Colère des agriculteurs : 1er test politique pour Attal
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[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public 90 minutes de débat de chronique et de reportage pour donner du sens à l'actualité comme tous les soirs sur Public Sénat les agriculteurs sont en colère et ce mouvement d'une profession en grande difficulté fait figure de premier test à haut risque pour Gabriel Atal comment le nouveau Premier ministre peut-il désamorcer une crise qui trouve notamment sa source dans la rigidité du pacte vert européen est-ce le début d'une révolte incontrôlable qui rappellerait celle des gilets jaunes on en débat dans une minute et puis dans tris quarts d'heure direction la mer Rouge ù les rebelles yeménites outil visent les navires marchants depuis plusieurs semaines des attaques soutenues par l'Iran hier nous avons eu l'attaque de drone la plus importante ces attaques ont été soutenues et encouragées par l'Iran en terme de technologie d'équipement de renseignement et d'information les Américains et leurs alliés britanniques ont riposté contre les installations militaires des outils mais les attaques persistent qui sont ces rebelles chites adept d'un islam rigoriste sont-ils le bras armé des Molas iraniens comment permettre au commerce mondial de reprendre normalement dans la région ne ratez pas les explications de nos experts tout à l'heure mais d'abord les blocages des agriculteurs qui continuent un peu partout en Europe et notamment en France sur laa64 entre Toulouse et Bayonne Mathias Arz la colère du monde agricole gronde en France mais aussi ailleurs en Europe les manifestations se sont multipliées ces derniers jours comme ici entre Toulouse et Bayonne où plusieurs dizaines d'exploitants bloquent depuis jeudi soir l'autoroute à 64 nous ce qui nous intéresse c'est que on rentre en action et je peux vous dire que dès aujourd'hui et toute la semaine et aussi longtemps qu' qu'il sera nécessaire un certain nombre d'actions vont être menées des actions qui poussent l'exécutif à revoir sa copie initialement prévu ce mercredi en Conseil des ministres la présentation du projet de loi sur l'installation des agriculteurs est de nouveau reporté on va voir dans les jours et dans les semaines qui viennent puisqueils l'ont dit eux-même ils souhaitent formuler un certain nombre de propositions et donc à partir de ces propos là construisons il y a parfois des des organisations syndicales parfois des sujets de filière sur lesquel il faut qu'on travaille il me semble que chacun doit se mettre au travail au rassemblement national on entend capitaliser sur cette colère Jordane Bardella président du parti et tête de liste aux Européennes était samedi au côté de vitulteur dans le Médoc et le point commun de ce mouvement de colère c'est l'Union européenne et l'Europe de Macron qui veut la mort de notre agriculture qui ne cesse de la mettre en concurrence avec des produits agricole qui viennent du bout du monde un sujet abrasif que le premier ministre Gabriel hatal a décidé de prendre personnellement en main la profession attend du gouvernement des mesures concrètes notamment en matière de charges financières de normes environnementales mais aussi de hausse du prix de l'électricité comment le gouvernement peut-il calmer la colère des agriculteurs quels sont quelles seront les conséquence politique de ce mouvement on en débat avec Philippe chalmain bonsoir bonsir bienvenue vous êtes économiste professeur à Paris Dauphine spécialiste des matières premières Laurence deerve bonsoir et bienvenue vous êtes la directrice du cercle de réflexion destin commun Richard verli bonsoir bienvenue à vous correspondant France Europe pour le média Suisse blique et j'accueille Mathieu croissant d'au bonsoir Mathieu éditorialist politique ce ralbol des agriculteurs Philippe chalmain quel est le terme que qui vous vient spontanément pour le qualifier généraliser peut-être écoutez c'est au-delà de ce qui a provoqué problème problèm sanitair problèm de maladie chez les bovins plus ou moins bien indemnisés et cetera de lenteur c'est vous venez de le dire c'est un ralebol complet ralebol peut-être un peu en terme de revenus beaucoup en terme de complexité des règles des normes de toute cette pesanteur qui s'abat sur la vie quotidienne des agriculteurs française et européen française et européenne alors ça soyons honnête le génie bureaucratique à la française a fait son nit dans le Maqui européen et il est arrivé quand même à des résultats souvent d'une assez grande complexité il faut le reconnaître et puis il y a aussi cette réaction à l'agribashing parmi quasi permanent où finalement on montre du doigt les agriculteurs que ce soit les écolos que ce soit les tenants tout à fait légitimes de la lutte contre le changement climatique et cetera en disant aux agriculteurs vous sentez mauvais vous polluez et quand les agriculteurs font des efforts et qui disent ben on va faire du bio on va faire de l'agriculture raisonnée et cetera ah oui mais les consommateurs ne sont pas prêt à en payer la différence et on en voit bien là les conséquences par exemple avec la crise du bio on touche les limites de de l'équation laurenceerv sur cette Agri ou agrobaching est-ce qu'il est pratiqué par beaucoup de Français quel quel à quel niveau peut-on le situer dans la société française non justement je pense que c'est un paradoxe de de la crise que que nous que nous observons aujourd'hui c'est que l'agribaching en fait n'est pas du tout le fait de la majorité des Français les agriculteurs continuent de jouir d'une de la du soutien de la sympathie d'une grande majorité des Français ils ont une bonne image auprès de la majorité avec un décalage intéressant qui est que entre 80 et 90 % des Français ont en général une bonne image des agriculteurs et seulement entre 50 et 60 % des