Hidalgo, Montchalin, Lassalle, Arthaud, Dupont-Aignan et Bertrand dans la deuxième spéciale présidentielle
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Bonjour, bonjour et bienvenue dans Question politique, le rendez-vous politique du dimanche de France Inter à la radio, de France Info à la télévision et en partenariat avec le journal Le Monde J-14. Dans deux semaines, le premier tour de la présidentielle et comme la semaine dernière, Question politique se met en mode émission spéciale. Après six candidats où leur soutien dimanche dernier place à six nouveaux candidats où leur soutien aujourd'hui, ils se succéderont à notre micro selon la stricte règle de l'équité.
Et aujourd'hui avec nous et dans l'ordre, Xavier Bertrand pour Valérie Pécresse, Amélie de Manchalin pour Emmanuel Macron, puis les candidats Nicolas Dupont-Aignan, Anne Hidalgo, Jean Lassalle et Nathalie Arthaud. Question politique, Thomas Mégaroc sur France Inter. Et pour poser les questions à ces candidats ou à leur soutien, je suis en compagnie de Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour à tous, bonjour Xavier Bertrand. Et Françoise Fressos du journal Le Monde.
Bonjour à tous, bonjour Xavier Bertrand.
Et notre premier invité, en effet, il est là, il est déjà en place. Bonjour Xavier Bertrand. Bonjour. Vous êtes président de la région Haut de France, conseiller au territoire et au travail de la candidate LR Valérie Pécresse. Traditionnellement, parce que les traditions vont vite ici, au bout d'une semaine il y a déjà des traditions. Première question, quel est votre souvenir le plus marquant de la campagne qui s'achèvera bientôt déjà ?
Le souvenir le plus marquant, c'est certainement l'invasion de l'Ukraine par Poutine. Parce qu'on pense à ce moment-là que la présidentielle, ça va être à la fois un référendum pour ou contre la guerre. On a le sentiment que la campagne est terminée. Et puis c'est surtout le retour du tragique, de la guerre sur le continent européen. Et puis les Français font bien la part des choses. Ils comprennent que cette présidentielle, ça ne sera pas le référendum pour ou contre la guerre. Mais qui dirigera le pays dans les 5 ans qui viennent ?
Un souvenir de votre campagne à vous ? De meetings, de rencontres ? Quelque chose de frappant ?
Les meetings et après les meetings, quand les gens viennent vous voir, et quand j'explique que dans le projet de Valérie Pécresse, ça sera le rendez-vous, le quinquennat des classes moyennes, les gens me disent, il est temps. Il est temps qu'on pense à nous les classes moyennes. Et ça c'est un témoignage très poignant. C'était dans le Pas-de-Calais, à la fin d'une réunion publique, je parle de la scolarisation des enfants handicapés. Je parle des AESH, de ces postes qui sont en nombre suffisant, avec des personnels qui ne sont pas assez payés. Un monsieur vient me dire, ma fille elle a 37 ans, elle gagne 700 euros par mois, et c'est nous qui devons l'aider.
Et on a le sentiment qu'elle fait vraiment quelque chose d'utile dans la société, elle n'est pas assez payée. C'est pour ça qu'il y a, dans l'idée d'une troisième grande loi de handicap, après les deux de Chirac, 1976 et 2005, Valérie veut vraiment porter une nouvelle grande loi sur le handicap. Et j'explique dans les réunions que là, ce n'est pas une question d'assistala, c'est une question de justice et de solidarité.
Nathalie Sacré. C'est-à-dire que vous attendiez à ce que ce soit si dur. En clair, on voit aujourd'hui Valérie Pécresse en quatrième voire cinquième position dans les sondages. Les sondages ne veulent pas tout dire, il reste 15 jours. C'est un problème de ligne, de choix, pas pouvoir d'achat mais immigration, ou de la tentation d'essayer de faire le lien entre la ligne Vauquie-Cioti et la ligne du centre ?
Non, je savais que ce serait dur. Je savais que ce serait difficile parce qu'on est à une époque aussi où les Français font de moins en moins confiance à la politique. Et ils pensent que les politiques peuvent plus changer leur vie. Puis ils ont le sentiment parfois que c'est blanc.
Mais c'est valable pour tout le monde ça.
Oui, oui, non mais justement, pourquoi ce serait...
Mais pourquoi vous, vous faites les frais plus ?
Pourquoi ce serait dur ? Parce qu'aujourd'hui, ceux qui veulent tourner la page Macron, pensent que ça passera par les extrêmes. Et donc c'est aussi pour ça que c'est compliqué pour nous. Écoutez, on ne va pas se raconter d'histoire. Vous parliez des sondages. Vous nous dites quatrième ou cinquième position. On aurait voté dimanche dernier ou ce dimanche-là. Je pense qu'on n'est pas au second tour de l'élection présidentielle. Dieu merci, c'est dans 15 jours. Et c'est dans ces 15 jours où on doit montrer aux Français que s'ils veulent tourner la page d'Emmanuel Macron, c'est avec Valérie Pécresse que ce choix peut se faire.
Ces 15 jours, et je pense même que ça va être quasiment dans les 8-10 derniers jours, pas plus, parce que c'est une campagne terrible quand même. Il n'y a pas de débat, il n'y a pas de confrontation d'idées, il n'y a pas de confrontation de projet de société. Et là, M. Macron porte une très lourde responsabilité à ce niveau-là. Mais nous, pour l'instant, on n'a pas encore réussi à montrer, à marquer, que c'est Macron ou Pécresse, Pécresse ou Macron. C'est l'enjeu de ces derniers jours de campagne.
Alors, est-ce qu'il y a une mesure ou une thématique à mettre en avant, en particulier, pour réussir ce que vous dites, c'est-à-dire montrer que la différence, elle est du côté de Valérie Pécresse ?
Pour tout changer en 14 jours. Quelle est la principale préoccupation des Français ? Le pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat. Or, c'est elle qui, sans raconter d'histoire, sans raconter de balivernes, sera la candidate qui, par le travail, son projet pour le travail, va permettre d'améliorer le niveau de vie des Français, c'est pas seulement le pouvoir d'achat, c'est-à-dire que, très concrètement, dès cet été, la baisse des cotisations retraites, qui seront compensées par l'État, qui gardera les mêmes droits à retraite, vous savez même qu'elle veut améliorer les droits à retraite des petits retraités et des pensions de reversion.
Dès l'été, 3% de baisse de cotisation, c'est-à-dire qu'un salarié à 1 400 euros net par mois, il aura 500 euros net de plus par an. C'est du concret. Le rachat des jours RTT. Vous avez des jours RTT parce que vous avez travaillé. Ils sont à vous. Vous décidez de les prendre, c'est votre droit. Vous décidez de vous les faire payer. Vous avez, je ne sais pas, des projets pour réaménager votre maison, changer votre voiture, un autre projet personnel. Cette liberté de choix, c'est Valérie Pécresse qui porte cette idée très concrète.
Donc, vous le voyez, sans m'étendre sur tout le projet, je pense qu'on n'aura pas le temps, ce sont des mesures très concrètes qui montrent que, par le travail, on fait face aux difficultés, clairement, du coût de la vie.
Et comment vous expliquez qu'on ne le perçoive pas plus, que c'est le pouvoir d'achat ? C'était votre thèse à vous, quand vous étiez pendant la primaire, que ça se jouerait là-dessus. Et là, on a eu la tête un peu brouillée entre, je vous dis, l'immigration, la sécurité. Et en plus, le rétro-pédalage léger qu'elle a fait entre l'annonce des 10% et puis le fait que ça serait 3 d'abord et que ça serait après négociation sur le quinquennat.
Si je n'y trouvais pas mon compte, je ne serais pas impliqué comme je le suis dans cette campagne. Parce qu'on fait campagne, vous savez, c'est vrai que je voulais être candidat, je voulais solliciter la confiance des Français. Mais si je m'engage comme ça, c'est parce que je pense, un, qu'il faut changer de président et que c'est Valéry qui porte ces idées-là aujourd'hui. Et là, vous avez raison, c'est qu'il n'y a pas une seule mesure. Il n'y a pas une seule mesure. C'est un ensemble. Il y a l'autorité, la sécurité, mais qui est le rétablissement de la sécurité, le préalable à tout. Mais le projet de société, une présidentielle, c'est pour retrouver de l'espoir.
