. Et que le Parti Socialiste, c'est rien en vérité. Il n'y a pas de militants, il y a peu d'élus par rapport à ce qu'ils ont eu. Et une grande partie des élus sont contre la direction. Donc c'est quand même un peu particulier. Et que les élus qu'a aujourd'hui le Parti Socialiste, la direction du Parti Socialiste, les a grâce à LFI.
Parce qu'ils sont dans des territoires où ils dépendent complètement électoralement de LFI. Et l'autre côté, vous avez le Rassemblement National qui donne ces lignes rouges qui oblige la droite à refaire de la politique et à ne plus faire de la gestion sociale démocrate en disant « Oui, mais non, finalement, on va essayer d'être à l'équilibre, etc. » Et quand vous avez M. Rotaillot qui parle, pourquoi voulez-vous que M.
Rotaillot aille se taper la purge d'aller faire un gouvernement avec le Parti Socialiste, avec des gens qui sont wokistes, qui sont complètement sur un logiciel qui est à rebours du sien et avec un peu de chance, les socialistes qui sont quand même des tordus pourraient demander par exemple en cas d'accord « Ok, Rotaillot à l'intérieur, mais un ministre délégué socialiste qui annulerait évidemment tout ce que ferait Rotaillot et surtout un ministre de la Justice socialiste qui serait à rebours C'était déjà le cas. Alors Gilles. Oui, mais qui était un vieux socialiste.
Moi, quand je vous écoute, parce que moi, je suis plus spécialiste des médias que de la politique, je suis un pauvre français qui est complètement paumé. Je suis paumé du spectacle que je vois. Je suis paumé de mes choix. Je suis paumé complètement quand je vois les socialistes. Une fois, ils sont allés fils. Maintenant, ils s'en vont. Ils reviennent. Marine Le Pen qui aurait pu être la reine qui dit « Je vais sauver la France. Je ne vote pas cette dissolution. Cette censure. » Elle aurait pu passer. Pourquoi l'aurait fait ça ? Pour passer celle qui sauve la France, celle qui sauve... Ça ne sauve pas l'âge d'un budget d'eau. En plus, tout le monde le dit aujourd'hui.
C'est quand même extraordinaire. Même Macron le dit. Macron le dit. Comment il s'appelle ? Dans ces postures-là, moi, en tant que Français, je ne sais pas si je vais retourner voter, en fait. Alors voilà. Ça, c'est intéressant. Je suis... Je suis complètement... Non, c'est vrai. C'est intéressant ce qu'il dit. Je suis paumé. Non, mais lui, il est bon. Moi, je suis nul. Non, mais on ne parle pas. Que de vous, cher Amil. Non, mais moi, je suis un nore. Comme c'est une mission humoristique. Je ne peux pas dire ça.
Non, mais pour prolonger, c'est vrai, parce que les événements, en fait, au fond, les vrais événements politiques depuis quelque temps, maintenant, ce sont les publications des baromètres et des études sur l'état de confiance de la société, sur l'état de l'opinion ou les livres, entre autres, de Jérôme Fourquet, qui sont, au fond, les vrais événements politiques, qui racontent la réalité de cette société et qui prolongent, effectivement, ce que vous venez de dire dans le désarroi, dans la défiance, dans l'enfermement sur sa propre sphère privée parce que la sphère publique est incapable de pouvoir régler les problèmes des gens.
Tout cela, c'est connu, tout comme on connaissait, parce qu'il y avait des tonnes de rapports qui n'avaient pas été lus, les personnages, au fond, les Français, qui allaient activer les Gilets jaunes. C'était écrit, c'était connu. Christophe Gulli l'avait écrit déjà 10 ans à l'avance. Personne n'avait écouté et ils sont sortis. Donc, de ce point de vue-là, ce sont ces vrais événements qui sont là, beaucoup plus que les déclarations des uns et des autres.
