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interviewÉric Zemmour· 29 janvier 2022 46 min

Éric Zemmour à Chaumont-sur-Tharonne sur la Fracture rurale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Chères amies, chers amis solognots, cher Guillaume Peltier qui nous accueille chez toi, ici, ce soir, et cher Éric Zemmour qui nous réunit, qui réunit tous les Français qui ont vu se lever une espérance. Vous savez, il y a, dans nos villes, dans nos métropoles, une obsession. Et je dis bien : une obsession.

C'est celle du « vivre ensemble ». Le mythe d'une cohabitation harmonieuse entre communautés différentes. Cette expression n'est pas née pour qualifier les relations entre Gascons, Bretons, ou Bourguignons, parce que leurs altérités ne les empêchent pas de vivre ensemble, unis qu'ils sont par cet amour de la France, qui dépasse toutes les différences qu'ils peuvent avoir par ailleurs, et qui chapeaute leurs particularités.

Nous savons bien que ce « vivre ensemble » a été inventé pour nous imposer une société multiculturaliste, ouverte à tous les vents, et qu'on veut nous donner comme modèle, et dont on veut nous faire croire que notre société française, notre modèle civilisationnel, ne serait qu'une option parmi d'autres. Ça, vous le savez bien, ne nous fait guère envie ! Et pourtant, ça nous est imposé.

Ce multiculturalisme, qui veut nous transformer, en reniant ce que nous sommes, en reniant notre identité, pour accueillir ceux dont les modes de vie, devraient être accueillis, eux aussi, comme supérieurs aux nôtres. Le ciment qui fonde notre nation est en train de s'écrouler, de se fissurer. Souvenez-vous de cette phrase de Gérard Collomb, quand il a quitté le ministère de l'intérieur : il craignait que finalement, ces communautés, qui vivaient côte à côte, finissent par se retrouver face à face.

Et pendant que le gouvernement actuel s'évertue à résoudre des problèmes qu'il a lui même entretenus, votre défi à vous, qui vivez dans la France rurale, dans ces belles régions de la France rurale, votre défi à vous, c'est de bien vivre… voir même parfois de survivre. Notre candidat, Éric Zemmour, ce soir, vient faire des propositions qui vous touchent, qui touchent le cœur de la France qu'on voit battre ici, dans cette belle région de la Sologne. Mais ce que je veux vous dire en préambule, parce qu'évidemment, c'est lui qui vous exposera ce qu'il propose, c'est que tout cela est porté par un attachement, un attachement à ce qui fait la France.

Un attachement à un enracinement dans des territoires, mais je devrais bannir ce mot, dans des terroirs. Dans des terroirs dans lesquels nous trouvons des traditions, des modes de vie, une certaine manière d'être Français, un art de vivre également, tout ce que finalement méprisent les progressistes, tout ce que méprisent ceux qui veulent liquider l'héritage de la France. Tout ceux qui veulent détruire, n'ont évidemment aucun intérêt à voir se lever les Français qui aspirent à retrouver ce cœur battant de la France.

C'est pour cela que cette campagne, vous le voyez bien, comporte une part de violence, je pense qu'on peut le dire. Nous avons, avec Éric Zemmour, un choix : ce choix vous le faites quand vous remplissez, comme ce soir de manière aussi intense, les salles, partout là où Éric Zemmour se déplace. Nous pouvons faire ce choix.

À la condition de résister aux foudres des progressistes, à leur bien pensance, à ce qu'ils veulent nous imposer, en l'érigeant comme le « Bien », opposé à ce camp que nous représentons, et qui est vu, par ceux-là mêmes, comme le camp du « Mal ». On se retrouve dans une opposition binaire, et on accuse Éric Zemmour de vouloir fracturer la société, alors que ce sont ceux-là mêmes qui dénoncent les fractures qui en sont à l'origine. Ce soir, chers amis, nous avons un devoir.

