SNCF : Jean-Pierre Farandou défend l'accord sur les fins de carrière
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le dialogue social est vivant depuis mon arrivée dans cette entreprise et vous m'avez déjà entendu le dire je suis un infatigable du dialogue social la transition est toute trouvée pour aborder l'accord fin de carrière récemment signé à la SNCF j'ai entendu les doutes et les critiques ma conviction et j'espère pourvoir vous la vous la transférer c'est que c'est un bon accord qui ne contourne pas la loi sur les retraites qui est dans les pratiques des grandes entreprises publiques et privées son coût est raisonnable avec de vrais bénéfices pour l'entreprise il ne coûtera rien ni au contribuaes ni aux clients ni aux caisses de retraite il existait depuis 2008 et sa renégociation a été initiée à la demande des pouvoirs publics et conduite en responsabilité et en transparence je vais revenir sur chacun de ces points d'abord tout accord social est par définition un compromis l'accord fin de carrière entend les demandes des salariés tout en respectant les équilibres économiques alors cet accord quand on ouvre le capot il contient deux volets les deux volets sont en ligne avec la réforme des retraites on trouve d'abord un premier volet avec deux dispositifs pour accompagner les salariés qui vont travailler plus longtemps par application de la loi le premier dispositif de l'accord offre une progression de carrière et des perspective de rémunération au personnel qui restent au-delà de 60 ans de par des carrières plus longues il y a des positions de rémunération nouvell dans la grille et il y a un échelon d'ancienneté supplémentaire qui ne se déclenche qu'après 60 ans la grille historique était conçu pour des cheminons qui partaient à 55 ans à la retraite ils partent maintenant à 60 ans et plus le deuxème dispositif permet de proposer le deuxème dispositif qui complète le premier de rémunération lui permet de proposer des reconversions professionnelles à des achants exerçant des métiers pénibles et qui souhaiteraient poursuivre et terminer leur carrière plus longue sur les emplois moins pénibles on est avec ces deux premiers dispositif complètement dans l'esprit de la loi d'allongement des carrières et d'un départ plus tardif à la retite le coût de ces deux premières mesures est de 20 millions d'euros par an ça peut paraître important mais on va relativiser je rappelle rappelle que la masse salariale des 150000 spinau c'est presque 10 milliards d'euros donc ben 20 million fait le calcul c'est 0,2 %. ça reste raisonnable le deuxième volet de la négociation celui-là a fait davantage parler de lui mais je voudrais bien expliquer qu'est-ce qu'il y a dedans lui a été l'occasion d'adapter un l'accord actuel il y avait un accord de l'entreprise il y avait pas rien c'est un accord en vigueur depuis 16 ans celui-ci prévoyait des mécanismes complexes séation progressive d'activité déjà quand la retraite était encore à 55 ans pour les cheminau statutaires les pouvoirs publics à la sortie de la réforme des retraites l'an dernier ont demandé aux branches professionnelles et aux entreprises de travailler sur le volet pénibilité dans le contexte de carrière allongée par la loi nous avons donc proposé aux organisations syndicales au printemps 2023 sous sous la la demande des pouvoirs publics je le redis de revoir ce vieil accord qui ne tenait compte ni de la réforme Fillon de 2010 ni de la réforme ten de 2014 ni de la réforme 2023 ces négociation est entré dans une phase active à l'automne 2023 elle a abouti à une simplification et une amélioration du dispositif de 6 mois des dispositifs existants tout en tenant compte bien évidemment c'est l'jetif principal de la pénibilité des métiers exercés la SNCF alors parlons de la pénibilité je pense que c'est singulier à la SNCF c'est un vrai sujet chez nous d'abord nous sommes une entreprise industrielle ouvrière de production 24 he sur 24 7 jours sur 7 du 1er janvier au 31 décembre les trains roulent ou les travaux se font 91000 cheminau tiennent un emploi pénible avec une définition de par la réglementation c'est pas la SNCF qui définit la pénibilité c'est bien la réglementation soit deux cheminaux sur trois peuvent exercer tout au long de leur carrière par de longues années des métiers pénibles on va mettre une certaine réalité un contenu dans les ateliers dans les postes d'aiguillage de gestion de l'énergie électrique dans les dépôts dans les gares dans les trains sur les voies il travaillent de nuit en 38 le 38 vous savez ce que c'est je pense hein moi je l'ai fait un petit peu au début de ma carrière 4h midi pour embaucher à 4h il faut se lever à quelle heure 2h 2h30 MRE le réveil à 2h30 vous faites ça 5 ou 6 jours de repos