Océans : pourquoi il y a urgence
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
À quoi sert ce sommet des Nations-Unies sur l'océan ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La Chine sera-t-elle présente et quel rôle peut-elle jouer ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Faut-il interdire l'exploitation minière des fonds marins ?
- 19:00RelanceRéponse directe
Pourquoi les aires marines protégées ne protègent-elles pas vraiment ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Faut-il changer notre mode de consommation de poisson ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est l'heure du second débat de ce sens public consacré à la santé de l'océan sur lequel les euh euh les représentants de plus de 18 pays, 50 chefs d'État et de gouvernement vont se pencher à partir de demain à Nice. C'est la 3e conférence des Nations- Unies sur l'océan sur pêche, pollution plastique, réchauffement de la température de l'eau, air marine protégé. Les enjeux sont vitaux pour notre planète, notre planète bleue.
Avant d'en débattre, on dresse le portrait d'un écosystème en danger avec Cécile Sixou. Les scientifiques sont unanimes. L'océan va mal et l'un des premiers symptômes est l'augmentation exponentielle de ces température.
Dans les années 80, les océans prenaient 0,06° tous les 10 ans. Désormais, leur température augmente de 0,27°gr par décennies. Ces hausses liées au réchauffement climatique ont des conséquences dramatiques selon les scientifiques.
On a une élévation du niveau de la mer dont environ une vingtaine de centimètres depuis le début du siècle. On a un déclin généralisé des espèces marines, des fortes dégradations des écosystèmes côtiers comme bon effectivement ces récifes coraliens qui sont vraiment des sources de biodiversité énormes, les mangroves, les herbiers marins et qui sont aussi des barrières naturelles qui protègent les populations terrestres. Autre constat alarmant, les mers sont très pollués principalement par le plastique.
Chaque année, entre 5 et 13 millions de tonnes sont déversées dans les océans et il y aurait près de 150 millions de tonnes actuellement dans les eaux. Cette pollution n'a pas de frontière. Souvent invisible, elle touche l'océan dans son ensemble. quand il sera impacté en surface quelque part dans le monde et bien en fait c'est en quelques années je dirais c'est la totalité de l'océan qui va qui va récupérer ces toutes ces molécules toxiques.
Et ça c'est terriblement dangereux puisque par rapport à cette pollution qui s'infiltre dans toute la chaîne alimentaire, personne personne ne pourra réchapper aucun organisme. D'autres activités humaines comme la surpêche et l'exploitation minière dégradent également les fonds marins. Au sommet de Nice, l'un des objectif est de créer 30 % d'air marines protégées d'ici à 2030.
Aujourd'hui, il n'y en a que 12 %. Et on vous explique pourquoi il y a urgence avec mes invités Mathilde Olivier. Bonsoir, bienvenue.
Vous êtes sénatrice et écologiste des Franceurs de France. Vous avez déposé une proposition de loi visant à mieux protéger les écosystèmes marins. Elle sera débattue le 12 juin prochain.
Romain Troublé, bonsoir et bienvenue. Vous êtes directeur général de la fondation Tara océan et vous publiez aujourd'hui l'océan parcours d'un engagement. C'est aux éditions stock.
Marie Bellon, bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste en charge de l'environnement et du civi des des politiques publiques en faveur du clé au journal des Échos et Michael Darmi. Politique est évidemment resté à mes côtés.
Alors, il y a il y a il y a plusieurs constats à faire. On va commencer par la la santé ou la mauvaise santé de l'océan. Par exemple, le constat de la pollution plastique.
Il y a plusieurs chiffres qui circulent, mais on a choisi celui-ci, 150 millions de tonnes de plastique dans les océans. Euh, on parle de l'équivalent d'un camion poubelle de déchets plastique qui s'y déverse chaque minute. Chaque minute.
On peut parler de Mathilde Olivier, d'un bien commun qu'il faut protéger quand on parle de des océans ou de l'océan. H tout à fait. L'océan, c'est c'est un bien commun pour nous toutes et tous.
Euh à la fois parce qu'il nous apporte, je pense qu'on a toutes et tous des souvenirs de nos vacances à la mer, mais aussi en terme de ressources qui nous qui nous sont apporté par l'océan, que ce soit bien sûr les ressources aliotiques, les poissons, mais aussi le tourisme autour des autour des océans et autour des litoraux. Et puis on a aujourd'hui une grande partie de la population mondiale qui vit proche des côtes, proche des océans et qui porte forcément sera potentiellement impacté par le changement climatique, par la montée des eaux, par l'érosion côti. Oui, avec évidemment, il faut rappeler ce chiffre, les maires les océans recouvrent 71 % de la la surface du du globe.
On devrait dire l'océan. Romain troublé, on peut commencer en expliquant ça en début de débat. C'est un seul écosystème où tout est lié en quelque sorte.
Ouais, je crois que n'importe quel poisson peut aller où il veut sur cet océan. Donc moi, j'aime bien dire qu'il en a qu'un seul parce que c'est aussi une façon de de personnifier plus davantage cette cet espace euh et de de mieux expliquer à quel point bah quand on pollue en Chine, ben on pollue en fait toute la planète et donc il y a pas de pollution séparée de de d'endroit mais moi chez moi c'est propre, chez toi c'est sale en fait. Non, c'est un truc comme tu dis commun et et qu'il faut protéger comme un tout.
Et et quand on fait l'écologie comme moi je fais avec les chercheurs sur Tara autour du monde, on voit bien que tous ces tous ces écosystèmes sont totalement interdépendants. Oui. Et avec on on a on dans la liste, on a oublié de dire que c'est aussi le poumon de la planète, l'océan Romain troublé.
Oui, c'est un poumon en fait l'oxygène qui est produit par l'océan, il est consommé par les habitants de l'océan. En fait, s'il était pas si s'il était pas produit, il serait pris dans l'atmosphère donc on en aurait moins. Mais aujourd'hui, il est il est consommé par les habitants évidemment parce qu'il y a beaucoup de monde quand même qui vit là-dedans.
Euh et cet océan et cet oxygène, il est il est vital. Moi je dis souvent que l'océan c'est notre sang à tous parce qu'il transporte l'oxygène stock CO2 transporte tout tout sur la planète c'est vraiment quelque chose de vital pour l'humanité il serait pas là la température moyenne du globe serait pas de 15°gr mais de 32°gr donc on a besoin de cet océan cet océan en bonne santé et pas trop chaud oui pas trop chaud et c'est là que ça se complique évidemment planète bleue et pourtant Marie Bellan l'océan c'est je disais 71 % la sphère du globe c'est est pas si bien connu c'estàd Il y a il y a encore beaucoup de zones de de bombel le paradoxe. Ouais, même nous médias, on parle pas souvent de l'océan finalement.