Et je pense que lorsque ce devoir sera accompli, ce devoir de nous engager de tout notre cœur et de toutes nos forces dans cette campagne, nous pourrons dire avec Sénèque, ce philosophe que j'affectionne particulièrement : « Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux. » car c'est dans cette lutte que ces racines mises à l'épreuve se fortifient. C'est ce combat-là que nous portons pour la France, malgré tous les vents contraires qui peuvent destabiliser, mais la raison pour laquelle nous y croyons, la raison pour laquelle nous le voulons, c'est tout simplement parce que nous avons cette conscience de l'urgence de conserver cette société Française telle qu'elle est et telle qu'elle nous a été léguée par ceux à qui nous devons tant.

Et cette génération a une immense responsabilité, je veux saluer particulièrement ce soir, ceux qui nous disent l'espoir : ceux sont tous les Génération Z, Stanislas est là aussi… Tout ceux qui ont ouvert la voie. Ils ont ouvert la voie, et avec vous, et pour vous, Éric Zemmour a répondu présent, et nous lui disons merci ! Mesdames et messieurs, Il est député du Loir-et-Cher, ancien numéro deux des Républicains, et maintenant vice-président de Reconquête, merci d'accueillir monsieur Guillaume Peltier !

Mes chers amis, quelle joie, quelle fierté, la salle de Chaumont-sur-Tharonne est trop petite, pour les quelques 1000 conquérants de Sologne, qui viennent ici, soutenir, le futur président de la République : monsieur Éric Zemmour ! Zemmour président ! Zemmour président !

Oui c'est la foule, c'est la houle, c'est la marée montante de la Reconquête ! J'ai été votre maire, votre conseiller régional, président de la Sologne des Étangs, je suis aujourd'hui votre député. À cinq reprises, vous m'avez accordé votre confiance, et je vous demande avec gravité, avec enthousiasme, d'accorder cette confiance profonde qui nous unit, ici en Loir-et-Cher et en Sologne, à cet homme rare, que je connais depuis 15 ans. et qui porte un tel courage, de dire tout haut, ce que nous pensons tout bas : Éric Zemmour !

Bienvenue en Sologne, mon cher Éric. Bienvenue au pays de mon enfance et de mon adolescence. Je pense à mon grand-père bien sûr, qui m'a tant appris, à mes parents… Et je voudrais, dans ce pays de géants et de genêts en fleurs, te parler d'une petite fleur des bois, la violette.

Symbole de la Sologne, symbole de La Droite forte, que nous avons fondé, et je sais que tant de militants de La Droite forte, te rejoignent jour après jour et sont ici, après nos grandes fêtes populaires de la violette ! Pourquoi la violette ? D'abord parce que nous ne voulions pas de la rose socialiste !

Nous ne voulions pas de cette fleur de rosier au port altier. Nous ne voulions pas d'une fleur des marquis ou des coquets. Nous ne voulions pas d'une fleur coupée, qui fane et qui décline.

Nous voulions la violette des bois, cette fleur des bords de route et des fossés, cette fleur sauvage et populaire, cette fleur qu'on piétine parfois, mais qui n'est jamais portée aux nues par le système. Cette fleur des hasards et des hussards, cette fleur de l'hiver qui annonce le printemps, parce que tu es bientôt le printemps de la France, cher Éric Zemmour ! puisque tu vas réparer et sauver notre patrie !

Je voudrais aussi te dire, ainsi qu'à Jérome, Laurence, Sarah, Stanislas : à travers toi qui portes cet amour magnifique et merveilleux de la culture française, que c'est ici, sur les bords des étangs de Sologne, que j'ai, à l'adolescence, découvert mon livre préféré, et qui, depuis que je t'ai rejoint, me fait tant penser à toi. Il s'agit du plus vieux livre du monde, Il a 3000 ans. Il s'appelle l'Odysée.

Ulysse, qui rêve de retrouver Pénélope, dans un chant d'amour magnifique, Ulysse, qui affronte les monstres : le cyclope, Charybde, Scylla… Le livre du courage ! Le livre aussi de ce que tu célèbres sans cesse : le livre de l'enracinement. [et contre Mélenchon !] C'est vrai, on l'a vu hier !

