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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 22 février 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueLogementSécuritéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Municipales à Paris, Rachida Dati, Quentin Deranque... L'interview de Pierre-Yves Bournazel

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Pas de casse, mais des saluts nazis et des slogans racistes. Ça vous a surpris ?

  • 1:08RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'il fallait interdire cette manifestation.

  • 1:36RelanceÉludée

    Est-ce qu'il ne fallait pas interdire cette manifestation pour ces saluts nazis ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'il ne faut pas de récupération politique. Est-ce une bonne idée d'afficher la photo de Quentin de Ranck ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous trouvez que c'est une faute politique de leur part d'avoir mis cette photo ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Sophia Chiquirou a déclaré scandaleux de faire le lien entre la France insoumise et le décès de Quentin de Ranck. Vous le faites, vous ce lien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « On ne doit pas mourir pour ses idées. Et c'est la justice maintenant qui va faire son travail pour sanctionner les individus violents, les criminels qui l'ont tué. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Celui qui véhicule la haine de l'autre dans notre société. Celui qui distille le poison de la division. L'extrémisme politique. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « Des saluts nazis, ce n'est pas innocent. C'est très grave. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « Moi, je fais en tout cas un lien entre la France insoumise et la jeune garde. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « Tout à fait, puisque Raphaël Arnaud a été choisi par la France insoumise comme candidat à une élection législative. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire un mouvement violent d'extrême-gauche, de la gauche ultra-radicale. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « Nous sommes une ville toujours plus chère, Paris, inaccessible pour les jeunes, pour les classes moyennes, pour les familles. »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « Je veux créer un choc d'offres. Il manque de logements sur le marché. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Je finance ça par l'arrêt de la préemption. »
  • 6:23Invité politiqueChiffre
    « Oui, parce que ça contribuera en tout cas à remettre au moins 60 000 logements sur le marché. »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « Oui, les estimations faites avec des experts, des notaires, des propriétaires, des experts de l'immobilier. »
  • 8:20Invité politiqueChiffre
    « Ah oui, pour les policiers, c'est au moins 500. »
  • 8:25Invité politiqueChiffre
    « J'ai un plan d'économie de 4 milliards d'euros sur le train de ville, l'hôtel de ville, plus 3 milliards de rentrées, grâce à la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, qui sont à l'extérieur du territoire parisien. »
  • 8:38Invité politiqueChiffre
    « Et dans la sécurité, oui, j'assume parfaitement, je veux multiplier par 3 le nombre de policiers municipaux à Paris, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un numéro d'édile 75-17. »
  • 9:26Invité politiqueChiffre
    « Je vais arrêter la préemption qui coûte 250 millions d'euros par jour aux contribuables. »

Temps de parole

  • Invité politique60 %
  • Invité21 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 26 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bonjour Pierre-Yves Bournazel, on va parler avec vous des enjeux de cette campagne municipale à Paris. Vous êtes candidat, souvent présenté d'ailleurs comme le troisième homme, après Rachid Adati et Emmanuel Grégoire. On va aussi parler de la situation d'Edouard Philippe, le président de votre parti en vue de la présidentielle. Mais revenons d'abord sur cette marche. Hier à Lyon, plus de 3000 personnes pour rendre hommage à Quentin Deranque. Pas de casse, pas des chauffourés, mais des saluts nazis, des slogans racistes et homophobes. Ça vous a surpris ?

0:31
Invité politique

Je voudrais d'abord distinguer le drame de la politique. Ce qui s'est passé est extrêmement grave, puisque Quentin est mort. Et ça c'est insupportable. On ne doit pas mourir pour ses idées. Et c'est la justice maintenant qui va faire son travail pour sanctionner les individus violents, les criminels qui l'ont tué. Après la politique c'est autre chose. La politique c'est mon combat, la lutte contre l'extrémisme politique. Qu'il vienne de la droite comme de la gauche. Celui qui véhicule la haine de l'autre dans notre société. Celui qui distille le poison de la division. L'extrémisme politique.

1:08
Invité

Vous dites qu'il fallait interdire cette manifestation.

