Nicolas Sarkozy a-t-il raison de parler de "complot" ? Son avocat est notre invité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Cette condamnation de l'ancien président à 5 ans de prison dans cette affaire dite des financements libyens ne fait-elle pas des vagues dans l'opinion publique ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous ressortez de ces jours ce choc finalement qui a suivi l'annonce de la condamnation de l'ancien président de la République ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Un jugement est-il critiquable ?
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Vous diriez que ce jugement, cette décision viole toutes les limites de l'état de droit ?
- 20:00FerméeRéponse directe
Vous diriez que le mandat de dépôt qui est prononcé, porte atteinte à la présomption d'innocence ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quand vous voyez Nicolas Sarkozy qui parle de complot, est-ce qu'il y a un complot contre lui au juste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Christophe IngrainFait
« Cette condamnation, elle est fondée sur une hypothèse qui n'est étayée par rien. »
- 15:00Nicolas BastucFait
« Cette décision, on y reviendra peut-être sur le fond, est éminemment critiquable pour des tas de raisons. »
- 20:00Nicolas BastucFait
« Toute détention provisoire est une atteinte à la présomption d'innocence. »
- 30:00Christophe IngrainFait
« Les menaces elles sont totalement inacceptables. »
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Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aili avec nos deux invités ce matin que je salue, bonjour à vous et bienvenue maître Christophe Ingrain. Bonjour Jean-Franç, soyez le bienvenu.
Vous êtes l'avocat de de Nicolas Sarkozi avec vous. Nous allons revenir longuement ce matin sur et bien ce jugement qui fait tant débat dans ce pays. Également présent Nicolas Bastuc.
Bonjour Nicolas. Bonjour. Ravi de vous retrouver. journaliste, chef du pôle droit et justice à l'heomadaire le point.
Cette condamnation, je vais poser le débat, cette condamnation de l'ancien président à 5 ans de prison dans cette affaire dite des financements libit pas de faire des vagues dans l'opinion publique. Est-il normal ? Je vais vous poser la question he de débattre d'un jugement puisque ça a été ça aussi mise en doute.
On n pas le droit de débattre d'un jugement. Nicolas SarkoZi a-t-il raison de son côté de dénoncer, c'était dans l'interview au JDD, une décision qui violerait selon lui toutes les limites de l'état de droit ? Que dire de la reposte hein de du procureur national financier Jean-François Bonert qui affirme que Nicolas Sarkozy est jugé comme n'importe quel citoyen alors que l'exécution provisoire de la peine de prison avant l'appel fait autant débat.
Je rappelle la position chez les politiques, juste celle de François Bairou qui s'est interrogé hein, c'était allé sur la sorgue sur le risque de généralisation de cette exécution provisoire. Ça veut dire qu'il n'y a plus d'appel possible à lâcher François Baou. Je commence par vous bien évidemment, maître Christophe Incré.
D'abord une question d'humeur si vous me le permettez. Comment est-ce que vous ressortez de de ces ces jours euh ce choc finalement qui qui a suivi l'annonce de la condamnation de la président de la République ? Comment est-ce qu'on en sort ?
Comment est-il d'ailleurs lui-même ? Alors, Nicolas Sarkozi est combatif évidemment comme nous, comme sa défense, il a été choqué le jour du délibéré. Euh h trois relaxes sur quatre infractions pour lesquelles il était poursuivi.
Une infraction qui demeure qui est euh une sorte de voiture balais du droit pénal qui est l'association de malfaiteurs. Euh il est condamné sur le fondement de cette cette infraction. il est condamné à une peine lourde et comme vous le rappeliez avec un mandat de dépôt différé à sortie de de l'exécution provisoire euh ça signifie et il a compris la volonté du tribunal euh de l'envoyer en prison et de l'envoyer en prison rapidement.