Vous avez vu comment Éric Zemmour a terrassé Mélenchon hier soir ! C'est le livre de l'enracinement parce que… ce livre inaugure la dynastie des grands aventuriers. Nous ne redoutons rien, parce que nous sommes fiers de notre port d'attache.

Et cette campagne présidentielle n'est pas une élection comme une autre, n'est pas un nouvel épisode électoral. Il s'agit, à travers l'épopée que tu incarnes, à travers l'odysée que tu incarnes, de convaincre les Français pour sauver notre patrie. Alors bien sûr, ensemble, nous affronterons des fleuves et des champs de batailles, nous serons, parfois, convié à l'assemblée des dieux, nous serons jeté dans la bataille, nous rencontrerons des tempêtes et des averses de lumière, nous affronterons des récifs, nous gravirons des sommets de montagnes, mais à la fin de notre chemin, nous retrouverons, grâce à Éric Zemmour, le plus beau pays du monde : la France.

Je voudrais aussi, avec mon cœur de Français, avec mon cœur de Solognot, vous dire, avec sincérité et tant d'affection, l'homme qu'est Éric Zemmour. La chaleur, la sensibilité, l'amour des autres, l'humour, y compris sur lui-même, et, pour avoir à cotoyer pendant 20 ans, d'innombrables hommes politiques, ce qui manquait le plus à notre patrie, et ce qu'il incarne si magnifiquement : le courage. Le courage, parce qu'avec Éric Zemmour, plus rien ni personne ne nous empêchera de nous dire patriotes !

Plus rien ni personne ne nous empêchera de célébrer nos traditions, notre histoire, notre art de vivre, nos savoir-faire. Plus rien ne nous empêchera de dire que la France, nous l'aimons plus que tout. Avec Éric Zemmour, nous allons terroriser les terroristes ! nous allons mettre fin à l'immigration ! nous allons chasser de nos écoles les lobbies LGBT ! nous allons redresser notre patrie, et mettre dehors le système politique de la gauche et d'Emmanuel Macron !

Alors, et j'en concluerai par là, puisqu'Éric Zemmour nous a appris, à travers le « ben voyons ! », ou le « et surtout, vive la France ! » si légitime, à conclure de la même manière ses discours, je repense en cet instant, à ce que nous disaient, en mai 68, les idéologues : « ne sois d'aucun devoir, disaient-ils, parce que tu n'es d'aucun pays. » Et bien, à travers Éric Zemmour, nous leur répondrons : « Messieurs… je suis Français. condamnez moi… demain je recommencerai ! » Et avec, vous me connaissez maintenant, Cyrano de Savinien de Bergerac, si tu m'y autorises à nouveau, nous pourrons chanter, avec courage, devant tout le peuple français, « Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ?

Se changer en bouffon Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci. S’aller faire nommer pape par les conciles Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ?

Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême, Préférer faire une visite qu’un poème, Non, merci. Mais… chanter, rêver, rire, pleurer, être libre, Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre son feutre de travers, pour un oui, pour un non, se battre, – ou faire un vers ! » Il est là le courage !

Il est là le panache ! Elle est là, notre patrie ! Il est là, Éric Zemmour !

Vive la République et, surtout, vive la France ! Mesdames et messieurs, chers amis, il est votre candidat, pour être le prochain président de la République française, merci d'accueillir monsieur Éric Zemmour ! Mes chers compatriotes, bonsoir à tous !

Merci de m’accueillir ici chez vous, en Sologne. Ici, au centre du Val de Loire, aux confins du Gâtinais, du Berry et de la Touraine, vous êtes le cœur battant de la France. Vous êtes les héritiers d’une immense histoire, l’histoire fameuse des rois de France, du château de Chambord, de Jeanne d’Arc, de François 1er et de Léonard de Vinci. du château de Chambord, de Jeanne d’Arc, de François 1er et de Léonard de Vinci.

Ici, nous sommes dans la France des courageux, des bâtisseurs et des conquérants, le pays des arts et des lettres, de la gastronomie, le jardin de la France ! Merci mon cher Guillaume Peltier, député de cette France rurale, de m’accueillir sur cette si belle terre de Sologne ! Une terre qui est rude et vraie, dont les forêts sont profondes et les étangs sauvages.