1:11
Invité politique

Non, je ne crois pas. Je ne crois pas. D'ailleurs elle n'a pas été violente. Mais on voit quand même que dans cette manifestation, pour Quentin, qui est mort, c'est un drame terrible. Et bien malheureusement, il y a une récupération politique aussi, qui est celle d'individus d'extrême droite. Des saluts nazis, ce n'est pas innocent. C'est très grave. Et moi je veux combattre résolument l'extrémisme politique, cette haine de l'autre et cette violence qui abîme notre société.

1:36
Présentateur

Mais rien que pour cela, est-ce qu'il ne fallait pas interdire cette manifestation pour ces saluts nazis qui étaient, on peut dire, peut-être attendus au regard des participants ?

1:43
Invité politique

C'est difficile de dire ça parce qu'il y a un jeune homme qui est mort. Il y a aussi peut-être des amis, des membres de la famille qui veulent faire une marche. Et ça, je le respecte profondément. Maintenant que des individus d'extrême droite viennent faire des saluts nazis, cela est inacceptable. Il faut le condamner et puis surtout il faut les poursuivre.

2:00
Invité

Vous dites qu'il ne faut pas de récupération politique. Il y a une photo géante de Quentin de Rang qui a été affichée sur l'hôtel de région. Le maire de Lyon, l'écologiste Grégory Doucet, lui, avait refusé. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée de la part du président de région et de Laurent Wauquiez qui a soutenu cette initiative ?

2:15
Invité politique

LR, tous les deux. A titre personnel, je ne l'aurais pas fait. Je crois que dans un moment de tension, moi, bien qu'il y a une gauche ultra-radicale et une droite ultra-radicale qui veulent s'affronter, je pense que l'or est à l'apaisement. Je pense qu'en est une éthique de responsabilité, il ne faut pas attiser. Il vaut mieux apaiser. Il faut combattre cet extrémisme. C'est ça, le combat que je veux mener.

2:37
Invité

Donc c'est une faute politique de leur part d'avoir mis cette photo ?

2:39
Invité politique

Je ne sais pas si c'est une faute politique.

2:41
Invité

On rappelle qu'il est passé par l'action française, par des groupes plus nationalistes révolutionnaires.

2:45
Invité politique

Je pense que ce n'est pas une bonne idée. Je pense que vraiment, aujourd'hui, on voit bien ce que donne l'extrémisme politique. Et je voudrais prendre à témoin les Français qui nous écoutent. Je voudrais leur dire, l'extrémisme politique nous conduit toujours à l'abîme. Cette violence, cette haine de l'autre, c'est terrible. La démocratie, c'est un état d'esprit. Le premier état d'esprit de démocratie, c'est le dialogue. Je paraphrase Pierre Mendès-France. Mais je crois profondément que nous devons revenir à cette culture du dialogue, à cette culture du respect de l'autre.

L'extrémisme politique empêche cette culture du dialogue, empêche la démocratie de se réaliser pleinement, parce que c'est la violence.

3:18
Présentateur

Votre adversaire à la mairie de Paris, l'insoumise Sophia Chiquirou, a déclaré scandaleux de faire le lien entre la France insoumise et le décès de Quentin de Ranck, pour lequel, on l'a dit, deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnaud sont mis en examen. Vous le faites, vous le lien ?

3:31
Invité politique

Moi, je fais en tout cas un lien entre la France insoumise et la jeune garde.

3:36
Présentateur

Le mouvement dont on faisait partie, qu'a fondé Raphaël Arnaud.

3:39
Invité politique

Tout à fait, puisque Raphaël Arnaud a été choisi par la France insoumise comme candidat à une élection législative. Et il savait, les insoumis, qui était la jeune garde. C'est-à-dire un mouvement violent d'extrême-gauche, de la gauche ultra-radicale. Et je crois qu'il ne faut pas faire rentrer le loup dans la bergerie. Et ils ont fait rentrer le loup dans la bergerie. Et évidemment, je le condamne fermement.

4:00
Invité

On va parler des municipales à Paris. Vous êtes candidat pour le parti d'Edouard Philippe à la mairie de Paris. On voulait vous parler de votre programme, mais d'abord un mot sur l'ambiance de la campagne. Alors, c'est jamais un chemin de rose, les campagnes municipales. Mais là, c'est particulièrement difficile, avec des plaintes de part et d'autre, des insultes. Comment le vivez-vous ?

