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interviewLe Figaro· 20 novembre 2025 28 min

Marseille : le compte-rendu du déplacement de Nuñez et Darmanin après l’assassinat de Mehdi Kessaci

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

en place. Ouais. Voilà.

Donc bonjour à toutes et à tous. Donc avec le gard saut, nous venons d'animer une réunion de travail ici à Marseille dans le cas de notre déplacement commun à Marseille. Nous venons d'animer notre de travail avec les les principaux responsables des forces de sécurité intérieure et des magistrats qui sont compétents sur la ville.

Donc qui est président tribunaux les et les membres du parquet euh du différents parquets parquet général, parquet de Marseille et des représentants également d'administration centrale à la fois pour le ministère de l'intérieur puisqu'il y avait le directeur général de la gendarmerie nationale, le directeur général de la police nationale et des membres des directions de monsieur le du ministère de de la justice. Voilà, on a on a tenu cette réunion de travail. Ce ce ce déplacement va évidemment se se poursuivre.

Pour ce qui me concerne, je je vais me rendre cet après-midi à à Lescher puis en dans quelques minutes, nous allons rencontrer la la famille d'Amine avec le le garde des saut. Donc cette réunion était une réunion évidemment très intéressante puisque c'était le le le d'abord de faire un point sur euh toutes les tout ce qui est fait en matière de lutte contre le les trafics de stupéfiant, le narcotrafic ici à Marseille avec les magistrats et les policiers et les gendarmes qui en sont évidemment les principaux acteurs et de bien mesurer ce travail de complémentarité qui est fait, cette ce continuum extrêmement efficace qui est mis en œuvre entre la justice et le ministère de de l'intérieur. Donc je dis que c'est une réunion opérationnelle, c'estd que évidemment ce n'était pas des des paroles et bien des actes que nous avons pu constater et d'ailleurs on a pu féliciter évidemment et les magistrats et les policiers et les gendarmes pour les les résultats qui ont été obtenus tout au long de ces deux dernières années tout au long de ces deux dernières années et notamment donc la la baisse des homicides liées au au règlement au trafic de stupéfiant donc ce qu'on appelle des règlements de compte qui sont passés je le rappelle du 49 à Marseille en 2023 à 24 en 2024 puis ils sont encore en baisse de de de 30 % là pour ce début de l'année 2025 sur le démantellement des réseaux qui augmente également de manière évidemment très efficace et puis également également le nombre de personnes qui sous l'autorité des des des magistrats et notamment des mafias marseillaises he notamment des mafias marseillaises qui ont été interpellées qui sont mis en examen qui sont en détention provisoire ça nous a également permis de constater que cette action des services de police de gendarmerie sous l'autorité des magistrats, elle se déploie également en dehors de Marseille.

Vous savez qu'un certain nombre de mafias marseillaises déploient leurs tentacules sur d'autres départements notamment le Grand Sud, mais d'autres départements français. Et nous avons pu également faire un bilan de l'action qui a été menée depuis 2024 et au terme de laquelle on a quand même plus de 700 personnes, un peu moins pardon de 700 personnes qui ont été interpellées à ce titre dans la France entière. Et le procureur de la République de Marseille rappelait encore récemment qu'actuellement il y avait 2000 personnes liées aux mafiaas marseillaisees qui étaient mis en examen et 900 qui étaient en détention provisoire.

Voilà donc c'était un moment aussi avec le G des SAAU important dans le contexte pour remercier les forces de l'ordre les magistrats pour leur implication dans la lutte contre le les le trafic de stupéfiant et le narcotrafic. Et puis évidemment évidemment on on a bien conscience qu'il faut faire beaucoup plus hein monsieur le ministre avec l'ensemble de des magistrats, des policiers, des gendarmes. Et c'était aussi le moment de faire un point sur l'application de la loi euh qui a été votée euh en en avant l'été.

Cette loi donc qui vise à mieux lutter contre le trafic de stupérant, contre le narcotrafic. Ça a été un moment évidemment pour faire un point sur la mise en place de l'étatmajor hein qui a été mis en place au niveau central sous l'autorité de la direction nationale de la police judiciaire ou des services de renseignement des services de police judiciaire échange de l'information en permanence. Donc ça a été un moment évidemment extrêmement important d'échange et d'amélioration des processers magistrats et entre magistrats et policier.