Ici, il y a des cerfs, des sangliers, des paysans, des chasseurs, des pêcheurs, des travailleurs, des gendarmes, des entrepreneurs, des femmes qui sont des femmes et des hommes qui sont des hommes. Ici, on ne fait pas semblant, on ne triche pas. Vous le savez, je suis un enfant de la banlieue, mais je crois que vous et moi, nous sommes faits pour nous entendre.

Chaumont-sur-Tharonne, mes amis ! 1 000 habitants. 1 000 habitants, et 1 000 personnes dans cette salle !

Tout est dit. Ici, il n’y a pas de place pour l’idéologie, la langue de bois et le politiquement correct. Ici, on est vraiment en France.

C’est le lieu idéal pour vous parler du monde rural, pour décrire la beauté de vos paysages, de vos métiers et de votre histoire ! C’est le lieu idéal pour vous dire à quel point je vous comprends, combien je vous admire, combien je vous aime et jusqu’à quel point je vous défendrai ! Je vous défendrai face à tous ceux qui vous oublient et contre tous ceux pour lesquels vous êtes trop Français, trop franchouillards, bref pas assez modernes pour eux !

Vous êtes le monde de la terre et de tout ce qu’elle donne, et votre village est le centre de votre monde. Et puisque vous êtes vraiment la France, on pourrait imaginer, naïvement, que vous seriez respectés. On pourrait croire que l’État vous considérerait comme la chair de la chair de notre nation, comme la prunelle des yeux de notre patrie !

Eh bien, pas du tout ! Bien au contraire. Emmanuel Macron vous regarde de tellement haut [Sifflements] Il ne vous entend même pas !

Il vous trouve microscopiques. On l'emmerde ! On l'emmerde !

Il plane tellement qu’il ne vous voit même plus. Il vous marche dessus, il vous écrase. Il ne vous entend pas crier. 1 000 habitants, pour Emmanuel Macron, c’est une statistique microscopique.

Pour nous, mes amis, c’est tout un monde ! C’est tout ce monde, le vôtre, que les politiciens veulent bouleverser. C’est votre monde que les bobos veulent transformer.

C’est tout ce monde que moi, je veux préserver et protéger ! Je vous protégerai pour qu’ils ne vous forcent pas à devenir autre chose que vous-mêmes. Pour qu’ils ne vous forcent pas à baisser les yeux.

Par exemple, et quel exemple ! Je refuse que qui que ce soit vous interdise de chasser ! Je refuse que qui que ce soit s’attaque à la pêche, vous avez des techniques ancestrales, qu’il faut conserver et transmettre.

J’étais tout à l’heure avec Louis-Xavier, un éleveur, tellement amoureux de ses bêtes, ces moutons solognots. Les vrais écologistes, c’est vous ! Les vrais amoureux de la nature, c’est vous !

Vous les chasseurs, vous les pêcheurs, vous les agriculteurs, vous, les meilleurs amis de la nature, dont je veux être le Président. Vous, les Français ! Regardez-les, ces politiciens !

Il est tellement plus facile pour eux, tellement plus politiquement correct, de s’apitoyer sur les banlieues, en évitant soigneusement de voir la misère rurale à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. Regardez-les, depuis des décennies s’occuper exclusivement des cités, oubliant complètement le monde rural ! Il est tellement plus facile pour eux d’aimer le lointain que son prochain.

Depuis des décennies, la puissance publique française a accumulé – tenez-vous bien – 14 plans banlieues successifs. Quatorze ! Des dizaines de milliards d’euros du contribuable français, votre argent, qui a été englouti dans d’innombrables quartiers, pour acheter une paix sociale qui n’est jamais venue.

La Cour des Comptes elle-même avoue ne pas réussir à évaluer l’ampleur de cette gabegie, ce gouffre, cet immense gâchis. Un chiffre éloquent : l’État dépense actuellement deux fois plus par habitant de banlieue que par habitant des zones rurales. J'ai déjeuné ce midi avec une dizaine de maires, ils me disent tous la même chose : ils mettent parfois des mois à décrocher quelques milliers d’euros pour l’entretien d’une route communale ou pour repeindre le mur d’une de vos écoles.