Et retrouver de l'espoir, c'est par le travail. Et puis, il y a autre chose. Vous l'avez dit tout à l'heure, je suis aussi conseiller spécial chargé des territoires. C'est un changement de gouvernance complet dans notre pays. Aujourd'hui, Paris s'occupe de tout. Paris s'occupe de tout. Je ne suis pas dans un match Paris-Province, ça serait stupide. Mais l'État régalien doit faire moins de choses, mais mieux. Sécurité, justice, politique migratoire, lutte contre le terrorisme, contre l'islamisme. Préparer l'avenir, mais pour le reste, qu'on fasse confiance dans les territoires. C'est la candidate qui garantit cela. Surtout qu'en plus, on a compris que M.
Macron ne l'avait pas dit bien fort, mais qu'il entend dans le prochain quinquennat faire une nouvelle purge, comme il l'a fait par le passé, de 10 milliards d'euros sur l'ensemble des collectivités locales. Ce qui veut dire que des actions qui sont aujourd'hui gérées par les collectivités locales, mairies, les départements, les régions, ne pourront plus se faire dans les années qui viennent. Il a été peu loquace là-dessus. Mais c'est la stricte vérité. Mais vous savez, il y a beaucoup de choses qui ne le disent pas. Est-ce que vous comprenez pourquoi le gouvernement de M.
Macron n'a pas transmis à la Commission européenne les prévisions budgétaires des années à venir alors que ça devait être fait maintenant ? Et ils ont dit, on fera après les élections. Parce qu'ils ont quelque chose à cacher. Soit sur la baisse des dépenses, soit sur l'augmentation des impôts. Et c'est pour ça que M. Macron refuse la confrontation, le débat. Non seulement il ne veut pas s'exprimer sur son bilan, qui est terrible, mais surtout il ne veut pas dire la vérité. Une élection présidentielle, c'est un rendez-vous de vérité. Mais visiblement, il a quelque chose à cacher.
C'est aussi un rendez-vous d'incarnation. Est-ce que vous pensez que Valérie Pécresse a un problème à ce niveau-là ?
Si je n'y croyais pas autant, je ne serais pas chez vous un dimanche plutôt qu'être en famille. Je ne serais pas encore dans toute la semaine, comme le font aussi les autres acteurs de cette campagne, présents dans les réunions publiques, présents sur le terrain. J'y crois forcément. Puis vous savez, la question, pour être plus explicite, c'est faire président, c'est ça ? Incarner la fonction. Vous faites président à 20h le soir du deuxième tour. C'est à partir de ce moment-là où les Français vous regardent différemment. Oui, bien sûr, mais vous me dites, tout le monde dit, oui, M. Macron, aujourd'hui, il a la structure. Ben oui, il est président depuis 5 ans.
Mais il n'y a pas seulement, quand vous êtes président, gérer les crises. Il faut aussi gérer le quotidien des Français. Il faut aussi ressentir ce que vivent les Français. Il faut aussi les comprendre. Et ça, ce n'est pas sa marque de fabrique. François Strasseuse.
Tout ce que vous évoquez, c'est au fond un désintérêt des Français pour cette campagne-là et une gravité des enjeux. Qu'est-ce que vous pensez de la proposition de Jean-Louis Borloo qui dit qu'il faudrait un Conseil national de la République, autrement dit une coalition des forces pour remonter les enjeux ? Est-ce que vous pensez qu'on est à cet instant-là de la vie politique ?
Non, ce que propose Jean-Louis Borloo, c'est un peu autre chose. C'est pour prendre vraiment de la hauteur par rapport à la politique, par rapport aux grands enjeux qui sont ceux du pays. Et puis après, il y a ceux qui sont déjà dans les stratagèmes. Donc moi, je me place autrement, si vous me permettez. Quelles sont les solutions aux problèmes des Français ? Et les principaux défis, on les a devant nous, je vous l'ai dit, c'est la question de l'autorité, c'est la question du pouvoir d'achat, du niveau de vie des Français et une nouvelle forme de gouvernance. Et là, je suis intimement convaincu que c'est Valérie qui a justement ce projet. Et puis, il n'y a pas que cela.
Il faut aussi une équipe pour pouvoir le faire. Et plutôt que de chercher les stratagèmes, coalitions ou autres, non, c'est la seule qui a à la fois des gens expérimentés, qui ont eu des fonctions gouvernementales, qui sont dans les collectivités locales et qui savent faire.
Et qui ne sont pas d'accord entre eux, sur la ligne éventuellement. Et dont certains sont partis
chez Macron. Attendez, de celles et ceux qui sont autour de Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti, Philippe Juvin, Annie Gennevard, vous voulez que je continue la liste ? Je n'ai aucun problème. Vous ne savez pas
Zemmour au deuxième tour si vous êtes présent. Vous savez pourquoi
je peux livrer cette liste ? C'est parce qu'aujourd'hui, quand je m'exprime là devant vous, ceux qui nous écoutent peuvent se dire « Oui d'accord, mais pourquoi Pécresse le ferait ? » Parce que la droite aujourd'hui, la droite républicaine, le centre, c'est nous qui gérons le plus de communes, le plus de départements, un peu plus de la moitié des régions alors qu'auparavant, et si on n'était vraiment pas bon, et si on ne tenait pas nos engagements, on aurait été dégagé. Or c'est nous qui aujourd'hui l'incarnons dans les territoires. C'est ce que l'on veut faire au niveau national.
Est-ce que ce n'est pas ça le pari en fond qui ne marche pas ? C'est d'essayer de projeter le régional ou le local sur le national ? Est-ce que ce ne sont pas deux jobs différents ?
Ce sont deux choses différentes. Ce que je vous dis en parlant du local, c'est parce que l'on fait. Valérie Pécresse, elle a dans son ADN l'idée de l'obligation de résultat de fer. Si elle ne l'avait pas fait, jamais je n'aurais été réélu dans la région des hauts trans. Avec quand même des abstentions très faites. Mais ça, c'est deux choses différentes. Mais une chose est certaine, l'abstention, c'est parce que beaucoup de nos concitoyens se disent est-ce que les politiques peuvent régler nos problèmes ? Oui. Et le projet de Valérie
pourra le faire. Il nous reste deux petites minutes règles de l'équité. L'ARCOM nous écoute. Une question de Nathalie Saint-Denis.
On a assisté en Corse à l'occasion de l'enterrement d'Ivan Colonna et la veille à des drapeaux en berne et certains termes qui ont été utilisés faisant laisser en prendre l'impression qu'Ivan Colonna était le nouveau héros des Corses qu'elles certains même comme Gérald Darmanin l'ont mis en perspective avec Samuel Paty. Qu'est-ce que vous avez pensé de l'attitude de l'État, des mots du président qui a dit que c'était inapproprié et que c'était une faute ? Est-ce que vous trouvez qu'on est allé trop vite par peur du problème en Corse pour aller vers... pour leur donner droit ?
Le fiasco de la méthode Macron qui montre une chose en Corse. En 2018, il refusait tout pas vers l'autonomie. Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est l'autonomie. Pas une pseudo-indépendance. C'est-à-dire dans la République française.
Comme il en existe dans d'autres...
Et là, il est prêt à tout changer, à tout lâcher. Ça montre une chose, c'est qu'il tient à rien. Il n'a pas de conviction. Et le fait de céder par rapport à la violence qu'il y a eu, très clairement, c'est pas possible, c'est pas pensable. On a vu d'une certaine façon la même chose en Guadeloupe. Attendez, comment Valérie Pécresse aurait réglé la... géré la crise en Corse ? Elle s'est exprimée là-dessus. Mais comment ? Qu'est-ce qu'elle aurait fait ? Elle s'est exprimée là-dessus. C'est-à-dire que très clairement, il fallait faire confiance aussi aux élus locaux. C'est le sens de la République des Territoires.