4:17
Invité politique

Alors, moi, je ne suis pas l'objet de plaintes. Je n'ai porté plainte contre personne.

4:21
Invité

Non, mais vous êtes l'objet d'insultes, de la part de Rachida Dati, sans la nommer ?

4:24
Invité politique

Oui, je reçois parfois des insultes. Mais vous savez, quand on a un projet, quand on croit la force de son projet, de sa candidature, on ne se laisse pas impressionner et on avance. Et je crois que les Parisiens méritent mieux. Ils méritent mieux que ce débat d'invictif, d'attaque personnelle entre deux clans. Le clan Grégoire et le clan Dati.

4:40
Invité

C'est vraiment la droite la plus bête du monde.

4:42
Invité politique

Oui, et plein d'autres choses tout à fait agréables. Je crois que les Parisiens s'en foutent. Ils jugeront sévèrement les individus qui s'adonnent à des attaques personnelles, aux invectives. Je crois que le débat démocratique, c'est le projet. Qu'est-ce qu'on veut faire pour Paris ? Qu'est-ce qu'on veut faire pour les Parisiens ? Je suis élu de Paris depuis 18 ans. J'aime profondément notre ville. J'ai rassemblé une équipe très diverse, très compétente. On a des projets pour un logement accessible, pour la sécurité, pour la propreté.

5:07
Présentateur

On va en parler dans le détail, Pierre-Yves Bournazel. Dernière question sur l'ambiance de cette campagne et sur Rachida Dati. On parle de remaniement dans les prochains jours, les prochaines heures. Elle avait promis de quitter le ministère de la Culture pour faire campagne. On est à un mois de l'élection, elle y est toujours, c'est un problème ?

5:19
Invité politique

On est même à 20 jours de l'élection. La question qui se pose, c'est pourquoi partir maintenant ? C'est-à-dire ? Ça fait un mois et demi qu'elle dit qu'elle va partir. Dans trois semaines, on va voter. Elle va partir pour dix jours maintenant. Alors, soyons sérieux quand même.

5:31
Présentateur

Parlons un peu du programme, justement. Vous évoquiez le logement. Vous proposez toute une série de mesures pour inciter les propriétaires à louer leurs biens, une garantie impayée, une limitation à 30 jours d'Airbnb. Vous pensez que ce sera suffisant pour enrayer la pénurie de logements à Paris ? D'abord, il faut faire le bilan.

5:46
Invité politique

Le bilan, il n'est pas bon. Nous sommes une ville toujours plus chère, Paris, inaccessible pour les jeunes, pour les classes moyennes, pour les familles. Et nous avons perdu 180 000 parisiens en 12 ans. Je veux créer un choc d'offres. Il manque de logements sur le marché. Et donc, je propose de faire confiance aux propriétaires. En leur disant, si vous remettez votre bien en résidence principale, parce qu'il y a beaucoup de résidences secondaires ou de locations saisonnières, alors on va baisser la taxe foncière, et on va vous sécuriser le paiement des loyers et les dégradations. Et je finance ça par l'arrêt de la préemption.

6:18
Invité

Parce que la crise du logement, elle est à Paris, comme dans d'autres grandes villes, très profonde. Vous pensez réellement que ça serait suffisant pour les jeunes ?

6:23
Invité politique

Oui, parce que ça contribuera en tout cas à remettre au moins 60 000 logements sur le marché. Ça veut dire 60 000 familles.

6:30
Invité

C'est vos vos estimations.

6:30
Invité politique

Oui, les estimations faites avec des experts, des notaires, des propriétaires, des experts de l'immobilier. Au moins 60 000 logements pour remettre 60 000 familles qui feront vivre nos commerces de proximité, nos crèches, nos écoles. C'est important que les familles et les classes moyennes vivent à Paris.

6:44
Invité

Mais toujours sur la question du logement, vous promettez la fin de l'encadrement des loyers ? À terme, oui. À terme, pendant votre mandat. Vous ne dites pas exactement quand, si c'est au début, au milieu, à la fin de lundi.

6:54
Invité politique

Le choc d'offres, ça permet d'avoir plus de logements, donc de juguler les prix. Et donc, à terme, on n'aura plus besoin d'encadrement des loyers.

