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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 30 septembre 2021 25 minAutoproduitFond programmatiqueCulture, médias & sportEurope & internationalSolidarités & familleÉducation & recherche

Clôture de la Saison Africa2020

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  • 2:30Président de la RépubliqueChiffre
    « Ce sont 1 500 événements culturels, scientifiques, entrepreneuriaux qui ont été organisés et qui ont réuni plus de 4 millions de spectateurs. »
  • 3:30Président de la RépubliqueFait
    « 54 pays africains couverts et un large champ disciplinaire : culture et idées, recherche et économie, art de vivre. »
  • 5:00Président de la RépubliqueChiffre
    « 350 projets pédagogiques qui ont pu être menés dans les écoles françaises. »
  • 8:30N'Goné FallChiffre
    « Nous avons réalisé 30 Focus femmes dans les arts, les sciences et l'entrepreneuriat, sur tout le territoire français, notamment en Corse. »
  • 9:30N'Goné FallChiffre
    « 11 jeunes originaires de 11 pays africains ont intégré des institutions partenaires, pour une mission de service civique sur plusieurs mois. »

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Bienvenue. Bienvenue dans cette maison, Mesdames et Messieurs les ministres, Madame la Commissaire générale, chère N'Goné, Monsieur le Président de la Fondation Gilbert et Rose-Marie Chagoury, cher Gilbert, Monsieur le président du Comité des mécènes, cher Stéphane, Madame la présidente de l'Institut français, Mesdames et Messieurs, chers amis. L'objectif de ce dîner, c'est évidemment de célébrer cette saison qui a demandé tant de travail à beaucoup et a été un tel engagement pour nombre d'entre vous.

Je voudrais commencer mon propos par un remerciement tout particulier à Gilbert Chagoury et son épouse, sans qui nous ne serions pas là aujourd'hui parce que, cher Gilbert, vous vous êtes engagés constamment, et c'est grâce à votre soutien, votre confiance et votre grande générosité que cette saison a pu voir le jour et être fidèle à l'ambition que nous lui avions fixée. Et c'est grâce à vous que nous sommes tous réunis pour fêter la créativité contemporaine africaine et pour fêter votre pays, le Nigeria, pour lequel vous connaissez mon attachement. Chers Mike, Aliko, Abdul Samad, Tony Je suis heureux de tous vous accueillir au Palais de l'Elysée pour ce dîner de clôture.

Permettez-moi de vous remercier d'avoir fait le déplacement jusqu'à Paris, quelques mois à peine après notre dernière rencontre à Versailles, fin juin. J'avais mis la pression sur quelques uns d'entre vous, je m'en souviens. Mais, maintenant, vous avez rempli votre mission.

Vous vous en souvenez sûrement, en juillet 2018, à Lagos, au Shrine, chère N'Goné je crois que vous n'oubliez pas cette soirée, nous avions lancé cette saison Africa 2020. Vous avoir avec nous ce soir, représente beaucoup pour moi. Et je dédie cette soirée de clôture au Nigeria et à la créativité.

Ce soir, grâce à N'Goné, nous sommes un peu à Lagos, nous ressentons son énergie. Nous sommes très honorés de la présence parmi nous de deux artistes Nigérians, [ INAUDIBLE ] et Qudus Onikeku. Merci à vous deux d'être ici et de nous laisser découvrir votre monde, votre musique, vos goûts, etc.

Cette saison est née dans le discours de Ouagadougou en novembre 2017, grâce à une idée originale du Conseil présidentiel pour l'Afrique, et notamment Liz Gomis qui est ici, Yvonne est aussi présente parmi nous, qui a d'ailleurs suivi cette saison depuis ses fonts baptismaux jusqu'à aujourd'hui. Merci Liz, tout particulièrement. Mais, pour que cette saison hors normes voie le jour, il a fallu convaincre la commissaire d'exposition N'Goné Fall et, pour tous ceux qui la connaissent, je crois qu'ils se doutent que ça n'a pas été facile.

Il s'agissait d'une saison, je vais être à dessein provocateur, culturelle en France, pire avec l'État français, qui couvre tout le continent, 54 pays pour un seul pays. Et c'est peut-être parce que c'était une folie que N'Goné a accepté de relever le défi. Et, si elle avait su qu'une pandémie passerait par là, je ne suis pas totalement sûr qu'elle aurait dit oui à ce moment, mais elle est là ce soir, après 40 mois d'efforts ininterrompus, de jours, de nuits, de batailles contre parfois, je dois le dire, tous les conservatismes.