Pendant ce temps, des médiathèques flambant neuves et des stades de foot poussent dans toutes les cités où les caïds font la loi, où les policiers ne peuvent plus entrer, où les pompiers se font agresser. Trouvez-vous cela normal ? Moi non plus !

J’inverserai cette tendance. Nous réorienterons les faramineux budgets de la politique dite « de la ville » vers la France rurale, pour - enfin ! - favoriser vos campagnes, vos villages et nos petites bourgades.

Avant de vous faire part de ma vision de l’avenir et d’une proposition qui me tient particulièrement à coeur, je veux vous raconter quelques histoires, les histoires de personnes magnifiques que j’ai rencontrées, depuis des mois que je sillonne la France, et dont les vies symbolisent à mes yeux la crise de la France rurale. J’ai rencontré Émilie, une maman de deux enfants, qui travaille et qui n’en peut plus de galérer pour concilier vie familiale et vie professionnelle, des galères pour trouver une nounou, une crèche ou une garderie. Elle aimerait que le futur Président de la République soit aussi celui de la France rurale : Émilie, je serai votre président. je serai le président de tous les Français oubliés, méprisés, abandonnés.

J’ai rencontré Grégory, un artisan qui, comme vous, utilise sa voiture tous les jours, pour livrer ses clients, pour aller voir ses fournisseurs : je sais qu’ici comme dans toute la France des provinces, la voiture n’est pas un choix, la voiture est une obligation. C’est un outil de travail. C’est votre seul moyen de transport.

Déconnectés, déracinés, hors sol ceux qui prétendent le contraire, comme Emmanuel Macron et son gouvernement. Des bobos qui rêvent de supprimer la voiture et de mettre toute la France au vélo. Ces politiciens vous infligent chaque jour des punitions nouvelles, uniquement parce que vous êtes des automobilistes.

Je serai le président qui protégera les automobilistes et qui refusera toute taxe nouvelle sur l’essence, le fioul et le diesel. Je serai le président qui dira non à l’écologie soupçonneuse et punitive ! Je rétablirai les 90 km/h, je plafonnerai les amendes, et je supprimerai le permis à points.

Il y a en assez de cet État si lâche avec les racailles et si cruel avec les honnêtes gens ! Toujours plus d’amendes, toujours plus de taxes, toujours plus de radars, toujours moins d’argent pour boucler les fins de mois ! Je mettrai fin à ce racket organisé des automobilistes, de ceux qui se lèvent tôt, de ceux qui ne disent rien, de ceux qui ne cassent pas.

Oui ici à la campagne, on ne casse pas, on ne détruit pas, on ne brûle pas les écoles et les services publics, mais il arrive qu’on souffre quand même et nous devons répondre à cette souffrance, je dirais même, cette détresse. Alors je pense enfin à ma rencontre avec Louise et Vincent, qui vivent avec une toute petite retraite, qui n’ont plus accès à un médecin généraliste, qui n’en peuvent plus de devoir attendre et faire des dizaines et des dizaines de kilomètres pour aller aux urgences pour enfin pouvoir se faire soigner. Comme Louise et Vincent, vous êtes aujourd’hui 11 millions d’habitants, dans plus de 25 000 communes, à ne pas disposer d’un médecin généraliste.

C’est une honte ! Nos politiciens ont préféré offrir les soins gratuits à tous les étrangers clandestins, avec l’Aide Médicale d’État, plutôt que d’investir cet argent dans la santé des Français. Quand tant de nos compatriotes ne parviennent plus à se soigner, nous offrons 2500 euros de dépenses de santé par an, à des étrangers qui ne travaillent pas et ne cotisent pas.

Jusqu’à quand allons-nous supporter cette injustice ? Vous êtes 8 millions d’habitants, dans plus de 22 000 communes, à ne plus pouvoir pousser la porte d’une boulangerie, d’une épicerie ou d’un bureau de poste ! C’est une honte !

