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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 2 février 2026 89 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsBudget & impôtsEurope & international

Bonjour chez vous ! du 2 février 2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 41 %Défensif 41 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:34OuverteRéponse directe

    Donald Trump dit espérer un accord avec l'Iran. Peut-il avoir lieu ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Pourquoi le guide suprême menace-t-il d'une guerre régionale en cas d'attaque américaine ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Le Parlement devrait adopter définitivement le budget aujourd'hui. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Vous appelez à voter les motions de censure contre le gouvernement. Pourquoi ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Le budget devrait être adopté cet après-midi. Quel est votre avis ?

  • 6:41OuverteRéponse directe

    Quelle une de la presse régionale vous parle le plus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:03InvitéChiffre
    « il n'y aura pas de hausse d'impôt pour une majorité de Français, sauf pour les plus aisés de notre pays, avec une contribution supplémentaire des plus hauts revenus, c'est-à-dire un taux d'imposition de 20% minimum pour un ménage qui gagne plus de 500 000 euros par an. »
  • 17:20InvitéChiffre
    « ce budget prévoit la hausse de l'impôt sur les sociétés, mais uniquement pour les grands groupes qui ont réalisé des bénéfices. Cette surtaxe devrait rapporter 7,3 milliards d'euros dans les caisses de l'État. »
  • 22:45InvitéChiffre
    « les dépenses publiques vont baisser légèrement l'an prochain en 2026. Elles représenteront 56,6% de la richesse nationale contre 56,8% du PIB en 2025. »
  • 23:02InvitéChiffre
    « moins 1 milliard d'euros sur le programme d'innovation France 2030, 800 millions d'euros en moins pour le fonds vert qui accompagne la transition écologique dans les territoires ou encore par exemple 4 000 postes d'enseignants supprimés. »
  • 25:02InvitéChiffre
    « le passage du fonds de sauvegarde de 300 à 600 millions d'euros dans une période où les départements sont en grande difficulté financière et budgétaire. »
  • 29:16InvitéChiffre
    « plus de 30% de personnes qui pourraient être allocataires du RSA et qui n'en bénéficient pas pour diverses raisons. »
  • 33:36InvitéFait
    « il a amassé des forces considérables dans le Golfe Persique, une armada, il a des avions qui sont prêts dans la base de Diego Suarez. »
  • 36:30PrésentateurFait
    « le nucléaire iranien n'est pas opérationnel, il a été démoli lors de la guerre des 12 jours du mois de juin de l'année passée 2025 »
  • 43:20PrésentateurChiffre
    « on parle en termes de dizaines de milliers 10 000 20 000 »
  • 45:09PrésentateurFait
    « le régime iranien depuis 1979 n'a jamais été aussi fragile »
  • 52:18InvitéFait
    « la polémique en ce moment autour de LFI qui s'en défend, les autres l'en accusent »
  • 55:22InvitéChiffre
    « le département du Puy-de-Dôme devrait perdre 1000 écoliers par an d'ici à 2028 »
  • 55:26InvitéChiffre
    « ce département avait déjà perdu 4500 élèves à cause du déclin démographique »
  • 55:35InvitéChiffre
    « 9 postes supprimés en 2024, 11 en 2025 »
  • 1:06:56PrésentateurFait
    « Toulon s'est déjà donné au Front National à l'époque. »
  • 1:10:31InvitéFait
    « Mon parcours parle pour moi, ma vie parle pour moi, mon expérience parle pour moi. »
  • 1:10:45InvitéFait
    « L'alternance ne sera pas possible et on partira avec la même équipe et en pire. »
  • 1:12:01PrésentateurFait
    « Il y a une virulence vis-à-vis de Sarah Knafo qui est due aux propos qu'a tenu Éric Zemmour vis-à-vis de Rachida Dati. »
  • 1:15:58InvitéFait
    « Punissez-les sévèrement partout où vous le pouvez, montrez-leur que vous n'acceptez pas ce manquement à la parole donnée. »

Temps de parole

  • Présentateur63 %
  • Présentateur 219 %
  • Invité9 %
  • Invité 25 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 2 février pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Les Etats-Unis vont-ils attaquer l'Iran ? Donald Trump dit encore espérer un accord, mais peut-il avoir lieu, va-t-on, vers une guerre régionale dans une demi-heure ? On se verra le politologue spécialiste du Moyen-Orient, Gilles Kepel, pour analyser la situation. Six semaines avant le premier tour des municipales, Edouard Philippe est en campagne en Havre, Sébastien Lecornu dans son fief de Vernon, dans l'heure, joue-t-il gros pour leur camp et leur avenir politique ?

On va en parler dans une heure avec nos éditorialistes, Yves Tréard et Elisabeth Martichoux. Et puis on parlera du RN qui veut faire le pari de l'implantation locale. Nous irons dans l'une de leurs principales cibles électorales, Toulon, avec Guilhem Rikavi de Varmatin. Ça y est, les parlementaires voient la lumière au bout du tunnel budgétaire. Le budget qui devrait définitivement être adopté aujourd'hui, après l'échec probable d'émotions de censure adoptées, mais pas appréciées. On va voir ce qu'en pense la sénatrice à l'air Christine Lamarde, l'une des spécialistes du budget au Sénat, vous nous le direz dans quelques instants. Voilà pour le programme.

On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard.

1:33
Invité

Bonjour Riane.

1:34
Présentateur

Et à la lune de ce lundi 2 février, Donald Trump qui espère un accord avec l'Iran.

1:37
Invité

Oui, face à la répression sanglante des manifestants en Iran, le président des Etats-Unis continue d'hésiter entre une opération militaire ou une solution négociée avec le régime de Téhéran. Le guide suprême a déclaré aujourd'hui qu'une attaque américaine pourrait déclencher une guerre régionale. Avez-vous une réponse à cela ? Pourquoi ne dirait-il pas ça ? Bien sûr qu'il dirait ça. Mais nous avons les plus grands, les plus puissants navires du monde là-bas. Nous sommes très proches quelques jours. Et j'espère qu'on va trouver un accord. Si nous n'avons pas d'accord, nous allons voir si le guide suprême avait raison ou non.

2:09
Présentateur

Après quatre mois de discussion, le Parlement devrait tourner aujourd'hui la page du budget.

2:15
Invité

Oui, ce budget 2026 devrait être adopté définitivement ce lundi par le Parlement après le rejet probable de deux motions de censure à l'Assemblée nationale. Gaspard Bunel. Après quatre mois de discussion intense au Parlement et 3,493 déclenchée, c'est l'ultime étape pour Sébastien Lecornu. Le Premier ministre fait face à deux dernières motions de censure, l'une déposée par le Rassemblement national, l'autre par les forces de gauche, mais sans le soutien du Parti socialiste.

2:45
Présentateur

J'invite vraiment toutes celles et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ce budget à véritablement censurer le gouvernement. C'est un moment important, c'est un moment crucial. Et j'appelle nos amis socialistes à ne pas oublier que nous sommes dans l'opposition. L'opposition. Donc allez-y voter.

2:59
Invité

Deux dernières tentatives de faire tomber le gouvernement et de s'opposer à ce projet de loi de finances 2026. Le rejet probable des motions entraînera alors l'adoption définitive d'un budget de compromis vivement critiqué sur les bancs du RN. Les socialos, ils ont tellement le trouillomètre à zéro que pour ne pas retourner devant les électeurs, ils ont tout gobé. Fatalement, comme les socialistes vont se coucher, que les LR vont se coucher, que la Macronie s'est couchée depuis bien longtemps, oui, fatalement, la motion, malheureusement, risque de ne pas passer.

Pour l'ancien président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, cette copie du budget n'est pas la version idéale, mais a le mérite d'exister. Il vaut mieux pour la France, c'est même nécessaire, avoir un budget que de ne pas en avoir. Donc ça, de ce point de vue-là, on ne peut qu'être satisfait de sortir de ce mauvais feuilleton.

Je suis, oui, soulagé qu'il y ait un budget, mais il n'empêche que les réformes nécessaires au pays, les réformes de l'État, les réformes de la sécurité sociale, les réformes des collectivités locales, ces réformes n'ont pas pu être faites dans le cadre de ce budget qui est un budget dont on a bien compris comment il a été adopté, c'est-à-dire à partir des discussions politiques. Si les motions sont rejetées et le texte adopté, le budget devra passer le filtre du Conseil constitutionnel dans la foulée, avant d'être définitivement promulgué. L'UDR, le parti d'Éric Ciotti, remporte l'élection législative partielle en Haute-Savoie.

Antoine Valentin a été élu député avec 59% des voix face au candidat des Républicains, Christophe Fournier, qui a lui récolté près de 41% des suffrages.

4:27
Présentateur

Gérard Larcher exprime son soutien à Sandrine Jossot.

4:29
Invité

Le président du Sénat souhaite, je cite, prendre contact dans les prochains jours avec la députée de Loire-Atlantique, victime en 2023 d'une tentative de viol par soumission chimique commise par l'ancien sénateur Joël Guerriot. Ce dernier a été condamné la semaine dernière à 4 ans de prison, dont 18 mois fermes. Sandrine Jossot s'était dit alors peinée par le silence du président du Sénat envers elle.

4:50
Présentateur

Le MEDEF propose un CDI jeune qui fait débat.

4:52
Invité

Oui, le patronat propose de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement afin de lutter contre le chômage des jeunes. La CGT et l'UNEF, le syndicat étudiant, dénoncent une provocation qui rappelle, je cite, le CPE, le contrat premier embauche proposé il y a 20 ans par Dominique de Villepin, alors Premier ministre, et qui avait provoqué d'importantes manifestations avant d'être retirée.

5:12
Présentateur

On va terminer avec de belles images. C'est le début des JO d'hiver cette semaine à Milan et puis les Alpes françaises s'y préparent déjà.

5:19
Invité

Oui, les premières épreuves de ces JO d'hiver de Milan et de Cortina vont commencer ce mercredi avec le curling. La cérémonie d'ouverture est prévue vendredi soir et cet événement sera regardé de très près en France alors que les Alpes françaises organiseront les prochains JO d'hiver en 2030.

5:37
Présentateur

Voilà, ils sont prêts. Ils ont déjà installé les années olympiques à Courchevel. Voilà, très belles images. Bon, à tout à l'heure Alex. On va évidemment parler du budget avec vous. On va en parler avec vous, Christine Lavarde. Merci beaucoup d'être notre invitée, sénatrice LR des Hauts-de-Seine. Président de la délégation sénatoriale à la Prospective. C'est la dernière ligne droite aujourd'hui pour le budget qui devrait donc définitivement être adopté cet après-midi. En cas d'échec, d'émotion de censure, on va longuement y revenir. Mais d'abord, on regarde ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord la une du Télégramme. Et c'est l'Iran.

Pourquoi les États-Unis hésitent ? Donald Trump qui dit, on l'a vu dans le journal, encore espérer un accord. La deuxième une, c'est celle de la dépêche. Narcotrafic, les maires en première ligne. Une narcotrafic qui s'étend désormais aux villes moyennes, aux zones rurales. Les maires réclament une réponse collective pour enrayer la spirale de la drogue. Et puis, autre sujet municipal à la une de Varmatin, ce sont les politiques locales à l'épreuve du climat, sécheresse, inondation, canicule. En première ligne, face au réchauffement, les maires doivent lutter localement contre le changement. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

Alors, disons que celle qui fait plus écho à mes travaux, c'est la dernière. M'en doute un peu. Et d'ailleurs, je regrette que la proposition de loi qui a été votée sans aucune voix défavorable au Sénat ne soit toujours pas inscrite à l'Assemblée nationale. Très régulièrement, on m'en parle dans les différents milieux professionnels concernés par justement les effets du changement climatique et surtout toutes ses conséquences sur le système assurantiel. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, les élus locaux, et on peut le voir dans les différentes initiatives, idées qui sont proposées dans les programmes électoraux, doivent...

