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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 6 octobre 2025 35 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSanté

Gouvernement Lecornu : la fin du socle commun ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 58 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:05OuverteRéponse partielle

    Existe-t-il encore un socle commun ? Le gouvernement a-t-il encore un avenir ?

  • 12:14OuverteRéponse directe

    Le Figaro titre que le gouvernement Lecornu est déjà menacé. Ça résume les dernières heures ?

  • 13:22RelanceRéponse partielle

    Vous avez compris le revirement de Bruno Retailleau hier soir à 21h30 ?

  • 16:48OuverteRéponse partielle

    Les LR vont-ils ou non rester au gouvernement ?

  • 17:27RelanceRéponse partielle

    Est-ce que les LR peuvent désormais rester au gouvernement après les déclarations de Bruno Retailleau hier soir ?

  • 20:27RelanceRéponse directe

    Jean-Noël Barrault, vous dites que vous ne pouvez pas croire que les LR se désolidarisent. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:08InvitéFait
    « « Dans les circonstances exceptionnelles que traverse la France, on ne se dérobe pas ». »
  • 8:44InvitéFait
    « « La spécificité de la Corse n'avait rien à faire dans la Constitution ». »
  • 11:25PrésentateurFait
    « Avec quatre ministres issus de ses rangs, LR menace de claquer la porte. »
  • 16:55InvitéFait
    « « Nous ne pouvons pas participer à ce gouvernement ». »
  • 17:03InvitéFait
    « « Vous devez maintenant tenir compte de ce qui s'est passé aux élections législatives ». »
  • 34:11InvitéChiffre
    « 84% des ingrédients sont d'origine française »
  • 34:44InvitéChiffre
    « 40 postes à pouvoir en CDI sur les sites de Saint-Michel et de Saint-Père »
  • 34:50InvitéChiffre
    « 60% de beurre »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Invité 210 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:04
Invité

C'est l'heure de notre reportage en région Cap-sur-Bruge, en Gironde, où un immeuble accueille 8 studios destinés à de jeunes autistes. C'est l'un des premiers du genre en France, une initiative qui permet d'accompagner ces jeunes vers l'autonomie tout en luttant contre l'isolement social, un projet en partie financé par le département. Regarde ce reportage d'Océan Archambault pour nos partenaires de TV7. Léo, 29 ans, a emménagé dans ce studio en mars dernier. Ce premier appartement lui offre enfin un peu d'indépendance. Des fois, le soir, je regarde un peu la télé et j'ai une terrasse aussi où je peux aller dehors.

Et pour éviter l'isolement dans lequel sont parfois enfermées les personnes porteuses d'autisme, Léo vient chercher un peu de compagnie dans cet appartement collectif. Sorte de colocation dans laquelle il peut partager des moments avec les autres résidents, comme Mathilde.

1:15
Locuteur 8

On peut jouer, on peut faire des soirées et jeux vidéo, comme la suite chez Laoui.

1:23
Invité

On y fait les réunions, on y fait des activités. C'est avec Manon que les résidents organisent régulièrement des activités et sorties. En ce moment, c'est tous les mardis soir et ils sont mis soirées et jeux vidéo.

1:36
Présentateur

D'accord. Donc c'est plutôt chouette.

1:38
Invité

Elle est l'une des deux animatrices du projet, portée en partie par le département de la Gironde. C'est un rôle, je pense, de soutien, principalement sur de la convivialité et de veille sur l'isolement.

1:51
Présentateur

C'est-à-dire que ce sont des habitants, porteurs d'autisme, qui peuvent vite s'isoler dans leur logement.

1:59
Invité

Et l'idée, c'est de rompre ça. Offrir un peu d'indépendance à ces jeunes adultes, c'était le souhait de leur famille. Au début, on était trois familles à se demander, nos enfants grandissent, qu'est-ce qu'on souhaite, qu'est-ce qu'on voudrait, comment on imaginerait les choses. Et on a commencé à réfléchir. Et en fait, on a commencé à réfléchir à ce qu'était un habitat inclusif sans savoir ce que ça s'appelait comme ça. En 2024, selon une enquête de l'association Autisme France, près de la moitié des personnes autistes interrogées exprimaient l'envie de vivre en habitat inclusif ou en hébergement adapté. Mais en réalité, seuls 22% vivent en logement indépendant.

Et on continue avec l'actualité dans nos régions, on va aller en Ariège. Bonjour Cécile Dupont, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes la directrice en chef de la Gazette Ariégeoise. Et en ce mois d'octobre rose, Cécile, vous allez nous parler d'une initiative, ça s'appelle le MAMOBILE. Expliquez-nous ce que c'est. Oui, c'est une initiative ariégeoise exceptionnelle et particulièrement pertinente. Alors, concrètement, c'est un cabinet de radiologie itinérant qui va au plus près des populations dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein. Donc, tous les deux ans, les femmes de 50 à 74 ans.