Vous êtes 3 millions d’habitants, dans plus de 14 000 communes, à ne plus ressentir la fierté de voir l’école trôner au milieu de vos vies ! Vous êtes 8 millions de Français à ne pas disposer d’un accès de qualité à Internet… C’est une honte ! Oui, l’État a abandonné la France rurale.

Oui, l’État a oublié les 20 millions de Français qui vivent dans nos campagnes. Oui, l’État est complice de non-assistance à pays en danger. Je serai le président qui ne vous considérera plus comme des citoyens de seconde zone.

Vous retrouverez avec moi votre juste place dans nos politiques publiques ! L’argent public dilapidé dans les banlieues depuis 40 ans reviendra chez vous car c’est vous qui en avez besoin ! Oui, c’est vous que nous voulons protéger !

Car vous n’avez jamais la parole, car vous ne cassez pas les vitrines, car vous ne vous plaignez pas alors que vous souffrez plus que les autres ! Pour remettre de la vie dans la France rurale, il faut une politique globale. Vous le savez, vous le sentez, vous le vivez, la vie est devenue plus dure : moins de pouvoir d’achat, moins de services publics, plus de déserts médicaux, plus de chômage… Je sais combien vous aimez votre terre, quand vous trouvez encore le courage de donner la vie et de transmettre un héritage dans ces conditions.

Je vais vous annoncer une mesure capitale, ce soir, mes amis. Une mesure qu’aucun candidat n’oserait proposer. Que voulons-nous ?

Nous voulons redonner de la vie à nos campagnes. Nous voulons repeupler nos campagnes ! Sans enfant, sans jeunesse, sans nouvelles générations, il n’y a rien, tout s’épuise.

Pour que renaisse le monde rural, il faut d’abord que les naissances soient de retour, chez vous et tout autour de vous. La reconquête des campagnes passe par les enfants nés à la campagne. Sans eux, pas d’avenir, pas d’espoir.

Je veux que les Français fondent des familles dans les villages ! Pour cela, je compte mener une grande politique de natalité et cette fois, en vous privilégiant vous, et pas les départements où il y a plus de trois enfants par femme ! Pas les banlieues des métropoles !

J’ai donc décidé de vous présenter la mesure la plus forte jamais proposée aux Français qui vivent à la campagne. Une mesure pour les familles, une mesure pour nos enfants, une mesure pour la jeunesse, une mesure pour la natalité, une mesure pour l’avenir, une mesure pour le retour de la France, pour l’avenir de la France, pour la survie de la France. En mettant fin à l’immigration, en mettant fin à l’assistanat, je serai en mesure de financer le plus grand plan de développement de la natalité dans nos villages, pour tous les citoyens de la France rurale.

Alors écoutez bien, dès l’été 2022, pour chaque nouvel enfant né dans une famille de la France rurale, nous mettrons en place une bourse de naissance de 10 000 € ! Zemmour président ! Zemmor président !

Oui, 10 000 € pour prendre en charge les frais de nounou, les frais de transport, l’aménagement du logement, ou des activités extra-scolaires. Oui, 10 000 € pour vous si vous faites un enfant dans une commune rurale, pour mettre fin à la fracture rurale ! Oui, 10 000 € pour une vraie politique de natalité : pendant des décennies, l’État a financé l’immigration et les banlieues.

Désormais, nous allons aider les familles françaises qui vivent dans nos provinces et nos campagnes. Le gouvernement a bien décidé de la politique de la ville ! Je décide de la politique de la campagne !

Le gouvernement a bien décidé de dédoubler les classes dans les banlieues ! Je décide d’agir pour qu’on ne supprime plus de classe dans la France rurale ! Cette mesure a un coût de deux milliards d’euros : c’est dix fois moins que le coût des aides sociales aux étrangers, c’est vingt fois moins que le coût des fraudes sociales en France, c’est plus de trente fois moins que le coût des plans banlieues des quarante dernières années.

