Incendies: Sébastien Lecornu lance un avertissement aux assureurs qui "ne joueront pas le jeu"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous annoncer dans quelques instants emmène aussi d'autres territoires qui ont pu être touchés ces dernières semaines par des incendies importants. Je pense notamment au Var, à la Corse avec des enjeux de reconstruction, des enjeux de relogement, d'accompagnement en matière de solidarité d'un certain nombre de nos compatriotes. Enfin aussi des enjeux sur la résilience, comme on le dit en tout cas l'adaptation de ces constructions à l'avenir aux risques incendies, aux différents risques aussi climatiques d'ailleurs qui peuvent découler de cela, à la relance des territoires en question.
C'est vrai pour les les finances des collectivités locales, singulièrement d'ailleurs les finances communales. Enfin si le monde économique, surtout qu'à chaque fois nous sommes en général dans des départements touristiques qui sont largement impactés évidemment par la rupture que nous avons connus dans la saison. Je veux quand même démarrer en ayant évidemment un message non seulement de reconnaissance mais aussi de confiance dans les services de l'Etat ici en Gironde.
La préfète de région, évidemment, Sophie Broca, le contrôleur général, directeur départemental du service d'incendie et de secours, parce qu'on parle beaucoup de ce qui n'a pas été sauvé, c'est d'ailleurs bien légitime et bien naturel, mais enfin il y a aussi tout ce qui a été sauvé dans la lutte contre ces incendies, les vies humaines, qui était quand même évidemment le vrai sujet, la vraie préoccupation majeure pour nous, la mise en protection des sites Céveso ou les sites industriels dangereux, parce que l'actualité passe, mais on finit par oublier qu'il y a quelques semaines, nous n'opposions quand même des questions qui étaient redoutablement complexes. Limiter évidemment les évacuations pour ce qui était nécessaire. Je rappelle aussi qu'il y a seulement quelques semaines, nous posions la question d'une évacuation tout simplement de la ville de Bordeaux, en tout cas jusqu'à la Garonne et que que tout a été fait avec l'ensemble des moyens qui étaient à la disposition de l'État pour mettre en protection avant tout les personnes.
Ça n'a pas suffi, vous le savez, le ministre de l'Intérieur le sait mieux que quiconque pour préserver la vie de deux sapeurs-pompiers qui ont perdu la vie ici en Gironde, qui sont morts au feu, qui ont rejoint malheureusement la liste d'autres sapeurs morts au feu cette année en France et malheureusement la liste de celles et ceux qui ont déjà perdu la vie ces dernières années. Et puis bien sûr l'ensemble des biens qui ont été protégés et donc ce qui nous amène aujourd'hui à nous projeter un tout petit peu plutôt vers l'avenir et en disant comment on retrouve une vie normale ici dans les territoires concernés et comment on est capable de déclencher la solidarité nationale. Et c'est pour ça qu'on a choisi de le faire très vite ce 17 août parce que la saison touristique n'est pas complètement terminée, parce que la rentrée scolaire constitue une angoisse importante pour les populations qui ont été évacuées et surtout sinistrées, qui ont tout perdu dans ces incendies, sur lequel il convient désormais de donner des outils, des moyens, débloquer des sommes d'argent importantes pour permettre de se projeter vers l'avenir, de réussir la rentrée autant que faire se peut et surtout de préparer déjà les saisons qui viendront notamment sur le risque incendie.
La première chose que je veux redire, je l'ai dit tout à l'heure mais je le dis parce que je vois bien ce qu'il y a pu être dit ici ou là, soit par les polémiques politiciennes menées par les uns et les autres, surtout par les réseaux sociaux, par certaines sphères complotistes. Nous n'avons rien à cacher sur le déroulé des opérations. La directrice générale adjointe de la sécurité et civile est ici.
Nous avons demandé avec Laurent Nunez à ce que des réunions puissent se tenir assez rapidement avec l'ensemble des communes concernées, tout simplement pour montrer, comme on le fait d'ailleurs dans les opérations militaires avec le pouvoir politique, ça m'est déjà arrivé de le faire comme ministre des armées. Qu'est-ce qui s'est passé minute par minute ? Comment les décisions ont été prises ?
Ce sont souvent des décisions qui n'ont pas été prises à Paris, ça coule sous le sens. En généralement, pas non plus à Bordeaux d d'ailleurs, parce qu'on est sur des décisions tactiques de terrain. Et je pense qu'au fond, au moment où tout le monde a parfois dit un peu, tout ou n'importe quoi, il n'est pas inutile de remettre un tout petit peu de rationalité, de vérité.
Et en tout cas, on n'a rien à cacher. Et donc cette opération de transparence rationnelle, clinique si j'ose dire. Elle a beaucoup de sens, elle permettra aussi à tout un chacun de comprendre la difficulté dans laquelle se sont retrouvés les services de l'Etat et les pompiers avec une multitude de départs de feu et un phénomène climatique je vous rappelle, tout à fait particulier ce jour-là puisque d'un feu conventionnel il est devenu convectif avec donc un embrasement tout à fait particulier que nous n'avions pas connu jusqu'à présent.
De cette vérité nous permettra, et cette transparence nous permettra aussi d d'accompagner quand même un territoire qui est profondément bouleversé, dans lequel on le voit bien ça m'a été rapporté compris hier après-midi où j'ai décidé de me déplacer sans caméra, sans protocole. J'ai passé plus de deux heures avec le maire des Porges et ça m'a permis d'avoir un contact particulier avec la population, pardon de le dire devant les journalistes mais sans caméra évidemment ça change tout, il y a un enjeu psychologique majeur. Un enjeu de suivi des individus, des personnes fragiles, parfois des personnes moins fragiles mais qui commencent à découvrir des fragilités, les gens ont tout perdu et donc là aussi il y a une approche profondément psychologique sanitaire même quelque part qu'il va nous falloir muscler.
