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interviewLCI (sur YouTube)· 21 mars 2026 30 min

🔴 Les Etats-Unis et Israël frappent le site nucléaire iranien de Natanz|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Toute dernière information qui vient de tomber, les États-Unis et Israël ont donc mené des frappes contre le complexe nucléaire iranien de Nathan qui est situé dans le centre du pays. Euh, il y a donc ces frappes, vous le voyez, on voit sur la carte où ça se situe, on en parlait tout à l'heure évidemment de ce besoin, en tout cas de cette cet objectif de guerre de Donald Trump autour du nucléaire. Le Cit a aussi été encore ciblé euh ce matin par des drones, des missiles.

Euh on parlait justement de ces trois îles contesté, on parlait de l'île de Carg. Que pourrait faire Donald Trump avec un potentiel en voie des des troupes au sol. Euh l'armée iranienne a averti aussi ce matin qu'elle prendrait pour cible les Émirats arabes unis si des attaques contre des îles du golf, donc ces îles du golf contrôlées par l'Iran, sont lancées justement donc depuis depuis leur territoire.

Et c'est important. C'est pour ça on en parle de ces trois îles contestées et aussi de l'île de Cargue parce que quand même l'objectif, il est peut-être là. En tout cas, c'est un scénario possible.

Oui. Alors, il y a un contentieux ancien entre Tan et Abu Dhabi sur les trois îles en question puisqu'elles ont elles sont été attribuées à aux Émirats après le après les années 70. Mais euh mais les irniens ont toujours considéré qu'elles elles elles appartenaient à l'Iran, avant [raclement de gorge] même la République islamique, hein, d'ailleurs.

Donc c'est pas propre au régime de la République islamique de considérer que ces trois îles appartiennent au patrimoine iranien. Mais effectivement, dans le contexte actuel, elles sont particulièrement euh elles sont elles sont particulièrement sensibles parce qu'elles peuvent faire l'objet d'un scénario parmi plusieurs scénaris. Vous évoquez, ça peut être aussi Siri, quich et cetera à côté parce qu'elles sont juste au milieu en fait du du D3 presque à équidistance en fait et donc de juste avant les deux chenaux euh descendant et ascendant donc elles sont très sensibles mais elles sont pas très éloignées évidemment de l'Iran et donc elles ferait l'objet de potentiellement d'une frappe régulière si d'aventure il y avait une opération qui était montée pour les reprendre entre guillemets au profit de d'Abu Dhabi. et ce qui serait encore un moyen un moyen de pression.

Mais on va rester vraiment sur cette information parce que c'est la toute dernière information sur le site nucléaire de Nathan qui a été frappé. Jeis qu'on revoit et on va revoir la carte pour que vous comprenez bien en effet l'enjeu [raclement de gorge] et surtout voilà la description au niveau du nucléaire iranien. Là, c'est une description qui est assez détaillée et on voit bien, on le redisait tout à l'heure, on va le dire encore, c'est que c'est l'enjeu de savoir où sont ces kilos d'uranium qui ont échappé aux frappes de juin dernier des frappes américaines parce qu'en fait finalement c'est peut-être ça le vrai objectif de guerre de Donald Trump.

Oui, on se perd un petit peu avec tous les objectifs Donald Trump. Au départ c'était le changement de régimé mais c'est c'est un petit peu compliqué mais mais le problème que nous avons c'est que ça c'est ce qui peut lui apporter j'ai envie de dire peut-être le plus d'intérêt et on sait que Donald Trump ne fonctionne qu'avec ses propres intérêts. C'estd que sur le régime iranien la population iranienne je sais pas on se demande si ça importe peu quand même aussi à Donald Trump mais le nucléaire ça pour lui c'est essentiel.

C'est c'est vrai. Après le problème c'est que le régime iranien est très très organisé. Il a construit des tunnels depuis maintenant 25 ans.

Donc c'est c'est ce que le Hamas a fait à Gaza mais fois on l'a vu en juin dernier des frappes 20 fo très profonde parce que c'est en fouille de façon mais vous avez des tunnels partout aussi sur la côte hein sur la côte iranienne. Vous avez aussi des criques. Enfin ce donc ce débarquement américain potentiel de la mi-avril il va être très compliqué.

