Pouvoir d'achat, retraites, guerre en Ukraine : l'interview d'Emmanuel Macron en intégralité
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– Monsieur le Président, bonjour. – Bonjour. – Bonjour, Monsieur le Président. – Bonjour. – Merci de nous recevoir dans ces jardins de l'Elysée. Cette interview, c'est votre première interview télévisée depuis les élections législatives. Et je crois que les Français ont besoin de comprendre l'utilité de votre second mandat. Ils ont besoin d'entendre vos réponses à leurs préoccupations. Je crois qu'on a tous aussi besoin de comprendre ce qui va nous arriver collectivement dans les semaines, dans les mois qui viennent. Hier soir, vous avez réutilisé pour la deuxième fois l'expression d'économie, de guerre. Et donc on va évoquer tout cela ensemble.
– Et naturellement, nous débutons cette interview avec l'Ukraine. Sans doute que cette année, le défilé militaire avait une gravité toute particulière. La guerre est aux portes de l'Europe. Le monde se réarme. Avons-nous aujourd'hui, Emmanuel Macron, les moyens de faire face à un conflit de haute intensité ?
– Bonjour et bienvenue à l'Elysée. Je vous souhaitais une bonne fête nationale, un bon 14 juillet. Je le souhaitais à tous nos compatriotes. Nous avons une armée forte. Nous avons la première armée d'Europe. Et une des armées les plus réactives, nous l'avons démontrée au début de cette guerre. Je le dis parce que le défilé d'aujourd'hui, qui était une immense fierté, et je veux avoir un mot, une pensée pour nos blessés, les familles des soldats que nous avons perdus et qui sont aussi mis toujours à l'honneur pour ces 14 juillets, j'y tiens.
Le défilé était ouvert par des chasseurs alpins qui se sont projetés en quelques jours en Roumanie, après la décision que j'ai prise fin février, pour défendre notre flanc Est. Donc nous avons une armée forte. Nous avons, qui plus est, une armée qui est dotée de la dissuasion nucléaire. Nous avons réinvesti ces cinq dernières années. Nous n'avons pas attendu la guerre. Le choix que j'ai fait dès 2017, je vous réponds de manière complète, c'est qu'on a ajouté à notre budget 26 milliards d'euros durant le quinquennat passé, et nous allons prendre une nouvelle loi de programmation militaire jusqu'à 2030. Maintenant, ce qu'on voit, qui est un fait nouveau avec l'Ukraine, c'est deux choses.
C'est ce qu'on appelle la guerre de haute intensité. Vous voyez le nombre de morts, la violence des conflits sur le sol européen. Et la deuxième chose, c'est qu'elle implique une puissance dotée de l'arme nucléaire, la Russie. Et donc face à cela, la France n'est pas attaquée sur son sol. Donc elle a les moyens aujourd'hui d'aider l'Ukraine, ce que nous faisons en l'équipant. Elle a les moyens de se protéger. Elle a les moyens d'aider ses alliés. C'est ce que nous faisons aujourd'hui en Roumanie. Et on continue de lutter aussi contre le terrorisme au Sahel.
Mais il va falloir adapter.
Exactement. Ce qu'il nous faut continuer de faire, c'est, fort de ce nouveau contexte, on doit absolument réinvestir dans tous nos stocks et nos capacités, continuer d'embaucher, de former, et continuer d'avoir une armée encore plus forte. Car ceux qui nous disaient il y a quelque temps, la guerre de haute intensité ne reviendra plus, ce sont, on le voit bien, trompés.
Qu'est-ce qui nous manque ?
Donc on a une armée qui est aujourd'hui prête, on a beaucoup réparé. D'abord, vous savez, la force d'une armée, ce sont ses femmes et ses hommes. Ce sont nos soldats.
Ce sont aussi des munitions ?
Non, mais je le dis parce que ce sont nos soldats. Et regardez avec l'Ukraine. La force d'âme, la force morale. Et donc pour tenir une guerre comme ça, c'est ce que j'ai dit hier soir, quand je suis allé parler à nos militaires à l'hôtel de Brienne. La force d'âme d'une nation. On regarde tous aujourd'hui avec admiration les Ukrainiens et les Ukrainiens. Mais c'est une armée qui se défend, qui malgré les pertes, tient, repousse l'assaillant. Et c'est une nation où tous les hommes adultes sont mobilisés et se battent.
En termes budgétaire, vous considérez que c'est suffisant ?
Je considère aujourd'hui que le principal élément, c'est cela. Et donc le moral de nos armées.
Mais hier, vous en avez fait à l'industrie.
Oui, mais je dis un, le moral de nos armées. Deux, nous devons aller au bout de notre réflexion sur le pacte entre la nation et ses armées. C'est-à-dire qu'il faut continuer de réfléchir. Le service national universel en est une des composantes. Mais il faut continuer d'avancer sur ce chemin. Et puis il y a nos capacités. Donc on a réparé nos éléments capacitaires. On en a rajouté. Le premier Jaguar a défilé sur les Champs-Elysées cet après-midi. Les Césars que nous livrons à l'Ukraine étaient aussi présents. On a réinvesti dans des avions, des sous-marins. On a sorti des sous-marins d'une nouvelle capacité ces dernières années. Donc on va continuer. Et oui, il faut intensifier l'effort.
