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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 12 janvier 2024 5 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Gouvernement Attal : des choix dictés par la com ? - L’Édito - C à vous - 12/01/2024

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Gabriel Attal a dit vouloir de l'action, mais on a eu de la com, de la com et de la com.

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Une ministre qui arrive au Conseil des ministres en métro, c'est une image inhabituelle ?

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Le Conseil des ministres ne compte que 14 membres, est-ce un choix symbolique ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Les nominations sont-elles dictées par la popularité dans les sondages ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Quels sont les autres ministres dominants de cette nouvelle équipe ?

  • 3:06RelanceRéponse partielle

    Amélie Oudéa-Castera hérite d'un grand ministère, les syndicats craignent un ministre à mi-temps.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04PrésentateurFait
    « Gabriel Attal qui a dit hier soir sur TF1 qu'il voulait de l'action, de l'action et de l'action. »
  • 1:32PrésentateurChiffre
    « Un carton chez les plus modestes, 65% de popularité chez les sans diplôme. »
  • 2:24PrésentateurFait
    « Les pleureuses, ainsi parlait le chef de l'État, n'ont pas survécu à leur refus de la loi immigration. »
  • 3:16InvitéFait
    « Oui, là, je crois que c'est un mauvais procès. »
  • 3:46Locuteur non identifiéFait
    « Pourquoi veut dire en France ? Tout simplement parce qu'en Europe, c'est the place to be, et que nous avons réussi, avec le président de la République, à transformer radicalement l'économie française en 7 ans, et que nous allons continuer, croyez-moi, avec encore plus d'énergie. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Présentateur 26 %
  • Locuteur non identifié6 %
  • Invité5 %

6,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Gabriel Attal qui a dit hier soir sur TF1 qu'il voulait de l'action, de l'action et de l'action. Et pour l'instant, on a eu de la com, de la com et de la com. Ah tiens, qui voilà ce matin entre deux correspondances ?

0:11
Invité

Marie Lebec, ministre des Relations entre le gouvernement et le Parlement. Bonjour Marie Lebec et merci d'être en direct avec nous ce matin sur BFM TV. Bonjour. Une ministre qui arrive au Conseil des ministres en métro, c'est une image qu'on n'a pas l'habitude de voir.

0:26
Présentateur

Non, on n'a pas l'habitude, m'a répondu la ministre, mais ce n'est pas inhabituel. C'est comme ça que je me déplace, mais gros coup de chance quand même de tomber dans le métro sur une équipe de BFM TV. En plus, quand on a un micro à la main. Autre image inhabituelle de la matinée, on vient de la voir, ce Conseil des ministres, qui n'en compte que 14 façon réunion de collaborateurs autour de la petite table du petit salon contigu au bureau du président au premier étage de l'Elysée, histoire de montrer une équipe collé-serré, plus compacte et qui se serre les coudes. Effectivement, je ne sais pas si on aurait pu y loger un quinzième. La com aussi pour le choix des nominations.

Alors disons le souci de l'opinion, la boussole des fondages et une visée électorale dans la perspective des européennes de juin. Prenez le dernier tableau de bord des personnalités IFOP pour Paris Match. Il date de la mi-décembre, mais quelle surprise ! Aux premières places, numéro 2, Gabrielle Attal, 51% de bonnes opinions, seul membre de l'exécutif à ne pas perdre en popularité. Numéro 4, Rachida Dati, première femme de ce classement, 46%, en dynamique elle aussi, et qui fait un carton. J'ai regardé les petites lignes dans les détails du sondage. Un carton chez les plus modestes, 65% de popularité chez les sans diplôme.

Aucune autre personnalité ne fait aussi bien, c'est mieux que Marine Le Pen. Dans les milieux de la culture, en revanche, se veut bien faire le pari inverse, on en reparlera. Et voici donc les deux personnages, Attal, Dati, qui ont écrasé l'actualité au premier plan de cette grande manœuvre politique. D'autres très dominants de cette nouvelle équipe ? Un point commun, celui qui réunit Rachida Dati, Gérald Darmanin et Catherine Vautrin, la nouvelle ministre du Travail et de la Santé. Ils ont été tous les trois porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2007, en 2014 et 2016. Et tous trois ont gardé d'ailleurs de bonnes relations avec l'ancien président. C'est ce qu'on peut appeler une ombre portée.

Et à l'inverse, presque toute l'aile gauche macroniste a été éparpillée face au puzzle. Les pleureuses, ainsi parlait le chef de l'État, n'ont pas survécu à leur refus de la loi immigration. Autre caractéristique de ce gouvernement, une parité affaiblie. Il y avait bien sept femmes pour sept hommes autour de la table ce matin. Mais depuis le départ de Catherine Colonna des Affaires étrangères et bien sûr celui d'Elisabeth Borne de Matignon, plus aucune n'occupe de ministères régalien, ce qui n'est pas arrivé depuis le gouvernement Cazeneuve de 2016. Et ce que Catherine Colonna a rappelé ce matin en quittant le Quai d'Orsay.

Vous-même, Rohre Berger, avez été rétrogradé des solidarités à l'égalité femmes-hommes. Au moment, on l'a dit, où la critique de Gérard Depardieu, honte à la France, provoque le renvoi d'une de vos collègues, Rima Abdulmalak, étant dit qu'une autre ministre importante disparaît de l'affiche, Agnès Pagny-Runacher à la transition énergétique. Elle devrait rebondir à la santé sous l'autorité de Catherine Vautrin. Il y a aussi Amélie Oudéa-Castera qui hérite d'un grand ministère, peut-être même trop grand. Les syndicats d'enseignants craignent d'avoir une ministre à mi-temps. Oui, là, je crois que c'est un mauvais procès.

Ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, c'était exactement les attributions de Jean-Michel Blanquer. Certes, sans les Jeux Olympiques dans l'année, mais avec des enjeux d'organisation et de sécurité qui ne sont pas l'apanage d'un seul ministre. Un ministre important a réussi à étendre son périmètre. Oui, c'est le loyen de la présidence Macron, Bruno Le Maire, à l'économie depuis 6 ans et demi, et qui a eu cette petite phrase hier, avant même que la liste du gouvernement ne soit officialisée.

3:46
Locuteur non identifié

Pourquoi veut dire en France ? Tout simplement parce qu'en Europe, c'est the place to be, et que nous avons réussi, avec le président de la République, à transformer radicalement l'économie française en 7 ans, et que nous allons continuer, croyez-moi, avec encore plus d'énergie.

4:02
Présentateur

Encore plus d'énergie, ce n'était donc pas un hasard. Bruno Le Maire à Bercy a effectivement avalé le ministère de la Transition énergétique. Ça faisait plus de 15 ans, depuis le Grenelle de l'Environnement, que l'énergie avait rejoint l'écologie au gouvernement. Alors c'est un bouleversement, c'est un changement de logique et de pratique, qui inquiète d'ailleurs les associations environnementales, parce que la marche vers l'écologie passe obligatoirement par une politique énergétique.

Et en termes d'incarnation, on sait qui a géré la crise énergétique, qui a fait passer les lois d'accélération du nucléaire et des renouvelables, qui avait arraché un accord européen sur le prix de l'électricité et pris une part active à la COP28 de Dubaï. C'était Agnès Pannier-Runacher, mais pour la suite, on ne sait pas qui va négocier avec l'Europe, représenter la France à la prochaine COP, Bruno Le Maire ou Christophe Béchut. Ça, ce n'est pas anecdotique, ce n'est pas que de l'apparence.