C'est un camion avec une remorque sur laquelle on a installé un mammographe et qui accueille sur rendez-vous ou quand elle s'y présente directement, toutes les dames qui sont éligibles au programme de dépistage, évidemment c'est gratuit, c'est financé par la Sécurité sociale. Les clichés sont lus à distance et le camion sillonne l'Ariège régulièrement. Il va dans les villes moyennes, les villes importantes, mais aussi dans les vallées les plus reculées et les petits villages. Alors, on a une particularité ariégeoise, c'est que grâce à la CPTS, la CPTS c'est la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé, beaucoup de gens se sont démenés pour acheter un camion.

Il en existe déjà un dans l'Hérault. Il venait trois jours par an en Ariège et devant le succès considérable, devant l'engouement de ces trois jours, des montagnes ont été déplacées pour acheter un camion, gérer toute la logistique autour, créer les emplois. La CPTS s'est appuyée sur une association, a dû créer une association qui s'appelle Ariège Prévention Mobile, qui gère le circuit du camion. Et donc, ce camion appartient à l'Ariège, il a été financé par l'ARS quasiment en totalité, et il tourne non seulement en Ariège, mais aussi dans quelques départements limitrophes. Et du coup, Cécile, quel est le bilan de ce Mamobile ? Est-ce que ça augmente les dépistages ?

Oui, vous avez complètement raison. Le bilan a augmenté le taux du dépistage. La participation aux campagnes de dépistage organisées en Ariège, notamment pour le cancer du sein, était très faible. On était autour de 45 %. On est passé en 15 mois, 15-16 mois, de 45 % à 55 %. C'est colossal en termes de progression, et puis surtout, c'est très encourageant parce que, vous le savez, la pertinence d'une politique publique de santé de dépistage n'est particulièrement importante si les gens participent au dépistage. Donc, plus on a de femmes qui participent, plus la démarche est pertinente.

Et là, on a vraiment la preuve que la démarche d'aller vers, d'aller dans les vallées les plus reculées, de se présenter sur les places du village est complètement efficace et pertinente. J'ai des chiffres. Par exemple, le Mamobile, en 12 mois, a fait un peu plus de 5 000 radios mammographiques, et à peu près la moitié en Ariège, parce que le Mamobile tourne, je vous l'ai dit, dans les départements limitrophes, précisément dans le 31, dans la Haute-Garonne, l'Aude et le Gers, et parce que l'expertise, le savoir-faire ariégeois s'exporte, et l'ARS souhaite effectivement que le camion irrigue au mieux l'Occitanie.

– Merci beaucoup, merci Cécile Dupont de nous avoir parlé de cette belle initiative en Ariège, Octobre Rose, deuxième Mamobile en Ariège, c'est la une de la Gazette ariégeoise. Merci beaucoup Cécile Dupont d'avoir été avec nous. Alex, on continue, on regarde la une de la presse régionale, on revient complètement sur l'actualité politique, puisque le gouvernement de Sébastien Lecornu fait la une de la quasi-totalité de nos journaux régionaux. – Totalement, Ariane, avec une formule qui revient à la une de plusieurs journaux, comme à la une de la montagne ou du Dauphiné libéré, on prend les mêmes et on recommence.

Sébastien Lecornu à la tête d'un gouvernement sans rupture, titre le journal L'Union de son côté. Alors les membres du gouvernement Bayrou ont été reconduits pour beaucoup, 12 ministres sur 18 ont fait partie de ce précédent gouvernement, Elisabeth Borne revient à l'éducation, Bruno Rotaillot à l'intérieur, Gérald Darmanin à la justice, Rachida Dati à la culture. – Et un air de déjà-vu d'autant que certaines figures de la Macronie se rajoutent au casting. – Et notamment un certain Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'Économie et des Finances entre 2017 et 2024, a été nommé ministre des Armées.

Alors selon la presse, ce poste aurait d'abord été proposé à Édouard Philippe ou à Christophe Béchut, son lieutenant au sein du parti Horizon. Mais en tout cas, ce retour de Bruno Le Maire est une surprise alors qu'il avait quitté ses fonctions l'an dernier en laissant un déficit budgétaire important. Et puis il y a deux semaines, dans une interview au magazine L'Usine Nouvelle, il avait dit que son retour au gouvernement était, je cite, « totalement exclu ». Alors dimanche soir, il justifiait sa présence au gouvernement, je le cite une nouvelle fois, « dans les circonstances exceptionnelles que traverse la France, on ne se dérobe pas ».

Et puis, autre élément à questionner dans la composition de ce gouvernement, en tout cas qui est questionné par le journal Corse Matin, l'absence de Laurent Marc-Angeli, cadre d'Horizon, le parti d'Édouard Philippe. Laurent Marc-Angeli, ancien maire d'Ajaccio, il était l'ancien ministre de la fonction publique. Alors ce serait un choix politique de l'intéresser, mais le journal Corse Matin se demande si cette absence ne va pas compliquer le projet d'autonomie de la Corse, d'autant qu'Éric Woerth, qui fait son arrivée au ministère en charge des territoires, Éric Woerth, en 2018, il avait estimé, je cite, que la spécificité de la Corse n'avait rien à faire dans la Constitution.

