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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 31 mars 2025 90 minAutoproduit

Pour une écologie antiraciste | #AMFIS2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour tout le monde merci d'être là ce matin et bienvenue dans cette conférence donc pour une écologie antiraciste je suis claire Lejeune donc je suis coresponsable du département planification écologique à l'Institut de la Bessie et je suis également depuis quelques semaines député de la France insoumise et j'ai merci j'ai l'honneur de vous présenter cette conférence avec à mes côté Fatima wasac donc qui est politologue militante écologiste antiraciste et féministe autrice notamment de la puissance des mères qui est moi le le bouquin par lequel je t'ai connu et avec lequel j'ai découvert ton travail et puis aussi plus récemment pour une écologie pirate que je vous recommande également fortement et j'ai aussi avec moi Malcolm Ferdinand qui est ingénieur en environnement docteur en sciences politiques à l'Université Paris d'hidro et chercheur au CNRS tu tu étudies beaucoup les euh les interactions entre l'histoire coloniale et les problématiques environnementales euh et tu es notamment l'auteur euh de une écologie décoloniale euh penser l'écologie depuis le monde caribéen donc merci beaucoup à tous les deux d'être avec nous aux amphis euh cette année donc pour introduire un petit peu le sujet qui nous rassemble ce matin euh on peut tous s'accorder sur le fait qu'on entre dans le dur de la crise écologique et climatique on le voit on en perçoit les conséquences concrètes matérielles physiques euh et ça se mesure notamment au-delà de nos frontières on a eu récemment la plus grave sécheresse dans le l'Afrique australe notamment des endroits comme le Zimbabwé la Zambie ou le sud du du Malaoui qui traverse la la pire période de sécheresse depuis plusieurs décennies ça se mesure aussi avec des pics de chaleur qui aujourd'hui font des morts le ministère de la Santé du Mexique des nombres 151 morts de la la plus récente canicule donc on entre vraiment dans cette phase où euh le la crise climatique n'est plus un horizon lotain qui concernerait les générations futures mais quelque chose qui est présent avec nous physiquement plus proche de nous c'est nos canicules nos inondations les pollutions multiples euh les galères dans les quartiers populaires dans les bouilloirs thermiques et avec tout le le avec les les enjeux des canicules qui qui se multiplient dans dans pour ces quartiers-là de fait ce qu'on considère comme l'enjeu écologique d'une question qui pouvait être considérée comme secondaire ou marginalisé pendant quelques décennies devient vraiment une une problématique centrale que toutes les forces politiques que toutes les les logiciels politiques sont obligés de de prendre en compte donc on est dans une situation où pas il y a pas les écologistes d'un côté et puis ceux qui ne pensent pas du tout l'écologie ou il y a plutôt une déclinaison de l'écologie une reprise une appropriation de l'écologie par les différents bords politiques et les différentes les différents logiciels politiques donc on va avoir une écologie libérale un capitalisme vert qui va chercher simplement à adapter la machine capitaliste aux effets du dérèglement climatique on va aussi avoir une forme d'écologie d'extrême droite qui va en fait prenez la fermeture des frontières la relocalisation et la protection d'une nation fantasmé blanche d'origine chrétienne et cetera donc on va avoir ces déclinaisons là et ce qu'on voit aujourd'hui c'est que l'écologique est porté de manière dominante par notre classe politique elle préserve à la fois les rapports de classe typique du capitalisme financier contemporain elle préserve les rapports de domination hommes-femm qui dans une société patriarcale finalement toute l'écologie libérale qui repose sur la consommation c'est très bien que ces gesteslà le recyclage faire attention à acheter du bio ça va reposer fondamentalement sur les les femmes et cette écologie dominante elle préserve elle prolonge aussi les rapports de force les rapports de force qui sont hérités du colonialisme on peut penser à l'extractivisme vert aujourd'hui avec la construction de chaîne de valeur pour aller chercher du lithium du cobalt dans des territoires qui sont des anciennes colonies et elle est marquée plus par des formes plus ou moins explicites de racisme environnemental donc finalement toutes ces ces différentes manières de formuler