Donc merci tout particulièrement, N'Goné. Elle va continuer, c'est la bonne nouvelle. C'est une provocation de ma part.

Elle s'est beaucoup battue et, avec l'équipe de l'Institut français que je remercie aussi tout particulièrement, vous vous êtes battus pour que les projets se fassent, se fassent dans les lieux qui avaient le plus de sens. On était tout à l'heure ensemble, c'était magnifique, à la conciergerie, pour que, jusqu'ici même, cette saison prenne son sens malgré la pandémie. Et c'est vrai que nous avons tout eu contre nous.

Il a fallu programmer, déprogrammer, reprogrammer mais vous avez réussi à ce que cette saison soit fidèle à l'identité qu'on avait voulue : une co-construction, des rencontres, des échanges, des découvertes et la pluridisciplinarité. Au final, ce sont 1 500 événements culturels, scientifiques, entrepreneuriaux qui ont été organisés et qui ont réuni plus de 4 millions de spectateurs. Ce sont 210 villes de France métropolitaine et ultramarine, 12 quartiers généraux, dont beaucoup sont parmi nous ce soir, 30 Focus femmes, 489 structures partenaires en Afrique et 422 en France, 54 pays africains couverts et un large champ disciplinaire : culture et idées, recherche et économie, art de vivre.

Et je voudrais remercier tous les opérateurs et artistes présents ce soir, et tout particulièrement ceux qui sont venus du continent. Merci à vous d'être là. Ce sont aussi des rencontres totalement inédites, un public diversifié découvrant, grâce à la programmation de la saison, des lieux de culture dans lesquels ils ne s'étaient jamais rendus et, inversement, un public d'habitués découvrant des artistes et des œuvres dont ils ignoraient tout.

Et c'est aussi tout le travail engagé avec la diaspora, pour qu'elle soit pleinement impliquée dans cette saison. Et je suis heureux que certains, j'en reconnais, soient parmi nous ce soir, aussi. Mais cette saison, ce n'est pas qu'une saison culturelle, c'est bien plus que cela.

Grâce à l'implication inédite de plusieurs ministères ici présents, c'est en effet une saison qui a embrassé très largement des projets. La ministre de la Culture est là qui a porté nombre de ces projets, et je l'en remercie, avec des responsables d'établissements culturels français. Philippe, nous étions parmi vous tout à l'heure et merci encore de l'implication de votre établissement.

C'est aussi une implication inédite du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Ce sont 350 projets pédagogiques qui ont pu être menés dans les écoles françaises. Je veux ici tout particulièrement remercier le travail de [ INAUDIBLE ] aux côtés du ministre, qui a porté ce volet avec enthousiasme et conviction.

C'est peut-être le plus important, en tout cas le plus fécond, car c'est le regard de nos enfants que nous pourrons durablement changer. Et c'est ainsi qu'aussi les perceptions seront à nouveau bâties car l'objectif, ce que nous poursuivons depuis le début, c'est bien de réinventer la façon d'enseigner l'Afrique en France, de regarder le monde avec les yeux de la diaspora comme du continent africain, et de complètement convertir les regards et la relation entre l'Afrique et la France. Et, à ce titre, le rôle de la culture, de l'éducation mais aussi de l'entrepreneuriat économique, est essentiel.

Avant de conclure, je voudrais chaleureusement remercier nos mécènes, Gilbert Chagoury que j'ai déjà évoqué bien sûr, mais aussi nos autres mécènes africains, le Groupe AXIAN, le Groupe Sipromad, et je voudrais aussi tout particulièrement remercier les mécènes français, le président du Comité des mécènes, Stéphane Richard pour le groupe Orange et Patrick Pouyanné pour Total Énergies. Merci de votre implication et de votre présence ce soir, mais du fait que vous n'ayez jamais lâché, y compris quand les temps étaient plus difficiles, ainsi que les groupes JC Decaux, Pernod Ricard, Sanofi, Société Générale, Vinci, CFAO, Engie, Thales, Thomson et Veolia. Vous avez cru en cette saison et vous y êtes restés fidèles.