Vous savez, il y a des élus locaux, il y a aussi un président, il y a aussi un président, M. Siméoni, qui depuis des années et des années tend la main. Il fallait aussi être capable d'engager le dialogue. C'est ce que nous avons voulu faire. Mais une chose est certaine, c'est que tout ce qui se fera, se fera, à mon sens, dans la République française. Vous savez que j'aime la Corse, je les connais. Mais une chose est certaine, on ne peut pas non plus oublier ce qui s'est passé voilà quelques années avec l'assassinat du préfet Rignac.
Et vous avez été heurté en voyant ces images ? Oui, bien sûr. Vous avez l'impression que c'est qu'une partie des Corses ?
Non, c'est une partie, mais une chose est certaine, c'est que pour le reste, on le voit bien, on ne peut pas oublier que c'était en Corse, au moment de l'assassinat du préfet Rignac, qu'il y a eu la plus grande manifestation en Corse depuis des années, des années, des années. Et les Corses le savent aussi. Dernière question,
une question courte, réponse courte, je l'espère, de quelle autre candidate qu'elle-même considérez-vous Valérie Pécresse la plus proche parmi l'ensemble des candidats à la présidentielle ? De Valérie Pécresse. Je sais que vous allez répondre ça. Merci. Merci beaucoup, Xavier Bertrand, d'être passé par notre micro. Et donc bon dimanche. Merci à vous. À vous. Merci beaucoup. Et on va accueillir le nouveau candidat, la nouvelle candidate, en fait, soutien d'un candidat, c'est Amélie de Montchalin qui vient ici représenter Emmanuel Macron. C'est sportif aujourd'hui. Bonjour Amélie de Montchalin. Bonjour.
Vous êtes ministre de la Transformation et de la Fonction Publique et LREM, La République En Marche. Vous venez donc ici représenter Emmanuel Macron qui n'a pas souhaité répondre directement à nos questions. On espère, femme, qu'il viendra un jour à ce micro. Première question ?
Il est en ce moment sur une autre chaîne du service public
sur France 3. Et en effet, on espère qu'il viendra tout de même un jour ici aussi répondre à nos questions. On demande aux candidats et elle en soutient traditionnellement une image forte de la campagne, une rencontre marquante. Est-ce que cette question elle vaut aussi pour vous ?
Alors je crois que le moment pour moi le plus marquant de cette campagne c'est le début de la guerre en Ukraine parce que c'est un événement on le voit qui par sa gravité au fond écrase tout et qui montre à quel point cette élection présidentielle elle nous rappelle que c'est bien la rencontre d'un homme et d'une femme avec le peuple français sur le destin de la France sur le destin de la France dans le monde et en Europe et surtout ça rappelle une chose qui pendant beaucoup d'autres élections avait été mis un peu de côté comme si c'était anecdotique c'est que le président de la République en France il est d'abord le chef des armées il est la voix et le visage de la France D'abord ?
C'est son rôle constitutionnel
D'abord le chef des armées ?
Il est le chef des armées il est la voix internationale en France et dans le monde en Europe de cette France qui est la nôtre et donc ça donne une gravité une exigence particulière ça donne aussi une plus grande responsabilité et ça rappelle aux français que le débat présidentiel il concerne évidemment la vie quotidienne mais il concerne aussi la place de notre pays dans le monde
En même temps cette entrée en guerre de la Russie qui a tenté d'envahir l'Ukraine marque aussi pour beaucoup le début d'une campagne qui n'est pas une campagne électorale
Je pense que là-dessus il faut qu'on soit extrêmement clair nul ne pense que le président a autre chose à faire que de prendre toutes ses responsabilités imaginez ce que ce serait à l'inverse s'il expédiait les affaires courantes s'il n'était pas pleinement investi dans les sommets dans les débats internationaux et donc il l'a dit il est président autant qu'il doit l'être et il est candidat autant qu'il peut l'être après il a fait des propositions il a mis dans le débat public un certain nombre d'idées vous avez vous médias indépendants et libres évidemment un rôle majeur pour que toutes les idées de chacun soient présentées et nous majorité présidentielle que ce soit ici dans les médias que ce soit sur le terrain dans les réunions publiques nous échangeons avec les français nous répondons aux questions mais le débat politique l'élection présidentielle c'est quoi ?
c'est des hommes et des femmes qui présentent un projet c'est un débat public qui s'organise et c'est après le premier tour un débat entre ceux qui passent le premier tour et vous le voyez nous sommes présents nous sommes là mais nous sommes en responsabilité je le dis aux français je le dis aux marcheurs je le dis à tout le monde le président est là où il doit être en train de protéger les français en train de s'engager
pour notre pays on le comprenait au début de la guerre en Ukraine là on le comprend quand même mieux moins bien parce qu'on voit un président qui est pleinement président un candidat qui a du mal à être sur le terrain et la présidentielle c'est quand même la rencontre d'un homme et d'un peuple donc vous pouvez être son équipe et essayer de développer son projet tant que lui n'est pas dans la campagne on a l'impression qu'il y a quand même un vide et non seulement un vide mais presque un refus de débattre comment vous compterez
cette difficulté ?
première chose on ne peut pas dire parce que ça ferait un mois que la guerre a commencé que la guerre est terminée la moitié des enfants ukrainiens ont été déplacés on a la crise alimentaire potentiellement la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale qui arrive on a actuellement une opération avec les turcs les grecs et les français qui organisent une évacuation à Mariupol donc c'est nécessaire et d'ailleurs la France a la présidence du conseil de l'Union Européenne dans les derniers jours le président était à l'OTAN il était au G7 il était avec le conseil européen mais ça n'empêche pas évidemment que comme tous les autres candidats il a présenté un projet longuement il a mis dans le débat ce temps d'idée sur lequel j'espère qu'on va pouvoir revenir il a fait du pouvoir d'achat la clé de son projet pouvoir d'achat qui est la priorité numéro une des français pas depuis aujourd'hui c'est la priorité parce que pendant la crise sanitaire ça a été un énorme enjeu le quoi qu'il en coûte ça a été une mesure très forte de protection
on va revenir sur le détail du programme et parce que quand il est mais Amélie Monchalin juste s'il n'y avait pas eu la guerre en Ukraine est-ce que la campagne d'Emmanuel Macron aurait été différente et de quelle nature aurait-elle été ?