Beaucoup de choses ont déjà été mises en oeuvre mais je commence par là parce que c'est ce qui m'a le plus frappé dans les rencontres que j'ai pu avoir ce matin mais surtout hier après-midi sur la commune du Porsche. Ensuite évidemment un certain nombre d'annonces que le gouvernement met sur la table ce matin pour permettre de déclencher la solidarité nationale. Clairement on assume de sortir l'artillerie lourde parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture et qui permet à tout le monde de se projeter localement.
La première des choses évidemment c'est la question du relogement. Beaucoup de relogements d urgences. On va augmenter les fonds d'accompagnement des collectivités locales pour ces relogements d'urgence parce que parfois ce sont des solutions qui sont complètement temporaires, des mobil homes, des meublés qui pouvaient être occupés par des touristes mais comme il n'y a plus de touristes ça permet d'accueillir des populations sinistrées.
Tout ça, c'est le mieux que l'on pouvait faire dans les moments que nous connaissons. Un jour viendra l'hiver. Il faut donc trouver désormais des solutions de temps moyen et de temps long.
Et donc ça, c'est évidemment un enjeu qui est clé. Je citais la rentrée scolaire. Et puis bien sûr, le relogement n'a deux sens que si on ne donne pas une perspective de reconstruction.
Alors là, ça pose des questions qui sont à la fois simples et redoutables. La question simple, c'est toutes les reconstructions d'habitations qui peuvent être faites, je ne dirais pas à l'identique. Parce que les Françaises et les Français, nos compatriotes qui sont concernés par ça, n'auront peut-être pas envie de reproduire à l'identique la maison qu'ils avaient.
C'est leur droit le plus strict. En tout cas, s'ils veulent reconstruire quelque chose d'équivalent, il faut que ce soit possible et possible très rapidement. Il y a un enjeu avec les assurances, j'en dirais un mot.
Mais en tout cas, moi, je ne veux pas que la puissance publique, c'est-à-dire les communes et l'État, soient montrées du doigt ou qu'on leur reproche une bureaucratie excessive qui retarderait justement ce retour à la normale et qui retarderait le deuil et qui retarderait au fond la capacité à retrouver une vie normale. Ce que nous allons donc faire, c'est que nous allons pour les reconstructions en équivalence, faire en sorte que ces permis de construire puissent être délivrés globalement sous un délai d'un mois. Un mois c'est rapide, ça peut être moins d'un mois.
Je sais qu'un certain nombre d'habitants qui me l'ont dit en tout cas, sont prêts pratiquement à les déposer rapidement. Tout le monde n'est pas non plus à égalité en fonction de si vous avez déjà votre architecte ou est-ce que vous en êtes avec votre assurance etc. Mais en tout cas on veut pouvoir aller très très vite et pour les reconstructions qui seraient plus délicates au regard de l'environnement notamment lié à la forêt ou à des risques naturels.
Là aussi on va demander à la mission d'appui d'élaborer une doctrine très rapide qui va permettre à la préfecture et aux maires de pouvoir délivrer des permis de construire qui sont un tout petit peu différents. On sait qu'il peut y avoir des obstacles légaux importants, loi littoral, loi sur l'eau, on est dans un environnement qui est contraint. Donc là il y a un point d d'équilibre à trouver entre rapidité et par refaire ou faire n'importe quoi dans la construction.
Parce que les mêmes qui veulent que ça aille très vite aujourd'hui seront les mêmes qui, dans deux ou trois ans, diront « Mais pourquoi vous avez laissé faire ? » Un grand classique. Donc là on va travailler très rapidement et on va reprendre ce qui avait fonctionné pour Notre-Dame de Paris.
On a un texte sur le logement porté par le ministre Vincent Jean Brun en ce moment, ici même. Et donc nous allons injecter un article dans cette loi de type « Notre Notre-Dame de Paris » sur les zones dans lesquelles nous avons eu un sinistre qui va nous permettre justement d'avoir un véhicule législatif qui permettra au maire, responsable de délivrer le permis de construire et à la préfecture d'avoir une base légale particulière, extraordinaire en quelque sorte qui permettra d'aller vite. Alors la vitesse passera aussi par les assurances.
Je ne vous cache pas que c'est le point le plus aigu de ce que j'ai pu entendre hier et ce matin, je pense même pouvoir dire que nous nous sommes faits engueuler à la place des assureurs. Donc nous ne manquerons pas évidemment de restituer aux assureurs ce que nous avons entendu. J'ai demandé à l'État et au service de l'État de jouer les interfaces.
Beaucoup trop de gens, et je passerai un message personnel au grand patron des compagnies d'assurance. On a vraiment trop d'habitants qui sont complètement bouleversés par ce qui s'est passé. Et le méandre même de la relecture d'un contrat d'assurance, des petites polices, de savoir si on était à 150 mètres du feu ou pas à 150 mètres du feu.
Tout ça, déjà, c'est très compliqué. Mais en fait, ça devient un obstacle quasiment insurmontable. Donc on ne va pas se substituer aux assureurs.
Enfin, on va quand même se mêler de la relation entre les assurés et leurs assurances. Et on va le faire avec beaucoup de loyauté vis-à-vis des compagnies d'assurance. On n'est pas là pour taper sur elles.
Mais enfin, je le dis quand même, celles et ceux qui joueront le jeu, on dira lesquels ? Et celles et ceux qui ne joueront pas le jeu, on dira lesquels aussi, parce que c'est encore un univers concurrentiel dans lequel nous avons bien le droit de donner notre avis. Ensuite, il y a un enjeu de solidarité territoriale important.
C'est un très grand département, les Landes aussi, le Var aussi. Départements particulièrement peuplés. Là, on va avoir globalement plusieurs outils qu'on débloque maintenant.
Le premier, c'est évidemment pour les collectivités locales. Françoise Gattal s'en est occupé. C'est au fond, on a des collectivités qui ont clairement été mises à l'épreuve.
Les réseaux, pour avoir vu ça de près hier, la situation des voiries, certains bâtiments qui ont parfois dû être déconstruits rapidement, bref, et puis pas que le curatif, pas que réparé il y a aussi clairement dans ces communes un besoin de se reprojeter sur l'avenir on est au début du mandat municipal en plus on ne peut pas demander à un conseil municipal qui vient de se faire élire ou Je voudrais élire que la seule feuille de route du mandat qui s'ouvre, c'est uniquement faire du poste incendie. Donc là, c'est le sens des 12 millions d'euros que nous débloquons et pour les Landes et pour la Gironde, qui va vraiment être déléguée à la préfète de région, donc échelon local. Chez Aurélien Ré, c'est très important.