Euh c'était pas c'est c'est évidemment un choc violent quand on se sait innocent et qu'on a euh pendant euh 12 ans d'enquête et euh 14 semaines d'audience euh affirmer euh son innocence et euh et qu'on a constaté qu'en face euh de euh de la des des des explications de Nicolas Sarkozi, il n'y avait pas de preuve. Il y avait pas de preuve. Et d'ailleurs euh autre élément qui participe au choc qu'il ressent et que nous ressentons, c'est que cette condamnation, elle est fondée sur une hypothèse qui n'est étayée par rien, qui est une hypothèse euh qui est formulée par le tribunal dans son jugement et et encore une fois qui ne repose que sur des phrases comme ne pouvait ignorer, ne pouvait pas ne pas savoir là où on attendait des élé élément beaucoup plus solide.
C'est une forme de d'intime conviction de la part des des magistrats enquêteurs du du parquet national financier. Alors, c'est une intime conviction d'abord des enquêteurs, vous avez raison. Ensuite, du parquet national financier qui a soutenu l'accusation à l'audience et aujourd'hui du tribunal, donc des trois magistrats qui composent le tribunal et qui ont justifié la condamnation de Nicolas Sarkozy, expliqué la condamnation de Nicolas Sarkozy par cette théorie.
Je vais vous donner la parole dans un instant au Nicolas Bastuc euh parce que vous êtes un observateur hein de de toute cette vie judiciaire. Euh encore un mot euh maître Christophe Fingr est-ce que euh un jugement est critiquable ? Est-ce que la question est posée finalement ?
Alors il est-ce qu'il faut s'en tenir là et et laisser aller la justice ou euh discuter euh après le jugement ? D'abord, pour moi, avocat, il est criticable dans la mesure où euh on a fait appel immédiatement et que euh on considère, nous considérons euh qu'il il repose sur des éléments qui sont tout à fait discutables et des appréciations qui sont euh euh encore plus discutables euh et que nous allons euh combattre en appel. Euh d'une manière plus générale comme citoyen.
Moi ce que je sais c'est que la justice est rendue au nom du peuple français et il est pas anormal que le peuple français regarde la façon dont dont la justice est rendue. Le jugement il est euh euh il est long. Euh il s'agit de se plonger dedans et on peut discuter euh discuter sereinement.
Je dis pas du tout euh qu'il y a il y a il y a matière à à à à dépasser les bornes, mais on peut tout à fait discuter sereinement comme étudiant en droit. C'est ce que j'ai fait pendant des années, analyser des euh des des des décisions, des arrêts de la Cour de cassation. Aujourd'hui, on fait un peu la même chose avec ce jugement qui objectivement a des conséquences qu'on a jamais vu en France.
Euh l'incarcération annoncée possible euh de Nicolas Sarkozy, c'est pas un élément indodin et c'est normal que tous les citoyens français s'intéresse aux raisons pour lesquelles le tribunal a décidé de d'ordonner cette mesure. Nicolas Bastuc, vous suivez depuis de longues années hein, entre autres hein, les les affaires judiciaires de les procès dans ce pays. Euh nous sommes devant une situation inédite à vos yeux.
Ah ben c'est clair que l'incarcération programmée, la chronique d'une incarcération annoncée d'un ancien président de la République, c'est un événement, c'est un séisme judiciaire mais aussi politique. Je voudrais juste répondre à la à la question précédente que vous ne m'avez pas posé Jean-François, mais je je je complète. On peut critiquer une décision de justice.
Oui, on peut critiquer une décision de justice d'abord en utilisant les voies de recours, l'appel parce qu'on n'est pas d'accord. On peut la critiquer à l'université dans la ce qu'on appelle la doctrine juridique, mais on peut aussi la critiquer dans le débat public. Ce qu'on ne peut pas faire, c'est jeter le discrédit sur la justice.
C'est-à-dire dire que les juges qui ont condamné Nicolas Sarkozy sont des juges politisés, sont incompétents, sont malhonnêtes et cetera. Ça, on ne peut pas le faire. Mais critiquer le fond d'une décision, on a tout à fait le droit de le faire et heureusement.
Vous diriez que ce ce jugement euh cette décision viole toutes les limites de l'état de droit. Je reprends les mots euh du de Nicolas Sarkozi lui-même. Alors, pas du tout.