Comment ? Budgétairement ? Budgétairement, je le disais, on a fait un effort inédit. Surtout, on l'a respecté.
Et ça suffit ?
Il faut continuer jusqu'à 2030.
Cette nouvelle loi sur la relation militaire, ça veut dire qu'on sera à 50 milliards en 2025. Il faut rajouter 10 milliards ? Il faut doubler ? Est-ce que vous pouvez nous donner une idée ?
Alors, vous savez, moi, les chiffres, au moins, ils sont au service d'une stratégie. Ce qui est important, c'est que ce que j'ai demandé au chef d'état-major des armées et au ministre des armées, à l'ensemble du ministère, en lien avec les affaires étrangères, c'est de regarder comment on évalue les nouvelles menaces. C'est ça, ce qu'il faut faire. Et donc, c'est au vu de ça et des membres qu'on identifie, qu'ensuite, on donne un chiffre. Et donc là, on a fait cet exercice il y a 5 ans. Beaucoup de gens disaient, qu'est-ce que vous allez pour investir ?
Vous avez sanctuarisé, d'ailleurs, ces montants.
Mais on les a définis sur la base d'une stratégie. On en a défini la stratégie jusqu'en 2024 et on les a respectées à l'euro près. C'est la même chose que je veux faire. Donc là, jusqu'à la fin de l'année, on va réévaluer cette stratégie. Qu'est-ce qu'on apprend du contexte ? D'abord, il y a ce qu'on appelle des nouvelles zones de conflictualité. Elles n'ont pas disparu avec l'Ukraine. Le cyberespace, je le dis avec beaucoup d'importance, parce que ça, j'y crois beaucoup et on va réinvestir. Mais aujourd'hui, on peut faire la guerre physiquement.
Si nous sommes faibles sur le plan cyber, vos hôpitaux, le cœur de votre État, les instituts les plus sensibles peuvent être attaqués par des attaques cyber et mis à plat. Donc il faut investir sur ce qu'on appelle la résilience, la capacité à se défendre des attaques cyber et nous pouvoir attaquer. Il y a le maritime qui devient essentiel, qui redevient une zone de conflictualité. Et l'espace, on l'a vu aussi au début de cette guerre avec les menaces russes. À côté de ça, on a toujours notre théâtre d'opération où on doit lutter contre le terrorisme au prochain Moyen-Orient, en Afrique. Et la France restera engagée. Et on a le retour de la guerre de haute intensité qui nous dit quoi ?
On a besoin, vous avez tout à fait raison, de bien vérifier dans tous les segments du jeu qu'on a des stocks, on en a, mais qu'on en a pour durer parfois plus longtemps que ce qu'on pensait. La deuxième chose, c'est qu'on est en train de regarder quels sont les équipements qui sont pertinents. Il faut continuer d'investir dans les meilleures technologies, et on va le faire. Mais parfois, quand vous êtes dans des théâtres d'opérations qui sont si dangereux qu'on le voit en Ukraine, où il y a une agressivité très forte, vous avez parfois besoin d'équipements plus simples, mais en plus grande capacité. Donc c'est tout ça qu'on va regarder.
C'est cette analyse des nouveaux risques, de l'évolution des menaces. Et en fonction de ça, on va définir un budget. Je peux d'ores et déjà vous dire que le budget des armées ne va pas diminuer, au contraire. Et donc on va consolider l'effort qu'on fait depuis 2018, on va le renforcer, l'intensifier, mais en même temps, vous avez parlé d'économie de guerre, c'est en effet un terme que j'ai repris à plusieurs reprises. On voit qu'on doit pouvoir produire plus vite, plus fort, des capacités d'armement, dans l'artillerie, dans les munitions, peut-être des équipements parfois prédimentaires, d'autres très innovants. En plus grande masse et plus rapidement.
Un mot, je le dis aussi, parce qu'on parle de l'Ukraine. Nous venons de ces six derniers mois d'avoir la présidence française de l'Union européenne. Quand on parle de tous ces sujets, c'est aussi un sujet européen. Et il vient en renforcement de ce que fait la France. Pour la première fois aussi, ces dernières années, on a renforcé l'Europe de la défense. C'était un projet que je défendais beaucoup, que je portais. Et on en voit la pertinence. Cette Europe de la défense en complémentarité de l'OTAN. Et on le voit pour défendre notre flanc Est.
Il y a une question que se posent sans doute tous les gens qui vous regardent aujourd'hui. Est-ce que cette guerre va durer ?
D'abord, nous n'avons pas... Je vous mentirai en vous disant qu'on a toutes les réponses. C'est faux. Puisque nous ne l'avons pas déclenchée et nous ne sommes pas partie prenante au sens le plus strict du terme. Et donc nous faisons tout. Nous avons tout fait. Vous le savez bien. Je me suis déplacé en février en Ukraine et en Russie pour qu'elle ne se déclenche pas et pour qu'elle stoppe. Aujourd'hui, je pense qu'il faut nous préparer tous à ce qu'elle dure. L'été, le début de l'automne seront sans doute très durs. Très durs. Et justement, parce qu'il y a aujourd'hui un combat très intense qui se passe à l'est de l'Ukraine.
