Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 6 janvier 2025 52 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

Esprit « Charlie » : une unité perdue depuis 2015 ? - C à vous : l’intégral - 06/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment faire pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets et comment faire mentir la prédiction de J.-L.Mélenchon qui voit une chute du gouvernement Bayrou le 16 janvier ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Sur la réforme des retraites ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Après l'annonce de ce gouvernement, F.Bayrou a dit que vous étiez une personnalité "kamikaze" et qu'il appréciait les personnalités "audacieuses". Est-ce qu'il faut être kamikaze pour rentrer dans un gouvernement sans majorité ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Certains ont réagi très violemment à votre entrée dans le gouvernement. Un auditeur de France Inter vous a accusé d'avoir trahi le PS, la gauche. Il vous a insulté de façon ordurière. Ca vous a inspiré quel constat ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Mercredi, le plan d'état d'urgence pour Mayotte sera présenté en Conseil des ministres. Quand l'eau et l'électricité seront-elles complètement rétablies ?

  • 23:00RelanceRéponse directe

    Donc vous êtes d'accord avec M.Le Pen, il manque ce volet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00M.VallsFait
    « Il faut qu'il y ait ces discussions avec tous les groupes parlementaires qui l'ont souhaité. Je pense qu'ils l'ont tous souhaité, sauf La France insoumise. »
  • 11:00M.VallsFait
    « Je suis le 8e ministre depuis 2017 et le 6e depuis 2022. »
  • 12:00M.VallsChiffre
    « 77 % des Mahorais vivent sous le seuil de pauvreté. 73 % des Mahorais ne parlent pas français ou sont illettrés. »
  • 18:00M.VallsChiffre
    « La quasi-totalité de la population a aujourd'hui l'eau courante. 70 % des habitants sont réalimentés en électricité. D'ici la fin janvier, ce sera 100 %, je pense. »
  • 26:00M.VallsFait
    « On doit faire preuve de fermeté. Sinon, Mayotte explosera. »
  • 33:00R.MalkaFait
    « La liberté d'expression, il ne s'agit pas que de liberté d'expression. Faire le choix de la liberté d'expression, c'est faire le choix de la démocratie contre la tyrannie. »
  • 36:00N.SarkozyFait
    « Je fais l'objet d'un harcèlement tous azimuts. L'ordonnance dit qu'il y a de l'argent dans ma campagne. Extraordinaire. Combien ? »
  • 38:00N.SarkozyChiffre
    « Nous avons la preuve qu'un montant total de 6 millions d'euros est parti de fonds publics libyens et est arrivé en France. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de M.Valls. Des arrestations qui ont lieu dans un contexte diplomatique catastrophique entre la France et l'Algérie. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: M.Barnier avait tenté d'amadouer le RN. - P.Cohen: M.Barnier avait tenté d'amadouer le RN.

Echec et censure. F.Bayrou se tourne vers la gauche et plus particulièrement vers le PS pour tenter de bâtir un budget. - A.-E.Lemoine: On en parle avec un membre du gouvernement, M.Valls.

M.Valls. Bonsoir.

Merci de démarrer cette année 2025 avec nous, ce soir. Lorrain? Lorrain? - L.Sénéchal: Le 5e procès en 5 ans pour N.Sarkozy s'est ouvert aujourd'hui.

C'est pour les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Les Golden Globes, c'est souvent l'antichambre des Oscars.

Hier soir, grand triomphe français. 4 Golden Globes pour "Emilia Perez". Meilleure actrice pour D.Moore Dans le film "The Substance".

Meilleure actrice pour D.Moore Dans le film "The Substance". C'est un film français.

L'OEil sera français, ce soir. - A.-E.Lemoine: Notre invité après 20h a aussi triomphé à Cannes, pour "Indigènes".

Il met son talent au service d'un film poétique et contemplatif face à une jeune actrice débutante et prometteuse. Ils sont tous les deux à l'affiche de "Hiver à Sokcho". On vous présente Ferdi, un jeune saxophoniste extrêmement doué qui dépoussière cet instrument très vintage.

Voilà pour le programme. Le dîner est préparé par le chef étoilé du restaurant "Le Cinq". Il s'appelle V.Deforce.

Il s'appelle V.Deforce. - B.Chameroy: Bonsoir à tous et belle année 2025.

Un plat qui nous emmène entre La Clusaz et l'île Maurice. Le bien nommé... - B.Deforce: La tartiflette des îles. - B.Chameroy: On démarre l'année très légèrement.

En quoi ça consiste? - V.Deforce: On va aller sur des charcuteries, qu'on dégustera - V.Deforce: On va aller sur des charcuteries, qu'on dégustera en toute légèreté. - A.-E.Lemoine: Patrick s'inquiète des quantités qui lui semblent trop peu importantes.

Je commence avec des liaisons dangereuses...

Tout va bien, cher Patrick. Tout de suite, votre Edito. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement Bayrou change de cap. - P.Cohen: C'est une question de survie après la censure du gouvernement Barnier avec la même Assemblée et les mêmes rapports de force.

La brève échéance, c'est dans 10 jours, au surlendemain du discours de politique générale. C'est la date probable d'une nouvelle motion de censure de la gauche et la date possible d'une nouvelle crise si le RN joint ses voix à celles de toute la gauche. J.-L.Mélenchon a déjà prédit la chute du gouvernement. - A.-E.Lemoine: C'est pour éviter cela que F.Bayrou - A.-E.Lemoine: C'est pour éviter cela que F.Bayrou cherche des compromis à gauche? - P.Cohen: Il ne veut pas retomber dans le piège fatal qu'a subi M.Barnier.

On se souvient des marques de respect à M.Le Pen, le coup de fil pour s'excuser, les rendez-vous en premier, puisque ses députés sont les plus nombreux, les concessions majeures sur la taxe sur l'électricité, le déremboursement des médicaments...

Tout ça pour finir censuré. Changement de cap. E.Lombard, ex-patron de la Caisse des dépôts, devenu ministre de l'Economie, a été choisi pour parler devenu ministre de l'Economie, a été choisi pour parler à la gauche et trouver un budget en accord avec la gauche. - E.Lombard: Il y a plus de perspective - E.Lombard: Il y a plus de perspective d'un dialogue fécond avec la gauche qu'avec le RN.