faut enchaîner l'après-midi c'est moins pénible vous avez pas beaucoup de temps 12h 20h la nuit 20h 4h vous rentrez chez vous il est 5h du matin voyez le sommeil comment on gère tout ça faire ça pendant 30 ans on peut admettre que ça peut entraîner certaines usur il y a pas que nous bien sûr mais il y a beaucoup nous après vous avez aussi bien sûr les roulants les roulants ils ont des horaires décalés c'est pas du 38 strict mais un train qui part à 5h du matin faut arriver au dépôt vers 4h pour sortir l'angin le mettre à qu donc pareil il faut se lever à 2h 2h3 puis vous avez des découchés vous dormez pas chez vous tous les jours presque un jour sur deux vous n'êtes pas chez vous ce qui peut entraîner une pénibilité moral vous n'êtes pas là pour gérer les problèmes de la famille quand vous êtes pas à la maison ça compte sur une carrière et enfin je faudrait pas les oublier le travail à l'extérieur les les toute la maintenance elle se fait la nuit la maintenance des voies bien sûr il y a moins train la nuit pour permettre à plus de trains de rouler le jour les gens de la maintenance de la voie ils travaillent quasiment que la nuit que la nuit les gens du matériel roulant moi quand je suis rentré à l' SNF il y a plus de 40 ans les ateliers tourn les de jours ils tournent de moins en moins de jours parce que la journée les matériels on en a besoin pour faire des trains ben qu'est-ce qu'ils font ils maintiennent les trains la nuit donc on voit un glissement très important du travail de nuit notamment sur la maintenance des matériels je voudrais dire un mot pour les surveill en générale eux ils ont pas d'horaire vous savez ces gens-là que certains d'entre vous les connaissent bien ils sont armés ils sont formés pour nous protéger et ils nous protègent la nuit et le jour il y a pas de samedi il y a pas de dimanche il y a pas de jour férier ils sont là on peut compter sur eux alors le coup net de cette deuxaine mesure donc d'adaptation des dispositifs là de séation anticipé de carrière dans une logique de pébilité c'est 15 millions par an 0,15 % de la masse salariale c'est un c'est un coup net le coup brut c'est la prise en charge de la rémunération partielle ajusté pendant la période de de nonactivité ça c'est un coupt mais il y a un retour il y a un gain c'est quoi les gains d'abord lesffet noria quand vous avez un un chemineau ancien statutaire qui part à la retraite en haut de grille on le remplace par quoi par un jeune contractuel ça accélère le recement des contractuels qui bien sûr gagne beaucoup moins qu'un ancien qui est en bout de grille donc vous voyez bien l'écart que vous avez sur la rémunération deuxièmement à l'occasion de cette renégociation dans l'accord qui existait on avait l'obligation signer à l'époque que quand une personne partait dans ce dispositif on était obligé de recruter une personne on a fait sauter cette obligation moralité on peut gérer les effectifs et notamment dans les fonctions de support où peut-être que demain on aura moins de besoin avec la digitalisation l'intelligence artificielle et bien on pourra donc éviter de remplacer des gens qui rentreraient dans le dispositif voilà et bien sûr les effets pénibilité ça veut dire quoi là aussi absentéisme on a une courbe qui est très net euh l'absentisme est quasi stable de de 30 ans 25 ans à à moins de 60 60 65 il est multiplié par 2 au là 65 il est multiplié par 3 je vous rappelle qu'on parle d'agent statutaire on va pas licencier nous he on va les garder mais s'il perdent leur aptitude de sécurité on en fait quoi d'un conducteur ou un aiguilleur qui perd son aptitude de sécurité don la capacité à accompagner des gens en difficulté physique en fin de carrière et pour nous on vient important dernier élément c'est la prévision aujourd'hui quand un conducteur part à la retraite c'est 6 mois de préavis on le sait 6 mois avant il nous faut plus d'un an pour former un conducteur on prend des risques et ça peut nous arriver tourne vers monsieur dersin dans les haut de France on s'est fait attraper on nait pas assez de conducteur par rapport au départ ben on était en difficulté plus d'un an pour produire le service public commandé par la région si on est prévenu un peu plus tôt bien évidemment on aura plus de temps pour recruter et former les conducteurs et avoir le nombre juste dont on a besoin pour assurer le service public commandé par les régions autre élément important je m'engage devant vous à compenser le coût sans le répercuter bien sûr sur le prix des billets et à préserver les marges de l'entreprise donc il ne coûtera rien au contribuable puisque je gagne 1 milliard 3 de résultats net je peux bien financer 35 millions 3% j'ai de l'argent je peux financer cet accord et les plans prévisionnels