les l'écologie correspondent à différents projets de réorganisation à la fois très concret et matériel mais aussi symbolique du monde de nos sociétés face à l'évidence brutale des limites planétaires et elles correspondent à chaque fois à des intérêts de classe de genre de race donc il faut peut-être poser l'hypothèse que euh la genèse de de l'écologie c'est peut-être elle est peut-être pas aller chercher dans le récit euh classique le récit euh euh qui est présent de manière dominante dans l'écologie occidentale blanche qui se raconte sous l'angle de la conscientisation graduelle comme si le fait finalement d'avoir sous les yeux la réalité du désastre allait être par lui-même le moteur du changement et de la transformation peut-être qu'il y a une genèse pour l'écologie populaire et antiraciste qu'on essaie de dessiner ensemble il y a une genèse à aller chercher dans toutes les luttes populaires et les Lutes de libération coloniale qui sont des luttes pour la terre pour l'air pour l'eau pour l'intégrité corporelle et culturelle des populations qui ont été exploités pour construire finalement le le le monde qu' occidental qu'on a sous les yeux parce que c'est peut-être dans ces luttes là dans ces réalités là que se profile la perspective révolutionnaire la seule qui vaille lorsqu'on peut lorsqu'on veut parler de bifurcation écologique et c'est la seule qui comporte une forme de contestation et une perspective de renversement des rapports de classe du capitalisme une contestation et un renversement du patriarcat et de son emprise sur nos corps une contestation et un reversement bien sûr des rapports de domination coloniale et et de leurs implications en terme de racisme donc dire qu'il faut une écologie antiraciste c'est peut-être pas simplement prendre cet objet l'écologie et lui accoller l'antiracisme c'est peut-être c'est pas je pense préserver la norme et l'imaginaire dominant puis rendre inclusif par des en jouant sur des effets assez artificiels de représentation je pense que c'est quelque chose de beaucoup plus fondamental qui se joue c'est déplacer les origines et du coup déplacer le sens de ce qu'on entend par écologie aujourd'hui c'est décentrer notre regard et voir que toute la maison européenne et toute l'histoire du progrès occidental tel qu'on se le raconte est bâti aussi sur le piège d'autres terres sur l'exploitation d'autres corps comme cette grande machine capitaliste qui absorbe la matière et la vie et la recrache sous forme de déchet donc c'est accepté de reconfigurer toute notre histoire euh toute la manière dont on se raconte l'écologie politique de et de d'avoir un regard critique sur notre présent à l'ône de l'horizon antiraciste qu'on veut qu'on veut construire donc pour discuter de tout ça j'ai la chance d'avoir avec moi Fatima et Malcom donc pour commencer je vais leur laisser la parole en leur proposant de de nous expliciter le projet politique eux mettent derrière cette idée d'une écologie antiraciste Malcom je te laisse commencer euh du coup bonjour tout le monde merci merci Claire merci Fatima c'est toujours un bonheur un plaisir de de de cheminer dans dans l'action et dans la pensée avec avec ses camarades merci à vous d'être là ce matin pareil les échanges un ensemble de milieux que ce soit universitaire académique militant ou autre artistique sont ces échanges nourrissent mon mon travail et et ma pensée alors je vais rajouter deux choses à à à la présentation je suis martiniquet c'est assez important dans dans ma manière de de de penser de penser les les questions écologiques et je suis aujourd'hui coprésident d'une association qui s'appelle observatoire terrmonde qui propose un autre point de de production du discours écologiste euh un point qui prend comme départ les anciennes colonies les anciens territoires colonisés qui s'agisse des territoires dit d'outr-em qui s'agissent des territoires des peuples autochtones dans les Amériques en Afrique et ailleurs et d'ailleurs on vient de créer une revue qui s'appelle plurivver le premier numéro a pour thème décoloniser le changement climatique ben voilà je le fais passer comme ça si vous voulez euh circuler bon là je vais répondre un peu à la question à l'ouverture de de de de cler euh évidemment j'ai publié un bouquin il y a quelques années maintenant qui s'appelle une écologie décoloniale euh je n'ai pas appelé une écologie antiraciste et ça va être le le point de départ finalement de euh de ma présentation sur le le la différence entre la question raciale et la