Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 26 janvier 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "Électeurs de droite, rejoignez-nous !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Donc pour vous, Donald Trump va trop loin ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Quand vous voyez ces images, en tout cas, vous avez envie de prendre vos distances avec cette politique menée par Donald Trump ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Mais Laurent, est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a une sorte d'évolution de Donald Trump depuis quelques semaines, qui fait que la perception que vous pouvez avoir, que vos électeurs pouvaient avoir, n'est pas exactement la même qu'il y a six mois ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Stéphane Vernet, doit-on avoir peur de l'effet miroir ?

  • 5:15RelanceRéponse directe

    Quand vous voyez ces images, en tout cas, vous avez envie de prendre vos distances avec cette politique menée par Donald Trump ?

  • 6:53OuverteRéponse directe

    Stéphane Vernet, doit-on avoir peur de l'effet miroir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12PrésentateurFait
    « Ceux qui sont en situation illégale doivent être ramenés dans leur pays d'origine. »
  • 0:54PrésentateurChiffre
    « Je rappelle qu'on a atteint tous les records d'immigration légale et illégale. »
  • 1:48Invité politiqueFait
    « Je crois que Trump, il est en train de poser un problème à la droite française. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « qu'il y a un principe et que si demain, si aujourd'hui on accepte la capture de Maduro au Venezuela, demain on pourrait accepter notre propre servitude. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « L'Europe s'est agenouillée devant Donald Trump au moment de l'accord commercial de Turnberry en novembre 2025 ? »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « la prochaine une de Valeurs Actuelles sera consacrée à Donald Trump et elle ne sera pas positive. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Je préfère le discours de Vence à Munich appelant les Européens à se réveiller et à ses critiques. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « il faut quand même bien le dire, efficace certes, mais aussi brutal, aussi vulgaire, aussi parfois avec une dose de malhonnêteté intellectuelle »
  • 5:01PrésentateurFait
    « Oui, nous voulons contrôler l'immigration. »
  • 5:05PrésentateurFait
    « Oui, nous voulons renvoyer chez eux les migrants qui sont en situation irrégulière en France. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « Mais Laurent, est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a une sorte d'évolution de Donald Trump depuis quelques semaines, qui fait que la perception que vous pouvez avoir, que vos électeurs pouvaient avoir, n'est pas exactement la même qu'il y a six mois ? »
  • 7:51InvitéChiffre
    « Vous avez parlé des objectifs, 3 000 arrestations par jour »
  • 9:17PrésentateurFait
    « où effectivement, il y a une politique où non seulement il n'y a plus d'accueil »
  • 10:10InvitéFait
    « Face à un rassemblement national qui est très puissant et une gauche qui se structure, si on a deux ou trois candidats au premier tour, tout ce petit monde regardera le débat du second tour depuis son canapé. »
  • 11:17Invité politiqueFait
    « Benoît Hamon, c'était pas... »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli35 %
  • Présentateur32 %
  • Invité12 %
  • Invité 212 %
  • Invité 310 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je pense qu'il y a deux choses qu'on peut voir dans les images que vous nous montrez. Il y a deux débats en fait. La politique d'immigration, c'est-à-dire de contrôle des immigrés qui sont sur le territoire national, ceux qui sont en situation légale et ceux qui sont en situation illégale. Ceux qui sont en situation illégale doivent être ramenés dans leur pays d'origine. C'est évidemment en partie le travail de la police, mais aussi de la justice. Il faut effectivement former les policiers à ce travail particulier, parce que c'est une loi touffue, complexe, qui entoure le droit des immigrés. Donc ça c'est une première question.

Et puis les images de violences que l'on voit, qu'il ne faut pas forcément associer, et qui font que j'estime que nous avons beaucoup de chance en France du fait d'avoir une police qui ne déborde pas, et une police qui est contrôlée, qui ne tue pas, entre guillemets, comme certains prêtent à le dire. Mais je pense qu'il ne faut pas confondre les deux sujets. Mais évidemment qu'il faut contrôler l'immigration. D'abord contrôler qui rentre en France, puisque on parle maintenant de la France, et puis surtout faire sortir, partir, ceux qui n'ont pas le droit d'être ici. Je rappelle qu'on a atteint tous les records d'immigration légale et illégale.