Merci pour cela. Je remercie l'Institut français qui a porté cette saison aux côtés de la commissaire générale, avec un merci tout particulier à Jean-François Guéganno, devenu aussi l'un des principaux visages de cette saison auprès de vous, Madame l'ambassadrice. Et je tiens à remercier également les deux ministères de tutelle, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture ; l'Agence française de développement, cher Rémy ; et l'Agence France Volontaires, comme tous les partenaires médias ici présents, sont aussi des alliés indispensables et fidèles et qui contribuent, par leur politique aussi, à nous aider à changer ce regard.

Et donc merci infiniment. Vous l'aurez compris, cette saison c'est plus qu'une saison. C'est une page qui s'écrit et qui, j'espère, nous permettra de changer en profondeur la manière de créer, d'envisager le monde, de l'apprendre, de le bâtir.

Et, en particulier, je veux que ce que nous ayons semé auprès de nos jeunesses permette justement, dans la durée, de nous aider à bâtir un monde nouveau. C'est le sens de tous les efforts que nous déployons depuis 2 018, pour renouveler la relation entre le continent africain et la France. C'est le sens de notre engagement sur les restitutions du patrimoine africain et de tous les projets de coopération muséale qui doivent les accompagner.

Je pense au Bénin, bien sûr, à qui nous restituerons dans les prochaines semaines les 26 œuvres du trésor d'Abomey. Je pense à tous les projets que nous devons continuer de construire ensemble. C'est le sens de notre action en faveur des industries culturelles et créatives, grâce aux efforts conjoints de l'Agence française de développement, de l'Institut français, du Centre national du cinéma et de tous nos partenaires.

C'est le sens du nouveau Sommet Afrique-France qui se tiendra à Montpellier vendredi prochain, exclusivement consacré à la jeunesse et à la société civile, avec un travail formidable d'Achille Mbembe, et où tous ces sujets seront mis à l'honneur. Je crois que ce qu'a montré cette saison, c'est justement qu'elle ne pouvait pas durer qu'une saison. Ces quartiers généraux qui se sont déployés à Paris et dans toute la France, ont révélé un désir d'échange et de dialogue sur et avec l'Afrique, qui ne peut pas rester sans lendemain.

Et je crois qu'il nous faut aujourd'hui penser en France ce lieu qui n'existe pas, un lieu de création et d'exposition dédié, un lieu de dialogue et d'échange, un espace de débats et d'idées, de liberté d'expression, un lieu de ressources pour tous ceux qui s'intéressent à l'Afrique d'aujourd'hui, un lieu de découverte pour le jeune public, une sorte de quartier général permanent. Ce projet doit être un projet collectif, un projet qui peut prolonger l'engagement de tous et de tous ceux en particulier qui ont contribué au succès de cette saison. Au-delà de cela, je pense que la démarche, les efforts, tout ce qui a été fait et inventé, doit se poursuivre.

Donc je compte énormément sur vous pour que les chemins qui ont été ouverts, les voies d'eau qui ont été tracées, on ne les laisse pas se refermer en quelque sorte. Mais que, partout à travers notre territoire, partout dans nos écoles, nous continuions à œuvrer, inspirés par ce que cette saison a permis de bâtir et de construire, y compris les projets les plus fous et les plus insensés, sur le plan scientifique, sur le plan culturel, sur le plan économique, pour que nous continuions à transformer la relation. Et pour qu'aussi notre diaspora, notre jeunesse, tous les Françaises et les Français qui sont issus du continent africain comprennent qu'il y a aussi une part d'eux-mêmes qui est une part profondément française mais qui a à dire quelque chose de l'Afrique en France, et qui est une chance inouïe pour la France.

Parce que je pense que cette saison leur a permis aussi de le découvrir et que tous les artistes africains qui, le temps d'une saison, ont pu s'exprimer ici puissent y bâtir résidence et continuer à y créer, à y exposer, et que toutes nos institutions et nos lieux les plus éminents et les plus intimidants continuent de les faire dialoguer et découvrir au public. Merci à toutes et tous d'y avoir cru. Merci de l'avoir permis.

Merci de l'avoir fait. Je passe maintenant la parole à N'Goné. Monsieur le Président de la République, chers membres du Comité des mécènes de la Saison Africa 2020, chers invités.

Au départ il y a une idée, organiser en France une saison des cultures africaines. J'ai accepté l'invitation de piloter cette saison pour lui donner du sens. J'ai commencé par organiser un atelier de réflexion à Saint-Louis du Sénégal en juin 2018.