question coloniale et que souvent on veut aborder ou il est proposé d'aborder la question du racisme sans prendre en compte euh la question coloniale et on en vient finalement à une forme de que Claire a très justement dénoncer une forme de d'effet d'artifice ah bon ben voilà pour faire face au racisme il suffit de de de colorer diff de manière différente l'image de la représentation et cetera et mais à mon sens euh le la question coloniale structure euh les différentes formes de de de de racisme et ce que finalement pourquoi j'ai publié ce ce bouquin il y a à peu près il y a 5 ans maintenant euh je m'intéressais aux enjeux écologiques euh et je me rendais compte que dans tous les dans toutes les sphères où je circulais militante comme académique il y avait une absence il y avait une absence non pas alors bien sûr une absence sociologique et je crois que Fatima pourra en témoigner particulièrement mais il y avait aussi une absence de de pensé un impensé un impensé euh un impensé qui est précisément l'ensé de la question coloniale y compris encore ici et parfois même à à les filles je trouve enfin voilà on on parle entre amis donc autant le dire dire dire les choses euh et le discours écologiste à cette époque enfin et encore maintenant je trouvais très curieux même très amusant c'est-à-dire qu'on essae d'avoir une réflexion sur le monde et sur la terre sans prendre en compte le processus euh qui un processus de de colonisation de la Terre ce qui fait que les milieux écologistes devenaient une espèce de refuge où pouvait se perpétuer le fantasme blanc le fantasme d'une blanchité qui serait innocente dans le dans dans dans dans son rapport avec l'histoire le passé colonial esclavagiste et qui pouvait cette fois-ci étayé par euh des arguments scientifiques en disant ben ah oui bon ton truc là esclavageonisation bon en fait c'est petit là on parle de d'échelle tellement grande de perturbation anthropocénique et cetera que tes petits enjeux là d'identité vas-y tu tu tu tu voilà et le danger ou plutôt le le le danger c'est qu'on veuille face faire face à cette perturbation du monde euh sans se confronter la question coloniale et du coup on reproduit des chèmes on reproduit y compris dans le langage dans le vocabulaire euh le vocabulaire il y a plein de thèmes l'anthropoccène euh même le mot enfin voilà que que signifie le mot écologie à une époque c'était le la la collapsologie l'effondrement et donc plein de personnes disaient mais attendez mais en fait vous parlez d'un effondrement parce que ça touche certaines population parce que ça ça touche certains peuples mais en fait 1492 a été un effondrement on parle de plus de 100 millions de personnes qui sont mortes enfin qui ont été déci et pas uniquement pas uniquement par par par les maladies mais aussi par le fait que les conquêtes détruisaient les structures sociétal qui permettait de faire face à des épidémies et cetera et cetera et d'ailleurs euh aujourd'hui c'est un jour particulier n nous sommes le 23 août qu'est-ce qui s'est passé le 23 août nous sommes dans quelle salle nous sommes dans la salle d'une femme qui s'appelait sanité bire qui a participé à la révolution haïtienne le 23 août 1791 en tout cas la date du 23 août c'est la date qui a été retenue par l'UNESCO pour célébrer la mémoire de la lutte anti-esclavagiste une lutte qui a été d'abord initiée alors bien sûr par nombreuses résistanceces dans dans dans toutes les Amériques y compris en Afrique alleer voir la charte du du Mandin mais le 23 août c'est la nuit du 23 août du 22 23 août 1891 ça a été le début de la Révolution haïtienne avec la le fait de brûler les plantations du Nord d'Haïti qui a abouti finalement à la première abolution de l'esclavage en France non pas par la bonne volonté d'une révolution française qui déclare droits de l'homme et de citoyens mais en fait qui maintient les Perses noires en esclavage mais par la lutte des insurgés qui force le général du Nord d'Haïti de déclarer immédiatement l'abolition de l'esclavage nous sommes en France ici un pays qui a été un empire colonial un empire esclavagiste et quand je parle d'une colonialité qui enfin de d'une écologie qui qui ne fait pas face à son passé colonial ça concerne à la fois la question coloniale mais aussi la question de l'esclavage esclavagiste l'abolition pour le pour le rappeler l'abolition de l'esclavage n'est pas une justice je pense qu'il faut bien comprendre cela l'abolution n'est pas une justice que la Fondation mémable l'esclavage l'entende au contraire