agriculteurs pensent que les Français ont une bonne image d'eux voyez ce ce sentiment de désamour voilà à quoi est-il dû mais sans doute au fait que ils se sentent effectivement écrasé et pas compris pas pas entendu pas représenté non plus on sait que ils se sentent mal représentés par leur représentants c'est-à-dire les les les syndicats en l'occurrence et puis parce que aussi il y a des scandales parfois à juste titre ou souvent à juste titre qui sont fortement médiatisés ça participe aussi d'une d'une image dégradée tout à fait mais en tout cas les Français sont conscients que les agriculteurs sont en première ligne dans la transition écologique qui est un défi dont ils sont largement conscients et qu'ils soutiennent dans lequel les Français souhaitent s'engager oui tien mais peut-être pas jusqu'au portefeuille avec avec un souci d'équité je pense que c'est ça qui est au cœur de leur préoccupation je vrais juste Thomas H vient de dire les scandales vous pensiez à quoi des scandales alimentaires les scandales de de l'agroalimentaire oui alors écoutez jamais les Français n'ont aussi bien mangé du point de vue qualitatif oui et jamais par contre il n a eu effectivement autant de peurs alimentaires ne croyez pas qu'au début du 20e siècle alors que l'espérance de vie moyenne des Français était de l'ordre de 50 ans que l'on mangeait mal ne cro pas il a un effet loupe peut-être estil médiatique mais il y a un effet loupe sur les scandales quand il y en a ils existentexagérons pas je pense qu' un aging de CAD ENF de charot peut-être pas dans la perception mais le fait est que la moitié de ce que les gens achète dans les rayons des supermarchés est importé ce sont pas il y a pas de rFlex made in France pour agriculture parce qu'on demande on demande aux agriculteurs oui pris en compte mais on leur demande de voilà d'avoir de la bonne bouffe versus la malbouffe on leur demande de respecter l'environnement d'être des gardiens d'environnement on leur demande de tout faire à faible cout c'est une équation qui n'est pas tenable les trois la FO les injonction contradictoire Richard verli c'est un mouvement européen il faut peut-être jeter un petit coup d'œil dans le dans le rétro il y a 10 mois Pays-Bas élection sénatoriale il y a y a un coup de tonner qu'il faut rappeler là tout de suite au début de ce débat l'ironie d'ailleurs c'est que ça a démarré au Pays-Bas dans un pays qui est le champion de l'agroindustrie donc au Pays-Bas ce sont pas des petits exploitants ruraux de régions éloignéés qui ont battu le pavé c'est vraiment des grandes entreprises agricoles et qui elles-même alors qu'on pensait que l'Europe allait soutenir ces entreprises là même ces entreprises que j'appelle agro-industriell se sentent en danger se sentent menacé donc pour répondre à votre question tout à l'heure Thomas vous disiez un mot pour moi c'est l'angoisse c'est un un segment de la population française et européenne qui est en angoissé sur son existence sur son devenir d'abord en raison de la complexité administrative on l'a dit mais surtout parce que le revenu n'est plus au rendez-vous les vocations ne sont plus au rendez-vous le nombre de suicides on le sait en France à un moment donné en disant on disait qu'il y avait un suicide d'agriculteur tous les de jours voilà exactement je ne sais pas j'espère que ce chiffre n'est plus vrai aujourd'hui en 2024 malheureusement il rest il reste et puis il y a une autre chose qui est à mon avis très révélatrice c'est que l'agriculture n'est plus n'est jamais cité dans les forces de l'Europe aujourd'hui il y a un problème de représentativité même symbolique l'Europe elle parle d'industrie de la défense en gros on n'arrête pas de nous dire qu'il faut produire des obus on sait pourquoi c'est une bonne idée mais on ne nous dit jamais qu'il faut aussi produire des cultures pour nourrir les gens je faisais référence au sénatorial néerlandaise un un parti sorti un peu nulle part le mouvement agriculteur citoyen qui remporte 15 sièges à ces élections sénatorialesthie juste là-dessus c'est intéressant parce que le le en fait les raisons de la colère des agriculteurs sont différentes selon les pays au Pays-Bas que vous venez de citer c'est ce qu'ils appellent le plan azote était la réduction des cheptels pour éviter les émissions de gaz à effet de serre en Allemagne chez nos voisins ce sont les taxes sur le gazol agricole et une taxe qui avait été envisagée sur les tracteurs qui a mis le feu en poudre en Espagne c'est une histoire de détournement de cours d'eau pour irriguer ou pas on voit bien que les raisons elles sont protéiformes mais elles aboutissent une même colre le point commun c'est la mutation de Laure le point commun c'est quand même le pacte vert européen VO euh le grand architecte d'ailleurs du pacte vert c'était monsieur Timmermans et et c'est lui qui a abandonné son poste à la Commission pour essayer de mener son parti à la victoire au Pays-Bas et qui a été battu et effectivement le le plan azote des Pays-Bas c'était une application à la serpe d'un pacte vert qui s'il était appliqué à merait à ce que la production agricole européenne se diminue de 15 % et qu'à ce moment-là la part des importations dont vous parlez bien elle aurait d'autant plus augmenté pour l'instant l'Europe reste quand même une exportatrice nette de céréales de viande bovine euh d'un certain nombre de d'oléagineux et cetera donc il y a encore un certain nombre de points où nous avons des niveaux d'excellence sans même parler du 20 lui-même pourtant en crise comme la a montré la visite de Bardella à Bordeaux 20 Bordeaux est dans une sombre crise à l'heure actuelle avec des plans de de d'arrachage de de de vigne en prévision alors il y a la question effment vous c'est c'est ce que vous avez cité en premier d'ailleurs tout à l'heure la question du du revenu tout simplement des agriculteurs