Alors, est-ce qu'ils peuvent vraiment agir contre le changement climatique à leur échelle ? On parle de petites unités de vie. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'ils ont tout le pouvoir d'adapter leur territoire justement au changement climatique, que ce soit par des mesures de résilience. Je pense par exemple aux territoires littoraux où il y a pas mal d'endroits. Il va falloir rehausser des digues, prendre des mesures pour essayer de lutter contre le recul du trait de côte. En zone urbaine, ça va plutôt être pour créer des zones de rafraîchissement collectif pour justement donner un cadre de vie plus agréable pendant les épisodes de pic de température.

Donc effectivement, il y a encore plein de choses à faire. Il y a des travaux qui sont de nature législative et puis après, il y a vraiment des idées de terrain à promouvoir. Et vous en parliez un peu, en difficulté supplémentaire pour les maires face à ce réchauffement climatique, c'est qu'ils ont de plus en plus de mal à assurer leur collectivité. Les assurances ne veulent plus se porter garant. Effectivement, et c'est tout l'enjeu justement de la proposition de loi que je porte, c'est de constater... Alors, pour le domaine spécifique des collectivités, on avait finalement un double écueil de... Premièrement, en fait, un marché qui était très concentré avec quasiment un seul assureur.

Donc, il faut déjà remettre un peu à plat le marché de l'assurance des collectivités, mais c'est vrai pour les risques climatiques et en fait pour les autres risques. Et après, il y a le deuxième volet qui est aussi vraiment d'améliorer les politiques de prévention pour essayer de diminuer la vulnérabilité, que ce soit des bâtiments publics ou des bâtiments individuels, pour ensuite diminuer la sinistralité le jour où un événement d'intensité forte se produit sur la zone concernée. Avant de parler du budget, on va parler de l'actualité. Dominez ces dernières heures par ce qui se passe en Iran. Vous présidez, vous, ici au Sénat, le groupe d'amitié France-Liban.

On imagine que vous regardez ce qui se passe dans la région. Est-ce que vous êtes inquiète ? Ramenei menace d'une guerre régionale en cas d'attaque des États-Unis. Vous la redoutez ? Moi, ce que j'observe depuis quelques mois, c'est que finalement, tous les alliés de l'Iran dans les différents pays, que ce soit au Liban avec le Hasbola, au Yémen, ont quand même été pas mal touchés, affaiblis, si on pense au Hamas aussi, par les différentes initiatives américaines et parfois aussi israéliennes.

Donc finalement, aujourd'hui, l'Iran se trouve un peu isolé puisqu'il n'a plus ses relais régionaux ou en tout cas des relais régionaux qui sont beaucoup plus faibles et surtout qui étaient financés par du trafic qui venait d'Iran. Après, ce qui est certain, c'est que globalement, aujourd'hui, on est quand même dans un environnement géopolitique très instable. et en fait, quand on ouvre le journal, on se demande quelle partie du globe va faire l'objet d'un nouveau sujet puisque là, on est parti aux confins du Moyen-Orient.

Mais si on regarde de l'autre côté, on voit qu'en Amérique centrale, ce matin, je disais que c'était Cuba qui s'inquiétait aussi de ce que pourraient faire les États-Unis après leur action au Venezuela. Et puis, la Russie continue à tirer sur l'Ukraine dès lors que le cessez-feu était levé sur la région de Kiev. Donc, on est vraiment dans un environnement géopolitique très incertain. Et on ne sait pas, finalement, où le prochain conflit va advenir. En Afrique, il y a aussi pas mal de choses qui se passent. Alors là, c'est plus à l'intérieur des pays. Avec une Europe spectatrice, notamment de ce qui se passe au Moyen-Orient ?

Avec une Europe qui, aujourd'hui, n'a pas encore réussi à devenir vraiment une Europe de la défense. Aujourd'hui, on arrive à travailler ensemble. Mais souvent, on travaille ensemble dans des organisations qui sont même supra-européennes. Si on pense à l'OTAN, dans l'OTAN, le poids des États-Unis est quand même extrêmement fort. Et puis après, pour ce qui concerne l'Europe, le nerf de la guerre va être le financement. Oui, et ça. Est-ce que quand… Parce qu'on va parler, évidemment, longuement du budget.

Est-ce qu'au moment de voter le budget, de décider de ne pas examiner le budget au Sénat, vous avez eu en tête cette situation géopolitique en disant, dans le monde dans lequel on se trouve, c'était un peu l'argument de Laurent Wauquiez pour l'LR. Vu la situation géopolitique, il ne faut pas affaiblir la France un peu plus en faisant en sorte qu'elle n'ait pas de budget ? Alors, je voudrais corriger, parce que le Sénat est quand même la seule chambre qui a étudié le budget dans sa totalité a fait toute la partie… Pas en deuxième lecture ? En deuxième lecture, on a rejeté. Mais pour le coup, nous, on a vraiment discuté. Je pense qu'aucun député, par exemple, n'a discuté de la mission défense.

Nous, on a eu le travail à la fois en commission, enfin, dans la commission des finances, dans les commissions pour avis. Ensuite, on a eu le débat dans l'hémicycle. Et en fait, pourquoi le Sénat a rejeté en seconde lecture la semaine dernière ? C'est que la copie qui nous a été présentée ne correspond absolument pas à la vision que le Sénat a portée en écrivant son texte de première lecture. On a un déficit qui est supérieur au déficit qui était celui du texte du Sénat, parce qu'on ne se sent pas comptable des décisions du gouvernement sur le projet de loi de finances et de la sécurité sociale, qui a des conséquences très fortes sur l'équilibre budgétaire.

Et d'ailleurs, le Sénat avait complètement soutenu l'augmentation du budget de la défense, notamment pour conforter les moyens de notre armée, sachant qu'on ne le dit pas assez. Mais en fait, aujourd'hui, on fait de la cavalerie budgétaire sur la mission défense depuis plusieurs années avec des reports de factures qui sont conséquents. Donc, les moyens supplémentaires vont déjà servir à payer nos arriérés avant de commencer à investir dans de nouveaux moyens. Vous l'avez eu en tête, cette situation géopolitique ?

– De toute façon, on l'a quand même toujours en tête, parce qu'on sait bien que les conflits internationaux ont aussi des conséquences après sur les mouvements migratoires, sur les demandes d'asile. Le monde est un monde en mouvement. Donc, on voit bien aussi comment les conflits géopolitiques ont des conséquences sur les prix de l'énergie qui se traduisent directement sur notre quotidien. La hausse très forte des prix de l'énergie n'était pas tant la suite de la Covid, que le déclenchement de la guerre en Ukraine. – C'est aujourd'hui que le Parlement devrait en finir avec le budget. Sauf énorme surprise, les motions de censure devraient être rejetées.

Déjà, est-ce qu'il y a un peu de soulagement, vous qui pensez budget matin, midi et soir depuis 4 mois ? – Alors, soulagement, non. Je veux dire, on va pouvoir passer à autre chose et continuer nos autres travaux. Mais soulagement, pas du tout, puisque finalement, comme je le disais tout à l'heure, on a un budget qui, pour nous, est une suite de renoncements. Alors, je pense que la déception doit être encore plus forte pour les députés et les sénateurs qui appartiennent au groupe Renaissance, parce que c'est vraiment le renoncement à finalement toute la politique qu'il portait depuis 2017.

En quelques mois, on est venu arrêter et même revenir en arrière sur toute la politique de l'offre, de soutien aux entreprises pour les rendre compétitifs, puisqu'aujourd'hui, avec le niveau de la surtaxe d'IS, on se retrouve de nouveau avec un niveau de fiscalité sur les entreprises au plus haut par rapport à nos voisins européens. – On va venir sur le fond de ce budget dans quelques instants, Christine Lavarde, mais est-ce que quand même, budget de la sécurité sociale adopté, budget de l'État adopté, vous reconnaissez que Sébastien Lecornu a gagné son pari ?

– Enfin, si c'est son pari de rester longtemps à Matignon, oui, il l'a gagné, mais objectivement, il n'a absolument rien gagné pour les Français, il n'a rien gagné pour l'avenir, c'est-à-dire qu'il a fait adopter un projet de loi de financement de la sécurité sociale en revenant sur le tout début d'embryon de réforme de la sécurité sociale. Donc finalement, il a juste reporté le problème là plus tard. Dès le budget prochain, il va déjà falloir commencer à construire un budget de la sécurité sociale avec moins de recettes que ce qui était prévu si jamais on avait gardé l'augmentation de l'âge de départ à la retraite. Donc en fait, il a repoussé tous les problèmes.

Donc effectivement, l'année 2026, on a un budget avec un déficit qui est beaucoup plus élevé que ce qu'on avait annoncé à nos partenaires européens. Il va falloir aussi régler ce problème. Et après, en amputant vraiment nos capacités pour l'avenir, puisqu'on a moins de recettes et on a commencé… – Et pourtant, les LR ne s'y sont pas opposés, notamment à l'Assemblée. Les LR ne s'y sont pas opposés. Et là, ils ne votent pas les motions de censure. Vous le regrettez ? – Je le regrette. – Vous les auriez votés, vous ?

– En tout cas, je regrette que les LR n'aient pas soutenu des dispositions peut-être plus courageuses qui étaient les dispositions du Sénat, de dire que dans l'état de nos finances publiques, il est nécessaire que tout le monde fasse des efforts. Et suivant la nature de ces revenus, les efforts sont différents. pour certains, ça aurait été finalement des services publics pour lesquels on revient sur certaines dispositions qui bénéficient peut-être à ceux qui ont moins de revenus et pour les ménages avec le plus fort potentiel de contribution… – Donc ils ont trop lâché, les députés, ils ont trop lâché ? – Ils sont trop lâchés, ils ne se sont pas assez battus, les députés à l'heure ?

– C'est ce que je pense. En tout cas, ils ne se sont pas assez battus pour l'avenir. – Et on va parler justement du fond de ce texte, puisque après des mois de discussion, que contient finalement ce budget et que va-t-il changer pour les Français ? On fait le bidon final avec vous, Alexandre, d'abord. Est-ce que les impôts vont augmenter et pour qui ?

17:03
Invité

– Alors, il n'y aura pas de hausse d'impôt pour une majorité de Français, sauf pour les plus aisés de notre pays, avec une contribution supplémentaire des plus hauts revenus, c'est-à-dire un taux d'imposition de 20% minimum pour un ménage qui gagne plus de 500 000 euros par an. Ensuite, pour les entreprises, ce budget prévoit la hausse de l'impôt sur les sociétés, mais uniquement pour les grands groupes qui ont réalisé des bénéfices. Cette surtaxe devrait rapporter 7,3 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Et puis, on peut citer un impôt de production sur les entreprises, la CVE, qui devait être progressivement supprimée, mais cela a été annulé dans le budget 2026.

Une fiscalité des entreprises dans ce budget qui est dénoncée par la majorité de droite du Sénat.

17:50
Présentateur

– Jean-François Hisson, le rapporteur général du budget, ça devrait arriver. – La surtaxe à l'impôt sur les sociétés, qui devait être exceptionnelle en 2025, c'était votre engagement, Madame la Ministre, sera finalement reconduite, ce qui va fortement nuire à moyen terme à l'emploi. Ces entreprises représentent en effet un quart de l'emploi salarié en France, néfaste pour l'emploi, mais également à l'industrie et à la croissance économique, dont elle représente plus de la moitié des exportations.

