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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 janvier 2024 3 min

IVG dans la Constitution : « Le Sénat est une étape compliquée, mais je suis assez confiante"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est sûr que le Sénat est une épreuve une étape compliquée dans le l'adoption de la constitutionalisation de l'IVG alors moi je suis assez confiante je le suis par référence à ce que nous avons voté l'année dernière il y a un an sur la base de l'amendement déposé par Philippe bah nous avons adopté la proposition de Doi je ne vois pas pourquoi aujourd'hui il y aurait moins de sénateur qui la voterait que la fois précédente d'autant que la rédaction retenue par le gouvernement est quand même très très proche de la rédaction du Sénat donc on devrait en toute logique si ce n'est pas le cas ça voudra dire qu'il y a eu d'autres manœuvres d'autres arrière-pensées et que le Sénat joue l'obstruction on peut peut-être évoquer he cette différence la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volonire de grossesse c'est la version du gouvernement le Sénat avait voté la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse le mot garanti en plus ça peut pas bloquer au Sénat écoutez je vois pas pourquoi ça bloquerait dans la Constitution il y a des droits garantis ou des libertés garantie le débat entre droit et liberté est un débat sémantique qui n'a pas sa place d'ailleurs la preuve c'est que le gouvernement et l'Assemblée ont accepté le mot liberté alors qu'au départ l'Assemblée en tenait plutôt pour le mot droit je ne vois pas comment le Sénat peut refuser la constitutionalisation deivg au prétexte que le mot garantie figurerait dans la rédaction là les arguments de la DR c'est le fait que l'IVG n'est pas menacé aujourd'hui en France ça a été redit par exemple par la députée nonincrite Emmanuel Ménard en séance à l'Assemblée nationale hier qu'est-ce que vous répondez à la droite écoutez c'est amusant que soit une députée très proche de l'extrême droite qui prétend que l'IVG n'est pas menacé en France moi j'observe simplement que dans tous les pays où l'extrême droite tous les droits dures populistes sont au pouvoir partout où il gouverne les droits des femmes et en particulier le droit à l'IVG mais aussi le droit à la pilule du lendemain sont attaqué et mises en cause nous avons en France une situation dans laquelle la menace de l'extrême droite est une réalité politique je ne crois pas à l'exception française je le crois d'autant moins qu'une bonne partie des députés aujourd'hui du rassemblement national ont commencé sont entrés en politique ont fait leur classe dans les mouvements antivg et ils n'ont pas changé de conviction j'ai une dernière question la loi fondamentale n'est pas un catalogue de droits sociaux et sociétau a dit Gérard l'Arch mardi qu'est-ce que vous lui répondez la loi fondamentale est-ce que est-ce que nous ce que nous en faisons si nous voulons que la loi fondamentale intègre des droits et d'ailleurs il y en a déjà je renvoie aux articles 10 11 13 du préambule de 46 qui qui pose une série de droits qui ouvre après le droit à la sécurité sociale le droit au travail le droit au logement et je ne vois pas pourquoi le droit à mettre terme à une grossesse ne serait pas une liberté garantie par la Constitution la Constitution elle est aussi le reflet d'un temps d'un moment nous sommes au moment où la France peut constitutionnaliser le droit à l'IVG elle le fera pour elle-même elle le fera pour sa son rapport à son propre pays je pense ce serait une bonne chose le pays serait content de faire quelque chose de bien elle le fait aussi pour l'ensemble des femmes sur toute la planète qui se battent pour le droit à l'IVG