7:00
Invité

Mais cette mesure d'encadrement des loyers, pardonnez-moi, elle est d'une très populaire. Oui, elle protège. Elle protège. Ça veut dire que moi, demain, dans quelques mois ou dans un an ou deux, si je suis votre raisonnement, je peux remettre à la location un studio de 12 mètres carrés à 1 500, 1 600 euros si j'ai envie. Ça sera de nouveau possible ?

7:16
Invité politique

Non, puisqu'il y aura un choc d'offres. Donc, il y aura plus d'offres et ça va juguler les prix. Ça veut dire qu'aujourd'hui, les prix sont élevés parce qu'il manque d'offres. La demande est plus importante que l'offre. Si vous rétablissez une offre à la hauteur de la demande, les prix sont jugulés, il n'y aura à terme plus besoin d'encadrement des loyers. L'encadrement protège, là, à court terme. C'est pour ça qu'à court terme, on le garde. Mais à moyen et à long terme, grâce à notre choc d'offres, il n'y aura plus besoin de l'encadrement.

7:38
Invité

J'ai posé la question de l'encadrement des loyers à votre robot, votre chatbot sur votre programme. Et il m'a dit que c'était une mesure cruciale pour garantir l'accès au logement pour tous. Votre propre simulateur de campagne.

7:48
Invité politique

Maintenant, oui, tout à fait. C'est pour ça que je ne vais pas supprimer l'encadrement des loyers tant que je n'aurai pas réalisé le choc d'offres. Une fois que le choc d'offres sera mis en place, à ce moment-là, l'encadrement des loyers sera dépassé.

7:57
Présentateur

Pierre-Yves Bournazel, vous voulez aussi ouvrir trois métros toute la nuit, les lignes 1, 4 et 14. Vous promettez dans le même temps un policier par rame en soirée et la nuit. Ça fait beaucoup de monde. Il y a 14 lignes de métro sur lesquelles circule en soirée un métro toutes les 5 minutes. Même 16, puisqu'il y a deux bis. Deux bis, effectivement. Comment vous allez faire ? Vous avez une idée du nombre d'agents nécessaire ?

8:17
Invité politique

Ah oui, pour les policiers, c'est au moins 500. J'ai un plan d'économie de 4 milliards d'euros sur le train de ville, l'hôtel de ville, plus 3 milliards de rentrées, grâce à la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, qui sont à l'extérieur du territoire parisien. Ça va nous donner 7 milliards d'euros sur la prochaine mandature. Une partie pour désendetter Paris, maîtriser voire baisser la fiscalité, et une dernière partie pour investir. Et dans la sécurité, oui, j'assume parfaitement, je veux multiplier par 3 le nombre de policiers municipaux à Paris, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un numéro d'édile 75-17.

8:49
Invité

Parce que 6 000 policiers municipaux, moins de dettes, plus de places de parking, des écoles intégralement rénovées, on a parcouru avec attention votre programme, ça fait quand même un peu l'ice du Père Noël. C'est réaliste de faire tout ça ?

8:58
Invité politique

J'aurais 7 milliards d'euros à disposition, puisque je vais faire 4 milliards d'euros d'économie. Je vais débureaucratiser l'administration parisienne, je vais faire appliquer les 35 heures.

9:05
Invité

Mais ça, tout le monde promet toujours de démocratiser les administrations.

9:08
Invité politique

Pas du tout, pas du tout, je suis le seul à le porter. Et avec un financement précis, je vais faire appliquer les 35 heures. Deux tiers des agents de la ville travaillent moins de 35 heures. Je vais lutter contre l'absentéisme avec le bien-être au travail et le contrôle des certificats médicaux abusifs. Je vais mettre en place la privatisation de la propreté pour des rues beaucoup plus propres, et ça coûte moins cher aux contribuables. Je vais arrêter la préemption qui coûte 250 millions d'euros par jour aux contribuables. Et donc je vais financer une vraie sécurité à Paris, avec une vraie police municipale formée.

Et c'est vrai que le soir, je souhaite qu'un policier municipal puisse, en plus de la police des transports, être dans chaque métro pour assurer la sécurité, notamment des parisiennes, victimes souvent le soir d'agressions ou de harcèlement sexuel. Quand on est maire, quand on aime sa ville, il faut s'en occuper, et il faut amener des solutions concrètes et opérationnelles pour que la vie change.