Avec quatre personnalités africaines, nous avons identifié treize questions faisant l'objet de recherches et de productions intellectuelles, scientifiques et artistiques, sur un territoire de 30 millions de kilomètres carrés et de plus d'un milliard 200 millions d'habitants. Diffusion des connaissances, réseaux sociaux, innovation technologique, redistribution des ressources, flux financiers, bancaires ou pas, émancipation économique, histoire, mémoire, archives, circulation des personnes, des idées et des biens, territoire, qu'il soit physique ou mental, conscience et mouvement politique et citoyenneté. Bâtir le projet autour de ces enjeux majeurs du 21e siècle m'a permis de le dégager du cadre restreint d'une saison culturelle, pour en faire un laboratoire de production et de diffusion de pensée, d'idée et de savoir.

Cette saison, caisse de résonance d'agents du changement, est le socle d'un idéal collectif d'émancipation politique, sociale, économique et culturelle, porté par des peuples confrontés aux mêmes défis en terre africaine. Co-construite par des professionnels africains, en partenariat avec des structures françaises, la saison Africa 2020 est un projet panafricain et pluridisciplinaire, centré sur l'innovation dans les arts, les sciences, les technologies, l'entrepreneuriat et l'économie. Elle met l'humain au centre, place l'éducation au cœur de sa programmation, rend hommage aux femmes et cible en priorité la jeunesse.

J'ai structuré la saison Africa 2020 autour de trois piliers. Les quartiers généraux Africa 2020 sont des centres panafricains temporaires, des ruches de fabriques, de récits et d'imaginaire, avec une programmation pluridisciplinaire sur plusieurs semaines. Il y a douze QG dans différentes régions de France dont la Martinique.

Et, normalement, il y a Manuel Césaire avec nous, de Fort de France. Le Focus femmes est dédié à plus de la moitié de la population du continent africain. Des professionnelles africaines ont conçu des projets qui amplifient la visibilité des femmes d'Afrique et de sa diaspora récente.

Nous avons réalisé 30 Focus femmes dans les arts, les sciences et l'entrepreneuriat, sur tout le territoire français, notamment en Corse. Le volet éducation, plateforme d'apprentissage et de production participative de connaissances et de savoirs, se décompose en plusieurs programmes. Outre les divers projets éducatifs des jeunes publics, des établissements d'enseignement supérieur ont intégré des projets dans leurs programmes pédagogiques.

Le programme de mentorat dont j'avais rêvé a pu se concrétiser. Grâce à l'AFD et France Volontaires, 11 jeunes originaires de 11 pays africains ont intégré des institutions partenaires, pour une mission de service civique sur plusieurs mois. Trois de ces jeunes sont avec nous ce soir.

L'histoire générale de l'Afrique, initiée par l'Unesco en 1964, est une perspective africaine de l'histoire de la totalité du continent, depuis l'apparition de l'homme jusqu'à l'époque contemporaine. À la demande de l'Union africaine, l'UNESCO a produit des outils pédagogiques à partir des huit volumes de cette œuvre pionnière. Mis à la disposition des États africains, ils ont pour objectif d'harmoniser l'enseignement de l'histoire de l'Afrique sur tout le continent.

Dans le cadre de la saison Africa 2020, j'ai proposé d'offrir ces outils pédagogiques à la France. Ils ont été confiés au ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, qui a mis en place, en partenariat avec l'Unesco, un plan national de formation pour la rédaction de fiches pédagogiques et la formation, cette année depuis mars, de 150 professeurs des écoles, à l'enseignement de l'Afrique. Le ministère a également permis la réalisation de 350 projets pédagogiques en milieu scolaire en France, en partenariat avec autant d'écoles en Afrique.

J'aimerais exprimer mes plus sincères remerciements à Emmanuel Macron qui, à mon avis, ne sait toujours pas dans quoi je l'ai embarqué, à Franck Paris, Marie Audouard et Rima Abdul-Malak qui, à mon avis, me prennent pour une folle, pour information, mon nom de famille se prononce " fal " et, en wolof, ça veut dire " l'élue ", au Comité des mécènes de la saison Africa 2020, sans qui ce projet n'aurait jamais vu le jour ; la Fondation Gilbert et Rose-Marie Chagoury, Orange, Total Foundation, AXIAN, Sipromad, JC Decaux, Pernod Ricard, Sanofi, Société Générale, Vinci, CFAO, Engie, Thales, Thomson Broadcast et Veolia. Au nom de toutes les équipes et de tous les partenaires, je vous remercie. À l'AFD et Rémy Rioux, qui a été le premier à croire en cette saison si ambitieuse, sans me prendre pour une folle.