Donc c'est mal parti pour l'autonomie de la Corse. Ça a l'air à peine rentré au gouvernement, les Républicains menacent déjà de claquer la porte. Oui, avec un véritable imbroglio chez les Républicains qu'on a beaucoup évoqué ce matin. On rappelle les différents épisodes. Dimanche après-midi, une majorité des cadres du parti se prononçait en faveur d'une participation au gouvernement. Sébastien Lecornu annonce son gouvernement. Et par la suite, dimanche soir, Bruno Rotaillot, tout juste renommé ministre de l'Intérieur, déclarait sur les réseaux sociaux que la composition de ce gouvernement ne reflétait pas la rupture promise. Il y a un comité stratégique du parti Les Républicains ce lundi.

Et puis, réaction à cette déclaration de Bruno Rotaillot, eh bien Rachida Dati qui estime, je cite, que les Républicains ne peuvent pas se défiler. Conclusion à peine nommée, ce gouvernement est déjà menacé. – Oui, c'est la conclusion qu'en tire le journal Le Progrès de Lyon, un gouvernement tué dans l'œuf, titre le journal Le Midi Libre, un gouvernement qui ne tient qu'à un fil pour le journal La Dépêche du Midi. On pensait que la principale menace pour ce gouvernement venait de l'extérieur et d'une censure de la part des oppositions. Eh bien non, le principal danger pour Sébastien Lecornu se situe à l'intérieur du socle commun, si tant est qu'on puisse encore parler de socle commun.

– Merci beaucoup Alex, et justement, on va en parler de ce socle commun. Existe-t-il encore ? Le gouvernement a-t-il encore un avenir ? Coup de théâtre hier soir, lorsque quelques heures à peine après l'annonce du gouvernement Lecornu, Bruno Rotaillot en a fustigé la teneur. Sébastien Lecornu a-t-il provoqué sa chute et la fracturation du socle commun ? Avant d'en parler avec nos éditorialistes, récit d'une soirée politique mouvementée avec Flora Sauvage.

10:27
Présentateur

Trois semaines après la chute du gouvernement de François Bayrou, – Le secrétaire général de l'Élysée a dévoilé dans la soirée une première liste de 18 membres du gouvernement de Sébastien Lecornu. Deux tiers des ministres gardent leur poste, à commencer par Elisabeth Borne à l'éducation, Bruno Retaillot à l'intérieur et Rachida Dati à la culture, Gérald Darmanin demeure à la justice, Jean-Noël Barraud au quai d'Orsay, Annie Gennevar à l'agriculture, Emmanuel Valls à l'outre-mer. Ce nouveau gouvernement fait la part belle aux ministres Renaissance, puisqu'ils obtiennent la majorité des postes.

10:59
Invité

– Qu'est-ce que le président a tiré comme conclusion de cette dissolution ? La réponse hier, c'est rien. Il n'y a pas un gouvernement qui est aussi macroniste, autant macroniste depuis des années.

11:10
Présentateur

– Principale surprise, la nomination de Bruno Le Maire à la tête des armées. Ministre de l'économie et des finances pendant sept ans, Bruno Le Maire s'était mis en pause de la vie politique. Mais son retour au sein de l'exécutif fait grincer des dents, notamment à droite. Avec quatre ministres issus de ses rangs, LR menace de claquer la porte. Bruno Retailleau réunit le comité stratégique des Républicains dès aujourd'hui. Pour le patron des LR, la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise.

Autre nouveauté, Eric Wörth, nommé à l'aménagement du territoire et au logement, redevient ministre, 15 ans après sa dernière participation à un gouvernement, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Et Roland Lescure à l'industrie entre 2022 et 2024 prend du galon en devenant ministre de l'économie. Depuis l'annonce du nouveau gouvernement, les critiques fusent, y compris au sein de l'exécutif. À peine nommé, le gouvernement Lecornu paraît déjà proche de l'implosion. Le temps presse, puisque le nouvel exécutif doit présenter son projet de budget au plus tard, mi-octobre. – Et on va en parler avec vous, Istria. Bonjour Yves. – Bonjour Yves, bonjour à tous.

12:18
Invité

– Merci d'être la directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Pablo Piovivien, bonjour Pablo. – Bonjour, bonjour. – Merci également d'être avec nous, rédacteur en chef de la revue Regards. Yves, le Figaro titre ce matin à peine nommé, le gouvernement Lecornu déjà menacé. Ça résume ces dernières heures ? – Ah bah oui, ça résume les dernières heures qui sont épiques, je dirais, et cocasses. On avait rarement vu ça sous la Ve République. Parce que là, il y a vraiment une ambiance, on ne l'a pas vécu les uns et les autres. Mais moi, on me l'a raconté, je l'ai lu, une ambiance de Quatrième République, quoi, qui était absolument impressionnante.