Je dirais exactement le contraire. Cette décision, on y reviendra peut-être sur le fond, est éminemment critiquable pour des tas de raisons. En revanche, elle ne viole pas l'état de droit en ce sens que les juges euh toutes les mesures qu'ils ont prises, l'exécution, le mandat de dépôt a effet différé avec exécution provisoire, la peine de 5 ans d'emprisonnement, le fait de s'appuyer non pas sur des preuves tangibles mais sur un faisceau d'indice.
Enfin tout ça, les juges ne l'ont pas sorti de leur chapeau ou de Donc là, nous nous sommes dans les clous, hein, vous diriez. Ils ont ils ont puisé dans l'arsenal législatif euh répressif euh ce que euh ce que cet arsenal leur offre et qui fait la loi c'est le législateur, c'est le politique. Donc on n'est pas du tout dans une violation de l'état de droit.
On est en revanche dans une décision euh qui peut être critiquée à bien des endroits. Vous partagez ce regard Christophe Ingrain ? Al, moi ce que je sais c'est que lorsque on est condamné à une peine d'emprisonnement de 5 ans, on a le droit de d'utiliser de de de se révolter, hein, quand on se sait innocent.
Euh je pense que derrière ces paroles, il y a l'idée que récemment deux deux décisions judiciaires avaient été rendues sur des cas très similaires. Euh d'abord dans l'affaire Karchi euh le délibéré de la cour d'appel de Paris a été rendu alors même que nous étions à l'audience. sur le dossier libien et puis quelques mois avant, il y avait eu le délibéré dans l'affaire des assistants du modè deux décisions dans lesquelles la cour d'un côté et le tribunal correctionnel de l'autre ont dit qu'on ne pouvait pas fonder la culpabilité de quelqu'un sur une hypothèse fut-elle vraisemblable ?
Nous dans notre dossier, on fonde la culpabilité de Nicolas Sarkozy sur une hypothèse qui plus est pas vraisemblable. Donc je pense que cette réaction, elle est liée à ce sentiment de bénéficier entre guillemets, d'un traitement spécial et de ne pas bénéficier d'une application de la loi dont d'autres dans euh le même tribunal, quelques salles à côté ont bénéficié. Vous diriez que le mandat de dépôt qui est prononcé, hein, porte atteinte à la présomption d'innocence ?
Alors, il y a plusieurs question, c'est c'est une vraie question. C'est vrai que la la la volonté de faire débuter la peine, de faire débuter l'exécution de la peine est pour nous quelque chose d'incompréhensible. Il va y avoir un appel dans les mois qui viennent.
Les raisons pour lesquelles on veut s'assurer de la de la détention de Nicolas Sarkozi, le tribunal explique que c'est pour assurer l'effectivité de la peine. Mais l'effectivité de la peine, on en reparlera lorsque la cour d'appel aura statué. Le tribunal ici ne statue pas en première et dernière instance.
Il a il le sait très bien et il le sait au moment où il rédige le jugement. Quelle que soit sa décision, il y aura un appel. Il y avait par ailleurs aucune raison liée à la personnalité de Nicolas Sarkozy.
Je veux dire, pas de risque de fuite, pas de risque de destruction de preuve, pas de risque de réitération des faits. Il y a objectivement aucune raison de placer Nicolas Sarkozy en détention avant son appel. C'est quoi ?
Qu'est-ce que c'est ? C'est une recherche d'une forme de Je vous pose la même question Nicolas Pastuc. C'est une forme de d'un souci quoi ?
D'exemplarité. C'est un message que tu as envoyé. Ça répond à quel quel ressort ?
Alors, je vous dis le jugement motive sur la l'effectivité de la peine. L'exemplarité peut-être l'exemplarité, ça n'existe pas dans le code de procédure pénale. C'est quelque chose qui est qui est toujours un peu gênant.
Ces notions qui sont très qui sont très personnelles et et je je moi je l'ai en tout cas nous nous l'avons ressenti comme une volonté euh de tenter d'affaiblir déjà l'appel. Nicolas Bastuc même question hein sur ce ce mandat de dépôt et et c'est c'est la présomption d'innocence en fait c'est la question qui est posée. Oui.
