Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com· 27 mai 2026 11 min

Marine Tondelier, secrétaire générale du parti Les Écologistes, est l'invitée politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Marine Tondelier, merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Merci de votre invitation et bon courage à toutes celles et ceux qui ont passé une chaude nuit et qui vont passer une chaude journée. Justement, on va parler de ces températures caniculaires he qui deviennent un un sujet politique avec Sébastien Lecornul, premier ministre qui réunit demain une réunion de crise he du côté de de Matignon pour anticiper les prochaines vagues de chaleur.

Nous dit-on. Euh si vous deviez donner un conseil au premier ministre, ce serait lequel ? Bah déjà de dire que je suis effaré par la situation de ce mois de mai qui est le plus chaud que la France n'est jamais connue.

On n'a jamais connu une journée aussi chaude au mois de mai de l'histoire des relevés météo que hier. Je suis par la violence des commentaires là maintenant contre les présentateurs météo comme c'était de leur faute où on dit la carte est rouge. C'est sûr que si la mettait en bleu, on aurait beaucoup moins chaud.

Et puis je suis effaré par le degré d'impréparation du gouvernement qui fait quand même jeudi une réunion dont le thème est je cite le point sur la préparation des services de l'État. C'estàd qu'au bout de plusieurs jours de canicule, ils font un point pour se préparer aux prochaines mais on a toujours pas compris ce qu'il faisait pour la vague de chaleur. Là maintenant, c'est assez coupable et assez irresponsable.

Le fait d'anticiper les prochaines vagues de de chaleur avante, c'est pas une bonne chose. C'est pas positif ça ? Oui.

Alors, ils nous font le coup à chaque vague de chaleur. Je vous rappelle qu'à la dernière Emmanuel Macron a annoncé solennellement en 2023 qu'il allait rénover 40000 écoles pour les voilà pour les les isoler thermiquement et que ce sera confortable pour nos enfants. La première année, il en a fait 2000.

La 2e année 2025, il en a fait 65. Ça veut dire qu'à ce rythme-là, nos écoles seront prêtes pour les canicules dans tenez-vous bien siècles. Le fond vert qui servait à adapter un peu la France au changement climatique, son montant a été divisé par 4 en 2 ans.

Toutes les économies se fondent sur le dos de l'écologie et après on s'étonne que quand on arrive en pleine vague de chaleur et bien la France ne soit pas préparée. Les écologistes font des propositions depuis des années. Là, nous avons mis par exemple sur la table un sujet de congé climatique pour protéger les travailleurs.

On sait qu'il y a des étudiants là qui vont passer des examens dans des conditions assez entenables mais on est dans une impréparation comme souvent dans ce pays. Alors Marine Tolier, justement votre proposition c'est ce congé climatique venait d' d'en parler en quoi ça consiste et surtout comment vous le financez 5 jours de congé par an en cas de forte chaleur c'est ça ? Alors, il y a deux mesures.

En fait, il y a le congé climatique, les 5 jours de congé par anent. Vraiment en cas de grosse inondation, de catastrophe climatique où vous techniquement vous ne pouvez pas aller travailler. Donc ça, ce sont des congés payés.

Enfin, aujourd'hui, ils sont bien payés par quelqu'un, soit par l'employeur, soit par la personne qui pose ses congés qui voulait passer avec ses enfants en vacances l'été. Et donc ça, ce serait des congés payés, c'estàdire qu'on socialise le risque, on l'assume ensemble et c'est pas très très cher parce que ça ça arrive pas non plus tous les quatre matins et en cas de forte chaleur, on regrette que dans la législation française, il y ait pas de seuil. de température à partir duquel on estime qu'on peut pas exposer des travailleurs.

Vous savez, je reviens d'Espagne où il y a eu des morts en fait dans les exploitations agricoles sur les chantiers du BTP, des morts de chaleur. Et donc suite à ça, la ministre de gauche écologiste qui portait ça depuis longtemps a mis en place ce congé climatique et donc ça veut dire que voilà, on protège les travailleurs, qu'on change les horaires du travail, on les laisse pas chacun négocier avec leurs employeurs parce qu'on sait que les employeurs sont pas tous de bonnes compositions. Paron, pardon, mais vous dites ça coûterait pas très très cher.

Vous avez estimé à combien ? On sait que le le pays est en déficit, que le budget prochain va être très compliqué à boucler, euh qu'on demande des économies avec l'argent pour la rend franchement. Comment vous le financez ?

C'est c'est c'est quel coût ? On porte depuis très très longtemps un ISF climatique, c'est-à-dire de faire payer les grosses fortunes, mais de les faire payer différemment selon comment ils contribuent ou pas au changement climatique. Aujourd'hui, il y a des ultra riches, les milliardaires qui en 90 minutes consomment et mettent autant de CO2 que un humain moyen dans toute sa vie.