Et là, eh bien écoutez, effectivement, bon, ce qui se passe, je pense que c'est un problème principalement de règlement de compte à l'intérieur de la droite, à l'intérieur du parti Les Républicains. Mais pas que, parce que ici même d'ailleurs au Sénat, les UDI étant révolte, enfin tout le monde est mécontent ce matin, je pense que la nomination de certains ministres, et notamment celle de Bruno Le Maire, eh bien a fait exploser la cocotte. – Vous avez compris le revirement de Bruno Rotailleau hier soir à 21h30 ? – Je crois qu'il y a plusieurs lectures. Il peut y avoir une première lecture qui est assez classique, et de se dire que la constitution du gouvernement ne lui plaît pas.

Bon, ça, ça me paraît être une lecture un peu simplette. Il y a une lecture plus difficile et plus compliquée à argumenter peut-être, mais qui me paraît davantage correspondre à la réalité. C'est qu'il y a à l'intérieur des LR de réels tiraillements, et qui sont plus que des tiraillements. Il y a un vrai débat sur savoir est-ce qu'il faut rester ou pas au gouvernement. Ça avait commencé d'ailleurs, ça a toujours existé entre la ligne Wauquiez et la ligne Rotailleau. Rotailleau étant pour un maintien dans le gouvernement, parce qu'il faut faire front et ne pas laisser la gauche arriver.

Et puis la ligne Wauquiez qui dit finalement qu'on se brûle les ailes en collaborant avec un gouvernement à tendance macroniste. Et donc la nomination de Bruno Le Maire aux armées, qui est un ancien d'ailleurs de LR, finalement d'après moi n'est qu'un prétexte qui a fait effectivement tourner Kazakh Bono le Rotailleau. Vous avez la même lecture, Pablo ? Oui, c'est Yves, le grand spécialiste de la droite et le Figaro. Mais moi ce que je pense, c'est effectivement tout ça ressemble à une farce. Je veux dire, les Français et les Françaises qui ont suivi la soirée d'hier se sont dû se dire mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

On a quand même un gouvernement qui est exactement à peu de choses près le même que le sortant qui pourtant avait été renversé par les députés et globalement ce gouvernement qui ressemblait déjà à celui qui avait été renversé au moment de Michel Barnier à la fin de l'époque Michel Barnier. Donc on renverse les gouvernements, les députés ne sont pas d'accord avec les gouvernements, avec les directions qui sont prises par leurs exécutifs et puis c'est toujours les mêmes qui reviennent.

Donc c'est vrai qu'il y a quelque chose d'un peu problématique mais en vérité je pense que la crise elle est plus profonde en fait que ce qu'il se passe aujourd'hui dans l'exécutif n'est que le symptôme en fait d'une crise politique en France qui est bien plus profonde. C'est Alain Duhamel qui le disait au début du mois de septembre dans une interview au Monde. Il disait on a une crise qui est multifactorielle, qui est politique, économique, sociale, qui revêt énormément de paramètres et aujourd'hui un de ces symptômes c'est ce problème dans l'exécutif avec un exécutif, Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et des ministres qui font, il faut le dire, n'importe quoi.

Je veux dire, l'idée en fait que Sébastien Lecornu par exemple puisse être Premier ministre, diriger un gouvernement dans le contexte actuel après la chute de François Béroud était une hérésie. Tout le monde le disait depuis le début. C'est-à-dire que c'était une mission impossible et effectivement c'est tellement impossible qu'il fait n'importe quoi. Et derrière on a des parlementaires, je ne vois même pas comment il va arriver jusqu'à sa déclaration de politique générale puisque vous avez déjà une partie du gouvernement à savoir Bruno Retailleau et quelques LR qui commencent à dire, nous on a envie de participer véritablement à ce gouvernement.

Et justement Pablo, vous le dites, c'est la question de ces prochaines heures. Les LR vont-ils ou non rester au gouvernement ? On va écouter ce qu'en pense Xavier Bertrand. Il était ce matin sur RTL. Pour moi, oui. Nous ne pouvons pas participer à ce gouvernement. Pourquoi ? Parce que nous devons dire au président de la République stop, on ne peut pas continuer comme ça. Vous devez maintenant tenir compte de ce qui s'est passé aux élections législatives. Vous les avez perdues, M. Macron. Et aujourd'hui, c'est à vous de réparer la faute qu'a été la dissolution. Est-ce qu'il faut redissoudre du coup, là, aujourd'hui ?

Eh bien, on va voir ce qu'Emmanuel Macron est capable de comprendre et est capable de dire. Il y a différentes possibilités. Notre constitution n'est pas une constitution en carton-pâte. Il y a différentes solutions. Yves, est-ce que les LR peuvent désormais rester au gouvernement après les déclarations de Bruno Retailleau hier soir ? On va voir, parce qu'ils peuvent poser leurs conditions. Ils peuvent poser des conditions. Et le gouvernement et Sébastien Lecornu acculés à être obligés de recevoir les obligations qui lui sont imposées. Mais ça peut être quoi ? Parce qu'il ne va pas démettre Bruno Le Maire à peine nommé ? Ah ben, tout est possible.

