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interviewC à vous· 1 octobre 2025 58 min

Cancer du sein : faites-vous dépister ! - C à Vous l’intégrale - 01/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous", en direct jusqu'à 21h.

Cookinut est notre cheffe, cette semaine. Elle fait des recettes pour mieux nous déconseiller de les faire à notre tour! Rires. - L.Sénéchal: Cookinut, je ne la connaissais pas, mais ma mère est fan.

Elle la suit sur Insta. Elle joue à faire la gueule tout le temps et elle cache son père dans son frigo! - Cookinut: Oui.

Je cache mon père dans mon frigo. A 1 million d'abonnés, il sort! - L.Sénéchal: Donc on mange des petits pois, ce soir? - Cookinut: Exactement.

Au départ, on m'a dit: "Personne n'a envie de manger quelque chose en particulier." C'est une recette de ma maman. Petite dédicace. - A.-E.Lemoine: On salue la maman de L.Sénéchal et la maman de Cookinut!

A tout à l'heure pour le dîner. La tour Eiffel tout habillée de rose, hier soir, pour rappeler que le cancer du sein touche 1 femme sur 8. Avec cette chorégraphie qui illustrait ce chiffre. 1 femme sur 8, mais ce n'est pas une fatalité. ...

Elle chante "Quelqu'un m'a dit". ... - J'ai été diagnostiquée assez tôt.

J'ai eu beaucoup de chance. Donc je voudrais en parler pour que le plus de femmes possible sache nt que ça peut arriver à tout le monde. Les filles, allez faire vos mammos! - A.-E.Lemoine: Le mois d'octobre qui démarre aujourd'hui sera rose, comme chaque année depuis 26 ans.

Un mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein. E.Dhéliat est la marraine d'Octobre rose.

Elle est ce soir notre invitée, aux côtés du mannequin A.Detollenaere, elle aussi touchée par le cancer du sein, soutenue par son compagnon, l'ancien nageur C.Lacourt.

Bonsoir, chère Evelyne. Tout en rose! Nous, on porte le Ruban rose pour Octobre rose.

On est ravis de votre présence ce soir pour rappeler l'importance du dépistage dans un moment que les spécialistes décrivent comme assez paradoxal. La recherche avance, on aide les femmes, on peut les rassurer, mais elles sont de moins en moins nombreuses à se faire dépister. C'est une réalité. - E.Dhéliat: C'est surtout une erreur.

Le dépistage, il faut le faire tous les ans. Ca sert à voir précocement s'il y a un problème. Si le problème est pris en charge rapidement, les chances de guérison sont énormes.

C'est ça qui est important. Donc dépistage! - A.-E.Lemoine: Pourquoi les femmes ne se font pas dépister?

Souvent parce qu'il y a beaucoup de préjugés. On pense souvent qu'on est trop jeune pour être concernée. Alice, vous n'aviez que 32 ans lorsque vous vous êtes-vous même détecté une grosseur à la poitrine.

Mais vous ne vous êtes pas inquiétée tout de suite. Les médecins non plus, parce que vous étiez jeune. - A.Detollenaere: C'est exactement ça.

On fait de la sensibilisation aussi auprès des professionnels de santé. J'ai eu la chance quand même de me faire dépister tôt. J'ai eu une boule, je suis allée voir un professionnel.

Il ne trouvait pas cette boule, j'ai pris son doigt et je lui ai fait toucher. Il a commencé à me demander si j'avais des antécédents familiaux. Ce sont des sujets qu'il faut aborder avec les professionnels de santé, parce que ce sont des facteurs de risque en plus.

Surtout, ne pas passer à côté de la chance de se faire dépister, diagnostiquer tôt, parce qu'il y a vraiment une perte de chances énorme chez les jeunes femmes à cause de ça. - A.-E.Lemoine: Se faire dépister, c'est prendre le risque qu'on nous annonce un diagnostic terrible.

L'annonce d'un cancer, c'est forcément un choc auquel on n'est jamais prêt. Ca a été un choc pour vous, Evelyne. - E.Dhéliat: C'est un choc.

C'est un choc moral, et surtout, il faut tout de suite se dire que c'est un combat: moral, physique aussi. Il faut savoir s'entourer. Le corps médical est formidable.

C'est hyper important aussi d'être bien entouré. Et surtout, pas de politique de l'autruche. Des fois, j'ai entendu des personnes dire: "Je ne veux pas aller me faire dépister parce que j'ai peur qu'on me trouve quelque chose." Surtout pas! - A.-E.Lemoine: Il faut passer en mode guerrière parce que les traitements sont lourds.

Vous avez subi une opération, de la chimiothérapie, de la radiothérapie. Vous avez perdu vos cheveux. Il vous a fallu porter une perruque, avec le sentiment que votre féminité était atteinte? - E.Dhéliat: Non.

Je ne l'ai pas vraiment ressenti parce que je savais que ça allait se produire. C'était une des épreuves. J'ai toujours essayé de garder un côté positif, parce que ça ne servait à rien, finalement, de se dire: "Qu'est-ce qui m'arrive?" Après, c'est le choix d'une perruque, et ensuite, de revoir pousser ses cheveux.

C'est un côté complètement positif. - A.-E.Lemoine: L'amoindrissement de la féminité, c'est une question que vous vous êtes posée, Alice.

Vous avez subi une première ablation mammaire, puis une 2e, de façon préventive. Et la peur de ne plus plaire, de ne plus être désirable, vous l'avez exprimée sans tabou. - A.-E.Lemoine: On entend Camille qui vous filme, qui vous rassure.