18:22
Invité

– Mais face à ces critiques des sénateurs des Républicains, le gouvernement assure que globalement, les impôts ne vont pas augmenter, notamment pour les entreprises françaises.

18:30
Présentateur

– Les ménages français, les Françaises et les Français ne connaîtront pas de hausse d'impôt. Je veux le dire ici avec force, les artisans, les commerçants, les toutes petites entreprises, les TPE, les PME, ne verront pas leurs charges sur le travail ni leurs impôts augmenter. Je veux le dire avec force, les entreprises de taille intermédiaire industrielle verront même leurs impôts baisser entre 2025 et 2026.

18:57
Invité

– Christine Navarde, je vous ai vu réagir pendant l'extrait d'Amélie Lanchin. Pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec elle sur cette non-hausse d'impôts pour les Français et pour les entreprises ?

19:04
Présentateur

– Juste regardons ce qu'on a fait dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. On a augmenté la CSG sur les produits financiers. Aujourd'hui, il y a quand même, la plupart des Français ont à un moment un produit financier. Voilà, donc rien que ça. Et après, oui, j'avais envie de réagir à plein de choses parce qu'effectivement, comme je le disais tout à l'heure, l'année 2026, quand on parle des grands groupes, ils ont déjà prévu leurs investissements, ils ont déjà prévu leurs projets. Mais c'est en 2027 et en 2028 qu'on va voir les conséquences économiques de cette hausse de fiscalité.

Il y a des travaux d'économistes récents qui montrent qu'en gros, quand on met un euro de fiscalité supplémentaire sur les entreprises, à moyen terme, c'est-à-dire à l'horizon de 2-3 ans, on perd 2 euros de croissance économique. Donc là, en mettant 8 milliards de fiscalité sur les entreprises, on s'empute de 16 milliards de croissance à horizon de 2-3 ans. Donc voilà. Mais ils ne seront plus aux manettes, donc ils ne seront plus comptables, en fait, de ce qui va se passer dans 2-3 ans.

20:05
Invité

Mais on parle des grands groupes qui ont réalisé des profits. Est-ce qu'à un moment, vu notre déficit, il n'y a pas certaines entreprises qui doivent faire un effort ?

20:11
Présentateur

– Alors là, on parle d'impôt, l'impôt sur les sociétés, c'est un impôt qui est aussi sur le… Non, on parlait de la taxe sur les holdings. Alors la taxe sur les holdings, elle est bien… Elle est restreinte. Elle est restreinte, mais il y a quand même pas mal de sujets sur la taxe sur les holdings parce qu'elle ne prend pas en compte la nature de la construction des groupes. Elle ne prend pas en compte, finalement, le bénéfice réel. Elle est sur le chiffre d'affaires. Donc voilà, il y a encore pas mal de petits biais qui font que ça ne va pas être complètement neutre pour les entreprises.

20:47
Invité

– Mais sur cette hausse d'impôt sur les sociétés, sur les grands groupes qui ont réalisé des profits, pourquoi ne pourraient-ils pas faire un effort pour diminuer le déficit du pays ?

20:54
Présentateur

– Alors déjà, parce qu'il y a six mois, la ministre, devant la Commission des finances du Sénat, a bien dit qu'il n'y aurait pas de nouveau de surtaxe. Ces grands groupes, quand ils réalisent des profits, ils les réinvestissent. Donc là, en fait, on vient aussi de retirer, finalement, un transfert vers des entreprises dites de second rang, qui peuvent faire de la recherche et développement, qui peuvent faire de la communication. Enfin voilà, tout ce qui aussi, quand on a un peu de moyens, on fait autre chose. Quand on est restreint, on ne travaille plus que sur son cœur de métier. Et là, c'est pour ça que je dis qu'il va y avoir des conséquences indirectes qui vont se voir assez vite.

Et puis tout à l'heure, vous présentiez aussi l'augmentation de fiscalité sur les dix plus hauts revenus. Il faut juste regarder ce qui s'est passé l'année dernière. On a finalement un rendement, donc un retour d'impôt plus faible sur le prélèvement forfaitaire unique et des recettes de cette fameuse contribution plus faible qu'escomptée. Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Quand le capital est mobile, quand il sait s'organiser, en fait, il sait contourner de l'impôt qui est considéré confiscatoire. Et vous en parliez un peu, Christine Lavard d'Alexandre. La droite sénatoriale dénonce l'absence d'économie dans ce budget.

22:09
Invité

Oui, les sénateurs à l'air considèrent que c'est un mauvais budget car il ne prévoit pas de baisse de dépenses publiques suffisante. Et là encore, la ministre des Comptes publics se défend.

22:19
Présentateur

L'effort de rétablissement de nos comptes publics en 2026 est réparti de manière égale entre baisse des dépenses et ajustement de fiscalité. Cela est permis principalement grâce aux efforts de nouveau très importants de l'État avec des crédits ministériels qui baisseront en valeur en dehors du ministère de la Défense.

22:43
Invité

Alors là encore, si on regarde les chiffres, les dépenses publiques vont baisser légèrement l'an prochain en 2026. Elles représenteront 56,6% de la richesse nationale contre 56,8% du PIB en 2025. Hormis la hausse du budget des armées, certaines politiques de l'État subissent effectivement des coupes budgétaires. Quelques exemples, moins 1 milliard d'euros sur le programme d'innovation France 2030, 800 millions d'euros en moins pour le fonds vert qui accompagne la transition écologique dans les territoires ou encore par exemple 4 000 postes d'enseignants supprimés.

Christine Lavarde, on voit quand même qu'il y a certaines coupes budgétaires, une baisse de dépenses publiques même si elle est légère. On ne peut pas dire que ce soit un budget dépensier.

23:20
Présentateur

Ah bon, alors là en fait, juste ce que vous avez montré, c'est que les dépenses qui sont réduites, c'est les dépenses d'avenir, c'est les dépenses d'investissement. Donc en fait, on ne fait strictement rien sur le fonctionnement courant de l'État. Par ailleurs, nous on a quelques doutes sur certains chiffrages de dépenses, notamment les dépenses cadeaux qui ont été faites aux députés socialistes. Quelques doutes, ça veut dire quoi que c'est mensonger ? On pense qu'il y a certaines dépenses qui sont sous-évaluées. Volontairement, sciemment ?

Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas, mais par exemple, si on pense à l'augmentation de 50 euros de la prime d'activité, dans le passé, il y a eu une augmentation de 100 euros de cette même prime d'activité, ça avait enclenché 4,4 milliards de mémoire de dépenses supplémentaires. Là, les 50 euros supplémentaires, ils ne sont pas chiffrés à hauteur de 2 milliards, ils sont chiffrés à un montant beaucoup plus faible. Si on pense au repas à 1 euro dans les Crous, il est chiffré à 40 millions. Les Crous eux-mêmes disent que ça coûtera au minimum 70 millions d'euros d'enrées. Et après, il y a toute la logistique.

Si tous les étudiants ont mangé dans des Crous, il va falloir qu'on construise plus de restaurants universitaires. Il y a plein de choses sur lesquelles on est vraiment assez dubitatif sur la qualité des inscriptions de dépenses. D'ailleurs, on exercera avec beaucoup de vigilance notre mission de contrôle de l'action du gouvernement. Autre point de ce budget, c'est la question des collectivités plus épargnées dans la version finale que dans la version initiale. On va voir ce qu'en pensent les élus locaux. On va à Bordeaux. Bonjour Jean-Luc Gleize. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président socialiste du département de la Gironde.

Est-ce que vous êtes satisfait de la copie finale de ce budget ?

24:53
Invité

Côté département, puisque je parlerai plus largement des départements de France, il y a un point positif qui est le passage du fonds de sauvegarde de 300 à 600 millions d'euros dans une période où les départements sont en grande difficulté financière et budgétaire. Je rappelle que nous n'avons plus d'impôts locaux à lever et donc aucune capacité à générer de la recette alors que nos dépenses ne cessent d'augmenter. Donc, il y a au moins cette augmentation du fonds de sauvegarde qui est une bonne nouvelle.

Le fameux DILICO a été maintenu dans des conditions qui étaient les conditions précédentes au niveau des critères antérieurs avec un petit peu moins de départements qui sont touchés vu la situation globale des départements de France. En revanche, nous avions sollicité d'autres points d'amélioration qui n'ont pas été accordés. Je pense notamment à une part de la contribution sociale généralisée mais on aura peut-être l'occasion d'y revenir.

Et puis, je pense aussi à l'augmentation de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance pour mieux financer nos sapeurs-pompiers puisque nos SDI sont de plus en plus soumis et ça a été le cas ce week-end dans la commune de Mios en Gironde avec une violente tornade. Eh bien, nos pompiers sont de plus en plus sollicités au titre du dérèglement climatique. Donc, il y a des points positifs d'avancer, d'autres qui ne sont pas encore actés.

Mais nous continuons à penser que le Premier ministre au regard de ses propos aux assises des départements de France à Albi en octobre dernier va engager véritablement le chantier de la réforme structurelle des recettes des départements de France et c'est ce que nous attendons, c'est ce que nous demandons tous partis politiques confondus.

26:29
Présentateur

Je vous laisse répondre, Christine Lavard. Bon, bien, mais il peut mieux faire. Oui, mais j'ai envie de dire heureusement que le Sénat était là parce que je pense que si le budget n'avait été discuté qu'à l'Assemblée sur la partie des collectivités, à mon avis, il n'y aurait eu absolument aucune avancée puisque finalement l'augmentation du fonds de sauvegarde initiative du Sénat, redéfinition du DILICO initiative du Sénat. Quel dispositif de lissage des collectivités ? Voilà, de la contribution obligatoire des collectivités. Mais la question des départements est un véritable sujet et voilà, M. Gleiz le dit très justement.

Aujourd'hui, on a quand même un certain des collectivités qui n'ont plus de pouvoir fiscal. donc en fait, elles sont complètement tributaires de ce que l'État décide pour elles. On leur a vendu dans le passé, notamment quand on a été supprimer la taxe d'habitation et donc on a retiré pour les départements leur recette de taxe foncière qu'on le transférait par une recette dynamique, à savoir l'attribution d'une fraction de TVA. Mais bien souvent, l'État, qu'est-ce qu'il vient faire ? Il vient renier sur la dynamique de la recette.

Donc finalement, les départements se trouvent avec quasiment une recette obligée alors que le temps passant leur dépense, elles continuent à augmenter comme l'inflation et il faut avoir en tête, par exemple, quand on parle de l'inflation communale, elle est supérieure à l'inflation des ménages. Donc déjà, rien que quand on revalorise, par exemple, le panier de recettes comme l'inflation dite des ménages, en fait, on vient en quelque sorte diminuer les recettes relatives des collectivités pour faire face à des dépenses qui vont directement vers les citoyens. là, c'est vraiment de l'argent que les gens investissent directement pour eux, pour leur cadre de vie.

Il y a un autre sujet, Jean Luglet, puisque lors de vos assises départementales, Albi, vous l'avez rappelé, Sébastien Lecornu, il a annoncé la mise en place d'une allocation sociale unifiée pour regrouper notamment le RSA, la prime d'activité, certaines aides au logement. Il en est où ce chantier depuis Albi ?

28:27
Invité

Alors, pour l'instant, il n'est pas très avancé. Nous avons été sollicités par le gouvernement, mais dans une perspective 2030, donc qui est quand même un temps relativement long pour mettre en œuvre ce type d'allocation, est-ce qu'il peut s'entendre parfaitement au regard des questions fondamentales que pose cette allocation sociale unifiée ? En réalité, le vrai sujet, c'est celui de la protection sociale aujourd'hui, c'est-à-dire qu'est-ce que nous envisageons, nous, en France, dans notre République, pour améliorer la protection sociale et notamment à l'égard des plus fragiles et des plus précaires.