Là, je veux vous dire, depuis maintenant 18 mois, tout est possible. On a tout vécu, donc tout est possible. Mais ils ont intérêt à y rester ? Je ne crois pas qu'il puisse faire un discours de politique générale sans avoir un gouvernement constitué derrière lui. Mais il y a une autre aussi hypothèse, c'est qu'il n'est pas du tout obligé au terme de la constitution de faire un discours de politique générale. Même s'il s'est engagé à le faire demain ? Oui, mais il s'est engagé. Mais bon, comme vous le savez, depuis Pasqua, il n'y a que ceux qui écoutent qui sont engagés. Vous connaissez la formule. Donc, non, on va voir.

Mais moi, ce que je vois pour débloquer la situation, là, si Bruno Retailleau... Ils ont besoin des LR. Ils ne peuvent pas constituer un gouvernement sans LR. Parce que sans LR, ça veut dire qu'ils se rajouteraient une opposition au Parlement. Et puis, il n'y a pas que les LR, d'ailleurs. Il y a les centristes, enfin, une partie des centristes. On parlait de l'UDI tout à l'heure. Ça veut dire qu'ils perdent la majorité ici au Sénat, sans LR et sans UDI ? Ah ben, évidemment. Donc, ils sont obligés, s'ils veulent tenir, eh bien, de tenir compte de ce que LR va leur imposer. Et ça peut être, effectivement, le retrait de quelques ministres. On va voir.

Mais ça, c'est un des paradoxes et des gros problèmes auxquels fait face Sébastien Lecornu. C'est que, là, depuis juillet dernier, l'idée, c'est que, bon, OK, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, il y a une tripartition de l'espace politique, mais au Sénat, là, c'est solidement ancré à droite et lorsqu'on compte les députés et les sénateurs qui seront présents en commission mixte paritaire, alors les LR pèseront beaucoup avec leurs alliés centristes de droite. Le problème, c'est que s'il commence à perdre, et là, il a énervé, en fait, la majorité au Sénat. – Jusqu'à Hervé Marseille ?

– Jusqu'à Hervé Marseille, qui est un peu sorti de ses gonds, et j'ai vu le communiqué de presse de l'UDI, il est quand même salé, quoi. Et il me dit, mais du coup, Sébastien Lecornu ne peut même plus compter, dans la composition actuelle de ce gouvernement, il ne peut même plus compter, en fait, sur le Sénat. Ce n'est même plus son bras armé, le truc, en fait, qui lui permettait, dans une CMP, éventuellement, par exemple, sur une loi budgétaire, de l'emporter et de faire valoir la voie des LR. Donc là, il y a un gros problème aussi, au niveau de cette équation-là. – Et que pensent les autres membres du socle commun de la stratégie des LR ?

On va écouter Jean-Noël Barrault, il est membre du MoDem, ministre des Affaires étrangères. – Je ne peux pas croire, si vous me demandez ce qui va se passer dans la journée, que dans la situation tragique dans laquelle se trouve notre pays, avec la nécessité absolue de lui donner un budget, que le parti du général de Gaulle puisse se désolidariser, puisse se livrer à un chantage sur la place. – Vous dites « je ne peux pas croire », mais c'est exactement ce qui va arriver. Donc c'est quoi, vous êtes naïf ? – Je ne peux pas le croire. Je crois que ce n'est pas moi qui suis dans le déni.

Je pense que c'est celles et ceux qui pensent encore que la classe politique peut se livrer à ses calculs de boutique, en quelque sorte, alors même que la situation du pays est extrêmement grave et que les Français le voient. – Ils sont dans un chantage, les alertes dans un calcul de boutique, comme le disait Jean-Noël Barraud ? – Oui, alors on n'est pas obligé d'employer ces mots-là, mais effectivement, oui, c'est une négociation. Chacun, on est vraiment revenu, je veux dire, au temps des partis, c'est tout ce que le général de Gaulle détestait, c'est tout ce qu'il n'y avait pas existé sous la Ve République, et là, on est vraiment dans le jeu des partis, c'est des partis qui ont la main.

Je pense que ça va être catastrophique si jamais un jour, et ça peut arriver très vite, il y a des élections législatives, je pense que la plupart des formations politiques qui composent aujourd'hui l'Assemblée nationale vont se prendre une fessée, mais qui va être redoutable, et on connaît déjà celui qui va tirer les marrons du feu. Donc, c'est à craindre, et aujourd'hui, effectivement, ce sont les partis, ce sont des calculs de boutique qui ont la primeur. – Alors, moi, je ne suis pas d'accord. Moi, je ne pense pas que ce soit des calculs de boutique, uniquement des calculs boutiquiers, je pense que c'est aussi des problèmes identitaires, en fait, pour les partis.

Il est compliqué aujourd'hui, au sein du socle commun, par exemple, si je ne prends que celui-ci, vous avez différents courants. Jean-Noël Barraud, il est membre du MoDem, mais vous avez aussi les gens de Horizon, les gens de l'UDI, les gens de LR, et chacun, en fait, essaye de se construire une identité politique, ce qui n'est pas évident, en fait, dans le moment.