Vous avez des gens en face qui sont assez riches parce que l'Iran, ce n'est pas le Hamas, hein. C'est c'est un pays qui est qui a des milliers d'années de d'organisation [grognement] régalienne, qui a des moyens, du pétrole, du gaz, qui est qui est très organisé et encore une fois qui qui se prépare à cette offensive terrestre américaine ou alors à l'arrivée de force spécial depuis 25 ans maintenant. Euh et donc et donc très compliqué de dire où est ce où sont ces 400 kg.

Ils sont probablement répartis, hein, je parle sous votre contrôle, répartis entre différents sites euh et encore une fois en profondeur euh et avec une protection du régime probablement très importante. Oui, justement quand [raclement de gorge] on voit ces ces frappes sur Nathan et si on se base sur cette hypothèse qu'au moins une partie de ces 440 kg sont euh stockés là-bas, ça veut dire en fait qu'il aura pas une opération commando parce que si on détruit tout, si on fait tomber tout le si tout le cette installation se se détruit elle-même, s'effondre, là ça sera impossible justement de les récupérer. Certes, Nathan, c'est pas si profond comme Fordu qui qui qui était construit à une profondeur de 8 90 m.

Là, on parle de 40 50. C'est soi-disant moins profonde mais c'est assez profonde pour que si tout s'effondre à l'intérieur, ça sera plus possible, ça sera extrêmement compliqué en tout cas et d'envoyer des forces spéciales qui vont soi-disant entrer dedans et et les récupérer. Déjà, on sait que dans cette opération, dans la guerre de 12 jours, il y avait d'abord des frappes israéliennes sur ce site qui ont détruit justement une grande partie de l'entrée dans les sites et après et à la fin des frappes américaines qui visaient justement la profondeur.

Donc là, si vraiment on pense qu'il y a une partie là de 440 kg, je crois que l'idée sera plutôt de les de les faire déterrer sur un tel montant de de débris que ça sera plus jamais possible de le récupérer. Et puis il y a un côté aussi en effet dangereux là sur les les informations qu'on a donné par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique qui quand même précise aucune fuite de matière radioactive n'a été signalée parce que c'est ça aussi l'enjeu. On se pose cette question.

Magalie, c'est vrai que c'est pourquoi maintenant ? Pourquoi n'a pas avoir fait comme ils avaient fait en juin de frapper directement les installations nucléaires ? Est-ce qu'il y avait un besoin d'abord de se dire on élimine le plus de personnes possibles à la tête du du régime iranien, des gardiens de la révolution, des mols pour pouvoir ensuite aller cibler ces sites nucléaires ?

Les choses se mènent de front parce que c'est Nathan a été visée au début de la au début de cette nouvelle campagne de frappe hein. C'est pas la première fois. Alors évidemment, comme le disait Rina, il y a eu cette en juin, on a vu hein ces [raclement de gorge] ces bombardiers américains essayer d'aller frapper avec des bombes perforantes en profondeur ces sites.

Mais c'est vrai que depuis depuis que les ces frappes ont repris, Nathan, ça a été a été visée. Un certain nombre d'installations d'installations nucléaires l'ont été. Mais là, on sent, c'est vrai, que depuis 3 semaines de guerre, il y a en effet les les sites de missiles balistiques, la défense antiaérienne, les les personnalités phare du régime.

Mais cette question nucléaire, elle est pas pour autant oubliée. Elle est absolument dans toutes les têtes parce que évidemment c'est quand même le cœur de la menace aux yeux des Israéliens et aux yeux des Américains. et on parlait euh en en début d'émission de cette notion de trophée euh pour pour les Américains et pour les Israélien.

Finir la guerre ne pourra passer que par en effet la destruction de ce ce programme ou en tous les cas le ralentissement tel que il ne sera plus une menace pour des années avec le trophée ultime, la récupération éventuelle de ces 400 kg d'uranium. euh lorsque la le site de Nathance a été euh frappé euh au début de cette nouvelle campagne, euh LAAUA avait dit que là aussi il y avait pas eu de fuite euh radioactive. Mais c'est vrai que il y a ce site nucléaire de Nathan et puis ce site du monde de la pioche que n'ont jamais pu euh euh visiter les inspecteurs de la IEA et qui n'a pas été visé jusqu'à présent.