Donc aujourd'hui, le vrai sujet qui est posé au titre du RSA, par exemple, est le sujet du non-accès au droit. Nous savons qu'il y a, et ce sont des études notamment de l'OFCE qui en témoignent, nous savons qu'il y a plus de 30% de personnes qui pourraient être allocataires du RSA et qui n'en bénéficient pas pour diverses raisons, soit méconnaissance du dispositif, soit difficultés administratives, soit aussi par pudeur et on connaît notamment certaines professions comme par exemple des agriculteurs qui vont se trouver en grande difficulté et qui ne vont pas solliciter le RSA. Donc il y a un vrai sujet de protection sociale aujourd'hui dans le pays.

Que le gouvernement pose la question de cette protection sociale et de sa capacité à véritablement être précisément protectrice pour l'ensemble de celles et ceux qui en ont besoin est plutôt une bonne chose. Après, il faut voir ce que l'on veut faire de cette allocation sociale unifiée, fonder, fusionner le RSA et la prime d'activité, c'est déjà un premier sujet peut-être intéressant à traiter. Y ajouter des allocations liées au logement pose quand même question parce que l'approche n'est pas tout à fait la même et nous savons que suivant les territoires, le prix du loyer n'est pas forcément le même et donc il peut y avoir des disparités qui sont importantes.

Donc ces sujets-là doivent être traités avec beaucoup de finesse mais pour nous, il y a une vraie question de solidarité nationale qui d'ailleurs dépasse la question de l'AZU puisqu'elle pose la question tout simplement de la manière dont notamment les départements qui sont financeurs du RSA à part quelques-uns qui ont fait qui ont assuré l'expérimentation de recentralisation, comment les départements sont correctement financés et on vient de l'évoquer à l'instant Madame la Sénatrice qui vient de le dire, nous pensons nous que nous avons besoin d'un socle de recettes qui soit à la fois cohérent avec nos missions les solidarités humaines et territoriales robustes, pérennes et évolutives.

C'est ce que les départements de France réclament depuis plusieurs mois au travers d'une résolution unanime que nous avons votée aux assises d'Albi.

31:08
Présentateur

Et je laisse Christine Lavard vous répondre.

Ce qui est intéressant c'est que donc si on se rejoint sur le début du constat puisque c'est d'ailleurs l'allocation sociale unique c'est aussi une proposition que porte le parti Les Républicains c'est peut-être sur la fin qu'on va avoir une certaine divergence puisque l'idée derrière aussi cette allocation sociale unique et je suis d'accord elle va permettre d'avoir un meilleur accès au droit pour un certain nombre de bénéficiaires qui ne touchent pas certaines prestations mais à la fin il faudra quand même que cette allocation sociale unique elle soit toujours moins favorable que de travailler et puis elle doit aussi permettre c'est là où on n'est plus d'accord mais en tout cas il faut qu'il reste une incitation au travail pour ceux qui peuvent travailler et j'entends bien que la personne qui est en situation de handicap elle bien évidemment elle doit avoir des revenus de solidarité qui lui permettent de vivre dignement après pour le reste on a besoin d'avoir des gens qui travaillent sinon notre modèle social ne pourra pas tenir dans la durée Merci Jean-Luc Gleize merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Bordeaux président socialiste du conseil départemental de la Gironde merci et merci Christine Lamarde d'avoir été notre invitée Alexandre on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale

32:17
Invité

Oui on verra que l'ancien candidat à la présidentielle Jean Lassalle se lance dans le one man show ce soir à Perpignan

32:22
Présentateur

Et il nous racontera tout Allez d'abord on va revenir sur la situation en Iran avec le politologue Gilles Kepel qui nous rejoint Et l'invité de cet entretien c'est Gilles Kepel Bonjour Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation politologue professeur des universités spécialistes de l'islam et du Moyen-Orient On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France Bonjour Stéphane

33:05
Invité

Bonjour Auréane Gilles Kepel Bonjour Gilles Kepel

33:08
Présentateur

On l'a vu ces dernières heures ces derniers jours la tension montée entre les Etats-Unis et l'Iran Est-ce que selon vous une attaque de l'Iran par les Etats-Unis est inéluctable ou est encore évitable ?

Alors comme toujours avec Donald Trump c'est une affaire de deal Vous savez c'est un promoteur immobilier donc qui essaye de terroriser ceux qui possèdent le terrain qu'il veut acquérir pour faire un immeuble épouvantable et c'est un peu la situation avec l'Iran Pour l'instant il a amassé des forces considérables dans le Golfe Persique une armada il a des avions qui sont prêts dans la base de Diego Suarez il est en négociation avec les Israéliens le chef d'état-major israélien Yal-Zamir était avec Dan Kane le chef d'état-major des Etats-Unis vendredi à Washington donc toutes les préparations sont faites pour mettre la pression maximum sur Téhéran pour le contraindre à une négociation une négociation que les Iraniens veulent retarder le plus possible puisque les demandes des Etats-Unis vont s'équivaloir plus ou moins à une sorte de capitulation en termes militaires et dans cela vous avez un autre type d'acteurs qui sont les Etats voisins du Golfe alliés des Etats-Unis Etats arabes très gros producteurs de pétrole et qui ont également aujourd'hui transformé leur économie pour faire en sorte que leur pays soit attractif en termes touristiques ce sont des hubs financiers on le connaissait déjà pour Dubaï l'Arabie saoudite est en pleine transformation aujourd'hui essayant d'attirer les touristes c'est une zone de développement économique bancaire etc ils ont absolument besoin de calme la perspective d'une guerre dans la région leur pose de très gros problèmes d'autant plus que le pétrole même s'il a un petit peu remonté du fait des tensions autour de 70 dollars en moyenne s'était maintenu cette année vers les 58-60 dollars le baril ce qui est très inférieur par rapport aux besoins des pays de la région l'Iran par exemple a un budget qui est calculé à l'équilibre sur 124 dollars de barils on en est très loin et il en va de même pour l'Arabie saoudite par exemple il y a de très grosses dépenses d'infrastructures ceux qui s'en tirent le mieux sont les petits états en termes de quantité de population mais pas en termes de quantité d'argent dans leur coffre fort c'est à dire les Émirats et le Qatar mais eux sont très fragiles par rapport à une attaque iranienne surtout le Qatar du reste le premier ministre Qatari Mohamed Ben Abdelrahman Athani était à Téhéran pour discuter avec Ali Darijani le conseiller spécial du guide Khamenei lequel revenait tout juste de Moscou où là il avait dit bon on peut voir la négociation dit de Moscou c'est à dire avec les Russes qu'il soutenait mais juste parce que Donald Trump ces dernières heures il dit encore espérer un accord est-ce que cet accord est possible et est-ce que ça voudrait dire que l'Iran est prêt à renoncer sur le plan du nucléaire alors tout dépend de ce que vous appelez renoncer sur le plan du nucléaire actuellement de toute façon le nucléaire iranien n'est pas opérationnel il a été démoli lors de la guerre des 12 jours du mois de juin de l'année passée 2025 il y a du matériau fissile qui se promène dans la nature et c'est ça qui inquiète aussi beaucoup un certain nombre d'observateurs parce que si le régime s'effondrait on ne sait pas ce qu'il adviendrait et c'est du reste ce que dans la négociation dans l'espèce de chantage c'est ce que font valoir les Iraniens on n'est peut-être pas terrible mais si après nous ça sera encore pire ça sera le chaos c'est ça qui met la terreur chez les chez les dirigeants du golfe je vous rappelle que quand Donald Trump est venu faire la tournée des popotes dans le golfe après sa réélection il a appelé ça la tournée à des milliers de dollars puisqu'il a d'une certaine manière racketté chacun des états du golfe d'environ 1000 milliards de dollars ça allait des avions qui lui offraient son Boeing présidentiel qu'il peut garder après pour aller à Mar-a-Lago ou autre donc ce sont des gens qui sont en négociation avec lui et qui ont même un impact et quand Ali Rahman il dit que les américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre cette fois-ci ce sera une guerre régionale qu'est-ce qu'il veut dire exactement il veut dire qu'en fait l'Iran s'en prendrait aussi un certain de ses voisins il veut dire exactement ce que je viens de vous dire à savoir que c'est pas tellement l'Iran qui va souffrir ce dont tout le monde se fiche aux Etats-Unis mais ce sont les alliés le tiroir caisse qui ont abondé la manne financière de Donald Trump lequel par ailleurs est dans une situation qui n'est pas extraordinaire du point de vue intérieur sa coalition victorieuse qui avait permis de fédérer dans une espèce de tout sauf Biden les ouvriers qui votaient plutôt démocrates autrefois même les latinos et les noirs qui votaient aussi plutôt démocrates parce qu'ils ne supportaient plus la politique de wokisme délirant de Biden Kamala Harris etc aujourd'hui sont en train de se dissocier les ouvriers voient l'inflation et les salaires qui restent bas les latinos et les noirs sont terrorisés par la politique de la police aux frontières qui arrête toute personne colorée et qui tue ad limitum ils ont tué donc cette dame blanche et aussi voilà et aussi surtout en termes de représentation pour les magas l'infirmier qui a été abattu à terre d'une manière ignominieuse on a l'impression que on était en train de enfin c'était des imam qui ont été d'ailleurs identifiés à celles de soldats nazis abattant des juifs ou des civils pendant la guerre sur les réseaux sociaux c'est un infirmier qui était spécialisé dans les grands traumas des militaires américains blessés à l'étranger des vétérans donc ça pour l'électorat magas c'est une bourde terrible ce qui fait qu'il avait licencié une ou deux personnes c'est passé mais si vous voulez c'est quelque chose qui est en train aujourd'hui il faut qu'il calcule tout ça lui il n'aime pas il vit dans la hantise de ce qu'on appelle en anglais les boots on the ground c'est à dire les bottes sur le terrain d'envoyer des gens parce que sur place le bilan des américains en Afghanistan et en Irak a été absolument calamiteux mais c'est ce qui explique un peu les réticences de Donald Trump parce qu'on a un peu du mal à voir où il veut aller il y a quelques semaines il s'adressait aux manifestants iraniens en disant tenez bon on arrive et pour le moment il n'y a toujours rien il envoie vous le dites l'armada américaine et là il dit ces dernières heures espérer un accord qu'est-ce qui explique cette illisibilité gardez ce que je vous ai dit en tête promoteur immobilier qui veut terroriser le gars le malheureux propriétaire du terrain qu'il veut lui piquer et l'acheter à bas prix en mettant le feu en crevant ses pneus je ne sais quoi et c'est ça qu'il veut faire regardez son fonctionnement avec le Venezuela bon il a trouvé une Delcy Rodriguez je ne suis pas sûr qu'il y ait Delcy Rodriguez en Iran c'est un peu plus compliqué avec le Groenland si j'avais été spécialiste de Groenland c'est moi qui aurais été à cette place la semaine dernière ensuite bon il a fait son truc ça a plus ou moins marché maintenant il est là il fait la pression en Iran mais il n'est pas et c'est ce que les Iraniens sentent bien il est réticent à aller plus loin parce qu'il a peur du diable qui va sortir de la boîte si vous voulez de la boîte de Pandore si j'ose dire s'il attaque et avec surtout les alliés les alliés arabes qui lui disent oulala attention les manœuvres iraniennes militaires qui ont eu lieu hier et ce matin encore je crois dans le golfe d'Hormuz le golfe d'Hormuz fait 50 km de large il y a 20% du pétrole mondial qui passe par là tous les jours bon c'est un pétrole qui est surtout destiné à la Chine et à l'Inde les Européens et Américains en prennent très peu mais l'essentiel c'est l'Irak et l'Arabie Saoudite qui passent par là qui exportent leur pétrole donc ces pays sont extrêmement inquiets s'ils ne peuvent pas le sortir les Saoudiens comme je vous l'ai dit ont aujourd'hui de gros soucis de budget parce que Mohamed Ben Salman a une politique de développement touristique vous entendez même sur les radios des publicités pour aller faire des voyages en Arabie Saoudite etc.