Moins on gère depuis Paris et plus on redonne des capacités aux acteurs locaux, mieux ce sera. En tout cas, c'est notre philosophie. Et on va s'y employer.
Mais cette somme d'argent, elle va être disponible dès maintenant. Et donc, elle va permettre aux collectivités de lancer les travaux sans retard et au fond aussi leur permettre de bâtir une forme de plan de relance. L'autre grand enjeu, c'est évidemment le soutien au monde économique.
Alors là, au fond, vous avez deux zones. Les zones qui ont été évacuées slash sinistrées, d'abord sinistrées et donc évacuées, puis les zones évacuées sans être sinistrées pour faire très vite. Première famille de territoire et de communes qui nous font impérativement traiter en urgence, j'en dis un mot tout de suite.
Puis les territoires non évacués, dans lesquels heureusement il n'y a pas eu de sinistre, mais dans lesquels il y a quand même eu un choc économique. La ville de Bordeaux, la métropole Le Bordeaux étant sans doute d'ailleurs le meilleur des exemples. Et pour autant c'est quand même cette métropole qui a accueilli les personnes déplacées, qui a évidemment pris le choc sur le volet touristique.
Là on va donc adapter nos outils pour qu'on ait vraiment quelque chose de sur-mesure. Pour l'ensemble du monde économique, plusieurs outils ont été mis sur la table par le conseil régional, par la métropole, on va les accompagner. Nous l'État, Serge, nous mettons aussi en place un certain nombre de plans de soutien à l'économie qui va passer notamment par des exonérations de cotisations sociales.
Exonération, c'est pas report. C'est-à-dire en clair, l'État fait un moratoire, efface les cotisations sociales, période de 3 mois, dans lequel l l'ensemble des entreprises et des acteurs économiques qui ont connu le sinistre ou qui sont dans une zone évacuée verront un accompagnement de cette nature. Ce qu'on va faire pour les cotisations sociales, comme nous l'avons déjà fait pour le chômage partiel, je vous le rappelle qu'est déjà lancé, le décret a été pris, il a été publié au journal officiel.
On va le faire également sur la fiscalité, notamment sur la taxe foncière dans laquelle l'État acquittera la taxe foncière à la place de ses entreprises pour les collectivités locales. Et donc là on a bien une relance et fiscale et sociale avec beaucoup de rapidité. Ce sont donc des dispositifs que vous retrouverez dans le projet de loi de finances pour 2027, dans le texte initial du gouvernement.
Ces exonérations les étaient demandées, ou l'avez entendu sans doute, il y avait beaucoup de craintes que ce soit seulement un déport ou un report de paiement pour avoir fait mon petit tour, y compris hier. J'ai bien vu que ça ne fonctionnerait pas. Et donc on va évidemment vers une mesure qui est assez radicale, un peu coûteuse pour les finances publiques.
Mais bon, je l assument dans la mesure où en plus vous avez beaucoup d'acteurs économiques qui sont saisonniers et dont, pardon, l'enfance est une porte ouverte. Ça veut dire aussi que l'hiver ne leur permettra pas de récupérer ce qu'ils ont perdu l'été. Et donc ça nous renvoie à l'année prochaine.
Et le vrai risque, c'est de voir des acteurs économiques touristiques disparaître. Et de voir au fond un restaurateur qui ne rouvre pas, un lôeur de matériel nautique qui disparaît complètement. Le risque est réel, même si les chiffres de la saison à cette mi-août sont contrastés en fonction des communes, on va vous les communiquer, mais sont mises sur la table.
Vous le voyez, globalement, on a sorti l'artignerie de groupe. Ensuite, on va essayer très rapidement d'avancer sur quelques sujets importants. La civiculture, l'ensemble de l'économie de la forêt qui draine évidemment une création de richesses locales extraordinairement importante.
C'est vrai pour la Gironde, Mathieu, c'est vrai aussi pour les Landes, dans lequel là, je vous rappelle qu'il faut 30 ou 40 ans pour voir un arbre repoussé. Donc on a un énorme enjeu de valeur. Là aussi des mesures fiscales seront mises sur la table pour accompagner la filière.
Il y a un enjeu de dialogue, on le sent bien avec les collectivités locales, avec les habitants. Comment on repeuple ces forêts autour ? Là, il y a un équilibre à trouver entre rapidité et en même temps l'urgence de réfléchir Pour être complètement transparent, ça renvoie, et là pour le coup la mission y travaillera, ça renvoie à la question de ces fameuses ELD, ces obligations légales de débroussaillement, dont on ne peut pas dire que ce fut très respecté, je crois pouvoir le et qui n'est pas du tout neutre, parce qu'y compris avec les pompiers qu'on a pu voir ce matin et je reverrai cet après-midi, on le voit bien qu'intervenir dans des zones propres, nettoyées ou dans des zones qui ne l'étaient pas, a tout changé évidemment pendant le traitement de tactique du feu.
Et évidemment, là aussi, il nous faudra y revenir. Une catastrophe peut en annoncer une autre. L'ensemble de ces forêts et de ces arbres pompés énormément d'eau, dans des zones qui jadis étaient humides, comme vous le savez, et qui ont été asséchées justement par la civiculture.
Tout ça remonte à Napoléon III et depuis. Bon, désormais, on a donc un risque d'inondation qui peut être important pour l'hiver prochain et sur lequel les services de la préfecture ont déjà commencé à travailler avec évidemment l'ensemble des élus, des enjeux de biodiversité. Je pense qu'on a tous été émus et bouleversés parce qu'on n'a pas réussi suffisamment à sauver et pourquoi c'est la faune qui quand même paye un très lourd tribut dans ces incendies.