Ça aussi c'est peut-être une interrogation. Est-ce que c'est le prochain objectif militaire des Israéliens, des Américains ? Est-ce que euh certaines de de ces de ces de ces de ce stock d'uranium pourrait y être dissimulé ?

Il y a beaucoup beaucoup d'interrogations et évidemment on n' pas toutes toutes les clés en main pour pouvoir y répondre. On va partir à Telaviv tout de suite pour rejoindre notre correspondante sur place Betsabé Salem. Bonjour Betabé.

Alors ces frappes en effet elles sont très importantes. Elles [raclement de gorge] ont été menées donc ce matin par les États-Unis et par Israël. Oui.

Alors avec cette petite précision pas vraiment confé confirmée officiellement mais selon le média can qui est un des principaux médias ici en Israël et bien il semblerait que cette frappe a été menée exclusivement par les États-Unis. pas de confirmation officielle et c'est possible que on n est pas en tout cas dans les jours qui viennent pour des raisons évidentes. Il faut souligner que Nathans en tout cas c'est au centre de l'Iran, que c'est bien sûr un des principaux sites du programme nucléaire qui ont d'ailleurs été visés déjà pendant la guerre des 12 jours.

Mais on sait que depuis et bien l'Iran a essayé ici et là et bien de réparer les installations endommagées, de déplacer de l'uranium enrichi. En tout cas, on parle d'un site d'une usine d'enrichissement d'uranium l'une des principales en Iran. Et bien sûr, ça s'inscrit dans une série de frappes menées à la fois par Israël et les États-Unis.

Et on le soulligne ici avec une coopération inédite entre les deux armées. Vous avez les experts militaires ici qui affirment que ces deux armées travent travaillent comme une seule et même armée. Et dans le même temps, en dépit de ces frappes et on le répète ici et bien euh l'Iran qui parvient à tirer sans arrêt des missiles et regardez pourtant cette dissonance.

J'ai envie de dire les cafés de Telviv samedi matin qui sont remplis. Euh là il y en a pas mais il y a souvent même des enfants, des familles et qui pourtant euh toutes les quelques heures doivent se réfugier. euh dans les abris antimiciles.

Euh voilà le nouveau quotidien des habitants ici à Telviv pendant que les frappes se poursuivent en Iran. Merci beaucoup Balem. C'est vrai que c'est toujours saisissant un peu ces images, mais on sait, on connaît le pouvoir de résilience des Israéliens qui continuent évidemment à mener leur vie malgré ces bombardements incessants.

La précision qui a été apportée par Betab Salem, elle est importante. C'est que pour l'instant en tout cas, il y a pas de confirmation du côté d'Israël que ces frappes ont été menées conjointement. Il se pourrait en effet que ce ne soi que des États-Unis.

Et là encore, ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure sur les objectifs de guerre qui sont différents entre Israël et les États-Unis. Il y a aussi le type de bombe utilisé euh parce que dans certaines frappes, il y a que les bombes américaines qui peuvent aller en profondeur. C'est la fameuse GBU 57 qui est utilisée d'ailleurs en juin dernier, qui est susceptible d'aller à 60 m en profondeur, mais il faut qu'il y ait une entrée.

C'est pour ça d'ailleurs que les Iraniens ont pris soin de bétonner, de recouvrir depuis la guerre des deux jours. [grognement] Et donc les Israéliennes ne disposent pas de ces bombes ni même des vecteurs puisque c'est les B1 qui peuvent les transporter. Donc je pour l'instant on n pas d'élément d'information mais c'est aussi le type de bombe qui peut déterminer justement l'entrée en liste de l'aviation américaine ou pas.