Et je pense qu'effectivement, ce à quoi on assiste, au fond, ce qu'on appellera bientôt la décennie Macron, peut-être, ça aurait été l'accélération des particules de la fin d'un système qui, au fond, ce système de la 5ème République, dit que tout le monde, aujourd'hui, n'arrête pas de vouer un culte immodéré, permanent et inamovible. Et en réalité, il ne correspond plus aux enjeux du siècle. Et quand tout le monde veut se référer au général de Gaulle, une fois de plus, on l'a souvent évoqué, il a fait une chose, le général de Gaulle, un jour. Il a pris le vieux système, il a jeté, il en a fait un nouveau. Qui est capable de faire ça aujourd'hui ?
Et c'est peut-être pour ça qu'il n'y aura pas de nouvelle dissolution, parce que moi, franchement, je n'ai pas envie d'aller re-voter aux législatives, vu ce que ça a eu. Vous voulez re-voter loin ? Et le dernier, la dernière raison de frappe française, c'est très, très impressionnante. Peut-être, il y a des municipales qui vont arriver, peut-être, il y a des municipales. On s'est vu la semaine dernière et je vous rappelle la discussion, toute la sphère politique, médiatique, etc., et je me suis tapé un certain nombre de plateaux, disaient, jamais il n'y aura cette censure, ce n'est pas possible, Marine Le Pen se dégonflera au dernier moment. Ah non, ce n'est pas vrai, ne me dites pas ça.
Là, je vais dire, j'en ai fait un paquet. Bref, et ce n'est pas possible, il y aura une voix, Marine Le Pen se dégonflera au dernier moment. On sous-estime l'effet cataclysmique, en vérité, du front républicain lors de la dernière gilistatique. Bien sûr, mais non, non, ça c'est évident. Le front républicain, il explique plein de choses. Il explique que vous avez une extrême gauche qui est surreprésentée à l'Assemblée nationale, un parti socialiste qui est complètement prisonnier de Jean-Luc Mélenchon, des Verts qui ont trahi le parti socialiste le soir même des résultats des élections européennes pour aller faire les législatives plutôt à pousser à la création du NFP. Vous avez M.
Glucksmann qui n'avait pas compris ce qu'était la politique, il préfère aller boire des coupes de champagne dans son QG des européennes alors qu'il y a des réunions pour préparer les législatives le soir même et lui, il n'y va pas, donc il ne pèse rien, donc il a disparu aujourd'hui. Et vous avez une force politique énorme qui s'appelle le Rassemblement national et ses alliés qui se sont fait avoir par Gabriel Attal qui tout seul devant Matignon décide qu'il y a un front républicain. Le nœud du problème il est là et vous avez des gens qui sont en colère. Comprenez que c'est la psychologie des électeurs du Rassemblement national. Ils n'aiment pas ce système.
Je ne sais pas comment l'expliquer. Ils n'aiment pas le système médiatique. Ils n'aiment pas le système libéral. Ils n'aiment pas le système. Ils ne les aiment pas. Il n'y a pas de raison qu'il leur fasse des plaisirs.
Vous avez un sondage dans le Figaro aujourd'hui. Ils ont posé la question pour occuper le poste de Premier ministre. Serez-vous favorable à ce qu'Emmanuel Macron nomme, donc il y avait plusieurs propositions, une personnalité de la gauche modérée, une personnalité du Rassemblement national. Ce qui arrive en tête c'est une personnalité non affiliée à un parti politique. Ça rejoint à ce que disait Gilles Erwan.
Oui, je pense que le seul qui est capable de rassembler aujourd'hui tout l'hémicycle c'est Thomas Pesquet. Moi, il ne sera pas beaucoup là. Voilà, c'est-à-dire quelqu'un, comme vous l'avez dit Valérie, qui n'est pas du tout dans le marigot politique et qui permettra d'en sortir un petit peu parce que le problème aujourd'hui... Le nom qui circule
entre Le Cornu et François Bayrou. Moi, je parierais Léon Marchand.
Oui, ou Léon Marchand. Il est fatigué. Ou Nabila. Il est fatigué.
Non, mais plus sérieusement, ça veut dire quelque chose quand même. Ça veut dire que... Il y a un dégoût et un rejet de la politique qu'il n'y croit plus, qu'il ne croit plus à ses politiques.