Nos compatriotes, je crois maintenant, connaissent bien la géographie, dans ce qu'on appelle le Donbass, qui est cette région contestée, dans ces deux régions administratives de Lwansk et Donetsk, où les combats sont très intenses et qui sont le premier objectif de l'armée russe. Et les Ukrainiens se défendent avec un courage inouï et beaucoup d'équipements, d'ailleurs, que les alliés, entre autres la France, ont fournis.
Ce que vous venez de dire, ça va sans doute inquiéter beaucoup les Français, parce que cette guerre, elle a provoqué une crise énergétique majeure sur notre sol. Elisabeth Borne évoquait, il n'y a pas longtemps, une possibilité de rupture de livraison du gaz russe. Est-ce que ça veut dire que l'hiver prochain, les Français risquent d'avoir des coupures d'énergie ?
Alors, d'abord, je le dis, donc cette guerre va durer, mais la France sera toujours en situation d'aider l'Ukraine, comme nous l'avons fait, sur le plan militaire, humanitaire, économique et politique. De tout faire pour stopper l'effort de guerre russe par des mesures de sanctions.
Vous considérez que ça marche ?
Je considère que ça rend la vie pénible, oui.
A qui ? Aux Européens ou aux Russes ?
Non, il ne faut pas rentrer dans cette logique. Les sanctions, elles touchent d'abord l'économie russe. Mais qu'est-ce que vous voudrez qu'on fasse ? Sur l'énergie. Sur l'énergie. Je reviens tout de suite, mais je remets ça dans le cadre d'ensemble, parce que c'est une des conséquences de ce que nous sommes en train de faire. Nous voulons stopper cette guerre sans nous impliquer dans cette guerre. Et en même temps que nous voulons tout faire pour que la Russie ne puisse pas gagner, pour que l'Ukraine puisse défendre son territoire, nous ne voulons pas d'une guerre mondiale. Et donc on ne veut pas l'extension géographique à d'autres parties prenantes de cette guerre.
C'est pour cela qu'on veut stopper la guerre sans faire la guerre. Et donc le plus utile, la seule chose à faire, aider l'Ukraine, sanctionner l'économie russe. Et qu'est-ce que vous dites aux Français ? Dans ce contexte-là, les prix de l'énergie d'abord ont monté. Ils ont monté avant la guerre. Soyons honnêtes collectivement, parce qu'il y avait une reprise économique très forte dans le monde entier. Ils ont monté ensuite du fait de cette guerre. Et du fait que la Russie utilise l'énergie comme une arme. Et le vrai changement des derniers jours, je considère qu'on en a trop peu parlé, c'est la décision russe de commencer à couper le gaz.
60% des livraisons.
Elle avait commencé dans certains pays, elle a menacé, elle a inquiété. Mais là, sur le principal gazoduc, qui s'appelle Nord Stream 1, elle a coupé. C'est un signal. Et qu'est-ce qu'elle envoie comme message très clair ? Qu'elle utilisera le gaz comme un élément de cette guerre. Nous sommes dans ce qu'on appelle une guerre hybride. Et donc l'énergie, je dis ça aussi parce que c'est important par rapport à ce que beaucoup disent parfois, ce n'est pas une conséquence de nos sanctions. C'est que la Russie utilise l'énergie, comme elle utilise d'ailleurs l'alimentation, comme une arme de guerre.
Vous vous préparez à ce qu'il coupe totalement les livraisons.
Je pense que nous devons aujourd'hui nous préparer à un scénario où il nous faut nous passer en totalité du gaz russe. Et c'est possible ? Parce que c'est un scénario n'est pas théorique. C'est un scénario très dur et donc on doit s'y préparer. Et donc, ce que je veux ici très clairement dire, c'est la vérité à nos compatriotes. Cela existe. Ça ne dépend pas de nous. Et je pense que ce risque, ce choix que la Russie peut faire, il est probable. Et donc,
quid des conséquences pour les particuliers et pour les entreprises ?
Mobilisation générale.
Les entreprises, les particuliers ? Comme dans les années 70 ?
D'abord les États. Nous tous. Alors, la France, grâce à son modèle énergétique, est peu dépendante du gaz russe. C'est moins de 20% de nos besoins. Et nous avons déjà commencé à diversifier. Mais qu'est-ce que nous faisons depuis le début de cette guerre ? En européen, nous diversifions pour aller chercher du gaz ailleurs. Et donc, nous allons continuer en européen à aller sécuriser des volumes de gaz ailleurs qu'en Russie, auprès des autres fournisseurs. La Norvège nous fournit beaucoup, quant à nous. Mais le Qatar, l'Algérie, beaucoup d'autres puissances, les États-Unis d'Amérique. Et donc, on va continuer.
On fait des stocks.