aujourd'hui écoutez cet éleveur il cultive aussi des céréales il fait partie de de celles et ceux qui bloquent l'autoroute A64 entre Toulouse et Bayonne problème dans le monde agricole c'est c'est le revenu agcole qui qui baisse de plus en plus on achète toujours plus cher nos int notre matériel et on vend toujours moins cher d'un moment ça coince et c'est vécu comme une injustice ça mène à de la colère y a un problème de rentabilité on est vraiment la la variable d'ajustement par rapport au au distributeurs et aux industriels on n' pas la main là-dessus et euh moi ce que ce que j'attendrais c'est c'est que qu'il soit légiféré là-dessus voilà le blocage de cette autoroute on va voir quelques images de cette autoroute à 64 continuer ce ce lundi il y a d'autres mouvements dans d'autres régions françaises euh Laurence Nervo est-ce qu'on peut faire est-ce que vous faites un parallèle avec le mouvement des gilets jaunes bien sûr que le parallèle entre les gilets jaunes et les gilets verts il n'est pas du tout absurde puisque on voit que les lieux de rassemblement et de mobilisation sont les mêmes ce sont les bloc routier ce sont les rond-points également les lieux de passage les slogans également sont comparables hein la France qui marche qui la la tête à l'envers on crève on veut vivre de notre travail les et puis le fait qu'évidemment un des sujets qui a mis fait au poudre c'est une question autour des du prix des carburants là aussi il y a également une sociologie qui est comparable indéiablement néanmoins le mouvement n'est pas le même puisque là il est évidemment sectoriel et il est euh du coup centré sur une série de revendications sectorielles donc le fait qu'il puisse s'étendre se généraliser à d'autres professions est moins moins envisageable sans doute Richard verlier est-ce que vous croyez à un mouvement similaire un peu incontrôlable puis que c'était unee des caractéristiques du mouvement des gilets jaunes alors non et je viens d'ailleurs d'écrire un papier pour dire que je n'y croyais pas alors j'espère queire j'espère que les faits ne vont pas me démentir non j'y crois pas pour deux raisons essentielles d'abord parce que les les manifestations de paysans sur les ronds-points j'en ai pas vu tant que ça c'était des des points de rassemblement moment donc la symbolique des r et populations sont pas du tout les mêmes rappelez-vous à l'époque des gilets jaunes il y avait pas eu de solidarité des paysans avec le mouvement des gilets jaunes et il y avait beaucoup de paysans qui d'ailleurs n'aimaient pas tellement les gilets jaunes parce que c'était une population les gilets jaunes de petite classe moyenne populaire des villes moyennes qui manifestaient donc je crois que c'est pas du tout la même chose et même si les paysans sont disons en colère contre leurs représentants ils sont néanmoins très canalisés il y a des organisations syndicales qui sont fortes et ces organisations syndicales elles ont montré dans le passé qu'elles savent comment ça m'intéresse de savoir ce que vous en pensez mais mais quand même Richard verli ce qui ce qu' a en commun c'est peut-être la leçon que le gouvernement tire des gilets jaunes dans sa façon de réagir là le plus vite possible en dépêchant les préfets sur le terrain et et je parle sous le contrôle de Philippe qui connaît bien les histoires de de cours et d'agriculture ça m'étonnerait beaucoup que sur ce coupci Emmanuel Macron s'en sorte avec un grand débat national avec les paysans je crois que c'est pas ce que demandent les paysans les gilets jaunes ils ont accepté ce grand débat national ce cahier de doléance au niveau des communes qui par ailleurs a été un succès mais dont on a peut tenir compte si je me souviens il a un 1 il y a eu le dé national et le chèque il me semble que dans ce cas de figure les paysans ils veulent des mesures concrètes et encore une fois ils savent comment faire l'histoire a montré que ils savent à quelle porte frapper Philippe chal sur sur le les syndicats principaux syndicats agricoles et ont-ils ou non la main sur ce mouvement est-ce que ce mouvement leur échappe en partie alors le mouvement est parti euh sans qu'ils aient la main dessus il n'en reste pas moins que euh pour situer vous avez trois grands syndicats agricoles le syndicat d' majoritaire FNSEA cngja la Coordination Rurale un petit peu plus à droite le Confédération paysane un petit peu plus à gauche euh avec souvent notamment pour la Confédération paysane des positions qui sont d'ailleurs des positions un peu ambigu puisque la Confédération paysane a par exemple soutenu tous les écologes les problèmes des bassines en Vendé et cetera ce qui entre nous était d'une absurdité totale puisque un des problèmes justement celui de l'accès à l'eau mais je suis comme Richard j'aurait tendance à penser que oui c'est bien de dire gilet jaune gilet vert ça n'ira pas tellement plus loin maintenant je ne vois pas tellement quelles peuvent être les marges de manœuvre du gouvernement parce que autant on est tous d'accord simplifier c'est une évidence c'est très facile à dire c'est très compliqué à faire l'autre revendication c'est le revenu or il y a une chose sur lequel il faut qu'il faut bien comprendre c'est que lorsqu'on dit avec la loi égalime on va sauver le revenu des agriculteurs c'est une escroquerie intellectuelle puisque le revenus des agriculteurs il dépend de quoi il dépend des prix agricoles et les pris agricoles il se forme non pas dans la négociation avec l'industrie et les distribution il se forme sur les marchés européens sur les marchés mondiaux et donc quelque part personne aujourd'hui n'a plus la main sur la formation des prêts agricoles deux thèmes dans votre intervention c'est très intéressant on va d'abord parler de la réponse possible du gouvernement et puis dans un instant tiens je vous propose qu'on qu'on le voit tout de suite