Mais un appel. Toute détention provisoire est une atteinte à la présomption d'innocence puisque vous n'êtes pas définitivement euh reconnu coupable enfin et donc vous restez présumé innocent et pour autant on vous incarcère. Il faut quand même dire que la détention provisoire ça n'est pas une nouveauté et ça n'est pas une exception puisque à peu près 300 personnes aujourd'hui sont détenues alors que elles restent présumé innocente. 30000 30000 presque un/ers de la population pénale, je dirais plutôt 25000.
Voilà. Euh par ailleurs, je l'exemplarité, je ne sais pas, je je ne suis pas dans la tête des juges, mais il faut quand même rappeler euh que Nicolas Sarkozi, c'est la troisème condamnation à une peine d'emprisonnement ferme qui était prononcée contre lui. Il a été condamné de manière définitive.
Il a d'ailleurs dû porter un bracelet électronique pendant une partie de l'audience pour pour cette condamnation. Donc dans l'affaire Bismut, il a été condamné en première instance et en appel dans l'affaire Big Malion. Il a formé un pourvoi dont on aura le le le la décision dans quelques jours.
Et là, c'était la troisème condamnation. Je ne suis pas dans la tête des juges, mais quelque chose me dit qu'ils se sont dit que un coup d'arrêt de marqué. Et peut-être que les juges avec un peu de malice euh ou un brin de perversité se sont dit "On va prendre les politiques au mot, les politique qui ne cesse de dire que les peines doivent être exécutées, que ça suffit toutes ces peines de prison là." Nous dépassons le cadre du droit éventuellement.
Euh ah ben oui, non mais quand on quand on juge, enfin moi je ne suis pas juge, je ne l'ai jamais été et heureusement parce que c'est un métier extrêmement difficile mais j'imagine qu'on prend un petit peu tout tout en compte et si c'est le droit parce que les antécédents judiciaires c'est un des éléments qui doit être pris en compte par les juges pour fonder une peine. Je n'ai pas dit pas en l'espèce pas ici. Vous ne pouvez pas condamner lourdement quelqu'un pour des faits commis supposé avoir été commis en 2005. sur une enquête qui a été ouverte en 2012, vous pouvez pas le condamner lourdement en se fondant sur des condamnations postérieures à la date des faits, postérieure au début de l'enquête.
Vous ne pouvez pas dire je vais le condamner lourdement pour ce qu'il a fait en 2005 parce que en 2022 ou en 2023, il a été condamné à une autre peine. Juridiquement, c'est pas possible. Juridiquement, non.
Mais euh les juges se sont sans doute posé cette question. Enfin, c'est une hypothèse. Je n'ai pas dit que j'étais d'accord moi, hein, avec le le le mandat de dépôt, avec la lourdeur de cette condamnation.
Encore une fois, il y a beaucoup de choses à dire dans ce jugement, mais je me dis que peut-être les juges ont raisonné de cette manière. Voilà, c'est la troisème condamnation. Les politiques ne cessent de dire que nos décisions ne sont pas appliquées.
On va les prendre au mot. Allez, dans un instant, nous poursuivons hein cet échange. Notamment, nous reviendrons sur ce qu'a dit Jean-François Bonert, le le procureur national financier et nous essaierons d'explorer ce qui va se passer au-delà hein de ce jugement.
D'ailleurs, vous avez dit euh quelque chose de particulier, maître Christophe Inggris, j'ai noté, vous avez dit incarcération possible hein. Vous nous expliquerez si c'est vraiment quelque chose d'obligatoire ou s'il y a peut-être une sorte d'issue d'issue de secours pour Nicolas Sarkozi. Allez, euh 9h43, nous restons ensemble. pour euh cette vérité en face consacrée à la condamnation de l'ancien président de la République.
À tout de suite. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Achili en studio.