Vous confirmez ? Euh oui, parce que ce que je voulais dire sur votre question entre États-Unis et Israëlouais euh c'est que on a l'impression que les Américains ont au début euh ont utilisé les éléments langage israéliens pour commencer ce conflit, changement de régime euh mais qu'en fait les Israéliens ont changé de posture en fait hein. L'objectif pour les Israéliens c'est plus le changement de régime, c'est d'affaiblir l'Iran et aussi d'affaiblir le sud Liban quoi pour en prendre le le contrôle d'une certaine façon.

Et donc Trump se retrouva un petit peu le le bec dans l'eau parce qu'en fait au début il avait ses il avait repris ses éléments langage de Netaniau que maintenant Netaniaou en vérité ne ne re ne ne reprend plus vraiment. Son objectif c'est c'est plus vraiment de changer ce régime, c'est d'affaiblir l'Iran en tant que pays et de la même façon de refaire la carte du sud Liban pour éviter un nouveau 7 octobre en fait par le Liban et donc de pousser les populations chites quand même. On a on a quand même un enfin des centaines de milliers de cheit qui ont quitté le Sud Liban là.

Euh et donc les Israéliens sont sont ont basculé d'un discours idéaliste d'un vers un discours très réaliste. Euh et Trump effectivement maintenant se ne sait plus trop quoi euh dire puisque le le le ton a changé côté Israël. Vous voyez, on peut penser rien bassiste en effet que là il y a une différence dans cet objectif entre Israël et les États-Unis, même si au fond ça sert les intérêts de tout le monde de toute façon de frapper ces sites nucléaires et de pouvoir soit détruire cette cet uranium ou en tout cas de le récupérer.

C'est aussi vital, j'ai envie de dire, pour Israël ? Oui. Non, euh je je pense que justement euh la question nucléaire, c'est là où les intérêts convergent, vergent.

Ça c'est les euh l'objectif le plus facile si vous voulez parce que c'est très compréhensible pour tout le monde. Euh ça fait maintenant des années que Israël dit c'est une existence, c'est un danger existentiel pour Israël. Je crois que tout le monde dans cette euh dans la communauté internationale peut peut comprendre les types de sémin.

Surtout que les Iraniens, il insistent encore de ne pas laisser tomber leur programme nucléaire. même et au début de ces négociations qui étaient est censé être mené entre les Iraniens et et les Américains et le point de départ des Irani était qu'on va pas rencer à notre programme, on va la limiter peut-être on va diluer ce que on a les les 60 les 400 kg de d'uranium enrich à 60 % on va peut-être on sera peut-être d'accord à les on va peut-être mettre un cap à l'enrichissement futur, mais on va pas renoncer à cet programme. Donc là, tout simplement, ça c'est les je crois le l'objectif le plus facile pour les deux pays à dire "Oui, regardez, ça c'est menace, on va la détruire et là aussi on peut montrer en fait des résultats.

Si vraiment le site est complètement détruit, ça sera peut-être une sorte de photo de victoire que le président américain peut montrer à ce peuple." Alors, on l'a vu sur la carte et on va revoir. Il y a plusieurs sites euh évidemment en jeu.

Donc ce site, on peut s'attendre. Alors, Magal, je sais que c'est difficile. Vous n'avez pas de boule de cristal et pour être dans la tête de Donald Trump et et de ses troupes, c'est assez compliqué.

Mais si c'est le site de Nathan, on peut s'attendre à ce que les autres sites soient aussi visés ou peut-être qu'ils avaient une information précise sur ce site spécifique parce que pour l'instant, en tout cas, dans les informations, ça vient vraiment tout juste de tomber. C'est ce seul site nucléaire [raclement de gorge] qui qui a été visé. Oui.

Alors, il y a on voit bien sur la carte, c'est Nathance et Fordau. Ce sont les deux sites d'enrichissement d'uranium. Donc, c'est vrai que ce sont des cibles prioritaires et on l'a vu au mois de juin et ce n'est pas encore une fois la première fois que Nathan est est frappé depuis le début de de ce conflit.