9:51
Présentateur

Vous avez aussi des idées pour le Parc des Princes, on va en parler dans quelques instants. Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris, ce sera après le rappel de l'actualité avec Pierre Boudias à 8h44.

9:59
Invité

La préfecture du Rhône va saisir la justice après l'hommage à Quentin Durand, qui, à Lyon, des saluts nazis et des chants homophobes et racistes ont été rapportés lors du rassemblement. Malgré les craintes d'affrontements avec des groupes d'ultra-gauche, la marche s'est cependant déroulée dans le calme. Malgré un temps plus sec, toujours pas de décrus dans l'ouest de la France, Charente-Maritime, Maine-et-Loire et Loire-Atlantique sont maintenus en vigilance rouge. Huit départements sont en orange. Malgré la répression de nouvelles scènes de contestation hier à Téhéran, des centaines d'étudiants ont entonné des slogans hostiles au régime et appelant à la mort du guide suprême.

Protestation alors que la République islamique reste sous la menace d'une intervention américaine. Et puis déjà le clap de fin pour les Jeux Olympiques de Milan Cortina, ultime journée d'épreuve sans grande chance de médaille pour les Bleus. La cérémonie de clôture aura lieu à 20h30 aux Arènes de Véronne, l'occasion d'un passage de témoins avec la France, qui organisera les Jeux en 2030. France Info Le 8.30 France Info, Benjamin Fontaine, Camille Vidoigne-Lecouat. Et nous sommes toujours avec Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizon à la mairie de Paris. Une question plus légère pour commencer, est-ce que vous avez suivi le match du PSG hier soir ?

11:15
Invité politique

Non, j'étais au théâtre malheureusement hier soir, ou heureusement.

11:19
Invité

Donc vous ne savez pas qui a marqué les trois buts ?

11:22
Invité politique

Non, mais peut-être que Dembele a fait quelque chose, doué, j'en sais rien. Doué, il y en a d'abord formidables, je suis très heureux pour Enrique l'entraîneur alors. Vous sortez quelques noms pour nous montrer que vous y connaissez un petit peu en foot ? Je connais un peu. Hier soir j'étais au théâtre, je recommande la pièce que je suis allé voir, une très belle pièce jouée au Bouff parisien avec Josiane Balasco et Marie-Louis Berry sur la question des violences conjugales.

11:45
Invité

Et justement, on vous pose la question avec sourire, mais parce que c'est un sujet sérieux. Le PSG, notamment le Parc des Princes qui occupe une place dans votre programme, vous proposez de le vendre pour financer des places de stationnement. Thierry Mariani, le candidat du Rassemblement National, vous accuse de vouloir vendre le patrimoine des Parisiens à la découpe. Qu'en est-il ?

12:03
Invité politique

Vous savez, moi je suis attaché à tous les clubs de Paris quand on veut être maire de Paris. Le PSG comme le PFC, ou alors si on prend le rugby, le stade français. Donc je souhaite que le PSG reste au parc. Le PSG c'est le parc, et le parc c'est le PSG. Et Paris-Saint-Germain, c'est pas Poissy-Saint-Germain, au sens qu'on va pas laisser partir notre club en Ile-de-France. Poissy parce que c'est l'un des projets qui a été évolué. Un des projets, exactement. Donc je suis attaché à ce que le PSG reste au parc, et les supporters le demandent. Donc je réunirai maire de Paris, les dirigeants du club, et je leur proposerai évidemment la possibilité de le racheter.

pour un agrandissement, 60 000 places, et je veux qu'ils rachètent non seulement le stade, mais l'emprise foncière, pour qu'on ait un stade digne d'un grand club européen. Un grand club qui a gagné l'année dernière quand même la Ligue des Champions, et qui pourrait gagner encore plusieurs coupes européennes.

12:52
Présentateur

Sauf que c'est estimé à un milliard d'euros, on est loin de ce que vous avez estimé, vous.

12:57
Invité politique

Au total. Oui, oui, moi je propose un milliard d'euros, mais ce n'est pas que le stade, c'est le stade et l'emprise foncière. Tout à fait.