les abolitions parce qu'il y en a eu deux euh 1794 1848 en France ont tout cas la dernière 1848 a été octroyée notamment sous la voilà le le l'effort les efforts parlementaires de différents abolitionnistes à condition de dédommager les maîtres c'estd que l'injustice était perçue comme étant une injustice faite au maîtres à qui on aliénait leur bien leur bien humains et une loi en 1849 a été passée qui prévoyait que 7 % de la dépense publique française soit dédiée au dédommagement sous forme de de de de de sous versé régulièrement aux anciens maîtres qu'est-il arrivé aux anciens esclaves aux esclavisés comme on dit parce que ce sont des personnes qui sont réduites en esclavage rien au contraire par un ensemble de lois nous avons fait en sorte que les anciens esclaves Contin continuer à travailler sur les anciennes plantations aujourd'hui encore la Révolution haïtienne a été reconnue qu'à l'indépendance d'hïti a été reconnu à condition que on leur fasse payer avec des conséquences extrême dommageable encore aujourd'hui le fait d'avoir revendiqué et d'avoir humilié la puissance militaire française bon et aujourd'hui si je suis là c'est précisément parce que l'Empire français a échoué et ma présence et mon corps aujourd'hui est un rappel permanent de l'échec du projet colonial français aujourd'hui comment hérité de cette histoire il ne suffit pas de passer des lois loi tobira importante reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité il ne suffit pas de déclarer de reconnaître une indépendance comme ça a été Algérie Sénégal ou autres Vietnam et cetera mais ma proposition est de mettre en place explicitement des relations décoloniales la chose en fait quand on y réfléchi elle est assez simple on nadopte pas une une manière de faire une manière de se relationner les uns avec les autres et particulièrement une manière de se relationner avec la Terre ce que j'ai appelé dans ce livreité colonial est précisément une façon de se penser sur terre qui comprend la manière dont on va considérer ce qu'on appelle l'environnement les écosystèmes mais aussi les corps tous les corps et explicitement les corps non blancs et on ne change pas de façon faire tout simplement parce que on a passé une loi un décret et cetera et on arrive à des absurdités des aporis comme on dit c'est-à-dire des choses qui ne font pas sens on arrive à une abolition de l'esclavage qui maintient les maîtres l'abolition de l'esclavage n'était pas l'abolition des maîtres en Martinique et en Guadeloupe nous avons encore des maîtres des personnes qui sont rendu comme commère qu'on appelle les bquet et qui ont construit une pratique andogamique explicite basée sur la solidarité raciale ce qu'on appelle est ce qu'on appelle la blanchité alors il y a certains termes qui sont importants aussi à travailler bon ça j'en parlais dans ma deuxième intervention mais pour conclure cette première cette première partie moi j'aimerais ramener la question du racisme à la question coloniale parce que c'est à travers le la la le euh cette si vous voulez une définition du racisme que je propose c'est que le racisme est une manière coloniale d'habiter la terre que la blanchité est en fait une revendication de terre une revendication d'habiter la terre où je refuse d'habiter la terre avec celles et ceux qui ne me ressemblent pas celles et ceux qui n'ont pas la même couleur de peau du coup face à ça plus qu' antiraacisme on a besoin de pratique décolonial je m'arrête là et et continuera après [Applaudissements] bonjour tout le monde bonjour à toutes et à tous je suis également ravi d'être d'être ici parmi vous ravi d'être au côté des des camarades pour répondre à cette question de de l'écologie antiraciste alors je vais y répondre par rapport à ma propre expérience ma réflexion aussi en tant que militante et également en tant que euh messéist théoricienne qui cherch à participer à outiller les luttes des quartiers populaires et accessoirement euh de la gauche j'y reviendrai euh alors d'abord dire que je je je moi j'entre en écologie dans le champ écologiste euh en tant qu'antiraciste déjà euh moi je suis formée à l'antiracisme et et c'est une bonne formation l'antiracisme pour comprendre en fait euh le système d'oppression de classe de genre de race pour moi c'est une très très bonne formation l'antiracisme quand on entre en en écologist ça donne une écologie particulière lorsqu'on est déjà antiraciste [Musique] euh je pense que voilà dans écologie antiraciste il faut insister sur antiraciste aujourd'hui