Donc on a fait un un bilan de cette loi. Vous dire d'abord que ce ce ce le niveau du narcotrafic, ce qui s'est passé à Marseille nous conduit désormais à considérer que et notamment le le le meurtre du frère d'Amine est un est un crime qui vise à faire peur he qui vise il y en a un crime qui vise à faire peur et qui vise aussi à atteindre quelque part la République et l'État. C'est quelque chose qui nous interroge, nous interpelle et le dispositif que nous mettons en place, c'est un dispositif qui est tout à fait similaire à ce qu'on a fait en matière de lutte antiterroriste, hein, je veux le redire, c'est le même dispositif, le même échange d'information avec à partir du 1er janvier la création d'un PNACO qui va voir le jour, l'étatmajor qui est déjà en place et qui fonctionne et puis des dispositifs juridiques qui ont été mis à disposition des services et qui renforcent la lutte contre le narcotrafic.

Et c'était ce matin, la réunion de ce matin était l'occasion de faire un point sur ce dispositif. Vous savez qu'on aura la possibilité de geler des avoirs administrativement de geler des avoirs donc des narcotrafiquants. Il y a des nouvelles techniques de renseignement qui sont mises en place et qui sont utilisées.

Et puis on a beaucoup discuté avec le garde des sauts de la possibilité d'avoir une meilleure échange d'informations qui sont tirées des procédures judiciaires et qui peuvent être utilisées en administratif par les services de renseignement et qui permettent de mieux détecter des réseaux criminels. Voilà, je je je vais laisser la la parole au garde des saut. C'était une réunion de travail, une réunion qui s'est voulue très opérationnelle pour montrer qu'au-delà de ce qu'on la façon dont on peut en rendre compte, ce qui compte aussi c'est surtout les actions que nous menons pour frapper durement euh le trafic du stup comme c'est fait mais surtout pour pouvoir mieux le frapper et être encore plus performant évidemment dans ce que nous mettons en place.

Juste un mot avant de passer la parole à monsieur le le le garde des saut. Je veux rappeler évidemment que nous luttons contre les trafics, mais je je j'en appelle aussi à la responsabilité des consommateurs, on le dit à chaque fois mais c'est extrêmement important et notamment ces consommateurs récréatifs hein, donc qui sont aussi quelque part responsables de ce qui se passe, sont aussi responsables du développement du trafic, évidemment des règlements de compte qui sont liés. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots.

On répondra ensuite à vos questions pour des points plus précis. Monsieur Libert Bess. Merci monsieur le ministre de l'intérieur.

Peut-être très rapidement pour répondre à vos questions. Arrivant tôt ce matin, je me suis rendu au Baumet pour rencontrer les agents pénitentiaires au moment où cette nuit à 1h du matin est parti, vous le savez peut-être le deuxème convoi de personnes qui d'ailleurs sont détenues dans le sud de la France au Beau Ax et dans les prisons alentours et qui ont été envoyés dans la prison de haute sécurité de de condé sur Sart. C'était une façon d'abord de remercier les agents pénitentiaires et de préparer la venue du président de la République qui viendra inaugurer le le le bâtiment des des beaumettes qui désormais entre en fonction et qui permettra de passer de 200 % de son population carcérale à 100 % puisqu'on passera à peu près de 1200 lit à 2000 lits grâce à ce bâtiment qu'a voulu le président de la République.

Ensuite, j'ai fait une première réunion de travail avec les magistrats. rejoint monsieur le ministre de l'intérieur pour cette réunion qu'il a évoqué et on est prêt évidemment à répondre à à toutes vos questions sur une situation à Marseille qui est une situation que nous connaissons aussi sur le reste du territoire national d'abord parce que ce qui se passe au niveau de la dizaine mafia comme l'a dit monsieur ministre intérieur touche au moins une dizaine d'autres départements notamment du sud de la France mais aussi parce que nous avons d'autres réseaux criminels que nous combattons avec la plus grande force et qui je l'espère grâce au moyen de la loi narcotrafique que nous venons de faire voter très largement à l'Assemblée et au Sénat va permettre de répondre à une menace qui tue énormément et qui est au moins équivalente à celle, comme l'a dit monsieur Minture, du terrorisme sur le territoire national. Il faut donc changer de braquet.

