Marine Le Pen : sa nouvelle stratégie - Reportage #cdanslair 15.07.2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 45 %Défensif 25 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- InvitéFait
« Il y a un effet miroir. »
- InvitéFait
« Moi, tous les week-ends, j'entends les gens me dire « Mais monsieur Ballard, on n'en peut plus. Nous, on paye des impôts, on paye des taxes. Mais en retour, on n'a rien. »
- InvitéFait
« Nous, nous n'avons rien. Nous sommes délaissés. »
Temps de parole
- Présentateur46 %
- Invité25 %
- Invité 214 %
- Invité 314 %
≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Marine Le Pen de retour sur le terrain. Pour son premier déplacement depuis les émeutes, la chef de file du RN s'est rendue mercredi à Beauvais.
Pourquoi Beauvais ? Parce que l'Oise a été très touchée par les événements qui ont eu lieu. Et Beauvais a été très touchée par les événements qui ont eu lieu. Elle est vraiment belle cette place.
Mais c'est dans un centre-ville totalement épargné par les violences que Marine Le Pen a choisi de déambuler et rencontrer des commerçants.
Bonjour monsieur.
Vous allez voir les quartiers qui ont été touchés par les émeutes à Beauvais ensuite ?
Non parce que j'ai posé la question à nos responsables. Ils me disent que c'est impossible à sécuriser. Voilà où nous en sommes.
Pas de visite donc dans les quartiers touchés. De quoi laisser le temps d'aller boire un café et d'annoncer que le RN blanche sur des nouvelles idées.
Donc des moyens supplémentaires finalement pour les banlieues ? Ah non, pas des moyens supplémentaires pour les banlieues, non, non. Je pense que la politique de la ville, là, je pense que chacun a compris que ça ne fonctionne pas. Je veux dire, on déverse des milliards dans la politique de la ville avec en réalité zéro résultat.
Couper les subventions aux banlieues. Selon un sondage CSA, 48% des Français y seraient favorables. Et voilà que depuis quelques jours, le RN érige la France des campagnes contre la France des banlieues.
Il y a un effet miroir. Moi, je suis élu de la deuxième circonscription de l'Oise. Nous y sommes. Moi, tous les week-ends, j'entends les gens me dire « Mais monsieur Ballard, on n'en peut plus. Nous, on paye des impôts, on paye des taxes. Mais en retour, on n'a rien. On n'a plus de service public. Ce n'est pas un désert médical. C'est une toundra médicale, notre circonscription. Donc moi, ça me rappelle quelque part ce qu'on a connu au moment des Gilets jaunes. Voilà, il y a un sentiment qui monte dans ces zones rurales, ces zones périurbaines, qui est de plus en plus fort. Nous, nous n'avons rien. Nous sommes délaissés. Et il y en a d'autres qui sont...
Pardon, mais quand on vit dans ces quartiers-là, on est favorisés. En réalité, on s'est servi de la politique de la ville pour acheter la paix civile. Ça ne fonctionne pas. Donc, il y a énormément d'infrastructures qui ont été financées, à grands frais, avec l'argent des contribuables, et qui sont régulièrement dégradées, détruites. Et on ne cherche jamais à faire payer les responsables.
Des banlieues favorisées. L'échec de la politique de la ville, un discours que ce ministre a du mal à entendre.
Olivier Klein, je suis le ministre de la ville et du logement. Très heureux.
Les banlieues, Olivier Klein connaît bien. Il est l'ancien maire de Clichy-sous-Bois, épicentre des émeutes en 2005. Ce jour-là, il rend visite au maire du Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis.
La politique de la ville, ça marche. On ne déverse pas. On apporte de l'argent au quartier populaire, qui vient accompagner les politiques de droit commun. Et c'est absolument nécessaire. Il faut continuer à le faire. Il faut le faire mieux, parfois. Il faut le faire plus vite. Et surtout, ne pas opposer la politique de la ville. Elle a du sens. Le soutien à la ruralité, ça a du sens. Et ça a aussi lieu, en même temps, si j'ose dire. Parce qu'il faut créer du logement dans les zones rurales. Et on le fait. Il faut soutenir le cœur de ville. Il faut soutenir les petites villes. Et on le fait.
Selon un rapport de l'Institut Montaigne, la Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine, serait le huitième contributeur au financement de la protection sociale et à la fois celui qui en bénéficie le moins. Sous-titrage ST' 501