L'une de vos premières pensées, Alice, quand vous avez su que vous aviez un cancer, c'était la peur de perdre votre amoureux. - A.Detollenaere: C'est vrai.

Ce n'était pas la peur de mourir mais la peur de perdre l'amour de ma vie. C'est pour ça que j'ai écrit un livre qui s'appelle "Guérie par ton amour". Le médicament est là aussi, parmi les gens qui nous soutiennent. - A.-E.Lemoine: Mais vous avez dit à Camille: "Je comprendrais que tu me quittes." - C.Lacourt: Elle me l'a même proposé.

Mais ce n'était pas une option. C'est trop mignon. Ca faisait un an qu'on était ensemble, on venait de s'installer ensemble.

Cette étape, on allait la passer à deux. Il était hors de question que je parte. - A.-E.Lemoine: Vous soulignez l'importance du rôle des accompagnants, des conjoints.

C'est un rôle essentiel à jouer, quitte à vous-même prendre les rendez-vous et à la harceler pour que surtout, elle n'en rate pas un. - C.Lacourt: Ca va, elle est vraiment pro et elle fait bien les choses.

Mais c'est pour ça aussi que j'ai envie d'être le parrain, pour dire que ce n'est pas qu'un problème de femmes. Une fois que le cancer arrive dans notre famille, ça impacte tout le monde. Les hommes, on a ce devoir de dire à nos mamans, à nos soeurs, à nos femmes, à nos filles d'aller se faire détecter, de faire de l'auto-palpation, d'expliquer comment ça se passe.

S'il y a un doute, il faut aller voir un médecin, parce que la seule chose qu'on peut gérer, sur cette satanée maladie, c'est le temps. - A.-E.Lemoine: Tous les deux, vous parlez assez naturellement du combat, des difficultés, des inquiétudes.

Ca a été moins naturel pour vous, chère Evelyne. D'abord, vous avez décidé de ne pas en parler. Mais les médecins vous ont dit que votre parole était utile, que ce que vous diriez ne tomberait pas dans des oreilles de sourdes. - E.Dhéliat: Vous le savez, Babeth, on fait des métiers très exposés.

J'ai toujours fait une coupure, une séparation entre vie professionnelle et vie privée. Ca m'est arrivé en 2012, donc ça fait déjà un certain temps. A cette époque-là, je me suis dit que je ne voulais pas en parler, que c'était personnel.

En plus, ça m'est arrivé pendant l'été, les vacances. Et puis, à un moment donné, et TF1 m'a dit que je pouvais faire comme je le voulais, comme je le sentais...

Mais les téléspectateurs se sont demandé pourquoi je ne revenais pas. Donc on a décidé de dire que j'avais eu une maladie, sans rentrer dans les détails. Il y a 4 ans, quand l'association Ruban rose m'a contactée pour être marraine, je me suis dit que j'allais être à nouveau exposée.

J'ai rencontré des médecins et des professeurs qui m'ont dit que ça aidait les femmes, que c'était important d'en parler, puisque je suis quelqu'un de public. C'est pour ça que j'ai dit "oui, on fonce". - A.-E.Lemoine: Alice, le message d'espoir que vous délivrez aussi, c'est qu'on peut avoir un cancer du sein et devenir maman.

Ca vous est arrivé peu de temps après. - A.Detollenaere: J'ai eu cette chance.

Parce que justement, j'ai eu un diagnostic très tôt. Je n'ai pas eu besoin de faire une chimiothérapie. C'est sûr que l'histoire n'est pas du tout la même.

On se relève, on dépasse tout ça et la vie reprend son cours. - L.Sénéchal: Vous avez été formée à l'image de soi dans les parcours de soins.

Vous en parlez dans votre émission. C'est votre cheval de bataille, parler de beauté et de soins. - A.Detollenaere: Oui.

C'est le rêve de ma vie de faire cette émission. Ca m'a tellement bousculée...

J'ai été mannequin, donc pour moi, si je perdais ma beauté, je perdais mon travail, mon indépendance, ma confiance en moi, donc c'était difficile. Ce 2e sein, je l'ai fait retirer, c'était mon choix. Je me suis retrouvée avec beaucoup de femmes qui m'ont demandé si je pensais qu'elles devaient se faire enlever un sein.

Si ce n'est qu'une question de féminité, il y a du travail à faire. En tant que mannequin, j'ai dû faire un rétropédalage sur tous les standards que j'ai imposés aux autres femmes. Je m'en suis vraiment voulu.

L'image de soi, je l'ai travaillée à l'Université des patients, et j'en ai fait aujourd'hui mon cheval de bataille. - P.Cohen: Camille, cet été, vous avez livré un témoignage qui a beaucoup surpris, parce que vous êtes l'image du succès sportif, même si vous êtes resté sur un échec en 2012, aux JO.

Vous avez témoigné de la dépression qui a suivi et de l'arrêt de votre carrière 5 ans plus tard. Un témoignage pour montrer que tout le monde peut être concerné. - C.Lacourt: Une semaine sur deux, c'est comme si j'avais ma béquille, ma raison de vivre, et quand je ne l'avais plus, ça se pétait un peu la figure.

Je crois que j'ai remplacé cette béquille imaginaire par l'alcool. On était en garde alternée avec sa mère. On faisait du vendredi au vendredi.

Donc le vendredi matin, quand je la déposais à l'école, je laissais mon coeur et mon âme, et il fallait que je remplisse ce vide que j'avais au fond de mon ventre par quelque chose. Ca a été l'alcool. C'était une consommation anormale.

Donc cette idée que la dépression n'arrive qu'aux faibles, il faut arrêter. Au contraire, je crois que ça n'arrive qu'aux gens forts. - P.Cohen: Ce n'est pas n'importe quel aveu.