0:58
Invité

Oui, même s'il faut en passer par des images comme celle-ci.

1:01
Présentateur

Évidemment non, dans le respect de la loi, avec humanité, avec compréhension.

1:06
Invité

Donc pour vous, Donald Trump va trop loin ?

1:08
Présentateur

Je ne suis pas juge, je ne sais pas ce qui s'est passé réellement, mais les images qu'on a vues, moi, m'ont choqué.

1:12
Invité

On sait en tout cas que deux personnes sont décédées depuis le début du mois.

1:15
Présentateur

Voilà, donc évidemment, ce n'est pas du tout la politique que nous prenons. Quelqu'un qui n'est pas en situation régulière en France doit partir, mais il doit partir en étant traité en être humain. Ça me paraît une évidence, et dans le cadre du respect de l'état de droit. Je pense qu'il ne faut pas laisser imaginer que d'avoir une politique d'immigration ferme, c'est avoir une politique débridée en matière de sécurité publique. Ce n'est pas ça.

1:40
Invité

Tugue Duhal-Denis, finalement, s'attaquer à l'immigration, est-ce qu'aux États-Unis, c'est forcément passé par des images dramatiques comme celle-ci ? Est-ce que...

1:48
Laurent Jacobelli

Je crois que Trump, il est en train de poser un problème à la droite française. Et d'ailleurs, on l'a vu au moment de l'affaire du Venezuela, Marine Le Pen a assez rapidement, j'allais dire, condamné quand même, l'intervention de Donald Trump et la capture de Maduro, en expliquant dans un tweet un peu plus long qu'à l'accoutumée, qu'il y a un principe et que si demain, si aujourd'hui on accepte la capture de Maduro au Venezuela, demain on pourrait accepter notre propre servitude. Alors évidemment, quand il est efficace sur la politique de l'immigration, la droite française a plutôt envie d'applaudir. Quand la police américaine tue, la droite française n'a pas envie d'applaudir.

Et en tout cas, sur la scène internationale, je crois qu'à part Éric Zemmour et Reconquête, il y a beaucoup de responsables politiques de droite qui commencent à être plus que gênés aux entournures. L'Europe s'est agenouillée devant Donald Trump au moment de l'accord commercial de Turnberry en novembre 2025 ? Un peu plus tôt, je crois. Un peu plus tôt, en juillet, 27 juillet 2025. Et ça, si vous voulez, c'est l'Europe que le camp national de Bruno Retailleau jusqu'à Jordan Mardella ou Marine Le Pen condamne. C'est-à-dire une Europe qui, face au retour des empires, ne sait pas à quel sein se vouer, et qui, à la fin, finalement, finit par ne pas défendre ses propres nations.

Moi, je pense qu'il y a un peu un tournant depuis le Groenland. Pour rien ne vous cacher, la prochaine une de Valeurs Actuelles sera consacrée à Donald Trump et elle ne sera pas positive. Ça n'empêche pas que quand il critique le wokisme, il a raison, ça n'empêche pas qu'effectivement, il soulève des questions aux États-Unis qui traversent énormément de pieds occidentaux sur la fin de leur civilisation, sur la fin de leur puissance. Je préfère le discours de Vence à Munich appelant les Européens à se réveiller et à ses critiques. Mais par contre, je n'aime pas non plus le Donald Trump qui s'essuie les pieds sur des pays qui sont censés être ses alliés.

Jusque-là, il y avait une forme de loyauté réciproque entre eux et nous. Et en fait, par sa diplomatie erratique et par sa politique intérieure parfois chaotique, il faut quand même bien le dire, efficace certes, mais aussi brutal, aussi vulgaire, aussi parfois avec une dose de malhonnêteté intellectuelle, si vous voulez, ça oblige quand même les responsables politiques français de droite à maintenir une distance, je dirais, sanitaire entre lui et nous. Et je pense qu'il peut poser un certain nombre de problèmes aux candidats de droite pendant la campagne présidentielle de 2027.

4:28
Invité

Quand vous voyez ces images, en tout cas, vous avez envie de prendre vos distances avec cette politique menée par Donald Trump ?