13:04
Invité

Pour mettre en œuvre votre programme, il faut gagner l'élection, ça ne vous aura pas échappé. Et pour le moment, vous êtes plutôt donné troisième dans les sondages. Si vous deviez choisir entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, Rachida Dati, votre meilleur ennemi, comme vous l'appelez dans votre livre, Emmanuel Grégoire, le successeur d'Anne Hidalgo, au second tour, vous iriez où ?

13:22
Invité politique

Vous savez, je crois qu'il y a une majorité de Parisiens qui ne veut ni de Dati, ni de Grégoire. Non, mais j'en suis convaincu.

13:27
Invité

Non, mais ne nous dites pas « je suis là pour gagner », évidemment, quand on se présente, on est là pour gagner. Mais c'est quand même important pour les électeurs de savoir si vous n'êtes pas dans les deux premiers. Est-ce que vous allez rallier une des deux candidatures ? De qui vous sentez-vous le plus proche,

13:40
Invité politique

je suis le candidat du changement qui peut marcher à Paris. Je note bien sur le terrain, j'ai vu dans les enquêtes d'opinion, qu'au second tour, si j'affronte Emmanuel Grégoire, je suis l'assurance d'une victoire, parce que je suis un homme de rassemblement, qui parle à des Parisiens de sensibilité diverse. Et vous parliez de sport tout à l'heure. Oui, vous croyez qu'un sportif, quand il se prépare à la compétition, il ne veut pas participer à la deuxième mi-temps. Je veux participer au second tour.

14:04
Invité

Oui, mais il lui arrive de penser à son transfert, au sportif, quelquefois. Oui, mais moi je pense à Paris. Vous avez été lâché, pardonnez-moi, mais il y a deux semaines, par le président du groupe Horizon Renaissance à Paris, Paul Hatt, il dénonçait une gauchisation de la campagne. Selon lui, il vous accuse de vouloir faire gagner la gauche en un des accords secrets avec les abus socialistes.

14:21
Invité politique

Est-ce que c'est vrai ou pas ?

14:22
Invité

C'est un enjeu de la campagne.

14:23
Invité politique

Tout ça, c'est des polémiques. Trois jours avant, il souhaitait une place sur ma liste, il n'a pas eu la place qu'il souhaitait, et je peux le comprendre. C'est une vengeance alors. J'en sais rien, mais ce n'est pas très important, c'est tout à fait anecdotique. Ce qui compte, que certains me traitent de gauchistes, j'en souris, d'autres me classent à droite, ce qui me plaît, moi, dans cette campagne, c'est que je sens que les Parisiens adhèrent à la solution que nous proposons. C'est-à-dire un changement. Il y a besoin de changement, il y a besoin de l'alternance. C'est ça dans une démocratie. Ça fait 12 ans que Hidalgo et Grégoire sont en responsabilité.

Ils ont échoué sur la sécurité, sur la propreté, ils n'ont pas tenu les comptes publics. Notre espace public est chaotique, les travaux ne sont ni faits ni à faire. Il y a le scandale du périscolaire qui est une honte absolue. Et Mme Dati, Mme Dati, elle incarne un retour en arrière pour Paris. Mme Dati passe son temps à porter plainte contre les uns et les autres. Je voudrais qu'on pense à l'avenir. Elle sera jugée en septembre

15:12
Invité

pour corruption et trafic d'influence, justement, avec une possibilité d'être déclarée inéligible quelques mois seulement après son élection. Est-ce qu'il y a un problème moral au simple fait qu'elle soit déclarée candidate avec ses charges qui pèsent pour elle jusqu'à 10 ans de prison, potentiellement ?

15:29
Invité politique

Elle a le droit à la présomption d'innocence, comme tous les citoyens. C'est à elle de répondre à ces questions-là et c'est aux Parisiens aussi d'y répondre. Je dis très clairement que moi, je mettrai l'efficacité et la probité à tous les étages de la gestion de la mairie de Paris.

15:41
Invité

La probité, là où elle n'est pas chez vos adversaires, c'est ce que vous dites ?