Euh mais il est certain, comme le disait Erina, que c'est le c'est le c'est vraiment le point qui rassemble les Israéliens, les Américains, la communauté internationale, la volonté quand même euh de retarder euh au maximum cette euh ce programme nucléaire euh iranien. Et c'est peut-être pas anodin que hier Donald Trump ait commencé à évoquer, vous savez, un ralentissement, enfin une sortie et la sortie et on a gagné et on a de l'avance. C'est peut-être ça aussi. et un ralentissement de de ces opérations parce que il serait soi-disant [raclement de gorge][toux] en train d'atteindre ses objectifs.

Le lendemain, vous avez ces frappes sur les installations nucléaires iraniennes. Ça montre bien à quel point les Américains ont besoin de résultats sur cette question du nucléaire. Donald Trump ne pourra pas dire qu'il a gagné cette guerre contre l'Iran si il n'a pas de résultat à proposer à présenter à son opinion [raclement de gorge] publique sur la question du nucléaire iranien.

C'est ça David Rigoulose, on peut se dire que peut-être c'est la porte de sortie attendue de Donald Trump justement pour terminer en tout cas l'intervention [raclement de gorge] des États-Unis. Oui en théorie oui. Mais ça va être très compliqué hein.

Le monde est rarement tel que on voudrait qu'il soit. Euh c'est les contraintes qui imposent aussi une logique des événements. On peut pas dissocier, c'est le dilemme d'ailleurs euh du de l'option du changement de régime parce qu'en réalité la question du nucléaire ne pourra être réglée aussi paradoxal que ça puisse paraître de dire ça que par un accord euh pour que ça soit durable.

C'est pas un bombardement qui résoudra si ponctuellement ça peut retarder durablement. Oui. Mais régler la question nucléaire iranienne ne peut passer que par un accord.

Or, la question elle est-ce qu'un accord peut passer avec ce régime ? [raclement de gorge] Et là, on retrouve le dilemme du changement de régime. Et c'est pour ça que le piège est là parce que pour il suffira pas de bombarder et Raphaël Grossi l'a rappelé encore hier ou il y a 24 heures, il faudra trouver un accord sur cette question pour que ça soit au long cours et non pas ponctuel.

Et il faut un interlocuteur pour trouver un accord. Donc c'est après une phase de guerre de bombardement et cetera. Mais avec qui ? grand point d'interrogation qui demeure.

Et puis et puis côté américain, il faut dire moi j'aime ce peuple américain mais mais ce sont des mauvais joueurs hein, ils n'aiment pas perdre. C'est ça aussi le souci et Trump encore moins et le problème c'est que les Américains en ce moment franchement sont en train de perdre. Moi je je vous le dis franchement vous c'est ce que vous voyez en tout cas de leur position leur position stratégique est considérablement affaiblie depuis un mois.

Ils n'ont plus accès au golf persic. Alors oui, on récupère 400 kg de d'uranium éventuellement ou alors on les enfouille avec des bons. Mais honnêtement, ça ne vaut pas l'accès au golf persque.

Je sais pas si on se rend compte de ce qui est en train de se passer quand même hein. Les porte-avions américains ne passent plus ne rentrent plus en Golf Persique pour protéger des pays qui sont essentiels à la à la à l'économie mondiale, c'est-à-dire Bahrain, Qatar, Ket Mira. Euh ça veut dire que les Américains ne sont plus en capacité de protéger cette zone-là et que donc dans les années à venir ces pays-là vont probablement aller chercher leur sécurité ailleurs en Asie et peut-être en Europe d'ailleurs.

Ce qui est une carte à jouer pour la France et pour euh et pour l'Angleterre. C'est pour ça quand on parle de ces trois stratégiques que les États-Unis pour aider les Émirats arabes unis, on sent bien qu'il y a de toute façon ces ventes d'armes qui ont été annoncées de de 16 milliards d'euros pour justement les les pays qui font partie des pays de la Ligue arabe en tout cas des pays du golf. il a intérêt euh de toute façon à les avoir de son côté euh Donald Trump.

Ça ça a été comme nous comme nous Européens en en 22 quand la Russie a attaqué l'Ukraine, on a fait des achats massif de matériel américain pour 60 70 milliards. Effectivement, ils ont acheté pour 23 milliards d'armes américaines. Euh mais ce sont des achats, des acquisitions de défense de panique en fait.