euh c'est un adjectif qualificatif euh en réalité ça devrait être la base de tout et de l'écologie et du féminisme et de l'anticapitalisme et de la lutte et du projet politique que devrait avancer proposer la gauche pourquoi parce que vous le savez évidemment il y a une montée en puissance de l'extrême droite en France mais aussi partout en Europe il y a un génocide en cours en Palestine le génocide le mieux documenté et pourtant voilà le les génocidaires agissent en en toute impunité il y a une politique coloniale qui continue à être menée en kanaki avec une répression féroce il y a eu plusieurs morts des violences policières évidemment en France l'islamophobie une montée en puissance de du suprématisme blanc il y a donc nécessité de mettre au centre de tout la question la question raciale je reviendrai ensuite sur le lien entre questions racial et et questions colonial et ensuite oui il y a la question écologiste il s'agit là pour ma par d'un choix en fait d'une conviction je je j'ai choisi entre les différents outils de libération euh plouf plouf entre le communisme le féminisme l'écologie et cetera et je me suis dit que l'écologie ça pouvait être une bonne idée pour les habitants et les habitantes des quartiers populaires d'Europe voilà j'ai considéré que l'écologie pouvait être un outil de libération l'outil de libération le plus pertinent à mon sens pour plusieurs raisons je vais les lister rapidement on pourra y revenir euh d'abord évidemment la question des conséquences du réchauffement climatique pour ces terres qui sont considérées comme comme des sous-terres les terres les plus les plus ravagées de France hexagonale il s'agit donc des terres que qu'habitent les la classe ouvrière et notamment la classe ouvrière racisée il y a là quelque chose d'inéluctable en fait c'est presque de ma part une question de de de conviction de foi presque oui il va y avoir la question climatique qui va se poser de manière urgente pour les les habitants des quartiers populaires on n'y coupera pas euh alors c'était déjà le cas avant mais en 2020 vraiment on s'est rendu compte à quel point la question de l'air qu'on respire la question de l'espace dont on pouvait disposer la question de la terre sur laquelle on se sent légitime ou pas avec la la la la la crise covid comme comme on l'appelle on s'est rendu compte à quel point ces questions étaient centrales la question de la nourriture et la question de la subsistance également euh alors ce n'est pas formulé de manière technique ces questions que je viens d'évoquer la subsistance la terre l'air qu'on respire l'espace où peuvent jouer les enfants c'est pas formulé de manière technique du point de vue écologiste on va dire l'écologie classique mais à mon sens à notre sens je pense qu'on peut qualifier les choses de manière de manière écologiste euh ensuite et c'est en tant que militante que que que que je dis ça maintenant euh voilà des injustices il y en a beaucoup partout tout le temps euh la question c'est de savoir lorsqu'on milite quelle injustice va mobiliser va va animer va va va faire qu'on va se lever le matin la boule au ventre en se disant je vais aller manifester je vais aller euh euh me battre je vais aller me confronter au maire à l'état à la police au décideurs au pouvoir et cetera quelle injustice va faire qu'on va se mobiliser euh et et dans les quartiers populaires les injustices euh qui qui qui qui qui qui qui mobilisent qui animent c'est euh la terre qu'on habite c'est l'air qu'on respire sont les enfants VO dans les cartiers populaires voilà la question politique centrale c'est les enfants que vont devenir les enfants que mangent les enfants que respirent les enfants quel est l'avenir des enfants quel métier vont occuper les enfants et cetera quelles écoles fréquentent les enfants c'est les enfants c'est la question la liberté de circuler dans l'espace public la question de la dignité humaine de l'égale dignité humaine c'est la question de la la la nourriture aussi qui n'est pas une question c'est pas une question de bonne femme la nourriture c'est la question de la subsistance et ça c'est une question qui est centrale aussi dans les Carti populaires autant de questions je pense qui peuvent mobiliser qui ont déjà mobilisé ensuite pourquoi l'écologie parce que l'extrême droite se souciit d'écologie comme tu l'as rappelé tout à l'heure claire l'extrême droite s'en soucie de plus en plus elle a quelque chose à dire en matière écologique elle a des choses à dire concernant la terre elle