que nous faisons me donnent confiant me rendent confiant dans ma capacité à le financer dans la durée les prix j'entends parfois les prix 35 millions coût de l'accord total divisé par 122 million de billets faites le calcul 29 centimes vous croyez que je vais augmenter les les prix des billets de 29 centimes en fait c'est ridicule cet argument n'a pas lieu d'être et je préserve les marges par économie je me suis engagé devant le gouvernement devant les tutelles notamment économiques à faire en sorte que cet accour cet accord ne modifie pas la trajectoire de la SNCF les seiors il y a eu en ce moment des négociations sur les seiors ben nous à la SNCF d'abord ils sont 42000 salariés dont l'âge est supérieur à 50 ans c'est considérable un sur 4 pas loin peu plus nous à la SNCF notre philosophie c'est de donner un avenir à ces gens-là voilà nous on a on sait que ces gens-là peuvent porter encore beaucoup à l'entreprise ils ont 50 ans 52 ans ils ont 10 ans et plus à faire devant on veut utiliser leur expérience leur savoir qu'ils ont acquis on veut leur donner une perspective et cet accord va s'appuyer sur un espèce de bilan de carrière pour la dernière ligne droite on fera un bilan avec eux est-ce qu'ils veulent rester dans leur métier est-ce avec la perspective d'évolution vers des métiers par exemple de maîtrise ou de petite maîtrise avec cette perspective financière que j'ai évoqué est-ce qu'ils veulent être convertis sur un métier moins pénible ou est-ce qu'ils envisagent éventuellement pour des questions d'usure après 25 an 38 par exemple d'envisager peut-être d'utiliser les les dispositifes que nous avons évoqué tout ça est positif pour nos clients parlons des clients nos agents participent à la production des services parfois très directement ils sont chefs de bord ils sont face au clients ils sont à l'Escal ils font face au client ils ont 58 ans 60 ans c'est pas la même chose s'ils sont en forme s'ils sont motivés s'ils sont engagés ils feront bon service au client s'ils sont usés s'ils sont un peu grognons s'ils ont plus perdu la foi dans leur entreprise moi je pense que la qualité de service sera inférieure donc il est très important pour les clients que nous ayons la capacité de conserver voir d'amplifier la motivation de nos collaborateurs et enfin je le redis en terme d'effectif pour avoir le service juste qu'il faut et nécessaire c'est cet accord est très intéressant alors la méthode j'ai aussi entendu pas mal parler de critique sur la méthode et je suis prêt à rendre compte devant vous aujourd'hui d'abord je le redis la genèse de l'affaire les pouvoirs publics nous demande à l'automne 2023 d'engager des négociations sur la séation progressive d'activité sur lesffs de carrière lié à la pénibilité je rappelle que pendant toute la réforme Laurent Berger par exemple à la CFDT avait dit un des grands absents de la discussion sur les prolongement des carrières c'est la pénibilité donc nous le faisons donc donc peut considérer que le gouvernement est donc au courant qu'on engage une négociation au moins dans son principe puisqu'il nous le demande bon ensuite j'ai dit que la négociation démarrit comment ça se passe à la SNCF depuis mon arrivée en gros une tutelle à de à deux branches la tutelle technique ministère des Transports les normes et cetera la tutelle social et politique les deux souvent marchent ensemble transport Matignon et la tutelle économique Berci c'est ce qu'on fait depuis mon arrivée par exemple les grandes négociation annuelle où je rappelle qu'à la SNCF embrasse 500 millions d'euros par par an à chaque fois ben ça peut vous paraître curieux mais en fait on n parle pas directement à berc on le traite avec les transports et matigon dans mon conseil d'administration par ailleurs j'ai des membres bien sûr de l'État et de laadministration et de ber donc dans mon conseil d'administration exanté j'explique les stratégies les objectif et expost je rends compte du résultat des négociations et de leurs enjeux voilà les choses sont très claires si je devais rajouter encore un élément de preuve supplémentaire du caractère non caché transparent du processus j'ai j'ai retrouvé presque par hasard un article que j'ai fait un interview que j'ai fait dans le journal Le Monde le 23 février de cette anné année long article sur ma conception de dialogue social on était en plein dans la grève des chefs de bord vous avez un paragraphe de 10 lignes qui mentionne de manière explicite que je vais ouvrir une négociation sur les faits de carrière et la pénibilité il y en a 10 lignes tout le monde peut lire le monde voilà donc je ne comprends pas les accusations d'opacité de manque de transparence ou de manque d'information je ne les comprends pas [Musique]
Jean-Pierre Farandou