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interviewLe Média (sur YouTube)· 3 juin 2023 8 min

RÉFORME DES RETRAITES : LA BATAILLE DU 8 JUIN AURA-T-ELLE LIEU ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le forçage du débat démocratique par le président aime prendre le masque de la technicité du droit oui peut-être résumé le 8 juin l'Assemblée nationale examinera la proposition de loi du groupe lyaute visant à abroger la réforme des retraites le gouvernement voudrait en faire les piloque de la séquence des retraites alors il cherche partout les moyens à ce qu'elles ne soient ni votée ni même débattus cette semaine on a compris ce qui allait se passer cette histoire est une succession de coup de force juridique et de liberté prise avec les habitudes du Parlement Macron a d'abord cru qu'il suffirait de faire oublier le coup de force du 49.3 en bombardant les Français de nouveaux chantiers législatifs ce n'est qu'à moitié réussi malgré la suractivité médiatique du gouvernement la guérilla des casseroles montre que à part les ministres et les éditorialistes personne n'est prêt à tourner la page de la réforme des retraites néanmoins Emmanuel Macron dans un entretien publié par l'opinion le 14 mai c'était déclaré favorable à un débat à l'Assemblée sur la proposition de loi liotte dans le cadre des 100 jours d'apaisement de changement de méthode et de pédagogie le Parlement examinera la PPL pour la majorité ce sera l'occasion de continuer à expliquer notre projet il devra d'abord y avoir un débat où chacun devra prendre ses responsabilités et expliquer comment on finance on ne peut pas s'affranchir du débat quand on est une force politique républicaine il venait de forcer l'assemblée à adopter la réforme des retraites par 49-3 un mois avant oui peut-être mais le risque c'est fait sentir et si l'assemblée voté l'abrogation les députés macronistes ne font pas confiance aux députés LR qui jouent ici un rôle pivot il suffirait qu'une poignée d'entre eux bascule pour que le texte soit voté et donc retour à la retraite à 62 ans alors tout en claironnant sur les plateaux que ce vote du 8 juin n'est pas important que de toute façon cette loi ne finira jamais son parcours législatif la macronie emploie tous les stratagèmes juridiques pour empêcher que le vote et même le débat est lieu madame [Applaudissements] nationale l'avait déclaré financièrement recevable au moment de son dépôt et que le président de la commission des finances l'insoumis Eric Coquerel là aussi validé mardi et moi en fonction de la jurisprudence il y a d'ailleurs j'ai vu que il y a des constitualistes qui commencent à me donner raison j'ai vu un Charlène Medina Benjamin Morel en fonction de la jurisprudence et du gage j'ai estimé qu'il était recevable et qui valait mieux défendre l'initiative parlementaire qu'une version abrupte de l'article 40 le piège s'est mis en place mercredi en commission des affaires sociales c'est l'article 1 qui pose problème celui qui porte justement l'abrogation de la retraite à 64 ans Coquerel la validé il a dit grosso modo habituellement on laisse passer quelque chose comme ça donc c'est le débat et le vote qui trancheront et non un contrôle de recevabilité a priori donc étape 1 les macronistes aidaient des DLR ont voté un amendement de suppression de cet article 1 et donc les amendements de suppression sont adoptés en conséquence l'article premier est supprimé [Musique] le vote a eu lieu la proposition de loi est donc vidé de sa substance la macronie a-t-elle gagné mercredi pas encore tout à fait étape 2 lorsque cette proposition de loi arrivera en séance le 8 juin le groupe lot réintroduira l'article 1 par un amendement je déposerai un amendement absolument pour remettre le texte initial voilà et c'est celui-là que immédiatement un éminent membre de la minorité présidentielle le dira objection il recevabilité financière on saisit la présidente de l'Assemblée nationale étape 3 la présidente IAL Braun pivée pourra alors rejeter cet amendement car elle le peut librement sur des amendements et je dis il y a une brume pivée a clairement confirmé son alignement sur la volonté de l'exécutif renonçant à défendre l'intégrité de l'Assemblée en séance publique s'il y a un doute sur la recevabilité des financières d'un amendement c'est la présidente de l'Assemblée nationale évidemment moi je me suis prononcé et je ne changerai pas d'avis là l'article 1 l'abrogation de la réforme des retraites est un constitutionnel en ce qu'il est constitutif d'une charge la macronie s'assoit donc sur l'usage en vigueur qui faisait que l'article 40 était appliqué avec souplesse pour ne pas systématiquement barrer la route aux propositions de loi donc celles qui viennent des députés la présidente de l'Assemblée dit anticonstitutionnel est-ce que c'est aussi simple que ça non Eric Coquerel n'a pas tort de s'appuyer sur la jurisprudence en tout cas sur la pratique parlementaire qui fait que pour les propositions loi on a toujours été très souple et présidents d'assemblées les présidentes commission le sont pour permettre à cette initiative parlementaire de se développer alors on l'a vu au fil des mois la macronie est prête à utiliser toutes les ressources de la Constitution 47 ans 49.3 vote bloqué etc on aplant cela démocratie comme étant le sophisme de réduire la vie démocratique à la simple observance de la loi ça peut être une condition nécessaire mais c'est pas suffisant mais ce que cette semaine a montré c'est qu'ils sont aussi prêts à renverser les usages la jurisprudence et ils sont prêts à aller plus loin comme l'expliquait Paul lorsque la présidence renaissance de la commission des affaires sociales c'est permise des quartiers tous les sous amendements de l'opposition pour la première fois vous avez franchi la ligne rouge de ce qui n'est pas autorisé par le Règlement de l'Assemblée nationale c'est constaté notre impuissance à vous contrer dans votre volonté de toute puissance et de ne pas vouloir perdre la face pour cette raison là notre rôle de parlementaire ne sert plus à grand-chose nous le constatons et donc nous partons enfin une bonne partie de nos intuitions semble confirmer par le fait que le président du Conseil constitutionnel lui-même Laurent Fabius voulait censurer la réforme des retraites selon une information du point de vendredi mais il était seul à défendre cet avis au moment des délibérations du conseil bon en somme le Dilem pour le gouvernement ce résumer un choix du moins pire quel est l'option qui est l'affaiblira le moins politiquement aller au vote et risquez de perdre mais dans ce cas là le coup c'est que l'assemblée aura voté contre la réforme des retraites ou bien saper juridiquement cette proposition de loi mais dans ce cas-là le coût c'est le spectacle désolant de cette mesquinerie procédurienne et bien il a opté pour cette dernière et il n'est pas sûr que la qualité de la vie démocratique en sorte gagnante les règles vous savez c'est c'est ma boussole mais c'est le prix que la macronie est prête à payer pour masquer sa faiblesse politique et sociale dans le pays faiblesse que reflète sa majorité seulement relative au Parlement il faut donc compenser par un forçage permanent et ici en multipliant les entourloupes juridiques pour contourner l'opposition et on aura peut-être encore des surprises le 8 juin à la semaine prochaine