mais la vie des français aurait été différente la vie des européens aurait été différente évidemment d'ailleurs que le débat mais pas que le débat la réalité des français dans les mois et les années qui viennent aurait été différente nous vivons aujourd'hui le retour du tragique c'est pas juste une parenthèse c'est pas quelque chose même si demain et je le souhaite de tout mon coeur et le président de la république et évidemment je crois que tous les français le souhaitent même si demain les hostilités s'arrêtaient les conséquences de ce qui s'est passé depuis maintenant un mois sont majeures et déterminantes pour des années et donc on peut pas dire c'est pas juste le président ou le candidat qui aurait été différent c'est même le débat public dans son ensemble qui aurait été différent les français ne regarderaient pas les enjeux de la transition écologique les enjeux évidemment économiques les enjeux industriels de la même manière si cette guerre n'avait pas eu lieu évidemment
mais si on vous propose la question c'est que dans dans les rangs de l'AREM la république en marche il y a aussi des inquiétudes il y a des gens qui considèrent un que sa cote s'effrite pas beaucoup mais sûrement moins 0,5 moins 0,5 tous les jours que deuxièmement le fameux programme dont vous avez parlé était quelque chose de tellement vaste qu'on n'a pas exactement compris quelles étaient les lignes saillantes et alors je m'a questionné puisque c'est vous qui le représentez puisqu'il a la tête à la guerre ce qu'on peut comprendre c'est quoi les lignes forces de ce programme c'est on est en disruption comme il aimait à le dire on est dans la continuité on est à droite plus avec des choses comme le RSA les retraites c'est quoi le positionnement
le candidat Emmanuel Macron aujourd'hui propose aux français un projet qui tient sur deux jambes la première jambe c'est l'unité il veut continuer d'être le président de tous les français pas d'un président d'un peuple de droite comme certains pas d'un peuple de gauche pas de ceux qui ont voté pour lui pas le président des urbains contre les ruraux des plus aisés contre les modèles et de tous les français il n'y en a pas beaucoup qui disent qu'ils veulent pas être les présidents de tous les français mais si vous écoutez les extrêmes si vous écoutez Madame Pécresse Madame Pécresse elle est là pour la droite qui est de retour Monsieur Mélenchon est là parce qu'il va être le président du peuple de gauche les extrêmes veulent diviser les français donc la première chose c'est que ce projet est un projet d'unité mais c'est pas deuxième jambe un projet mou c'est un projet d'ambition c'est à dire que nous cherchons non pas le consensus mou non pas l'immobilisme non pas le conservatisme nous cherchons à transformer en profondeur des enjeux qui sont majeurs pour tous les français je pense à l'école je pense à la santé je pense aux services publics et derrière tout ça avec une vision le travail comme moteur d'une société qui garantit le pouvoir d'achat qui garantit l'émancipation qui garantit à chacun sa place et donc ce projet qui est à la fois un projet d'unité et d'ambition la manière d'y arriver et c'est en ça que le président de la république et le candidat Emmanuel Macron est toujours différent je crois du reste de la classe politique c'est qu'il est un homme libre libre des visions partisanes des synthèses politiques Valérie Pécresse vous aviez son représentant juste avant pourquoi à mes yeux il est difficile pour elle de le convaincre parce qu'elle est prisonnière esclave d'une synthèse politicienne d'un parti qui fait qu'elle est en train aujourd'hui de défendre ce qu'elle dénonçait il y a quelques années le président il est libre donc il est libre de présenter un projet qui correspond à la vie des français il est libre de mettre sur la table des sujets qui sont des sujets qui font débat mais qui font débat pour des bonnes raisons pas parce qu'il joue de la tactique il n'est pas en train de se positionner par rapport à des courants il n'a pas une majorité de frondeurs devant lui et il faudrait qu'il envoie des signaux aux uns et aux autres et cette liberté c'est le gage d'une chose c'est que nous pouvons continuer le dépassement politique en 2017 il a réuni des hommes et des femmes comme Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire aujourd'hui vous avez un Eric Wörth un François Rebsamen un Jean-Pierre Chevènement un Jean-Pierre Afarin pourquoi ces hommes et ces femmes viennent ?
pas parce qu'on les débauche pas parce qu'on fait des pactes pas parce qu'il y a des deals dans les sables obscurs ils viennent parce qu'ils pensent eux aussi librement que ce projet est le bon pour la France et ça c'est notre projet c'est de continuer vous regardez sur des sujets très concrets quand nous parlons de l'intéressement de la participation du dividende salarié est-ce que c'est de droite ou est-ce que c'est de gauche ? je n'en sais rien et le président n'en sait rien c'est un bon message si vous me citez cet exemple
c'est bien sur le RSA par exemple et Dieu sait s'il a fallu qu'il y ait des précisions qui soient portées par un certain nombre de ministres après l'intervention d'Emmanuel Macron ça veut dire quoi ? ça veut dire globalement que le sentiment est qu'il y a des gens qui touchent des prestations et qui se fatiguent pas beaucoup pour chercher du travail
et de la même manière puisque vous évoquiez tel ou tel sujet le salaire des enseignants aussi a fait beaucoup discuter avec l'idée qu'il y a derrière c'est que l'épreuve pourrait être payée plus doivent en faire plus ce qui a été mal perçu par la communauté des enseignants je vais revenir sur ces deux points
mais par la majorité des français RSA nous avons au bout de 7 ans seulement un tiers des personnes qui bénéficient du RSA qui ont trouvé un emploi le problème depuis d'ailleurs le RMI de l'époque des années 88 de Rocard c'est que ce soit pas une aide sociale c'est que ça doit être un chemin vers l'emploi vers l'insertion ce n'est plus le cas aujourd'hui et donc ce que le candidat dit c'est qu'on peut se satisfaire d'un système qui ne fonctionne pas c'est pas notre cas on peut se dire que le but c'est que le RSA ne soit pas une trappe ne soit pas une impasse nous voulons et je crois que c'est un vrai projet social personne par personne avec un accompagnement vraiment individuel d'abord regardez quels sont les freins garde d'enfant permis de conduire soins parfois psychologiques ou médicaux faire cet accompagnement là et ensuite permettre par des immersions par des stages par de la formation à ce que chacun puisse aussi trouver sa place dans un monde où la première valeur qu'on met en avant c'est le travail obligatoire et ce sera obligatoire d'être en immersion d'être en stage d'être en formation à partir du moment où on le peut et il y a des personnes qui aujourd'hui pour plein de freins que je viens de vous citer c'est aussi pour ça que dans le projet du candidat il y a le fait que nous voulons offrir une solution de garde d'enfant à l'ensemble des familles parce qu'aujourd'hui le système est quand même bizarre on vous donne de l'argent mais il n'y a pas de place vous parlez des enseignants deuxième sujet je suis la ministre des agents publics là je vais prendre ma casquette et ma veste de représentant d'un candidat pourquoi aujourd'hui le système ne peut pas être conservé on a des enseignants extrêmement mobilisés d'ailleurs nous sommes le seul pays en Europe à avoir autant ouvert nos écoles pendant la crise sanitaire donc le sujet c'est pas l'engagement des enseignants le sujet c'est pas non plus d'opposer les enseignants les parents et pas d'avoir une vision idéologique des choses moi je vais très clairement vous dire quelque chose aujourd'hui on paye les enseignants sur la base des heures qu'ils passent devant les élèves mais chacun sait chacun sait que le travail des enseignants ce n'est pas que ça c'est préparer des cours c'est suivre individuellement les élèves c'est avoir un projet pédagogique collectif c'est d'accompagner évidemment des familles ce temps là aujourd'hui je vous le dis très clairement il n'est pas rémunéré ce qui explique que du coup les enseignants français sont les moins bien rémunérés de l'OCDE qu'est-ce que dit le président tout ce travail invisible invisible pas parce qu'il n'existe pas mais parce qu'il n'est pas sur la feuille de paye nous voulons le comptabiliser le valoriser donc augmenter le temps de travail rémunéré pas le temps de travail effectif
donc on ne change rien en fait sur le temps de travail des profs
