« Le principe, c’est que les retraites payent les retraites », répond Jean-Pierre Farandou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur euh alors la lettre rectificative, alors les explications de chiffres, effectivement tout ça a bougé. Euh euh comme vous, j'ai entendu 400 millions en mill hein, ça a été articulé par le prémis, je crois, dès la déclaration de politique générale ou assez vite, en tout cas dans le on savait pas trop encore la forme que ça prendrait d'un point de vue législatif ou mais mais bon voilà, on a fini par une lettre rectificative. Euh c'est la finage des calculs et je vais vous expliquer le débat.
L'assiette a bougé. Il y a c'est une première estimation qui avait été faite par la direction de la sécurité sociale. Bon, ils savent calculer et quand on a regardé exactement ce qu'il y avait là-dedans et d'ailleurs, je me permettrai de vous donner mon avis euh et mon avis peut être challengé et discuté.
Euh ceux qui voilà ceux qui le connaissent, moi j'aime bien avoir du bon sens au fond. Et la lecture un peu de tout ça, c'est garder le bon sens. Le bon sens c'est de se dire cette suspension, on peut en débattre.
Une fois qu'on la décide, elle suspend ceux qui montaient vers 64 ans. C'est ça le processus qu'on a interrompu, hein. Les trimestres en plus, l'âge de départ et cetera.
OK, on la suspend. Mais tous ceux qui ne sont pas concernés par une montée vers 64 ne sont donc pas concernés par la suspension. Voilà, mon raisonnement euh simple mais en tout cas c'est celui euh qui a prévalu à une assiette du coup un peu plus resserrée puisque ne sont pas concernés par les la monté les 64 ans, ben tous les tous les carrières longues, les carrières longues, ils partent avant parce qu'ils sont ils ont commencé à travailler avant hein bien évidemment, mais en tout cas eux ne sont pas concernés par la montée à 64 ans.
Les régimes spéciaux par nature, j'en connais, je connais bien le régime spécial de la SNCF par nature, ils partent aussi beaucoup plus tôt. Voilà. Donc, on voit bien que ce sous-ensemble des salariés qui en fait n'étaient pas concernés par la montée à 64, c'est donc on a donc considéré qu'il était pas anormal de les exclure du calcul.
Ben quand on fait ça, le périmètre baisse, on tombe à 100 millions et et 1 milliard 4. Unard4, c'est un effet d'année pleine aussi hein, ça dépend après des hypothèses qu'on prend. Il y a quelques hypothèses comment se comporter les Français.
Alors ça c'est compliqué. On peut avoir les deux comportements. Ceux qui profiteront de ce départ actif pour partir plus tôt ou au contraire ceux qui diront font pour la même date, ben j'aurai un peu plus parce que des sujets de surcôte ou de cotisation supplémentaires peuvent se passer.
Ça pour le coup on prend des hypothèses et c'est les faits qui nous diront quelles sont la réalité du comportement des Français. Mais c'est ce qui vous explique quels sont quels sont ces calculs. Vous avez raison de dire et là-dessus je peux que confirmer votre analyse que ce sont des calculs aux bornes du de de la caisse proprement dite hein et que les effets plus larges que vous avez mentionné les ordres de grandeur sont bons.
Bon en gros, il faut faire x 2. On n'est pas très loin du x 2 quand on considère l'ensemble des éléments divers et variés plus économiques hein qui peuvent permettre une évaluation n'ont pas été à ce stade en tout cas exprimé ou ou pris en compte. Et dans l'effort de de parce que derrière tout ça, il y a l'effort de de de financement.
L'effort de financement au bord de la caisse, il porte sur les effets sur la caisse. Voilà hein, que ce soit très clair, vous l'avez pas mentionné mais on peut les rappeler parce que peut-être ça fera partie du débat. Euh on je pense qu' d'ailleurs qu'il y a deux deux éléments de nature différentes.
Dès lors qu'on est sur 100 millions, c'est pas une somme alors à l'on des sommes qu'on peut qu'on peut considérer, c'est une somme voilà euh qu'on peut considérer ajustée ou et et donc l'idée qui est venue c'est que euh les mutuels l'année dernière et profité d'un petit effet intéressant puisque elles avaient commencé en gros à tenir compte de d'une exonération qui finalement n'a pas eu lieu. Donc au fond leur leur leurs primes ont été augmentées alors que la dépense n'est pas arrivée. Donc au fond, il y a il y a un petit coup d'avance sur le calcul des primes des mutuelles.