tout ça ça demande de très gros investissements et les Saoudiens disons se sont fait un peu mener par le bout du nez par des maquignons des Etats-Unis qui leur ont survendu des projets pharaoniques qui sont aujourd'hui arrêtés parce que totalement non rentables et donc il y a le régime saoudien le pouvoir saoudien ne peut pas se permettre de se laisser entraîner dans une situation où son pétrole serait bloqué alors certes ça ferait monter le prix du baril mais s'il ne peut pas circuler c'est pas terrible Stéphane comment est-ce que les choses peuvent atterrir finalement si on vous entend bien en fait il ne peut pas y avoir de conflit c'est trop préjudiciable aux uns et aux autres c'est préjudiciable mais il peut quand même advenir parce que je ne pense pas que les Iraniens veuillent faire une provocation parce qu'ils sont dans une situation catastrophique c'est-à-dire que le régime iranien aujourd'hui alors on n'a pas encore d'idée absolue du nombre de morts pendant les 2-3 jours de répression totale mais on parle en termes de dizaines de milliers 10 000 20 000 on ne sait pas malheureusement c'est terrible de dire ça mais la répression a été épouvantable les gardiens de la révolution ont tiré dans la tête on a vu les catastrophes avec les piles de morts le racket des familles qui devaient payer 25 000 dollars pour pouvoir enterrer enfin c'est quelque chose un régime ne peut pas tenir uniquement sur une répression pareille et surtout ce soulèvement par opposition à celui de Marsa Amini la jeune femme Bad Hejrabi celle qui était mal voilée dans un commissariat entre guillemets qui était kurde par ailleurs donc d'une minorité et qui a surtout mobilisé des classes moyennes donc ça a permis que l'Iran d'aujourd'hui ne peut plus obliger les femmes à être voilées dans la rue on le voit bien dans les photos dans les images les gens qui en reviennent ils ont dû renoncer à cette société l'un des piliers du romainisme et ça c'est une concession si vous voulez secondaire cosmétique d'une certaine manière par rapport au système là ceux qui se sont révoltés ce sont les classes moyennes et pauvres sur lesquelles le régime s'appuyait la paupérisation massive de la classe moyenne iranienne pardon la planche à billets utilisée abondamment les banques liées aux gardiens des révolutions qui ont fait faillite avec des pyramides de Ponzi tout ça c'est quelque chose qui fait que le régime n'a plus aujourd'hui de base sociale il a sa garde prétorienne c'est à dire oui et on ne sait pas par exemple ce qui s'est passé il y a deux jours quand il y a eu une série de fuites de gaz alors je sais bien que le pays est un pays gazier voilà dans les explosions donc tout ça est assez fragile quand même donc c'est le moment c'est effectivement le moment de la plus grande tension effectivement le régime iranien depuis 1979 n'a jamais été aussi fragile il est ruiné il a perdu sa base sociale il est entouré d'ennemis mais d'une certaine manière sa capacité de maintien en place c'est de se dire si je tombe c'est le chaos généralisé d'où la question que vous m'avez posée et je vais commencer par les plus fragiles c'est à dire les gars de la région le Qatar il suffit de lui envoyer un missile pour qu'il soit hors de fonctionnement une des problématiques c'est qu'il existe une opposition structurée au régime iranien mais à l'extérieur de l'Iran à l'intérieur et encore et encore bon il y a bien sûr le fils du chat qui a suscité un certain engouement de la population je ne suis pas sûr qu'il ait la capacité de mobiliser à l'intérieur et significativement vous n'identifiez pas de relais à l'intérieur en fait d'organisation de personnalité vous savez la répression en Iran c'est une chose épouvantable le régime généralement il y avait le système c'est Khamenei le guide suprême qui a tous les pouvoirs avec son fils Moustaba qui est aujourd'hui d'une certaine manière le grand vizir d'une certaine façon et puis le président de la république qui est élu qui n'a que des pouvoirs cosmétiques c'est un peu un président quatrième république si j'ose dire dans l'enceinte du Sénat et donc qui de temps en temps soufflait le chaud ou le froid on a eu Ibrahim Raisi celui qui est mort dans un accident d'hélicoptère qui était vraiment un dur et un type qui aimait bien faire tuer les opposants et il est mort peut-être pour la volonté divine ou d'autres je ne sais pas et ensuite on a mis ce docteur Pesachian qui veut dire Pesachian en iranien c'est dire médecin et qui lui dit non on va calmer on va être qui est Seuil qui est plutôt quelqu'un qui donne un visage de modération mais il ne représente pas d'alternative ils sont tenus par le système on met une marionnette d'un côté une marionnette de l'autre aucun d'eux aujourd'hui ne représente une force d'opposition Pesachian il est président de la république donc même s'il a dit on a raison de se révolter mais pas trop il a quand même les mains rougies du sang des manifestants que peut la voie diplomatique aujourd'hui quand les européens classent les gardiens de la révolution parmi les organisations terroristes qu'est-ce que ça change concrètement alors en apprenant ça ne change rien en réalité ça contribue à isoler significativement l'Iran parce que ça veut dire que les iraniens ont besoin de réseaux pour se fournir en pièces détachées ils ne peuvent pas trouver tout en Russie ou en Chine l'Europe représente ils ont toujours un ambassadeur ils ont un centre culturel qui a des activités limitées mais ça permet quand même de maintenir un certain nombre de voies qui vont être désormais de plus en plus coupées ce qui contribue à un isolement croissant du régime ils ont ailleurs très mal réagi et ils ont classé toutes les armées européennes comme groupes terroristes qu'est-ce que ça change là aussi ?

rien mais simplement ça montre leur nervosité ce qui fait qu'ils ont été quand même touchés que va faire Israël ?

alors c'est la grande question je vous ai tout à l'heure que le chef d'état-major Yal-Zamir était à Washington vendredi c'était pas pour faire du tourisme évidemment et je trouve qu'il n'y a pas grand chose à voir à Washington et donc c'était essentiellement pour voir dans quelle mesure Israël pourrait faire l'objet d'un chantage iranien lors de la guerre des 12 jours en juin 2025 Israël a utilisé son dôme de fer c'est-à-dire sa batterie de missiles anti-missiles pour lutter contre les missiles les Iraniens ne peuvent pas utiliser leur arme nucléaire parce que c'est pas une arme ils ont du nucléaire mais ils ne peuvent pas la mettre sur des vecteurs pour l'instant en revanche ils ont énormément de missiles balistiques qui peuvent faire des dommages sérieux ils en ont envoyé des quantités sur Israël et surtout beaucoup de leurres qui ont fait que les Israéliens les missiles ils voient à leurre et ils y vont et les missiles ça enlève et les missiles ça coûte très cher donc la question aujourd'hui pour Israël c'est de savoir s'ils ont assez sur un dôme de fer qui a été reconstitué de manière suffisante pour résister à l'attaque de missiles que l'Iran serait en état de données et ça on ne le sait pas les hypothèses qui ont plaidé pour dire qu'après que Trump a déclaré allez-y l'aide arrive ce qui était d'une certaine manière criminel puisque l'aide n'est pas arrivée et donc je n'ose pas dire qu'il est co-responsable du massacre mais en tout cas il a encouragé les gens à aller au casse-pipe d'une certaine façon ça fait partie des choses qui sont en suspens est-ce qu'Israël est capable de se défendre ça c'est un c'est un des éléments hypothétiques si vous voulez vous avez les états du Golfe qui ont très peur qu'ils ne veulent surtout pas d'affrontements parce qu'ils vont en être les premières victimes est-ce que Israël est capable d'assurer non seulement une attaque mais surtout les Israéliens on l'a bien vu en juin 2025 disposent d'un réseau d'espionnage à l'intérieur de l'Iran extrêmement sophistiqué aussi bien les anciens Moudjahidines Halk qu'un certain nombre de Kurdes on l'a vu ils ont réussi par exemple quand ils ont liquidé le chef du Hamas qui était venu à Téhéran pour l'élection du président Pézéchkien il était convoqué comme tous les gens qui étaient les fidèles du système iranien il a été tué dans sa chambre d'hôtel dans la résidence ultra sécurisée par un drone qui était tiré quasiment de l'immeuble d'en face à Téhéran donc où les Israéliens avaient quand même des implantations assez fortes on va terminer puisque Gilles Kepel votre dernier livre s'appelle Antiterrorisme à la traque des djihadistes on va terminer en parlant de cette question des djihadistes Stéphane Oui déjà on parlait du classement des gardiens de la révolution parmi les organisations terroristes au niveau national mais au niveau européen pardon

51:05
Invité

moi j'ai envie de vous demander à quoi sert la résolution qui a été votée par l'Assemblée fin janvier

51:10
Présentateur

pour demander l'inscription des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes Alors c'est quelque chose qui est demandé notamment par la droite américaine par les israéliens un certain nombre de choses les frères musulmans c'est une nébuleuse d'islam politique c'est la première dans le monde sunnite créée en Égypte en 1928 par un instituteur coranique qui s'appelait Hassan El-Banna et qui a fait un immense prosélytisme à travers le monde et notamment dans le monde occidental au fur et à mesure de l'installation de populations musulmanes issues de l'immigration en France et ils ont commencé à se créer à partir de mouvements alors ils ne le reconnaissent ils ne reconnaissent pas ces organisations appartenir aux frères musulmans ils se disent proches etc ça a été l'union des organisations islamiques de France en France puis de France puis musulmans de France aujourd'hui donc leur objectif c'est plutôt l'entrisme dans les sociétés européennes l'alliance éventuellement avec des partis politiques d'extrême gauche d'où la polémique en ce moment autour de LFI qui s'en défend les autres l'en accusent et le fait de construire des réseaux de pouvoir entrer dans les systèmes municipaux de venir adjoint au logement adjoint aux emplois etc pour construire des écoles essayer de développer une représentation islamiste si vous voulez dans les populations d'immigrés en rupture avec la laïcité républicaine Cet entrisme

52:46
Invité

on le verra à l'oeuvre cette année pour les municipales en France ?