Enfin, en tout cas, quand on est responsable des sujets climats comme moi, on parle beaucoup effectivement de pollution de l'air, de d'émission de gaz effet de serre. L'océan, c'est un c'est un sujet qui est un peu secondaire alors que bon, pour la France, quand on sait qu'on est quand même la deuxème puissance maritime mondiale avec derrière les États-Unis, certes, mais ça c'est ça veut dire que c'est quand même important et c'est vrai que c'est un univers qu'on connaît peu là. Je je les les chiffres de l'UNESCO qu'on nous a donné récemment, c'est qu'il y avait seulement 26 % en fait des des fonds marins qui étaient cartographiés.
Alors, en haute résolution, hein. Donc, il y en a peut-être un peu plus si on a si on a moins d'exigence sur la qualité, mais quand même ça veut dire à peine un/4 de cet univers qui est connu et et c'est vrai que ça diversi, c'est un univers en trois dimensions vraiment parce que donc du coup, il y a la colonne d'eau, il y a les fonds marins, il y a la surface, enfin c'est d'une complexité extrême et je pense qu' aussi les les tous les écosystèmes qui sont à l'intérieur sont encore très mal connus. Et d'ailleurs là aussi, c'est un chiffre qui est intéressant.
La recherche scientifique sur l'océan, c'est tout petit, c'est moins de 2 % des budgets de recherche. Donc c'est là qu'on voit qu'il y a encore beaucoup beaucoup de choses à faire et qu'on a besoin justement de fondation parce que c'est la mission de Tara. C'est ça.
C'est des missions scientifiques en fait. Oui, c'est c'est d'améliorer la connaissance de cet écosystème. On connaît comme vous dites qu'on est rien.
Enfin tout Tara qui est une petite équipe trava travaille le CNRS avec quelques chercheurs dans le monde hein 20 50 labos à chaque fois. On a découvert la moitié ce qu'on a ramené les océans depuis 15 ans est inconnu. On n pas un bateau énorme, on n pas on n pas des fonds fous mais la moitié c'est inconnu.
C'estd qu'à chaque fois que vous lancez l'émission au au taravenez avec des des éléments qui étaient absolument inconnus de qui ne faisaient pas partie de la connaissance humaine. Vu oui, on a découvert sur les coraucif coralien il y a il y a 2 ans, autant de bactéries là inconnu que celles qu'on connaît dans que l'humanité connaît. On a doublé la connaissance du nombre de bactéries à connaître.
C'est complètement ahurissant et donc il y a besoin de s'intéresser à cet océan et cette confiance qui arrive, elle a ce mérite de mettre les projecteurs sur cet écosystème. C'est important. Alors justement conférence des Nations- Unies sur l'océan qui s'ouvre demain à Nice.
La ministre de la transition écologique qui est également en charge de la mer, Agnès Panier Runaché espère que la Chine sera présente et pèsera de tout son poids. La lutte pour le climat ne peut être dissociée de la protection de la biodiversité et de la lutte contre toutes les pollutions. Et face à cette triple crise planétaire, nous avons décidé d'agir de manière intégrée, cohérente, déterminée.
Je ne vous cache pas que je compte évidemment sur la participation de la Chine à cette conférence internationale, mais surtout à sa capacité d'entraînement, à sa capacité à parler haut et fort et à prendre des engagements pour la Chine mais aussi à pousser les autres pays à s'engager plus avant dans la protection des océans. euh Agnès Pagierché qui était euh en Chine hein, invité à Pékin au ministère euh à l'ambassade de France pardon à Pékin à l'occasion de d'un anniversaire célébrant le 10e anniversaire de l'accord de euh Paris. Euh question simple, je peux peut-être presque vous la poser à tous les trois.
À quoi sert ce ce sommet, cette cette conférence des Nations- Unies qui se déroule, qui s'ouvre à Nice demain ? Mathilde Olivier, je commence avec vous. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
On se pose la question nous aussi de ce qu'on va pouvoir en attendre. Euh, on parlait du fait que la France est la 2e puissance maritime du monde. La première, c'est les États-Unis.
Les États-Unis qui sont en train de revenir sur tous les engagements pris euh sur les aires marines protégées euh par exemple, sur l'exploitation aussi des fonds marins. Et aujourd'hui, face à cela, on a besoin de politique qui soient proactive. On a besoin que la France, elle montre l'exemple.
Euh elle a la France, elle a été active euh sur les questions internationales, sur l'exploitation des fonds marins, sur le moratoire sur l'exploitation des fonds marins, sur euh le traité euh de en haute sur les eaux euh les eaux en haute mer. Euh c'est des choses qui sont importantes, sur lesquelles on a pu aujourd'hui avancer, mais il faut aussi que l'on montre l'exemple sur le territoire national dans la mise en œuvre de nos politiques. On y reviendra sur le bilan de l'action de de d'Emmanuel Macron, mais sur cette sur cette conférence euh bon alors il y a quand même 50 chefs d'état de gouvernement.
Il y a tous les pays de l'ONU qui seront représentés. Romain troublé, on peut voir le on peut voir aussi le le verre à moitié plein. Mais à quoi ça va servir ? parce que je crois pas qu'il y a une mesure contraignante en même temps.
C'est c'est un processus qui n'est pas contraignant. C'està-dire qu'on va discuter, c'est du soft low hein. C'estàd qu'on va on va se essayer de se mettre d'accord et en fait il y a très peu d'endroits où on parle de l'océan comme un tout.
Il y a beaucoup à l'ONU d'agences qui s'intéressent au transport maritime, à la biodiversité, à la à la à la pêche et cetera. Là, on s'adresse à tout et l'enjeu n'est pas de décider mais l'enjeu est de créer des coalitions pour que dans certaines dans chacune de ces agences de l'ONU, on soit beaucoup plus ambitieux. H et en fait c'est cette c'est une il a il a s'il avait un mérite et j'espère qu'il l'aura c'est de mettre aussi sur le l'agenda des hommes politiques et femmes politique du monde entier la question de l'océan c'est que c'est pareil que pour nous on en parle peu dans les médias on en parle jamais dans les dans les dans les hémicycles, dans le monde.