Il y a des convergences possibles avec le Part socialiste et le Parti communiste, ainsi que les Verts. Je suis pour la justice fiscale. Dans ce pays, il y a des mécanismes d'optimisation fiscale qui font que des personnes qui ont des revenus importants ne payent pas leur part d'impôts. - P.Cohen: Lutter contre l'optimisation fiscale, veiller à ce que les plus riches payent l'impôt, c'était déjà le but de la contribution préférentielle sur les hauts revenus imaginée par le gouvernement de M.Barnier.

L'idée est de construire un mécanisme différent mais pérenne. mais pérenne. Idée immédiatement soumise aux socialistes, qui étaient reçus à midi à Bercy, avec O.Faure, un ami personnel d'E.Lombard.

L'ordre de passage a changé. Le RN ne sera reçu que vendredi, alors que le PS est reçu dès le 1er jour des discussions. Le PS est-il sensible à cette main tendue?

Réponse du chef des députés socialistes, B.Vallaud, après 2 heures d'entretien. Ce n'est pas gagné. - B.Vallaud: Qu'il y ait de la justice fiscale, c'est heureux.

Qu'il y ait une justice sociale, c'est nécessaire. Qu'il y ait plus de moyens pour nos services publics...

Nous avons une crise de l'hôpital public, l'intention de supprimer des postes dans l'Education nationale, alors que nous avons des besoins partout dans le pays...

Nous avons une urgence environnementale. Ce sont tous ces sujets que nous mettons sur la table. Nous ne serons pas dans un marché qui consisterait à demander notre responsabilité en échange de la stabilité du gouvernement.

La responsabilité est dans le camp du gouvernement. - P.Cohen: Traduction: pour éviter la censure, il leur faudra d'autres mesures.

O.Faure parle de concessions remarquables. Le PS réclame un trophée politique.

Le PS réclame un trophée politique. Il ne ferme pas la porte aux compromis. Il ne ferme pas la porte aux compromis.

Pour justifier de son éventuelle rupture avec le NFP, il lui faudra un trophée. - A.-E.Lemoine: Est-ce que la réforme des retraites pourrait être ce trophée? - P.Cohen: Il n'y aura ni abrogation ni gel de la réforme.

Pour l'instant, il y aura une remise à plat, une discussion ouverte. F.Bayrou recevra l'ensemble des partenaires sociaux à partir de demain.

La ministre du Travail plaide pour des aménagements sur les carrières pénibles et sur celles des femmes. Elle explique qu'il y a du grain à moudre là-dessus. Si le gouvernement passe le 1er écueil de la semaine prochaine, l'objectif est d'avoir un budget dans la 2e quinzaine de février. - A.-E.Lemoine: Comment faire pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets et comment faire mentir la prédiction de J.-L.Mélenchon qui voit une chute du gouvernement Bayrou le 16 janvier? - M.Valls: La discussion est engagée entre les ministres et l'ensemble des groupes. - A.-E.Lemoine: D'abord avec le PS? - M.Valls: Je ne vais pas rentrer dans ces éléments de calendrier, mais, comme vous le savez, M.Le Pen est à Mayotte.

Vous pouvez voir les symboles comme vous le souhaitez. Il faut qu'il y ait ces discussions avec tous les groupes Il faut qu'il y ait ces discussions avec tous les groupes parlementaires qui l'ont souhaité. Je pense qu'ils l'ont tous souhaité, sauf La France insoumise.

Il faut attendre le discours de politique générale de F.Bayrou, qui va rencontrer les partenaires sociaux. Est-ce qu'on peut se permettre Une nouvelle motion de censure, Est-ce qu'on peut se permettre Une nouvelle motion de censure, une nouvelle chute du gouvernement?

Il y aura aussi la préparation du budget, avec les défis financiers du pays. - A.-E.Lemoine: Tout ça, M.Barnier l'avait répété. - M.Valls: Vous vous rendez compte du temps qu'on a perdu ces derniers mois?

Je pense et j'espère...

Je suis dans mon couloir, celui du ministre en charge des Outre-mer, et j'espère que cet esprit de responsabilité l'emportera. Il faut qu'il y ait des accords sur un certain nombre de sujets. - A.-E.Lemoine: Sur la réforme des retraites? - M.Valls: Personne ne demande au PS de participer au gouvernement mais de trouver le chemin de la responsabilité, d'obtenir un certain nombre d'accords et de ne pas voter la censure pour les raisons que je viens d'évoquer.

Je pense que le pays a besoin de stabilité dans le monde tel que nous le connaissons. Pour mon propre secteur, celui des Outre-mer, je suis le 8e ministre depuis 2017 et le 6e depuis 2022. je suis le 8e ministre depuis 2017 et le 6e depuis 2022.

Ces territoires éloignés se sentent méprisés. - A.-E.Lemoine: C'est la même chose pour l'Education nationale. - M.Valls: Si on perd ce temps au moment où on a besoin de soutenir des territoires en difficulté, dans l'Hexagone ou les outre-mer...

On a besoin de ce budget. Je ne peux pas m'exprimer à la place des députés. Je respecte le travail du Parlement.

J'espère que cet esprit de responsabilité l'emportera dans ce moment très particulier. - A.-E.Lemoine: On a l'impression que c'est une sorte de chantage qu'exerce le PS en réclamant des trophées. - M.Valls: Je ne crois pas. - M.Valls: Je ne crois pas.

Il est dans son rôle. Ce n'est plus ma famille politique, mais j'y compte encore beaucoup d'amis. L'histoire du PS, c'est d'avoir toujours accepté la responsabilité du gouvernement.

D'anciens socialistes, des républicains de gauche, sont au gouvernement. J'espère que ce nouveau contexte et la personnalité de F.Bayrou J'espère que ce nouveau contexte et la personnalité de F.Bayrou permettront de trouver cette voie.