C'est ce que nous avons souhaité avec cette loi narcotrafic et c'est ce que nous devons appliquer aujourd'hui avec les magistrats et les services enquêteurs. Est-ce que vous avez prévu de des mesures spécifiquement marseillaises parce que là vous évoque plutôt la problématique du narcotrafic en France. On pense notamment à la demande du maire de Marseille qui a dû vous la faire remonter de refaire de cette préfecture de police.

On se trouve aujourd'hui une préfecture de plein exercice. Est-ce que c'est une piste qui est envisagée ou est-ce que vous envisagez d'autres mesures pour faire face à aux spécifices locales de ce phénomène ? Alors le euh j'ai rencontré d'abord monsieur le maire de Marseille ce matin, hein, donc et je rencontrerai d'autres élus dans l'après-midi.

Euh la il y a déjà une spécificité euh marseillaise très forte avec l'existence d'une préfecture de de police. Il y a une préfecture de police à Marseille. Ce qui a changé Ce qui a changé que cette préfecture de police est maintenant rattachée au nouveau enfin au préfet de département de région et préfet de zone mais il y a bien une préfet une préfecture de police déléguée.

Il y a une préfet déléguée qui est qui est en charge et qui ne fait que ça et c'est totalement inédit sur le territoire national. Il y a le préfet de police à Paris dont j'ai été comme chacun sait et puis il y a la structure marseillaise qui ne fait que ça. Le fait qu'elle agisse par délégation du préfet de département du préfet de région ne change rien.

Vous avez bien un haut fonctionnaire dans ce département qui ne fait que s'occuper des questions de sécurité. C'est totalement inédit. Ailleurs, sur le reste du territoire national, les préfets délégués à la sécurité ont d'autres missions, notamment des missions de gestion, des missions de gestion de crise de sécurité civile qu'il n'y a pas à Marseille.

Donc cette spécificité, elle existe et donc vous avez bien un préfet en l'occurrence une préfète de police qui ne s'occupe que des questions de sécurité et qui anime l'ensemble des forces de sécurité intérieure avec évidemment les magistrats et notamment le parquet pour lutter contre le trafic de de stupéfiant. Est-ce que vous venez du coup avec des moyens supplémentaires, des annonces de policiers supplémentaires de magistrats supplémentaires ? Alors alors on va on va attendez on va en reparler.

Je je je laisserai monsieur le garde des saau s'exprimer. Vous savez à Marseille, on a fait énormément d'efforts en terme de renfort d'effectifs. On a veillé à maintenir le niveau des policiers de de voie publique au même niveau.

Nous avons renforcé certaines unités judiciaires, hein. Donc ce c'est plus 120 fonctionnaires de police judiciaire qui ont été affectés à à Marseille he ces deux dernières années. He on est passé on on est passé sur certaines unités.

En total c'est 120 fonctionnaires de police judiciaire supplémentaire. On a des effectifs de loi publiques supplémentaires qui sont affectés en permanence. Vous savez qu'il y a il y a trois forces mobiles qui sont affectées en permanence à Marseille qui viennent renforcer nos équipages de voie publique.

Il existe également et c'était d'ailleurs monsieur le Gardessa à l'époque où il était ministre de l'intérieur qui les avait créé ces unités de projection rapide hein. C'est CRS d'un nouveau genre qui permettent d'intervenir rapidement sur les situations de crise et faire des opérations de sécurisation. Et à Marseille, ce sont deux effectifs qui sont déployés.

Donc on a déjà des moyens à Marseille qui sont extrêmement conséquents, qui produisent des résultats. Évidemment, il faut faire beaucoup plus. Mais se faire beaucoup plus se traduit aussi par un renforcement de la coordination des outils juridiques dont disposent les services et que leur offre la loi narco.