Donc là aussi, c'est vraiment un sujet qu'il faut mettre sur la table. Agriculture, la ministre est là avec un bon échange ce matin avec les représentants de la Chambre de l'agriculture parce qu'on aurait pu craindre plus de feux de culture au début. L'impact quand même est réel, plus les filières pêche parce que les ostréiculteurs également portent aussi un impact important sur ce qui a été fait.
Donc au fond, on aura un retour d'expérience comme on l'a fait à chaque fois. Le tout, évidemment, c'est d'en tenir compte puisqu'on voit bien que j'étais ministre des Armées en 2022 quand j'avais mobilisé l'embryon d'Ephaïstos à l'époque qu'on avait renforcé. J'ai regardé le retour d'expérience de 2022.
Il faut être honnête, il y a toute une partie qui a bien été prise en compte, incontestablement. Tous ceux qui disent que c'est faux, etc. ne connaissent pas le dossier.
Après, il y a un problème de rapidité. On ne peut pas dire qu'il n'y a rien de fait, on ne peut pas dire que les mauvaises expériences du passé sont mises de côté, dans un tiroir, on ne regarde pas, c'est faux. Il y a un problème de vitesse d'exécution.
Il est certain que la manière dont on met ça en œuvre désormais doit être beaucoup plus rapide et fait avec beaucoup plus de radicalité peut-être et d'urgence que ce n'a été fait jusqu'à présent, mais je pourrais répondre à vos questions. Voilà. Est-ce que les ministres vous souhaitais compléter d'un mot sur quoi je n'ai pas été...
Vas-y, ça. Juste un mot pour compléter ce que vous venez de dire, monsieur le Premier ministre. D D'abord, la constitution d'un fonds de garantie entre la BPI, donc l'État et la région.
À date, il est de 30 millions. D'avoir un effet levier 30 millions, c'est-à-dire que quand la région met 1 euro, la BPI met 2 euros. Et donc il pourrait s'ouvrir à beaucoup plus que ça si nécessaire.
Mais ce fonds va être intéressant parce que c'est un fonds effectivement qui, en termes de reconstruction, va compter. Il peut aller beaucoup plus loin, on en a discuté avec le président de région, pour refaire venir les touristes aussi puisque l'activité touristique a besoin d'être relancée. Nous avons constitué un plan de communication avec une stratégie de communication destination Lange-Gironde, avec un budget de 2 millions d'euros qui est constitué d'acteurs privés, d'argent local, avec la commission départementale régionale du tourisme, avec la région et avec l'Etat.
Et puis Atout France est en train de travailler aussi à l étranger. Parce que les images qu'on a vues, là, des feux, voilà, ont quand même joué un rôle très négatif. Donc il faut corriger ça, aller revoir dans les bureaux tous tous les touristes anglais, notamment néerlandais, allemands qui étaient habitués à venir dans cette belle région.
Donc les convaincre qu'ils peuvent maintenant revenir. Et puis nous organiserons un partage d'expériences sur ce qui s'est passé sous l'égide de l'ONU-tourisme, avec des pays comme le Portugal, comme l'Espagne, comme la Grèce, même le Canada, qui ont subi ça pour que nous en tirions des expériences et que nous puissions les travailler. Voilà, monsieur le Premier ministre.
Merci, monsieur le Premier ministre. Bonjour à tous. Monsieur le Premier ministre parlait tout à l'heure de retour d'expérience et dans le retour d'expérience, il y a aussi la validation de ce qui a bien fonctionné.
Et donc je voudrais saluer l'engagement exemplaire de l'ensemble des élus des départements qui sont touchés par ces graves incendie, la capacité de solidarité entre les communes, les départements, les régions, mais aussi le travail remarquable de coopération qui a été fait avec les préfets. Ensuite, il y à l'aide de l'accompagnement financier dont le Premier ministre parlait, qui démarre par cette aide d'urgence et qui sera ensuite complétée. Et puis il y a un besoin qui est fortement exprimé par les élus locaux, c'est l'efficacité, la rapidité et la capacité à construire des réponses jusqu'au bout.
Et il y a des dispositions importantes qui ont été prises en plus de la mission de reconstruction et d'adaptation, c'est la création d'une fonction de coordinateur auprès des préfets qui permettra pour les collectivités d'avoir un interlocuteur et d d'identifier un responsable, de mise en œuvre de tous les services de back-office pour permettre aux élus locaux d'accomplir toutes les opérations qui sont nécessaires, de délivrance d'autorisation, mais aussi de reconstruction de certains équipements. Et puis enfin, une chose aussi extrêmement importante, c'est la manière dont nous allons pouvoir, ensemble, mettre en œuvre tous les services techniques de l'État. Je pense au CEREMA pour identifier des fragilités d'infrastructures routières ou parfois de ponts.
Donc un accompagnement technique des collectivités pour les aider à aller plus vite et plus loin, et en tout cas de réussir cette phase de reconstruction. Et puis, je voudrais parler des plans communaux de sauvegarde. La plupart des communes de ces territoires avaient des plans communaux de sauvegarde, c'est-à-dire la prévention en quelque sorte, la définition de l'organisation, comment on gère une crise, comment on protège, comment on sécurise, comment on héberge les gens, comment aussi on nourrit les pompiers, tous les bénévoles qui viennent aider ces plans communaux de sauvegarde ont plutôt été efficaces.
Monsieur le Premier ministre l'a rappelé, il n'y a pas de victime civile à déplorer. Nous déplorons naturellement le décès des sapeurs-pompiers mais nous avons eu des choses qui ont très bien fonctionné et avec les préfets, nous ferons aussi des retours d'expérience sur ces plans communaux de sauvegarde pour les mutualiser à une échelle d importance. Les agriculteurs ont contribué puissamment à la lutte contre les incendies et je veux leur adresser aujourd'hui l'expression de ma reconnaissance.
Ils ont mis à disposition leurs engins agricoles, ils ont véritablement lutté pied-à-pied contre le feu et apporté une aide substantielle à nos pompiers. Ils ont été utiles aussi parce que le fait même de cultiver la terre, dits élever des animaux, est une façon de l lutter contre un embroussaillement, une déprise qui peut favoriser la propagation du feu. Rien n'est plus efficace pour lutter contre le feu qu'une parcelle irriguée, qu'une prairie pâturée, qu une viticulture entretenue et je pense que cela doit nous inspirer une réflexion dans la reconstruction des territoires touchés par les incendies.