Je le dis avec beaucoup de sincérité et comme un patriote. Le pays a besoin d'un budget, d'une stabilité, d'y voir clair. Il y a la guerre en Ukraine, la guerre au Proche-Orient, Il y a la guerre en Ukraine, la guerre au Proche-Orient, l'arrivée de D.Trump aux Etats-Unis...

Le monde est en train de basculer. Le président de la République l'a dit devant les ambassadeurs ce matin. Les idées de démocratie et de liberté sont mises en cause.

B.Vallaud a raison de dire que le gouvernement a sa responsabilité, mais chacun dans l'opposition, tous les groupes ont aussi leur part de responsabilité. - A.-E.Lemoine: Après l'annonce de ce gouvernement, F.Bayrou a dit que vous étiez une personnalité "kamikaze" et qu'il appréciait les personnalités "audacieuses".

Est-ce qu'il faut être kamikaze pour rentrer dans un gouvernement sans majorité? sans majorité? - M.Valls: Il faut aimer prendre des risques.

Il faut aussi aimer la responsabilité. J'ai été ministre, Premier ministre. J'ai été ministre, Premier ministre.

J'ai éprouvé le gouvernement dans les moments les plus difficiles. La situation économique était très compliquée. Dans ce moment-là, surtout avec la mission qui m'a été confiée...

C'est ça qui m'a fait accepter d'entrer dans le gouvernement de F.Bayrou. de F.Bayrou.

On doit totalement s'engager pour le pays. - A.-E.Lemoine: Certains ont réagi très violemment à votre entrée dans le gouvernement. dans le gouvernement.

Un auditeur de France Inter vous a accusé d'avoir trahi le PS, la gauche. Il vous a insulté de façon ordurière. Ca vous a inspiré quel constat?

Que la haine s'est exacerbée envers les responsables politiques? - M.Valls: Il y a de la violence, c'est normal.

C'est normal quand on compare avec tout ce qu'il se passe. Les insultes, les mises en cause...

On va parler de ces fameux influenceurs qui profèrent des menaces terroristes. On vit dans ce monde. La violence politique a toujours existé.

Ayant appris ce qu'est la vie politique, je ne vais pas me laisser détourner par ça. - P.Cohen: Vous avez appris de vos erreurs? - M.Valls: Bien sûr, de mes erreurs, de ma manière d'être, de mes propres réactions.

Je suis un combattant. J'aime le débat politique. J'aime le débat politique.

Je sais qu'on m'attaque également parce que j'ai toujours défendu une idée de la République, la laïcité, contre ceux qui disaient qu'ils n'étaient pas Charlie. C'est pour ça qu'on m'attaque. Quand on confie à un ancien Premier ministre la mission des Outre-mer, quand on le nomme ministre d'Etat, quand on met à ce niveau-là la priorité des territoires qui représentent la France sur 5 continents et 3 océans, il ne faut pas se laisser détourner.

Il ne faut pas participer de ces polémiques. Il faut se consacrer à 100 %. Ce serait indigne de polémiquer, d'essayer de se mettre au niveau de ceux qui vous attaquent.

Ayant discuté avec des élus à Mayotte et à La Réunion, il y a beaucoup d'élus de gauche dans les outre-mer. Eux-mêmes sont en attente d'une action, d'une réponse concrète à tous les problèmes: la vie chère, l'insécurité, l'immigration, le trafic de drogue...

Le narcotrafic est en train de déstabiliser des sociétés. Le narcotrafic est en train de déstabiliser des sociétés. Je veux être leur ministre et donner beaucoup de force Je veux être leur ministre et donner beaucoup de force à toute l'action du gouvernement sur tous ces sujets.

C'est la mission qui m'a été confiée par le président de la République et le Premier ministre. Je ne veux pas dévier d'un instant, même si je garde profondément mes valeurs républicaines et mon engagement. Demain, avec beaucoup d'émotion, je participerai à ce 10e anniversaire.

Il y a beaucoup de souvenirs. Je les partagerai avec F.Hollande et B.Cazeneuve.

Je les partagerai avec F.Hollande et B.Cazeneuve.

La disqualification, la traîtrise comme adjectif, ça fait partie de l'histoire de la gauche. Il faut l'oublier. J'avais évoqué "les gauches irréconciliables".

J'avais évoqué "les gauches irréconciliables". Je me suis trompé dans certains domaines. Dans d'autres, les faits m'ont donné raison. - A.-E.Lemoine: Mercredi, le plan d'état d'urgence pour Mayotte sera présenté en Conseil des ministres.

Quand l'eau et l'électricité seront-elles complètement rétablies? - M.Valls: Je vais vous donner des pourcentages.

Ca ne donne pas toute la dimension des problèmes. La quasi-totalité de la population a aujourd'hui l'eau courante. 70 % des habitants sont réalimentés en électricité.

D'ici la fin janvier, ce sera 100 %, je pense. La situation était déjà difficile avant le cyclone. Il y avait une crise de l'eau il y a quelques mois.

L'eau et l'électricité ont du mal à arriver dans des secteurs plus reculés. On met le paquet, autour du préfet territorial et de ses équipes. Le fameux dernier kilomètre, les gens qui n'ont pas eu cette eau et cette électricité...

On règle tous les problèmes. Il faut prendre la dimension de ce qu'a été ce cyclone. C'est historique, ravageur pour Mayotte.

C'est sans doute la plus grande catastrophe naturelle que la France ait connue depuis la dernière guerre. J'ai trouvé des Mahorais pour certains résignés mais courageux. mais courageux.

Ils attendent beaucoup de la France. Un vieil élu mahorais m'a dit qu'il s'était battu pour que Mayotte reste française au moment des référendums dans les années 70. Il m'a dit: "La France, c'est la liberté." Ils attendent tout de Paris, de l'Hexagone, de l'Etat.

Il faut reconnaître humblement que, jusqu'à maintenant, même si beaucoup de choses ont été faites... même si beaucoup de choses ont été faites...