Et donc c'est aussi ça pour ça ça que c'est important euh et que la France l'accueille bah moi ça va m'arriver qu'une fois dans ma vie. Donc donc je pense que il faut le vivre à fond et il faut essayer de le pousser un maximum et on verra bien ce qui arrivera. Mais ouais je crois que c'est important.
Le fonctionnement est différent de celui des COPESPES dont on parle beaucoup des gens expliquer ça. Mar il y a un petit peu de on les confond souvent parce que c'est une conférence des Nations- Unies effectivement mais comme vous le disiez très bien il n'y a pas de traité encore enfin en tout cas pas ce jour on espérait qu'il y en aurait un mais en tout cas il n'y a pas de négociations qui vont se dérouler là en fait la déclaration qui va être faite à la fin du sommet elle est déjà rédigée en fait he donc il y aura pas de négociation pendant la COP elle a été rédigée. Il y a eu des négociations pour avoir un texte sur lequel tout le monde s'entend mais elle a été donc préparée à New York.
Là en fait c'est plus des engagements volontaire de chaque état participant des coalitions qui vont émerger mais il n'y aura pas l'équivalent d'un texte de COP. Et alors on espérait comme je disais qu'il y aurait il y aura peut-être un jour la COP 1 des océans si ce fameux traité dont vous avez évoqué l'existence là ce traité sur la haute mer est signé. Alors, la France mettait beaucoup d'espoir dans le fait qu'il soit ratifié par 60 États pour pouvoir rentrer en vigueur là lors du sommet de Nice.
Euh là, sans vouloir être trop pessimiste, je pense qu'on n'y arrivera pas parce que bon, les chiffres varient beaucoup parce qu'entre ceux qui ont dit qu'ils allaient le faire, ceux qui l'ont déjà fait, mais on n'est pas enfin on n'est pas à 60 aujourd'hui, il y a quand même peu de chance qu'on qu'on y soit pardon d'ici la fin de la semaine prochaine. Donc voilà, pour l'instant, il y a pas de cope océan prévu à ce jour. et et sur la la Chine parce qu'effectivement les États-Unis, bon Donald Trump a été réélu donc on a bien compris le le retour en arrière, mais la la Chine peut pourrait avec une Europe un peu pousser les euh les les enjeux justement d'une ambition environnementale notamment pour l'océan, pas seulement pour l'océan.
Moi je crois que c'est le premier sommet multilatéral qui a lieu après l'élection de Donald Trump. Oui. Donc c'est formidable l'occasion de remettre en avant le multilatéralisme et l'importance multilatéralisme pour la gouvernance de la planète.
Mais il y a encore des gens qui y croient. Bah on a quoi d'autre ? On a rien d'autre que ça pour gérer cette planète.
Donc il va falloir s'entendre et et on voit on voit des signaux comme quoi la Chine quand Donald Trump dit "Mais moi je m'en fous du traité, je vais aller explorer les fonds marins et et exploiter et la Chine non mais dit non mais le droit international ça compte ça on en parle dans un instant l'exploitation effectivement des ressources minières des des fonds marins. On écoutait la ministre Agnès Panier Runaché Michel. Alors, on va justement évaluer avec vous les ambitions océaniques françaises.
Oui, effectivement, l'enjeu n'est pas nouveau, hein. Souvenez-vous, enfin pour ceux qui effectivement ont eu cette archive et on la connaît sûrement en 68 février 68, le monde diplomatique écrit "Les richesses du 21e siècle sont à prendre au fond des mers" et et s'intéressait déjà à l'exploitation minière en mer. décennies plus tard, on voit bien que ce 21e siècle en fait est en train de voir à quel point les mines sous-marines et l'exploitation minière sous-marine peut-être aussi un enjeu.
Et donc sous la mer, le champ de bataille s'appelle la fameuse ZEE, la zone économique exclusive. Et peut-être est cela la véritable aussi motivation, je dirais non avouée de ce qui va se passer euh à Nice parce que on sait que la France possède évidemment, on l'a entendu, 2è domaine maritime donc le plus étendu euh au monde hein, après celui donc euh des USA dont d'ù la lutte permanente pour le contrôle des immenses réserves de Kobal, de nickel, de Mangananaise en particulier dans une des zones où la France est aussi présente he dans le dans le Pacifique, dans la tôle de Clipperton qui se trouve dans dans une région la France la France n'est pas loin et peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle les pays se se se vont se réunir ou avec quelle ambition pour la France ? et bien justement elle est assez floue c'estàd qu'en réalité et comme on l'a déjà effectivement compris depuis le début de ce débat malgré plusieurs études la France ne dispose que de visions assez parcellaire quand même de la richesse de ces fonds de ces fonds marins de la manière de les exploiter.
La seule chose qu'on a don on a qu'on a compris c'est la concurrence pour la ressource des fonds marins. Elle est absolument puissante. Elle s'intensifie sur la scène internationale.
C'est pour ça peut-être aussi que tant de pays viennent à Nice parce que il viennent aussi cartographier donc également l'océan. Je me souviens qu' à la à la la fameuse conférence de Copenhague, les Chinois étaient venus pour bloquer en disant "Nous nous nous nous nousous interviendrons dans ce domaine quand nous pourrons être les premiers." Donc de ce point de vue-là, il y a aussi un double un double enjeu.
Il y a une course effrainée pour exploiter ses fronts ses fonds marins. Le président Macron revient à l'instant d'une tournée en Asie du Sud-Est où il a effectivement annoncé plusieurs ambitions pour renforcer dans les domaines défense, innovation, transition, culture. Voilà, il y a eu beaucoup de contrats, on les a tous énumérés.
Il y a pas eu beaucoup effectivement de ce point de place sur le fond marinou. Mais alors, on va en débattre hein. Mais ça pourrait être une chance pour la France d'après vous.
Et oui, parce qu'en fait les ressources sont prometteuses si on arrive à trouver une exploitation, on va dire vertueuse quand même parce que c'est la grande difficulté mais c'est peut-être pour ça aussi que il faut réunir les spécialistes et qu'il faut continuer à en parler dans un avenir proche, on pourrait utiliser aussi des des exploitations minières sous-marines qui pourraient aussi apporter aussi au pays notamment à la France une possibilité de de croissance. Mais on le sait aussi pour des raisons financières et pas seulement techniques, c'est impossible. C'estàd que c'est aussi l'une des conséquences cruel de toutes les analyses que l'on lit que l'on a en permanence sur la situation financière de la France.