on sera en duplexe avec Nicolas Chaban le le fondateur de squil patron qui justement s'est fondé en 2016 après une première crise sur le sur le le revenu agricole je simplifie un petit peu et qui cherche et qui réussit je crois à mieux rémunérer les agriculteurs on sera avec vous dans dans un court instant Nicolas Chaban mais Mathieu c'est quand même intéressant là on se pose la question de l'évolution du mouvement gilet jaune gilet vert ça ressemble quand même à une première épreuve du feu pour Gabriel Atal ah bah oui HE 15 jours après sa nomination voilà déjà le Premier ministre dans le dur hein et les épreuves qui s'annoncent ne serait-ce que cette semaine euh au-delà de la la révolte des agriculteurs dont on va parler et ben ça ressemble à des cassetettes Chinois d'abord donc cette colère des agriculteurs typiquement le genre de mouvement infernal pour un gouvernement avec des gens qui n'ont plus rien à perdre on l'a dit des revendication extrêmement disparate et difficile à satisfaire on en a parlé aussi un soutien de l'opinion publique un calendrier serré je rappelle qu'il y a quand même le salon de l'agriculture dans un mois et des européennes dans 5 mois on peut ajouter pour compléter le tableau on verra mais peut-être un divorce entre la base et les représentants syndicaux ça s'est passé un peu en Allemagne donc on peut rappeler que en France la FNSEA elle est dirigée par quelqu'un qui est président du groupe ail un géant désoléagineux qui a pas grand chose à voir avec les gens qu'on voit faire le barrage sur l'autoroute en Occitanie hein on peut ajouter en plus une opposition qui souffle sur les braises bien sûr et puis des caisses de l'État qui sont vides un contexte européen pour dont on a parlé de révolte paysane un ministre qui a été reconduit à son poste mais qui est un peu démonétisé dans la profession parce que il y avait une loi qui avait été promise et qui n'a pas vu le jour promise à l'ut 2022 repousser au printemps 2023 puis à l'automne 2023 puis hier il arrive ce ministre sur un plateau télé et la première chose qu' annon c'est ben je repousse la loi pour la compléter avec des nouvelles mesures ça fait pas quand même très très crédible moi je vous entends je dis on a pas envie d'être à la place de ah B non non jeis plus et puis le ralbol d'normme en fait avancé par les agriculteurs va placer le nouveau Premier ministre devant un premier dilemme cornélien l'environnement ou les paysans si on simplifie he mais comme dirait l'autre gouverner c'est choisir et d'une certaine façon souvenez-vous le président a déjà un peut donner le là c'était en mai dernier il avait réclamé une pause dans la réglementation européenne notamment environnmentale alors on va sortir un tout petit peu quoique parce que ça concerne aussi les agriculteurs autre difficulté pour le gouvernement l'augmentation des tarifs de l'électricité oui ça c'est le second dilemme le pouvoir d'achat ou les finances de l'État alors celui-ci a déjà été tranché ce dilemme là et pour pas donner le sentiment que la première mesure du nouveau Premier ministre était une punition ben c'est Bruno Le Maire le ministre de l'économie qui s'est chargé hier sur TF1 d'annoncer la mauvaise nouvelle un dimanche soir h comme ça en espérant qu'on y voit pas plus que ça mais euh l'opposition s'est aussitôt engouffrée dans la brèche que ce soit la gauche ou que ce soit la droite et ou l'extrême droite et puis un autre c-etê aussi pour Gabriel troisième cass-etête vous le devinez on en a beaucoup parlé sur ce plateau ça pourrait se résumer à une alternative c'est à propos de Amélie oua Castera Stop ou Encore elle a été confortée par le Président de la République la semaine dernière mais la ministre de l'éducation doit affronter deux nouvelles polémiques une sur son fils qui aurait bénéficié d'une forme de passe droit sur parcours coursu pour être pris en prépa à sanislas et puis maintenant ses émoluments lorsqu'elle dirigeait la Fédération Française de Tennis qui sont mis sur le devant de la scène s'il la lâche Gabriel Atal ben d'une certaine façon il perd la face mais s'il la conserve à son poste il risque de perdre toute possibilité de réforme avec des syndicats qui ne veulent plus parler à leur ministre pas facile non plus comme dilemme ouis et puis on parlait de Jordan Bardella il y a aussi les élections européennes en en point de M voilà et là il y a un dernier dilemme qui arrive jeudi jeudi c'est quoi c'est le retour du triste feuilleton de la loi immigr avec la décision du Conseil constitutionnel qui est attendu après s'être fâché sur sa gauche ben l'exécutif qui s'attend à ce que le Conseil constitutionnel pardon censure une bonne partie de du projet de loi mais pourrait se fâcher sur sa droite et sur son extrême droite ce qui manquerait pas de provoquer la colère DLR et du rassemblement national de quoi rendre encore un peu plus inflammable les 5 mois qui nous séparent du scrutin européen je reviens à la colère agricole merci Matthieu qui est le cœur de notre débat Richard verli on l'a dit un test pour Gabriel àal est-ce qu'il a vraiment les leviers pour agir le Premier ministre il a deux difficultés majeures la première c'est que la crédibilité du gouvernement en matière agricole elle n'est pas au rendez-vous les agriculteurs n'ont pas confiance en Emmanuel Macron pour les raisons qui ont été évoqué rappelons juste que lorsque la négociation du pacte vert le fameux green dealo Parlement européen a eu lieu l'un des leaders à défendre le pacte verse n'était autre que Pascal campfin l'un des chefs de fil du groupe Renaissance c'est-à-dire du groupe présidentiel h comment on a fait voter comment la majorité actuelleit voter à Strasbourg unexte le Green Deal défavorable aux agriculteurs français mais queon est quand même pour l'agriculture française ça va être très compliqué en même temps en même temps si