C'est l'aveu de quelqu'un qui a été champion d'Europe de natation. L'idée que vous puissiez aller mal, ça n'allait pas de soi. C'était difficile comme aveu?

Vous avez eu beaucoup de réactions derrière? - C.Lacourt: C'était le 2e reportage sur lequel je me livrais sur la santé mentale.

Le premier était "Strong", qu'on avait fait avec 5 autres sportifs. Quand on m'a approché la 1re fois, j'en ai parlé à Alice en disant que je n'étais pas prêt. Elle m'a dit que ça allait peut-être me faire du bien.

Au bout d'une semaine, j'ai rappelé le producteur, qui était aussi un ami. J'ai dit que j'étais prêt. On s'est vraiment livrés.

L'idée est de montrer que ça ne sert à rien de se cacher de ça. Ca ne sert à rien d'avoir en plus ce poids de santé mentale. "Si ça m'arrive, c'est que je suis faible." Non.

Le fait d'en parler, d'enlever cette honte, ça enlève un certain poids. Une fois qu'on a mis des mots dessus, on peut commencer à avancer. On peut se redresser et se soigner parfaitement. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi l'importance de parler, de communiquer.

C'est ce que vous faites ce soir. C'est pour encourager les femmes à se faire dépister, quel que soit leur âge, à intervalles réguliers. C'est tous les 2 ans à partir de 50 ans.

L'auto-palpation, c'est à tout âge. On peut aussi soutenir la recherche. C'est l'un des objectifs d'Octobre rose.

Voici les 3 magnifiques parrains et marraines de cette campagne d'Octobre rose. Mardi, sur France 5, M.Carrère d'Encausse va consacrer un numéro d'"Enquête de santé" au parcours de ces combattantes dont vous êtes 2 exemples merveilleux.

Tout de suite, L'OEil de...

Camille va encore pleurer... - P.Lescure: Au moment où on s'interroge sur l'avenir de la lecture et de la littérature, je me suis dit que les livres de G.Perec sont une formidable entrée pour aimer lire.

Dans sa vie courte et multiple, il n'a cessé d'inventer des genres. Il s'est collé des contraintes comme s'il proposait à chaque livre une espèce de jeu de société littéraire. G.Perec aurait eu 89 ans mais il est mort jeune d'un cancer du poumon, à 46 ans.

Dès son 1er roman, on lui décerne le prix Renaudot. Le livre s'appelle "Les Choses". G.Perec y analyse le début florissant de la société de consommation à tout crin. - G.Perec: J'ai utilisé un langage qui parle à beaucoup de gens.

C'est le langage de la publicité. Dans la société qu'on appelle "société de consommation", tout nous pousse à consommer. La publicité, les étalages, les vitrines...

D'une certaine manière, ça nous rend fous, ça nous saoule. C'est pour entretenir une espèce de frénésie, de vertige, d'hypnose. - P.Lescure: Même quand il a écrit "La Disparition", il s'est imposé une règle folle.

Il a voulu parler de quelque chose d'intime, mais avec 25 lettres de l'alphabet. Il a supprimé tous les E. - G.Perec: Quand on écrit, on fait attention aux phrases.

On essaie de moduler ses phrases. On choisit ses mots. Mais on ne fait, pour ainsi dire, pas attention aux lettres, le support graphique de l'écriture.

Si au lieu de 26 lettres, on n'en a que 25, on va avoir une catastrophe, pour peu que la lettre qu'on choisisse soit une lettre importante. Ce qui a été fascinant pour moi, c'est qu'une fois donnée cette contrainte, le livre est sorti tout seul. Il y a eu une espèce d'automatisation de l'écriture qui n'a jamais cessé. - P.Lescure: Il a fait 300 pages sans un E.

Les éditions Denoël viennent de rééditer, 50 ans après, l'un des grands livres de G.Perec: "W, le souvenir d'enfance". C'est une oeuvre dingue.

Il y a deux livres en un. Ca ne se raconte pas. Ca se lit.

La télé d'alors avait emmené G.Perec à Belleville où sa maman tenait un magasin de coiffure jusqu'en 1942. - G.Perec: La maison où ma mère avait son petit magasin de coiffure est restée debout. - C'est très beau. - G.Perec: Cela fait plusieurs années que je vais dans cette rue pour essayer de la décrire, essayer de retrouver des souvenirs qui m'y rattachent.

C'est quelque chose que j'ai vécu avant la guerre, jusqu'en 42. Je ne l'avais pas revue depuis des années. - P.Lescure: Un bouquin permet d'entrer dans l'oeuvre de G.Perec en souriant, en se rappelant de ses souvenirs ou de ceux de ses parents.

Ca s'appelle "Je me souviens". Il égrène des dizaines de souvenirs des années 50 et 60. Il disait: "Je me souviens qu'au Monopoly, l'avenue de Breteuil est verte, l'avenue Henri-Martin, rouge et l'avenue Mozart, orange." "Je me souviens de cette coupe de cheveux à la M.Mathieu." Et puis: "Je me souviens de l'odeur enivrante des livres à la rentrée scolaire." - A.-E.Lemoine: Et c'est vrai.

On aime cette odeur à la rentrée scolaire. - P.Lescure: Tous ces souvenirs, il vous les rappelle, car ils sont intemporels. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, le Bonus de L.Sénéchal sera consacré à un magnifique album photo qui raconte la vie du chanteur Renaud.

D'ici là, ce sont les coulisses de la loge maquillage de notre émission. - Top. - 20 x 5? - 500. - Ah oui, quand même! - C'est pressurisant. - Dès qu'il y a un chrono, je panique. - Tout va bien.