L'agriculture est un outil de résilience et de lutte contre les incendies. Je pense qu'il faut que nous en tirions tous les enseignements. Bonjour à tous.
Comme le disait très justement M. le Premier Ministre tout à l'heure, l'enjeu du relogement est évidemment au cœur des préoccupations de chacun d'entre nous. Je voudrais d'abord me féliciter du travail excellent qu'il y a pu avoir entre les services de l'État, Mme la Préfète, avec l'ensemble des collectivités locales et tous nos partenaires que ce soit les bailleurs sociaux, actions logements et y compris d'ailleurs les assurances.
On a beaucoup parlé des assurances tout à l'heure, on veillera à ce qu'elles soient pleinement mobilisées. Ils ont pris un certain nombre d'engagements en ce sens et pour qu'on puisse pallier au mieux à l'urgence du relogement, que chacun puisse s'être accompagné. C'est le cas aujourd'hui. 100 % des personnes qui se sont signalées aux différents centres uniques d'accompagnement ont aujourd'hui une solution d'hébergement.
Évidemment, il est notre responsabilité de se projeter sur le long terme. Monsieur le Premier ministre, on avait ensemble préparé le Notre-Dame du logement. On ne pensait pas que la symbolique irait jusqu'à parler de bâtiments détruits par les flammes et cette nécessité de le reconstruire le plus vite possible.
Mais évidemment, ici, cela prend tout son sens, cette capacité à construire vite, bien et même mieux puisque l'idée c'est de construire de manière plus sécure par rapport aux risques incendie bien sûr, c'est à dire pas forcément dans les mêmes zones. Il y aura quelques zones probablement qui seront identifiées comme nécessitant de ne plus construire là et et je sais que c'est le travail de la mission. Et puis, évidemment, pour tout le reste, la capacité à reconstruire le plus vite possible.
Ça signifie, comme l'a dit M. le Premier ministre, d'avoir des règles d'urbanisme qui permettent d'aller le plus vite possible, notamment quand on reconstruit quelque chose à gabarit équivalent. Et c'est vrai sur la capacité de délivrer un permis de construire très rapidement, un mois, comme l'a dit le monsieur le Premier ministre, mais également dans le fait de limiter les recours des tiers, c'est-à-dire les recours contentieux contre le projet de reconstruction, avec l'idée là aussi de raccourcir les délais d'une part et deuxièmement de ne permettre aux requérants que d'attaquer les éléments qui seraient différents de ce qu était le bâti à l'époque.
Et donc finalement, si vous rajoutez une extension dans votre construction, là on peut éventuellement avoir un recours des tiers. Sur le reste, non, grâce au projet de loi Relance Logement qui j'espère sera inscrit très rapidement à l'Assemblée national, on aura la possibilité d'apporter ces solutions pour accélérer la reconstruction. Dans les cas très particuliers où la construction serait un peu longue et qu'il nécessite de l'hébergement transissoire, on aura un décret qui permettra d'avoir des constructions dites provisoires, c'est-à-dire sans fondation, que ce soit sur votre propre terrain ou sur un terrain communal par exemple, qui jusqu qui s'étaient autorisés pour un an et qui, cette fois, seront autorisés pour trois ans de façon à accompagner les projets qui nécessiteraient un temps un petit peu plus long.
En tout cas, on sera évidemment au rendez-vous du relogement et de la reconstruction. Bonjour à tous, je suis Premier ministre. S'agissant de la gestion de la forêt, celle-ci appelle à la fois des mesures d'urgence immédiates et des mesures de plus long termes qui vont contribuer à la façonner pour les décennies à venir.
S'agissant des mesures immédiates, le gouvernement a pris un arrêté de sinistre reconnaissant la grande ampleur de ce feu au sens du code forestier, ce qui qui permet de procéder à des coupes sans plus de délai, notamment évidemment des arbres qui sont dépérissants, à la fois pour protéger les populations et puis pour prévenir le développement soit des squelites, soit des insectes Parmi les mesures d'urgence également, le gouvernement va prévoir une aide au broyage pour les jeunes peuplementants qui n'auront plus d'intérêt sylvicole pour les petits peuplementants dans les mois et les semaines à venir, comme ça avait été fait en 2022, en anticipation des besoins des exploitants forestiers. S'agissant du moyen et du long terme, la mission va piloter la reconstruction de la forêt qui nécessite deux choses, à la fois, comme l'a dit le Premier ministre, du consensus local entre l'ensemble des acteurs, à commencer par les élus locaux, mais mais également les acteurs privés et publics de la forêt. Et puis, un appui sur l'expertise scientifique avec ici, notamment pas très loin de Bordeaux, à Sestas, l'INRAE qui fournit une expertise scientifiques de référence et de qualité.
Et puis, dans le moyen terme, il y a aussi évidemment le renouvellement forestier pour lequel les moyens seront en hausse dans le prochain projet de loi de finances. C'est s'agissant également des mesures de moyen et de long terme. Évidemment, il n'y a aucune forêt qui est pyro-résistante ou aucune silviculture qui est magique.
Il faut donc renforcer nos actions de prévention, notamment en matière d'obligation légale de dévrosaillement, à la fois pour les clarifier, pour faire montre aussi de plus de pédagogie. Une fois que celles-ci ont été clarifiées et mieux explicitées, alors on pourra faire montre de plus de responsabilisation des personnes qui sont en charge de ces obligations. Et dernier point, pour la construction des pistes ou les aménagements des pistes dans les forêts de défense contre l'incendie, le Le gouvernement propose de déclarer une raison publique d'intérêt majeur, ce qui permet d'éviter le recours à une dérogation d'espèces protégées et donc de placer la protection et la sécurité publique au premier rang.