Et c'était précisément l'objet de cette réunion aujourd'hui. Euh la loi visant à lutter contre le narcotrafic pardon. C'est le la réunion justement aujourd'hui c'était de mieux renforcer cette coordination, cette coopération qui fera que nous serons évidemment beaucoup plus efficaces.

Monsieur NZ, il y a 10 ans, vous il y a 10 ans, vous étiez nommé déjà préfet des bouches du Rô. Vous parliez déjà de narcotrafic. Vous monsieur Darmanin, c'est votre 35, vous avez été 35 fois à Marseille quand vous étiez ministre de l'intérieur et là vous êtes encore tous les deux en train de parler narcotrafic.

La situation a beaucoup empiré. C'est l'échec de qui est-ce que c'est votre échec ? Est-ce que c'est un échec collectif ?

Alors, je pense que monsieur Misator, vous a dit qu'il y a 3 ans, il y avait 50 meurtres à Marseille du fait du narcotrafic. Cette année, c'est une quinzaine. C'est toujours trop.

Tant qu'il y aura un mort du narcotrafic, c'est toujours trop. et vous constaterez que entre 50 et 15, le chiffre a très largement diminué. Deuxièmement, je pense que monsieur Mint vous a dit, il y a 2000 personnes mis en examen dans la ville de Marseille pour narcotrafic et plus de 800 personnes en détention provisoire.

C'était pas le cas il y a 3 ans et il y a 4 ans. La trentaine de personnes qui dirigent la DZ Mafia sont pour la quasi intégralité d'entre eux 27 en l'occurrence dans les prisons françaises. 21 sont à la prison haute de sécurité de Vandin Levieil et quelques autres vont connaître les quartiers de haute sécurité.

Ça n'existait pas précédemment. Je constate d'ailleurs quand je suis venu mise à l'intérieur qu'il y avait une guerre très importante entre de deux grands réseaux. Je pense évidemment à un réseau qui a été dirigé en partie par monsieur Bagi qui depuis a été arrêté, extradé et désord en détention provisoire et que beaucoup de responsables de la DZN mafia ont depuis été 3 ans interpellé.

Le maire de Marseille lui-même ce matin dans la presse évoque ses réussites de la police, de la gendarmerie et des magistrats devant en effet une criminalité organisée qui a déstabilisé des pays qui nous entourent, la Belgique et les Pays-Bas et pour lequel il y a eu des réactions beaucoup plus fortes que les nôtres les années précédentes. Je pense à l'Italie et notamment avec des moyens législatifs très importants. Je constate d'ailleurs que la loi narcotraique a été très largement combattue.

Les président de loot de sécurité ont été très largement combattu. Il y a eu plus de 66 recours pénux contre nos décisions quand tous été gagnés d'ailleurs par l'État. J'ai moi-même subi des menaces et des plaintes, notamment une plainte à la Cour de justice de la République pour faire mon travail de ministre de la justice.

Il y a des magistrats, des enquêteurs qui sont physiquement menacés parce que nous gagnons difficilement une bataille très dure contre une organisation criminelle qui sans doute fait entre 5 et 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires d'argent liquide et dont les intérêts sont immenses. Donc la réussite que nous mettons en place grâce au moyen décidé par le président de la République, elle doit s'accélérer parce que nous savons qu'aujourd'hui le danger, c'est aussi un danger qui vient pas simplement du cannabis et pas simplement de la cocaïne, mais aussi des drogues de synthèse. Et je regarde les grands pays au qui nous entourent, les États-Unis d'Amérique qui mettent des moyens considérables.

La première cause de mortalité aux États-Unis d'Amérique, c'est le fantanil. C'est la première cause de mortalité. Et si nous n'avons pas ces drogues de synthèse aussi importantes en consommation en France, c'est parce qu'on a une police, parce qu'on a une gendarmerie, parce qu'on a des douanes, parce qu'on a des magistrats qu'on fait ou qui font leur travail.

Alors, faut-il accélérer en magistrat et en policier ? Je pense que monsieur Mateur vous a répondu sur les forces de l'ordre. Malheureusement, au ministère de la justice, nous n'avions pas les renforts qui ont été décidés les années précédentes parce que vous savez que structurellement la justice française possède moins de magistrats que la plupart des pays qui nous entourent.