Mais je pense qu'on va arriver effectivement à une crise politique au-delà de la crise politique institutionnelle. C'est qu'au fond, on est maintenant, je pense, à la rencontre de ce qui a toujours été la tension de la culture politique française, qui a toujours été attirée entre la révolution et l'autoritarisme. Voilà, on est entre Robespierre et Pétain. Et globalement, c'est ça le sujet. Donc on voit bien que Emmanuel Macron, qui a compris cela, on peut lui renouer beaucoup de choses, mais l'aspect quand même au fond diagnostique et de ce point de vue-là, bonne compréhension de cette tension-là, lui a permis de gagner l'élection présidentielle en 2017.
C'était moins Robespierre que Pétain, je veux dire. Peut-être, mais en même temps, on a Jean-Luc Mélenchon qui, lui, va plutôt du côté du guillotineur et d'autres qui disent qu'il faut absolument l'homme providentiel. Donc cette question sera réglée, je pense, lorsqu'il y aura le prochain débat présidentiel, quel que soit son calendrier. Vous pensez vraiment qu'on va tenir, Miguel ? Vous pensez vraiment qu'on va tenir 30 mois ? Quel que soit son calendrier. Ah oui, d'accord.
Alors qui, pour remplacer Michel Barnier ? On va en parler dans un instant. Une petite info quand même. Vous savez que le ministre de notre ministre des Affaires étrangères, c'est Mediapart, qui révèle l'affaire, a été victime d'un piratage pendant le G7 de son téléphone portable. Il a voulu garder son téléphone au mépris de la sécurité nationale. Il n'a pas voulu. Vous savez, quand on part dans certains pays, il vaut mieux prendre un autre téléphone. Son téléphone a été piraté.
En fait, on entend parler de lui que par ses mésaventures.
Oui, absolument.
Donc heureusement qu'elles arrivent.
Allez, on se retrouve dans un instant avec vous sur Sud Radio. Sud Radio, le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Alors avant de parler de qui pour remplacer Michel Barnier, ce petit extrait d'une interview de Marine Tondelier chez nos confrères de BFM ce matin. Maxime Zutek lui demandait si elle n'était pas vexée de ne pas être reçue, de ne pas être reçue, de ne pas être traitée. Comment on dit ? Écoutez sa réponse.
Depuis hier, des journalistes me disent pourquoi n'êtes-vous pas reçue ? Et je vous dis tout de suite, je n'en fais pas une affaire personnelle. Je ne vais pas me rouler par terre pour être reçue à l'Élysée. Vous n'êtes pas vexée ce matin. J'ai un train dans deux heures. J'ai l'anniversaire de mon fils demain. J'emmène toute sa classe à la piscine à boules à Hélan-Beaumont et je vais passer une très bonne journée.
Voilà, la piscine à boules, c'est quand même en plastique. C'est un peu dégueulasse. Non, on fait de l'économie sur l'eau. Oui, mais c'est dégueulasse. C'est le plastique. C'est pas bien. Qu'elle aille faire des gâteaux de Noël. Qu'elle aille faire des gâteaux de Noël.
Et longue vie à son enfant.
Mais pourquoi ?
Elle avait déjà sorti une phrase de ce type en disant que son fils trichait au Monopoly en le comparant au président de la République. C'est vrai qu'elle aime bien faire des petites blagues. Elle a un côté François Hollande un petit peu. C'est-à-dire qu'elle fait des petites plaisanteries. Mais en réalité, c'est une vraie Florentine. Et c'est vraiment pas la dernière en termes de petits accords d'appareils. Là, elle a compris que les Verts doivent être une force un peu arbitre entre LFI et le Parti Socialiste. Elle s'est mise d'abord avec le Parti Socialiste, ensuite avec LFI. Et elle est très maligne, Marine Tondelier. Donc c'est sûr que là, elle cherche le levier commercial chez cette LMA.
Et elle a retweeté, elle a retweeté elle-même ce verbatim et en disant que ça prouve le mépris du président pour l'écologie.