4:30
Présentateur

On n'a jamais été soutien, contrairement à ce que dit la légende de Donald Trump.

4:35
Invité

Ah vous, on pensait que nombre d'entre vous a apprécié Donald Trump ? On peut aller dans la carte archive et je pense qu'on trouvera pas mal de déclarations élogeuses du responsable du Rassemblement national sur Donald Trump, à commencer par Marine Le Pen. Et puis il y a même un certain Jordan Bardella qui l'aimait bien.

4:50
Présentateur

Là où vous vous trompez, c'est que nous on n'aime pas l'ingérence, mais dans aucun sens. C'est-à-dire que nous on n'a pas des préférences, c'est au peuple américain de décider. Il peut y avoir point par point des points sur lesquels nous sommes d'accord. Oui, nous voulons contrôler l'immigration. Oui, nous voulons renvoyer chez eux les migrants qui sont en situation irrégulière en France. Là-dessus, on peut être d'accord avec Donald Trump. Oui, nous pensons que dans les universités, on ne doit pas laisser la main à l'extrême gauche, aux hawkistes, aux pro-palestiniens et aux antisémites.

5:15
Laurent Jacobelli

Mais Laurent, est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a une sorte d'évolution de Donald Trump depuis quelques semaines, qui fait que la perception que vous pouvez avoir, que vos électeurs pouvaient avoir, n'est pas exactement la même qu'il y a six mois ? On a le droit de dire que... Non, ce qui se passe aujourd'hui.

Effectivement, quand il attaquait Kamala Harris, qu'il faisait des statements, pour le dire en bon français, à la fin de sa campagne, pour dire qu'il y aurait des programmes spécifiques pour les hommes noirs, et qu'il y aurait des opportunités économiques spécifiques pour les hommes noirs, et qu'il y avait une campagne complètement communautariste, côté démocrate, et là, effectivement, la droite française avait plutôt envie de pousser l'opposante Kamala Harris, qui était Donald Trump, on a aussi le droit de dire que depuis quelques semaines, et franchement, voilà, Marine Le Pen l'a dit, même Jordan Bardel a dit aussi, que là, en ce moment, il nous interroge plus tôt, et que quelque part, il n'aura pas de service à son compte.

6:02
Présentateur

Mais parce que sur le Groenland, on ne peut pas être d'accord avec lui, c'est de l'ingérence pure, et nous, nous sommes les partisans de la souveraineté. Quand il fait le bras de fer avec la France et l'Union européenne sur les droits de douane, évidemment que nous, on veut préserver la France, pas les États-Unis. Et donc, en fonction de ce qu'il propose, nous, on réagit, bien sûr, parce qu'on est très lié aux États-Unis de l'Amérique. Et c'est vrai qu'en ce moment, on a un peu l'impression qu'il prend de plus en plus de mauvaises décisions.

Vous savez, je suis président du groupe d'amitié entre la France et le Danemark, on va sortir un communiqué de presse de soutien au Groenland, et je suis tout à fait à l'aise pour le faire. Donald Trump, quand il a des idées politiques, un programme politique, qui est, je crois, contre l'extrême-gauche, contre le wokisme, pour les valeurs nationales, il y a des points qu'on peut aller voir. Mais en revanche, quand il a une politique internationale erratique, qui semble plus due au coup de sang qu'à la réflexion, ben oui, on peut être critique, mais c'est notre liberté de penser.

6:53
Invité

Stéphane Vernet, doit-on avoir peur de l'effet miroir ? Beaucoup disent que ce qui se passe aux États-Unis arrive forcément à un moment en Europe. Non, alors là, honnêtement, je ne pense pas, parce que ce qui se passe aux États-Unis n'est pas transposable du tout en Europe, et encore moins en France. Je suis désolé, mais il y a deux choses. Ah, vous ne soyez pas désolé ? Allez-y, pourquoi ? Non, mais sur le contrôle, enfin, sur l'action de l'AIS et la politique des États-Unis en matière de contrôle de ses frontières, il y a deux choses. Il y a que les États-Unis contrôlent les entrées sur son territoire, c'est un État souverain, etc.