vous allez en REP réseau d'éducation prioritaire dans ces quartiers là toute une liste de ces choses que je viens de vous décrire sont rémunérées que telles quelles les enseignants à la fin ils ne travaillent pas en tant que tels ils n'ont pas un temps de travail qui est augmenté simplement qu'on rémunère ce qu'ils font donc le choix du président c'est de dire nous avons beaucoup travaillé sur les fondamentaux à l'école sur le dédoublement des classes nous avons remis notamment à l'école primaire énormément d'efforts et ça porte ses fruits on doit bien sûr continuer mais nous devons mieux rémunérer nos enseignants qui sont au coeur de la république qui sont au coeur d'ailleurs de la promesse d'égalité des chances que nous voulons faire vivre en faisant une chose qui est faite à Marseille qui est faite dans les réseaux d'éducation prioritaire que nous voulons faire dans tout le pays c'est de rémunérer les enseignants pour le travail qu'ils fournissent et pas que celui qu'ils passent devant les élèves je pense que c'est une promesse et c'est un engagement que tout le monde comprend bien
j'aimerais bien clarifier la chose ça veut donc dire que vous n'allez pas demander aux enseignants de travailler plus vous allez donc considérer seulement qu'ils travaillent plus qu'on ne le pense habituellement c'est un pacte aujourd'hui
l'immense majorité des enseignants passent beaucoup de temps à faire du suivi individuel à faire des devoirs faits à l'école à accompagner les familles à être engagés dans les projets de la logique dans certains quartiers à Marseille et dans les réseaux d'éducation prioritaire c'est en partie rémunéré dans plein d'autres endroits c'est fait sans être rémunéré et donc le pacte qu'on veut faire c'est de dire voilà on va être extrêmement clair sur ce que chacun fait et sur du coup l'équation économique et donc de rémunération que nous mettons en face mais j'irai un cran plus loin on parle là des enseignants le candidat Emmanuel Macron a aussi proposé que ça soit l'ensemble des rémunérations publiques qui soient revues aujourd'hui il y a un système qui est quand même très pervers et qui ne correspond plus aux attentes des agents publics on a un système par catégorie les catégories A les catégories B les catégories C ça crée un système où il y a énormément de plafonds de verre et vous avez des gens qui n'ont plus de perspectives salariales qui ont des feuilles de paye totalement illisibles incompréhensibles qui ne sont pas attractives parce que par rapport au secteur privé on a beaucoup de mal parfois à expliquer très simplement combien on gagne maintenant dans 5 ans dans 10 ans et donc on veut refondre le système avec 3 promesses que chacun a des perspectives que ce qui compte c'est plus votre métier que le diplôme initial que vous avez et 3ème élément que nous mettions en avant l'intéressement personnel et collectif avec une rémunération au mérite 85% des agents de catégorie C demandent que soit mieux pris en compte leur engagement personnel donc c'est en soi une réforme de sens moi j'ai trop vu voyez en tant que ministre des hommes et des femmes qui font un métier dans des petites collectivités des métiers dans les écoles les ATSEM ces femmes qui sont auprès de nos enfants dans les écoles maternelles et qui vous disent voilà j'ai 47 ans le système tel qu'il est organisé aujourd'hui je suis au dernier réchant du dernier grade sauf à changer de métier je n'ai plus de perspective ce système là ne peut pas être un système ni attractif ni engageant ni mobilisant on veut le changer de fond en comble et les enseignants évidemment bénéficieront de ce nouveau système on a aussi une responsabilité face à l'inflation c'est aussi pour ça qu'on a dégelé on a annoncé qu'on allait dégelé dans les prochains mois et donc on a aussi fait beaucoup de choses pendant ce quinquennat qui ont permis de corriger des inégalités entre les ministères aussi vis-à-vis des agents publics les moins bien rémunérés et donc le candidat Macron ce qu'il dit c'est que le pacte de la nation avec les agents publics pour ces services publics qui ne sont pas de droite ou de gauche qui sont au coeur de notre vie quotidienne il doit reposer ce pacte sur au fond de la transparence de la carte
ça c'est des cabinets de conseil qui ont soufflé cette idée ?
alors d'abord ce ne sont absolument pas des cabinets de conseil qui ont soufflé cette idée et puisque vous me lancez sur le cabinet de conseil puisque c'est un sujet qui anime beaucoup le débat public j'ai plusieurs choses à dire le Sénat dans ses prérogatives de contrôle de l'action du gouvernement a mené un travail tout à fait utile tout à fait précis nécessaire pour lequel le gouvernement a transmis l'ensemble des informations demandées un certain nombre de mes collègues et moi-même avons d'ailleurs été dans des auditions mais aujourd'hui moi j'ai une vraie difficulté c'est que l'extrême droite l'extrême gauche foule de complotistes font dire à ce rapport ce qu'il ne dit pas vous avez dans le débat public aujourd'hui un débat sur le fait qu'au fond il y aurait des gens qui auraient infiltré le système
c'est de le titre d'un livre célèbre
que le pouvoir politique ce serait dessaisi de sa compétence moi je vous dis en français des choses très simples et le président de la république et le candidat Macron l'ont dit dans divers moments un ce sont les ministres qui décident et c'est l'administration qui met en oeuvre deux nous n'avons jamais externalisé la décision à quiconque ensuite il y a un sujet effectivement quand est-ce qu'on a recours à des prestations externes et comment est-ce qu'on mobilise nos compétences internes je vous le dis aussi là très sonnellement l'objectif c'est qu'on mobilise beaucoup plus et toujours nos compétences internes ce rapport le montre dans certaines situations dans le monde qui a existé la parcimonie aurait amené à ce que nous prenions des décisions ou que soient prises des décisions différentes notre ambition depuis maintenant quelques mois et quelques années c'est que nous avons fait une réforme de la haute fonction publique précisément pour que nous puissions mieux savoir où sont les compétences mieux les mobiliser mieux former les hommes et les femmes et donc on a atteint une conséquence très simple en janvier 2022 parce que la réforme de la haute fonction publique se mettait en place parce que la crise sanitaire n'avait plus la même acuité nous avons pris la décision d'obliger les ministères de baisser d'au moins 15% de leurs dépenses de conseil en mobilisant bien davantage les compétences internes et donc moi je veux le redire le Sénat a évidemment fait un travail je vous le dis précieux utile les recommandations on est en train de les regarder une par une et il y en a un certain nombre qu'on va évidemment appliquer pour renforcer nos propres règles mais on a pris la mesure du fait que dans certains ministères parce que si je suis très concrète avant notre réforme de la haute fonction publique les hommes et les femmes hauts fonctionnaires étaient quand même chacun souvent un peu prisonniers de leur corps ce qui veut dire que c'était très difficile de mobiliser quelqu'un dans un ministère dans un autre ministère très difficile de savoir où étaient les compétences et nous ce qu'on veut c'est aussi la promesse vis-à-vis des français que les agents publics soient mobilisés au maximum que quand on a besoin de recours à ponctuellement des compétences qu'on n'a pas on puisse les mobiliser mais c'est quand on n'a pas les compétences Françoise Fréceau
est-ce que vous n'entendez pas dans cette campagne où au fond vous avez des projets qui se tiennent qui manquent quand même la capacité d'embarquer c'est-à-dire d'écouter et d'embarquer les français sur des choses qui apparaissent parfois très technocratiques alors moi je pense
qu'au coeur d'ailleurs du combat contre l'abstention il y a l'obligation de retisser un lien entre les idées politiques et la vie quotidienne et cet aller-retour constant entre la vision que vous avez pour le pays et comment ça touche les gens ça a été l'obsession du président de la république depuis maintenant 5 ans c'est en permanence de se demander comment entre le projet qu'on porte d'unité, d'ambition et ce que vivent les français dans chacun de leur territoire ont fait le lien ce que je vois aussi c'est que dans ce débat il y a énormément d'idées qui sont échangées sur la base d'autres choses que la réalité il y a quand vous écoutez les extrêmes madame Le Pen c'est la plus grande arnaque intellectuelle pour les français elle est dangereuse elle est incompétente elle n'a pas changé mais on la combat elle n'a pas changé depuis 2017 elle a changé de masque elle se donne l'apparence de la respectabilité et d'ailleurs Eric Zemmour lui sert bien madame Marion Maréchal-Le Pen madame Le Pen disait la même chose simplement qu'aujourd'hui il y en a une qui se dit le pouvoir d'achat c'est moi