Quand j'étais Premier ministre, j'y suis allé et j'ai posé la 1re pierre d'un hôpital sur Petite-Terre. Mais les problèmes sont tels... 77 % des Mahorais vivent sous le seuil de pauvreté. 73 % des Mahorais ne parlent pas français ou sont illettrés. 73 % des Mahorais ne parlent pas français ou sont illettrés.

Beaucoup de Mahorais sont sans toit. C'est une situation dramatique. Les choses avancent.

L'aéroport a été rouvert aux lignes commerciales. Les gens ont des livraisons alimentaires. On fait très attention aux questions de santé.

Il y a toujours des risques d'épidémie. Un hôpital de campagne a reçu des milliers de patients. L'hôpital, où il y a des chirurgiens incroyables, a été détruit et reconstruit en partie.

Des pluies il y a quelques jours ont de nouveau endommagé le bloc chirurgical. C'est une situation difficile. C'est une situation difficile.

Je ne suis pas là pour dire que tout va bien. Il y a la 1re phase d'urgence. Le début de la reconstruction arrive.

La 3e étape, ça va être un projet de loi que F.Bayrou a présenté: Mayotte Debout. C'est la refondation de Mayotte en matière de sécurité, d'éducation, d'immigration... - E.Tran Nguyen: Il va assez loin, ce plan de reconstruction?

Selon M.Le Pen, ce n'est pas le cas. Pour elle, il manque un volet diplomatique pour lutter contre l'immigration clandestine. - M.Le Pen: Ca fait des années qu'on dit que sans régler le problème de l'immigration clandestine, rien ne sera utile.

Rien ne pourra être efficace. Vous m'avez entendue 100 fois dire ça. Pardonnez-moi d'avoir été la première, avant les ministres dont on parle, à avoir dit que faire des promesses pour faire des subventions et donner de l'argent à Mayotte, ça ne servirait à rien si on ne réglait pas le problème de l'immigration clandestine. - E.Tran Nguyen: Vous avez signé avec B.Retailleau et S.Lecornu une tribune dans "Le Figaro" pour plaider pour une fermeté migratoire.

Est-ce que c'était une manière de couper l'herbe sous le pied à M.Le Pen, sachant qu'elle est sur place aujourd'hui, ou est-ce à M.Le Pen, sachant qu'elle est sur place aujourd'hui, ou est-ce que c'est la priorité? - M.Valls: C'est la réalité.

Il y a une urgence: l'aide vitale aux Mahorais. Mais il faut libérer Mayotte de 2 fléaux: l'immigration irrégulière et l'habitat illégal. La population de Mayotte, qu'on va de nouveau interroger à travers l'Insee et les maires, c'est entre 350 000 et 500 000 habitants. et 500 000 habitants.

C'est plus proche de 500 000. C'est plus proche de 500 000. Je ne fais pas le travail de l'Insee.

On va voir...

C'est 50 % d'étrangers. La majorité de ces étrangers, essentiellement comoriens, La majorité de ces étrangers, essentiellement comoriens, mais aussi des pays de l'Afrique des Grands Lacs, sont en situation irrégulière. Tout ça se traduit par ces bidonvilles qui se sont reconstitués très vite.

Si on n'attaque pas ces fléaux en face, en respectant l'Etat de droit, en dialoguant de manière ferme avec les Comores, nous n'y arriverons pas. Quand on lance un plan de 500 écoles, comme on l'avait fait quand j'étais Premier ministre, la démographie plus l'immigration irrégulière, ça vient submerger. - E.Tran Nguyen: Donc vous êtes d'accord avec M.Le Pen, il manque ce volet? il manque ce volet? - M.Valls: Ou elle est d'accord avec moi.

Ce volet est dans les propositions du Premier ministre. Ca a été dit très clairement. Le texte que je présente vise à accélérer les procédures en matière de logement, de prêt, d'aide pour les entreprises, les communes et les Mahorais.

Il y aura une 2e loi en mars, où il y aura tout le volet immigration au-delà de ce qui a déjà été fait. On a des choses à mettre en oeuvre. Des radars ont été détruits par le cyclone.

Tout ce qui est de la surveillance, de la détection et de l'interception par voies maritime et aérienne et de l'interception par voies maritime et aérienne de l'immigration illégale, les relations avec les Comores, de l'immigration illégale, les relations avec les Comores, le problème des passeurs, la traite d'êtres humains...

Le problème de la reconnaissance frauduleuse de paternité, ça doit être amélioré. Ca représente des sommes énormes à Mayotte. On doit pouvoir travailler sur l'accès des enfants à la nationalité française. - E.Tran Nguyen: Le droit du sol, donc? - E.Tran Nguyen: Le droit du sol, donc? - M.Valls: La question du droit du sol doit passer par une révision constitutionnelle.

Ce n'est pas à moi d'en parler. C'est une révision de la Constitution. Avec les mesures que je viens d'évoquer, en les renforçant, et ce sera dans le texte de loi en les renforçant, et ce sera dans le texte de loi que nous présenterons en mars, on doit pouvoir l'être.

On doit faire preuve de fermeté. Sinon, Mayotte explosera. Que M.Le Pen soit à Mayotte, où elle a fait des scores importants, c'est naturel.

J'invite les responsables politiques à regarder cette réalité. Moi, je suis obligé d'agir concrètement. La présidente du conseil départemental de Mayotte...

Il y a un ministre mahorais au gouvernement. Tout le monde est mobilisé. Je veux apporter les réponses les plus concrètes sur le court, le moyen et le long terme. le moyen et le long terme.

Le monde nous regarde. L'Afrique nous regarde. La manière dont nous réussirons la reconstruction de Mayotte est aussi un test, pas d'image seulement, mais de ce que nous sommes capables... - P.Cohen: L'Afrique réclame la décolonisation de Mayotte.

La plupart des pays sont engagés contre la France. - M.Valls: Les Mahorais eux-mêmes sont profondément attachés à leur pays, leur nation qu'est la France.

C'est un choix qu'ils ont fait. Raison de plus pour réussir. Sinon, nous donnerons des arguments à ceux qui veulent nous chasser de ce territoire. de ce territoire. - A.-E.Lemoine: La Story de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un raid d'influenceurs qui attaquent la France. 3 tiktokeurs d'origine algérienne ont été attaqués en France.