Bien sûr. Mais d'abord, elle s'inspire assez classiquement de ce que faisait Cécile Duflo qui nous racontait ses recettes de cuisine tout en expliquant pourquoi il fallait défendre la planète. Tout ça, effectivement, ça masque des activités politiciennes extrêmement aiguës et intenses. Il est clair que les écologistes ne veulent pas voir le PS redevenir un parti dominant à gauche parce que ça leur appellerait des mauvais moments. Et donc ils veulent que ça reste en l'état pour pouvoir en profiter. Ça, c'est certain. Et puis après, on voit bien à quel point, au fond, tout cela, une fois de plus, confirme leur, je dirais, leur déconnexion, tout simplement. Voilà.
Et ce qu'on entendait tout à l'heure et ce sur quoi j'insiste, effectivement, la pertinence et la puissance de ces études, notamment la dernière livraison de Fractures françaises à la fois faite par le Cévis-Pof et la Fondation Jean Jaurès qui racontent l'état de défiance et de colère des Français de ce point de vue-là, c'est ce qui sera opposé au personnel politique à partir de maintenant et lors des prochains scrutins. Il y a quand même une dérive de la vie politique qui bloque pas mal de choses quand même.
Vous avez une surreprésentation d'un corps électoral où encore aujourd'hui, c'est en train de changer, mais encore aujourd'hui, il y a énormément de personnes âgées qui sont un peu larguées de ce qui se passe et qui sont extrêmement conservatrices et qui sont encore sur un logiciel des années 80, donc qui ont profité énormément de la société et notamment de ses avantages sociaux et qui ne veulent pas que les choses changent, mais en même temps, ils sont très conservateurs. Et puis de l'autre côté, vous avez une classe politique qui trouble complètement le message.
Et au milieu de ça, vous avez les actifs qui se retrouvent prisonniers, un, des idéologues, et deux, de gens qui ne sont plus actifs et qui sont complètement déconnectés de leurs problèmes réels. Quand on voit... Je vais vous donner un exemple. En 2007, Nicolas Sarkozy ne gagnait pas sans les plus de 75 ans. Ce qui fait gagner François Fillon à la primaire de la droite, 4 millions de votants, ce sont les plus de 80 ans. Et aujourd'hui, ce qui fait encore exister LR, par exemple, et on l'a vu au moment des européennes et au moment des législatives, ce sont des personnes extrêmement âgées dans la France rurale. Waouh !
Je veux dire, c'est sûr que l'intelligence artificielle, les défis technologiques, la réindustrialisation, tout ça, on est complètement dans la science-fiction. On est à côté. On est complètement dans la science-fiction. Et accroché à ça, une gauche extrêmement politique qui parle à des minorités. Eh bien, vous avez les Français dans leur corps, les actifs en tout cas, qui sont complètement prisonniers. Et que je pense que la cocotte minutrice que de sauter à cause de ça. C'est-à-dire que, oui, l'exemple qui est très bon, c'est celui de Guy Lui qui, depuis des années, explique ça. Mais il y a aussi Vermeurene avec les limites de la métropolisation, la France qui déclasse, etc.
Là, la convergence de ces deux choses va aboutir à un cataclysme politique et institutionnel. Mais c'est ce que disait
Jérôme Fourquet hier. Enfin, je l'ai... Mais gentil Jérôme Fourquet,
mais il a... Il fait du David Goudart avec 10 ans de retard. Mais c'est intéressant.
Oui, mais il fait le constat du bouillonnement très fort des Français. Vous diriez qui, Gilles, comme Premier ministre ?
Non, moi, je me dis simplement qu'il va avoir les municipales en 2026 et après les présidentielles. Et je ne vois pas pour qui je vais voter comme président. C'est surtout ça. Vous avez le temps. On ne sait pas qui est candidat. Mais il n'y a pas de nouvelle génération.
Il n'y a pas de personne. Attendez, il reste 2 ans. Il y a peut-être... 30 mois. 30 mois. C'est un peu une offre comparative.
Quand les gens seront sur la ligne au départ, on sera plus à même de choisir.