pour nous aussi il y a la règle d'équité très importante quelques secondes dernière question Nathalie Saint-Cricq est-ce qu'il n'y a pas un risque entre l'abstention
et les sondages qui se rapprochent c'est-à-dire que on donne à Macron-Le Pen mais quelquefois 53-47 est-ce qu'il n'y a pas le risque d'une faible légitimité comme dit Gérard Larcher que je cite rarement
quelques secondes pour répondre vraiment
1. évidemment on combat toutes les idées qui sont des arnaques pour les français donc on va combattre les extrêmes comme on les a toujours combattues et d'autant plus avec force qu'aujourd'hui il y a un masque de respectabilité deuxième chose le projet en illégitimité c'est un procès le procès qu'on nous fait depuis maintenant 2017 moi quand j'ai été élu député en 2017 c'est trop court on nous a expliqué qu'on était jeune qu'on était femme qu'on n'ait pas d'expérience se projeter en illégitimité c'est le procès que font les partis qui se sentent propriétaires du débat politique à une alternative que nous proposons qui est une alternative d'unité on n'aimerait pas
avoir un procès de l'ARCOM merci beaucoup merci d'être passé par notre studio et on accueille le nouveau candidat qui est un candidat Nicolas Dupont-Aignan pour Debout la France France Inter question politique Thomas Négaroff bonjour Nicolas Dupont-Aignan bonjour monsieur candidat à la présidentielle député on respecte strictement la question de l'équité vous aurez donc 5 minutes avec nous je sais que ça vous semble certainement trop peu mais ce sont les règles telles qu'elles sont édictées par nos autorités de tutelle vous savez l'équité vous savez ce que c'est l'équité
c'est le mot habile le mot valise et là vous perdez tout le temps pour l'inégalité voilà donc je le dis aux français c'est une élection truquée c'est une élection d'une oligarchie c'est une élection qui vise à faire taire des gens qui pensent différemment et je crois que les français seront pas dupes et iront voter massivement pour sanctionner cette inégalité je vous coupe pour vous donner
la parole dont vous avez besoin et que vous pensez que vous n'avez pas et vous prenez du temps pour le dire c'est un peu contradictoire écoutez il faut bien un moment dire quelque chose aux français quand on n'a pas le droit de parler alors justement on va essayer de parler aussi un peu d'autres programmes ça fait quelques semaines que vous êtes en campagne quelques mois maintenant est-ce qu'il y a une image comme ça que vous aimeriez partager avec nous de cette campagne que vous avez menée sur le terrain oui il y a trois jours
j'ai rencontré une infirmière de bloc opératoire qui a été exclue du système de soins parce qu'elle n'était pas vaccinée et cette femme est au RSA elle élève seule un enfant et au même moment j'ai rencontré le soir un grand professeur d'un hôpital parisien qui me disait que son bloc opératoire ne fonctionne pas parce qu'il manque d'infirmières et j'ai trouvé qu'on vivait dans un pays incroyable où on reporte des opérations graves parce qu'un pouvoir a licencié des gens les a jetés comme ça sans aucune justification de santé publique ça m'a beaucoup ému et je me suis dit voilà la politique sert à quelque chose il faut changer ça et je réintégrerai tous les soignants exclus et les indemniserai pour reconstruire un système de santé un beau système de santé
vous êtes candidat pour la troisième fois comment est-ce que vous espérez trouver une place entre Éric Zemmour et Marine Le Pen
mais parce que vous me mettez entre les deux moi je suis gaulliste républicain j'ai un programme complet j'ai été maire 22 ans j'ai redressé une ville en faillite je porte un projet de liberté après une crise Covid qui a été épouvantable pour les Français et je porte un projet d'indépendance nationale je porte aussi un projet d'honnêteté vous voyez j'ai apporté le rapport du Sénat parce que j'ai très peu de temps 1 milliard d'euros gaspillés dans des cabinets d'études ceux qui avaient d'ailleurs aidé Emmanuel Macron à porter sa campagne en 2017 1 milliard d'euros j'ai calculé ça fait 66 euros par retraité qui ont été donnés à des copains qui ont été gaspillés des chiffres hallucinants 500 000 euros pour rédiger une note sur le métier d'enseignant 4 millions d'euros pour étudier la réforme des APL qui a privé les étudiants de 5 euros de pouvoir d'achat donc si vous voulez moi je suis candidat parce que je veux porter la voix des Français qui aspirent à un peu d'intégrité qui aspirent à autre chose dans la vie politique quels que soient les partis
après l'expression de Vladimir Zelensky à l'Assemblée nationale française vous avez fait parler de chantage émotionnel alors il y a quelque chose que je ne comprends pas à la fois vous prônez le rayonnement de la France qu'on soit un grand pays et puis d'un autre côté vous avez dit qu'il ne faut pas intervenir et en gros qu'on deviendrait la Suisse alors que la Suisse même se met à pencher dans le débat pas du tout qu'est-ce qu'on fait vous président vous faites quoi
j'ai proposé un plan de paix neutralité de l'Ukraine autonomie du Donbass retrait bien sûr des troupes russes j'ai condamné l'invasion russe je dis simplement que moi président je n'entraînerai pas la France dans cette guerre que ce qui est horrible si on livre des armes on n'a pas de position et ce qui est horrible ce qui est horrible dans cette affaire
il ne faut pas livrer d'armes selon vous ?
non parce que soit on livre des armes avec des soldats et on combat soit on ne met pas les Ukrainiens dans un drame humanitaire et je préfère c'est pas nous qui les mettons c'est eux qui nous demandent un plan de paix j'ai exactement la position de Nicolas Sarkozy Dominique de Villepin Hubert Védrine allez une minute Nicolas Dupourgnon allez-y mais je n'ai pas envie de parler que de l'Ukraine vous ne parlez que de l'Ukraine pour évacuer les souffrances des français et les difficultés vous avez quoi il nous reste une minute quel est l'élément sur lequel vous voulez insister en une minute puisqu'il ne me reste qu'une minute vous êtes libre absolument libre on est libre une minute ça fait vraiment c'est quand même incroyable oh mais écoutez monsieur vous savez c'est votre choix c'est mon choix l'élection est truquée je dis aux français de se réveiller d'aller voter massivement et moi je propose notamment le pouvoir d'achat l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation car nos retraités vivent des moments très difficiles je propose un treizième mois financé par la lutte contre les fausses cartes vitales l'immigration clandestine les dépenses ahurissantes qu'on fait je veux remettre tous les gaspillages et j'ai écrit un livre là-dessus sur le pouvoir d'achat sur ceux qui travaillent récompenser la France qui bosse dur ou qui a bossé et qui mérite reconnaissance
merci Nicolas Duporignan merci beaucoup d'être passé par notre studio et on va accueillir une nouvelle candidate elle est en duplex depuis les Landes je crois qu'elle est avec nous c'est Anne Hidalgo candidate du parti socialiste est-ce qu'elle est là ? oui bonjour Anne Hidalgo ça fait plusieurs mois que vous êtes en campagne d'abord sur le terrain à Morsinx dans les Landes est-ce qu'il y a une image comme ça que vous aimeriez partager avec toute cette campagne que vous menez depuis des mois et des mois une rencontre peut-être un moment un peu fort pour vous
beaucoup de rencontres avec les français mais dans l'Aude il y a deux jours une rencontre avec des agriculteurs qui m'ont montré leur fiche MSA avec notamment une pension de misère et qui nous ont parlé aussi du salaire des femmes agricultrices donc très précisément par rapport à cette situation je propose bien sûr que la question des retraites des retraites des agriculteurs 85% du SMIC pour non seulement les agriculteurs mais aussi les femmes d'agriculteurs et du SMIC net ce sera dans le projet que je porte parce que c'est un projet de justice je suis frappée par toutes ces vies difficiles de femmes et d'hommes qui ont bossé qui disent on n'y arrive plus on s'en sort plus et qui ont besoin de quoi ?
de reconnaissance de considération de salaire qui rémunère véritablement le travail et puis le droit aussi à vivre un autre temps après une vie de labeur et ça c'est la question des retraites
Françoise Pressoza
en entrant dans la campagne vous estimiez essentiel de défendre une voie sociale démocrate en France pourquoi est-ce si difficile en France plus que dans les autres pays aujourd'hui ?