Merci beaucoup. Pardon, nous sommes un peu longs, mais au moins vous avez la vision panoramique de l'ensemble des mesures qui ont été mises sur la table et qui intéressent très directement les populations concernées pour cause d'ensemble de ces mesures en général. On fait l'objet de demandes qui ne sont parvenus les jours qui ont précédé cette visite.
Avez-vous des questions ? Bonjour, Monsieur le Premier ministre. Je ne sais pas si on l'entend bien.
Thibaut Petit pour TF1 et LCI. Vous l'avez dit vous-même, vous étiez au Porsche ce matin, sans caméra, à la rencontre selon votre entourage de pompiers, de sinistrés. Beaucoup vous attendaient devant la mairie et puis après devant cette caserne de pompiers.
Pourquoi ne pas être allé à leur rencontre alors qu'ils ont l'impression parfois que l'État les abandonne ? L'État ne les abandonne pas. Je pense que l'ensemble des annonces qu'on vient de faire montrent l'inverse.
J'ai fait deux choses, je pourrais dire. Hier, j'ai tenu vraiment à y aller sans corps préfectorale, sécurité la plus minimaliste avec le maire et ça m'a permis vraiment de rencontrer un certain nombre d'habitants. Saluer d'ailleurs par ailleurs les CRS qui font la sécurité sur la plage du porge.
Et puis ça m'a permis, sur carte, de véritablement aussi travailler, notamment affiner les mesures telles que nous le faisons aujourd'hui. Après, vous commencez à me connaître, je ne cours pas après la communication, je le dis avec respect pour les chaînes info. Enfin, soit on court après la com et on travaille mal à la fin parce qu'en plus la présence de caméras modifie tout.
Tout pour nous, aussi pour les populations concernées puis aussi pour vous d'ailleurs. Soit en charge, à travailler sérieusement et au fond, on fait un peu moins de com. D'autres le font pour nous, ça tombe bien, mais on fait un peu moins de com.
Et c'est vrai que je préfère faire ça. Après, est-ce que dans le montage du déplacement entre nous, aller aux Porge après les annonces auraient été mieux sans doute ? Ça, je le concède bien volontiers parce que ce matin, on a reçu le collectif qui était représentatif justement des gens qui étaient non loin de la mairie ou du centre d'incendie et de secours.
Et elles-mêmes, d'ailleurs, nous ont dit qu'elles prenaient des notes pour expliquer aussi tout ce qu'on a pu dire dans le cadre de cette réunion. Après, il est vrai que aller au porge après les annonces que je viens de vous faire change un peu les choses. Il se trouve que pour des raisons d'agenda, c'est l'inverse qui a été fait, mais le la blessure et donc la colère que ça peut évidemment susciter est énorme.
Moi, je le comprends très, très bien. Un peu plus d'empathie que moi sur cette affaire-là. Mais justement, plutôt que des grandes phrases, plutôt que de faire des tweets, plutôt que de se montrer en photo et plutôt que de se mettre en scène, je préfère mettre du concret.
Et c'est vrai, c'est ma culture d'élu. Je fais confiance au maire, au conseil municipal. Les gens que vous avez vus ce matin, ils ont voté au mois de mars, pour des gens qui sont légitimes, pour travailler avec nous, pour nous demander des choses, pour nous engueuler, pour nous dire que c'est bien ou pas bien.
Et c'est vrai que je fais ça. Un peu à l'ancienne, mais j'assure. Ça n'enlève rien au respect que j pour tous les gens qui étaient là ce matin.
Mais c'est sur le résultat qu'il faut être jugé. Monsieur le Premier ministre, bonjour. Jefferson des Sports pour Sud-Ouest.
En août 2023, dans les colonnes de Sud-Ouest, Gérald Darmanin, qui était alors ministre de l'Intérieur, annonçait la création d'une seconde base de la sécurité civile à Mont-de-Marsan, une base pérenne, permanente avec des moyens aériens. Cette question était au centre des derniers incendies. Est-ce que cette promesse de l'État est définitivement enterrée ?
Ou est-ce que les lignes peuvent encore bouger ? Et juste une précision sur le relogement ? Est-ce que les personnes seront relogées le temps de la reconstruction qui, elle, peut durer peut-être plusieurs mois ?
Merci. Laurent, tu veux...
Oui, M. le Premier ministre, sur la base, effectivement, il y a eu Il y a eu une annonce, il y a eu un projet qui n'a pas été abandonné. Il n'a pas été mis en œuvre pour des raisons essentiellement opérationnelles.
Pas financières mais opérationnelles, les ministres de l intérieur successif, on préférait in fine ce qu'on appelle le prépositionnement opérationnel de moyens aériens au plus près des théâtres d'opérations. C'est ce qui se fait ici dans cette zone avec des prépositionnements notamment à Bordeaux-Mérignac avec notamment un, plusieurs dash, des airs tractors. Voilà donc c'est le choix qui a été fait maintenant et ça a été évoqué ce matin, ça a été clairement évoqué ce matin, plusieurs élus ont interpellé le Premier ministre, m'ont interpellé.
Et le président, d'ailleurs, du Conseil départemental des Landes a écrit au Premier ministre qu'il m'a saisi pour que nous étudions la question, à la fois financièrement mais surtout opérationnellement. Il ne faut pas penser que l L'installation d'une base aérienne ici au plus près du massif des Landes de Gironde serait la solution idéale. Il y a derrière des coûts de maintenance, il y a des coûts d'entretien, tout ça se regarde.
En tout cas, pour autant, on va dire que rien n'a été fait. Il y a ce prépositionnement qui est fait tous les jours en fonction de la carte de vigilance météo et risque feu de forêt. Pour l'instant, le projet à la demande du Premier ministre.
Mes services vont procéder de nouveau à l'étude de cette implantation. Sur la question du logement, l'idée est évidemment d'accompagner toutes les familles. Beaucoup bénéficient d'un contrat d'assurance qui va leur permettre d'avoir un financement pour le relogement et un accompagnement pour la reconstruction de leur domicile, ce qui va permettre évidemment d'avoir un accompagnement sur le long terme.