Maître Christophe Ingrin, avocat de Nicolas SarkoZi et Nicolas Bastuc, journaliste, chef du pôle droit et justice à l'heomadaire Le Point. Maître Christophe, il y a quand même pas mal de questions qui restent en suspendre dans cette affaire. Quand vous voyez grosso modo Nicolas Sarkozi qui parle de complot, est-ce qu'il y a un complot contre lui au juste ?
Il y a pas que lui qui dit ça hein, tous ses soutiens également. Je pense que ce cette idée vient du fait que il a depuis le début contesté l'authenticité, la validité de ce qu'on appelle la note médiapart. Euh il avait euh déposé une plainte qui s'est terminée par un non lieu.
Euh un nonlieu dans lequel euh les juges plein de contremédi part hein plein de contemédiia partent euh dans lequel les juges indiquaient en gros qu'on pouvait penser euh que le document était info mais qu'il y avait pas d'élément de preuve qui permettait d'être affirmatif. Dans le jugement qui a été rendu par le tribunal correctionnel. Le tribunal correctionnel dit que ce document est probablement un faux et donc il a le sentiment que ce document qui a fondé, quoi qu'on en dise, euh le début de l'enquête, qui a donné euh un un son son visage à l'enquête et au reproches qui lui sont faits depuis 13 ans maintenant, il a le sentiment que il y a une certaine instrumentalisation de tout ça et c'est peut-être ça qu'on met sous le nom qui aurait ourdi ce complot Louis Plenel, le patron de Méia Part ou des forces politiques quelconqu.
Vous avez une idée ou pas là-dessus ? Moi, j'ai absolument aucune idée là-dessus. Nicolas Bastuc, je ne sais pas.
Ce qui est vrai, c'est que les deux éléments qui étaient présentés vraiment comme les reines d'épreuve durant toute l'instruction, à savoir cette fameuse note de médiapart et les déclarations de feu Ziyad Takedin qui est décédé donc de jours comme vous le savez avant le le jugement, et bien ces deux éléments se sont totalement effondrés à l'audience. Voilà. et le tribunal les a d'ailleurs soigneusement écartés du jugement.
À la fois la note médiapart probablement un faux. C'est quand même une note qui effectivement a déclenché l'ouverture d'une information judiciaire. L'instruction n'a été ouverte qu'après la publication de cette note.
Et c'est sans doute aussi une note qui a coûté très cher politiquement à Nicolas Sarkozi. n'a pas tort quand même de dire que euh euh cette note lui a peut-être fait perdre l'élection présidentielle de de 2012 puisqu'il il s'en est fallu de quelques centaines de million fallu de peu à ce moment-là. Maître Christophe Ingrain, il y a il y a c'est vrai que pas la peine d'avoir lu le le les combien de pages ? 400 pages 400 pages o de de de du jugement parce que personne n'a le temps de faire ça.
Euh il y a quand même des dans le récit des des moments étonnant. Vous prenez les deux protagonistes que sont Bris Ortefeu et Claude Guéan qui essaent de dédouiner le président Nicolas Sarkozy. Mais la question qui vient un esprit, on va dire sensé, j'espère que je en être, c'est mais qu'est-ce qu'ils sont allés là-bas ?
Voilà, pardonnez-moi d'être vulgaire mais on se dit mais d'accord mais qu'est-ce qu'ils font qu'est-ce qu'ils vont faire à Tripoli ? Bonz, c'est c'est deux points. Non non, vous avez raison.
Deux points très rapidement. Le jugement euh a une motivation qui est très étrange sur ce point-là puisqu'il dit l'attention portée par euh Claude Guéan et Bris Ortefeu à euh expliqué que Nicolas Sarkozy n'était pas au courant de leur déplacement et de leur rencontre avec enfin de leur rencontre avec monsieur Senouci est en soi troublante et caractérise la culpabilité de Nicolas Sarkozy. Bon, ça c'est quand même un élément qui est dingue dingue. 2e 2e point sur pour répondre précisément à votre question, le déplacement de Claude Gu en Libye, il est tout à fait normal.