On a entre 4 et c fois moins de magistrats par exemple que l'Allemagne et trois fois moins que l'Italie qui avait à peu près les mêmes difficultés que nous. Et donc en effet, je vais revoir les magistrats dans quelques instants pour pouvoir annoncer notamment dans chez vos confrères de la Provence un renforcement des magistrats dans le parquet comme du siège ici à Marseille. Il y a eu 50 magistrats de plus depuis 5 ans à Marseille.

C'est très important. Il faut continuer et continuer de façon très très forte cette augmentation de magistrats et nombre de greffiers. Il faut savoir aussi lutter contre la corruption qui touche les services enquêteurs, qui touchent possiblement les tribunaux et il y a d'ailleurs une dizaine d'enquêtes ouvertes pour des agents qui euh auraient été corrompus et qui donnent des informations aux organations criminelles et violant ainsi le serment de servir la République.

Et nous allons prendre des dispositions très particulières à Marseille de lutte contre la corruption et puis surtout le 5 janvier prochain, ce qui va profondément changer la lutte contre le narcotrafic mais la loi vient d'être adoptée. Nous créons ce parquet national antiriminalité organisée qui va se saisir d'affaires marseillaises de très grande ampleur qui peuvent pas toujours être documenté ici soit pour des raisons de menace il faut dépayser les affaires à Paris soit pour des raisons de grande complexité internationale. Je terminerai par dire que les narcotraafiquants, ils sont rarement en tout cas les dirigeants qui dirigent les points de et qui font commandité ces assassinats sont rarement dans les rues de Marseille, de Saint-Tropé, de Paris tranquillement en train de boire un café.

Ils sont dans deux endroits. Ils sont soit dans les prisons françaises, soit à l'étranger. Dans les prisons françaises, on a pris des dispositions que aucun pays au monde n'a pris avec ces prisons de haute sécurité.

On verra ce que donnera les compte-rendus de l'enquête et le seul la gunalco qui s'est saisie à Paris de cette affaire absolument horrible de cette semaine, voir s'il y a un lien ou non avec quelqu'un qui serait déjà en détention et qui ne serait pas dans une prison de haute sécurité. ce qui justifierait très largement les dispositions extrêmement fermes que j'ai pu prendre et qui m'ont valu beaucoup d'attaque. Donc il faut d'abord nettoyer les prisons française.

Nous avons à ma demande pas encore fait il y a 2 jours au bomettes des perquisitions administratives des des des fouilles chez chez les personnes qui sont au bomè et on a trouvé par exemple 13 téléphones portables dans 11 cellules ce qui montre le changement très important qu'on doit faire dans l'administration pénitiaire et arrêter avec la naïveté pour exclure les téléphones portables de l'ensemble des prisons de France. Ça c'est un premier point parce que si quelqu'un est en prison et qui continue à téléphoner pour pouvoir euh commanditer un assassinat euh commanditer un point de deal corrompre un agent et ben évidemment le travail des services de police ne serve à rien. Donc c'est ce que nous faisons.

Nous sommes en train de nettoyer les prisons françaises et ça prend du temps mais je pense qu'on voit qu'avandin et à Condé ça marche. Et puis le deuxième sujet c'est l'étranger. Je reviens des Émirats arabes unis.

Nous avons obtenu 17 extraditions depuis janvier dernier. Ça faisait 4 ans qu'on avait pas obtenu une extradition de Dubaï et des Émirats arabes unis. dont des responsables de la DZN Mafia et euh des narcotrafiquants marseillais.

Il nous en reste encore une trentaine euh à récupérer, c'est je veux dire de nos amis euh Emirati que je remercie pour leur collaboration. Mais plus que ça, ce qui compte, c'est les saisis et les confiscations. J'ai un cas particulier notamment dans le sud de la France où de sa prison, une personne gère une trentaine d'appartements à Dubaï, récupérant ainsi son argent et permettant de continuer à tenir en haleine son réseau.

