La 1ère télé de Eric Zemmour | INA adn
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Tous les hommes politiques ont à peu près les mêmes idées et que tous pensent exactement à peu près ce qu'il faut faire. Mais la différence, et là nous devons nous adapter et eux-mêmes doivent s'adapter, c'est que la différence va se faire sur la façon de le faire. C'est-à-dire sur le style, sur le tempérament, sur le courage. La différence se fait sur les remèdes à porter. La différence se fait sur les remèdes à porter à une crise qui existe. Non, parce qu'il y a manière et manière d'apporter ces remèdes. Il y a la manière lente, douce, qui est plutôt prudente. Et il y a la manière en forme de rupture avec le... Tout ça ne change pas à IOTA au chômage. Mais si, ça change beaucoup.
Parce que ça dépend comment on le fait. Mais si, ça dépend comment on le fait. Pour le moment, je veux dire. C'est-à-dire les 35 heures que même l'Union de Spins, le Parti Socialiste, ne l'adoptera pas. Non, mais quand par exemple on dit réduction des charges sociales, il y a manière et manière de le faire. Voilà, qui paye et comment on le fait. Est-ce qu'on fait brusquement ? Est-ce qu'on le fait en lisant sur 10 ans ? C'est pas la même chose. C'est intéressant parce que vous ramenez les politiques à une question de style, à une différence de forme. Vous ne diriez plus ça aujourd'hui. Deux choses. D'abord, à quel point j'étais mal habillé. J'ai un peu honte, rétrospectivement.
Première chose. Deuxième chose. Nous sommes en 95, vous l'avez dit. Donc nous sommes trois ans après Maastricht. Après le référendum sur Maastricht. Après, si vous voulez, je pense que ce que je dis à l'époque est tout à fait conforme à la réalité. C'est-à-dire qu'à partir de Maastricht, il n'y a plus eu de vraies différences entre la droite et la gauche. Vous savez, vous connaissez le mot célèbre de Philippe Séguin. La droite et la gauche sont des boutiquiers ou des détaillants qui se fournissent au même grossiste l'Europe. Donc ce que j'ai voulu dire là, c'est ça.
C'est-à-dire que l'Europe, la construction européenne, Maastricht, les pertes de souveraineté que cela a occasionnées, la mondialisation, tout cela fait ressembler les politiques, fait se rapprocher les politiques et que tout est question de forme. Donc effectivement, pourquoi je ne le dirais plus aujourd'hui ? Je ne le dirais plus aujourd'hui, non pas, parce que c'est faux, puisque sur les politiques économiques, franchement, ça n'a jamais été aussi vrai. Et d'ailleurs, tous les Français ont fini par se rendre compte de cela. Je me rappelle que déjà, dans la campagne de 2002, Jean-Pierre Chevènement disait « Jossrac » pour dire « Jospin et Chirac », c'était la même chose.
Donc c'est une réalité qui a petit à petit, petit à petit, s'est imposée. Et on sait bien que François Hollande a été très critiqué à gauche parce qu'il faisait finalement la même politique que la droite. Et la droite a été très critiquée aussi parce qu'elle faisait la même politique que la gauche. Donc je dirais toujours cela. Mais en revanche, la nouveauté, et c'est sans doute justement le sens de ma candidature, c'est que je pense que nous sommes sortis de la discussion économique et que nous sommes rentrés dans la discussion identitaire.
C'est-à-dire que la question n'est plus, comme depuis l'après-guerre jusqu'aux années 90, comment on répartit la richesse, comment on répartit la croissance, plus ou moins, comment l'État intervient plus ou moins dans l'économie. Bref, on est sortis d'une discussion économique et sociale. Comprenez-moi bien, ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus de questions économiques, qu'il n'y a plus de questions sociales. Tout ça existe encore.
Mais comme cœur, selon moi, de la vie du pays, c'est la question identitaire qui se pose, la question de la survie de la France, de la question du grand remplacement, toutes ces questions que j'ai posées dans cette présidentielle et qui, pour moi, vont et déterminent le destin de la France dans les décennies à venir.
Éric Zemmour