C'est caritatif. Tout le monde s'en fout, de votre score. - Je ne sais pas pourquoi j'ai accepté ce jeu. - Pour faire la promo de votre film qui sort dans un mois. - C'est parti.

Quelle est la capitale de l'Espagne? - Barcelone. - Madrid. - Comment on dit "je m'appelle Jean" en espagnol?

Elle bafouille. - J'ai été président des Etats-Unis dans les années 60 et j'ai eu une aventure avec M.Monroe. - Y.Montand. - Non, un président. - J.Chirac? - C'était inédit. - C'est un cauchemar.

Peut-être qu'on peut le refaire sans chrono? - Non. C'est le principe de l'émission. - Vous jouez pour quelle asso? - Chats et chiens sans frontières. - Je vais faire un don. - Et si je le faisais en chantant?

J.Kennedy... - OK... - A.-E.Lemoine: Tout de suite, une photo de famille. dans "Paris Match".

Ils sont décrits comme 2 hypocondriaques qui veillent l'un sur l'autre comme un trésor fragile. Elle dit qu'elle a pris le relais de sa mère pour s'occuper de son papa. Elle l'a arraché à l'alcool, son démon.

Renaud dit fièrement ne plus rien toucher depuis 4 ans. Elle dit que les chansons de son père ont construit sa colonne vertébrale de femme féministe. C'est dire le lien qui les unit.

Il a parlé de Lolita quelques mois après sa naissance dans cette émission. Problème de son. - C'est ça? - C'est grâce à elle que je travaille moins depuis quelque temps.

Elle me prend beaucoup de temps, que je lui donne avec plaisir. Ma fille a 4 mois. C'est pour ça que je passe moins souvent à la télé.

J'ai fait une tournée. - Elle a été triomphale. - Non.

Une petite tournée. Je n'ai plus envie d'en faire car je suis parti sans elle. - L.Sénéchal: Il est très touchant.

Tout le monde connaît Lolita. Là, elle a 3 ans, sur la pochette de "Morgane de toi", vendu à 1,5 million d'exemplaires. - Lola, je suis qu'un fantôme quand tu vas où je suis pas.

Tu sais, ma môme, que je suis Morgane de toi. - L.Sénéchal: Lola, c'est Lolita.

Elle a toujours voulu rester loin des projecteurs. Elle a dirigé ce livre d'archives personnelles et inédites. "Renaud, le livre" sort la semaine prochaine.

Renaud repart en tournée et ne veut pas entendre parler de retraite. - Renaud: J'ai oublié le discours à la maison. Je voudrais remercier les fans qui me suivent depuis 50 ans.

Je serai encore là dans 50 ans. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Séchan.

Merci de votre présence à l'occasion de la sortie ce très beau livre qui sera publié le 10 octobre et qui est consacré à votre père. Il est signé E.L'Eléouet.

On a un plaisir fou à découvrir Renaud dans son rôle de père, dans ce livre. Un papa poule plein de précautions à la maternité, un papa coiffeur en pleine séance de démêlage de cheveux, un papa tatoueur qui vous dessine sur le bras un motif éphémère, un papa chanteur qui vous dédicace une chanson et pose avec vous sur la pochette. Cette photo a été prise lors de cette séance photo mais n'a pas été retenue pour la pochette.

Un papa génial. - L.Séchan: Un papa génialement complexe, mais génial. - A.-E.Lemoine: Capable d'organiser des chasses au trésor dans tout un village avec la complicité des habitants.

Racontez-nous. - L.Séchan: C'était un jour de pluie dans le Sud, ce qui arrive rarement.

On s'ennuyait à la maison à regarder "Ma sorcière bien-aimée" en boucle. A un moment, il me demande d'aller ramasser des mûres dans le jardin. Je suis allée dans le mûrier.

J'ai trouvé une bouteille avec un parchemin de chevalier. Ca a mené à 3 jours de quête où on est allés d'endroit en endroit, d'indice en indice. On a fini à minuit, à la pleine lune, dans un vieux mas abandonné.

Aujourd'hui, il y aurait des gardes partout. J'ai appris 25 ans plus tard que c'était lui et son meilleur pote qui nous avaient organisé ça depuis des semaines. Ils retrouvaient des vieilles pièces... - A.-E.Lemoine: Il attendait juste le jour de pluie.

On lui a demandé en 1986 s'il était un "nouveau père". Aujourd'hui, on dirait "père déconstruit". - E.L'Eléouet: Il trouve qu'il est un père normal.

Pour écrire ce livre, je les ai vus ensemble. C'est incroyable de voir la tendresse entre ces 2 êtres. - A.-E.Lemoine: Un papa qui confie à J.Martin en 92 que sa fille n'était pas contente qu'il soit l'invité de "L'Ecole des fans". "Je ne veux pas que tu ailles avec des petits enfants que tu aimes et qui chantent des chansons." C'est ce qu'il dit à J.Martin.

Vous faites une irruption non désirée en pleine interview sur la RTBF. - Lola, tu vas là-bas jouer. Tu es gentille.

Tu es un ange. Mon père ne m'a jamais frappé, mais ça a gueulé. Lola, je ne veux pas que tu restes ici parce qu'il y a la télévision. - Je veux rester. - Et ben...

Quelle autorité...

Je vais le dire à maman. Elle va t'engueuler. - A.-E.Lemoine: C'est maman qui grondait? - L.Séchan: Le rôle des femmes, à l'époque...

Il n'a jamais su gronder. - C.Lacourt: C'est l'ancêtre du télétravail. - P.Cohen: Lolita, grande source d'inspiration. 3 ans après "Morgane de toi", il y a eu une autre chanson qui s'adresse à vous.