l'on peut dire et le deuxème obstacle c'est évidemment qu'en matière agricole en réalité en terme de régulation et de norme il faut tout de suite appeler décrocher le téléphone et dire allô Bruxelles et vous imaginez bien qu'en ce moment la Commission européenne elle est décimée un certain nom de commissaires sont déjà en campagne madame Mame V deren ne pense qu'à sa réélection donc quand vous décrochez le téléphone et que vous appelez àô Bruxelles personne ne répond alors vous avez évoqué la question de la rémunération de la juste rémunération des des agriculteurs comme promis on est avec Nicolas Chaban qui est le fondateur de c'estquil patron bonsoir merci d'avoir accepté de participer pendant quelques minutes à à ce débat donc vous l'aviez créé en 2016 avec d'autres consommateurs engagés c'était déjà la la crise pour pour les agriculteurs là vous dites quoi rien n'a changé comment vous réagissez en ce moment non ça ça vraiment on n jamais ressenti nous ça fait 20 ans qu'on est au côté des producteurs en tant que consommateur on na jamais vu ce niveau d'urgence et de de colère c'est lié d'ailleurs au fait que les producteurs vous le savez tous sur ce plateau ils ont tendance vous l'avez dit tout à l'heure à pas manifester autant que d'autres il y a un côté un peu une forme de fierté on on ne raconte pas ses problèmes ça donne des drames avec un suicide par jour en France euh et là il faut imaginer que cette colère elle est pas contextuelle euh elle est profonde elle vient de très loin euh si euh à un mois du salon d'agriculture tout le monde se retrouve dans la rue avec cette détermination c'est que les problèmes sont polymorphes il y en a à tous les niveaux et notamment la rémunération des producteurs euh c'est quand même la seule profession de France où vous travaillez et où on vous dit notamment dans le lait à la fin du mois écoutez ça sera finalement cette rémunération là et pas celle que vous imaginiez c'est absolument incroyable pour nous consommateur en 2024 les gens qui nous nourrissent et qui nourrissent nos enfants n'ai pas plus de visibilité sur leur métier vous l'avez dit ensuite les plus jeunes ne s'installent pas inter jeend je reprends la main pardon vous interrompre Nicolas Chavan mais comment vous faites pour mieux rémunérer les agriculteurs qui travaillent avec vous il y a moins d'intermédiaire c'est ça la logique nous on a une coopérative de consommateur on a créé un lait le jour o on a découvert qu'il manquait 8 centimes par litre pour qu'un producteur vive de son métier euh c'est devenu bah cette brique de lait peut-être vous connaissez voilà Leit c'est qui le patron ce lait il rémunère à juste pris le producteur parce que c'est lui qui le décide on a fait trois réévaluations de sa rémunération parce que c'est le producteur qui décide qui dit à nous consommateurs j'ai des chargesélectricité le fou je dois gagner de plus en plus elle est devenue cette brique de lait alors qu'elle peut paraître un peu hors de du système et de la logique des 40 ans du monde agroalimentaire elle est devenue la brique de lait la plus vendue de France devant Lactel devant Candia pourquoi parce que comment vous répercutez dernière question dernière question comment vous répercutez l'inflation ça veut dire qu'elle a augmenté là récemment de cette brique de lait ouais absolument elle était à 99 centimes elle est à 1,27 mais contrairement à bien d'autres initiatives on a pu expliquer où sont passés les 28 centimes c'est la transparence qui manque pour aider les producteurs les 28 centimes il y en a eu 15 vers les producteurs 13 vers la laie il y a pas eu de centime vers les distributeurs ou vers l'initiative la coopérative de consommateurs et vous savez ce qui s'est passé pour finir je vous laisse à votre débat après le marché du lait avec l'inflation a baissé de 3 % cette brique de lait c'est 100 millions de ventes par an elle a augmenté de 5,9 % donc il y a peut-être un espoir pour nous consommateurs et pour les producteurs dites-nous où va notre argent et on protège les producteurs avec d'autant plus plaisir qu'on est sûr que ça leur redonne le merci beaucoup Nicolas Chaban Philippe chalmain est-ce que c'est possible de généraliser un modèle comme celui-là non pourquoi et je dirais même que le cas dans le domaine du lait n'est tient la route je dirais par son exception il faut savoir que c'est très facile vous imaginez que le lait qui sort du P de la vache il est il va directement dans le joli tétrab c'est moi c'est qui patron et ceter le monde du lait il est beaucoup plus complexe puisque à partir de votre brique de de votre lait vous faites certes du lait UHT demi écrémé mais vous produisez de la crème avec cette crème vous pouvez faire du beurre et cetera donc vous avez finalement un cracking du lait qui est extrêmement complexe et comme la France et l'Europe sont excédentaires sont exportatrices de lait de poudre de lait nous dépendons aussi des marchés mondiaux l'année dernière Cyclope que je dirige sort demain son bilan des marchés en 2023 l'année dernière en prix moyen les prix au niveau international du beurre et de la poudre ont ont diminué de 20 à 25 %. euh dans un cas extrême en Nouvelle-Zélande le le quasi monopole de la production de lait en Nouvelle-Zélande qui est une coopérative fonté a diminué son prix du lait au producteur de 29 %. bon alors ça c'est extrême parce que les néozélandais ils ont un tout petit marché intérieur et ils exportent énormément de matières premières laitières le monde du lait est un monde particulièrement opaque et là où Nicolas Chaban a raison c'est que on aurait dû et ça fait longtemps que l'on devrait rentrer dans des logiques de contractualisation mais et de transparence je je reprends la main je va vous donner la par les prix sont transparents et ce que je disais tout à l'heure malheureusement aujourd'hui ce n'est pas le