C'est ce qu'on appelle un prec. C'est-à-dire que avant qu'un ministre se déplace à l'étranger, il y a toujours quelqu'un de son cabinet, un conseiller ou parfois le directeur de cabinet qui va reconnaître à la fois les lieux et préparer les rencontres. Bris Ortefeu quand il est allé en Libye, c'était autre chose.
C'était pour la signature d'une convention entre la France et la Libye sur les collectivités locales qui a d'ailleurs été dont l'intérêt a d'ailleurs été confirmé par le ministre qui était en place, le ministre libyen qui était en place à l'époque. Il se trouve face à monsieur Senousi. Ils ont expliqué tous les deux qu'ils avaient été piégés par monsieur Takédin.
Je n'y étais pas. Nicolas Sarkozi n'y était pas. Il n'a pas eu l'information et rien ne démontre le contraire.
Sauf je vous dis cette affirmation du tribunal qui est que Nicolas Sarkozi était forcément au courant compte tenu de l'attention et de la du soin qu' pororté les prévenus à dire à l'audience qu'il n'était pas au courant. D'accord. C'est ce que vous contestez au fond là-dessus.
Nicolas Bastuc. On va passer toute l'heure là-dessus mais mais il y a toujours des des espèces de de récits qui peuvent surprendre hein. Bah c'est l'élément qui a pesé le plus lourd hein dans la déclaration de culpabilité de de Nicolas Sarkozy même si effectivement c'est un peu contestable de dire il ne pouvait pas ne pas être courant ou plus précisément monsieur HEFu et monsieur Guant ne pouvaient pas ne pas lui en avoir rendu compte.
Mais quand même euh si je me je me fais un petit peu l'avocat du diable ou plutôt de l'accusation, euh c'est quand même très troublant que ces euh deux euh très proches de Nicolas Sarkozy, l'un était son directeur de cabinet au ministère de l'intérieur, l'autre son ministre délégué, ce soit retrouvé dans des dîners ou des déjeunés totalement informels, sans garde du corps, sans diplomate face à ce qui était quand même un terroriste. Abdallah Senusi a été condamné comme étant le cerveau de de l'attentat du DC10 qui a fait euh 140 morts dont une cinquantaine de Français. Il a été condamné en 1999 par Contumas par la France à la réclusion criminelle à perpétuité et quelques années plus tard de haut dignitaires, un haut fonctionnaire et un ministre se retrouvent face à lui.
C'est vrai que c'est c'est troublant. Après, effectivement, ce qui est tout aussi troublant, c'est que le tribunal, de manière un petit peu péremptoire, euh s'est contenté pour condamner Nicolas Sarkozy de dire qu'il ne pouvait pas ne pas avoir été au courant de ses rencontres. S de supposition qui fait office de preuves.
Tout à fait autre chose, maître Christophe FRIN, c'est dans le débat public aujourd'hui ces menaces condamnées par le président Emmanuel Macron, il l'a fait par un message communiqué dimanche soir contre les les magistrats, ces menaces directes. Est-ce qu'elle vous choque ? Vous êtes avocat de vous êtes juriste et et il y a eu toujours ces mots hein de Nicolas Sarkozi.
Certains ont pu faire une sorte d'établir une relation de cause à effet quand il parle de la qu'il dénonce la ce qu'il appelle la la haine des juges l'ancien président. Est-ce qu'au fond ceci n'aurait pas pu provoquer cela ? Voyez une sorte de de déclenchement de de ces menaces tout simplement.
Alors les menaces elles sont totalement inacceptables. Enfin c'est c'est impensable. On n pas à s'en prendre à un tribunal ou au membre d'un tribunal quand il a rendu une décision.
C'est le début de notre discussion. On peut critiquer, il y a des voix de droit, on peut en discuter comme on le fait là, mais en aucun cas on adresse des menaces euh verbales, physiques. Enfin, ça n'a c'est c'est ça c'est c'est du délire de faire ça.
Euh s'agissant de ce qu'a dit Nicolas Sarkozi, il a parlé, il a expliqué ce qu'il a ressenti. Il a ressenti pendant l'audience une très grande violence verbale à son encontre d'abord et essentiellement du parquet national financier. Les réquisitions les ont été extrêmement violentes.