C'est l'une des chansons qui est devenue un de ses emblèmes, "Mistral Gagnant". - M'asseoir sur un banc, 5 minutes avec toi et regarder le soleil qui s'en va. Parler du temps qui est mort, te dire que les méchants, c'est pas nous.

Si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux car ils ont l'avantage d'être deux. Et entendre ton rire s'envoler aussi haut que s'envolent les cris des oiseaux. Le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants.

Et les mistral gagnant. Et les mistral gagnant. - P.Cohen: C'est une chanson qui n'est pas née dans l'effort, la souffrance, la sueur.

C'est une fulgurance. - E.L'Eléouet: Cette année à Los Angeles...

Il était en studio à ce moment-là. Il a appelé Dominique, la maman de Lolita. Il a pris sa guitare et à l'autre bout du fil, il s'est mis à jouer et à chanter.

Elle lui a carrément dit: "Si tu n'enregistres pas cette chanson, je divorce." Il trouvait ça impudique. - L.Séchan: C'était trop intime pour lui, oui.

C'est étrange de revoir tout ça à la télé. - A.-E.Lemoine: Vous êtes très émue.

Vous avez chanté "Mistral Gagnant" sur scène, au Zénith, en 88, aux côtés de votre père. - L.Séchan: Non.

Je ne chantais pas. Il avait un décor incroyable, comme beaucoup de ces décors à l'époque. Le coût de la vie n'était pas le même.

Il avait un baobab sur scène, une balançoire. Tous les enfants du monde auraient rêvé d'aller sur cette balançoire. J'avais la chance de pouvoir y aller de temps en temps.

Donc je m'incruste, à la fin. - A.-E.Lemoine: Vous avez eu une enfance à part, presque bénie.

C'était le cas jusqu'à vos 13 ans, à l'adolescence. Ou un peu plus tard. La dépression de votre père, l'alcool dans lequel il se réfugiait vont bouleverser votre quotidien.

Vous êtes devenue une vigie, une sentinelle, avec votre mère, auprès de votre père. - L.Séchan: Ce sont des choses qu'on peut dire aujourd'hui avec le recul.

Mais sur le moment, comme n'importe quelle famille, on est dans le tourbillon de la vie qui bascule. Ce sont des choses qui glissent, pas qui arrivent soudainement. Il faut apprivoiser ce qui se passe chez nous, comprendre quel est le vrai mal-être.

L'alcool, c'est un camouflet. Ce sont des choses qui permettent de tenir. C'est très long avant de poser un diagnostic, d'avoir les bonnes personnes en face et d'être accompagné.

Je pense que ma mère a lutté des années pour l'accompagner avec ses armes à elle, au quotidien, en s'usant. Moi, j'étais ado. C'était impossible d'abandonner. - A.-E.Lemoine: Vous avez pris le relais de votre mère.

Vous avez dit: "Maintenant, repose-toi. C'est à moi d'être là." Votre père dit: "Lolita m'a sauvé la vie." - L.Séchan: Ce sont des phrases que les journalistes aiment bien.

Je pense que pour sauver quelqu'un, il faut tout un village. Nous, on a toujours vécu en groupe, en smala. D'ailleurs, quand on a fait le livre, on a rencontré beaucoup de personnes qui ont témoigné.

On a fait tous les entretiens. C'était un groupe. Ma mère était au coeur de l'explosion nucléaire, puis moi.

Après, il a eu une autre compagne, un autre enfant. Ils l'ont accompagné aussi. Maintenant, il a d'autres personnes autour de lui.

Il y a plusieurs personnes qui servent de remparts. - E.L'Eléouet: C'est une bande qui se soudent autour de lui et qui ne lâchent jamais.

Renaud a quelque chose de particulier. Il est à la fois quelqu'un de très timide et introverti, mais il a une force en lui qui fait qu'il vous attrape, qu'il vous aspire. C'est presque un ogre, parfois.

Il a une force en lui. - L.Séchan: Je l'appelle mon "maxi monstre".

Ce n'est pas pour rien qu'il a ce charisme, qu'il a écrit ce qu'il a écrit et qu'il a eu ces engagements. On parle de maladie mentale, mais on ne peut pas essentialiser un homme à cela. Ca fait partie de son parcours.

Il a une force vitale. On peut dire qu'on le soutient, mais on ne pourra jamais dire qu'on le sauve. - A.-E.Lemoine: Il a dit: "Je veux vivre." - L.Séchan: A un moment, je lui ai demandé de choisir.

Pour pouvoir aider, il faut quand même que la personne dise: "Je te laisse un peu de temps." - P.Lescure: Vous évoquiez l'origine des tourments de Renaud.

Il y a peut-être une des racines qui vient d'un concert à Moscou en 85, quand il chante "Déserteur". *-Mon pantalon trop court, mon fusil... - P.Lescure: En entendant ces paroles, les 3000 spectateurs sont partis d'un coup.

Ca l'a marqué, persuadé que tous les communistes allaient lui en vouloir. - E.L'Eléouet: Oui.

Il s'est senti attaqué, vraiment. Dans la loge, après, il rentre dans une colère monstrueuse. Il a une désillusion terrible.

Ca va l'atteindre moralement, psychiquement. L'un de ses régisseurs raconte qu'après le concert, ils prennent un bus et voient un char, ce qui était assez courant. Et il pense que le char va le viser.

C'est dire à quel point cet épisode l'a vraiment bouleversé, transformé. Il y a eu un après-Moscou qui a été dur pour tous ses projets, tout son entourage. - P.Lescure: Vous l'appeliez de temps en temps "paparano". - L.Séchan: Ce qu'il s'est passé à Moscou, c'était l'utopie qu'il avait dans le collectif, l'envie de lutter pour les peuples.