À l'Institut français, Opérateur désigné par l'État, pour mettre en œuvre ce projet dans tous les départements, au-delà du pôle des saisons, a accompagné la saison Africa 2020 sur le plan administratif, logistique, de la communication et du mécénat. Aux cinq renforts français de cette saison hors-normes qui voulaient, je les cite, " contribuer à un projet historique qui nous concerne personnellement de par nos origines " Quatre d'entre eux sont avec nous ce soir. Au ministère de la Culture, ainsi qu'au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Au ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, pour sa mobilisation exceptionnelle. À France Volontaires et aux 11 jeunes volontaires d'Afrique, pour leur enthousiasme. À l'Unesco qui a accepté, sur ma proposition, d'offrir au nom de tous les Africains un corpus de notre savoir à la France.

Je ne sais pas où en est la convention qui devait être officiellement signée entre la Secrétaire générale de l'Unesco représentant l'Afrique et le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports représentant la France. J'imagine que c'est en cours et que l'acte le plus symbolique de la saison Africa 2020 aura la visibilité médiatique qu'il mérite. Aux 210 villes partenaires en France métropolitaine et ultramarine, aux 911 structures partenaires en France et sur le continent africain qui nous ont permis de réaliser plus de 1 500 événements dans les arts, les sciences et l'entrepreneuriat, aux partenaires médias pour leur complicité et au Comité consultatif pour son soutien bienveillant.

Au comité de programmation de la saison Africa 2020, Mamadou Diouf, Amadou Fall Ba, Julia Grosse, Yvette Mutumba, Yvonne Mburu, Aphrodice Mutangana Neo Muyanga, Jay Pather Alex Moussa Sawadogo, Aristide Tarnagda et Mohamed Zoghlami. À [ INAUDIBLE ], [ INAUDIBLE ] et Fatoumata, les trois personnages de l'affiche de la saison Africa 2020, et au photographe Omar Victor Diop, dont le regard a su capturer avec intelligence et subtilité l'essence de cette saison si singulière. À mes camarades de la première heure qui sont là à l'écran, les quatre cerveaux de Saint-Louis, sans qui cette saison aurait été une coquille vide de sens. [ INAUDIBLE ], [ INAUDIBLE ], [ INAUDIBLE ] qui est avec nous et Sarah Rifky.

Et, bien entendu, à ma famille et au groupe SAF dont les messages revigorants m'ont permis de ne jamais oublier qui je suis et d'où je viens. Cette saison, que j'ai pilotée pendant 40 mois dans un contexte extrêmement difficile, a été un parcours d'obstacles. Et, lorsque la Covid 19 a frappé à la porte, le sous-titre de ce projet a pris tout son sens.

Cette invitation à regarder et comprendre le monde d'un point de vue africain a obligé nos partenaires français à ne rien prendre pour acquis, à se réinventer en permanence pour affronter l'adversité et l'incertitude. Je les ai invités à faire preuve de pragmatisme, d'innovation et à résister à la tentation de jeter l'éponge car cette capacité de résistance, caractéristique à l'Afrique, je l'ai insufflée à cette saison Africa 2020 afin que nous puissions surmonter collectivement toutes les épreuves. La saison Africa 2020 a été témoin d'une conversation inachevée avec ma sœur d'armes, la Nigériane Olabisi Obafunke Silva, fondatrice du Centre d'arts CCA Lagos.

Mon dernier message WhatsApp, le 12 février 2019, est resté sans réponse. Elle venait de s'éteindre à Lagos, emportée par un cancer. Sa rigueur, son intégrité et sa générosité ont laissé un grand vide sur les cinq continents.

Elle nous manque. Elle me manque. Le Focus femmes et le volet éducation de la saison Africa 2020 lui sont dédiés.

Si la saison Africa 2020 tire officiellement sa révérence ce soir, tout comme moi, cette aventure humaine n'est pas terminée. Une nouvelle page s'ouvrira demain car cette saison n'est qu'un chapitre de la longue histoire d'un mouvement panafricain global dont nous sommes les héritiers et les artisans. Nous sommes des passeurs et des émetteurs de courants de pensées qui, depuis des siècles, inspirent et impactent des esprits créatifs sur tous les continents.

Merci de votre attention.