Les États-Unis ont parfaitement le droit et le devoir de le faire, etc., et d'organiser la lutte contre l'immigration illégale à leur convenance. Par contre, quand on parle des arrestations et des expulsions d'illégaux aux États-Unis, je pense qu'il y a quand même un problème. Là, on parle d'une milice, en fait, qui intervient, qui cible un certain nombre de villes, c'est-à-dire qui n'intervient pas dans toutes les villes, mais qui intervient en priorité, comme à Minneapolis, dans des villes qui sont tenues par des démocrates, etc. Donc, déjà, il y a un ciblage qui est très fort.

Vous avez parlé des objectifs, 3 000 arrestations par jour, il faut quand même voir ce que ça donne, c'est-à-dire que ce sont des contrôles complètement erratiques, qui sont au faciais, qui sont industriels, en fait, n'importe qui est arrêté, y compris des citoyens américains, c'est juste qu'ils n'ont pas la bonne couleur, ils sont arrêtés, contrôlés, voilà.

Et quand les gens sont mis en détention, ils sont mis en détention dans des conditions parfaitement inhumaines, qui n'ont rien à voir avec les standards qui sont appliqués en Europe et en France, et ils sont expulsés dans des conditions qui ne sont pas du tout transparentes et parfaitement douteuses sur le nombre de gens qui repartent, etc. Nous, on a des standards qui sont aux antipodes de ce genre de choses. Et je vous rappelle qu'à Minneapolis, vous avez donc deux citoyens américains qui ont été abattus dans des conditions, enfin, je veux dire, c'est terrifiant, il se passe quelque chose, quoi. Et donc, je ne crois pas du tout qu'on puisse arriver à ce type d'extrême chez nous.

Encore une fois, le contrôle des entrées est une chose, les expulsions en France et en Europe sont très, très encadrées par la loi. Vous ne pouvez pas faire n'importe quoi, et surtout pas ça, en fait. Oui, rapidement, Laurent Jacobelli, je voudrais vous interroger sur la guerre des primaires en France.

9:08
Présentateur

Pour qu'il n'y ait pas d'amalgame, il y a des pays qui ont une politique d'immigration très stricte et très efficace dont on ne parle pas, parce que tout se passe très bien. Je voudrais citer le Danemark, par exemple, où effectivement, il y a une politique

9:18
Laurent Jacobelli

où non seulement il n'y a plus d'accueil,

9:21
Présentateur

où il y a beaucoup de retours aux pays de migrants clandestins, où les conditions se sont durcies à la demande de la population, qui est gérée par la gauche, d'ailleurs, ce pays où il n'y a pas d'incident. Donc, il ne faudrait pas laisser imaginer qu'une politique ferme d'immigration, celle que veulent les Français, amène aux images que nous avons vues aux États-Unis d'Amérique. Il y a bien d'autres moyens de le faire dans le cadre du respect de l'être humain et de la loi.

9:44
Invité

Alors, je voudrais qu'on dise un mot sur la politique française et sur cette guerre des primaires. Il y a ce thème-là qui surgit depuis plusieurs heures, particulièrement la primaire de la gauche, sans LFI. On l'a appris, aura lieu le 11 octobre 2026, dans neuf mois environ. Mais évidemment, ce n'est pas ce qui vous intéresse le plus, Laurent Jacobelli. C'est peut-être ce qu'a dit Maude Bréjohn, aujourd'hui, la porte-parole du gouvernement. Regardez ce qu'elle déclarait ces dernières heures.

Face à un rassemblement national qui est très puissant et une gauche qui se structure, si on a deux ou trois candidats au premier tour, tout ce petit monde regardera le débat du second tour depuis son canapé. Est-ce qu'elle a tort de dire ça, Thierry Arnaud ? Ça veut dire qu'on aurait une primaire centre et droite, c'est ça ? Elle est fit d'un côté le rassemblement national de l'autre et au milieu des responsables politiques qui vivent dans la terreur de voir ces deux formations s'affronter au second tour de la prochaine élection présidentielle.