Je pense que cette voie est absolument indispensable aujourd'hui vous savez quand on regarde ce que cette gauche républicaine sociale laïque européenne a porté dans notre pays et bien ce sont toutes les grandes réformes toutes les grandes conquêtes le temps de travail les retraites l'égalité femmes-hommes qu'il faut encore améliorer bien sûr la décentralisation c'est la gauche qui a apporté toutes ces grandes réformes parce que c'est la gauche qui se coltine au réel qui part des réalités qui sait que bien sûr en se coltinant aux réalités on peut décevoir mais qui préfère être dans l'action dans le faire plutôt que simplement dans la protestation et se complaire dans une certaine illusion de ce que serait le pouvoir et la gauche donc je suis de cette gauche là et je constate et d'ailleurs on me le dit souvent que les propositions que je fais sur le travail sur le salaire sur l'école sur la santé sur aussi les retraites et sur l'écologie évidemment sont les questions qui répondent à la vie des françaises et des français aujourd'hui est-ce que c'est difficile de faire entendre une parole responsable dans ce brouhaha dans ce tumulte où seuls les haineux le bruit et la fureur a de l'espace bien sûr mais pour autant vous savez sur le terrain là je suis dans les Landes entourée de beaucoup de femmes et d'hommes qui savent ce que c'est que la difficulté de la vie et qui savent ce que cette gauche que j'incarne a apporté et bien je sais que dans cette rencontre-là ça n'est pas difficile de porter mes propositions
Nathalie Saint-Clique Mais est-ce que finalement la campagne que vous faites et les scores que vous faites qui sont extrêmement faibles ne sont pas la cause de finalement les deux gauches irréconciliables dont Manuel Valls avait parlé ? C'est en gros vous et la guerre et l'entrée en guerre de la Russie l'a prouvé vous n'êtes pas d'accord avec des personnes comme Jean-Luc Mélenchon là-dessus vous n'êtes pas d'accord sur la laïcité est-ce que finalement ça ne fait pas oeuvre de clarification ?
D'abord je ne sais pas quels sont les scores il y a un seul score qui vaudra c'est le vote le 10 avril et je sais que beaucoup de nos concitoyens savent que le projet d'Emmanuel Macron est un projet sur lequel il n'y a plus de doute il est totalement de droite il est très très dur vis-à-vis de cette France des classes moyennes on est en train d'expliquer aux gens qu'il va falloir qu'ils travaillent et qu'ils arriveront tellement éreintés à l'âge de la retraite qu'ils ne pourront même pas en profiter on leur dit d'ailleurs qu'il ne va pas y avoir d'augmentation du SMIC on leur dit aussi que l'école s'ils veulent éduquer leurs enfants il va falloir qu'ils fassent le choix du privé parce que l'école publique ne permettra pas cette bonne éducation et pour la santé c'est pareil si vous avez un problème il vaut mieux avoir de l'argent pour vous soigner ce projet là est un projet très très dur sur lequel il n'y a plus de doute c'est un projet de droite la proposition que je fais est une proposition qui est cette proposition d'équilibre de recherche de consensus de compromis d'idéal de justice dans notre pays et à ma gauche et j'y viens à ma gauche la gauche de Jean-Luc Mélenchon elle confond dictateur démocratie elle nous explique que l'avenir du pays ça serait le non-alignement elle nous explique qu'il faudrait être là et soutenir cette gauche là mais même le terme de gauche ça fait 5 ans qu'il l'avait gommé de son vocabulaire pour parler du peuple et il ne se réclamait même pas de la gauche et il a combattu pendant 5 ans qui essentiellement cette gauche républicaine laïque et européenne que j'incarne alors je pense que c'est une impasse de ce côté là et que les françaises et les français dans les 15 jours qui viennent vont pouvoir se pencher sur les projets et regarder et décider en leur âme et conscience et en hommes et femmes libres qu'ils sont au-delà de ce cirque médiatique dans lequel on aimerait les infirmières
Il nous reste quelques secondes question très courte de Françoise Fressos question réponse très courte je l'espère
Y a-t-il une mesure que vous voulez porter plus particulièrement dans les 10 jours qui viennent pour cette fin de campagne ?
Une mesure ?
La question des retraites vous savez je suis tellement indignée mais tellement indignée de voir ce qu'on veut faire faire à toutes ces femmes et ces hommes ouvriers employés qui sont usés au travail et auxquels on va leur dire de travailler plus longtemps donc pour moi c'est 62 ans pas un de plus et de réintroduire les critères de pénibilité qui permettront à ceux qui ont eu des vies difficiles au travail de pouvoir même partir avant 60 ans
Merci beaucoup on vous laisse poursuivre votre campagne donc dans les Landes Merci Anne Hidalgo d'être passée par notre micro France Inter Question politique Thomas Négaroff Il arrive d'un pas lent mais précis Jean Lassalle candidat du parti résistant à la campagne présidentielle installez-vous monsieur Lassalle député de la République française vous avez selon les règles d'équité environ 5 minutes avec nous c'est pas beaucoup mais vous allez je suis sûr savoir parfaitement les utiliser bonjour à vous un premier mot une première question ça fait des semaines des mois même que vous êtes déjà engagé dans cette campagne électorale qui n'est pas votre première campagne présidentielle est-ce qu'il y a une image une rencontre qui vous a particulièrement frappé marqué
oui c'est le dernier passage sur France 2 on s'en souvient oui où je pensais avoir comme mon prédécesseur du parti communiste français le temps de parler du parti communiste comme il le fit pendant au moins une demi-heure et au bout d'une heure madame m'indiquait que la direction de la sortie c'est l'image la plus forte pour l'instant c'est pas moi qui vous l'ai indiqué c'était les règles de l'ARCOM je suis désolé au lieu de passer du temps sur le temps qu'on n'a pas je voulais juste avoir une précision vous appelez votre parti résistant résistant à quoi ?
résistant au système qui s'est emparé de vous madame et qui a fait une personne totalement enchaînée moi qui vous ai connu si libre et qui fait que vous êtes obligé de suivre effectivement les prescriptions j'ai cru comprendre qu'il s'agissait du fils de madame macron qui règle les sondages non non ça c'est quelque chose
de totalement faux mais Jean Lassalle résistons c'était pas uniquement résistons à Nathalie Saint-Cric résistons ce nom de parti à quoi correspond-il ?