Il y a eu euh encore un dernier conseil interministériel récemment donc sur la mer et qui montrait qu'effectivement c'était pas possible encore de pouvoir mobiliser des finances, des études, de l'énergie pour pouvoir donc établir ces euh ces ressources. Donc voilà, ça n'est pas actuellement donc à l'agenda politique donc parce que ça ne rapporte pas non plus politiquement. Le gouvernement, on l'a compris, ne parle pratiquement jamais de ces sujets.
Donc effectivement, peut-être qu'à Nice, on va aussi comprendre que si on est capable de faire un océan pertueux, peut-être qu'on pourra en touchant le fond repartir. Alors, je je suis pas sûr que tout le monde soit d'accord autour de cette de cette table, mais c'est très bien. Ça lance le débat, Michael et c'est et c'est parfait.
Pourquoi ? parce que Donald Trump a a signé un décret destiné à à lancer justement des projets d'extraction minière dans les grands fonds, y compris dans les eau international. Vous y faisiez référence tout à l'heure, ça a fait réagir le la Chine.
Je vous propose d'écouter sur ce thème une juriste, elle s'appelle Marine Calmet. Elle fait partie d'un collectif d'associations françaises et internationales euh qui lance cette semaine un appel pour que soit inscrit les droits des océans dans la déclaration de de l'ONU prévue à Nice. L'enjeu de cet appel, c'est de demander l'inscription dans la déclaration qui sera adoptée à Nice au mois de juin pendant la conférence des Nations- Unies des droits de l'océan pour proposer de nouvelles solutions pour protéger les écosystèmes marins.
Aujourd'hui, on constate que le droit actuel n'a pas suffi pour enrayer l'effondrement des écosystèmes marins. Notre législation, nos lois, nos conventions ne permettent tout simplement pas de répondre à l'urgence écologique. Là où justement le mouvement des droits de la nature et précisément la question des droits des océans permettent d'apporter des nouvelles solutions et de proposer à la fois un nouveau modèle juridique et de nouvelles gouvernance pour protéger l'intégrité et la bonne santé des milieux marins.
Mathilde Olivier, c'est quoi la la bonne politique ? C'est effectivement se dire bah laissons euh les ingénieurs, les chercheurs peut-être trouver une solution, je suis pas sûr que ce soit possible, d'extraction minière la plus vertueuse possible ou alors c'est de au contraire taper du point sur la table juridiquement et dire on n pas le droit. Non, pour moi, il faut absolument cranter que les océans ne doivent pas être un nouvel espace d'exploitation des fonds marins pour des raisons minières.
Euh on risque une fuite en avant en la matière avec les annonces de Donald Trump dans vous en parliez euh les la zone économique exclusive mais aussi dans les eaux internationales et là euh et aussi toute tout le danger. C'est-à-dire que à partir du moment où euh un exploitant va commencer à aller euh tenter d'exploiter les fonds marins dans les eaux internationales, où est-ce que ça s'arrête et qui seront les autorités de régulation de ces espaces ? Et là, on est vraiment face à face à un risque qui est majeur.
Je me rappelle, je discutais il y a quelques jours encore avec euh des scientifiques qui me disaient que euh à 50 m de profondeur, on voit encore aujourd'hui euh le trait par exemple d'un euh d'un d'un sous-marin qui était euh passé euh au au fond de ces au fond de des océans. Et encore 50 ans après, on voit ce trait à la au fond des océans. Et donc on a enfin on on se rend compte de l'impact majeur de de lancer une exploitation de ces fonds marins en plus sur des dans des espaces dans lesquels on connaît encore très peu les les ressources et les écosystèmes.
Bon mais est-ce qu'on joue pas à se faire peur quand même ? Je commence avec vous Romain troublé parce que techniquement c'est quasi impossible. Comment économiquement ? techniquement techniquement économiquement aussi parce que ça coûte très très ça coûte très très très cher d'exploiter le alors effectivement il y a sans doute des riches des richesses minières au fond des enseignants mais enfin il y a pas les solutions techniques et ça coûte trop cher non bien sûr ouais mais il a des états qui ont que ça pour vivre donc ils vont ils poussent pour qu'on le fasse pour qu'on pourse le faire il y a quelques états comme ça dans le Pacifique notamment qui qui n'ont rien c'est parti de ça c'est parti au départ d'un état qui s'appelle Naoru qui a fait fortune du phosphate dans son sur son île pendant des des des dizaines d'années tout exploité tout exploité toutes ces casser la figure et maintenant il cherche une autre un relais de croissance quoi.
Qu'est-ce qu'on peut faire ? Donc ça donc vous dites attention quand même. Moi je dis attention peut y avoir des quelques endroits sur la planète où où on poussera les projets.
Bien sûr, je pense qu'il faut vraiment qu'il y a un règlement un code minier très solide et très très contraignant. La France et est et le pays qui demande qui a la position la plus la plus ferme. Le président Macron a dit on ne exploitera jamais les grands fonds marins en haute mer.
C'est ça qui était et on est on nous a reproché parce qu'on va trop loin. Beaucoup d'état sont plutôt à dire 10 15 ans laissons le temps de voir ce qui se passe. Donc on en est là aujourd'hui et moi je peux vous dire qu'au fond des océans, il y a pas de la photosynthèse, il y a de la chimiosynthèse.
C'est quoi ? C'est un truc qui fait de la vie là où il y a pas de lumière. Et quand on a découvert ça il y a il y a 65 il y a 40 ans.
Ouais tout le monde chassé tous les chercheurs ont halluciné. Il devrait pas y avoir de la vie quand il y a pas de de soleil. là-bas avec la chimie, le vivant, les organismes, les gènes ont su se servir de ces potentiels chimiques pour faire la vie, pour faire de l'énergie.
Donc n'allons pas bouleverser cet équilibre et ça c'est des ressources de connaissance pour l'industrie de demain. H un fantastique aussi. Et donc si on va exploiter pour quelques quelques métaux h on va détruire aussi une toute une branche entière de l'évolution du vivant.
Marie B, j'ai dû poser cette question à je ne sais combien de de d'invités, d'experts, de spécialistes. Faut-il prendre Donald Trump ? sérieux.