Ca, c'est la politique. Cette chanson particulièrement est antimilitariste et elle pourrait encore résonner aujourd'hui. C'est quelque chose de difficile à accepter. - L.Sénéchal: En 75, sa première télé, il chante "Camarade bourgeois", avec D.Gilbert. - D.Gilbert: Un garçon qui s'appelle Renaud.

C'est son 1er passage à la télévision. Il a un peu le trac. Il est né il y a 20 ans, à Paris.

Ecoutez l'accent et regardez la casquette. - Camarade bourgeois, camarade fils à papa, t'as vraiment pas l'air con, quand tu sors le dimanche ton petit complet veston et ta chemise blanche... - L.Sénéchal: Pour se faire repérer, au début, Renaud chante devant le Café de la gare, où jouait Coluche, dans la rue, avec sa guitare.

Et ça a marché. - E.L'Eléouet: Il avait joué sur scène avec Coluche, aussi.

Coluche pouvait être dur, mais il avait senti que ce jeune homme avait quelque chose de revendicatif, d'énervé, d'écorché, qu'il disait quelque chose qui racontait ce qu'était la société française. Il voulait aussi renverser la table, il avait fait Mai 68. L'engagement est venu très tôt chez Renaud.

Il n'a cessé de l'animer. Ses textes sont très engagés, c'est presque de la lutte armée. - L.Sénéchal: Coluche, c'était votre parrain, d'ailleurs, Lolita. - L.Séchan: C'est fou de voir une chanson comme ça à la télé de l'époque.

Quand on voit les diverses nuances de l'anarchisme qu'il peut avoir, mon père, selon les phases de sa vie...

Parfois, c'est la lutte armée. On a du mal à imaginer aujourd'hui à la télé ce genre de discours. Peut-être que ça ferait du bien.

Et après, ça va être le retour à la terre avec une conscience écologique. - L.Sénéchal: Il n'y a personne qui a vraiment repris le relais du combat de Renaud? - L.Séchan: Il y a plein de gens qui dénoncent.

L'envie de faire tout péter, parfois, ça fait du bien. - A.-E.Lemoine: Vous avez voulu faire ce livre, qui raconte les choix, les chansons, la trajectoire de Renaud.

Renaud est dans Le Pas de côté de Patrick, ce soir. - P.Cohen: C'est moins un pas de côté qu'un point central, tellement ce concert est important.

Vous y avez beaucoup travaillé. Un pas de côté en 2007, 18 ans en arrière. L'histoire de ce concert, c'est que votre père se promène sur Internet, sur les forums de fans de Renaud.

Il entame des discussions avec eux. Ils le prennent pour un imposteur. Il a fallu qu'il prenne son téléphone et qu'il appelle l'un des modérateurs du forum.

Puis lui vient l'idée de dire: "Mais quel serait votre concert idéal? Votre playlist rêvée?" Et les fans établissent une liste de 100 chansons.

C'est beaucoup pour un concert. Il l'a réduite à 70. Là, il dit: "Je peux le faire." Donc il décide de louer La Cigale, dans le 18e arrondissement de Paris.

La place est à 1 euro. Un t-shirt collector est offert. 70 chansons, ça fait 5 heures 30 de concert.

C'est le concert le plus long de toute sa vie. En voici un aperçu. - C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.

Moi, la mer, elle m'a pris, je me souviens, un mardi. Viens faire un tour dans la ruelle, je te montrerai mon opinel. Sur le zinc d'un bistro des plus cradingues... - P.Cohen: Ces images ont une histoire extraordinaire que je vais raconter dans 2 minutes.

Mais d'abord, pour vous montrer la charge affective que Renaud a attachée à ce concert, cet extrait d'une interview dans le DVD où il explique qu'il avait décidé d'amener ses objets préférés sur scène. - Renault: J'ai amené tous les objets que j'aimais chez moi. Et j'ai amené ça, un pavé de Mai 68.

J'ai amené mes drapeaux, mes photos du Che, de Brassens, de Coluche. Mon blouson "Lolita" en cuir. - P.Cohen: Pourquoi ce souvenir et ces images sont un miracle?

Parce que du côté de la technique, ça n'a pas suivi. Vers la fin du spectacle, la sono pète, la captation aussi. Il n'y a donc aucune image officielle de ce concert.

Il y avait le son. C'est là que vous intervenez, Lolita. Vous décidez de partir en quête des vidéos tournées par les fans présents dans la salle ce soir du 27 septembre 2007.

Il y avait 1200 spectateurs, à peu près. Vous parvenez à regrouper 2 heures de rush. Grâce à vous, on découvre à quoi ressemblait ce concert.

Les images sont amateurs, de qualités variables, mais l'émotion est formidable. On ressent l'émotion de Renaud et celle de ses fans C'est un grand moment de communion sur scène. - Il y a un mariole, il a au moins 4 ans, il veut te piquer ta pelle et ton seau. - TA COUCHE CULOTTE AVEC LES BONBECS DEDANS.

LOLITA, DEFENDS-TOI, FOUS-Y UN COUP DE RATEAU DANS LE DOS. - P.Cohen: La salle entière connaît les chansons par coeur.

C'est un super coffret collector avec 4 CD, 6 vinyles, le DVD du concert. Il y a l'affiche originale. - A.-E.Lemoine: Le temps que Patrick déplie l'affiche, "La Grande Librairie" aura déjà commencé! - P.Cohen: C'est un objet merveilleux et c'est une histoire extraordinaire. - L.Séchan: Ca faisait 20 ans que ces bandes avaient disparu.