Donc, la question qu'il aurait posée à tous, c'est comment est-ce qu'on fait pour éviter ce scénario et dans un contexte, effectivement, où, pour les camps que l'on vient d'évoquer, il n'y a pas encore de candidats évidents susceptibles de garantir qu'on rassemble suffisamment de monde pour avoir une qualification pour le second tour de la présidentielle. Et donc, le fait que la gauche discute pour organiser une primaire est de ce point de vue parfaitement logique, sauf qu'on se souvient du précédent, de la victoire de Benoît Hamon aux primaires et du score de 6,36 %, je pense, quelque chose comme ça.

11:17
Laurent Jacobelli

Benoît Hamon, c'était pas...

11:18
Invité

Dual Demi a préféré les facettes de sa mémoire. Mais donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a une logique à vouloir organiser des primaires pour éviter d'avoir beaucoup de candidats, mais le fait d'avoir un candidat qui sorte des primaires ne garantit pas le succès par la suite.

11:34
Laurent Jacobelli

Même si François Hollande sortait d'une primaire aussi, et lui, ça ne l'a pas empêché de gagner la présidentielle.

11:38
Invité

Oui, mais enfin, en tout cas, il n'y a pas de rapport automatique. Mais là, est-ce que ce serait logique qu'il y a une primaire ? Moi, si vous voulez, je suis d'accord avec... Je vais juste compléter d'un mot et après, je vais te laisser répondre pour dire que, par ailleurs, quand on regarde ce qui s'est passé à gauche-là, on constate que tous les socialistes sont loin d'être sur une ligne consistant à dire que c'est une bonne idée d'organiser cette primaire. On entend Patrick Canard, par exemple, le patron des sénateurs socialistes, expliquer qu'il n'était pas forcément très content de voir Olivier Faure, le premier secrétaire du parti, participer à ce rassemblement. Évidemment.

Là-dessus, c'est vrai que tout le monde n'est pas d'accord. On entendra Raquel Garrido dans un instant, mais tu veux dire, Denis. C'est vrai, c'est vrai. Que pensez de ce que dit Maude Bréjon ?

12:15
Laurent Jacobelli

Déjà, je vais répondre pour Maude Bréjon, mais les primaires peuvent être une machine à perdre. Ça peut aussi être des machines à gagner. Moi, si vous voulez, je suis quand même plus à l'aise avec l'idée qu'on fasse voter le maximum de gens pour la primaire de la gauche. Je crois que c'est Clémentine Autain qui disait qu'elle espérait 2 millions de votants. Je préfère que 2 millions de personnes désignent un candidat de la gauche plutôt que le bureau politique d'un parti ou des tripatouillages entre les états-majors de revêt que les gilets verts, la formation de François Ruffin ou que sais-je. Moi, je garde plutôt un bon souvenir de la primaire de la droite de 2016.

Je garde plutôt un bon souvenir de la primaire de la gauche, même si, enfin, à la période de François Hollande, même si Strauss-Kahn avait explosé en vol pour les raisons dont on se souvient. En tout cas, c'était des bons débats à la télévision. Mais vous pensez qu'elle a l'air

13:02
Invité

accepté de participer à cette primaire-là ?

13:04
Laurent Jacobelli

Alors, ça, c'est pour la primaire de la gauche. C'est ça qu'on a du mal à comprendre. Qu'est-ce que c'est que cette idée ? L'idée de Maude Bréjon. Maude Bréjon fait partie de ces gens qui pensent que le meilleur moyen de contrer le Rassemblement national, c'est d'auditionner des choux-fleurs et des carottes. Je ne crois pas que si vous mettez Gérald Darmanin, Sarah Knafow et Gabriel Attal dans un shaker, à la fin, vous avez une espèce de synthèse des trois. Cette idée qui consiste à penser qu'on prend tous les candidats qui ne sont ni la gauche qui fait sa propre primaire ni le Rassemblement national et qu'à la fin, ça vous fait une plateforme programmatique ou une incarnation.

Pour qu'il y ait une primaire et pour que cette primaire soit légitime et, je dirais, féconde, il faut quand même une convergence de vues entre les gens. Donc, je suis désolé. Moi, je pense que Bruno Retailleau, il n'a rien de convergent avec Gabriel Attal. Alors, je sais qu'ils étaient dans le même gouvernement dans un gouvernement. Enfin, ils n'ont pas été dans le même gouvernement au même moment, mais en tout cas, Bruno Retailleau a participé à un gouvernement d'Emmanuel Macron, entre guillemets. Mais, pour autant, justement, la droite doit être de droite dans ce pays si elle veut gagner.