Euh parce que dans ces pays-là, je leur ai parlé, j'ai parlé avec pas mal d'amis de la région au téléphone, ils se disent queen fait à à long terme, les Américains ne seront plus là pour les protéger euh puisque les Iraniens maintenant font pression contre les bateaux militaires américains qui veulent rentrer et que donc cette protection va devoir venir d'ailleurs euh soit de la région Arabie Saoudite ou alors Irak ou alors des Européens ou des asiatiques. Et donc ça ça change complètement si vous voulez la la grand strategy américaine dans le dans le monde en fait. Ça les affaiblit aussi beaucoup.

Rina Bassiste. Oui, ce ce pays de de golf se se trouve maintenant dans une piège parce que pendant des années, il voulait pas savoir euh il voyait bien euh cette menace iranienne, les ambitions iraniennes devenir un euh un superp régional et même mondial avec leur euh plan nucléaire que même si c'était pas déclaré comme un plan euh plan militaire prétendant que c'était un un plan de nucléaire civique, tout le monde savait là où il voulait arriver les euh les Iraniens et les pays les pays de golf euh bon comme ça était en train de regarder disons surtout que ça arrive pas euh bon on va se méfier les Américains [raclement de gorge] ils vont stopper ça les Israëliens vont stopper ça et là ils se trouvent dans une piège non et les Américains n'ont pas stoppé les Iraniens tirent les Iraniens tirent aussi sur eux et avec des pil golf qui restent encore une fois sur de retenu absolue depuis le le début ils peuvent pas faire grand à leur problème. Ils se sont pas préparés militairement pour ça.

Ils sont pas préparés. En effet, c'est vrai que on avait travaillé avec Magal sur les moyens qu'ils ont sont beaucoup de moyens défensifs, peu de moyens offensifs. Pour ça qu'ils justement peut-être sont en train d'acheter des armes auprès des États-Unis et plutôt de un arsenal militaire qui serait plutôt offensif que défensive.

Et puis il y a eu, on a entendu ces déclarations cette semaine du Premier ministre Qatari ou du premier ministre d'Arabie Saoudite qui pèsent leurs mots. C'est assez impressionnant d'ailleurs de les entendre parce que vraiment ils disent en cas [raclement de gorge] de légitime défense, la confiance est brisée mais on préférait les négociations mais on se défendra et on sent bien quand même que quelque chose est en train de se passer aussi sur ce stade là parce que ça fait quand même plus de 3 semaines maintenant que ça dure que les Iraniens sont en train de viser maintenant les installations pétrolières gazières de ces pays du golf. Enfin au départ il visait plus les bases américaines dans ces pays-là.

Maintenant, ce sont vraiment ces pénéies de pétrole au Kit encore hier. Voilà, qui qui sont euh véritablement visés et en effet euh vous le disiez, les pays du golf sont sur une ligne de crète. Donc, on sent en effet une volonté de retenu parce que ils ne veulent pas avoir à s'engager dans cette guerre au côté des Américains et des Israéliens et pour leur opinion publique.

Et puis, ils veulent surtout de la stabilité. Euh leur modèle économique est basé sur la stabilité euh dans [raclement de gorge] le golf. Euh tout tout ce qui se passe en ce moment ne sert absolument pas leurs intérêts.

Il suffit de de voir la paralysie euh à Dubaï euh ou de les qui était un up pétrolier financier. Enfin, il y a c'est c'est pour ces pays-là, c'est une véritable catastrophe économique ce qui est en train de de se passer. Mais après, oui, on sent de plus en plus que notamment chez les Saoudiens, il y a quand même un énervement qui est en train de de monter.

Mais comment se lancer dans une guerre contre l'Iran au côté des Israéliens, des Américains ? C'est c'est un c'est c'est extrêmement dangereux. Allé avec Israël pour eux est compliqué.

Évidemment aussi, ils n'ont pas cette culture aussi de de l'offensif hein. Faut être de l'offensive, faut être assez. Voilà. et vous parliez justement de de l'armement, ils ne se sont pas préparés à une offensive contre contre contre l'Iran et on voit que eux aussi leur stock de de missile de défense aérienne, il commence à avoir un un problème après 3 semaines de frappe.