Deuxième chose. Donc ça, on diversifie l'achat. Deuxième chose, les stocks. Nous sommes en train de reconstituer nos stocks pour avoir, à l'automne, quasi à 100% de nos stocks. Nous y serons. Nous, Français, nous y serons. On a beaucoup moins de stocks que d'autres parce que d'autres économies, l'Allemagne entre autres, sont beaucoup plus dépendantes du gaz. Et il faut les aider. Ensuite, on doit rentrer collectivement dans une logique de sobriété. C'est-à-dire que nous devons nous préparer à cela.
Ça veut dire quoi, concrètement ? Eh bien, ça veut dire très concrètement. Les Français ont envie de savoir comment vous voulez que ça se traduise.
Ça veut dire que, moi, je vais demander déjà, dès à présent, aux administrations publiques, à nos grands groupes, à toutes celles et ceux qui peuvent, de préparer un plan, là, s'est aidé cet été, pour qu'on puisse se mettre en situation de consommer moins.
Un plan, ça veut dire des contraintes ?
Ça veut dire des contraintes, des choix. Mais quand on est intelligent, on essaie que ces contraintes passent le moins possible. Qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit essayer de réduire, pour passer le pic de l'hiver, nos stocks, parce qu'on aura besoin d'être solidaires avec les autres européens. Et on doit le faire pour qu'il n'y ait jamais de coupure complète et essayer le moins possible d'arrêter notre économie. C'est ça, l'objet. Donc, on va construire un plan. On va d'abord essayer de faire attention collectivement, le soir, aux éclairages, quand ils sont inutiles, en effet, aux éléments sur l'utilisation de notre électricité.
Et donc, on va faire un plan pour les administrations publiques. On va faire un plan de sobriété dans lequel on va demander à tous nos compatriotes de s'engager. Et on va faire un plan de sobriété aussi. Et ce qu'on appelle de délestage, c'est le gaz et l'électricité dont on parle là, avec nos entreprises.
Sur la méthode, M. le Président, cet appel aux Français à la sobriété, ça doit passer par une forme de responsabilité de chacun d'entre nous ou est-ce qu'à un moment donné, ça peut aller au-delà, à vos yeux, sur la façon dont vous voyez les choses ?
Je pense qu'il faut, aujourd'hui, d'abord, que ça passe par, vous l'avez dit, deux choses, l'exemplarité et la responsabilité. L'exemplarité, c'est que les administrations publiques, les collectivités, l'État, aussi les grands groupes privés quand ils le peuvent et que ça ne touche pas le cœur de leur industrie, doivent commencer à faire des efforts et moins consommer. Ensuite, moi, je crois à la responsabilité collective et je pense que c'est comme ça qu'on va avancer. Et ensuite, on va préparer ce plan. Donc, on doit faire un plan de sobriété et, si je puis dire, un plan de contingence et d'urgence.
Avec des objectifs chiffrés ou pas en termes de réduction de consommation ? Évidemment qu'on aura
des objectifs chiffrés. Et donc, on va regarder ensuite de manière très claire et on va d'abord passer à la responsabilisation. Là, nos premiers efforts ont commencé à avoir des résultats. On consomme un peu moins que l'année dernière. Déjà ? Déjà un peu. Parce que tout le monde le sent, le voit, le vit. Et donc, il faut que durant cet été, cet automne, on continue de le faire. Et je pense que d'ailleurs, c'est une bonne chose parce que c'est de la chasse au gaspillage énergétique. Et vous savez, c'est à la fois bon pour passer ce cap, mais les crises doivent toujours nous apprendre. Comme le Covid nous a appris. C'est très bon pour le climat et l'indépendance. Justement.
C'est la même bataille. Est-ce que ça n'est pas une opportunité
pour mettre vraiment un coup d'accélérateur sur la transition énergétique ? Au-delà de la crise énergétique, il y a aussi les incendies qu'on est en train de voir dans le sud de la France, en Géronde. Il y a ces répétitions d'événements climatiques dramatiques. Ça passe de la grêle à la vague de chaleur qui revient de plus en plus régulièrement. Vous comprenez bien que les Français commencent à sentir qu'il y a une sorte d'urgence. Comment vous comptez y répondre et mettre un coup d'accélérateur à cette transition énergétique ?
Vous avez parfaitement raison. C'est une urgence. Elle est déjà là. Je veux ici, vous m'en offrez l'occasion, rendre hommage à nos forces de sécurité civile, à tous nos pompiers. On avait ce matin des sapeurs-pompiers de Paris, nos pompiers militaires qui défilaient, je pense à Paris et Marseille, mais on a tous nos pompiers, nos sapeurs-pompiers. On a nos professionnels comme nos pompiers volontaires qui, avec courage, sont en train de se battre contre une début de saison qui est absolument terrible, des incendies terribles. Et je pense aussi à nos agriculteurs parce qu'ils vivent les conséquences directes de cette sécheresse. Vous l'avez dit, le dérèglement climatique, il est là.
