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Audition parlementaireyoutube.com· 16 octobre 2025 5 minActualité / polémiqueRetraitesBudget & impôtsSolidarités & familleImmigration & asile

Discours de Louis Boyard pour la censure de Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 70 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Louis BoyardChiffre
    « 3,6 millions d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France. »
  • Louis BoyardChiffre
    « 20 % de chômage des jeunes, un jeune sur 5 au chômage »
  • Louis BoyardChiffre
    « il y a 10 millions de pauvres dans notre pays »
  • Louis BoyardChiffre
    « nous venons déjà de dépasser les 1,5°gr de réchauffement climatique »
  • Louis BoyardChiffre
    « Plus 200 € un titre de séjour plus 100 € un recours administratif + 50 €. »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le ministre, je ne vais pas faire semblant. Je ne sais pas qui vous êtes. Je sais que vous étiez PDG de la SNCF, que maintenant vous êtes ministre du travail et je ne comprends pas cette tendance à nommer des PDG pour s'occuper des travailleurs.

Quand on nommera au pouvoir des ouvriers pour s'occuper des multinationales, probablement qu'on aura des manifestations de cravates jaunes sur les Champsélysées. Probablement que vous les soutiendrez. Et je dis qu'on a quand même le droit de se demander ce que vous faites au gouvernement.

Qui vous êtes, monsieur ? Qu'est-ce que vous faites là ? Qui vous a donné la légitimité d'être là ? de Cornu, celui qui démissionne le lundi en disant "Je ne peux pas être premier ministre puis revient le vendredi en disant "Ah si finalement je peux être premier ministre." Le même le cornu qui fait suite à François Bairou, Betaram, 40 milliards d'euros d'économie sur les écoles, sur les hôpitaux ou lui-même qui faisait suite au fiasco Barnier, plus court ministre de la 5e République après les 14h de monsieur le cornu. "Vous n'êtes pas sérieux.

Vous n'avez pas de projet pour notre pays. Vous ne devriez pas être ministre, vous le savez. Vous n'avez pas la légitimité du peuple.

Vous n'avez pas la légitimité de l'Assemblée nationale. Votre seule légitimité est celle d'un président de la République qui n'a plus aucune légitimité. Votre seule raison d'être dans notre gouvernement, c'est être au pouvoir, ne rien changer, gagner du temps, faire perdre du temps.

Et quand on a mon âge, le temps c'est précieux, très précieux. Pardon d'en parler, mais nous venons déjà de dépasser les 1,5°gr de réchauffement climatique. C'est fait, c'est déjà dépassé.

Il y a écologiquement neuf limites planétaires et juste pour vous informer, on a dépassé la 7e la semaine dernière. Ce n'est pas un sujet pour notre assemblée nationale. Un jeune sur qu se dit en dépression dans notre pays.

Ce n'est pas un sujet pour notre assemblée nationale. Vous savez pourquoi les jeunes se sentent mal ? Parce qu'il y a 10 millions de pauvres dans notre pays et pour beaucoup d'entre eux ce sont des jeunes, des étudiants, des apprentis, des sans emplois qui n'ont pas le droit au chômage, des enfants. 3,6 millions d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France.

Et pour quelle perspective ? 20 % de chômage des jeunes, un jeune sur 5 au chômage pour être professeur ou soignant, commencer sa carrière dans une école ou un hôpital au bord de l'effondrement. et que ce soit dans le public comme dans le privé, l'inflation ne permet pas de vivre correctement de son travail, ne permet pas de payer le loyer, de payer l'essence.

Alors non, nous n'avons pas votre temps, monsieur le ministre. C'est pourquoi je ne vais pas faire semblant avec vous, car vous nous faites perdre du temps. Demain aura lieu un vote de censure et de tout cœur, je souhaite que vous partiez.

Dès lors, je me tourne vers les socialistes qui ont annoncé ne pas voter la censure. Vous vous apprêtez à commettre une monumentale erreur. Vous avez exigé la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites.

Vous n'avez obtenu ni l'un ni l'autre. Macron a déigné vous Ce que Macron a daigné vous céder, c'est uniquement un potentiel décalage de tris petits mois de la réforme. Que tout le monde comprenne bien, ce décalage ne concerne que la génération née en 1964 qui pourrait partir à 62 ans et 9 mois alors que avec l'abrogation soutenue par la majorité de l'Assemblée nationale, tout le monde partirait à 62 ans.

Et le plus grave dans tout ça, c'est qui va payer cette compromission ? Les retraités. Macron veut geler leurs pensions.

Les jeunes. Macron veut augmenter les taxes sur les apprentis qui bossent pour moins qu'un SMIC. Les aides au logement pour les étudiants, il veut les geler aussi malgré l'inflation.

Le service public, plus de 3000 postes suprimaires. Les hôpitaux, un budget trois fois inférieur aux besoins. Les étrangers augmentation des taxes pour les demandes de naturalisation.

Plus 200 € un titre de séjour plus 100 € un recours administratif + 50 €. Mes chers camarades socialistes, vous dites vouloir empêcher Le Pen d'accéder au pouvoir, mais c'est littéralement le programme de Le Pen que vous sauverz avec ce budget. Car pour que ce petit amendement sur les retraites soit appliqué, il faut que toute la loi sur le budget soit adoptée.

Tout ce dont je vous ai parlé, les socialistes vont vous contraindre à le voter. Mais la jeunesse n'est pas dupe. Je tiens à remercier les jeunes socialistes qui se mobilisent depuis hier pour faire revenir à leur raison leur direction, qui refusent que l'on piétine le programme du Nouveau Front populaire, qui disent avec nous ce que disent solennellement toute la jeunesse du pays.

Nous n'avons pas le temps. Censure, censure, censure. Ne pas voter la censure, c'est s'attaquer au nouveau Front populaire et abîmer la confiance que place le peuple dans notre capacité à gouverner.

Camarades socialistes, demain c'est la génération Nouveau Front populaire qui vous attend au rendez-vous. Censuré, censurez, censurez. Et demain, Macron partira sonant l'avèement de la 6e République. [applaudissements]