L’État est capable de prendre en charge les clandestins mineurs isolés. Chaque étranger mineur isolé, qui, entre nous, n'est souvent ni mineur, ni isolé, coûte près de 50 000 € par an, car ils sont nourris logés blanchis. 50 000 € ! auquel il faut ajouter le coût faramineux de la délinquance de certains de ces clandestins, qui sont immédiatement relâchés dans la nature par la justice.

Tout cela est financé par vos impôts. Alors pourquoi peut-il autant pour les étrangers ? Pourquoi, pour une fois, ne pourrait-on pas dépenser 10 000 € pour un nouveau-né français dans nos campagnes ?

Nous allons faire des familles rurales les premières bénéficiaires de notre nouvelle politique. Plus pour les Français ruraux, moins pour les étrangers, moins pour ceux qui ont déjà bénéficié de beaucoup d’argent public, c’est de la justice ! Pour vouloir fonder une famille ici, vous voulez que votre enfant vive dans le meilleur environnement possible !

Et pour cela, il faut sanctuariser les écoles. Malgré les promesses d’Emmanuel Macron, rien n’a été fait pour cela. Pour l’année 2019, ce sont 350 classes de communes rurales qui ont fermé leur porte par manque d’élèves et de professeurs.

Comment vouloir fonder une famille dans des zones désertées par l’instruction ? Aujourd’hui, si les besoins de places sont trop faibles Oh même pour une seule année ! c’est toute la classe qui peut fermer !

Je lisserai le calcul sur trois ans pour donner davantage de visibilité aux communes sur le maintien de classes dans leurs écoles. Avec ma mesure en faveur de la natalité, il y aura davantage d’enfants dans vos communes, alors nous ne fermerons plus de classe. Nos campagnes reprendront vie !

Mon gouvernement sera jugé sur cette nouvelle natalité de nos campagnes, sur la puissance retrouvée de la France rurale, sur les maternités qui vont rouvrir, sur les services publics qui vont revenir, sur les écoles qui vont renaître, sur les commerces qui vont revivre, sur les emplois retrouvés, sur les médecins qui se réinstalleront, sur la vie qui va revenir dans nos villages et nos bourgs. Nous allons investir sur la France de demain et d’après-demain. Oui, mes amis, ouvrez grand vos bras et vos cœurs : des milliers de familles vont se fonder, se créer, s’agrandir, et voir le jour dans notre pays.

Les enfants seront bientôt de retour dans nos campagnes, où il fait bon, où il fait si bon vivre. Et si ma mesure donne envie aux habitants de nos villes de rejoindre la campagne ? Ce sera tant mieux !

Notre objectif est clair : redonner de la vie à notre monde rural ! Nous serons aussi jugés sur notre lutte contre les déserts médicaux, ce fléau qui fragilise des millions de Français. Et qui tue.

Car oui, les déserts médicaux tuent. Pour les technocrates, les déserts médicaux sont un problème lointain, une vague donnée sociologique. Mais pour vous, mesdames et messieurs, c’est une tragédie quotidienne, une angoisse permanente, une menace très concrète et très urgente.

Les technocrates n’ont jamais vécu une rage de dents sans dentiste. Ils n’ont jamais connu l’appendicite sans diagnostic. Ils n’ont jamais éprouvé le cancer sans spécialiste.

Ils ne savent pas ce que c’est qu’un enfant qui a 40 de fièvre, et tous les numéros que vous appelez qui sonnent dans le vide, et SOS Médecins qui vous dit : « Nous n’intervenons pas dans cette zone », et le service d’urgences qui est surchargé. C’est ça, un désert médical. C’est la solitude face au mal, c’est la peur et, parfois même, c’est l’horreur.

C’est le déshonneur d’un pays qui prétend offrir « le meilleur système de soins au monde », d’un pays qui fait partie de ceux qui dépensent le plus au monde dans son système de santé mais qui traite les villages comme des terrains vagues. Dès mon élection, mille médecins seront embauchés par l’État pour rejoindre les maisons de santé. Nous rétablirons le service de garde des médecins, et nous mettrons sur pied des services d’urgence de proximité.