Bruno Retailleau, par exemple, ça a été rappelé par Yves très bien tout à l'heure, mais Bruno Retailleau, il est plutôt, moi, quand je l'écoute, j'ai plutôt l'impression d'entendre, genre, un ministre de l'Intérieur du Rassemblement National, mais je vois bien qu'il fait une alliance, en fait, avec une alliance politique, avec les macronistes. C'est ça, sa position. C'est de dire, nous, on tient le même discours, mais quand même, on fait des compromis avec le pouvoir centriste, parce qu'on est un pouvoir, on est une droite dite de gouvernement. Comment ? Lui, il ne parle pas d'alliance. Non, mais d'accord, mais de fait, c'est une alliance.

De fait, il est dans le même gouvernement que Jean-Noël Barraud et que Sébastien Lecornu, qui est un proche du président de la République. Tout ça, il peut nier, en fait, la réalité des primes, mais enfin, c'est ce que c'est. Mais donc, les LR, il faut qu'ils trouvent leur espace politique. Et lorsque Laurent Wauquiez, par exemple, en bureau national des LR, dit, moi, je ne veux pas qu'on participe à ce gouvernement, je comprends sa position. Sa position, c'est de dire, pourquoi est-ce qu'on va se mélanger, en fait, avec le macronisme qui est l'espace politique le plus détesté de France ? Je veux dire, Emmanuel Macron, aujourd'hui, il est rejeté par une majorité de Français.

Pourquoi est-ce que les LR iraient dans cette galère alors que leur objectif, c'est quand même d'avoir un candidat à la présidentielle en 2027 qui arrive à se détacher précisément de cet héritage macroniste ? Tout en essayant de ne pas être le Rassemblement national. Parce que vous avez déjà une partie des LR qui est partie au Rassemblement national avec Eric Ciotti, une petite partie mais c'était quand même le président des LR. Donc, il y a un problème, en fait, identitaire. Et Jean-Noël Barreau, c'est la même chose. Jean-Noël Barreau, il est modem. Oui, mais la priorité, ce n'est pas l'identité des partis.

Surtout que, sincèrement, c'est une feuille de cigarette qui les sépare les uns les autres. Et il serait capable de s'entendre s'il mettait l'avenir de ce pays et l'intérêt de ce pays en priorité. Il est là, le sujet. C'est que personne ne met l'intérêt général et l'intérêt de ce pays en priorité. L'intérêt de ce pays en priorité, c'est de dire il faut qu'il y ait une stabilité jusqu'à l'élection présidentielle. Servons-nous de l'élection présidentielle comme butoir, comme date butoir et comme espace de débat sur l'avenir que la France veut se donner, que les Français veulent se donner ? Est-ce que c'est un avenir plutôt à gauche, plutôt à droite ?

Enfin bon, ça, c'est le problème d'une élection. Mais là, en attendant, je pense qu'on n'a rien à gagner à ce qui va se passer parce que ça va être un bazar terrible et tout le monde va être perdant. Tout le monde est perdant là. Tous perdants. Et ça va coûter une fortune en plus. Enfin, on va continuer à creuser notre tombe. C'est exactement ce qui se passe. Mais est-ce que les LR se retrouvent face à leurs contradictions, leurs divergences ? On va voir ce qu'en dit le porte-parole. Non, face à leurs divergences. On va voir ce qu'en dit le porte-parole du RN Laurent Jacobelli. qui sont précisément des divergences de stratégies, de tactiques politiques.

On va voir ce qu'en dit Laurent Jacobelli. Je vous fais réagir juste après. Il était sur TF1. C'est compliqué d'être républicain aujourd'hui, d'avoir un pied dedans et un pied dehors, d'être dans la majorité et dans l'opposition. M. Bruno Retailleau est là face à ses propres turpitudes, en fait. Est-ce qu'il va vouloir travailler avec M. le maire, eux qui ont négocié pour avoir des postes à tout prix, qui ont trahi leurs électeurs ? Je pense qu'aujourd'hui, c'est l'épreuve de vérité, il y a un moment, il va falloir choisir.

Soit il continue avec Emmanuel Macron cette politique du désastre, du sabotage de la France, soit il rejoigne l'opposition que représente le Rassemblement national pour essayer de construire un nouveau projet pour la France. C'est l'épreuve de vérité ? Là, on est dans une épreuve de vérité. Là, ça passe ou ça casse. On a plutôt l'impression que ça va casser. Au sein même des LR ? Non, au sein des LR, oui. Soit Bruno Retailleau, finalement, à mon avis, le divorce, et il y a un divorce en interne qui est en train de se...

Soit Bruno Retailleau rallie le gouvernement, finalement, et à ce moment-là, il y aura une brisure à l'intérieur du parti, une scission, enfin, pas une scission, mais il y aura un divorce. Avec Laurent Mockier, avec David Vissnard aussi. Voilà. Soit, au contraire, il prend sa position de 22h30 hier soir, c'est-à-dire de rupture par rapport au gouvernement, de cassure, de 21h22, et à ce moment-là, LR sort, me semble-t-il, de l'espace central. Peuble ? Oui, j'avoue que je ne vois pas trop la ligne de crête dans laquelle les LR sont engagés depuis maintenant au moins 2022.