Non, mais pour pour rebondir sur effectivement la question des ressources qui a des ressources formidables au fond de l'océan, on en est tous persuadés. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on est là pour en parler. Euh la question c'est quelles ressources ?
Parce que si c'est effectivement pour exploiter des ressources minières effectivement du cobat, mais il y en a déjà il y en ailleurs ce n'est pas du tout rentable économiquement. C'est pas un hasard s'il y a qu'une entreprise canadienne donc The Metal Company qui que personne ne connaît entre en je veux dire qui est en faillite qui a des actionnaires n essayé mais voilà mais qui a fait un peu un coup parce qu'en fait ils ont besoin de ça parce qu'ils ont rien d'autre mais aucune compagnie minière sérieuse pour l'instant n'a prévu d'aller explorer les fonds marins même si bon quelques compagnies allemandes y réfléchissent mais pour l'instant enfin en tout cas c'est très virtuel si en revanche il y a peut-être effectivement des ressources génétiques intéressantes et là peut-être de des labos pharmaceutiques pourraient s'y intéresser dans le fusion mais avant de faire Il faut les connaître, il faut les il faut aller faire des recherches, il faut aller donc il faut les explorer, pas les exploiter et c'est ça qui sera peut-être la richesse de demain. Et c'est et c'est ça serait effectivement un grand risque je pense que de se dire bah on prend là l'exploration l'exploitation des fonds miniers parce queon a besoin de cobal de tout ça mais sauf que on peut le trouver ailleurs et ce n'est pas rentable aujourd'hui de toute façon.
Alors l'une des l'un des enjeux de la conférence sur l'océan qui s'ouvre demain à Nice concerne la pêche, la surpêche. 80 % des espèces propres à la consommation sont surexploité ou pleinement exploité. Et euh Emmanuel Macron, puisqu'on s'intéresse aussi à à son action et son bilan, il mett en garde sur le risque d'effondrement des stocks.
On l'écoute. Si nous ne mettons pas fin à la surpêche au niveau mondial, nous faisons face à un risque majeur d'effondrement des stocks qui mettront en péril tous ceux qui vivent de ce métier, mais aussi tous ceux qui dépendent en partie de la mer pour se nourrir. Et normalement, Audre Vetas apparaît.
Et oui, c'était la surprise. Bienvenue Audrey pour nous parler de à la fois de surpêche et des aires marines protégées puisque c'est l'un des sujets qui pourrait être à l'ordre du jour à l'occasion de cette conférence des Nations- Unies sur le climat, l'interdiction du chalu dans ces aires marines protégées. En effet, parce que oui, Thomas, ça paraît invraisemblable, mais il est possible de pratiquer le chalutage de fond, cette pêche qui consiste à racler les fonds marins dans une aire marine protégée de type Natura 2000.
Une zone euh créée à l'origine pour préserver les écosystèmes marins. C'est possible et c'est même très souvent le cas. La pêche de fond est encore pratiquée dans 90 % des aires marines protégées de l'Union européenne.
Pourtant, dans les faits, des objectifs ont été pris. La Commission européenne prévoit d'éliminer progressivement cette technique de pêche décriée dans les aires protégées d'ici 2030. Mais 2030, c'est dans 5 ans.
Il y a encore énormément de travail pour accélérer les choses et notamment parce qu'on approche de la conférence des Nations-Unies pour l'océan. L'association Greenpeace a réalisé une opération coup de point en largant, c'est les images que je vais vous montrer, 15 énormes rochers en Méditerranée, c'est quand même assez impressionnant. au large du port de Lecat dans l'aude dans une aire marine protégée.
Écoutez la raison. Le principe du chaotage de fond, c'est que le filet est collé au sol, collé au fond marin à l'aide d'une barre qui le laisse et qui permet donc de racler le fond. Et c'est ça un des problèmes principaux de cette technique, c'est qu'elle est destructrice pour les habitats.
En mettant un bloc sur le chemin, donc un bloc qui fait, on a deux format, des blocs d'une tonne, des blocs de 2 tonnes, on empêche physiquement le passage sur cette donc on crée un obstacle physique au chalutage. Et Thomas, c'est pas anodin si cette opération a lieu en France car notre pays pays ne plaide pas pour une interdiction totale de cette pratique dans les aires marines protégées. Au contraire, Emmanuel Macron défend une approche au cas par cas en estimant que toutes les aires ne sont pas aussi vulnérables les unes que les autres.
L'autre argument qui est défendu lui par l'IFrEME consiste à dire que l'interdiction pourrait entraîner un déplacement de l'effort de pêche vers d'autres zones ce qui augmenterait la pression sur les écosystèmes non protégés. Merci beaucoup Audrey Mathilde Olivier. Vous proposez donc il y a une proposition de loi qui va être discutée dans quelques jours ici au Sénat.
Qu'est-ce que vous proposez sur ces euh méga chalutiers là qui raent le le le fond des mers ? Hm hm. Euh ma proposition de voix, elle elle porte sur deux aspects.
D'abord, vous l'avez entendu, aujourd'hui la protection des des océans, les aires marines protégées, elles sont mal définies. Donc nous ce qu'on veut avec cette proposition de loi c'est ramener un peu de clarté de la clarté dans ce que c'est une air marine protégée et dans ses définitions. Et on a des définition à l'échelle internationale à l'échelle européenne de ce que c'est une air marine protégée.
Une air marine protégée en protection stricte, c'est une air marine protégée dans lequelle il n'y a aucune exploitation et aucune destruction des fonds marins, des espèces. Et donc nous ce qu'on demande c'est que aujourd'hui la les définitions de la France elles s'alignent sur ces définitions internationales. Donc on demande une protection stricte des fous marins.
Mais à quoi ça sert par nous interrompre d'avoir un texte plus contraignant s'il est pas respecté après ? puisque déjà le texte existant, on l'a vu Audre nous donner les chiffres, c'est même pas respecté au niveau au niveau européen. Mais en fait aujourd'hui on est dans dans une situation de flou complex, c'estàd que la définition de ce qui est une air marine protégée, on a 16 statuts différents et on n pas vraiment voilà, on autorise le chalu de fond dans nos 30 % d'air marine protégé, on pêche même plus au chalu dans les aires marines protégées qu'en dehors des aires marines protégées en France.
Et d'après euh l'UICN, d'après un certain nombre de chercheurs, on a seulement 1,6 % de nos eau qui sont aujourd'hui réellement protégées. C'est 0,1 % dans les eaux hexagonales. H euh Marie Bellan sur le le l'absence, enfin il y a une sorte d'hypocrisie autour de ces aires marines protégées quand même, non ?