Donc il est pas illogique que on a un petit voilà qu'on puisse utiliser cet argument pour dire il est pas normal dès lors que ce que l'année suivante on appelle un effort un peu complémentaire des mutuels. Voilà donc ça c'est la la logique des mutuels. La logique de la de l'année 2000 alors le quantum n'est pas le même quand on parle de 2027 là on passe à 1 milliard 4 donc c'est beaucoup plus important et le principe qui a prévalu mais là aussi on peut en débattre c'est que les retraites payent les retraites.
Voilà on est resté dans quelque chose un peu de d'orthodoxe là pour le coup hein madame la sénatrice madame la rapporteur quelque chose qui est plus orthodoxe et donc on est arrivé alors quoi faire il y a plusieurs leviers qui sont possibles. La proposition je le redis c'est une proposition elle peut être amendée discutée transformée. La proposition que nous faisons, c'est d'amplifier un mécanisme qui avait été accepté par les partenaires sociaux à l'occasion du conclave qui est d'une sous-indexation assez longue d'ailleurs dans le cadre du conclave qui fait partie d'ailleurs de la proposition qui vous est faite.
C'est c'est 26 enfin 26 27 enfin 27 puisque 26 c'est gelé 27 28 29 une sousée de 04 points. Nous proposons en 27 puisque c'est 27 dont on parle de la de la de l'augmenter à 0,9 donc de mettre 0,5 points de plus. Voilà, ça ça vous explique le comment les calculs ont été effectués.
Euh je pense avoir répondu au moins au de sur la suspension aussi, je pense sur euh alors euh oui alors sur le je merci madame la rapporteur de d'évoquer le sujet de du travail. Je pense que je l'ai un peu dit dans mon introduction, je pense qu'une des clés pour trouver un accord, c'est de parler du travail. Voilà, vous l'avez exprimé, vous avez exprimé ce regret que ce sujet du travail n'est peut-être pas été assez travaillé si vous me permettez ou en tout cas débattu, écouté, traité.
Je pense que vous avez raison. Je sais pas si ça suffit mais c'est au moins une condition nécessaire, vraiment nécessaire. et euh et et dans la conférence que j'évoquais, la part du travail sera aussi importante que la part des systèmes de retraite au fond, hein.
Donc ça veut dire qu'il y a vraiment une volonté d'écoute sincère sur autour de ces sujets et ils sont nombreux. Condition de travail, rémunération du travail, organisation du travail, place du travail et cetera. Enfin, il y a il y a plein de thèmes autour du travail.
Pénibilité en tant que tel he sur des métiers dipénibles avec les classifications qui vont avec dans sa logique réparation comme dans sa logique prévention qui est la plus importante bien évidemment. vaut mieux prévenir euh plutôt que de réparer les usures excessives. Euh voilà, donc tous ces sujets-là sont très importants.
Je suis convaincu qu'ils sont de nature, s'ils sont bien traités à créer les conditions d'une convergence. Voilà. En tout cas, ça va nous rapprocher de la chance d'y arriver.
Voilà. Donc ce que ça donne. Alors, ça me permet aussi de dire que à cette occasion que ce qu'on fait n'est pas un conclave bis, c'est pas un lieu de négociation.
C'est un lieu ouvert, au contraire, pas fermé comme un conclave. on ne sort que si la fumée est blanche. Euh c'est ouvert.
Donc c'est un lieu de débat, un lieu de d'expression d'avis, de d'écoute d'experts où on va rassembler un matériau qu'on va structurer, organiser pour le partager de la manière la plus rationnelle possible. Al on n'empêchera pas des positions idéologiques, certains veulent veulent en avoir, mais on les poussera quand même à dire "OK, mais comment ça marche ton truc ?" Quoi ?
Je veux dire, "OK, mais finance, comment tu fais pour financer ? OK, tu dis ça, mais comment tu fais pour financer ?" Voilà, je pense qu'on ira au bout de ces discussions là. ce matériau, on espère la la la la bonne sortie de ce travail-là, c'est qu'il soit repris par les partenaires sociaux.
Alors, sur les retraites bien évidemment, c'est ce qu'on évoquait et pourquoi pas et pourquoi pas repris sur le travail tout parti. Je parler de promotion interne. Je pense que la promotion interne, le parcours professionnel dans l'entreprise fait partie aussi des éléments qui peuvent convaincre les gens d'abord de se réaliser dans l'entreprise, d'y rester un peu plus longtemps.
C'est une perspective justement quel que soit l'âge, on a une capacité à progresser. Il y a pas d'âge pour progresser. On peut progresser tout le temps.
On peut même devenir ministre à 68 ans. Donc il y a pas de raison qu'on puisse pas progresser dans l'entreprise un peu
Jean-Pierre Farandou