🔴 Condamnation de Marine Le Pen : pourquoi Raffarin n'est pas triste
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:57OuverteRéponse directe
C'est ça qui fait le plus débat pour vous, c'est cette mesure d'exécution provisoire. Eric Ciotti propose de la supprimer.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« la loi, on n'est pas obligé d'être d'accord, mais on est obligé de la respecter, puisque la loi c'est la majorité. »
- 0:29Invité politiqueFait
« responsables politiques, on ne commande pas une décision de justice »
- 0:47Invité politiqueFait
« une décision de justice peut avoir un impact politique. Ce n'est pas la première fois, je vous parle de Juppé, de Dominique Strauss-Kahn. »
- 1:16Invité politiqueFait
« la loi, ça se change. On n'est pas d'accord avec la loi. La loi, elle a un processus. La loi n'est pas éternelle. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Raffarin89 %
- Locuteur non identifié8 %
- Locuteur non identifié 23 %
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Je
ne fais pas partie de ceux qui sont de la très grande tristesse aujourd'hui. Un, la loi, on n'est pas obligé d'être d'accord, mais on est obligé de la respecter, puisque la loi c'est la majorité. Mais naturellement, on n'est pas forcément d'accord avec une loi, parce que la minorité a les droits dans ce pays. Mais la loi, elle s'impôt, elle se respecte, ceux qui la défend doivent être défendus et protégés, ça ne se discute pas. La loi, elle doit être appliquée. Donc il'y pas de discussion. D'ailleurs, quand j'étais plus jeune politique, on me disait toujours « Nous, responsables politiques, on ne commande pas une décision de justice ».
Je me souviens, je'ai pas
commenté, à mes souvenirs, la décision de justice concernant Alain Juppé. On ne commentait pas, du temps de
Jacques Chirac, décision
de justice. Ça, c'est un premier point. Deuxièmement,
par
nécessité, une décision de justice peut avoir un impact politique. Ce n pas la première fois, je vous parle de Juppé, de Dominique Strauss-Kahn. Bon, qu'il un impact politique, ça fait partie de la décision de justice. Il y a des cas où le calendrier, ce n pas la justice qu'il choisit. La situation fait qu'il une élection présidentielle, il y avait pour Strauss-Kahn des circonstances. Donc, quel est un impact sur la politique ? Ce n pas en soi un scandale, puisque naturellement, elle gère des calendriers. Et s'il a un assassin, à un moment, si c'est la veille d'une élection, on doit prendre la décision de justice.
Donc, qu'il y un impact politique, ce n'est pas en soi quelque chose qui est condamnable. Deuxième principe. Et troisième principe, la loi, ça se change. On n'est pas d'accord avec la loi. La loi, elle a un processus. La loi n pas éternelle. Il y une assemblée nationale, on a des choses à dire. Donc tout ce qui est dédié, je trouve qu'il y des choses qui sont intéressantes, dire sur la notion d'appel qui fait partie de notre droit. C'est vrai que vous êtes condamnés en première instance, mais vous êtes présumés innocents. Sauf que s'il y une décision exécutoire, aux yeux du peuple, vous exécutez une décision.
Je me souviens du maire de Toulon qui démissionne en décision exécutoire, naturellement.
C 'est ça qui fait le plus débat pour vous, c'est cette mesure d'exécution provisoire. Eric Ciotti propose de la supprimer.
Je pense qu'il faut bien vérifier ces questions-là, parce que je pense que quand il y a des risques sérieux de récidive, il faut bien empêcher la personne de récidiver. Donc la justice, si elle a fait ça, si le Parlement a fait ça, c'est qu'il avait ses propres raisons. Mais je pense que cette loi n'est pas bien faite, qu'elle devrait être revue en effet. Mais ça c'est un débat parlementaire, respectons nos institutions, on a un débat, une majorité, mais je n pas entendu.
Ceux qui se plaignent de jugement se plaignent de cette loi, je crois même qu'il en a qui l'ont votée. Si, le sujet c'est que si... Il n 'a pas voté mais elle l'a défendu, justement. Donc c'est
quelque chose qui je crois est très important. Donc faisons bien attention, la démocratie c'est la lutte contre l'arbitraire. Et donc il faut qu'on ait à un moment ou à un autre des principes de décision qui se remettent en cause. C'est pour ça que la décision exécutoire est ambigüe, parce que c'est une première instance, on a droit à deux instances. Et donc on peut éviter l'arbitraire comme ça.
Jean-Pierre Raffarin