si vous ne vous mêliez pas de ce qui ne vous regarde pas et si vous me laissiez répondre à madame Saint-Cric vous le sauriez alors allez-y bon merci je vous remercie beaucoup et je disais donc que si nous n'en étions pas arrivés là ce serait tout simplement résister au système qui s'est substitué au merveilleux modèle démocratique que nous avons eu la chance de connaître après de telles boucheries pendant une quarantaine d'années sur notre magnifique Europe de l'Ouest et les français comme les allemands comme les anglais avec des systèmes différents aller voter à 80% aujourd'hui on aura du mal à dépasser les 40% dans 15 jours d'ici c'est résister contre ce système féroce qui est une dictature molle et qui vous impose à vous comme à moi sa volonté
mais cette dictature molle excusez-moi c'est les règles du jeu démocratique donc je ne comprends pas pourquoi vous les contestez c'est pas Nathalie Saint-Cric c'est les règles du jeu démocratique
chère madame je me demande ce que fait la démocratie dans cette affaire et comment vous osez en parler moi je croyais qu'à partir du moment où vous aviez coché les cases 500 signatures déclaration du patrimoine et puis vérification que vous étiez en état de vous au regard de la justice de vous présenter vous étiez à égalité 12 c'est pas énorme 12 c'est beaucoup mais c'est pas énorme il n'y a aucune égalité dans ça j'ai protesté lorsque M. Hollande avait échangé ses règles avant l'ARCOM il y avait le CSA est-ce que vous croyez que véritablement ça a apporté quelque chose à la démocratie madame que vous parlez de ce terme là et bien moi je ne le partage pas cher monsieur à vous en fait
devenu président de la république Jean Lassalle quelle est la première mesure que vous prendriez
la première mesure que je prendrais c'est d'abord de rencontrer les principaux responsables en titre du pouvoir régalien dont j'aurai la charge c'est-à-dire le généralissime chef d'état-major des armées j'aurais certainement besoin de rencontrer un certain nombre de personnalités à Bercy pour faire le point
je pensais plutôt une mesure politique
non mais ça c'est déjà une mesure très politique parce que j'ai besoin de savoir où en année nous sommes dans une période particulièrement dangereuse et la seule chose que je sais je le vois dans cet étrange film sur lequel il n'y a même pas de carré blanc pour demander qu'on couche les enfants ou coup sur coup on voit un tank on voit deux avions de temps en temps monsieur le président qui serait beaucoup mieux inspiré de venir faire un peu campagne vu l'état dans lequel se trouve la France que de continuer à jouer le président de l'Union Européenne où on a strictement aucun besoin de lui il aurait pu passer la présidence à quelqu'un d'autre
François Spresso dernière question on est déjà au bout
qu'est-ce que c'est que la France authentique c'est le titre de votre projet mais c'est quoi pour vous la France authentique
et bien chère madame c'est la France que nous devrions retrouver c'est cette France multiple diverse c'est la France de la déclaration du peuple souverain et de la déclaration des droits de l'homme et des citoyens de tout ce qu'elle a apporté
merci Jean Lassalle merci d'être passé par notre micro merci merci beaucoup moi je ne vous remercie et bonne fin de campagne je vous remercierai
peut-être un jour
mais pas pour l'instant bonne fin de campagne on accueille la dernière invitée à notre micro candidate à l'élection présidentielle Nathalie Arthaud s'installe à la place d'essais libres par Jean Lassalle bonjour Nathalie Arthaud candidate lutte ouvrière à l'élection présidentielle un mot sur ce que vient de dire Jean Lassalle est-ce que vous pensez qu'il y a un vrai problème de démocratie dans ce pays vous pensez vous aussi que vous êtes victime d'une dictature molle
oui il y a un problème de pluralisme c'est évident mais vous savez à tous les niveaux moi je pense à ce qui se passe dans les entreprises il y a zéro démocratie vous franchissez le socle de l'entreprise vous n'avez plus le droit de rien dire vous avez juste le droit d'obéir voilà donc c'est à tous les niveaux vous voyez c'est bien plus bien plus large que le problème de cette campagne électorale des syndicats mais c'est très encadré vous savez alors on n'a pas besoin on n'a pas le droit le droit de faire la politique par exemple dans les entreprises mais on n'a même pas le droit de protester de protester y compris même de dire comment on pense que le travail devrait être fait voilà et alors je vous dis pas il y a quand même des syndicats dans les entreprises il y a un truc qui m'a échappé oui mais ce qui vous a échappé c'est que les libertés y compris syndicales se réduisent figurez-vous comme peau de chagrin comme peau de chagrin et que même aujourd'hui protester sur les salaires les conditions de travail c'est de plus en plus difficile c'est ça la réalité
Françoise Fréseuse
alors on vous connaît parce que vous êtes à votre troisième candidature à la présidentielle vous voulez en finir avec le capitalisme qu'est-ce qui vous fait croire que ce serait plus facile cette fois-ci que les autres fois
ah mais je pense pas qu'on en finira avec le capitalisme en votant en voilà alors qu'est-ce que vous faites à l'élection mais ma candidature c'est précisément pour dire que c'est une nécessité et c'est même devenu une urgence de changer de fond en comble ce système ce système capitaliste qui nous condamne qui nous condamne à l'exploitation à ces inégalités ahurissantes qui condamne les femmes et des hommes qui travaillent dur à se demander comment ils vont faire pour remplir leur réservoir d'essence pour retourner au boulot qui condamne les retraités à devoir limiter leur chauffage et bien sûr qui nous mène à la crise climatique et là maintenant qui nous mène aux guerres parce qu'en effet ce qui se passe en Ukraine il faut vraiment le regarder de près parce que en réalité on a les deux pieds dedans on a les deux pieds dans cette guerre on sait où elle a démarré mais on ne sait pas où elle va nous conduire donc tout ça c'est le fruit d'une société en effet dirigée par les intérêts par la guerre économique permanente qui dégénère en guerre tout court
cette guerre en Ukraine selon vous est une guerre du capitalisme
c'est une guerre d'un ordre impérialiste où en effet il y a des rivalités d'influence mais si c'est pareil
j'ai lu Lénine comme vous mais bon
mais justement l'impérialisme c'est le stade auquel est arrivé notre système économique où c'est des grands groupes qui cherchent à étendre leur influence à se développer et ça se traduit ça se traduit aussi sur le plan politique et en effet avec des états avec des dirigeants qui cherchent à pousser les pions de leur trust alors Poutine est responsable de cette guerre dans le sens où c'est lui qui a envahi d'accord mais c'est un bras de fer écoutez c'est quand même ça n'a pas été une guerre qui s'est déclenchée dans un ciel serein c'est pas vrai ça fait des années et des années que ce bras de fer se joue en Crimée au Donbass et qu'y compris l'OTAN amène des armes et en train de voilà il la prépare cette guerre aussi depuis en fait des années
une question vous mettez le pouvoir d'achat au coeur de tout est-ce que vous considérez qu'il y a un écart des salaires qui est insupportable quel est votre rêve d'écart des salaires est-ce que ça doit aller de 1 à 4 et deuxièmement est-ce que vous prenez d'une certaine manière une forme de décroissance ou de sobriété par rapport à toutes les dépenses qu'il peut y avoir dans le monde juste pour voir un peu votre philosophie par rapport non mais moi
ma philosophie il me reste deux minutes dans cette campagne c'est de dire ce qui nous attend et ce qui nous attend c'est en effet que le prochain président de la république va utiliser la guerre et toutes ces conséquences qu'on n'imagine même pas encore aujourd'hui pour nous imposer de nouveaux sacrifices des sacrifices pour reculer l'âge de la retraite des sacrifices sur les conditions de travail sur les salaires à tous les niveaux à tous les niveaux donc moi cette campagne je la mène depuis le début en disant le monde du travail ses besoins et ses intérêts et bien ils doivent passer en premier pourquoi ?
parce que c'est l'écrasante majorité de la population parce que c'est ceux qui portent la société sur leurs épaules et moi je tiens à dire à tous ceux qui nous entendent aux femmes et aux hommes des classes populaires aux travailleuses et aux travailleurs que un pouvoir des dirigeants qui ne sont pas en mesure d'assurer le nécessaire pour eux c'est à dire en effet un salaire digne pour moi le salaire digne est minimum c'est 2000 euros 2000 euros net voilà mais c'est vrai aussi quand on est à la retraite pour voilà un niveau de vie décent et bien je vous parlais de l'écart si le pouvoir si le pouvoir n'est pas en mesure d'assurer ça il faut le changer il faut le renverser il ne faut pas laisser finalement nos intérêts vitaux et quotidiens dans les mains de dirigeants qui de toute façon n'en ont rien à faire
vous appelez à la révolution aujourd'hui encore j'appelle à ce que les travailleurs prennent leur sort en main mais ça s'appelle la révolution selon vous
et j'espère qu'on fera la révolution oui j'espère qu'un jour on arrivera à faire la révolution je pense qu'en réalité toute la situation nous y pousse de plus en plus parce qu'on voit bien que ce système ne respecte rien pacifiquement il ne respecte rien pacifiquement regardez ce système comme il est pacifique regardez ce qui se passe en Russie regardez ces guerres regardez comment tous les pays sont en train de se réarmer parce que vous savez quand on réarme quand il y a une remilitarisation de tous les pays européens c'est pas pour nous préparer la paix c'est pour nous préparer la guerre alors c'est ça ce système aussi il faut bien le réaliser alors oui ça devient urgent de se dire il va falloir le changer alors ça se fera pas par le bulletin je le dis clairement mais par le bulletin on peut affirmer que c'est une nécessité on peut faire un vote de conscience et on peut faire un vote pour se préparer justement à réagir face à de telles situations
merci Nathalie Arthaud d'être passée par ce micro merci beaucoup merci aussi à tous les autres candidats ou soutiens qui sont passés plus ou moins en râlant à notre micro c'était pas une émission des plus faciles plutôt plus que moins ça c'est Nathalie Saint-Cré qui vient de s'exprimer je la remercie pour cette émission merci Françoise Cressos merci aussi à la préparation Jean-Philippe Ballas et Alexandre Gilardi Louis Odebert et Florian Dorimini à la réalisation on se retrouve dimanche prochain pour Questions politiques Merci à tous
Anne Hidalgo