Et donc, on doit déjà faire face et donc mieux se protéger face aux éléments de sécheresse, aux canicules, c'est-à-dire protéger notre modèle agricole, en les assurant mieux. Ça veut dire protéger nos aînés et nos enfants avec les plans qu'on a déclenchés face à la canicule et qu'on va mettre en œuvre. et là aussi remercier ce faisant nos soignants. Maintenant, ça veut dire qu'on doit accélérer, vous avez parfaitement raison, la réponse à cela. On a une chance, nous. On a un modèle énergétique qui ne dépend pas autant que les autres de ce qu'on appelle les énergies fossiles, le charbon, le gaz, le pétrole.
Mais on en dépend pour souvent se déplacer, surtout du pétrole, et on en dépend un peu pour produire de l'électricité et se chauffer. Qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit accélérer sur l'énergie trois choses. La sobriété. C'est pour ça que je dis que cette crise est une opportunité.
Ça se traduit comment ? Est-ce que vous imaginez, par exemple, comment on l'a déjà fait de baisser la vitesse sur les routes à 90 km heure, même sur les autoroutes comme on l'a fait dans les années 70 ? Je pense que les gens ont besoin d'exemples concrets pour bien comprendre ce que vous avez fait
et la responsabilité. Il faut qu'on arrive quand on regarde moins consommer. C'est organiser différemment nos vies pour lisser les pics. Ce qu'ils consomment beaucoup, c'est quand on a des pics et qu'on fait tourner toutes les machines le matin et le soir. Donc on va essayer de favoriser un lissage de l'utilisation de notre électricité. Deuxième chose, je vais parler de tous ces éclairages qui sont parfois inutiles, qu'on a, des gaspillages qu'on fait dans les administrations. Moi, je commence toujours par les gros avant de demander des efforts aux gens. On fait le maximum ici. C'est vrai.
Et on a fait aussi des économies d'énergie en suivant, c'est-à-dire on fait de la rénovation et vous verrez d'ailleurs aussi dans ce parc, peut-être dans quelques mois, des trous qui seront faits parce qu'on va se chauffer aussi avec des systèmes de géothermie. Première chose, sobriété. Deuxième chose, développer le renouvelable. Et donc là, on a un plan et on va passer dès cet été une loi d'urgence pour réduire les délais. Il faut qu'on aille beaucoup plus vite. Vous imaginez, aujourd'hui, on met 10 ans à faire d'un plan d'éolien offshore. 10 ans. Donc on doit aller beaucoup plus vite pour produire de l'éolien offshore, aussi du solaire.
On sait les difficultés sur l'éolien terrestre parce qu'il y a des problèmes d'acceptabilité. Mais aussi pour développer des éléments qui très clairement nous permettent de nous passer de tout ça. C'est-à-dire pompe à chaleur, c'est-à-dire la géothermie, la biomasse, etc.
Monsieur le Président, le problème, c'est qu'on va venir au troisième levier sur le nucléaire. Mais quand même, on est dans une crise énergétique. Vous avez très bien expliqué. On est en Europe en train de rouvrir des centrales à charbon. Comment est-ce qu'on peut dire dans un même temps qu'on accélère sur la transition écologique et dans un autre temps ? Parce qu'il faut répondre à une urgence à la fois de pouvoir produire, comme vous l'avez expliqué. On a le sentiment d'avoir des injonctions contradictoires.
Non. Ce qu'il y a, c'est que vous avez une difficulté. Je peux vous expliquer exactement ce qui est en train de se passer. La France n'est pas le pays, comme vous le savez, qui fait le plus loin de là compte tenu de ce modèle que j'évoquais.
Mais on va le faire comment ?
C'est simple. On avait quatre centrales qui fonctionnaient avec des fossiles à charbon. Sur ces quatre centrales, on en a fermé deux. Il y en a une qu'on doit de toute façon qu'on voulait garder un peu plus longtemps parce qu'elle dépend de l'ouverture de Flamanville et d'une centrale à gaz à Landivisio pour pas que ça coupe en Bretagne. Non, mais c'est toujours la même chose. C'est-à-dire que vous ne voulez pas couper votre énergie et vous voulez sortir de ce qui pollue. La difficulté,
c'est que cette transition énergétique, elle coûte aussi trop cher. Il ne vous a pas échappé qu'on est au milieu d'une crise économique et de pouvoir d'achat.
Très clairement sur l'urgence écologique et ce qu'on fait et ce qu'on a fait parce que durant les cinq dernières années, on a doublé le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc on a fermé deux centrales complètes sur les quatre qu'on avait en totalité. Il y en a une qu'on doit garder et on l'avait annoncé pendant encore quelques trimestres. Ça n'est pas du tout lié à la crise. C'est parce qu'on a du retard sur la centrale de l'Andivisio pour le gaz et le père de Flamanville. Difficulté technique et c'est largement dû au Covid. Et il y en a une à Saint-Avold qui devait fermer. C'est la seule. Et qu'on prolonge un peu pour pas qu'il y ait de coupures. Tout simplement.
Et donc ça, ça va durer quelques mois mais c'est quelques mois. Simplement ce que je veux vous dire c'est qu'on va passer de quatre d'ores et déjà à deux puis à un puis à zéro dans les trimestres qui viennent. La grande difficulté c'est les pays l'Allemagne en particulier la Pologne également qui ont beaucoup plus de charbon que nous. Je dis ça parce qu'il ne faut pas culpabiliser les Français. On est des bons élèves sur ce sujet. Et donc eux devaient passer du charbon au gaz. Ils dépendaient du gaz russe. Comme il y a ce risque aujourd'hui ils sont obligés de maintenir voire de rouvrir des centrales. Mais dans ce contexte je le dis le nucléaire est une solution et une solution durable.