gouvernement ce n'est pas Bruxelles qui font les prix le prix du blé a été diminué par deux par rapport au pic atteint au lendemain de l'invasion de l'Ukraine c'est un marché mondial comme le marché du comme marché du poudre et gouvernement ne peut pas faire des prix et je suis désolé quand je vois et vous vous avez employé le terme de Juste Prix de juste rémunération sur le plan de la morale je suis tout à fait d'accord avec vous en tant qu'économiste je vous dis je ne sais pas ce qu'est un juste prix parce que au fond un prix à un moment donné c'est la rencontre entre une offre et une demande ça n'est ni juste ni injuste bon allez euh les européennes on a commencé à en parler il y a il y a un instant on va y consacrer plusieurs minutes dans ce débat avec vous l'avez évoqué tout à l'heure forcément euh plusieurs partis politiques qui montent au créneau c'est leur rôle dans un contexte comme celui-là avec une crise qui démarre et notamment Jordane Bardella qui pointe du doigt la responsabilité de l'Union européenne on l'écoute le monde agricole lui est important pour la France et on entend pas le laisser mourir dans l'indifférence généralisée je pense qu'il y a un mouvement de colère qui est en train de se lever aujourd'hui partout en Europe et le point commun de ce mouvement de colère c'est l'Union européenne et l'Europe de Macron qui veut la mort euh de notre agriculture euh qui ne cesse de la mettre en concurrence avec des produits agricoles qui viennent du bout du monde et Steve jourain nous a rejoint sur ce plateau bonsoir Steve on l'entend beaucoup de critiques contre la pack la politique agricole commune la France est-elle si mal l'auti en matière d'aides européennes non la France est la première puissance agricole en Europe et à ce titre la plus grosse bénéficiaire de la PAC il faut savoir que l'agriculture est le premier poste de dépenses de l'Union européenne c'est environ un/ers de son budget chaque année l'Europe distribue plus de 50 milliards d'euros entre les États membres la France touche elle plus de 9 milliards d'euros par an c'est 17 % du budget de la PAC devant l'Espagne et l'Allemagne la nouvelle politique agricole est entrée en vigueur le 1er janvier 2023 elle court jusqu'en 2027 et sur la période la France obtiendra 45 milliards d'euros reste à répartir cet argent entre les agriculteurs ouais c'est là que ça se complique hein chaque pays souhaite avoir la main sur sa politique agricole l'Union européenne fixe des objectifs environnementaux et économiques à charge ensuite pour les états de les décliner sur leur territoire en fonction évidemment de leurs priorités le cadre au niveau européen c'est le pacte vert l'Europe a adopté une feuille de route pour aboutir à la neutralité carbone d'ici 2050 les objectifs de la PAC doivent se plier à cet impératif il est prévu notamment et bien d'accorder des primes aux agriculteurs qui participent à des programmes environnementaux plus exigeants à ceux qui ont recours à des techniques plus écologiques et à ceux qui ont qui contribuent à améliorer le bien-être animal comment tout ceci se décline en France al plus de 400000 agriculteurs français bénéficient de ces aides leur revenus dépend parfois intégralement de ce soutien direct le niveau d'aide varie selon les les efforts fournis en matière de bonnes pratiques environnementales les fonds sont distribués selon des impératifs qui sont fixés dans un plan national on va voir quelques mesures en vraque il existe notamment un soutien à la conversion vers l'agriculture biologique ça passe par des subventions aux agriculteurs qui se convertissent au bio alors que l'objectif est un doublement de de la surface qui est consacré à ce type d'agriculture d'ici à 2027 il y a aussi une aide aux agriculteurs qui font des efforts pour limiter les l'érosion des sols et une récompense au renoncement aux pesticides il y a enfin et c'est très important Thomas une aide à l'installation des jeunes on parle d'une enveloppe de 200 millions d'euros les jeunes qui son posent aujourd'hui beaucoup de questions sur leur avenir dans un contexte de concurrence internationale merci merci beaucoup Steve Jourdain pour toutes ces informations Laurence deerveau je reviens vers vous peut-être sur ce que les les Français attendent de l'Europe en matière en matière d'agriculture d'alimentation si je simplifie oui nous venons de publier une étude qualitative sur les attentes des Français vis-à-vis de l'Europe à 6 mois un petit pe cétait il y a 6 mois maintenant on est plus proche de l'chanceces c'est le 9 juin prochain en fait les attentes des Français sur les questions environnemental et climatique peuvent se résumer autour du tripticque boire manger respirer c'est très clair et la priorité numéro 1 c'est l'alimentation ils nous ont beaucoup dit et les Français font le lien entre l'alimentation et l'agriculture ils le disent eux même derrière il y a des gens qui en vivent c'est comme ça qu'il le disait donc la préoccupation sociale des Français au du point de vue des des enjeux de la transition écologique est très élevée et donc pour revenir à ce que disait Mathieu croissand tout à l'heure est-ce que le gouvernement va devoir choisir entre l'environnement et les paysans clairement pas il va falloir joindre les de bouts et je pense que il y a aussi des enjeux on a vu hein la la longue liste des aides des sub al Ry va peutêtre pas ass vite il y a aussi des enjeux de communication de cadrage c'estàd que aujourd'hui dans la situation qui est celle de nos agriculteurs il n'est pas audible de parler de la disparition des oiseaux des champs sans tenir compte d'abord du fait qu'il y a un agriculteur qui se suicide un jour sur deux il n'est sans doute pas non plus souhaitable de parler de la de la hausse du prix de leur des carburant de leur tracteur quand ce sont des personnes qui travaillent 70 heur par semaine pour des salaires de misère et quand à côté ces personnes voient que on n'avance pas sur la taxation du carosè des avions ou voilà sur d'autres sujets de société qui ont fait débats ces derniers mois ces derniers mois en fait ces enjeux de justice sociale et d'équité sont au cœur des préoccupations des Français et euh les il peuvent les les irriter très fortement et je pense que la question de l'opinion va bien sûr être un paramètre central dans la gestion de cette crise par Gabriel Atal dans les jours et dans les semaines qui viennent et et pardon vous interrom je complète ma question par le niveau de défiance des Français alors peut-être plus générale vis-à-vis de l'Union européenne il est élevé clairement il est il se double d'une grande méconnaissance c'était l'enseignement majeur de notre étude on a appelé ça élection européenne le grand brouillard les Français dans leur majorité ne sont pas au courant que nous allons élire les prochains députés au Parlement européen en juin prochain et ils ont un sentiment de grand flou de grande de grande confusion il ne il méconnaissent très largement le fonctionnement des institutions européennes et précisément le pacte vert dont il est beaucoup questions ces jour-ci au sujet des agriculteurs toutes les personnes que nous avons interrogé n'en avaient jamais entendu parler que que l'on parle de Green Deal de pacte vert d'agenda vert c'était le blackout total donc il faut en parler davantage il faut expliquer faire la pédagogie comme ça vient d'être fait à l'instant de ce que ce pacte vert comprend pour ne pas laisser le rassemblement national en faire une pédagogie mensongeère et opportuniste et s'engouffrer dans cette brèche relativement facile voilà bien sûr il est plus facile de jouer en attaque qu'en défense he ouai mais Richard ver il y a des critiques à exprimer sur ce pacte vert oui Dee manière il y a une vulnérabilité d'Emmanuel Macron sur ce sujet comme je le disais parce que le fait est que le groupe Renaissance le groupe macroniste au Parlement européen a voté ces textes il a même ardemment milité pour ce texte du CREN deal donc il vaut falloir que le président s'en explique c'est un peu pareil d'ailleurs avec les classes moyennes lors de la conférence de presse présidentielle Emmanuel Macron a dit qu'il allait se battre pour les classes moyennes mais si vous demandez aux classes moyenne qu'est-ce qui les a paupérisé ces dernières années beaucoup de gens vont vous répondre l'Europe et les réglementations européennes donc là il y a pour le coup un angle mort c'est l'expression qu' avit utilisé Emmanuel Macron à propos des classes moyennes il y a un angle mort de la politique macroniste c'està-dire que défendre la souveraineté européenne c'est une bonne chose mais il faut voir que ça a des conséquences pour un certain nombre de catégories sociales ensuite la grande difficulté c'est que pour l'instant mais ça pourrait changer il n'y avait pas de de de capacité je dirais européenne il n'y avait pas de front commun pour rediscuter les sujets écologistes et les sujets de climat moi je crois qu'il faut faire attention c'est pas parce qu'il y a un Green Deal aujourd'hui qu'il va être intact dans les 15 ans à venir et que personne va le va le retoucher si les gouvernements changent si les majorité change on peut renégocier des choses au niveau européen parce que l'Europe est quand même en train de se rendre compte que tous ces engagements climatiques qui sont extrêmement vertueux ne lui rapporte pas grand-chose ouais est-ce que c'est un boulet est-ce que ça deviendra un atout vraie CHR bah le pire est à venir parce que que il n'a pas encore commencé à s'appliquers ce Pact faut le dire les mesures n'ont pas encore commencé à s'appliquer donc tous les gens qui disent les les les agriculteurs on aa le bol du pacte vert qui leur a compliqué la vie non c'était ça c'était tout ce qu'il y avait avant donc c'est tout ce qui va venir par ailleurs le rassemblement national a pas voté contre ce pacte il s'est abstenu au Parlement européen mais ça mérite quand même d'être précisé mais voilà plus facile à défendre position bien s mais après Richard a raison ça peut évoluer souvenez-vous de ce qui s'est passé sur les voitures les voitures thermiques finalement le sa alors c'était avant le vote le vote final mais je les États ont réussi à se dire CIT pas tenable première échéance émerger une liste aux Européennes une liste disons agricole ou territoire le groupe lot vous savez à l'Assemblée nationale ce groupe indépendant a prévu de lancer une liste donc attendons on pourrait sur ce frontl avoir quelques surprise sur le modèle de ce qui s'est passé au Pays-Bas dont on parlait tout à l'heure et puis alors petite chose je crois que vous avez tout à fait raison le pacte vert pour l'instant il reste quand même largement en l'air et il y a peu de chance d'être totalement bouclé avant les européennes donc il dépendra du Parlement à venir il y a quand même quelques petits points qui ont été relativement positifs et qu'on a oublié en France c'est l'Europe qui vient d'autoriser le glyphosate on me dirait manque de bol il est interdit en France mais quand même tout n'est pas toujours si mauvais au niveau européen et ça ça doit faire hurler quelques téléspectateurs qui sont attendez le glyphosate est une obstion Française le glyphosate est largement utilisé et il peut même être utilisé de manière positive pour l'environnement parce que le glyphosate ça sert à quoi c'est un dsherbant si vous ne désherbez pas vous êtes obligé de faire des labours de plus en plus profonds donc vous utilisez beaucoup plus de fioule donc vous avez une une une pratique beaucoup plus carboné que si vous utilisez du glyphosate le glyphosate bien utilisé alors est-il cancér igène il y a une étude qui dit qu'il est potentiellement cancérigène comme d'ailleurs de consommer de il y en a plusieurs on a on a fait un débat sur ce thème on avait des agriculteur qui disait qu'effectivement il utilisait à minima en France en tout cas et que il y avait pas vraiment d'alternative pour je reprends leurs arguments dernière chose avant de pleurer sur l'absence de mobilisation des Français pour ces européensnes peu d'intérêt les partis et notamment le parti présidentielle a pas été fichu désigner encore une tête de liste on est à on est à 5 mois de l'élection bien sûr pour des raisons de stratégie individuelle ils sont pas capables d'avoir un porte-voix un peu fort qui dit aux gens c'est la campagne européenne et VO voici les enjeux important les sociau-démocrates le PS n'a pas été fichu de désigner encore sa tête de liste pas officiel tout ça est en l'air les seuls qui l'ont fait c'est le rassemblement national le parti d'Éric Zemmour et puis les écolos et les républain depuis une semaine dernier thème on va parler du du ministre de l'Agriculture Marc F je propose deux éléments d'abord évidemment il se démultiplie un peu partout sur sur le terrain depuis quelques jours comme ce samedi dans dans un élevage laitier il était dans le Cher regardz cet échange avec avec une agricultrice va falloir quand même aller très vite parce que là au vite où on va on a très peu d'installation euh les gens quittent ou vont faire donc on est au bout du bout donc on nen peut plus je veux dire on a beaucoup de suicide je veux dire les P d'amocl auudessus de la têteou lâchez- nous l chez-nous franchement on peut plus c'est vra qu'on est en colère et alors on va écouter sa réponse dans sa réponse il pointe notamment pas seulement mais notamment la responsabilité de la grande distribution on peut pas avoir des gens qui en permanence sur des plateaux de télévision vous expliquent que le bon prix c'est le bas prix et après qui disent et qu'il fasse des grandes actes de déclaration et d'amour à l'agriculture l'agriculture elle a un cou et si elle a un cout elle doit elle doit trouver un prix sinon à la fin il y aura plus de produits français qui seront proposés au consommateurs français donc ça va être un choc qui doit être me semble-til Mathieu vous avz tout à l'heure qu'il était presque démonétisé le ministre de l'Agriculture est-ce que vous êtes d'accord Philip chalmain non parce que moi je trouvais que jusque là il avait fait un parcours plutôt positif y compris par rapport à ses prédécesseurs il a alors effectivement vous l'avez dit il y a une loi qu'il avait promis qu'il a reculé et cetera bon on a on souffre quand même un peu en France d'un excès et d'une sorte de de diarrée législative et cetera là en la matière la loi qui est prévue sur justement l'installation des jeunes et la relève elle allait plutôt dans le bon sens fallait-il la reculer pour intégrer des éléments de simplification administrative j'en suis même pas sûr parce qu'à mon avis ça ne relève pas de la loi mais bon c'est difficile ça a toujours été difficile d'être ministre de l'Agriculture surtout dans ces moments-là et surtout malheureusement quand des gens vous disent faites-nous de bons prix et là où je ne le suis pas totalement c'est quand il dit c'est la faute de la grande distribution non c'est pas la faute de l'industrie c'est pas la faute de la grande distribution malheureusement les systèmes agricoles aujourd'hui sont des systèmes instables et comme on l'a dit d'ailleurs au tout début de notre débat les consommateurs euxmêmes sont-ils prêt à faire la différence et à payer un plus qualitatif qui permettrait de sortir de ces marchés de matières premièresah ça c'est pas évident c'estexemple qu'on donnait tout à l'heure pour le lait mais j'y reviens pas Richard ver vouz intervenir oui la difficulté de Marc fen c'est qu'il est sans doute dans le dans un des ministères où encore une fois Emmanuel Macron je dirais presque n'a pas grandchose à dire Emmanuel Macron ne pense pas à le monde paysan il la conférence de presse la semaine dernière il en a très il ne la pense pas et j'irais presque jusqu'à penser que ça ne l'intéresse pas beaucoup au début sous son premier mandat il y avait Julien de Normandie ministre de l'Agriculture qui avait l'avantage d'être un très proche d'Emmanuel Macron donc de ce fait il y avait la porte ouverte à ce n pas le cas de il est là pour des raisons de distribution de poes Politi donc je crains pour les agriculteurs et c'est sans doute aussi ça qu'il met en colère c'est qu'ils ne se sentent pas représentés et peut-être même pas comme intéressant pour le sommet de l'État et dans un moment très symbolique et de communication ça peut être très difficile à vivre avec un enjeu on l'a dit le le l'enjeu du renouvellement de génération l' nerveau ils sont particulièrement vieillissant les les les agriculteurs français c'est c'est vraiment des beaucoup de de plus de 60 ans qui vont passer la main dans les dans les années à venir oui tout à fait on sait que c'est le sujet du projet de loi là qui est dans dans les tuyaux mais pour revenir sur ce qu' vient de dire à l'instant on a le sentiment effectivement que ce ministre est resté discret peut-être trop alors que la crise couvait depuis plusieurs mois AC y avait les panneaux les panneaux signaltiques qui ét panneau ce geste très intéressant d'une d'une révolte symbolique et silencieuse hein mais qu'on a pu observer dans plein de régions de France les les les panneaux d'entré dans les villages qui étaient retournés pour symboliser cette France qui qui marche à l'envers qui marche sur la tête c'était quand même un signe assez fort alors bien moins voyant bien sûr que des voitures qui brûlent ou des écoles ou des mairies incendiées mais tout de même très significatif et les signaux n'ont pas été peut-être traité à temps merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat je vous dis à bientôt sur Public Sénat
Gabriel Attal