Oui. Alors si si je si j'essaie de défendre l'autre point de vue, c'est vrai que ce qu'on ce qu'on dit souvent aussi parfois ça veut dire bah il y a Air Marine protégé, air marine protégée et que ça dépend ce qu'on veut protéger. Il y a des a marines protégées où on va vous dire "Ah bah là on veut protéger les oiseaux parce que c'est ça c'est là dans cette zone là par exemple c'est eux qui bon qui sont en danger et le fond est sable bleu de toute façon il y a plus rien on peut y aller.
Il y a d'autres aires où effectivement c'est des fonds marins donc là il faut pas y toucher. Bon donc mais j'entends bien le la limite de cette argumentation parce que comme on l'a très justement dit au début les écosystèmes c'est un tout. Alors s'il y a des oiseaux en surface, ça veut dire que c'est parce qu'il y a des poissons sous l'eau.
Donc s'il y a plus de poisson, il y aura plus non plus d'oiseaux. Donc il faut donc c'est pour ça que quand on a ce discours de dire bah ça on voit ce qu'on veut protéger. Non, ça ça marche pas comme ça effectivement.
Et ensuite oui, un des objectifs justement de l'Unoc, ça serait que davantage de pays s'engagent pour atteindre ces fameux 30 % des océans protégés. Je crois qu'on est alors vous le disiez 12 % c'est entre 8 et 11 ou 12 % donc c'est on est quand même loin de l'objectif c'est pour 2030 he c'est quand même pas c'est quand même demain mais après effectivement qu'est-ce qu'on met derrière ce mot der marine protégé stricte forte on s'y perd un peu. Et puis alors il y a aussi d'autres zones euh si j'ai bien lu, une directive européenne qui interdit le chalutage en dessous de 800 m de fond en nord mais même si c'est pas une arroirie protégée.
Donc en fait il y a toute une mosaïque de réglementation qui sont quand même compliquées. Et là, je me mets juste un instant à la place des pêcheurs. C'est vrai que c'est pas forcément évident et il y a un besoin de clarté.
Peut-être que l'Unox serait aussi l'occasion d'avoir plus de transparence et de clarté sur c'est quoi une air marine protégée vraiment. Et je suis sûr que il y a beaucoup de pêcheurs ou de famille de pêcheurs qui sont en train de nous regarder en OK, d'accord. Mais alors vers où ça va nous mener ?
Vers quel type est-ce qu'on va pouvoir continuer à à travailler ou pas ? Et c'est pour ça que ce ce chapitre est intéressant je trouve Romain troublé déjà de de quoi on parle. C'est-à-dire que ces aires marines protégées.
Euh c'est c'est quelques centaines de mètres euh au-delà des côtes. C'est c'est ça dépend des lieux, c'est ça dépend des écosystèmes à protégé ou qui ont été évalués par Fréd et d'autres chercheurs de CNRS comme des des zones intéressantes pour la à protéger qui sont intérêt écologique je souviens plus du terme intéressant. Donc c'est ça qu'il faut protéger en priorité parce que c'est là qu'il y a des frayères par exemple où les poissons viennent se reproduire jaunes comme ça où il y a vraiment une raison de protéger.
Mais tout l' tout ça c'est c'est surtout de la pêche de demain. Qu'est-ce qu'on continue comme ça ? Je pense que dans les 10 années qui viennent la pêche il n'aura plus en France les pêcheurs.
Je pense qu'il y a un vrai sujet de comment on pêchera demain et comment ça emmener dans un futur durable pour un monde entier ce qui concerne les pêcheurs et les filières. Ça ça ce sera notre dernier chapitre. Mais je sur sur ces Airmarine protégé.
Je vous propose d'écouter un un un témoignage c'est celui de la directrice de la conservation au programme océan de la société. pour la nature et les parcs du Canada peut-être sur euh l'effet qu'aurait une vraie protection de ces aires marines. Écoutez-la.
Ici au Canada, nous protégeons les chaînes alimentaires par exemple où l'habitat, là où les poissons se nourrissent, s'accouplent, là où ils grandissent. Et nous avons vu dans d'autres régions que lorsque vous créez ces zones protégées, les poissons peuvent vieillir et les poissons plus âgés se reproduisent davantage. Ils ont des bébés en meilleure santé et plus nombreux.
Et ce qui peut arriver, c'est que cela puisse réellement ensemencer les zones autour de la zone marine protégée qui peut ensuite être pêché de manière durable. Et je veux bien votre retour d'expérience Romain troublé. C'estàd que quand on réussit à quel point ça va vite, vous voyez ce que je veux dire le la reconstitution d'un écosystème marin quand on laisse la nature tranquille.
Bah si vous prenez par exemple ce qu'on connaît bien c'est les réciifs coréliens quand un réciif coréen se fait détruire par une tempête ou par un événement de changement de réchauffement de l'eau très fort en 3 à 5 ans 4 à 5 ans l'écosystème repart alors pas les mêmes espèces parce qu'en plus d'adapter d'autres espèces m'empêche que on a du mal à se dire que c'était mort il y a il y a 5 ou 6 ans. En fait c'est rien c'est assez rapide 5 ou 6 ans. La résilience de l'océan, c'est son plus grand t.
C'estàd que et c'est ça qui est intéressant aussi à raconter, c'est que si on lèche la pression vite, un poisson à chaque fois qu'il pont, il p 300000 œufs. 1 300000 ou donc un peu différent de nous. Et donc c'est c'est très important de de prendre ça en compte.
Et moi encore je vous le dis, c'est c'est pour les pêcheurs que cette histoire, il faut il faut y aller au bout. Il faut il faut avancer. Oui.
Michel, moi ce qui me frappe en fait c'est que on voit bien qu'il y a pas de une fois que tous les enjeux sont posés, il y a pas de volonté politique en réalité. Hm hm euh il y a des voilà du wishful comme on dit, on réunit, on fait on fait un sommet, on dit il faudrait mais tant qu'il n'y aura pas de processus comme on a assisté à ce DACOP avec quand même des accords contraignants entre les pays qui puissent effectivement avoir des des clauses régulières et des des et des manières régulières de se rencontrer pour le pour le contrôler, euh il n'y aura pas d'évolution dans dans les politiques publiques autour autour de l'océan. Il suffit d'ailleurs de voir quand on on voit même l'organisation du gouvernement.
