L’amour ouf entre Jeanne Herry & Gilles Lellouche - C à Vous - 11/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- B.Djait: Je pense. - M.Laroque: J'ai l'impression.
Tu es libre... - A.-E.Lemoine: Pas de plat corse, ce soir. - J.Colonna: C'est très décevant. - A.-E.Lemoine: On a de l'humour à vous proposer sur les restaurateurs corses. - M.Laroque: Attention, quand même. - A.-E.Lemoine: Un ancien chef qui a tout plaqué pour faire du stand up et qui s'amuse de clichés sur les Corses.
Ne me regardez pas comme ça, Julien. - M.Laroque: Ca va mal se passer. ... - A.-E.Lemoine: Ca va, vous riez? - J.Colonna: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: C'est des clichés mais c'est drôle. - J.Colonna: Evidemment que c'est drôle.
Dites-moi... - A.-E.Lemoine: En parlant d'impôts et de taxes, vous faites des films qui donnent du sens à nos impôts, Jeanne.
C'est G.Lellouche qui le dit. Il parlait de la justice restaurative avec ce film formidable. - J.Herry: Et "Pupille". - G.Lellouche: Jeanne m'a donné l'opportunité d'explorer un côté plus sensible et féminin, de par son écriture, son exigence, sa direction et les personnages magnifiques qu'elle m'a offerts et qu'elle offre à tous ses acteurs et actrices.
C'est une grande réalisatrice, un grand auteur. C'est surtout quelqu'un qui a une vision du cinéma que j'estime et que j'admire. Elle rend service aux services sociaux.
Ce sont des films qui donnent du sens à nos impôts. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'aviez pas vu, Jeanne. - J.Herry: C'est vrai. - A.-E.Lemoine: La part féminine de Gilles que vous avez mise en valeur dans vos films, est-ce que c'est l'une des raisons du succès de "L'Amour ouf", qui a dépassé les 3 millions de spectateurs? - J.Herry: Ca m'ennuie un peu de genrer la tendresse, l'incapacité de tendresse.
J'ai vu beaucoup de tendresse chez les garçons aussi. Sa part tendre est un peu moins mobilisée dans les films qu'on lui propose, généralement. Pour moi, elle existe.
Je lui ai juste demandé de mobiliser ça plus que dans les autres films. Je ne dirais pas que c'est sa part féminine. C'est un garçon tendre. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Michèle, vous avez joué dans plus de 50 films, beaucoup des comédies à succès, même à grand succès, dont "Pédale douce" qui vous a valu une très jolie nomination.
Ca vous a aussi permis de faire la fête après le tournage. - M.Laroque: C'est un film sur la fête, les doubles vies.
Les gens qui faisaient de la figuration sont des gens de la nuit, des vrais gens de la nuit. A la fin, ils s'intéressaient à l'histoire. Ils me disaient: "Comment ça finit?
Tu sauves ton couple?" On s'était attachés les uns aux autres. J'ai envie d'aller au Queen, de danser avec eux.
Ils adoraient mes robes. - P.Lescure: Vous continuez à vous voir? - M.Laroque: Je les ai un peu perdus de vue, mais il y avait une ambiance démente sur le film. - P.Lescure: Vous aimez la comédie, faire rire, mais c'est votre choix.
Grande, blonde, vous pouviez jouer un autre archétype d'actrice. J'ai fait des films que j'ai beaucoup aimés, comme "Ma vie en rose", qui était plus une comédie romantique. Il y en a une sur l'alcoolisme au féminin qui va sortir bientôt.
J'ai beaucoup de plaisir à jouer des films qui ne sont pas des comédies, mais j'aime rire. J'aime faire rire. En France, ça met dans des cases.
Une case vous a plutôt réussi. - M.Laroque: Je viens de faire un film avec K.Merad.
On avait des scènes un peu dramatiques. C'est ce qu'on faisait le plus facilement. Quand on fait de l'humour, on est ultrasensible.