Les Émirats arabes unis sont frappés plus qu'Israël hein aujourd'hui. Il y a un nombre de missiles et de drones qui tombent sur les Émirats qui est qui n'avaient pas du tout été anticipé et c'est quand même la grande surprise de de ces trois premières semaines de guerre, c'est la la stratégie iranienne d'essayer vraiment de faire pression sur ces pays du golf, de jouer la politique du pire, jouer la politique du chaos en espérant que ces pays du golf aient la main sur Donald Trump pour stopper cette guerre. C'est c'est exactement ce que je vous disais.

Si vous voulez, vous n'avez pas de porte-avion américain aujourd'hui dans le golfe Persique pour protéger les petits pays du golf avec des destroyeurs ayant des systèmes de missiles défensifs. En fait, ce qu'a Israël ? Israël a le porte-avion Bush en Méditerranée orientale avec son escore de destroyeur qui protège qui protège Israël contre des missiles balistiques et des drones iraniens.

Les petits pays du golf aujourd'hui n'ont pas cette présence américaine puisque le porte-avion de Lincoln est à peu près à 600 700 km quelque part dans l'océan Indien. Vous voyez, c'est c'est une différence considérable en fait entre les deux. Et puis cette menace alors du nucléaire pour vraiment revenir évidemment à ce qui est en train de se passer ce matin et donc ce site nucléaire, je vous le rappelle, de Nathan qui a été frappé, donc Nathan au centre de de l'Iran.

La menace nucléaire, elle fait évidemment peur à tout le monde, on le sait parce qu'on l'a entendu, on en a beaucoup parlé avec la guerre en Ukraine et Vladimir Poutine avec toujours cette espèce de drapeau rouge de de la menace nucléaire. Où est-ce qu'on en est en Iran vraiment ? Est-ce qu'on le sait déjà ?

Et est-ce qu'on a ces informations-là sur ce qu'ils ont aujourd'hui, ce qu'ils sont capables de faire ? Je voudrais juste vous faire commenter notamment ce que dit encore Donald Trump hier à ce sujet. Écouté, lorsque tout a commencé, ils ont commencé à tirer des missiles sur des pays du Moyen-Orient qui en fait n'étaient même pas impliqués car ce qu'ils voulaient, c'est simplement prendre le contrôle du Moyen-Orient.

Et s'ils avaient eu l'arme nucléaire, il l'aurait utilisé. Ah, s'ils avaient l'arme nucléaire, il l'aurait utilisé. Vous êtes d'accord David Ricouose ?

En tout cas, il y a la question du nucléaire évidemment est un enjeu majeur parce que d'abord parce que le l'Iran est un pays signataire du TNP, le fameux traité de nonprolifération euh depuis 1970 que depuis effectivement 20 ans euh les suspicions relatives à la militarisation potentielle, ce que l'Agence internationale de l'énergie atomique qualifie de possibles dimensions militaires évidemment et et de plus en plus circonstan Et donc ça a justifié les politi les menac les politiques de sanction qui qui ont été mises en place et les demandes d'inspection. Donc aujourd'hui le problème c'est que comme le dit le directeur de l'agence le navire a quitté le port. Ouais.

En parlant justement de la visibilité on a plus de visibilité. On a plus de visibilité. On ne sait pas ce qu'ils peuvent vraiment faire et de quoi il c'est ce sur quoi insiste justement Raphael Grossi en disant "J'ai besoin de revenir avec mes équipes pour savoir ce qu'il en est." Hm.

Et lui c'est un technicien du nucléaire, donc il est pas là pour euh euh il dit qu'il y a des engagements iraniens qui doivent être respectés puisqu'il y a des protocoles additionnel justement de surveillance euh euh accru euh et que là il n'est plus en situation de le faire. Et donc évidemment c'est la porte ouverte à toutes les spéculations euh excessives ou non mais légitime sur le fond. Mais s'il l'avait vous pensez qu'il l'aurait utilisé ?