En 2022, il ne faut quand même pas oublier qu'ils ont une candidate à l'élection présidentielle qui a fait un score ridicule, en fait, par rapport à la famille politique que représente historiquement la droite conservatrice. – Peuble et le Pécresse qui a fait moins de 5%. – Exactement. Et que depuis, ils n'ont pas réussi, en fait, ni à… Moi, je reviens, en fait, sur la question idéologique, ni à ancrer idéologiquement dans le pays, en fait, ce qu'était leur positionnement politique et ce que dit Laurent Jacobelli, qui est un député rassemblement national, est assez juste. Il dit, bon, soit vous êtes des macronistes, soit vous venez avec nous.

Arrêtez d'essayer de tortiller comme ça alors même que c'est la seule alternative que vous, les LR, vous avez devant vous. S'ils veulent nous expliquer qu'il y a une troisième voie entre le macronisme et l'extrême droite, ben, je suis désolé, mais pour l'instant, je ne la vois pas. Pour l'instant, je vois parfois, en fait, des discours qui arrivent à passer le mur du son comme celui de Bruno Retailleau, mais alors, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Laurent Jacobelli et les autres disent, ah ben, c'est exactement ce qu'on dit. C'est juste que vous êtes bloqués parce que, par exemple, vous n'avez pas la main sur les visas et vous êtes ministre d'Intérieur, vous n'avez pas la main sur les visas.

Alors que nous, si c'est nous qui étions au pouvoir, nous, le Rassemblement national, alors nous aurions les possibilités de mettre véritablement en œuvre les discours offensifs de Bruno Retailleau. Alors moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Je pense que les Républicains, alors pour le coup, ont une identité propre, que sur le front régalien, effectivement, il peut y avoir des similitudes avec le Rassemblement national, mais il faut arrêter de dire qu'il pille le Rassemblement national. national, c'est des idées que vous prenez qui étaient les idées du RPR il y a 40 ans, c'est exactement les mêmes. En revanche, sur le plan économique, c'est radicalement différent.

Je veux dire, là où on est dans une sauce infâme, on ne sait pas ce qu'ils pensent finalement sur le plan économique le Rassemblement national. D'ailleurs, ils ne disent pas la même chose selon que c'est Mme Le Pen ou M. Bardella. Il y en a un qui est plus ou moins libéral. Enfin, on n'a jamais compris exactement. Sur les retraites, on ne comprend rien de ce qu'ils disent. alors que chez les républicains, il y a quand même là, il y a quand même une ligne qui paraît assez claire qui est celle d'un libéral, d'un libéralisme de bon ton, on va dire, ce n'est pas non plus très révolutionnaire mais il y a quand même sur la retraite, par exemple, il n'y a aucun doute, il n'y a aucune ambiguïté.

Ils sont pour la réforme des retraites qui avait été portée par Emmanuel Macron. C'est-à-dire que là, tout d'un coup, en fait, sur le versant libéral, ils deviennent plus les laisses à la sauce Macron. Et c'est quand même un problème. Et tu me dis, sur le régalien, il ressemble au RN, c'est vrai quand même un peu, même si c'est des idées qui sont dans l'air du temps. Et sur le côté libéral, il ressemble à Macron. Bon, d'accord, c'est exactement ce que dénonce Laurent Jacobelli. Au bout d'un moment, choisis ton camarade. Oui, mais bon, ça veut dire qu'ils ont quand même une identité propre, contrairement à ce que dit M. Jacobelli.

Puisque vous parlez des retraites ce matin, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, dit qu'il y aura censure s'il n'y a pas de nouveaux débats parlementaires sur les retraites. Je ne comprends pas trop Olivier Faure qui, à peu près tous les deux jours, nous donne un « si ». On sait très bien que les socialistes vont voter la censure. Depuis le premier jour, c'est à peu près clair. Pour vous, c'est acté ? On a l'impression que les socialistes, ils cherchent des conditions pour ne pas la voter. C'est quoi, j'entends Olivier Faure qui dit « oui, oui, mais on va peut-être lui laisser sa chance ». Il disait ça encore.

Il fait une manif contre le gouvernement en jeudi dernier et dans la manif, il dit « on va peut-être lui laisser sa chance ». Non mais stop, au bout d'un moment, là, il n'y a plus de chance. Sébastien Lecornu creuse sa tombe un peu plus tous les jours, creuse la tombe de son gouvernement. Stop, maintenant, on arrête, on va voter la censure et puis on passe à autre chose. Et surtout, on essaye de penser la suite parce que la suite, c'est quand même la dissolution, c'est la présidentielle, c'est tout ça. Et à gauche, franchement, les équations sont quand même un peu complexes.