Mais sur ce, là, on est quand même sur le nouveau gouvernement. Je vois notre camarade François Monboise qui tweet. Il dit « Vous imaginez les dirigeants du RN expliquer à leurs électeurs que le résultat concret de leur vote de la motion de censure, c'est d'avoir amené le PS au gouvernement. Il y a un moment, ce gouvernement, il est quand même très compliqué à construire. »
Oui. Moi, ce qui m'effraie le plus, c'est la fragmentation de la France. C'est-à-dire que ce n'est plus du tout des querelles idéologiques du temps de la droite et du temps de la gauche. Je me souviens, par exemple, même si j'étais un peu jeune, en 2007, il y avait à peu près autant d'ouvriers et de professions intellectuelles supérieures qui votaient pour Ségolène Royal que pour Nicolas Sarkozy. c'était des différences qui étaient essentiellement idéologiques et on pouvait parler de démocratie, on pouvait parler de conviction, on pouvait parler d'idéologie. Aujourd'hui, on a l'impression que chaque camp s'adresse uniquement à la base de son socle électoral que Mélenchon... Et sans projet.
Sans véritable projet. Sans projet pour la France. En tout cas, le projet s'adresse uniquement au socle. C'est-à-dire, Marine Le Pen, pour aller vite, c'est la France périphérique, des déclassés. Emmanuel Macron, c'est une alliance des gens qui vivent dans les métropoles et des retraités. Et M. Mélenchon, c'est le pourtour des métropoles. On n'a pas l'impression que ces trois blocs puissent s'accorder sur un quelconque projet pour la France parce qu'ils sont trop divergents dans leur essence même et dans leurs intérêts de classe pour utiliser un vocable marxiste.
Et donc, le président de la République aura beau dire ce qu'il voudra, ces trois Frances, malheureusement, ne se parlent plus et n'ont plus... Enfin, on se demande quels intérêts communs et ce n'est pas Notre-Dame ou les JO qui permettront de recoller ces trois morceaux.
C'est pour ça que c'était hors-sol. J'ai trouvé hors-sol cette intervention.
Et si on parle de choisir un Premier ministre, on ne voit pas qu'il y ait le Premier ministre qui va rassembler au moins deux des trois blocs sans se faire aussitôt censurer par les deux autres coalisés qui n'ont rien en commun et qui se mettront d'accord pour le dégager. Parce qu'effectivement, la dimension nouvelle à laquelle le système institutionnel n'arrive pas à répondre, c'est la tripartition.
C'est le fait qu'effectivement, il y a maintenant trois forces politiques, quasiment trois blocs, comme vous dites, quasiment de forces quasi égales, qui empêchent d'avoir une majorité et donc qui obligent à une mutation de la culture politique, celle que nous vendait effectivement un candidat nommé Macron en 2017 sur le changement de culture politique, de mode de fonctionnement, la méthode, la concertation, le compromis, bref, le système soi-disant à l'allemand de la Scandinave, mais qui ne correspond absolument pas à la façon dont est structurée la règle du jeu, c'est-à-dire la Ve République française qui est pyramidal et qui, au fond, est une prolongation de la monarchie.
C'est pour ça qu'il est tellement à l'aise dans toutes ces scénographies et en particulier dans celles que l'on va voir sur Notre-Dame. C'est quand même le chantier qu'il a suivi avec le plus de constance. Il est allé 7 fois. Il avait interrompu, souvenez-vous, la restitution des Gilets jaunes qui devait avoir lieu le jour de l'incendie pendant 20 jours. Et il avait sans arrêt ensuite fait des interventions, des allocutions. Il avait nommé Georges Lard. Il a été devenu le patron de le box de Notre-Dame. Mais ce n'est pas
le sujet aujourd'hui. Mais ce n'est pas le sujet.
Mais simplement, il a compris que c'est le seul moyen pour pouvoir tenter d'exister encore. Le bipartisme permet d'avoir une majorité. Mais est-ce qu'il y a des équivalents dans le monde de pays qui sont divisés en trois comme la France aujourd'hui ? Je ne sais pas. C'est le trimarron que je vous ai fait écouter de Bérou qui a dit qu'il valait trois flotteurs pour diriger la France.
Eh bien, à suivre. On aura l'occasion, évidemment... On va se noyer dans notre piscine à boules bientôt. Lundi, on aura Karine Lemarchand, future ministre de l'Agriculture. Certainement. À tout de suite, à lundi.
Parlons vraiment.