Qu'est-ce que vous pensez en tant qu'observateur quand même spécialiste de voilà de ces enjeux ? On est dans la culture aussi personne. Le discours c'est que le régime n'a jamais voulu faire la bombe atomique puisque il y avait une fatoie qui était supposée l'interdire.

Mais une dans le droit chite une fatoi de toute façon même si on n'allune [raclement de gorge] pas on peut on peut la modifier en fonction de ce qu'on appelle le principe d'opportunité. Ça c'est le premier point. Et deuxièmement effectivement en terme de discours de rhtorique qui a toujours eu la rhtorique de vouloir anniler l'État hébreu.

Donc c'est en terme de confiance c'est évidemment problématique et et donc la notion de menace ne peut pas être est jugée intolérable ce qui explique que on en soit arrivé à la situation qu'on connaît aujourd'hui avec le la le complexe au sens figuré propre et figuré nucléaire iranien. Ren bassiste. Oui.

En fait, dans [raclement de gorge] cette situation là où on se trouve, on peut peut-être dire qu'il y a, je sais pas si le mot est bon en français, deux chevaux noirs. Je veux dire, deux éléments qui peuvent complètement basculer les euh les les le les balances de euh entre voilà entre les les différents les différents parties dans la région. La première, c'est bien sûr la quantité de protection euh aérienne.

Oui. En Israël et dans les pays de Golf. Au moment où c'est puisé, on se trouve dans une autre cas de figure complètement parce que là, c'est le stress total. il faut réagir très vite.

Ça c'est un cheval noir. Et le deuxième c'est bien sûr la rhtorique nucléaire parce que il y a d'un côté la rhtorique nucléaire peut-être côté iranienne mais on peut aussi s'imaginer la rhtorique nucléaire côté du président américain. Lui aussi il peut faire des menaces.

Il peut dire attention nous on est un pays nucléaire. Attention, vous avez des sites qui sont peut-être comme ça dans le désert. Si on relâche quelque chose, c'est c'est aussi [raclement de gorge] une possibilité.

Et on peut aller même plus loin que ça. On peut s'imaginer par exemple que les Américains décident tout simplement de faire un un test nucléaire quelque part dans l'océan, quelque part dans les déserts américains. Juste comme un signal, regardez nous, on va pas se gêner, on a aussi cette menace sur vous. et ils n'ont pas besoin de mettre ça à l'exécution.

Il suffit qu'il y aura une phrase côté américain ou un sorte de action et même pas militaire mais juste interaméricain sur le sujet nucléaires. Ça va tout de suite basculer tout configuration. C'est ça c'est que c'est un point de bascule le nucléaire Magell on le sait dans toute guerre en fait finalement c'estd que c'est la menace c'est le drapeau rouge qu'on va brandir mais quand on passe à l'acte on passe à autre chose là.

Oui, mais on voit bien que on a beaucoup parlé du nucléaire dans la guerre entre la Russie. On a bien vu à quel point Vladimir Poutine et et son entourage faisait du chantage au nucléaire pour cette menace en permanence et n'a jamais été utilisé. Il faut évidemment que ça reste au stade de de la menace.

Euh ce qui est intéressant, tout à l'heure, vous disiez euh pour négocier sur le nucléaire, il faut un interlocuteur et c'est vrai que euh ce régime aujourd'hui n'est pas un un un interlocuteur sur cette question. Il faut aussi probablement un intermédiaire et là ça me ça me ramène à la Russie parce que euh Vladimir Poutine s'est proposé hein comme intermédiaire justement pour récupérer le ce fameux stock d'uranium enrichi. Il a fait une offre de service à Donald Trump.

H c'était ce que révélait il y a il y a quelques jours la la presse américaine. Il y a eu une conversation entre Trump et Poutine où Poutine en effet a proposé à à Trump justement parce que il a évidemment l'écho de ce régime iranien Poutine de jouer les intermédiaires offre qui a été alors rejetée par Donald Trump balayé en disant on n pas besoin des des Russes occup [raclement de gorge] et c'est pas la première fois que la Russie fait cette offre de service ou c'est une offre ancienne.