52:48
Présentateur

C'est assez probable oui et ça va être d'ailleurs un des éléments clés dans les municipales vous allez avoir d'un côté le Rassemblement National qui va faire une grande partie de sa campagne en dénonçant l'entrisme islamiste et de l'autre côté LFI s'appuyant sur des qu'il espère être des réseaux de voix issus de la population musulmane des quartiers périphériques en disant votez pour nous sinon c'est entre guillemets les fascistes et les islamophobes qui vont l'emporter donc c'est un élément là-dedans si vous voulez sur le territoire français les frères musulmans eux-mêmes ne sont pas dans une logique de terrorisme ceux qui ont été terroristes alors peut-être ils sont passés un moment ils ont été formés par les frères musulmans etc mais pour les frères la stratégie n'est pas la terreur c'est l'entrisme néanmoins dans les cas où il y a de la violence ils vont passer à la violence le Hamas est au départ la branche palestinienne du mouvement international des frères musulmans si vous voulez Merci beaucoup merci beaucoup Gilles Keppel pour cet entretien et pour votre éclairage on voit votre dernier livre co-écrit avec Jean-François Ricard anti-terrorisme à la traque des djihadistes sécher plomb merci beaucoup d'avoir été notre invité la une de Ouest France tout autre sujet c'est cette jeunesse rurale en manque de transport Stéphane à la une de votre journal on se retrouve demain Stéphane et on va revenir à ce qui se passe en Iran puisque ça fait aussi la une de la presse régionale on voit ça tout de suite et Alexandre on reparle de ce qui se passe en Iran ça fait la une de nos quotidiens régionaux et notamment du télégramme

54:42
Invité

et cette question à la une du journal breton pourquoi les Etats-Unis hésitent à effectuer une intervention militaire en Iran pour stopper la répression sanglante des manifestants par le régime des Mola et bien parmi les multiples raisons il y en a une ce sont quand même les capacités militaires de l'Iran et notamment ces capacités balistiques qui sont plutôt avancées avec des missiles qui peuvent parcourir des milliers de kilomètres et en plus de ces missiles l'armée iranienne dispose d'un arsenal de drones et de radars qui peut inquiéter les forces américaines présentes sur place et également Israël qui est à portée de tir de l'Iran

55:12
Présentateur

autre sujet c'est à la une de la montagne les effectifs des écoles auvergnates en chute libre

55:17
Invité

ce chiffre qui inquiète beaucoup sur place le département du Puy-de-Dôme devrait perdre 1000 écoliers par an d'ici à 2028 ces dix dernières années ce département avait déjà perdu 4500 élèves à cause du déclin démographique et la conséquence c'est que des postes d'enseignants sont supprimés progressivement chaque année 9 postes supprimés en 2024 11 en 2025 les syndicats d'enseignants dans le Puy-de-Dôme estiment qu'il ne faudrait pas supprimer 2 postes afin d'améliorer le taux d'encadrement des élèves dans ce département qui reste en dessous de la moyenne académique

55:48
Présentateur

de la politique au spectacle il n'y a qu'un pas et alors Jean Lassalle fait son one man show

55:52
Invité

et oui Jean Lassalle l'ancien candidat à la présidentielle monte sur scène pour son premier one man show il sera ce soir au palais des congrès de Perpignan à Guichet fermé beaucoup de monde pour le voir pour ce spectacle et Jean Lassalle estime que le one man show finalement c'est comme la politique je le cite il faut parler sincèrement aux gens alors je ne fais pas l'accent de Jean Lassalle je ne sais pas l'imiter mais en tout cas selon lui il faut parler sincèrement aux gens il faut leur donner envie d'écouter qu'ils ne soient pas perdus et c'est comme ça que ça marche selon lui alors son spectacle en plus il n'a pas eu du tout à l'écrire car il raconte des anecdotes qu'il a réellement vécues et notamment sa rencontre avec un certain Léonide Brezhnev l'ancien dirigeant de l'Union soviétique alors la scène il aime bien mais Jean Lassalle quand même ne dit pas non à une nouvelle candidature à la présidentielle en 2027 voilà la porte reste ouverte

56:40
Présentateur

affaire à suivre en fait le one man show on ouvre notre page consacrée à la campagne des municipales et Sébastien Lecornu qui est donc candidat

56:48
Invité

oui le Premier ministre a annoncé samedi sa candidature dans la commune de Vernon dans le département de l'Eure je le cite parce que c'est chez moi tout simplement a-t-il justifié devant les habitants de la commune une commune dont il a été déjà élu le maire en 2014

57:03
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon était lui à Roubaix pour soutenir le candidat à la fille David Guéraud

57:07
Invité

oui la France insoumise espère conquérir cette ville du nord qui fait partie des villes les plus pauvres de France lors du meeting du candidat insoumis le député David Guéraud Jean-Luc Mélenchon n'a pas hésité à faire huer le parti socialiste à cause de l'accord conclu avec le gouvernement accord de non-censure on précise que le principal adversaire de la France insoumise à Roubaix est le candidat d'hiver gauche Karim Amrouni

57:30
Présentateur

et la une de nos quotidiens régionaux les unes de nos quotidiens régionaux consacrent aux municipales on va commencer par le midi libre à Montpellier la campagne se cristallise autour des horaires d'ouverture des bars de la ville

57:40
Invité

actuellement les bars à Montpellier doivent fermer leurs portes à une heure du matin au plus tard mais le candidat écologiste à Montpellier Jean-Luc Rouméga propose de retarder à 2h du matin cette horreur de fermeture au nom de la convivialité une proposition qui d'ailleurs a fait beaucoup d'écho notamment sur les réseaux sociaux auprès des jeunes on le rappelle Montpellier est une ville étudiante la plupart des autres candidats sont favorables à cette mesure sauf un le maire socialiste de la ville Michael Delafosse son directeur de campagne l'explique je le cite il y a une population dans le centre historique qui a le droit de vivre et de dormir quand on ferme les bars à 1h du matin le calme ne revient progressivement qu'à 2h du matin et à 7h les terrasses sont déjà de sortie

58:22
Présentateur

le risque d'abstention aux municipales c'est la une de la Provence

58:26
Invité

quand les villes ne votent plus titre le journal La Provence le journal explique qu'il y a une hausse de l'abstention dans les grandes villes au fil des élections municipales alors que la participation est bien meilleure dans les petites communes alors comment l'expliquer et bien parce que dans les petites communes rurales le maire est connu de tous son action politique est bien identifiée et cela pousse les habitants à se rendre dans les urnes et puis ces villages sont peuplés de personnes âgées en moyenne des personnes âgées qui votent davantage aux élections que les générations plus jeunes

58:55
Présentateur

Merci beaucoup merci Alexandre pour cette revue de presse et à 6 semaines du premier tour qui je vous le rappelle aura lieu le 15 mars nous vous donnons les clés de cette élection à travers une série de modules pédagogiques et pour voter il ne suffit pas d'être majeur il faut être inscrit sur la liste électorale et vous allez voir si vous ne l'avez pas encore fait qu'il ne vous reste plus que quelques jours Est-ce que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales ?

C'est important de le vérifier dès maintenant parce que les 15 et 22 mars prochains on est appelé à voter pour les élections municipales et si vous n'êtes pas inscrit et bien vous ne pourrez tout simplement pas voter Pour vérifier si votre nom apparaît bien sur les listes électorales vous pouvez le faire en ligne sur le site servicepublic.gouv.fr vous pourrez aussi connaître l'adresse exacte du bureau de vote où vous devez aller voter Si vous avez été recensé vous êtes normalement inscrit directement sur les listes de la ville ou du village où vous habitez Si ce n'est pas le cas il n'est pas trop tard vous pouvez toujours le faire en ligne sur le même site servicepublic.gouv.fr vous avez jusqu'au 4 février et si vous ne pouvez pas le faire en ligne vous pouvez toujours vous rendre en mairie là vous avez deux jours de plus jusqu'au 6 février Il y a quelques conditions pour pouvoir s'inscrire avoir 18 ans minimum être français ou avoir la nationalité d'un état de l'union européenne vous devez aussi pouvoir jouir de vos droits civiques et politiques Deux documents vous seront alors demandés un justificatif d'identité et un justificatif de domicile qui montre que vous êtes bien de la commune où vous habitez ça peut être par exemple une facture d'électricité Alors n'attendez plus vérifiez vite votre situation électorale si vous voulez pouvoir glisser le bulletin de votre choix dans l'urne au municipal au mois de mars Et voilà pour ces modules pour tout comprendre de cette élection dont on va parler avec vous Bonjour Elisabeth Martichoux Bonjour Auriane Merci d'être là Elisabeth et bonjour Yves Tréard Merci également d'être avec le directeur d'adjoint de la rédaction du Figaro Et on va aller tout de suite dans une des villes que vise le Rassemblement National c'est Toulon Bonjour Guilhem Rikavi Merci beaucoup d'être avec nous Bonjour Auriane Guilhem Vous êtes directeur éditorial de Varmatin avec nous depuis Toulon Toulon on le disait c'est l'une des principales cibles du Rassemblement National avec la candidate Laure Lavalette avant de parler d'un sondage que vous avez réalisé Guilhem et qui peut changer la donne est-ce que vous pouvez nous faire un petit point sur les forces en présence à Toulon ?

1:01:12
Invité

Oui bien évidemment Auriane Toulon est une ville importante c'est je crois en nombre d'habitants la douzième ville de France et plus qu'ailleurs

1:01:19
Présentateur

peut-être le scrutin s'annonce serré parce que se joue à Toulon la succession de celui qui a marqué la ville pendant près de 20 ans Hubert Falco empêché par la justice en juin 2023 qui est donc inéligible qui ne peut pas se représenter et cela suscite beaucoup de convoitises vous le disiez c'est une ville que vise le Rassemblement National avec sa porte-parole la députée RN Laure Lavalette qui est donc en lice pour ces municipales et puis on retrouve également José Massy qui est la maire actuelle qui a assuré l'intérim depuis le départ d'Hubert Falco une droite qui part divisée puisque Michel Bonu sénateur LR du Var est également engagé dans la compétition et puis dans les rangs de gauche là aussi c'est une configuration avec une candidature divisée qui s'engage avec Magali Brunel

1:02:10
Invité

qui fédère plusieurs parties de gauche et une liste LFI avec Isabelle Cornille voilà le décor planté de ces municipales

1:02:19
Présentateur

2026 dans la préfecture du Var et on le disait Guilhem il y a un sondage qui est sorti il y a quelques jours dans votre journal Laure Lavalette n'est pas si favorite que ça oui alors Laure Lavalette que l'on attendait très haute on sait que dans le département du Var les scores du Rassemblement National sont plutôt toujours très élevés c'est le cas notamment à Toulon et donc l'enseignement de ce sondage que Var Matin a publié jeudi dernier et bien montre qu'au premier tour sans surprise Laure Lavalette arriverait en tête avec 39% des intentions de vote on imaginait même qu'elle pourrait faire un peu plus ce sondage fixe donc ce score à 39% on retrouve en deuxième position la maire actuelle José Massy qui se revendique héritière d'Hubert Falco avec 24% d'intention de vote et en troisième position Michel Bonus lui aussi proche d'Hubert Falco qui était sur sa liste lors des précédentes municipales qui lui enregistrerait 15% d'intention de vote la liste de Magali Brunel elle n'enregistre que 13% d'intention de vote au premier tour ça c'est la configuration du premier tour avec une Laure Lavalette en tête si on regarde les hypothèses du second tour et bien on peut imaginer qu'il y ait un front républicain qui s'organise face à la députée du Rassemblement National et dans ce cas là et bien on a testé le duel Laure Lavalette José Massy et dans ce cas là c'est très serré Laure Lavalette obtiendrait 48% des voix au second tour le 22 mars et José Massy l'emporterait avec 52% des voix on le sait avec la marge d'erreur dans les sondages c'est un score très serré et puis autre configuration que l'on a voulu tester c'est le cas d'une triangulaire avec toujours Laure Lavalette mais également José Massy et également Michel Bonus on sait la tension importante entre les deux candidats de droite et dans ce cas là José Massy ferait 40% des voix comme Laure Lavalette loin devant Michel Bonus qui lui n'obtiendrait que 20% des voix score donc très serré on voit le poids d'une division à droite qui peut faire perdre la ville pour les héritiers d'Hubert Falco et qui pourrait laisser sa chance à Laure Lavalette dans une ville qu'elle vise depuis très longtemps elle ne s'en cache pas Merci beaucoup merci Guilhem pour ce point très complet sur la campagne des municipales à Toulon et le sondage paru dans Var Matin merci beaucoup Guilhem on le voit très serré Toulon on le disait c'est l'une des cibles du RN c'est pas gagné Oui parce que Laure Lavalette porte parole Marine Le Pen elle était partie la faire au fusil c'est vrai que de loin on pouvait penser qu'elle était favorite en fait non d'ailleurs il faut dire qu'elle fait une campagne il n'y a pas le sigle RN elle fait entre guillemets sans étiquette et dans cette ville ce qui peut expliquer le score effectivement très serré malgré vous avez vu la division à droite en fait il y a deux héritiers d'Hubert Falco qui sont en lice deuxième et troisième position dans les sondages au premier tour c'est peut-être sans doute le souvenir de Jean-Marie Le Chevalier rappelez-vous cette ville c'est une des rares grandes villes c'était la seule à l'époque de Jean-Marie Le Pen qui s'était donnée à un maire FN 1995 et ça a été un désastre il a dû quitter le FN il a été condamné à une peine de prison d'un an avec sursis pour détournement de fonds publics il avait géré sa ville avec sa femme ça avait créé quand même une fin de mandat catastrophique donc il y a cette réminiscence qui explique peut-être que Laure Lavallette il va très punchy on la connaît Laure Lavallette on l'a beaucoup pratiqué sur les plateaux très efficace aujourd'hui elle se consacre complètement à sa ville elle n'est plus du tout à Paris elle essaye de gagner mais elle a une liste où elle a essayé de rassembler oublier les scories du FN de l'époque et puis une droite alors il paraît que José Massi la maire actuelle et son challenger de droite auraient conclu un accord quand même pour qu'au deuxième tour ils fassent gagner leur camp ils y ont quand même un peu intérêt non ?