Moi, je crois à la politique de l'offre et c'est plutôt au centre s'ils veulent présenter un candidat d'avoir un très bon programme, un très bon candidat du centre et qu'il soit vraiment, j'allais dire, cohérent et homogène sur ses bases et à la droite d'avoir un vrai candidat. Là, ça fait un peu l'alliance des gens paniqués et qui, tout d'un coup, se disent qu'il faut absolument qu'il faut être ensemble. C'est justement la question

14:28
Invité

que j'ai pour l'orange Jacobéli.

14:29
Laurent Jacobelli

Les additions en politique, ce n'est pas comme ça.

14:32
Invité

Est-ce que ça vous fait trembler, l'orange Jacobéli, ou au contraire, est-ce que vous dites que c'est du pain béni pour nous ?

14:37
Présentateur

Ni l'un ni l'autre, je regarde ça avec un oeil un peu éclaté, si vous voulez. Et forcément, ça vous fait forcément

14:41
Invité

quelque chose.

14:41
Présentateur

Parce qu'on l'a vu avec le budget, c'est-à-dire que des gens qui veulent absolument augmenter les impôts, qui s'associent avec ceux qui voudraient une politique plus libérale, ça donne un budget qui n'a ni queue ni tête. Quand on pense d'abord à son avenir personnel, avant de penser aux programmes politiques, aux réformes que l'on veut faire, aux idées qu'on veut défendre, on arrive à un échec. Donc, libre à eux de le faire, mais ça aurait au moins le mérite de l'éclaircissement. Parce qu'aujourd'hui, je le rappelle, le groupe des Républicains à l'Assemblée nationale est inscrit comme un groupe de la majorité, de même que le centre et de même que les macronistes.

Et donc, ça aurait au moins le mérite de la clarté, puisque dès qu'il y a eu un choix, DLR, entre le camp patriote et la soupe centriste, ils sont allés à la soupe centriste. Donc, on verra bien ce qu'ils veulent faire. Moi, je vais vous dire, je sens le confort d'être dans un mouvement où on a deux leaders naturels prêts à aller aux présidentielles sans avoir besoin de tripatouillage ou d'alliances contre nature pour rencontrer l'assentiment des Français. C'est une vraie force pour nous.

Moi, si j'avais un conseil à donner, mais je n'en ai pas, à la droite, c'est arrêter de vous dissoudre avec ceux qui veulent mener une politique contraire à la vôtre parce qu'au bout d'un moment, on a un peu l'impression que vous ne leur entendez pas la main.

15:48
Laurent Jacobelli

Et en même temps, vous ne leur entendez pas. Alors, c'est pas vrai. Je veux dire, la gauche, elle donne quand même des leçons d'union de la droite. La droite serait bien de s'inspirer.

15:54
Présentateur

Mais vous avez la mémoire courte. Avant les législatives dernières, nous avons tendu la main au LR. Le président des LR, M. Éric Ciotti, a signé un accord avec le Rassemblement National. Donc, vous voyez, on l'a fait. Et les LR de l'époque l'ont fait. Mais il y a eu des gens qui se sont dit « Oh là là, c'est pas bon pour mon siège » et qui ont fait une fronde interne. Donc, l'erreur ne vient pas de nous à l'origine. Vous savez, je me souviens souvent de Druon qui disait en France « Il y a deux gauches dont une s'appelle la droite. » Et aujourd'hui, c'est exactement ce qu'on est en train de vivre. Mais maintenant, les électeurs ne vont pas s'y tromper.

Et d'ailleurs, moi, je pense qu'il vaut mieux lancer un appel direct aux électeurs LR et de droite à travailler et à nous rejoindre plutôt que de laisser leur chef rejoindre la Macronie.

16:36
Invité

Cette fois, l'appel est bel et bien clair. Merci beaucoup, Laurent Jacobelli, d'avoir été avec nous. Merci.