On a on les avait beaucoup commenté à l'époque. Il sort de l'audience au cours de laquelle il est déclaré coupable et condamné à 5 ans d'emprisonnement avec un mandat de dépôt à effet différé exécution provisoire. Oui, son sentiment que en dépit de l'effondrement l'effondrement d'une partie de l'accusation, il y a plus de corruption, il y a plus de détournement de fond, enfin bref, tout ce dont on nous parle depuis 13 ans, tout ça s'effondre. il est quand même condamné à une lourde peine et euh et il a le sentiment que euh en effet il est l'objet ou il a il a ressenti euh cette détestation de la part euh euh de ceux qui l'avaient au risque au risque de désinhiber euh au vont dire certains qui pourraient se dire tiens il a raison on va s'en prendre juge.
Il y a ce risque là toujours hein la parole publique. Non, enfin je c'était c'est vraiment pas c'est vraiment pas l'objet. C'est vraiment pas le il a parlé simplement comme quelqu'un qui vient d'être condamné lourdement.
Il y a aucune incitation, aucun aucun encouragement. Au contraire, il est très clair sur ces sujets-là. Je veux dire les batailles qu'on livre euh en juridiction euh devant les différents juges qu'on rencontre, elles sont suffisamment fortes et musclées.
On n pas besoin, vraiment pas besoin d'insulter ou de ou de menacer. D'accord avec ça, j'imagine Nicolas Bastuc. Évidemment.
Oui, moi je comprends totalement la colère de de Nicolas Sarkozy qui bénéficie d'une certaine manière d'une forme d'immunité colérique. Je sais pas comment on peut qualifier ça. En revanche, la classe politique devrait être très très prudente quand elle met en cause l'institution judiciaire qui est une autorité parce que demain le prévenu, lambda qui va se retrouver devant son juge pour une conduite en état alcoolique ou pour un un vol, si on lui explique le matin à Sud Radio ou dans d'autres médias que les juges ne sont pas honnêtes, qu'ils fourbissent des complots et cetera, que va-t-il penser de son juge ?
Que va-t-il penser de la décision qui sera rendue contre lui ? C'est une vraie question. Mot de la fin avec vous, maître Christophe Ingrin.
La case est est, on va dire obligatoire. Elle il en passera par là. C'est parce que vous avez dit possible tout à l'heure.
Possible tant qu'il y est pas, il y est pas. Il existe des possibilités de de contester la décision qui a été prise, de en tout cas de de d'enlever les effets tant qu'il est pas incarcéré, il n'est pas incarcéré. Et de la même manière qu'on s'est battu pour faire tomber une partie de l'accusation, on espérait que ce soit la totalité, ça n'est qu'une partie, on se battra pour éviter cette incarcération.
Merci à tous les deux et vous serez le bienvenu ici même maître Christophe Angra, je rappelle avocat de Nicolas Sakosi pour reparer de la suite parce que il y aura des rebondissements et multiples dans cette affaire et les autres également. Merci également Nicolas Bastuc journaliste chef du pôle droit et justice à l'hebdomadaire le point. Merci tous les deux de nous avoir éclairé sur cette affaire et ses rebondissements et et l'émotion qu'elle suscite dans le pays.
Bonjour Valérie Expert. Bonjour Jean-François. Beaucoup de débat beaucoup de sujets beaucoup de sujets et on va revenir sur notre sondage du FOP fiducial pour Sud Radio et Lopignon.
Pour qui voteriez-vous au premier tour si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain ? Alors, on va vous nous dire que c'est loin, mais néanmoins, c'est une photographie à cet instant de Oui, ça se rapproche mais c'est une photographie et cette bah Frédéric Dab sera avec nous pour commenter ce sondage qui bah dans lequel il y a quelques quelques surprises. Donc on vous attend au 0826 300.
Dites-nous si vous avez déjà une idée ou une envie euh de vote déjà dès à présent. On y revient tout à l'heure. Bonne émission.
Merci.
Nicolas Sarkozy