Ah bah oui sinon c'est la droite la plus bête du monde comme d'habitude on a l'habitude en France non alors comme Elisabeth a tout dit moi je vais remettre ça dans le contexte régional non c'est intéressant parce que c'est vrai qu'on est dans une région PACA qui est quand même très exposée je dirais à une poussée et à une progression du Rassemblement National un peu partout on attend aussi Marseille le résultat à Marseille ça va être quelque chose qui va être suivi de très près alors effectivement Toulon s'est déjà donné au Front National à l'époque c'est une ville qui a beaucoup changé aussi même depuis 1995 c'est une ville qui a quand même repris je dirais des couleurs sur le plan économique parce que c'est une ville qui avait été un peu abandonnée à la fin du siècle dernier et là aujourd'hui on peut dire qu'elle a quand même un peu changé d'aspect est-ce que ça fait les affaires du Rassemblement National peut-être pas moins en tous les cas que ce qu'on pensait et c'est vrai que s'il n'y avait pas deux candidatures de droite là le match serait plié c'est dire si le Rassemblement National ne peut profiter que des situations où la droite est quand même en très mauvaise enfin est en délicatesse Et le Rassemblement National qui avec ses municipales fait aussi le pari de l'implantation locale il joue gros lors de cette élection de mars prochain Elisabeth ?

Oui s'il n'arrivait pas à conquérir quelques grandes villes qu'il convoite il jouerait gros ça ferait effectivement un petit accro dans ce cheminement qui lui semble tout à fait victorieux vers la présidentielle je ne suis pas sûr que ça change énormément le vote des français en 2027 mais c'est sûr que ça donne toujours une dynamique puisque si on peut montrer et c'est l'enjeu du RN qu'on est capable de conquérir des grandes villes alors a fortiori on est plus légitime pour conquérir la France si on échoue s'ils échouent à Marseille à Toulon dans le Nord où ils essayent de s'implanter dans un certain nombre de villes si Ciotti se fait battre par l'estrosi etc à Nice bon c'est sûr que ça sera une déception et c'est comme ça qu'on le lira le soir du 22 mars parce que c'est toujours le point faible du rassemblement national cette implantation locale Yves oui ce n'est pas uniquement le cas du rassemblement national c'est le cas du rassemblement c'est ça qui était au tenant c'est que les partis qu'on le vend en poupe sur le plan national sont les partis qui sont le plus faibles localement alors que les partis qui sont en complète décomposition sur le plan national le parti socialiste et surtout les LR les LR qui sont dans une décomposition totale et bien ils sont quand même assez forts sur le plan local on est dans un front renversé si vous voulez donc effectivement le rassemblement national je pense en perspective de la présidentielle a tout à fait intérêt ça fait partie de sa campagne de respectabilisation aussi c'est d'avoir des barons locaux qui s'installent bon il y a Louis Alliot à Perpignan qui sera vraisemblablement je pense réélu enfin il est par favori c'est peut-être pas aussi évident que ça mais il est quand même favori il y a le procès il y a Marseille il y a Toulon il y a effectivement Éric Ciotti à Nice qui part pas favori quand même j'ai l'impression d'après ce que j'ai compris et puis vous avez beaucoup d'autres villes des villes moyennes de moins de 100 000 habitants dans cette région-là qui sont à portée je dirais d'élections il y a une ville puisqu'on va parler des LR que les LR espèrent conquérir c'est Paris et on va écouter Rachida Dati leur candidate qui était l'invité hier du grand jury et qui ne s'est pas privé de tacler ses concurrents Emmanuel Grégoire le socialiste et Pierre-Yves Bournazel soutenu par Horizon et Renaissance

1:10:16
Invité

Aujourd'hui vous l'avez dit la gauche en ayant j'allais dire raclé tous les fonds de tiroirs sont évidemment au coude à coude avec moi On m'a appelé à la clarification en disant est-ce que vous allez être avec Knafou est-ce que vous allez être avec le RN j'ai été très claire mon parcours parle pour moi ma vie parle pour moi mon expérience parle pour moi M. Bournazel doit clarifier aussi sa position est-ce qu'il veut s'allier avec M. Grégoire si c'est ce qu'il veut je le dis aux Parisiennes c'est que l'alternance ne sera pas possible et on partira avec la même équipe et en pire

1:10:50
Présentateur

Voilà et la question des alliances d'entre deux tours que soulève Rachida Dati puisque c'est là que ça va se jouer alors elle a clarifié sa position vis-à-vis de Sarah Knafou elle ne veut pas d'alliance avec elle en revanche elle tacle Pierre-Yves Bournazel s'alliera-t-il oui ou non avec Emmanuel Grégoire le candidat socialiste Oui non mais ça c'est parce que la rumeur veut ça mais c'est vrai qu'elle a des paroles je trouve moins acides vis-à-vis de Pierre-Yves Bournazel que par le passé il y a quelques temps encore elle était assez virulente contre lui en disant que finalement c'est une candidature qui ne servait à rien qu'est-ce qu'il faisait là et machin Lui-même l'ayant pardon fortement attaqué dans son livre Et lui-même l'ayant beaucoup attaqué effectivement bon il semblerait que Rachida Dati sentant que l'élection allait être quand même assez difficile assez compliquée et bien elle a un peu changé de ton vis-à-vis de Pierre-Yves Bournazel donc on sent qu'il y a peut-être quelque chose qui peut arriver alors qu'avec Sarah Knafo ça me paraît complètement je dirais là c'est au-delà de la raison il y a une virulence vis-à-vis de Sarah Knafo qui est due aux propos qu'a tenu Éric Zemmour vis-à-vis de Rachida Dati il y a quelque temps et notamment sur le prénom de sa fille ça c'est sûr ah oui Mais est-ce que Rachida Dati elle peut gagner sans Pierre-Yves Bournazel on rappelle que Renaissance est un peu divisée Gabriel Attal soutient Pierre-Yves Bournazel mais il y a une partie de Renaissance Maude Bréjon Sylvain Maillard Benjamin Haddad qui soutiennent Rachida Dati Oui enfin l'essentiel du parti soutient quand même Bournazel et Hervé Morin et Hervé Morin les centristes qui ont effectivement rallié Clément Beaune l'ancien ministre macroniste et aujourd'hui un commissaire au plan qui a rejoint aussi Bournazel donc il rallie lui pas mal de soutien et c'est vrai que Rachida Dati donc elle a Knafo sur sa droite Bournazel sur sa gauche elle demande à Bournazel de clarifier parce que que fera Gabriel Attal par exemple qui est le premier soutenu qui a apporté un soutien assez décisif c'est quand même déterminant pour Bournazel est-ce qu'il va soutenir Emmanuel Grégoire demander à Bournazel d'aller du côté d'Emmanuel Grégoire sachant que Bournazel est le candidat d'Edouard Philippe qui lui est en délicatesse personnelle enfin pas personnelle mais c'est pas un grand fan de Rachida Dati enfin horizon est-ce que dans la perspective de rallier à lui une partie des LR de la présidentielle il peut se permettre de soutenir Emmanuel Grégoire ça va être compliqué ce qui est sûr c'est que c'est une des batailles les plus passionnantes des municipales est-ce que Paris va basculer à droite la gauche pour l'instant dans les sondages on dit beaucoup c'est une ville de gauche elle fait pas une différence énorme elle est divisée et d'ailleurs elle aussi est divisée donc à mon avis il faut être très prudent et on verra en tout cas si Paris bascule à droite évidemment ce sera un événement bien sûr effectivement il y a un vrai enjeu national et c'est l'une des seules que l'ARN peut conquérir que les LR peuvent conquérir Paris c'est toujours un enjeu national de toute manière mais ça ne reflète absolument pas l'élection l'état de l'opinion sur le plan national attention simplement ce qui est intéressant c'est que la gauche aussi est très divisée et savoir si alors vous allez me dire on n'est pas propriétaire de son électorat mais Mme Chikirou et M.

Grégoire ils sont aussi dans une opposition qui est une opposition assez virile assez musclée c'est un peu comme entre Mme Knafow et Mme Dati je ne suis pas sûr qu'au deuxième tour si Grégoire arrive en tête et bien il ait tout le soutien de Mme Chikirou si on l'écoute elle normalement elle ne devrait pas le suivre Sophia Chikirou elle insulte le parti socialiste comme elle est fille insulte Olivier Faure à l'Assemblée c'est exactement la même opposition elle fait sa campagne contre le parti socialiste mais pour l'instant elle fait une campagne un peu plus en dessous des radars Sarah Knafow qui a bénéficié d'une exposition particulière je crois que c'est aujourd'hui le début des temps de parole donc c'est vrai que les municipales ça va être compliqué mais par exemple Bournazel va en bénéficier le candidat de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe Et est-ce que vous parliez de la France insoumise qui attaque les socialistes on va écouter Jean-Luc Mélenchon qui attaque les socialistes il était à Roubaix soutenir le candidat LFI David Guiraud et il en a profité pour s'en prendre au PS notamment sur la question budgétaire Les députés

1:15:42
Invité

et socialistes de ce département sur les dix dernières

1:15:46
Présentateur

motions de censure ils en ont voté zéro autrement dit tout ce que fait le gouvernement se fait grâce aux voix de ces gens que nous avions élus en confiance