C'est une façon de survivre. Quand on nous demande de jouer quelque chose de très sensible, on sait le faire. - A.-E.Lemoine: Trois ans avant "Pédale douce", on se souvient de vous dans "La Crise", l'épouse d'un allopathe devenu homéopathe. - M.Laroque: Un drame. - A.-E.Lemoine: Ca rapporte beaucoup moins, d'où votre colère, avec un monologue génial. "Avec l'homéopathie, j'en ai plein le cul." C.Serreau avait du mal à trouver la bonne comédienne pour ce rôle.
Une bonne fée lui a glissé votre nom. - C.Serreau: Vincent Lindon m'a dit: "Il y a une folle furieuse qui a un talent fou, M.Laroque.
Elle n'a pas fait grand-chose." Je lui ai fait faire des essais. Elle parle à toute vitesse.
C'est une des rares actrices françaises qui sait directement tout son texte. Elle parle vite et on comprend tout. Extrêmement drôle, complètement barjo.
Quand on cherchait des intonations, elle prenait tout de suite au quart de tour. Elle avait une oreille...
C'était quelqu'un de brillantissime. Je t'embrasse. - M.Laroque: J'ai Une admiration folle pour Coline.
C'est une musicienne. C'était comme une partition. Il faut se libérer.
Il faut devenir soi à l'intérieur de la partition. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez encore par coeur du monologue? - M.Laroque: Pas tout.
On avait beaucoup répété. Coline faisait beaucoup de prises, genre 40. Quand je donnais la réplique, elle me disait: "Je trouve que tu es encore mieux.
On devrait en faire encore." J'en ai fait peut-être 80. J'ai perdu ma voix.
C'était mes 1ers films. Je n'étais pas complètement à l'aise. Je reçois un coup de fil et elle me dit: "Mon ange, je vais te faire rire.
J'ai monté la première." - P.Cohen: Grégoire, vous avez mis plus de temps à basculer vers la comédie.
Vous avez suivi le Cours Florent avec, dans la promo, P.-F.Martin-Laval et J.-P.Rouve que vous avez retrouvés sur "Le Sens de la fête".
Il y avait eu un quiproquo fameux avec J.-P.Bacri. - G.Bonnet: C'est J.-P.Bacri qui m'avait vu sur scène avec I.Gélinas.
Il avait eu la gentillesse de dire à Toledano et Nakache que je serais peut-être pas mal pour le rôle. - P.Cohen: Vous décrochez votre 1er rôle au cinéma en 96 dans "Le Déménagement", de D.Boon.
Après, c'est surtout dans des séries policières qu'on vous voit. Depuis 10 ans, vous êtes dans "Scènes de ménage". - C'est trop gentil de nous avoir préparé un gâteau, maman.
J'ai oublié les serviettes. Sinon, on va s'en mettre partout. - Désolée.
Je l'ai un peu raté. - C'est délicieux. - Je ne parlais pas du gâteau. - Tiens, maman. - En revanche, j'ai bien réussi mon fondant. - G.Bonnet: Je suis un peu maltraité par les femmes, quand même! - A.-E.Lemoine: Vous formez un couple qui n'a pas conquis tout de suite les téléspectateurs. - G.Bonnet: Quand on arrive dans la série, il faut un peu de temps. - A.-E.Lemoine: Ils vous détestaient parce qu'ils ne vous connaissaient pas. - G.Bonnet: Tout ce qui est nouveau est un peu...
On s'est fait détester pendant 3 ans, 4 ans...
Maintenant, ça va mieux. - A.-E.Lemoine: Les pharmaciens vous en ont voulu. - G.Bonnet: L'Ordre. - A.-E.Lemoine: Vous ne donnez pas une image déplorable des pharmaciens, mais vous donnez une image déplorable de votre mère, détestable avec vous, en vous disant qu'elle vous a raté. - G.Bonnet: Ce qui est faux. - A.-E.Lemoine: Il faut aller vous voir sur scène dans "La Porte à côté", jusqu'au 31 décembre.
Mercredi, on va au cinéma voir "Le Royaume", de J.Colonna. - M.Laroque: Beaucoup d'émotion. - A.-E.Lemoine: Validé par M.Laroque.
Arnaud Bonnet