La chronique éco : Industrie : Emmanuel Macron veut desserrer l'étau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Emmanuel Macron était en déplacement hier. Il s'est engagé à relancer la France industrielle. Alors ça c'est vrai qu' ce que c'est ce qu'on se disait avant la petite pause.
Qu'est-ce qu'on l'a entendu ça euh on va relancer la France industrielle. Est-ce qu'on peut y croire cette fois ? Éric Dorit Matenation est bonne c'est bien de le dire mais la France industrielle moi ça me rappelle j'étais petit hein 1973 il y a même eu une pièce de 10 francs plus personne s'en souvient c'était la France industrielle de George Pidou.
À l'époque, c'était 20 % le poids de l'industrie en France par rapport à notre richesse nationale. Aujourd'hui, c'est 9 %. Alors, on comprend l'urgence à relancer l'industrie dans ce pays.
Mais on se pose quand même une question. Euh, pourquoi Emmanuel Macron a attendu 10 ans ou presque pour se soucier de notre industrie qui est en déclin année après année ? Et pour vous, c'est infaisable Éric ?
Alors, tout est toujours faisable mais il faut tellement de moyens, d'argent, de volonté, de conviction. Je vous rappelle qu'il y a quand même 150 projets industriels ou agricoles qu'on pourrait lancer, créer ou ou pousser et il faudrait de l'argent pour ça. 71 milliards d'euros, hein, c'est bien précis, dit Emmanuel Macron.
Alors, bonne attention, mais il faudrait aussi faciliter la transmission des entreprises, hein. Vous savez que en Allemagne, ça marche bien. En France, on en a 500000 qui vont avoir besoin d'un repreneur dans les 10 ans qui viennent.
Et ça, c'est sûrement une priorité parce que vous avez 3 millions d'emplois à sauver. Et la priorité, elle est sans doute là également. Hier à Montluon dans l'allé, le président a donc parlé de la France du futur.
Il veut des entreprises 100 % françaises. C'est possible ? Qu'est-ce que ça veut dire à capitaux 100 % français ?
Ah oui, ça veut dire conserver ce qu'il reste de notre industrie. Alors, il parle de desserrer les taux. Vous vous le disiez, trop de normes, trop de contraintes.
Il faut en fait faire un peu ce qu'on a fait pour Notredame de Paris, c'est-à-dire créer des cathédrales industrielles, hein. C'est-à-dire que rapidement dans des délais très courts, il rappelle par exemple que pour faire une usine en France, il faut 17 mois pour obtenir une autorisation. En Allemagne, c'est entre 4 et 12 mois.
Donc, il y a quelque chose qui ne va pas. J'avais interviewé il y a pas longtemps Hervé Novelli, l'ancien ministre qui a créé le statut d'auto-entrepreneur, qui a créé aussi le statut, vous savez, de des véhicules sans avec chauffeur, véhicule transport avec chauffeur, les VTC. Bon, il me disait "En France, on étouffe, on peut plus créer.
Vraiment le la France a besoin de respirer, mais qui osera le faire ? Trop de contraintes, trop de normes, il y en a 37000 en France des normes. Donc, on doit être capable de construire ces fameuses cathédrales.
Mais en face, vous avez quoi ? Vous avez des lobbyes, vous avez des écologistes qui sont prêts à bloquer le moindre projet. Je rappelle qu'actuellement vous avez des mines de lithium qui sont peut-être l'avenir pour la France concernant les voitures électriques puisque c'est ça qui permettra de fabriquer des batteries.
Moi, je dirais attention, c'est bien, les attentions sont bonnes, mais après il faudra se mettre au travail et s'activer pour enfin réaliser tous ces projets.
Emmanuel Macron