Il peut y avoir quelques exceptions. Les services de l'État et des départements sont évidemment très attentif et là aussi dans les cas très particuliers on aura un suivi spécifique pour voir comment accompagner bonjour messieurs dames julien nenni pour france inter question à la fois pour monsieur premier ministre et monsieur le ministre de l question finalement sur la valeur la crédibilité de la parole politique hier soir nos confrères de mediapart ont révélé un enregistrement la semaine dernière pendant une réunion vous avez tenu ce nuñez avec les syndicats de pompiers dans lequel au moment où vous évoquez les arguments tout l'été du gouvernement sur les moyens aériens qui auraient été largement suffisants, selon vos dires et selon plusieurs autres ministres du gouvernement. Vous auriez dit dans cette conversation, selon l'enregistrement, qu'il s'agissait aussi d'une posture politique.
Alors, question d'abord à vous, M. Nunez, est-ce que vous assumez ces propos ? Et puis à vous, M.
Lecornu, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que globalement, vous ne trouvez pas que ça décrédibilise encore peut-être un peu plus la parole politique qui l'est déjà beaucoup ? Je vais peut-être commencer, puisque c'est moi qui ai tenu ces propos aussi.
Monsieur le Premier ministre m'y autorise. D'abord, c'est une réunion entre un ministre de l'Intérieur et des organisations syndicales. Moi, dans ma carrière administrative et un peu politique quand j'étais secrétaire d'État, j'en ai tenu plein.
Je n'ai jamais vu ça. Je n'ai jamais vu qu'on enregistre comme ça, sans le dire de manière sauvage, des propos qui sont tenus dans une ambiance qui, normalement, est plutôt franche et courtoise. Et elle l'a été.
J'ai effectivement au début de la réunion, au tout début de cette réunion, puisque l'essentiel de la réunion a été consacré à la discussion sur les moyens des services d incendie et de secours, notamment les moyens terrestres, les moyens humains, les moyens de protection. Sur les moyens aériens, ce que j'ai dit au début de la réunion...
Et d'ailleurs, j'ai remercié les organisations syndicales pour ce faire. Je leur ai dit qu'elles nous entendaient puisqu'elles nous font le reproche de dire que les moyens sont suffisants et que, finalement, nous exagérions, que nous sommes dans le déni de la réalité. Je leur ai dit en début de réunion que lorsque nous disons que les moyens sont suffisants, nous répondons à des attaques qui nous sont faites sur l'insuffisance des moyens aériens.
Nous n'avons eu de cesse, d'ailleurs, d'être interpellés au Parlement pendant les questions d'actualité dans les médias sur ce sujet, les moyens aériens, et je leur ai dit que ma posture était aussi celle d'une posture politique, de rabâcher, de ressasser sans cesse que ces moyens aériens sont suffisants. La flotte aérienne était multipliée par deux depuis 2022, que c'était effectivement une posture politique, mais rien dans mes propos ne remettait en cause la position qui consiste à dire que les moyens aériens sont suffisants. Bien au contraire, bien au contraire.
Le terme posture pouvait laisser penser qu'il s'agissait d'une dissimulation. Mais c'est — Non, mais posture, c'est une maladresse. Alors ce que je leur disais, c'était moi.
Ma façon d'agir, ma façon d'être en politique, c'est de défendre évidemment ce qui a été fait fois 2 pour la flotte aérienne. Et donc je leur expliquais que quand je disais que les moyens étaient suffisants, je pensais évidemment aux moyens aériens. À preuve, on a passé deux heures à discuter ensuite de ce qu'il fallait faire pour renforcer les moyens terrestres.
J'ai rappelé que nous avions mis en œuvre un PAC capacitaire depuis 2022, 150 millions d'euros où l'État est venu abonder le budget des S10. Je leur ai rappelé à tout ce qu'avaient fait les S10, on est passé d'un budget qui était de 4 ,9 milliards d'euros en 2017, on est à plus de 6 milliards et donc nous avons essentiellement discuté des moyens terrestres, les moyens en ressources humaines, ils m'ont fait un certain nombre de demandes et la discussion, d 'ailleurs tout au long de la discussion, nous avons évoqué, j 'en parle très librement puisque nous en avions parlé avec le Premier ministre auparavant, avec Mme Françoise Gattel également auparavant, nous avions évoqué pour augmenter les moyens terrestres, RH des services départementaux d 'incendie de secours, il faut augmenter le budget des services départementaux d 'incendie de secours et c'est une discussion que nous avons avec les associations d'élus et qui devrait trouver son C'est une phrase qu'on impute, encore une fois qui a été prise à mon insu, je le redis puisque c'est particulièrement indélicat mais il n'y a rien qui remet en cause ce que j'ai pu dire jusque-là. Voilà, nos moyens aériens sont suffisants, notre flotte a doublé, en revanche nous continuons à travailler et c'est normal, on l'a fait avec le capacitaire, on le fait avec les élus locaux.
Ce matin certains élus nous ont encore interpellés sur la nécessité de poursuivre l'augmentation évidemment des moyens en véhicules, il y a des nouvelles normes pour les véhicules terrestres des véhicules de secours de l'eau contre les incendies, évidemment qu'il faudra poursuivre cet effort et nous réfléchissons au financement. Voilà je n'y dis que ça, rien que ça, il n'y a aucune remise en cause de la parole politique que j'ai pu tenir. Merci beaucoup, vous me posez la question de ce que j'en pense, je vais vous répondre franchement.
La forme et le fond. Dans mes fonctions gouvernementales, j'ai été habitué au dialogue social comme maire, comme président du département, accessoirement comme président par deux fois du service départemental d'un service de secours de l'heure, que l'on puisse enregistrer des conversations de cette nature et livrer, alors que Mediapart en fasse un recel douteux, on n'allait d'habitude. Mais en termes de qualité de dialogue social et de confiance, c'est un précédent très grave.
Alors après, on peut aussi tout trumpiser. Nous aussi, je peux donner instruction aux ministres d'enregistrer toutes les conversations qu'ils ont avec les gens de l'extérieur. Comme ça, on pourra aussi les diffuser pour se protéger.