J'ai obtenu des Émirats arabes unis la saisie pour la première fois sur le territoire du Bayotte, des appartements, des maisons, des villas qui permettent de jouir de l'argent du trafic. Parce que la difficulté que nous avons, c'est que les personnes peuvent faire parfois 4 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans de prison. Mais si l'argent, le blanchiment euh qui sert euh le justifier le trafic de drogue continue à exister et n'est jamais saisi par la justice du fait notamment des lois différentes entre les pays, cela ne sert pas à grand-chose et nous faisons beaucoup de saisis de drogue.

Grâce au travail des services de police et de douanes. Nous faisons peu de saisie d'argent et c'est ce que fait c'est c'est le changement qui évoque le business intérieur. C'est pas seulement une question d'effectif, c'est une question aussi de travail.

Sur quoi on travaille ? On doit travailler autant sur l'argent, le blanchiment de l'argent que sur les saisies et terminé par dire que la sition marseillaise est la souci de différente par la corruption, par le crime qui a sans doute eu lieu cette semaine mais aussi par malheureusement et c'est à ça qu'on connaît une mafia, la rentrée dans l'économie classique. Il y a à Marseille, c'est pour ça qu'il y a un point de bascule possible, une possibilité de lien avec le modèle économique classique des commerces, de l'immobilier comme on l'a connu parfois en Corse et c'est ça la grande différence entre Marseille et le reste du territoire national empêcher que l'argent sale ne vienne rentre dans le monde économique classique.

Et il y a et c'est un point qu'il faut dire à la société marseillaise aussi des personnes qui ont pignon sur eux des responsables on va dire qu'on pourrait qualifier de notabilité locale qui peuvent avoir fermé les yeux sur la l'arrivée de la mafia dans leur dans la vie économique et dans la vie sociale. Il appartiendra au magistrat de le dire. Des enquêtes sont aujourd'hui instruites.

C'est pas à moi de de le dire mais en tout cas il faut que chacun se réveille. les consommateurs intérieur la dit l'État et évidemment l'État doit prendre son rôle mais toute la société marseillaise également [musique] a dit que sa famille n'avait pas été assez protégée. Est-ce que est-ce que l'État a failli ?

Non, je je comprends je comprends la évidemment la la douleur d'Anine, mais donc lui-même a été a bénéficié d'une protection dès que nous avons su qu'il y avait des des menaces qui pesaient sur lui et pour sa famille, elle est malheureusement maintenant protégée mais nous n'avions pas des d'alerte qui nous auraient permis d'engager cette protection. Ce que je veux dire, c'est que nous nous le faisons systématiquement. D'ailleurs, c'était aussi l'objet de la réunion de ce matin de parler de la question des protections des personnalités qui sont qui peuvent être menacées.

Nous avons mis d'ailleurs en place un un process hein de protection notamment des des magistrats notamment à l'occasion de procès hein où des des narcotraafiquants viendraient à comparaître. Et ça d'ailleurs pour l'ensemble du territoire national he pas seulement pour Marseille. Voilà, il y a des procédures qui existent.

Elles n'avaient pas été déclenchées au cas d'espèces, je peux vous le je peux vous le vous le confirmer. On est l'enquête. Est-ce qu'on a une idée du de la mobilisation de de la marche blanche de ce weekend et du dispositif qui est venu en place ?

Il y a une marche blanche hein. Donc d'ailleurs, j'en profite évidemment pour pour dire que cette marche blanche c'est ça doit être aussi un peu un sursaut aussi de la société civile pour dire non au trafic. Je crois que le l'appel à cette marche blanche, c'est aussi un petit peu ça.

Donc on espère évidemment qu'il y aura beaucoup de monde. Moi je n'ai pas d'idée je n'ai pas d'idée de la mobilisation mais il y aura les représentants de l'État locaux qui seront présents. Mais voilà, je je n'ai pas d'idée de la mobilisation mais en tout cas la préfecture de de police travaille évidemment à à à bien encadrer cette marche blanche qui se passera dans des conditions de sécurité d'autant qu'il y a un certain nombre de personnalités politiques qui participeront.