Je veux que chaque Français puisse être soigné, c’est bien la moindre des choses dans un pays comme la France ! Sauver les villages français, c’est relancer la natalité, c’est sauver l’école rurale, c’est assurer la sécurité médicale, mais c’est aussi assurer la sécurité tout court ! Comme moi, vous avez appris avant-hier ce qui s’est passé dans la basilique de Notre-Dame de la Trinité, à Blois : oui, chez vous, dans le Loir-et-Cher, à Blois !

Un homme en djellaba a pénétré dans la basilique, avec un coran et un couteau, un homme heureusement repéré à temps et interpellé par la police. Nous sommes passés tout près d’un nouveau drame. Comme celui du père Hamel, et des fidèles de la basilique Notre Dame de Nice.

Ils ont été décapités, égorgés, poignardés, parce que chrétiens. En France, on tue des prêtres et des fidèles. Vous vous rendez compte mes chers amis, les églises doivent désormais être protégées par l’armée, par les gendarmes ou par la police !

Cela ressemble au sort des chrétiens d’Orient mais dans notre propre pays ! Vous l’aurez compris, plus personne n’est épargné. Insécurité, délinquance, terrorisme, nous sommes tous menacés.

Même ici ! Mais ne croyez pas que ce triste sort soit inéluctable ! Nous allons nous relever !

Je serai le président de l’ordre, de la paix et de la sécurité. Je serai le président des gendarmes, des policiers, des forces de sécurité, de la loi, de l’autorité et de la tranquillité enfin retrouvée. Zemmour président !

Zemmour président ! Je veux que vous soyez défendus et je veux que vous puissiez vous défendre. Je sais que, dans votre région, comme dans toutes les campagnes françaises, la criminalité explose.

C’est une criminalité d’un genre nouveau. Des gangs de cambrioleurs qui s’attaquent à vos maisons, à vos biens et à votre matériel. Parfois même, ils pratiquent le « home-jacking », cette technique horrible qui consiste à vous surprendre dans votre sommeil, à vous ligoter, parfois à vous torturer, pour tout vous voler.

Ces criminels sont impitoyables. Et vous savez quoi ? Aujourd’hui, si vous vous défendez, si vous attaquez celui qui vous attaque, alors c’est vous qui allez en prison.

Il n’est pas normal que dans notre pays, Stéphane, un bijoutier Niçois, qui se fait braquer par des racailles, et qui tente de se défendre soit condamné par une cour d’assises ! Notre justice libère Sofiane et condamne Stéphane ! Voilà notre justice !

Alors, moi, je veux une justice qui vous donne le droit de vous défendre. Parce qu’à la campagne, la gendarmerie ne peut être au bord de chaque chemin rural, je veux que ceux qui vous attaquent sachent que vous aurez le droit de contre-attaquer. On est chez nous !

On est chez nous ! Je veux ce que le droit suisse appelle « une défense excusable » pour les honnêtes gens. Je veux que les prédateurs n’aient pas seulement peur du gendarme, mais également peur de vous.

Je veux que vous fassiez respecter la loi chez vous quand la gendarmerie ne peut pas arriver à temps, parce qu’elle est trop loin ou parce qu’elle est déjà occupée ailleurs. Je veux que votre droit de défendre vos biens, votre vie et la vie de votre famille, soit inviolable. Mes amis, le droit de propriété et la légitime défense sont de retour !

La Justice ne considérera plus les honnêtes gens qui ont le courage de résister aux agressions comme des criminels ! Nous voulons une France rurale vivante ! Nous voulons une France rurale en bonne santé !

Nous voulons une France rurale en sécurité ! Nous voulons une France rurale fière ! Fière de ce qu’elle produit, fière de nourrir notre pays, fière de son travail, fière de son art de vivre, fière de ses métiers, fière de son savoir être !

Nous nous battons pour que l’avenir de la patrie s’écrive ici ! Au travail mes amis, haut les cœurs ! Que chaque clocher de vos villages soit un phare pour la Reconquête !

Que chaque bourgade soit un relais de la Reconquête ! Que chacun d’entre vous soit un artisan de cette Reconquête ! Vive la France rurale !

Vive la République, et surtout, vive la France !