Il l'est en France et il le sera dans d'autres pays européens.
Vous avez établi un bouclier sur les prix de l'énergie jusqu'au 1er janvier 2021. Qu'est-ce qui se passe au 1er janvier ? On subit tous des hausses 35% pour le gaz 50% pour l'électricité.
D'abord je vous remercie de rappeler ce que nous avons fait dès le mois d'octobre avant la guerre parce qu'il y avait une envolée. La France a été parmi les premiers pays à le faire et on l'a fait beaucoup plus que tous les voisins. C'est-à-dire on a mis en place ces boucliers qui fait qu'aujourd'hui sur le gaz et l'électricité les hausses ne sont pas passées aux ménages et aux petites entreprises.
Et vous allez poursuivre sur l'année 2023 si la situation reste identique ?
Les parlementaires auront à voter un texte dans les jours et semaines qui viennent. Ce sera leur responsabilité mais ce que le gouvernement propose c'est de poursuivre ce bouclier jusqu'en fin d'année parce que je pense que c'est une nécessité pour protéger l'économie et les ménages les plus modestes face à ces hausses très importantes.
La fin d'année parce qu'ensuite vous pensez que ça ira mieux ?
Il y a deux choses ensuite qu'on va faire. La première c'est qu'on va évaluer l'évolution sur le gaz je ne sais pas dire en fonction des capacités qu'on va justement sécuriser de la production qui va peut-être se libérer de l'évolution géopolitique donc je ne peux pas vous dire est-ce qu'on pourra prendre la totalité des hausses ? Non. Il faudra progressivement qu'on ait un mécanisme de responsabilisation où chacun va connaître un peu des hausses.
Ça peut être en fonction des salaires ?
Non, d'abord je ne vais pas ici préempter les choses je dis juste que aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait ?
Le contribuable paye à la place du consommateur mais il y a quelqu'un qui paye à la fin c'est nous tous par nos impôts donc il y a un moment donné ces choix seront réinterrogés en fonction de l'évolution du prix mais aussi du partage de la charge parce que quand c'est la mobilisation générale on doit tous partager l'effort ça on l'évaluera d'ici à la fin d'année ensuite la deuxième chose sur l'électricité là sur l'électricité on va faire quelque chose qui est important en parallèle qui est différent c'est qu'on va réformer le marché européen de l'électricité nous avons besoin d'un marché européen je le dis parce que j'entends parfois certains qui disent il faut sortir de ce marché qui est fou horreur pourquoi parce qu'aujourd'hui nous achetons l'électricité on n'en produit pas assez sur notre sol pourquoi parce qu'on a des problèmes techniques sur certaines centrales beaucoup sont à l'arrêt et donc aujourd'hui la France elle achète son électricité chez les voisins on a besoin de l'Europe sans l'Europe vous auriez des coupures d'électricité et vous en auriez depuis des semaines et des semaines par contre le prix d'électricité si je puis m'exprimer assez est mal fichu en Europe et il est du coup très dépendant du gaz qu'on importe et qui a beaucoup augmenté nous on produit notre électricité surtout grâce au nucléaire puis avec notre énergie hydroélectrique notre renouvelable et marginalement par le gaz et donc on va négocier en européen un changement du prix de l'électricité pour que d'ici à la fin de l'année le prix puisse justement baisser parce qu'il correspondra plus à ce qu'est le marché donc on continuera d'accompagner mais on va en fin d'année faire un bilan sur comment les prix évoluent vraiment faire cette réforme sur l'électricité et puis ensuite en transparence voir comment progressivement on partage la charge
mais vous pouvez dire aujourd'hui aux français quoi qu'il arrive l'état sera aux côtés de vous pour accompagner cette crise énergétique ou est-ce qu'à un moment donné vous dites on fera pour les plus modestes mais ça va coûter forcément ça va coûter notamment aux classes moyennes à ceux qui sont juste un peu en dessus et qui ont parfois le sentiment de ne pas être entendus
d'abord vous résumez parfaitement la situation d'abord je dis il y a une partie de l'équation qui ne dépend pas de nous et donc on va se battre pour que les choses s'améliorent la deuxième chose je vous l'ai dit ça va durer troisième chose on va réévaluer on va vous protéger avec ce qui est aujourd'hui défini c'est le parlement le vote jusqu'à la fin d'année et de la même chose on va continuer de protéger sur les déplacements l'utilisation de l'essence ou du gazole de la même manière avec un mécanisme qui va s'adapter sans doute aller plus ou vers les gros rouleurs ou en tout cas s'adapter ce sera le fruit des discussions entre le gouvernement et le parlement ensuite moi je veux ici dire en toute transparence on va aller vers des mécanismes qui d'abord vont plus cibler les gens qui en ont le plus besoin ce qui ne veut pas forcément dire que les classes moyennes seront abandonnées pourquoi par exemple sur l'essence on va avec les employeurs faire en sorte que les gens qui pour leur travail ont besoin de beaucoup utiliser leur voiture soient mieux accompagnés en incitant les employeurs à mieux rembourser il y a déjà des instruments qui existent quand vous travaillez mais à améliorer les forfaits kilométriques à les aider à mieux prendre en charge
ça ce sont les entreprises qui vont décider
