Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je vais être cohérent avec ce que je viens de dire. Comme toute politique publique, la politique de l'audiovisuel, elle peut être questionnée, interrogée, réformée, mais pas avec des œillères idéologiques. Et je trouve que c'est un gâchis, cette commission d'enquête. La forme a probablement empêché un travail de fond intelligent. Vous savez, moi, je participe à d'autres commissions d'enquête qui font moins de bruit, qui font moins de buzz, qui font moins de clash, mais qui sont parfois plus efficaces à l'Assemblée nationale. Donc, moi, je suis attaché au service public audiovisuel parce que vous savez, il a des missions que peut-être vous n'avez pas, vous ici, sur des chaînes privées.
Il y a trois missions au service public audiovisuel. Il y a la question de cultiver, éduquer, d'informer et de divertir. Et toutes ces missions, elles ne peuvent pas être rentables. Elles ne peuvent pas être soumises à la loi du marché. Divertir, c'est...
C'est l'audiovisuel public, ça ? C'est pas cultiver, éduquer, d'abord ?
Cultiver, éduquer et divertir. Ces trois missions sont le triptyque sur lequel l'audiovisuel public peut se construire.
La téléréalité, c'est chouette ?
Ce n'est pas ma tasse de thé idéale, mais... On devrait payer pour ça ? À ce compte-là, on va mettre des critères moraux ou d'appréciation sur... Est-ce qu'une série télévisée, est-ce que de la production audiovisuelle, est-ce que c'est fait pour divertir ? Les jeux, oui. Mais en tous les cas, il y a cette palette de réponses. Divertir, cultiver et informer, tous ces éléments n'ont pas le même niveau de rentabilité. Et donc, il y a un équilibre. Et ça, je n'ai pas de problème pour qu'on le questionne. Mais pas avec, allez, on va dire, la tronçonneuse de M. Mileï en se disant, on va privatiser l'audiovisuel public. J'ai bien entendu que ce n'est pas la proposition de M.
Alloncle, mais c'est celle du Rassemblement National, avec en plus, comme souvent avec eux, un problème de sérieux budgétaire et de crédibilité. Sous-titrage ST' 501
Jérôme Guedj