Même le son, c'était très dur à retrouver. Je me suis dit: "Je commence, je veux retrouver ça." Parce que pour moi, c'était le dernier concert où il était vraiment en pleine forme.

Et l'euro symbolique, c'était reversé à une association de femmes battues et victimes de violences, qui subissaient des incestes dans les familles... - A.-E.Lemoine: C'est là où on se félicite que le public filme avec son téléphone.

Tout le monde se plaint du public qui filme avec son téléphone. Parfois, ça sert. C'est la petite morale inutile... - L.Séchan: Il y avait des téléphones à clapet, en 2007. - A.-E.Lemoine: Camille, votre chanson préférée, c'est "Mistral Gagnant".

Celle d'Alice, c'est "Manhattan-Kaboul". - A.-E.Lemoine: Est-ce que c'est vrai que c'est vous et votre mère qui avez donné à Renaud l'envie de faire cette chanson? - L.Séchan: Il lui reste cette musique, sans paroles.

Il est en studio depuis des mois. C'était un de ses musiciens qui l'avait composée. Il n'y avait pas de texte.

C'était dans l'année qui suivait le World Trade Center et les attentats. On lui disait: "Toi qui parles toujours des individus qui subissent les guerres"...

Il n'a pas forcément de chapelle. Mais il lutte pour les individus, les enfants dans les guerres. On lui a demandé pourquoi il ne parlait pas de ceux qui subissaient ce qui se passait à ce moment-là.

Ca a été le début de plein d'autres choses. - A.-E.Lemoine: Il y avait une de ses chansons au générique d'un film de M.Blanc avec G.Lanvin. - Avant qu'il ait pu dire un mot, j'ai chopé le mec par le paletot et je lui ai dit: "Toi, tu me fous les glandes.

Tu n'as rien à foutre dans mon monde. Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre." - E.Dhéliat: C'est un clin d'oeil par rapport à la météo, "marche à l'ombre". - A.-E.Lemoine: C'est pour ça! - E.Dhéliat: Ce soir, on parlait du cancer.

Cette phrase, "casse-toi, tu pues", on a envie de la dire pour le cancer. C'est pour ça que j'ai choisi cette chanson. - A.-E.Lemoine: Dans une autre vie, vous avez chanté.

Vous étiez speakerine sur la Une, qui n'avait pas encore été privatisée. Vous annonciez une émission consacrée à H.Salvador. - Monsieur Brassens nous fait l'honneur de prendre Henri comme accompagnateur.

Et savez-vous ce qu'ils vont chanter? - E.Dhéliat: Oui, "Je me suis fait tout petit devant une poupée". - On vous invite sans prétention... - E.Dhéliat: Il y a F.Gall, aussi. - Installez-vous en attendant. - A.-E.Lemoine: Vous ne vous en souvenez pas? - E.Dhéliat: De temps en temps, on me propose de faire "Danse avec les stars", mais pas "The Voice". - A.-E.Lemoine: Bienvenue autour de cette table. - E.Dhéliat: Nous allons connaître aujourd'hui pratiquement le même type de temps que les jours précédents.

Il fera un maximum de 37 degrés à Toulouse. Excellent après-midi. A ce soir. - A.-E.Lemoine: C'était la préhistoire des cartes météo. - E.Dhéliat: Tout à fait.

Ca a beaucoup changé. Les coiffures aussi. Rires. - A.-E.Lemoine: Vous aviez fait une permanente.

Non? Pardon pour ce diagnostic capillaire nul et non avenu. Evelyne, on vous libère.

Vous avez 2 minutes pour vous rendre à TF1 et présenter le bulletin météo à vos téléspectateurs. - E.Dhéliat: Je ne peux pas rester avec vous.

Les téléspectateurs vont peut-être basculer sur TF1? - A.-E.Lemoine: Non!

Ils ont interdiction. Il va faire beau, demain? - E.Dhéliat: Oui...

Un anticyclone est là et nous protège. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Un souvenir pour Alice? - L.Sénéchal: Il y a 15 ans jour pour jour, vous étiez élue Miss Bourgogne. - Il s'agit d'A.Detollenaere.

Applaudissements. - A.Detollenaere: L'élection de Miss France, je n'y vais pas très confiante.

Je sais qu'il va y avoir vraiment de très belles filles. Après, je me dois d'assurer le show, car Miss Bourgogne, ce n'est pas seulement une personne, mais tout un comité derrière. J'ai envie de leur faire honneur. - L.Sénéchal: Vous participez à Miss France l'année d'après.

Vous n'en gardez pas un super souvenir. Vous dites que c'est une compétition inutile. - A.Detollenaere: J'ai dit ça?

Pour le coup, ça a été très utile et formateur. C'est une grosse organisation. Le comité Miss Bourgogne, c'est très familial.

Les personnes qui nous accompagne sont des papas et des mamans d'autres Miss. L'organisation de Miss France, c'est une grosse industrie. Rétrospectivement, je me dis que ça a été intéressant, mais ce n'est pas fait pour tout le monde. - A.-E.Lemoine: On a été ravis de retrouver cette image.

Un petit coucou à Mister livres, A.Trapenard, pour "La Grande Librairie", juste après notre émission. - A.Trapenard: Salut.

Quelle joie de vous voir et de voir votre plateau. On relit les classiques, on leur rend hommage, ce soir. Avec moi, R.Sattouf, P.Delerm, P.Everett, mais également A.de Clermont-Tonnerre, et P.Humm.

Bonne soirée sur France 5. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Il est 22h07. A la une de ce mercredi, youpi, c'est la rentrée parlementaire! Les députés étaient tellement contents qu'ils ont lancé des ola géantes. - Ola! - B.Chameroy: On y va?