Zazou Youssef a été placé en détention provisoire jusqu'à son procès le 24 février pour apologie d'un acte terroriste. Ses publications sur les réseaux sociaux ont déclenché d'autres vidéos contre l'Etat et la population française. Le 31 décembre, l'un des influenceurs a appelé à perpétrer des attentats en France et des violences en Algérie. - On est prêts.

Le premier qui touche à l'Algérie, qui essaie de la faire tomber, de faire quoi que ce soit à notre pays...

On est les soldats de l'extérieur. Ceux qui touchent à notre pays touchent à leur âme. - M.Bouhafsi: 3 influenceurs algériens, dont 2 sous OQTF, ont été arrêtés sur le territoire.

Ce sont des signalements sur la plateforme Pharos qui ont entraîné ces arrestations. - On a partagé mon adresse. On m'insulte.

On me menace de mort, de me mettre une balle. Il s'agit bien d'une campagne de déstabilisation du régime algérien à destination de la France. C'est une campagne de vengeance depuis la reconnaissance C'est une campagne de vengeance depuis la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara.

C'est une campagne orchestrée, à mon avis. - M.Bouhafsi: Aucune certitude sur le fait que ce soit sous l'influence de l'Algérie que ces vidéos ont été publiées, mais elles s'inscrivent dans un contexte diplomatique catastrophique entre les 2 pays.

Les discussions sont rompues entre la France et l'Algérie. - J.-N.Barrot: Nous souhaitons entretenir les meilleures relations avec l'Algérie.

Nous observons des postures de la part des autorités algériennes qui nous permettent de douter de l'intention des Algériens à se tenir à cette feuille de route. des Algériens à se tenir à cette feuille de route. Pour tenir la feuille de route, il faut être deux. - M.Bouhafsi: Les services français prennent très au sérieux - M.Bouhafsi: Les services français prennent très au sérieux ces contenus violents.

On craint le passage à l'acte d'un individu isolé. Une crainte que partage A.Bauer. - A.Bauer: L'appel à l'agression contre une communauté après un meurtre, une tentative ou un viol est traduit par un mouvement d'opinion, une mobilisation d'un très grand nombre de personnes qui ont suivi l'appel à.

Il n'y a aucun doute. Les influenceurs influencent. Les instigateurs sont capables d'instiguer, de pousser à l'acte.

Est-ce que le lien direct entre le passage à l'acte Est-ce que le lien direct entre le passage à l'acte et l'instigation est démontré? Dans au moins un cas récent, l'assassinat du professeur Paty, oui. - M.Bouhafsi: Le gouvernement français a demandé aux plateformes des réseaux sociaux de renforcer la modération et de supprimer en urgence des contenus, même si ce n'est pas toujours dans l'intérêt des géants d'Internet. - Il n'y a plus beaucoup de modération humaine.

C'est une modération algorithmique. Ce sont des ordinateurs qui vont essayer de détecter, à travers un certain nombre de mots-clés, les contenus qui posent problème. On a l'impression que cette détection algorithmique On a l'impression que cette détection algorithmique n'est pas aussi performante qu'on voudrait bien nous l'expliquer.

Quel intérêt auraient les réseaux sociaux à faire cela, alors que ces contenus sont ceux qui génèrent le plus d'engagement, de réactions, ceux qui buzzent le plus? - M.Bouhafsi: La relation entre l'Algérie et la France risque de se tendre plus.

Face aux ambassadeurs français, Macron a fustigé l'attitude d'Alger en réclamant la libération de B.Sansal. Il est incarcéré pour atteinte à la sûreté de l'Etat et se trouve en unité de soins depuis la mi-décembre. - E.Macron: L'Algérie que nous aimons tant - E.Macron: L'Algérie que nous aimons tant et avec qui nous partageons tant d'enfants et d'histoire a empêché un homme gravement malade de se soigner.

Ce n'est pas à la hauteur de ce qu'elle est. Nous qui aimons le peuple algérien et son histoire, je demande à son gouvernement de libérer B.Sansal. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, R.Malka. "Charlie Hebdo", c'était il y a 10 ans déjà.

Vous en êtes l'avocat. Il y aura un numéro spécial demain pour rappeler la liberté d'expression. La leur est intacte.

La une d'un numéro historique. On a vu les menaces proférées par les influenceurs algériens On a vu les menaces proférées par les influenceurs algériens et par l'arrestation de B.Sansal.

Il faut défendre B.Sansal comme il faut défendre "Charlie Hebdo"? - R.Malka: C'est évident. - A.-E.Lemoine: Même si les convictions de B.Sansal et son combat contre l'islamisme heurtent une partie de la gauche? - R.Malka: C'est la même rhétorique que j'entendais pour "Charlie Hebdo". "Il faut défendre'Charlie Hebdo', il faut défendre B.Sansal, mais..." On passe plus de temps à instruire le procès d'un écrivain qui est victime de sa liberté d'opinion, qui n'a fait qu'écrire des livres et qui est dans une geôle, qui va peut-être crever parce qu'il est malade, qui a 75 ans, que d'instruire le procès du dictateur corrompu qui l'a placé dans une geôle.

Il y a des éditorialistes, des pseudo-universitaires, des hommes ou des femmes politiques qui instruisent ce procès. Qu'est-ce qu'ils ont dans le coeur et l'esprit? Le jour où il sera libre en France, on pourra faire toutes les critiques qu'on veut.

Tant qu'il est emprisonné, c'est le minimum de la dignité et de la conséquence de la responsabilité que de le défendre. Ce sont des collaborateurs de tous les temps qui font son procès, comme ceux qui étaient aux côtés de l'URSS, aux côtés de Khomeiny, aux côtés des Khmers rouges, ce sont les mêmes qui disent "mais". Ils ont du sang sur les mains.

Ils sont irresponsables. C'est pathétique. C'est insupportable. - A.-E.Lemoine: Les proches de LFI rejettent le fait de considérer l'exercice de la liberté d'expression comme un droit fondamental.