Il y a une dissolution, je ne sais pas qui repart, est-ce qu'il va y avoir des candidats communs du nouveau Front Populaire dans toutes les circos ? Est-ce qu'ils vont réussir à se mettre d'accord ? Est-ce que c'est dans certaines et pas d'autres ? Donc, vraiment, Olivier Faure et d'ailleurs tous les autres, bosser parce que la dissolution, c'est peut-être demain. Yves, pour vous, censure inéluctable dès cette semaine du gouvernement Lecornu, les socialistes à votre nom. Là, bien malin qui peut donner l'emploi du temps de la semaine parce que le seul repère, c'est effectivement le rendez-vous de déclaration de politique générale du Premier ministre. Mais aura-t-elle lieu ?

Il faut qu'il ait un gouvernement pour pouvoir la prononcer cette déclaration. Est-ce que finalement il ne va pas la zapper ? C'est encore possible puisque la Constitution ne l'oblige pas à la prononcer non plus. On n'en sait rien. Ce qui est probable, le plus probable, on va dire, c'est qu'effectivement il y ait un changement encore de calendrier dans la semaine. On va voir. Ce qui est sûr, si vous voulez, c'est que c'est très très mal parti. C'est la seule certitude qu'on ait.

Avec, on n'a pas parlé du Rassemblement national et de la position du Rassemblement national, mais hier, il y a eu deux tweets, parce que maintenant c'est comme ça que s'expriment les hommes et les femmes politiques, mais de Jordan Bardella et de Marine Le Pen qui laissaient assez peu de doutes quant à la position du Rassemblement national. Ils sont sur la censure maintenant. Ils sont sur la censure. Disant qu'il n'y a pas de rupture. Exactement. Si il n'y a pas de rupture, censure. Exactement. Mais bon, là, vraisemblablement, dans la nomination, en tout cas des ministres, il n'y a pas de rupture. C'est exactement les mêmes que l'équipe précédente avec un peu de l'équipe encore précédente.

Mais bon, tout ça, c'est la même soupe. Et donc, si vous avez le nouveau Front populaire et le Rassemblement national, c'est plié, en fait. Et comme il y a une motion de censure qui va être déposée demain par la France insoumise, ils l'ont déjà annoncé, bon, mercredi, vous avez un gouvernement qui saute. Sauf qu'il faut voir si le Rassemblement national accepte de voter la censure du Front populaire, de LFI. Ce n'est pas réciproque. C'est-à-dire que la gauche n'ira jamais voter la motion de censure de l'extrême droite. En revanche, l'extrême droite, on l'a vu de par le passé. Ça s'est déjà fait. Ils ont fait s'ébarnir. Ça s'est déjà fait.

Est-ce que là, ça veut dire que ce sont aussi les heures d'Emmanuel Macron qui sont comptées ? Emmanuel Macron est au centre du jeu parce que c'est lui qui est en cause là. D'ailleurs, le Cornu est son Premier ministre. Donc, c'est lui qui est en cause. Et c'est lui qui a les armes en main pour pouvoir dénouer la situation qui passe soit par une nouvelle dissolution, ce qu'il peut très bien faire, puisque maintenant, il y en a le pouvoir, le délai étant passé, soit quelque chose qui, à mon avis, n'arrivera pas, mais qui serait une démission, c'est-à-dire qu'il se retire du jeu dans un geste gaullien et pour remettre l'Église au milieu du village. C'est pour organiser le débat public.

Yves avait raison tout à l'heure de dire c'est ça à l'horizon. C'est bien organiser le débat public pour qu'il y ait une campagne digne de ce nom, qu'elle soit législative, présidentielle. Et aujourd'hui, c'est vrai qu'on a l'impression que ce n'est pas l'intérêt général, je pense, qu'il faut chercher, c'est l'organisation de ce débat public à la hauteur. Allez, on va terminer par l'histoire du jour. Un petit peu de légèreté, c'est l'histoire d'un célèbre gâteau que vous connaissez forcément, les galettes Saint-Michel. Elles fêtent leur 120 ans pour la première fois. À cette occasion, les portes de l'usine de Saint-Père-Henré sont ouverts, mais pas d'emballement.

Vous ne saurez absolument rien des secrets de fabrication de la fameuse galette, à part que 84% des ingrédients sont d'origine française et qu'elle est cuite entre 200 et 300 degrés. Alors, l'histoire, elle commence en 1905 à Saint-Michel-Chachef, près de Nantes. C'est une petite galette ronde qu'un pâtissier et sa femme se sont allés vendre sur les plages aux familles bourgeoises. Et là, c'est l'emballement. L'usine désormais fonctionne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Est-ce que vous savez combien il se vend de galettes Saint-Michel chaque année dans le monde ? 600 millions. 600 millions. 600 millions de galettes.

Alors, si jamais ça vous a donné l'eau à la bouche, sachez qu'il y a 40 postes à pouvoir en CDI sur les sites de Saint-Michel et de Saint-Père. 60% de beurre,

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Présentateur

donc...

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Invité

Et aussi... Merci à tous les deux. Merci beaucoup. Merci à tous.

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Présentateur

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Gouvernement Lecornu : la fin du socle commun ? · Pourquijevote