1:16:00
Invité

et qui nous avaient juré qu'ils respecteraient le programme punissez-les

1:16:06
Présentateur

sévèrement partout où vous le pouvez montrez-leur que vous n'acceptez pas ce manquement à la parole donnée C'est un peu changé Là c'est plus que la fracture Oui d'accord mais c'est un peu changé parce que par la voix du parti socialiste officiel le parti socialiste a dit qu'il n'était pas exclu du tout qu'il rallie les listes de la France insoumise Malgré ça Malgré ça Malgré cette injonction de Jean-Luc Mélenchon Mais le parti socialiste est tellement C'est un peu avant ça Oui Ils sont tellement dépendants ils le savent s'il y a des élections législatives s'ils sont alors dans les élections municipales c'est un peu différent parce que vous avez des contextes locaux et tout mais les élections législatives je ne pense pas que les socialistes puissent faire quoi que ce soit sans le soutien de LFI des Verts et des communistes Ces municipales elles vont être aussi une conséquence politique de ce qui s'est passé ces dernières semaines sur le plan budgétaire et avec Sébastien Lecornu On le voit à gauche en tout cas quand on entend Jean-Luc Mélenchon c'est très clair on verra on verra comment les électeurs par exemple LR se comportent on a vu par exemple il y a une législative partielle qui vient de bénéficier à l'UDR le parti d'Éric Ciotti alors que LR était évidemment en lice enfin était le concurrent du candidat On va le voir c'est l'œil du Dauphiné libéré ce matin on va le regarder Et là LR paye son positionnement comment dirais-je pas ambivalent mais le grand écart sur le budget avec Bruno Retailleau ici au Sénat qui est très remonté contre le budget et Laurent Wauquiez qui dit il faut voter le budget parce qu'il faut un budget tout court même s'il est très mauvais Pour les électeurs LR c'est extrêmement compliqué comment voulez-vous que ça n'ait pas d'influence alors toutes choses égales il faut faire attention dans énormément de communes on vote pour un bilan local on ne vote pas en fonction de ce qui s'est passé à Paris mais tout de même on ne peut pas complètement décorréler dans un certain nombre de grandes villes surtout quand on a des chefs de parti qui en font effectivement des effets de tribune comme c'est le cas de Jean-Luc Mélenchon et comme c'est le cas de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella qui ne cessent de renvoyer LR à cette entre guillemets compromission avec Emmanuel Macron Et ce qu'a fait hier soir parce que vous en parliez et on vient de voir la lune du Dauphiné libéré c'est le candidat d'Éric Ciotti qui a donc remporté la législative partielle en Haute-Savoie c'est la première fois que l'alliance RN-Ciotti remporte que l'extrême droite remporte un siège dans ce département comment il faut l'analyser est-ce que ce sont les conséquences de la position un peu floue des républicains sur le budget Éric Ciotti il a dénoncé l'alliance il a dénoncé l'alliance LR-Macron Il y a plusieurs éléments il y a d'abord la personnalité l'action d'Éric Ciotti qui est quand même dans cette région qui a une certaine popularité et puis il y en a beaucoup qui à l'intérieur du Rassemblement national à l'intérieur de la droite estiment qu'il faut l'Union il faut aller vers le Rassemblement national voilà là c'est quand même un concours dur Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau étaient allés ensemble soutenir leurs candidats alors à côté de ça vous avez effectivement le fait que la droite ne soit pas claire du tout avec deux lignes qui sont des lignes diamétralement opposées puisque en gros il y en a un qui vote la censure et l'autre qui vote le budget parce que Retailleau il n'est pas en mesure mais il n'était pas en mesure enfin il est au Sénat donc le poids est un peu inférieur mais il serait à l'Assemblée nationale normalement s'il met ses actes en accord avec ses paroles il vote la censure du gouvernement évidemment donc c'est pas le cas de c'est pas le cas de Laurent Wauquiez c'est un parti qui est aujourd'hui un parti qui est complètement à la dérive et qui conserve quelques baronies municipales oui pour ça que le parti socialiste et LR qui sont deux partis dits de gouvernement qui sont en immense difficulté dans la perspective de la présidentielle sont dans les municipales eux ils ont des enjeux forts c'est de ne pas perdre leurs implantations parce que contrairement au RN contrairement à LFI ils en ont eux et c'est donc ça c'est un peu à fond renversé par rapport aux enjeux de la présidentielle ils doivent conserver car c'est tout ce qui leur reste et c'est capital et c'est capital pour le Sénat et aussi pour le Sénat par définition les élections des sénatoriales après l'été et ces élections c'est aussi le produit d'une certaine façon de ce que seront les municipales et on peut boucler avec Toulon parce que si le RN gagne à Toulon et bien c'est très bon pour les sénatoriales de septembre parce que je crois qu'il y a quatre sièges renouvelables au Sénat dans ces circonscriptions en septembre et effectivement ça va se jouer pour les sénatoriales avec la possibilité pour le RN d'avoir un groupe ici au Sénat ce qui n'est pas le cas pour le moment et on va voir justement puisque le budget ça fait parler on l'a entendu les adversaires qui attaquent le PS les LR sur leur alliance avec la Macronie le budget qui devrait se terminer aujourd'hui au Parlement après quatre mois enfin on a envie de dire avant d'en parler avec vous on voit ça avec Gaspard Bunel

1:21:34
Invité

après quatre mois de discussion intense au Parlement et 3.493 déclenchée et c'est l'ultime étape pour Sébastien Lecornu le Premier ministre fait face à deux dernières motions de censure l'une déposée par le Rassemblement National l'autre par les forces de gauche mais sans le soutien du Parti Socialiste

1:21:53
Présentateur

j'invite vraiment toutes celles et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ce budget à véritablement censurer le gouvernement c'est un moment important c'est un moment crucial et j'appelle nos amis socialistes à ne pas oublier que nous sommes dans l'opposition l'opposition donc allez-y voter

1:22:06
Invité

Deux dernières tentatives de faire tomber le gouvernement et de s'opposer à ce projet de loi de finances 2026 le rejet probable des motions entraînera alors l'adoption définitive d'un budget de compromis vivement critiqué sur les bancs du RN Les socialos ils ont tellement le trouillomètre à zéro que pour partourner devant les électeurs ils ont tout gobé fatalement comme les socialistes vont se coucher que les LR vont se coucher que la Macronie s'est couché depuis bien longtemps oui fatalement la motion malheureusement risque de ne pas passer Pour l'ancien président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici cette copie du budget n'est pas la version idéale mais a le mérite d'exister Il vaut mieux pour la France c'est même nécessaire d'avoir un budget que de ne pas en avoir donc ça de ce point de vue là on ne peut qu'être satisfait de sortir de ce mauvais feuilleton Je suis oui soulagé qu'il y ait un budget mais il n'empêche que les réformes nécessaires au pays les réformes de l'état les réformes de la sécurité sociale les réformes des collectivités locales ces réformes n'ont pas pu être faites dans le cadre de ce budget qui est un budget dont on a bien compris comment il a été adopté c'est à partir des discussions politiques Si les motions sont rejetées et le texte adopté le budget devra passer le filtre du conseil constitutionnel dans la foulée avant d'être définitivement promulgué

1:23:19
Présentateur

Est-ce que c'est un pari réussi quand même pour Sébastien Lecornu Elisabeth ? Ah bah oui c'est comme le sport à la fin c'est lui qui gagne quand même seule la victoire est belle d'une certaine façon C'est une victoire là ? C'est une vraie victoire ?

Ah bah pour lui oui parce que rappelez-vous c'était pas gagné on lui donnait quand même peu de chance moi au départ j'avais pensé Sébastien Lecornu il est quand même trop proche d'Emmanuel Macron aujourd'hui il faut une personnalité pour obtenir arracher un accord qui soit plus décorrélé du président Il est arrivé puisque c'est justement parce qu'il était très proche du président qu'il a réussi à lui faire avaler des couleuvres quand même telles que le renoncement sur la réforme des retraites et des taxations puisque ce budget il est essentiellement il tient essentiellement par des hausses d'impôts sur les entreprises Donc si vous voulez oui sur le papier c'était pas gagné et c'est parce que on dit beaucoup il est habile mais c'est aussi parce qu'il s'est assis sur une forme d'ego parce qu'il ne fallait pas avoir énormément il ne fallait pas avoir un amour propre démesuré pour aller quémander auprès des socialistes d'abord leur accorder le renoncement 49.3 puis finalement le dégainer alors qu'ils ne l'ont pas redemandé leur donner de faire toutes ses concessions et puis naviguer avec LR le modem non bien joué Sébastien Lecornu quand même Oui oui bien joué parce que d'abord il faut le savoir ses deux prédécesseurs sont quand même tombés mais c'est vrai que tout ça s'est fait au prix de renoncements terribles c'est-à-dire que deux renoncements très importants il avait dit qu'il ne ferait pas le 49.3 qu'il ne recourrait pas au 49.3 il y a recouru combien ?

six fois donc bon il a été obligé quand même trois fois parce qu'il n'a pas fait sur le budget de la sécurité sociale oui trois fois pardon parce qu'il a fait effectivement donc ça c'est quand même un renouement avec la complicité d'ailleurs du parti socialiste

1:25:16
Invité

qui n'a pas assumé mais qui n'a pas assumé voilà

1:25:19
Présentateur

ça c'est la première chose et puis deuxièmement il a complètement détricoté la politique de l'offre du président de la république c'est-à-dire qu'on est revenu sur la réforme des retraites des hausses d'impôts en veux-tu en voilà mais qui sont colossales quand même et qui sont tirées à l'encontre qui vont à l'encontre de la philosophie du président de la république et tout ça quand même c'est un budget qui est co-écrit avec le parti socialiste donc si on résume c'est quoi les gagnants le cornu l'EPS les perdants les républicains et le macronisme oui alors les gagnants sur le papier c'est le cornu l'EPS est-ce qu'ils sont les gagnants à long terme je ne sais pas parce que les français n'aiment pas trop non plus les reniements les renoncements tout ça donc on va voir ce que ça donne plus tard mais c'est vrai que là pour le moment il a donné un budget à la France je ne suis pas sûr que les français pour eux ça soit capital cela dit ça a des conséquences quand même sur la vie des municipalités sur la vie d'un tas d'administrations et sur finalement la vie quotidienne de beaucoup de français et les perdants les républicains et le macronisme en soi oui de toute façon le macronisme il perd depuis maintenant il est mort 2022 il ne cesse de perdre après avoir réussi un exploit historique électoralement Emmanuel Macron depuis il perd donc oui le macronisme certains diront évidemment les comptes publics parce que tout le monde est content qu'on ait un budget quand même c'est ce que disait Pierre Moscovici c'est à dire eh bien on tombe toujours en rond il est très mauvais ce budget mais c'est un budget et donc on l'a et maintenant on va passer à autre chose à quoi ?

à pas grand chose mais quand même ça c'est pas j'ai tourné donc les comptes publics sont quand même perdants parce qu'on a absolument rien amélioré au contraire on a plutôt c'est pas aggravé mais à force de perdre du temps quand même ça s'améliore pas et on va arriver en 2027 dans une situation catastrophique pour le prochain président et dernière étape de ce budget c'est donc cet après-midi à 17h à l'Assemblée et on va terminer par l'histoire du jour est-ce que vous êtes déjà monté au sommet de la tour Montparnasse ?

1:27:22
Locuteur

Oui

1:27:22
Présentateur

alors vous avez de la chance vous avez de la chance y compris y compris pour y travailler d'ailleurs parce qu'il y a quelques années mais c'est fort ancien il y avait un baron noir c'est à dire un petit avion qui survolait la capitale un Cessna je me souviens avec un fou de l'air et tout le monde se demandait ce que c'était et on vous savait que vous n'avez pas le droit de survoler la capitale vous étiez tout cela moi j'étais jeune journaliste voilà c'est une très belle histoire c'est l'histoire d'Yves juste pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'Yves il ne vous reste que quelques jours pour monter dans un futur proche parce qu'à partir du 31 mars ça sera fermé au public vidé de ses occupants grand chantier de rénovation transformé en profondeur il y aura un hôtel des commerces et même une serre agricole les alentours aussi seront réhabilités c'est bien coût du projet 600 millions d'euros 4 ans de travaux quand même donc on ne va pas pouvoir y remonter tout de suite il vaut mieux profiter de la vue d'ici le 31 mars sinon il faudra pas chanter merci beaucoup merci Elisabeth merci à tous de nous avoir suivis à demain

1:28:20
Invité

Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous

1:28:28
Présentateur

l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat sur la plateforme

1:28:45
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada