Instant Porcher | RSA, CPF : les dernières idées de Macron pour exploiter les Français
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Questions et réponses
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- 2:27OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut sortir du jargon du gouvernement et dire que ce sera littéralement un travail pour obtenir son RSA ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Le RSA, c'est géré par les conseils départementaux. Est-ce que c'est coûteux aujourd'hui pour la collectivité ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Lors des élections présidentielles ou départementales, des partis voulaient mettre en place un RSA pour les jeunes. Qu'en penses-tu ?
- 9:21OuverteRéponse directe
Si on est amené à travailler 20 heures pour un RSA de 500 euros, on est quasi en dessous du SMIC ?
- 11:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que tu penses de ce mode de fonctionnement avec le 49.3 ?
- 13:02OuverteRéponse directe
On s'est habitué aux 49.3 ou on s'y perd, voire on n'y comprend plus rien. Pourquoi en fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09PrésentateurFait
« Le ministre du Travail Olivier Dussopt a annoncé mardi 14 décembre que cette mesure serait testée dans 19 départements en 2023. »
- 3:54InvitéChiffre
« Le RSA, c'est 0,5% du PIB. »
- 4:13InvitéChiffre
« Le RSA, c'est 2,5 millions d'allocataires, mais que ça touche en réalité beaucoup plus de gens. On est plutôt proche de 4 millions. »
- 6:13InvitéChiffre
« Vous avez un tiers des bénéficiaires potentiels qui ne font pas les démarches pour l'avoir. »
- 7:13InvitéChiffre
« Si on leur donnait à eux l'équivalent d'un RSA, c'est-à-dire un peu autour de 500 euros par mois, y compris aux boursiers, c'est une enveloppe de 12 milliards. »
- 10:20PrésentateurFait
« Elisabeth Borne a déclenché pour la dixième fois le 49.3 jeudi pour boucler le budget 2023. »
- 11:10PrésentateurFait
« Dans tous ces 49.3 est passé, par exemple, cet amendement faire payer par les salariés une partie des formations de leur CPF. »
Temps de parole
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On a vu pendant le Covid que beaucoup d'étudiants étaient en grande situation de précarité et que la plupart ont joué le jeu parce qu'ils ont été confinés, ils ont accepté les confinements. Tout l'intérim, les stages, etc. La précarisation des CDI qu'on a transformé en CDD, on a toujours dit l'expérience comme ça va amener à un emploi sur le long terme. Ça s'est plutôt rarement vérifié.
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porchet. Je suis ravie de vous retrouver. L'instant Porchet, c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas Porchet. Chaque semaine pour décrypter l'actualité car on le sait, les discours sont politiques et les comprendre est un véritable enjeu démocratique. Je vous le rappelle, pour qu'on n'arrête pas tout, le média dépend de votre soutien, vos abonnements et vos dons. Nous sommes en pleine campagne de dons de fin d'année pour ne pas mourir. Alors pour celles et ceux qui le peuvent, rendez-vous sur onarrive.lemédiatv.fr pour nous soutenir. Ce projet de télé libre et indépendante ne peut se faire sans vous.
Au programme aujourd'hui, le RSA devient une aide sociale avec contrepartie et on décrypte le dixième 49.3 d'Elisabeth Borne. Futur RSA, revenu de solidarité active, conditionné à des heures d'activité hebdomadaire. Ça avait été annoncé et ça y est, ça commence. Le ministre du Travail Olivier Dussopt a annoncé mardi 14 décembre que cette mesure serait testée dans 19 départements en 2023, notamment les Bouches-du-Rhône, la Creuse, la Seine-Saint-Denis ou encore la métropole de Lyon.
Olivier Dussopt explique dans un courrier envoyé dans les départements concernés que, je cite, tous les allocataires des territoires d'expérimentation seront amenés à signer un contrat d'engagement sur la base d'un accompagnement intensif avec une cible de 15 à 20 heures par semaine, rapporte Le Monde. Il faudra désormais 15 ou 20 heures d'activité par semaine pour mériter son RSA. Doit-on supposer que si le contrat n'est pas rempli, les allocataires se verront sucrer une partie de leur RSA ? Le gouvernement appelle ça l'expérimentation relative à l'accompagnement rénové des allocataires du RSA.
Tradisons-le, il faudra travailler pour l'État pour toucher une aide sociale que vous touchez car la vie a fait que vous n'avez pas pu trouver un emploi. Du coup, est-ce qu'il y a de l'emploi disponible ? Ah non, c'est un accompagnement. Immersion et formation d'entreprise, démarche sociale accompagnée, ateliers collectifs, activités citoyennes, chantiers d'insertion. Quid de la mission locale ? RSA qui, on le rappelle, par rapport à un salaire, ne cotise pas au chômage ni à la retraite. Le ministre du Travail indique que les allocataires seront suivis en fonction de leur capacité à reprendre le travail. Bon, on va essayer de comprendre tout ça.
Thomas, est-ce qu'il faut sortir du jargon du gouvernement et dire que ce sera littéralement un travail pour obtenir son RSA ? Enfin, c'est quoi la philosophie derrière tout ce qui a été annoncé là ?
Mais la philosophie, c'est celle qu'on voit depuis à peu près une trentaine d'années. Au début, avant le RSA, il y avait le RMI, un revenu minimum d'insertion. Puis après, Sarkozy a mis en place le RSA, où il devait y avoir un accompagnement, où il était possible d'avoir une partie en RSA et une partie en emploi. Ça n'a pas trop fonctionné. Et là, on va beaucoup plus loin, où on conditionne le RSA à un certain nombre d'heures, une vingtaine d'heures à faire de travail. Alors la philosophie, elle est très claire, c'est toujours la même. La philosophie, c'est que les pauvres sont responsables de leur situation, ils ont choisi, et ils profitent même du système.
Donc ce sont des gens qui sont responsables de là où ils sont. Ils choisissent le chômage parce qu'on a un système généreux, et donc ce sont des profiteurs. C'est toujours la même philosophie. Et c'est la même philosophie sur la réforme de l'assurance chômage. A l'inverse, il y a la philosophie des riches. Ils ont fait des efforts, ils ont réussi, dans un contexte difficile, celui de la France, où il y a beaucoup de taxes. Donc il faut leur faire des cadeaux, des baisses de fiscalité, ou des avantages parce que sans eux, la France tomberait. Donc la philosophie, c'est ça. C'est ça la philosophie de base.
C'est donc que tu, finalement, choisis d'être au chômage parce que tu fais des arbitrages. Tu choisis le RSA parce que tu n'as pas envie de travailler. Et donc il faut conditionner cette aide à un certain nombre d'heures de travail, pour prouver ta bonne foi.
Le RSA, c'est géré par les conseils départementaux. Est-ce que c'est coûteux aujourd'hui pour la collectivité ?
Non, le RSA, c'est 0,5% du PIB. C'est-à-dire 0,5% de la richesse créée annuellement. Alors, on peut se dire au départ que nous créons une richesse annuelle et nous avons décidé d'en prélever une petite partie. Alors on en prélève d'autres parties pour les retraites, etc. Mais d'en prélever une petite partie pour aider les plus pauvres. Il faut savoir que le RSA, c'est 2,5 millions d'allocataires, mais que ça touche en réalité beaucoup plus de gens. On est plutôt proche de 4 millions. Pourquoi ? Parce que la majorité des gens qui touchent le RSA sont des femmes. Des femmes avec des enfants. Donc les enfants vivent aussi en partie grâce au RSA. Donc c'est ça aussi la réalité.
Parce que, vous savez, la méconnaissance des statistiques, un des statistiques et de la réalité des faits, fait que des gens peuvent dire « Oui, on va faire ça, le RSA, c'est génial. » Et on ne sait pas qui est-ce que ça touche. Puis se dire après « Oui, je suis féministe. » Alors qu'en réalité, vous frappez directement des femmes souvent isolées, en chômage de long terme, en décrochage et qui ont un enfant. Il faut bien que l'enfant puisse manger. Et je vais dire, avec le RSA, c'est 500 euros des bricoles. On ne roule pas sur l'or. Donc non, ça ne coûte rien. Et ça bénéficie à une très grande partie de la population, qui est une population très pauvre.
Vous savez, il y a un tiers des gens qui ont le RSA qui ont plus de 5 ans de chômage. Alors pourquoi ils ont plus de 5 ans de chômage ? Il faut s'interroger, il faut voir. Il y a des situations où des industries ont fermé, où il n'y a pas d'autres offres d'emploi, où l'industrie faisait vivre quasiment la commune. Il n'y a pas d'autres offres d'emploi. La mobilité, comme on la voit dans les livres d'économique, elle ne se fait pas de cette façon-là, dans la réalité des faits. On n'est pas mobile comme ça du jour au lendemain, quand on a un crédit sur une maison, quand on a un logement, quand on a sa famille qui vit à côté. C'est beaucoup plus difficile que dans les modèles économiques.
Donc là, ils ont le RSA comme moyen de subsistance. Et les gens, ils sont dans la subsistance. Ils ne sont pas dans... Ce n'est pas des loisirs. Et on remarque aussi que dès que l'emploi repart, dès que l'emploi repart, le nombre d'allocataires du RSA diminue. Donc la vraie question, ce n'est pas d'attaquer les protections sociales. C'est de faire en sorte que les gens aient un emploi. Vous voyez, la protection sociale, c'est la béquille, finalement, du chômage ou de la perte d'emploi. Quand il y a des emplois qui repartent, vous avez des allocataires qui diminuent. Et c'est là-dessus qu'il faudrait se concentrer.
Lors des élections présidentielles ou encore départementales et régionales, il y avait des partis et collectifs, notamment à gauche, qui voulaient mettre en place un RSA pour les jeunes. Parce qu'il faut le rappeler, le RSA, on ne peut le toucher qu'à partir de 25 ans. Qu'est-ce que tu en penses ? Et combien ça coûterait, ça, de mettre un RSA pour les moins de 25 ans ?
Alors, la première chose qu'il faut rappeler, déjà sur le RSA comme il est actuellement, vous avez un tiers des bénéficiaires potentiels qui ne font pas les démarches pour l'avoir. Pourquoi ils ne font pas les démarches ? Parce qu'ils préfèrent se passer, finalement, de cette prestation parce qu'ils arrivent à survivre autrement ou parce qu'ils se disent que, voilà, ce type d'allocation, quand on la demande, il y a un effet de stigmatisation, c'est compliqué, etc. Donc, il y a un tiers, c'est énorme. Il n'y a que deux tiers de gens qui le touchent. Un tiers qui sont illusibles ne préfèrent pas le toucher. Maintenant, si on revient sur les étudiants.
Sur les étudiants, en fait, si vous prenez, alors, les jeunes plutôt, les 18-25 ans, si vous prenez la part des étudiants, les étudiants, si vous leur donnez une allocation type RSA, parce qu'on a vu pendant le Covid que beaucoup d'étudiants étaient en grande situation de précarité et que la plupart ont joué le jeu parce qu'ils ont été confinés, ils ont accepté les confinements, alors que la mortalité des jeunes était beaucoup plus faible que la mortalité des plus de 50 ans. Donc, ils ont joué le jeu, clairement, et ils ont été très précarisés.
Si on leur donnait à eux l'équivalent d'un RSA, c'est-à-dire un peu autour de 500 euros par mois, y compris aux boursiers, c'est une enveloppe de 12 milliards. Si on rajoute après, sur les 18-25 ans, ceux qui ne sont pas étudiants et qui travaillent avec un taux de chômage beaucoup plus élevé que le reste de la population, vous rajoutez 6 milliards. Donc, globalement, si on donnait un RSA à tous les jeunes, en fait, étudiants, à tous les étudiants sous forme d'une allocation, comme c'est le cas dans certains pays, et aux jeunes qui n'ont pas d'emploi en France, c'est une enveloppe de 18 milliards.
De l'argent que l'on donne, qui est réinjecté tout de suite dans l'économie parce que ces gens-là, ils vont dépenser leur argent, ils ne vont pas le placer sur des comptes en Suisse, etc. La baisse des impôts de production de 12 milliards, c'est un pari, c'est hypothétique. On pense qu'en baissant ses impôts, on va perdre des rentrées budgétaires. On pense que ça va relancer l'activité, mais ce n'est pas sûr que ça relance l'activité. D'ailleurs, il y a beaucoup d'entreprises qui vont plutôt s'installer aux États-Unis que chez nous. Donc, tout ça, c'est des paris avec des sommes perdues énormes.
Quand vous donnez ces 18 milliards aux plus jeunes, étudiants ou au chômage, là, c'est tout de suite de l'argent, des espèces sonnantes et trébuchantes, et c'est de la dépense concrète. Donc, ce ne sont pas des montants qui sont absolument énormes. Et je pense que cette question de donner une forme de bourse à tous les étudiants pour qu'ils puissent faire leurs études plutôt que d'avoir un travail à mi-temps pour gagner le minimum et puis poursuivre leurs études, qui les met souvent plus en situation d'échec que les autres, ou ne rien avoir pour des jeunes qui cherchent un emploi et qui ont plus de 18 ans, c'est une question qui doit être aussi posée.
Donc, plutôt que de vouloir limiter, en plus en période de forte inflation, limiter le RSA, faire en sorte qu'il y ait de moins en moins d'allocataires du RSA pour, encore une fois, avoir une belle statistique et sortir des gens du chômage, peu importe ce qu'ils deviennent, mais on les sort parce qu'ils n'ont pas respecté leurs 20 heures, etc. Plutôt que de faire ça, il faudrait voir comment on peut étendre cette production sociale aux plus fragiles. Et puis après, moi je dis pour ceux qui ont le RSA, notamment ceux qui l'ont depuis plus de 5 ans, dont on n'arrive pas à trouver un emploi, il faudrait aussi revaloriser ce RSA au niveau de l'inflation, ce qui n'a pas été fait au départ.
Je veux dire, depuis 30 ans, le RSA n'a quasiment pas augmenté, à peine de 10%. C'est-à-dire que l'allocation, si on prend en compte le pouvoir d'achat, on est beaucoup plus pauvre aujourd'hui avec cette allocation qu'il y a encore 30 ans. Et ça, c'est aussi un vrai problème.
J'y pense, si on est amené à travailler 20 heures pour un RSA de un peu plus de 500 euros, on est quasi en dessous du SMIC ou on atteint à peine le SMIC pour l'État, en fait.
Oui, on est en dessous du SMIC, mais l'idée, en fait, de ça, parce qu'il faut bien comprendre la philosophie derrière, c'est de dire, en fait, quand vous écoutez les gens du gouvernement, c'est de dire, mais le fait qu'ils travaillent, ça va les réinsérer. Mais c'est un peu plus compliqué que ça parce que souvent, ce sont des travails qui sont non qualifiés. On bénéficie d'une main-d'œuvre un peu plus corvéable à Merci. Et il peut y avoir ce qu'on appelle des effets de turnover, c'est-à-dire que vous employez quelqu'un comme ça. Alors là, c'est super. Il y a une partie que l'État paye. Il y a 20 heures qui fait chez vous.
Et puis après, une fois que c'est fini, vous employez un autre qui est au RSA et ainsi de suite. Donc, c'est très difficile. Vous savez, tous les intérims, les stages, etc. On vous a toujours dit que ça va amener la précarisation des CDI qu'on a transformée en CDD. On a toujours dit l'expérience comme ça va amener à un emploi qui sera sur le long terme. Ça, c'est plutôt rarement vérifié. En général, plus il y a de contrats précaires, plus on en crée des précaires et ainsi de suite et ainsi de suite.
Et de 10, Elisabeth Borne a déclenché pour la dixième fois le 49-3 jeudi pour boucler le budget 2023. Une routine à laquelle on a l'habitude. La Première ministre a mis en avant la nécessité d'avoir un budget de manière rapide. Pas le temps pour débats, émotions de censure. On l'écoute. La France a besoin d'un budget au 1er janvier 2023. Et le temps presse désormais. Aussi, sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de finances pour 2023. Je vous remercie.
Depuis octobre, le 49-3 a été utilisé cinq fois pour le projet de loi de finances de la sécurité sociale et cinq fois pour le projet de loi de finances 2023. bref, une séquence budgétaire pour 2023 gouvernée à coup d'engagement de la responsabilité du gouvernement. Petit détail, mais pas des moindres. Dans tous ces 49-3 est passé, par exemple, cet amendement faire payer par les salariés une partie des formations de leur CPF, donc compte personnel de formation. Thomas, le gouvernement Macron-Borne, je viens de le dire, fait passer ses budgets et réformes à coup de 49-3. Qu'est-ce que tu penses de ce mode de fonctionnement ?
Tout le monde, même si le 49-3 dans la Constitution, tout le monde s'accorde à dire qu'à un moment, il y a eu des élections, l'Assemblée nationale représente les diversités, les diverses cours en politique et donc on est obligé de faire avec. Là, le 49-3, c'est pour éviter le débat et c'est pour passer en force face aux oppositions à l'Assemblée. Donc ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est qu'il y a beaucoup de choses sur lesquelles, en réalité, les républicains sont d'accord avec Macron. Mais pour des raisons politiques, ils ne veulent pas être la succursale de la Macronie.
Donc pour des raisons politiques, ils s'opposent parce qu'ils voient un peu plus loin et ils se disent par exemple sur la réforme des retraites, il y a beaucoup de commentateurs libéraux qui disent je ne comprends pas pourquoi la droite pourrait s'y opposer puisqu'elle proposait encore pire en réalité de travailler plus loin et puis c'était même inscrit dans le programme de Pécresse sur 65 ans donc ils sont assez d'accord. Mais pour des raisons politiques, ils ne veulent pas ce qui complique finalement les choses et qui amène après à ce dont on va parler dans les questions suivantes.
C'est-à-dire qu'après, tu as aussi la question un peu de l'Assemblée qui est devenue une forme de bulle où chacun vise un petit peu la prochaine élection en étant un peu en déconnexion pour moi avec le reste de la France. Mais la réalité, c'est que voilà, Macron étant finalement en situation de faiblesse, donc sur les questions budgétaires, il peut utiliser le 49-3 comme il veut, donc là il l'utilise, il l'utilise, il l'utilise, il l'utilise.
Mais démocratiquement, c'est clair qu'il y a des gens qui ont été au pouvoir et des oppositions et le fait qu'elles ne puissent pas s'exprimer, c'est quand même un souci, l'utilisation constante des 49-3, c'est quand même problématique, je pense, même si c'est illégal.
Justement, j'ai l'impression qu'on s'est habitué à ces 49-3 ou qu'on s'y perd, voire qu'on n'y comprend plus rien. Ça ne suscite pas une grande rébellion, non ? Et pourquoi en fait ?
Justement, moi je pense que l'Assemblée maintenant c'est devenu une espèce de bulle en fait pour les gens. Là, les gens sont... Aujourd'hui, les gens, ce qu'ils regardent, c'est les fins de mois difficiles et je dirais même les fins de semaine maintenant. On n'est même plus aux fins de mois, on est aux fins de semaine. Comment je vais remplir mon caddie ? Quel événement extérieur va arriver, va compliquer ma vie ? Par exemple, là on a eu des températures beaucoup plus froides, on a eu des moins 2, moins 3. C'est des complications supplémentaires dans la vie des gens.
Ils doivent mettre plus de temps pour aller à leur travail, ils doivent racheter parfois des nouveaux vêtements pour leurs enfants, etc. parce qu'il fait très très froid, ils ont beaucoup plus froid dans leurs appartements, ils sont malades, enfin, donc ça crée des complications et c'est ça qui regarde les gens. Le débat qui se passe à l'Assemblée où vous avez finalement des gens qui pensent la même chose que le gouvernement mais qui jouent leur carte politique.
Une extrême gauche qui est en train de se déchirer sur d'autres questions que celles qui sont économiques à juste titre mais qui sont dans leur microcosme qui n'ont rien à voir finalement avec la dureté aujourd'hui de la vie de la majorité des Français qui est une dureté économique, qui est une des questions de pouvoir d'achat, qui est des questions énergétiques, etc. Des questions de mobilité et ainsi de suite. Et vous avez l'extrême droite elle qui plane et qui choisit un petit peu à droite ou à gauche les textes qu'elle va soutenir.
Il y a pour moi une dichotomie très claire entre le microcosme de l'Assemblée et le reste de la population française et je crois à moi de mémoire que je n'ai jamais vu ça. Un tel écart entre la réalité des faits de ce que vivent les Français et ce qui se passe à l'Assemblée ces 20 dernières années.
Ils ont des milliards mais nous sommes des millions. Cela fait déjà 3 mois que nous avons lancé notre grand projet d'antenne 24-7 et de télé libre et indépendante. aux médias on est transparents. Ce grand projet et votre médias sont menacés. Cette belle émission l'instant porché où déconstruire l'économie et donner du pouvoir à tout à chacun nous est primordial et menacé. On lance un appel pour soutenir une information différente. Nous avons comme objectif une campagne de dons à hauteur de 200 000 euros de dons défiscalisables d'ici au 31 décembre.
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