Il faut que ça fasse le tour. - A.-E.Lemoine: Il y a un casseur de ola. - B.Chameroy: Le RN fait son retour au bureau.

Public Sénat a invité l'un de mes chouchous. - Il faut être clair...

Il bafouille. - B.Chameroy: C'est parti pour la clarté. - C'était vrai pour J.Chirac...

Il bafouille. - B.Chameroy: Il y a eu les rencontres de la gauche, organisées par C.Delga.

Il y avait O.Faure, M.Tondelier, F.Roussel et un petit nouveau. - Merci d'accueillir "Charles eureusement"... - A.-E.Lemoine: Bienvenue dans ce bordel. - J'aimerais qu'on parle d'abord... - C'est une évidence.

Merci de le rappeler. - Comme tu t'es levé, je me lève aussi. - B.Chameroy: R.Glucksmann s'est levé un peu trop tôt. "Maintenant que je suis debout, je ne peux plus me rasseoir, c'est trop tard.

J'attends, finalement. C'est long... - Quelle fougue... - B.Chameroy: Oh oui... "Quelle fougue..." Parlons de ce sujet...

Je me suis foutu dedans. Tu vas voir pourquoi. Parlons de ce sujet. - J'aimerais qu'on parle d'abord de l'articulation à gauche... - B.Chameroy: Je n'aurais peut-être pas dû me foutre de leur gueule. - Le danger aujourd'hui, c'est l'extrême droite...

Ils bafouillent. - B.Chameroy: Why not? - Je reçois ce soir un ancien Premier ministre, ancien ministre des Affaires étrangères et membre du Conseil constitutionnel.

Sa parole est rare. - B.Chameroy: En même temps, c'est peut-être parce qu'il ne peut pas dire grand-chose. - Mon statut au Conseil constitutionnel m'interdit de descendre dans l'arène politique.

Mon statut m'interdit de plonger dans l'arène politique. Je siège au Conseil constitutionnel, ce qui m'oblige à un devoir de réserve sur l'actualité de politique intérieure. - B.Chameroy: Une parole aussi rare qu'après "C à vous" la semaine dernière, "C dans l'air" hier, Radio Classique ce matin...

Vu qu'il ne peut pas commenter l'actu du moment... - Le dernier mot de mon livre, c'est "espérance".

Tout le monde me tire dessus. Nous sommes la cible de toutes les attaques. Poutine d'un côté, Trump qui n'est plus un allié...

Nous avons eu des moments de désaccord. - B.Chameroy: Une seule interview aurait suffi.

Ca commence à devenir très compliqué pour les journalistes de trouver des sujets intéressants. - Qu'est-ce qui gagne? L'espérance. - Et l'omelette aux champignons? - Non, aux truffes.

Il faut trouver de bonnes truffes. C'est parfois difficile. - B.Chameroy: Et ça, c'était une exclu Radio Classique.

Et si on prenait des nouvelles de L.Wauquiez? Il continue à tourner des vidéos sur ses réseaux avec des cadrages étranges. - J.-L.Mélenchon et LFI...

Notre devoir est de leur faire obstacle. Rires. - B.Chameroy: Il est hyper intrusif, presque autant que M.Switek hier soir. - Vous allez bien?

Vous êtes du côté de Bayonne? Votre compagnon est... - Prof. - J'ai le droit de dire combien vous gagnez? - Oui... - B.Chameroy: M.Switek avait vraiment envie que les Français invités en plateau se mettent dessus. - Il y a autour de moi des dizaines de Français.

Certains sont venus armés... - B.Chameroy: Quoi?

Ca ne va pas, la tête? Ils sont armés de leur fiche de paie car étouffés par les taxes. - En France, on est le pays champion des niches fiscales.

Il y en a tellement qu'on pourrait presque ouvrir un chenil. - B.Chameroy: Allez!

Une autre! - Qu'est-ce qui se cache derrière ces niches? Très souvent, ceux qui... - A.-E.Lemoine: Je reconnais bien la patte de Maxime. "Le Forum BFM", l'émission préférée des contrôleurs fiscaux. - Tu vas me faire une petite facture.

Je vais te donner 1000 euros. Toi, tu vas payer pas grand-chose. Les gens qui ont de l'argent... - On a l'expert-comptable derrière qui dit que ce n'est pas une bonne idée. - Comme beaucoup de professions libérales, je ne travaille plus en décembre... - Vous ne travaillez plus? - On se comprend. - B.Chameroy: Il va recevoir du courrier, ce monsieur.

Parmi les invités, P.Brun, qui a tenté de se débarrasser discrètement de son collègue en lui lançant des sorts. - Ca s'appelle des arbitrages.

On va réduire les cotisations retraite. - B.Chameroy: Plus de 2 heures 30 de discussion sur les finances publiques, c'est long.

Pour M.Switek, c'était trop peu. - Merci à tout le monde.

Si vous avez raté le début de l'émission, dans un instant, ça recommence. - B.Chameroy: Ils rediffusent l'émission juste après.

On devrait faire pareil. Si vous avez raté ma chronique, ça recommence. - A.-E.Lemoine: Hey! - B.Chameroy: Bonsoir.

Il est 22h07. Youpi, c'est la rentrée parlementaire! Je m'arrête là. - A.-E.Lemoine: Tu ne veux pas retenter une ola? - B.Chameroy: Ca démarre par là et c'est une vague. - A.-E.Lemoine: Ouais!

Bravo! S'il y avait eu de la musique, ça aurait été bien. Merci à tous les quatre d'avoir accepté notre invitation à dîner.

Fracas. Ca va?