Est-ce qu'il y a un lien entre la DZ mafia et la mort de Messie comme l'écrit certains confrères ? Voilà, il y a il y a une enquête en cours, c'est pas c'est pas le ministre de l'intérieur encore moins le garde des saut qui va s'exprimer sur des enquêtes en est l'enquête ça à compter sur ça. Vous avez justement transféré le chef opérationnel présumé de la DM Mafia Amine il y a quelques jours.

Comment se fait-il que cet individu dont on connaît le le pédgré extrêmement dangereux pour notre pays se trouvait dans une prison classique et qu'il a fallu attendre plusieurs mois avant de le transférer dans les prisons que vous avez vous-même voulu et créer au mois de juillet dernier ? Donc si je résume, il y a 6 mois, personne voulait trison de sécurité. Maintenant, on me demande pourquoi tout le monde n'est pas dedans.

Euh je trouve qu'en 6 mois, on a gagné dans le débat public et a considéré que ce que faisait le garde des saut, c'était pas de renier les droits de la défense, c'était pas de prendre la protection ou la défense de ceux qui disaient qu'ils avaient des conditions indignes de détention. C'était pas de soutenir des des plaintes qui ont été déposées au pénal contre moi ou des menaces que j'ai reçu parce que j'ai voulu mettre en place ces prisons de votre sécurité en quelques mois. C'était bien de considérer qu'il y a des personnes, en effet, monsieur, extrêmement dangereuses.

Et il y a 700 personnes en France sur les 86000 détenus que nous connaissons qui ont été qualifiés comme très dangereuses. Et je parle pas de gens qui sont issus du terrorisme. C'est aussi également à peu près 700 personnes entre les condamnés pour terrorisme ou les personnes radicalisées.

Je pense des gens, je parle de gens qui sont dans la criminalité organisée, donc le narcotrafic un peu au-delà le trafic d'êtres humain, le proxinisme aggravé ou tout trafic qui récupère énormément énormément d'argent. Il y a 700 personnes dont les services de renseignement pénitentiaire évoquent la très grande dangereuserité, la très grande capacité d'évasion comme on l'a vu avec monsieur Amr et des évasions extrêmement violentes et la très grande capacité de corruption. Donc il nous faut à peu près entre 500 et 600 places de criminalité organisé prison de haute sécurité.

On lesc crée pas comme cela mais on les a créé très vite. Prison d'inville 100 personnes. 21 responsables de la DN mafia y sont.

Ils étaient qualifiés par les magistrats instructeurs. C'est pas moi qui qui décide qui va dans ces prisons comme étant les personnes les plus dangereuses. Puis cond sur Sart de nouveau sans nouveaux détenus que nous amenons dans des conditions de sécurité avec le puit du raide du GIGN et de grands secrets qui montrent l'efficacité, je rappelle à Carville, les moyens d'intervention possibles contre ces convois dans les prisons de haute sécurité.

En effet, depuis un certain nombre de jours, la personne que vous évoquez était prévue pour aller à la prison de Condé sur et puis il y a d'autres prisons qui vont être créées au premier semestre de l'année prochaine, c'est dans quelques semaines à Ré en Île-de-France, puis ici à Ex en Provence et à Valence puis à Saint-Laurent du Maroni pour ce qui concerne le territoire Guyané. Donc nous allons avoir le montant de place de quartier euh de lutte contre la criminalité organisée qui correspond à la menace que nous subissons. Aurait-on dû faire ces prisons plus tôt et ce régime carcéral plutôt ?

Oui, je le pense et je le pensais quand j'étais ministre de l'intérieur. Aurions do aurions aurions dû est-ce qu'on aurait dû, pardon, excuse-moi, je suis un petit peu fatigué. Est-ce qu'on aurait dû comme l'Italie qui s'est réveillé il y a plus de 15 ans puisque je rappelle qu'il y a eu des dizaines et des dizaines de morts en Italie, des magistrats, des services enquêteurs, des préfets qui sont morts sous les cou de la mafia italienne prendre un certain nombre de disposition ce qu'on appelle en Italie la loi antimafia, l'article 43.

Oui, je pense que on aurait dû sans doute le faire mais nous le faisons. Nous sommes désormais nous portons des coups très durs au narcotrafic. Nous inspirons d'ailleurs beaucoup de pays autour de nous dans ce modèle.