C'est le résultat d'un sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'acceptation du rire, de la caricature religieuse, du dessin de presse et du blasphème. Un rejet de la liberté d'expression plus important chez les sympathisants de LFI qu'à l'extrême droite. - R.Malka: C'est fou.

C'est incompréhensible. - P.Cohen: C'est très minoritaire. - A.-E.Lemoine: C'est par rapport à l'ensemble de la population française. - R.Malka: Le soutien à "Charlie Hebdo" a largement augmenté.

C'est encourageant, sauf chez les partisans de LFI. Ils rejettent la liberté d'expression davantage qu'au RN. C'est ce que dit ce sondage.

C'est ce que dit ce sondage. C'est complètement fou pour un parti qui se dit de gauche. Je voudrais m'adresser à ces gens-là.

Je voudrais m'adresser à ces gens-là. Certains sont probablement de bonne foi et animés par une générosité. J'aimerais leur dire quels sont les enjeux.

La liberté d'expression, il ne s'agit pas que de liberté La liberté d'expression, il ne s'agit pas que de liberté d'expression. Faire le choix de la liberté d'expression, c'est faire le choix de la démocratie contre la tyrannie, le choix de l'Etat de droit contre l'arbitraire, le choix de la culture contre le fanatisme, le choix du doute contre le dogme, le choix de la liberté contre l'esclavage. C'est ça, l'enjeu.

Quand on rejette la liberté d'expression, c'est qu'on fait le choix du dogme, de la dictature, de la barbarie et du fanatisme. Une dernière chose. Une dernière chose.

Après, j'aurai fini. Au nom de la lutte contre les discriminations, c'est ça le moteur de certaines de ces personnes...

On le comprend et il faut lutter contre les discriminations. Si pour lutter contre la discrimination, il faut arrêter la liberté d'expression, alors on est un rouage du mal qu'on entend dénoncer. Ca n'existe pas, une société sans liberté d'expression où les discriminations n'explosent pas.

On parlait de l'Algérie. La moitié de la population est discriminée. Ca s'appelle les femmes.

En Algérie, quand on est une femme, on hérite de la moitié de ce qu'hérite un homme. C'est un exemple parmi 50 autres. Quand on est homosexuel, on est discriminé.

C'est un régime sans liberté d'expression. C'est le monde meilleur que ces gens veulent construire pour demain? La liberté d'expression, c'est ce qui nous protège des discriminations.

Parfois, ça heurte, ça choque, ça blesse. Il faut l'accepter. On n'est pas en sucre.

Ce n'est pas grave. Si on interdit tout ce qui nous blesse, nous choque, nous blesse, il n'y a plus rien. Peut-être que ce qui vous heurte, c'est qu'on dise du mal du PSG, de la gastronomie...

Qu'est-ce qu'il reste du débat? - A.-E.Lemoine: Où en est la liberté de dessiner, 10 ans après "Charlie"?

Avant, c'était la censure. Maintenant, c'est l'autocensure, une crainte de ne pas être compris à l'esprit, y compris du patron de "Charlie Hebdo", Riss. Vous vous êtes parfois surpris à vouloir baisser les bras?

Vous vous êtes parfois surpris à vouloir baisser les bras? - Riss: Non, mais la crainte d'être incompris. Si on dit les choses de manière trop brutale, les gens vont peut-être s'éloigner, avoir peur. peut-être s'éloigner, avoir peur.

Les gens ont besoin d'être rassurés. Si on dit des choses trop dures, peut-être qu'on a l'impression qu'ils vont nous tourner le dos. - A.-E.Lemoine: La peur a fait son effet? - R.Malka: C'est difficile de comprendre comment on est passés d'une société des années 90 où le rire, l'humour noir étaient beaucoup plus acceptés...

Quand vous reprenez les "Charlie Hebdo" de cette époque, c'était beaucoup plus dur. Il y avait moins de peur de la société, à une époque où c'est de plus en plus rejeté. "Charlie Hebdo", ça a une vertu, c'est le rôle du bouffon du roi, celui qui se moque de toutes les puissances, y compris celui qui se moque de toutes les puissances, y compris de la mort, y compris de Dieu.

C'est extrêmement important de pouvoir se moquer de Dieu. Les sociétés où on ne peut pas rire de Dieu...

Il faut exercer sa raison. Il faut exercer sa raison. Regardons autour de nous.

C'est le Bangladesh où on tue des jeunes blogueurs les uns après les autres. C'est la tentative d'assassinat de S.Rushdie, le prix Nobel de la littérature, qui est égorgé dans les rues du Caire.

Les croyances qu'on ne peut pas critiquer sont des croyances faibles. Comment faire disparaître ces puissances qui nous font peur? Comment faire disparaître ces puissances qui nous font peur?

C'est ne pas vouloir regarder en face ce qu'il y a à l'intérieur de nous. de nous. Le rire, c'est l'arme des démocrates, des républicains, des pacifistes.

C'est l'arme de ceux qui veulent réfléchir, qui font face au gouffre de la mort, de l'absurdité de la vie pour trouver de quoi aller au-delà et rester joyeux, gais, vivre ensemble. - M.Valls: C'est ce que nous allons célébrer demain en pensant aux victimes.

C'est cet esprit que nous allons rappeler. La démocratie, la liberté, elles sont partout aujourd'hui en recul. On critique beaucoup la France.

On critique beaucoup la France. Je trouve qu'il y a un esprit de résistance de la part de nos compatriotes autour de ces valeurs. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas dilué, comme dit F.Hollande? - M.Valls: Il peut se diluer, mais il y a toujours le même soutien.

Il faut retrouver cet esprit. Il y a une forme de nostalgie en le disant. Il y avait un esprit d'unité avec la manifestation du 11 janvier.

Cela représentait un basculement. R.Malka le dit très bien.

Une partie de la gauche a oublié que son histoire et la liberté se confondent. se confondent. Le "oui, mais", pour S.Rushdie, B.Sansal, pour votre consoeur S.Aram...