c'est les entreprises qui le décideront l'état employeur et les collectivités employeurs elles le feront mais on peut décider d'améliorer les dispositifs fiscaux qui l'accompagnent
il y a une solution pour répondre aussi à tous ces problèmes de pouvoir d'achat c'est les salaires vous avez bien compris
que c'était un départ
qui semblait inévitable
vous me si je puis dire je regarde juste l'heure vous me volez ma transition parce que qu'est-ce qu'on va devoir faire on va devoir progressivement je le dis très nettement cibler les choses ça n'est pas possible que l'état prenne la totalité des conséquences pour tout le monde ce qu'on fait aujourd'hui pour de fait donc on va ensuite cibler vers ceux qui en ont le plus besoin soit pour travailler soit parce qu'ils sont plus modestes que d'autres
le temps qu'il faudra le temps qu'il faudra et en fonction de l'évolution de la crise
d'accord mais on ne va pas laisser sur le bord de la route sans mauvais jeu de mots ou sans possibilité de se chauffer des ménages français mais ce seront des périodes qui seront difficiles on le sait bien simplement on sera mobilisés et solidaires à côté de cela on va surtout investir l'argent public pour aider les classes moyennes et les français les plus modestes à faire cette transition et c'est là où l'urgence doit nous conduire à aller beaucoup plus vite sur le climat et moi je veux qu'on utilise l'argent public pour accélérer ce qu'on doit faire pour rénover les logements pour changer de véhicule et aller vers des véhicules qui consomment moins et prendre en charge beaucoup plus et je vous le dis avec beaucoup de force un euro d'argent public est mieux utilisé à vous aider à acheter plus vite votre voiture hybride ou votre voiture électrique qu'à vous aider à dépenser de l'argent pour acheter de l'essence qui pollue et qu'en plus on va payer à d'autres parce qu'on ne la prenait pas
les primes ne remplacent pas les salaires les aides
on va progressivement les resserrer on va accélérer sur la transition énergétique pour aider et faire ces changements et on va la planifier sur les années qui viennent mais mettre beaucoup plus d'argent et il y a une chose que je veux dire j'ai demandé au gouvernement à ce que la fiscalité qu'on touche dans cette période sur le pétrole le gaz elle aille complètement financer l'accélération de cette transition énergétique et à côté de ça la meilleure réponse au pouvoir d'achat c'est le travail et les salaires et donc ça doit être au coeur de nos réformes et des avancées des prochains mois c'est une priorité
comment vous y incitez les entreprises
mais non il n'y a pas que les entreprises c'est nous tous et donc je veux dès cet été que nous puissions avancer sur la réforme du travail il n'y a pas de fatalité vous savez et je le dis avec l'expérience qui est la nôtre durant les 5 dernières années il y a 5 ans quand je disais on va amener le taux de chômage à 7% on disait d'accord promesse on l'a fait malgré la crise Covid malgré la crise des gilets jaunes malgré les difficultés
qu'est-ce que ça veut dire avancer sur la réforme du travail
ça veut dire que nous devons
avancer sur la réforme de l'assurance chômage
oui ça veut dire qu'aujourd'hui
aller plus loin
bien sûr on doit aller plus loin parce que le contexte
regardez la situation
dans laquelle nous sommes aujourd'hui il n'y a pas aujourd'hui un endroit en France où les gens ne vous disent pas j'ai besoin de travail je cherche des gens
6 entreprises sur 10
partout
10 qu'elles ont des problèmes de recrutement
il m'est arrivé parfois dans ce jardin de dire qu'il fallait traverser la rue pour parler des restaurants qui sont en face
vous l'avez regretté ?
c'est encore plus vrai pas du tout
parce que c'est une vérité
mais comment vous l'analysez ?
comment vous l'analysez ? c'est lié à quoi ?
dans le sens qu'il nous faut il nous faut une mobilisation là aussi de la nation mais il y a une démobilisation pour accélérer
non mais je comprends votre phrase
d'abord il y a deux choses nous sommes un pays qui pendant des décennies a connu le chômage de masse ça laisse des traces et moi le coeur de la bataille que je veux mener dans les prochaines années c'est le plein emploi parce que je pense que ça change la vie d'une nation ça change le rapport à l'éducation à la formation au travail ça change le moral des troupes si je puis dire dans un jour comme le nôtre donc ça c'est le premier chose la deuxième c'est que le Covid a beaucoup déstabilisé beaucoup de gens le rapport au travail et donc aujourd'hui nous devons nous remobiliser mais si on parle de pouvoir d'achat la priorité c'est de dire on doit réussir à produire et à ouvrir tout ce qui est ouvert je ne peux pas accepter non mais quand je me déplace j'ai aujourd'hui des restaurateurs qui me disent je ne pourrais pas ouvrir le week-end parce que je n'arrive pas à trouver de gens c'est des gens qui disent je dois fermer des chambres vous savez pourquoi
est-ce qu'ils ne trouvent pas c'est intéressant peut-être de s'arrêter sur ce sujet là il y a certaines personnes qui peut-être vous regardent aujourd'hui qui se disent non c'est vrai que ce ne sont plus des métiers que je veux faire parce que ce sont des métiers trop durs on commence trop tôt on termine trop tard et on est trop mal payé est-ce que vous entendez cela ?