C'est un autre pays, c'est un autre monde, c'est une autre culture. Donc moi, je connais bien les syndicats de sapeurs-pompiers dans mes fonctions précédentes comme élus locales. Je les aime beaucoup, j'ai beaucoup de respect pour eux.
Il y a des congrès à l'automne, c'est ce que ça veut dire, c'est la vie normale. Mais j'appelle quand même à une forme de retenue parce que pour avancer sur le fond des dossiers, il faut quand même respecter aussi les interlocuteurs et enregistrer à son insu le ministre de l intérieur, ça ne semble pas envoyer un bon signal aux Françaises ou aux Français. Que Mediapart une fois de plus en fasse un usage tronqué en plein mois d'août, la première fois, ce sera pas l'année dernière.
Donc c'est pas le sujet de la parole de l'État, c'est autre chose. Après il y a le fond. Après il y a le Le fond, il faut dire la vérité quand même, parce que plus personne ne creuse vraiment, donc plus personne ne travaille, on finit par aller trop vite.
Il se trouve que nous appartenons, en tout cas pour l'instant d'entre nous, à un gouvernement, des gouvernements depuis 2017, en tout cas pour ma part, qui avons considérablement augmenté les moyens. Donc en fait, la polémique sur les moyens, mais qu'ils soient aériens, terrestres, civils ou militaires, est un peu étrangère, pour être internet avec vous. On peut toujours dire qu'on n'en a pas fait assez, c'est déjà pas pareil que de dire qu'on n'a rien fait.
Surtout, il va falloir quand même poser des questions à ceux qui étaient là avant, parce qu'en fait, on a vraiment l'impression que le monde d'avant 2017 est un monde sans armée, sans policiers, sans justice et sans en pompier. Et puis, quelque part, à la rigueur, on a envie de dire aussi aux Françaises et aux Français, si on a un déficit public important aujourd'hui, c'est bel et bien parce qu'on a augmenté beaucoup les moyens. D'ailleurs, le sujet, ce serait plutôt de nous dire comment vous le financez ?
Et non pas pourquoi ce n'est pas financé il n'y a pas eu d'argent un milliard d'euros de plus sur les SDIS c'est considérable ça n'avait jamais été fait impact capacitaire c'est des trucs technos je vais vous le dire autrement historiquement les pompiers ce sont les les communes. Ensuite, on a départementalisé. Ça n'a jamais été l'État.
Pour la première fois, le contribuable de l'État met de l'argent pour justement acheter des camions, des moyens nautiques, etc. Ça n'avait jamais été fait avant. Donc en fait, moi je suis tranquille avec tout ça.
Et je vais vous dire un truc, les équipes qui vont devoir nous suivre, parlementaires, ministres, il va bien falloir qu'ils continuent ce qu'on aura commencé. Et pour continuer ce qu'on a commencé maintenant, on est dans un deuxième débat. Et c'est tout le débat entre les organisations, les associations d'élus, j'étais président de département, etc.
Je leur demande, parce qu'on regarde le ministre de l'Intérieur, mais ce n'est pas lui qui est propriétaire des moyens des SDIS. Le SDIS de Gironde, ce n'est pas le ministre de l'Intérieur. Il peut donner des ordres quand il y a un feu, quand il y a des évacuations.
Ce n'est pas lui qui dirige les moyens, ce sont les élus locaux. Mais on est en Gironde, soyons un peu girondins. La demande qui monte maintenant, c'est d'augmenter la taxe sur les polices d d'assurance.
Tout le monde nous met la pression pour qu'on dise oui. Je n'ai pas dit non. J'ai quand même dit aux ministres, on va quand même concerter tout le monde.
Parce que tout le monde dit c'est formidable. Mais enfin, quand les Français vont commencer à comprendre que leur police d assurances augmente, parce que la fiscalité sur les assurances augmente, les gens diront le gouvernement gante les impôts. Puis il n'y aura plus personne pour dire qu'on verra si les enregistrements des uns et des autres sortent, pour le coup.
Donc voilà, moi je mets un peu de méthode dans tout ça, parce qu'on n'a pas on a plein de choses qu'on n'a pas bien fait mais il se trouve que sur le régalien en global, nous sommes l'équipe qui avons remis des moyens sur la table ça c'est incontestable Autre question Bonjour, Marisol Riffaille pour l'AFP. Justement sur le financement, vous parlez de sortir l'artillerie lourde. Le maire du port réclame un plan Marshall dans un contexte budgétaire national extrêmement entendu.
Aujourd'hui, est-ce que vous pouvez nous dire quel sera le montant global qui sera alloué pour toutes ces mesures que vous avez annoncées ? Et surtout, est-ce que c'est des crédits nouveaux ou ce sera un redéploiement ? Là, on est en fin d'année.
Donc en fait, vous avez une part de crédits qu'on peut remettre, de crédits de l'année qu'on peut réinjecter. Enfin, vous voyez bien que là, on est surtout sur 2027. Donc crédit nouveau.
Sur le montant global, on n'emprunte pas complètement les mêmes lignes budgétaires. Mais enfin, vous voyez bien quand on dit exonération de cotisations sociales et de recettes fiscales, vous voyez très bien qu'on peut très vite atteindre des sommes qui peuvent aller au-delà de 100 millions d'euros. Donc on est sur des sommes qui sont tout à fait considérable.
C'est pour ça que tout ça ne sont pas que des mots, mais les millions, les milliards, moi ce que je sais c'est que ça correspond aux attentes. Vous interrogez les gens qui étaient là tout à l'heure dans la réunion de travail, ça va correspondre en tout cas aux attentes immédiate. Mais après, c'est toujours la même chose.
Il faudra voter un budget pour 2027. Parce que toutes celles et ceux qui nous ont dit qu'il n'y avait pas assez de moyens pour la justice pendant l'affaire Liana vont se rappeler qu'il faut voter un budget. Toutes celles et ceux qui nous ont fait l'assomption les canadaires et les moyens de sécurité civile pendant le mois de juillet vont se rappeler qu'il faut voter un budget.
Vous allez pouvoir reprendre toutes les polémiques du printemps et de l'été, et quand on va y apporter des réponses, ne doute pas que celles et
Sébastien Lecornu