Il y a toujours cette même critique. Dès qu'on critique l'islamisme, dès qu'on s'en prend à ce totalitarisme, avec tous ses complices et ses idiots utiles, on touche à quelque chose. L'esprit républicain, la liberté, la possibilité de rire et de caricaturer sont quelque chose de tellement précieux...

C'est le combat de ma vie. Demain, on va se retrouver, pas avec nostalgie, mais avec tout le monde, toutes les victimes. Quand on s'est attaqué à "Charlie", on s'est aussi attaqué à des policiers et à des Français juifs.

à des policiers et à des Français juifs. C'est tout ce qui s'est passé cette semaine avant les autres attentats que nous avons connu en novembre, le Bataclan, le Stade de France et les terrasses...

C'est une France qu'on attaquait, la France de la diversité, du rire, des intellectuels, des journalistes. La France des juifs, aussi, avec son âme. La France des juifs, aussi, avec son âme.

C'est tout cela qu'on a voulu attaquer. Malgré tous les coups qu'on a reçus depuis...

C'est pour ça qu'il faut appeler à la responsabilité et à l'unité. C'est cet esprit qu'il faut continuer de défendre. Nous sommes toujours Charlie. - E.Tran Nguyen: La rédaction de "Charlie Hebdo" vit sous haute protection, notamment Riss qui est accompagné depuis 10 ans. protection, notamment Riss qui est accompagné depuis 10 ans.

Une protection policière qui avait commencé avant. - Cabu: Au moment des caricatures danoises, j'ai été protégé par la police. Actuellement, je peux vous dire que Riss et Charb sont toujours protégés par 2 policiers chacun.

Il y a toujours des menaces de mort. C'est pour un dessin. Vous vous rendez compte?

C'est notre boulot de maintenir une charge contre toutes les idéologies. contre toutes les idéologies. On prend ces religions comme des idéologies.

On doit pouvoir critiquer toutes les idéologies. - E.Tran Nguyen: Vous vivez aussi sous protection policière. - E.Tran Nguyen: Vous vivez aussi sous protection policière.

Est-ce que vous arrivez quand même à effectuer votre travail d'avocat sans peur? - R.Malka: Oui.

Si vous laissez la peur passer par vous, vous arrêtez. Vous arrêtez de dessiner ou d'être l'avocat de "Charlie". Vous faites autre chose.

Ce n'est pas possible. Pour continuer, il faut trouver un moyen de laisser la peur à distance. la peur à distance.

C'est peut-être une forme d'irresponsabilité, je ne sais pas. Je délègue ça à l'Etat. Il est censé nous protéger et il le fait.

C'est naturel. C'est naturel. Ce n'est jamais passé.

Il y a un blocage. Je continue. Pour répondre à votre question, il n'y a pas de nostalgie.

Il y a de la peine, de la tristesse, mais on est plus combatifs. Je pense pouvoir parler pour moi, pour Riss, pour les autres. On va continuer ce combat.

Les libertés, ce n'est jamais acquis pour toujours, aucune. C'est un combat. C'est à chacun de nous de le mener.

Le sondage dont on parlait doit inciter chacun à mener ce combat, toujours, tout le temps, partout. toujours, tout le temps, partout. Il faut s'exprimer.

Il ne faut pas laisser ceux qui crient le plus fort penser Il ne faut pas laisser ceux qui crient le plus fort penser qu'ils sont majoritaires alors qu'ils sont minoritaires. - A.-E.Lemoine: Merci.

Le 5/5 de Lorrain. N.Sarkozy de retour devant la justice. - L.Sénéchal: L'ancien président est arrivé à son procès pour corruption.

Il encourt 10 ans de prison. Ce sont les soupçons de financement illégal avec de l'argent libyen pour sa campagne de 2007. C'est son 5e procès en 10 ans.

Il se posait en victime dans "C à vous" il y a un peu Il se posait en victime dans "C à vous" il y a un peu plus d'un an. - N.Sarkozy: Je fais l'objet d'un harcèlement tous azimuts.

L'ordonnance dit qu'il y a de l'argent dans ma campagne. Extraordinaire. Combien?

La magistrate, depuis 10 ans d'enquête, 54 commissions oratoires, ne peut pas dire combien. Je suis accusé d'un financement illégal par Kadhafi sans qu'après 10 ans d'enquête, ils soient foutus de dire combien. - L.Sénéchal: Il est accusé d'avoir passé un pacte de corruption avec M.Kadhafi en 2005 pour qu'il finance sa campagne en échange.

Kadhafi a été reçu en grande pompe. Kadhafi a été reçu en grande pompe. N.Sarkozy a monté sa tente dans le jardin de l'hôtel Marigny, près de l'Elysée.

N.Sarkozy est le premier dirigeant à lâcher Kadhafi, emporté par les Printemps arabes. Quelques semaines plus tard, l'un des fils du dictateur accuse N.Sarkozy d'avoir touché de l'argent libyen. ... - L.Sénéchal: L'argent serait arrivé par plusieurs intermédiaires.

Il y a aussi 3 ex-ministres. L'affaire s'est invitée pendant la campagne des primaires de la droite, avant la présidentielle de 2017. - Avez-vous, oui ou non, reçu de l'argent liquide de Libye - Avez-vous, oui ou non, reçu de l'argent liquide de Libye pour financer votre campagne de 2007, comme l'a affirmé l'intermédiaire Z.Takieddine? - N.Sarkozy: Quelle indignité!

Nous sommes sur le service public. - L.Sénéchal: 10 ans d'enquête ont précédé ce procès qui s'est ouvert aujourd'hui.

Si l'argent, souvent liquide, est difficile à tracer, le Parquet national financier est confiant dans son enquête. - Nous avons la preuve qu'un montant total de 6 millions d'euros est parti de fonds publics libyens et est arrivé en France. Ce sont des fonds qui ont disparu.

Pourquoi? Parce qu'ils sont arrivés en espèces ou ont fait l'objet Parce qu'ils sont arrivés en espèces ou ont fait l'objet de transferts via des zones offshore. C'est de l'argent qui a très rapidement été masqué. - L.Sénéchal: N.Sarkozy a déjà été condamné en appel pour le financement illégal de sa campagne de 2012, l'affaire Bygmalion.