Et pour répondre à votre question, ce genre de drame qui attaque des agents pénitentiaires, qui attaque des lanceurs d'alerte comme c'était comme c'est le cas de cette famille très courageuse ici à Marseille, des journalistes, je rappelle qu'il y a de vos confrères qui font des enquêtes qui sont menacés. Il y a des confrères à vous qui ont été assassinés dans les rues de Belgique ou d'Amsterdam il y a pas si longtemps que ça. Des avocats qui ont été agressés ou assassinés et puis bien sûr des magistrats ou des services enquêteurs qui le sont.

Et bien oui, il faut mettre ces 5 à 600 personnes dans des prisons de haute sécurité qui garantissent qu'il n'y a aucun lien avec l'extérieur. Avant d'un Levieil, nous avons réussi à faire cette prison sans qu'il y ait aucun drone, aucun téléphone portable, pas de drogue, pas d'information qui passe dans des conditions qui respectent la dignité des personnes et pour lequel la justice a donné l'intégralité du soutien à l'administration. une loi qui a été votée par l'Assemblée nationale dans sa grande majorité du Parti socialiste jusque au Rassemblée national avec une abstention des vers et des communistes et un vote contre de et les filles.

Je voudrais ici le rappeler un Sénat qui intégralement a voté ce texte validé par le Conseil d'État validé par le Conseil constitutionnel comme quoi on peut respecter l'état de droit et faire preuve de fermeté. Est-ce qu'on aurait dû le faire auparavant pour éviter ce genre de drame ? L'enquête le dira.

Mais ce qui est sûr c'est qu'il y a beaucoup de gens dangereux qui méritent encore d'être dans les quartiers que nous avons créés. à la famille à la famille. Vous avez dit vous avez dit la réussite que nous allons mettre en place.

Mais est-ce qu'on peut parler de maintenant ? Est-ce qu'on peut dire que c'est un échec collectif ? Je pense que ce serait une insulte aux magistrats et aux policiers qui font toujours leur travail, qui sont menacés.

Vous m'on peut dire c'est un échec collectif ? Non, c'est pas du tout un échec collectif. Il y a il y a il y a il y a c'est une guerre que nous menons.

Nous gagnons à bataill et nous allons continuer à gagner des batailles. Voilà, on en a les moyens. On a vu ce matin la détermination de nos forces de sécurité intérieur, de nos magistrats.

On va poursuivre, on a un cadre juridique, on a des moyens de faire encore mieux et on fera encore mieux. Mais voilà, on a obtenu des résultats positifs ces dernières années en matière de lutte contre le trafic. Le garde des sauts le le disait et je je veux aussi une mesure qui est extrêmement importante qui est appliquée ici au gard des saut disait il y a un certain nombre de commerces qui sont qui peuvent être impliqués par le blanchiment.

Vous savez que les préfets maintenant depuis la loi visant lutter contre le narcotrach peuvent les fermer purement simplement. C'est ici à Marseille comme partout sur le territoire national, c'est ce qui est fait. Donc évidemment voilà, on va poursuivre cette action résolue.

Mais vous parlez de narcotrafic depuis tellement longtemps et aujourd'hui ça empiré. Comment ça se fait ? On vous a on vous a donné le gard des saut, j'ai donné des chiffres qui montrent que les les règlements de compte liés au trafic ont diminué.

Nous ne cessons de démanteler des réseaux. Ici à Marseille, il y avait encore en 2021 160 points de il y en a plus que 80. On va continuer.

C'est voilà, c'est un combat permanent, c'est une bataille et nous sommes déterminés à la mener. En tout cas, pour ce qui me concerne comme ministre de l'intérieur, je c'est une priorité hein, pour les forces de l'ordre ici à Marseille, que les choses soient claires. C'est une priorité la lutte contre le trafic de stup et je viendrai de toute façon ici, moi tous les mois m'assurer de la correcte mise en œuvre des dispositifs dons.

Absolument. Merci beaucoup. Merci.

Au revoir. Merci beaucoup. J'étais obligé de baisser le C'est trop sympa franchement.

Tu m'as tué toi absolument les genou en bloc. encastré mais les bras, les genoux la merde

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