Alors, regardez euh la mer est perdue dans les euh les 10 titres euh qui sont euh attribués donc à un ministre, ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Et à une époque, la mer était au transport quand c'était à Nigérardin. Et donc en fait aujourd'hui, forcé de constater que il y a tellement de de de problématiques à côté qu'on évoque régulièrement ici tous les jours que on a vraiment le sentiment que malgré toute l'importance de l'enjeu, il n'y a pas de volonté.
Vous vous êtes je crois petite fille de pêcheur. Ma est-ce qu'il faut revenir enfin en arrière ? C'estàd que à la façon de pêcher de votre grand-père ou alors est-ce que on n'est pas obligé de de pratiquer la décroissance ?
Allez, je mets les pieds dans le plat. Non, non, il faut pas du tout romantiser la manière dont se passait la pêche à l'époque. Il faut savoir que la pêche, c'est encore aujourd'hui le métier le plus accidentogène euh de France.
H euh à l'époque, les gens regardaient la mer avec aussi une forme de peur. Le nombre de personnes qui mouraient qui mouraient en mer était était très importante. Donc non, il faut pas du tout revenir en arrière.
Les conditions aussi sur les bateaux étaient très dures. Donc c'est pas du tout ce ce qu'on propose. Mais par contre, il faut revenir à des méthodes de gestion de la ressource qui soit plus durable. et les aires marines protégées sont un outil euh de gestion aussi des pêches.
C'est un outil qui est qui est euh séculaire, qui est fait depuis de depuis des des siècles par certaines populations. Et donc c'est l'un des outils à la fois pour la gestion des pêches mais aussi pour répondre à la pression qui sera exercée par le changement climatique demain. C'est-à-dire que lorsqu'on va avoir de de plus en plus de canicules marines, il faut que les écosystèmes, ils soient résilients face à ce changement climatique.
Et c'est le meilleur allié des écosystèmes pour résister, c'est la biodiversité. C'est d'avoir une abondance de d'espèces qui peuvent ensuite réagir. Et juste un mot puisque on entendait cette scientifique au au Canada qui réagissait.
Euh nous c'est vraiment sur la science qu'on a basé notre proposition de loi et la science les scientifiques, ils disent que c'est quelque chose qui fonctionne la mise en place de ce type d'Air marine protégé ce qui fonctionne pour maintenir aussi une pêche qui soit durable et pour avoir un bénéfice pour les pêcheurs qui vont pêcher autour de cette terine protégé. Marie Bellan, la pêche artisanale française, elle pèse encore quelque chose et elle elle a besoin effectivement qu'on lui crée comme ça ses zones périphériques pour qu'elle continue d'exister. En tout cas, elle aurait un bel avenir effectivement si la pêche était un petit peu plus réglementée.
C'est vrai que il y a des exemples quand même où en France on a réussi à à avoir un renouvellement de la ressource la la baie de Saint-Reux, on en parlait tout à l'heure, il y a eu des règles très strictes qui ont été mises en place avec un temps limite de pêche, une période de de limite de pêche bien sûr dans l'année, mais aussi sur la journée contrôlé par avion. Bah alors là ce que vous disz c'est c'est alors on voit tout de suite le stock de de de nois saint-jac c'est c'est renouvelé en en très peu de temps et maintenant ils en ont presque trop enfin je veux dire maintenant il donc ça veut dire que c'est possible et ces pêcheurs ben voilà il c'est pas c'est pas des grands chalutiers énormes enfin je veux dire donc il y a de la place pour ce type de pêche encore en France mais encore faut-il que les réglementations soient respectées par tous parce que comme on le disait les quelques pêcheurs qui essaient de quand même d'avoir une bah une pêche un peu régulée ou protectrice de justement des ressources Bah si à côté euh leurs voisins ils font tout à l'envers, ça a pas beaucoup de sens pour eux. Mais alors est-ce qu'il faut pas aussi Romain troublé questionner notre notre mode de consommation ?
Alors je veux dire je je j'entends mes copains qui sont devant leur tél il va déjà on peut plus manger de viande et là il est en train de nous dire le Thomas qu' on peut plus manger de poisson mais quand même est-ce qu'il faut qu'on Est-ce qu'on mange trop de poisson mondialement hein ? On mange trop de même poisson en France hein. De même poisson c'est important déjà on mange du saumon on mange de la lotte et on mange quoi ? bar peut-être du cabillot la lot donc c'est déjà si on diversifia les poissons qu'on mange il y aurait aussi moins de pression sur la ressource hein ouais mais bon le poisson le pavé de saumon c'est quand même un truc pas naturel en plus hein moi je déconseille mais bon c'est personnel mais c'est sûr que dans le dans le si on parle du monde on moi avec tar on dans le monde entier on croise beaucoup de bateaux de pêche hein et quand quand on croise parfois on croise deux espagnols ensemble deux français ensemble et cetera, par quand on croise des chemins, il y en a 80 les bateaux de pêche et donc et c'est légal bien sûr là où ils sont.
Et donc un des enjeux de la pêche mondiale, c'est aussi de mettre la chaîne autour de la table et dire comment on fait ? Comment on fait pour pêcher mieux ? Pech peut-être pas moins tout de suite mais déjà mieux.
Mais alors Michel nous disait tout à l'heure, il y a pas vraiment de gouvernance mondiale ou de volonté politique mondiale. Bon en même temps là on a de à partir de demain à Nice tout le monde autour de la table quoi. C'est c'est il y a peut-être une toute petite opportunité à saisir sur ce sur cette questionl.
Parce que les les Chinois, OK, ils viennent, on sait pas encore à quel niveau hiérarchique ils seront représentés, mais ils vont pas renoncer à leur 80 bateaux là où il y a deux bateaux espagnols ou deux bateaux. Je crois pas qu'il faut attendre de de Nice, c'est choses pareilles. Il faut pas non plus rêver trop avant avant Nice, hein.
Non. Ouais. En même temps, la Chine, c'est vrai que c'est un acteur ambigu.
On le voit souvent. Alors là, pour le coup, je vais faire le parallèle avec les COP. ou dans les cop la Chine bon c'est pas le meilleur élève en terme d'émission de gaz à effet de ser ça c'est sûr mais n'empêche que c'est aussi un moteur très puissant dans le dans le développement des énergies renouvelables et la Chine elle a toujours un peu cet entre deux elle veut être elle veut montrer qu'elle est une bonne élève d'ailleurs elle se elle se elle se présente comme contre l'ex l'exploration l'exploitation des des fondsmarins.