Alors je vais vous dire s'ils peuvent trouver et aller vers un autre métier je l'entends très bien si derrière la réponse c'est je vais bénéficier de la solidarité nationale pour réfléchir à ma vie j'ai du mal à l'entendre parce que cette solidarité nationale c'est ceux qui bossent qui la paient et une nation c'est un tout organique et je le dis il n'y a pas de modèle social s'il n'y a pas du travail pour le financer et de la solidarité par les impôts on est le pays nous sommes le pays d'Europe avec le Danemark qui taxe le plus nous sommes un des modèles sociaux au monde les plus généreux c'est une force je veux la défendre et donc le coeur de la réponse si on veut le progrès social si on veut accélérer la transition énergétique c'est quoi ?
c'est le travail et donc il faut réussir
comment on se fait vers l'activité en les payant mieux en les formant mieux
j'y viens et donc il y a un ensemble de choses la première chose c'est qu'on doit mieux les accompagner c'est la réforme du RSA c'est la réforme de France Travail c'est qu'aussi bien souvent
vous additionne le RSA une reprise d'activité comme vous l'aviez suggéré pendant votre campagne ?
je n'ai pas dit reprise d'activité c'est que c'est un contrat un contrat chacun fait sa partie et souvent les pouvoirs publics n'ont pas fait leur partie et les bénéficiaires n'ont plus qu'est-ce que ça veut dire ?
ça veut dire que c'est pas simplement verser une prestation de le RSA on verse une prestation mais on doit accompagner les personnes qui sont RSA pour les remettre leur remettre le pied à l'étrier pour qu'ils aillent vers l'activité donc la collectivité publique à la nation elle doit de la formation de l'accompagnement pour aller vers des métiers où il y a des besoins et parfois c'est aussi des accompagnements pour retrouver des repères dans l'asile parce qu'il y a des gens qui sont obligatoires ça c'est ce que nous nous devons faire bien sûr c'est obligatoire et parfois on ne l'a pas assez fait
pour les gens qui touchent le RSA ils devront s'engager ?
mais bien sûr ils doivent s'engager ce qui était le cœur du RMI quand Michel Rocard l'a mis en place avec une majorité relative d'ailleurs à l'époque aussi en 1988 et donc il est important que c'est une question si on veut sortir du RSA personne ne veut rester au RSA donc il faut que la nation mette tous les moyens pour aider et que les personnes prennent leurs responsabilités pour participer donc ça c'est la première chose la deuxième c'est réussir à mieux travailler avec les régions les départements les communes nos élus locaux font un travail formidable pour lutter contre le chômage les solutions souvent elles sont dans des choses très concrètes pourquoi quelqu'un ne reprend pas un emploi ?
parfois c'est parce qu'il n'a pas le permis de conduire donc elle n'a pas le permis de conduire parfois c'est parce qu'il y a des difficultés pour se déplacer et d'autres fois c'est parce qu'il y a des problèmes de logement c'est des choses très concrètes qui ne sont pas que le travail mais qui viennent ensuite sur le reste à vivre ça il faut qu'on améliore nos réponses et c'est ça France Travail c'est une réponse complète troisième chose la formation et la qualification et au coeur de ce quinquennat il va y avoir une série de réformes la réforme du lycée professionnel à laquelle je tiens beaucoup qui va permettre de payer en stage nos lycéens professionnels mais qui va permettre d'avoir aussi plus de liens avec les entreprises et des filières qui permettent d'être débouchées renforcées comme on l'a fait le quinquennat passé l'apprentissage on a plus que doublé l'apprentissage dans notre pays ces cinq dernières années on a réussi quelque chose sur lequel on était bloqué depuis des décennies on a aujourd'hui plus de 730 000 apprentis je veux qu'on passe le cap du million c'est à dire réussir à ce que nos jeunes aillent plus vite vers le marché du travail et mieux et il y a la formation continue tout au long de la vie parce que beaucoup de gens sont aujourd'hui au chômage parce qu'ils n'ont pas une formation qui correspond aux besoins de la nation et donc vous voyez l'éducation nationale l'enseignement supérieur la formation tout au long de la vie on va aussi les mobiliser pour aller vers le travail et puis il y a le travail des seniors qu'on doit améliorer par la formation aussi pour permettre de travailler tout au long de la vie et de dire que quelqu'un qui a plus de 50 ans quelqu'un qui a une utilité une place qui a une image
qui a une consultation qui a une mise en place dans la maison ou qui a une image une situation qui a une mise en place une mise en place une image ance дée
Emmanuel Macron