Et donc on peut se dire bah c'est OK, ils ont des jets privés, ils ont des superriotes, ils font ce qu'ils veulent et à la fin c'est nous qui assumons tous les conséquences. dont nous estimons qu'un ISF climatique doit être mis en place pour faire contribuer les plus riches de ce pays mais qui sont aussi celles et ceux qui participent le plus au changement climatique. Mais est-ce que les Français là c'est pas eux qui sont exposés à la fin ?

Eux ils ont des maisons très clisé. Marine Tourelier, est-ce que là les Français demandent pas dans dans l'immédiat simplement d'avoir des points de fraîcheur, c'est-à-dire peut-être grâce à la climatisation ? Marine Le Pen remet sur le tapis son vaste plan de climatisation.

Voilà. Est-ce que est-ce que alors on imagine bien évidemment que les écologistes sont contre l'instauration généralisée de la climatisation, mais est-ce que c'est pas ça que les Français recherchent ? Parce que ISF climatique, ça prend du temps à être mise en place.

Euh moi je vous explique comment je finance ma mesure, je réponds à votre question. J'ai pas dit que je faisais que ça. Mais là là il y a urgence.

Je viens vous donner une mesure pour protéger les étudiants qui sont en examen en ce moment pour protéger les travailleurs la climatisation. Je dis il faut pas mentir aux gens. C'est pas vrai qu'on va aller climatiser des logements qui en plus ne sont pas isolés parce que c'est quand même ça le problème, c'est que le gouvernement a aussi sabré dans les aides à la rénovation thermique des logement.

Et donc si vous dites à une famille précaire, ce que fait Marine Le Pen, ma solution c'est que je vais climatiser votre maison, mais qui va payer la facture quand vous allez climatiser en fait euh les oiseaux puisque vous n'êtes pas isolé. Donc il y a une urgence à mettre en place des points de fraîcheur partout d'ouvrir des salles de cinéma pour euh les mamans, pour les enfants, pour les personnes âgées, pour les femmatisation, j'ai pas dit que c'était non. J'ai dit qu'il faut pas pr que c'est une situation que c'est une solution miracle qui va mettre dans le confort tous les Françaises et les Français du jour au lendemain, surtout les plus vulnérables qui habitent dans des logements pas isolés et qui n'auront pas les moyens de payer les factures qui vont grimper.

Ça coûte cher quand même la climatisation en terme énergétique même si on vous paye de climatiseur. Hier à votre place sur ce plateau, Édouard Gef, ministre de l'éducation nationale était ici. Il dit que pour le moment euh il n'est pas d'actualité de de de fermer les écoles.

On voit les conditions aujourd'hui d'accueil des enfants qui sont très compliqués. Min est climatisé. Vous pensez que son ministère est climatisé ?

C'est ce que vous lui répondez. Mais non, mais en fait à un moment on peut pas avoir des éditeuristes de droite et d'extrême droite dans le confort de plateau climatisé avec des ministres qui viennent dire qu'il y a pas de problème. Enfin, tout ça est tellement déconnecté de la réalité d'une grande partie du monde du travail que moi ça me sidère en fait.

Ça me sidère et donc il y a des pays qui prennent de l'avance. Nous comme d'habitude on attend un peu, on sait pas trop quoi et pendant ce temps-là les travailleurs sont exposés à des chaleurs qui sont inadmissibles, je le dis. Donc nous sommes de leur côté.

Nous avons fait une proposition qui a rencontré un grand écho dans la population auprès des syndicalistes et Yolanda Diaz, la ministre espagnole du travail qui l'a mis en place déjà, qui l'a expérimenté, testé et approuvé, sera en France à mes côtés dans quelques semaines pour venir travailler là-dessus avec les syndicats et vous convaincre encore plus. Marine Tulelier, on va parler de la présidentielle et j'en viens à ce sondage, sondage Odoxa pour 2027 qui prive tous les candidats en tout cas selon ce sondage de de gauche de second tour. Jean-Luc Mélenchon est à 16 %, Raphaël Gluxman à 11, vous-même à 4 % et Fabien Rousell pour les communistes à 2,5 % et franchement est-ce qu'il est pas temps là de de de de s'unir quand on voit que tant de candidature à gauche, vous ne passez pas le secondes de défendre la proposition des écologistes depuis le début.

Vous dites "Est-ce qu'il y a pas le temps de s'unir ?" C'est ce qu'on dit depuis le départ. de manière constante et cohérente parce que vous le démontrez très bien, certains peuvent se targuer d'être quelques points devant l'un devant l'autre sachant que tout le monde n'est pas candidat au même degré.

Il y en a qui sont candidats tout court jusqu'au bout, il y en a qui sont candidats une primaire, il y en a qui réfléchissent à peut-être l'être. Ce que je vois juste et vous avez raison, c'est que sans union, il n'y aura pas de deuxème tour et donc pas vous êtes pas univers par exemple. Je suis candidate à une primaire et à une méthode de désignation démocratique et commune parce que vous savez, moi je suis élu depuis 12 ans dans une ville d'extrême droite et donc j'ai peut-être un peu plus de lucidité par rapport à comment ça arrive et par rapport à ce qui arrive après l'antifascisme.