Il a été condamné à 1 an de prison ferme dans l'affaire Bismuth. Il doit bientôt le purger sous bracelet électronique. Il a pu partir aux Seychelles en famille.

Ca en a surpris ou indigné certains. - A.-E.Lemoine: Pas de commentaire? - M.Valls: C'est difficile pour moi de commenter l'action de la justice, là où je suis.

J'éprouve une forme de gêne. On parle d'un ancien président de la République. - L.Sénéchal: Une gêne vis-à-vis de la justice? - M.Valls: Une gêne générale.

Il s'agit d'un président de la République, ancien chef d'Etat qui a incarné la nation pendant 5 ans. Il y a quelque chose de dégradant. Je ne peux pas vous l'exprimer plus. - P.Cohen: Qui peut tenir à son propre comportement. - M.Valls: Mais pas seulement. - M.Valls: Mais pas seulement.

Il y a quelque chose de plus profond. Il y a quelque chose de plus profond. Soyons attentifs.

La justice doit pouvoir agir en toute liberté. La justice doit pouvoir agir en toute liberté. - L.Sénéchal: Il faudrait une immunité présidentielle? - L.Sénéchal: Il faudrait une immunité présidentielle? - M.Valls: Je vous dis mon sentiment.

Il faut faire attention. Il y a des accusations portées par des gens qui n'ont pas, à mon avis, tous les brevets de sincérité. J'éprouve cette gêne. - A.-E.Lemoine: Les agriculteurs mettent à nouveau la pression. - L.Sénéchal: La Coordination rurale, proche de l'extrême droite, a tenté, en vain, de rouler sur Paris. - Bonsoir.

Il est minuit. On est dans le 91. On a des forces de l'ordre qui nous empêchent de bouger.

On a appelé les ministres concernés. Personne ne veut répondre. Personne ne veut répondre.

On se rend bien compte, par rapport aux forces de l'ordre, que la recherche est le conflit. - L.Sénéchal: Les forces de l'ordre ont eu le temps de se déployer, notamment ce matin en Essonne.

Il y a des fourgonnettes bleus des gendarmes pour stopper les tracteurs des bonnets jaunes et des drapeaux de la Coordination rurale. Certains sont parvenus à contourner le barrage, sans grand succès. La détermination est intacte. - On sort de plusieurs années de crise. - On sort de plusieurs années de crise.

En 2024, il n'y a eu aucun revenu. On demande des mesures urgentes. On les avait déjà demandées en janvier 2024, On les avait déjà demandées en janvier 2024, quand on a paralysé la France entière.

Ca fait 365 jours qu'il n'y a rien eu. - L.Sénéchal: E.Macron a dit que la messe n'était pas dite sur le Mercosur, pourtant signé mais pas encore validé.

Nous sommes en pleine période électorale dans le secteur agricole. Les élections professionnelles ont lieu à la fin du mois. L'enjeu, c'est la fin de l'hégémonie de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. - A.-E.Lemoine: D.Trump officiellement vainqueur de la présidentielle américaine. - L.Sénéchal: Sa victoire va être validée. - L.Sénéchal: Sa victoire va être validée. - P.Cohen: C'est fait. - L.Sénéchal: K.Harris valide le résultat de cette élection présidentielle. "Ultime humiliation", note le "Daily Mail".

Cet assaut du Capitole par les partisans du nationaliste qui refusaient la défaite de Trump, c'était il y a 4 ans jour pour jour. ... - L.Sénéchal: 4 personnes sont mortes ce jour-là dans la foule et 4 policiers se sont suicidés dans les jours et semaines après cet assaut.

Plus de 900 émeutiers condamnés à des peines de prison allant de quelques jours à plusieurs années. de quelques jours à plusieurs années. Le plus connu d'entre eux, surnommé le chaman, est sorti de prison il y a quelques mois.

Il espère une amnistie une fois Trump au pouvoir. Il espère une amnistie une fois Trump au pouvoir. On l'a rencontré aux Etats-Unis juste avant la victoire de D.Trump. ... - L.Sénéchal: D.Trump a promis de gracier le plus grand nombre d'émeutiers.

Il y a encore des centaines de procédures en cours. Il y a encore des centaines de procédures en cours. Il sera investi président dans 2 semaines, le 20 janvier prochain. - A.-E.Lemoine: E.Musk cherche à influencer la vie politique d'autres pays. - L.Sénéchal: Il s'est déjà payé un encart dans "Die Welt" - L.Sénéchal: Il s'est déjà payé un encart dans "Die Welt" en Allemagne.

Il choisit aussi au Royaume-Uni le champion du Brexit, N.Farage. Il a promis un don de 100 millions de dollars à son mouvement.

Sauf qu'il vient de le lâcher. Il pense qu'il faudrait un nouveau leader à son mouvement. Dans le viseur du couple Trump-Musk: Justin Trudeau. "Le futur 51e Etat des Etats-Unis", s'amuse D.Trump.

Il vient d'annoncer sa démission. - J.Trudeau: Je démissionnerai de mon poste, une fois que le parti aura choisi son prochain chef à l'issue d'un processus national rigoureux et compétitif. - L.Sénéchal: Après cette démission, D.Trump voudrait - L.Sénéchal: Après cette démission, D.Trump voudrait la fusion du Canada avec les Etats-Unis.

Il faut s'inquiéter de son arrivée? - M.Valls: Oui. - M.Valls: Oui.

Il y a une forme d'internationale des réactionnaires. Il y a une mise en cause de la liberté avec des moyens Il y a une mise en cause de la liberté avec des moyens considérables et une volonté d'influencer. E.Musk va peut-être être membre du gouvernement.

Il faut être attentif. Raison de plus pour que les Européens, les grandes démocraties...

Il faut qu'on soit capables de comprendre ce qui se joue partout. C'est la liberté qui est remise en cause. C'est la liberté qui est remise en cause.

C'est un grand message que la France doit entendre. C'est son rôle de défendre la liberté. - A.-E.Lemoine: Merci, M.Valls.

Merci d'avoir accepté notre invitation.