Cétait très net. Ils ont réagi mais dès le jour même où Trump a annoncé que il il voulait relancer cette exploitation et en même temps bah ils font beaucoup de pch illégal en même temps la fin la Chine. Oui et la fin et oui la Chine a fin et d'ailleurs elle a des des des fermes aliotiques monstrueuses dans la mer jaune pour effectivement élever des poissons parce qu'ils en ont enfin je veux dire il faut qu'ignorent leur population aussi.
Donc c'est un acteur très ambigu mais justement sur lequel il y a quand même des leviers potentiels de négociation et c'est pas un hasard si la ministre était la semaine dernière en Chine. Ouais effectivement. Alors, je vous repose la même question de sur notre mode de consommation.
Est-ce qu'on doit le changer ? Il y a plusieurs éléments lorsqu'on parle du mode de consommation parce que souvent l'élément qui nous est porté lorsqu'on parle de de gestion durable, d'air marine protégé, c'est c'est la question de la sécurité alimentaire et de la souveraineté alimentaire de notre pays. Mais on a des ressources en poisson sauvages qui sont limitées.
C'estàd que si on les si on empêche trop, bien après, on nempêchera plus. H et donc tout l'enjeu c'est de continuer à avoir une pêche qui soit qui soit durable sur sur le moyen terme. Et puis bien sûr il y a la question de de des fermes d'élevage de de la pissiculture et là on a une proposition de loi.
Moi au Sénat je travaille sur les aires marines protégées. À l'Assemblée nationale l'un de mes collègues Damien Gérard a déposé une proposition de loi pour un moratoire sur les fermes de saumon en France. Et je rentre juste d'un déplacement au Sénégal.
Je suis rentré ce matin euh Sénégal qui est un pays qui est une nation de pêcheurs. Les voilà les les Sénégalais pêchent beaucoup et ont vu euh leur production de poisson s'effondrer parce que voilà cette pêche chinoise illégale notamment qui est venue dans voilà dans leurs eaux et tous ces poissons qui sont pêchés au Sénégal sont ensuite exportés pour nourrir les saumons des fermes des fermes des fermes françaises. Donc ils sont même pas mangés par les par les populations locales.
Elles ils ne sont plus mangés par les populations locales. Les pêcheurs sénégalais ne peuvent plus vivre et viennent. Il y a un lien très direct qui est aujourd'hui fait par l'Organisation internationale de la migration entre immigration illégale et moins de pêches possible au Sénégal.
Et donc en fait, on comme les écosystèmes marins sont sont globaux, et bien la même chose, la pêche, elle est aussi globale. Elle a toujours été global. Les pêcheurs, ils sont toujours allés pêcher dans d'autres aires, enfin dans d'autres espaces.
Il faut absolument réguler ça à l'échelle interne. Mais il y a des eaux internationales, Romain troublé. Mais c'est pas une zone de non droit quand même ?
Ah bah si, de fait c'est une zone de non droit. B pas mal hein parce qu'en fait ce qui s'applique sur un bateau qui est à plus de 300 km des côtes h et ce qui ce qui compte sur son bateau c'est la le la loi du pavillon la loi du pays dans lequel il a il est enregistré. OK.
Et donc il y a quelques il y a pas mal de de pays qui répondent jamais au téléphone. Quand une marine nationale française veut arrêter un bateau en pleine mer, en haute mer, il demande l'autorisation du pays dans lequel ce bateau est enregistré. Et il y a souvent des bateaux et pays qui répondent jamais au téléphone.
Donc en fait faut pas les arrêter. Donc en fait moi je rêve de de de changer ça en fait. Je je me moi je rêve de pourquoi ne pas dire que tout l'océan est protégé par défaut et que si on veut exploiter, on doit prouver que c'est durable au lieu d'aujourd'hui aujourd'hui d'utoris obtenir un permis quoi.
Oui. Ou de montrer que l'activité qu'on va faire économique, elle sera durable. Et aujourd'hui, pourquoi ne pas inverser le sens de la preuve ?
Aujourd'hui, c'est l'océan est exploitable partout et puis si on veut le protéger, il faut quelques ONG désargentés qui se qui qui militent pour dire faut protéger là parce que prouver qu'il faut protéger. Moi je pense qu'on arrive à prouver qu'on peut on peut prélever. Ouais, ça semble un peu utopique mais on a envie on a envie d'y croire.
Allez, il nous reste moins d'une minute un mot encore. Ça revient ça revient exactement sur votre première interrogation qui était sur sur celle de l'océan bien commun. En fait aujourd'hui, lorsqu'on parle de 10 % d'air marine protégé en protection strique, de 30 % d'air marines protégées, en fait on peut on peut renverser le sujet.
C'est-à-dire que aujourd'hui 90 % des océans ne seraient donc pas protégés, 70 % sans air marine protégé. En fait, c'est c'est on on peut aussi retourner euh le sujet puisque lorsqu'on va pêcher, en fait, on prélève une ressource, on on ne la paye pas. On paye pas le bar qu'on serait qu'on sera allé euh qu'on sera allé pêcher.
On paye son carburant peut-être, mais pas la mais pas la re. C'est la dernière cueillette. Ouais.
Merci beaucoup. Merci à tous. Je vais rappeler euh Romain troublé le le titre de votre livre Aujourd'hui, l'océan.
Parcours d'un engagement euh qui est paru aux éditions Stock. Marie Bellan vous lit évidemment dans le journal Les échos. à très bientôt sur sur le plateau de publicage.
Je vous rappelle que on vous donne rendez-vous à partir de vendredi sur le canal 8 de la TNT. D'ailleurs, exceptionnellement, il y aura un sens euh vendredi dans lequel tiens, on recevra le président du Sénat, une interview politique qui promet peut-être d'être musclé, qui sait, une demi-heure face à Gérard Larcher, puis ensuite un un grand débat d'une heure autour du pouvoir des femmes et si les femmes sauvaient le monde. Ça c'est le rendez-vous de vendredi à 18h et d'ici là on sera présent demain évidemment toujours sur le canal 13 à 18h 22h.
D'ici la notique Philippe Tabaro Mich chargé des SR transport sera l'invité de la matinale demain face à Ron Manini il sera 8h du matin. Belle soirée. [Musique]
Mathilde Ollivier