C'est pas un concours de rhtorique. Je vois là Raphaël Luxman et Jean-Luc Mélenchon s'affronter chacun pour qui est le plus antifasciste que l'autre et qui va mieux combattre le RN avec un qui pour l'instant dans aucun cas ne se qualifie au deè au deuxème tour et l'autre qui dans aucun cas ne le gagne et qui est même le pire candidat possible de deuxème tour. Donc en fait le virilisme autour de ces mois qui combient le mieux de Ren à un moment ça suffit.

Donc je le dis on est dans une chronique d'une défaite à annoncer si ça continue comme ça. Moi je ne me résigne pas et j'ai la force d'avoir derrière moi un mouvement qui est très vigilant sur ces sujets qui ne se laissera pas faire. Et donc je le dis aux uns et aux autres, il est encore temps d'éviter ça.

Et nous nous avons posé une candidature écologiste et vous voyez bien que dans la séquence, c'est quand même utile d'avoir des écologistes qui viennent donner des solutions sur vos plateaux télé mais nous ne renonçons pas à l'Union et tout ce que nous pouvons faire pour même si c'est Jean Mélenchon qui est en tête dans les sondages mais c'est pas une question de derrière, c'est une question de comment ça marche pas comme ça la politique c'est pas Oui mais l'union c'est un chemin c'est pas et ben venez derrière moi. Ah bah tiens vous êtes pas encore là ça marche pas comme ça. Vous voyez bien que il faut discuter, il faut laisser les électeurs de gauche surtout choisir eux qu'on a privé deux fois de deuxème tour déjà.

Mot, un mot sur cette réunion que vous avez tenu hier au siège des écolistes en présence d'enfants. Vous voulez vous adresser aux enfants, vous voulez créer une assemblée nationale des enfants. Est-ce que aussi l'objectif derrière c'est pas finalement de de d'investir davantage les les enfants à la chose publique et donc peut-être d'abaisser l'âge légal de de vote.

À quel âge ? Bah, il y a beaucoup de choses à faire. Nous, on a toujours défendu le droit de vote à 16 ans. 16 ans, on peut aller en prison, on peut pas voter.

C'est quand même un peu étrange, me direz-vous. Et donc, on veut nous un pays à hauteur d'enfant, c'est-à-dire un pays où on se préoccupe plus des enfants et on réfléchisse à la chose publique avec eux. On a vu hier euh puisqu'on avait cette première réunion avec des 5 15 ans qu'ils ont plein de choses à dire, parfois plus pertinentes que les adultes.

Moi, j'ai pris plus de plaisir dans cette réunion là que dans beaucoup de réunions. Je suis avec des politiciens professionnels parce qu'ils ont cette fraîcheur, ils ont des idées, ils ont la motivation et puis ils ont envie que ça marche quoi. Donc ça c'est beau et ces enfants, c'est notre bien le plus précieux, on doit les protéger.

Ça a toujours été le projet des écologistes et là on va les associer à ça. On va leur donner beaucoup la parole dans cette campagne et il y a un livret programmatique dédié aux enfants qui sortira au mois de juin. Marine Tolier, dernière question. le temps fil euh demain, vendredi pardon, assemblée générale de Total, euh les insoumis proposent de nationaliser Total et vous chez les écologistes.

Moi déjà, je veux taxer leur super profit. Je trouve inadmissible que dans toute l'Europe, on est des pays qui se lèvent pour le demander et en France, on demande rien du tout à Non, on donne la légion d'honneur à son PDG, monsieur Pouyané. Ils ont fait 51 % de plus de bénéfices au premier trimestre là qu'au premier trimestre de l'année dernière.

Ça veut dire que quand vous vous étiez en train de galérer pour payer votre essence, eux ils engrangeaient des super profits parce qu'il vous vendaient au prix de la crise des barils d'essence. Il avch avant la crise des profiteurs de crise mais faut pas les nationaliser mais rien ne l'interdit par ailleurs. Bon, ils font des profits, c'est comme ça dans une crise, il y a des gens qui font plus de profits.

Le sujet c'est de les mettre à contribution de l'effort national un moment où beaucoup de françaises et de français n'arrivent plus à payer leur facture d'électrique. Mais pas de nationalisation comme le proposent des insoumis. On est d'accord.

Bah si si on y arrive, pourquoi pas ? Je pense pas que ce soit aussi simple que ça. Par contre, Total doit comprendre que ce débat il monte, qu'il y a plus en plus de gens qui sont favorables.

Moi aussi, je suis favorable à ça. Et que s'ils font pas d'efforts et si l'État ne les contraint pas, ça finira pas bien, ça c'est sûr. Merci beaucoup Marine Tondelier.

Merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info TV. Yeah.