15:44
Invité politique

Je dis très clairement qu'il y a besoin de mettre, par exemple, à des abus et des privilèges à la ville de Paris. Je veux supprimer les voitures avec chauffeurs pour l'ensemble des élus, les frais de coiffure, les frais de vêtements. Un euro d'argent public dépensé avec moi sera un euro d'argent traçable. Je suis un homme libre et indépendant d'esprit. Rien ne pèsera sur ma conscience. C'est pour Paris, pour les Parisiens. J'aime profondément cette ville. J'ai rassemblé des gens très différents et je ne suis pas là pour subir le débat mortifère entre deux clans qui ne cherchent qu'à régler leur compte.

16:13
Présentateur

En termes de rassemblement, justement, votre candidature, elle est assez inédite parce que vous avez le soutien de Gabriel Attal, patron de Renaissance et d'Edouard Philippe, patron d'Horizon. Voilà, c'est ça. Ces deux hommes qui rêvent tous les deux d'être élus président de la République. Est-ce que votre candidature est une forme de crash test avant cette présidentielle ? Je n'aime pas trop le crash. J'espère qu'elle sera... Une réussite pour les Parisiens, surtout.

16:32
Invité

Vous ne pourrez pas être candidats, qu'il va falloir travailler ensemble, que si tout le monde est sur la ligne de départ, ils se neutraliseront. Il en faudra un des deux, ça passe par une primaire ?

16:39
Invité politique

Vous savez que c'est vrai que la présidentielle, c'est différent du municipal puisque au municipal, à partir de 5%, vous pouvez fusionner, à partir de 10%, vous pouvez vous maintenir. C'est très différent. Le présidentiel, c'est les deux premiers. Ce n'est pas du tout la même chose. Et donc, il y aura une responsabilité à un moment donné pour toutes celles et tous ceux qui appartiennent, je dirais, aujourd'hui au socle commun. C'est-à-dire des gens qui vont du centre-gauche à la droite républicaine.

17:01
Invité

Vous êtes en faveur d'une primaire pour les départager, ces candidats du centre-là ?

17:03
Invité politique

Je ne crois pas trop à la primaire parce que je crois que la primaire porte souvent bien son nom, que c'est beaucoup d'attaques et la primaire, il faudrait en définir le cadre.

17:12
Invité

Donc, ce sont les sondages qui décideront en janvier, février ?

17:14
Invité politique

Plus que les sondages, je crois qu'à un moment donné, il y a un candidat naturel qui peut rassembler, qui peut unir.

17:20
Invité

Le candidat naturel, c'est celui qui est dicté par les sondages.

17:23
Invité politique

Oui, mais c'est aussi, regardez, moi je pense qu'Edouard Philippe est un homme d'État, il a la solidité de l'expérience, il a une vision d'avenir du pays, il parle aussi bien à des hommes et des femmes venus du centre que de la droite républicaine, il peut être cet homme de rassemblement. Voilà, après qu'il y ait d'autres personnalités qui est en vie...

17:41
Invité

Aujourd'hui, il est très en voté sur sa campagne municipale au Havre, il est très absent de la scène nationale, on a vu que Gabriel Attal lui était au salon de l'agriculture ce matin.

17:48
Invité politique

Ça vous inquiète pas ? Moi je suis très heureux du soutien de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe. Leur soutien m'honore. Hésitez à m'écoter au Cirque d'Hiver la semaine dernière, c'est une force pour nous, c'est une chance. Comme j'ai reçu le soutien des centristes d'Hervé Morin, le soutien du mouvement écologiste indépendant d'Antoine Wachter ou de Cap 20h de Corine de Pache. Mais à l'arrivée,

18:04
Invité

il n'y en aura qu'un ou en tout cas, il ne faudrait qu'il n'y en ait qu'un sur la ligne de départ.

18:08
Invité politique

Il faut se rassembler et je sais que des hommes comme Gabriel Attal comme Edouard Philippe sont des hommes de grande qualité qui aiment profondément la France, qui travaillent à un projet et on n'est pas encore dans la présidentielle et au moment où les choses devront se cristalliser, je fais confiance à leur sens des responsabilités.

18:23
Présentateur

Merci beaucoup. Merci à vous. Pierre-Yves Brunazel, candidat Horizon à la mairie de Paris d'avoir accepté notre invitation. Merci Camille. On vous retrouve très vite sur France Info. En attendant, on vous lit dans les colonnes du Nouvelle Obs. Très bonne journée. Cette interview est à retrouver en intégralité sur franceinfo.fr et sur notre page YouTube.