a quelque chose à dire concernant euh les mouvements migratoires les flux migratoires comme on dit euh elle a quelque chose à dire concernant l'eau elle a quelque chose à dire concernant les frontières elle a quelque chose à dire concernant la démographie elle a quelque chose à dire concernant les enfants elle se soucie du ventre des femmes l'extrême droite quels enfants méritent de na'ître quels enfants au contraire devrai rester euh euh devrait ne pas exister en quelque sorte en tout cas devrait être contrôlé euh et et et on est dans un contexte particulier à cet égard euh je crois qu'on peut le situer à il y a quelques années c'est c'est très récent en fait ce souci quasi central pour l'extrême droite à l'échelle européenne pour la question de de de la terre et et de la dépossession de la terre et de comment se réapproprie la terre et la question de de de de oui de de de de de l'identité blanche et d'identité chrétienne qui serait comme ça menacé par les hordes de barbares qui risquent de défire les qui défire le déjà d'Afrique et qui risquent de grands remplacer toute cette beauté blanche et chrétienne ENF je veux dire ça c'est assez récent le fait que ce ne soit pas uniquement dans des groupuscules comme ça alors qu'on que certains qualifient d'écoofascistes mais que ce soit dans le débat dans le débat public on parle de grands remplacement à des à des heures de de de grande écoute et il se trouve que le parti politique d'extrême droite majoritaire en France donc le RN voilà c'est pas une une petite histoire c'est pas un petit phénomène marginal c'est l'une des principales forces politiques de ce pays c'est le parti politique qui arrive en tête aux élections européennes je le rappelle et c'est le parti quand on y regarde bien qui a eu le plus de votes aux élections législatives même s'il a effectivement perdu les élections il est quand quand même arrivé en tête en nombre de voix il me semble loin devant les autres euh et et je pense que voilà c'est c'est tout ça qui fait que l'écologie doit être considérée je pense depuis les quartiers populaires d'Europe comme un outil de libération dont il faut se saisir on a' pas le choix en fait ce sont des questions de de vie et et de mort juste un tout petit point sur questions raciales et questions coloniales juste pour dire que si je peux permettre Malcom je faut faut faudrait pas confondre l'antiracisme tel que enfin avec des grosses guillemets tel que portter par une gauche qui n'est pas antiraciste qui a longtemps été paternaliste clientéliste bon j'ai nommé le Parti socialiste avec effectivement ce que tu dénonces cette histoire de ce que tu pointes du doigt du moins cette histoire de de de de de diversité et de de de de de voilà de mettre un petit coup de de pinceau décorer un petit peu les scènes décorer comme ça les listes électorales le mettre voilà un petit peu de de de de d'échantillons de noir et d'Arabes un petit peu partout ça ça c'est pas de l'antiracisme ça c'est bon la diversité bon c'est mais mais c'est c'est c'est pas ça l'antiracisme les luttes antiracistes qui ont été menées en France hexagonal ce sont des luttes qui prolongent les luttes anticoloniales la question coloniale elle a toujours été au centre des luttes antiracistes en France hexagonale toujours le mouvement des travailleurs arabes dans les années 70 et 80 parlait essentiellement de de de de colonialisme et de décolon isation euh et de Palestine et on parlait déjà de de des outrmerses le le le mouvement euh euh immigration banlieu le MIP dans les années 90 parler essentiellement de de de questions coloniales parler de justice coloniale parler de nécessité de de de de décoloniser euh la rénovation urbaine euh euh avait ce discours vis-à-vis de de l'institution policière et cetera donc vraiment en tout cas dans dans dans la culture politique et dans l'histoire des luttes antiracistes en France hexagonale il y a pas de dissociation entre la question raciale et la question coloniale et d'ailleurs quand on parle je pense que quand on va parler encore plus en profondeur d'écologie antiraciste on va parler essentiellement d'écologie euh anticolonialiste en réalité et internationaliste bon euh mais on peut on peut en discuter plus tard euh pour terminer voilà je pense que cette cette écologie depuis les quartiers populaires d'Europe euh elle est euh à son balbuement par par que c'est pas quelque chose d'évident je sais pas ce que tu voulais dire tout à l'heure quand tu parlais de sociologiquement quelque chose d'assez faible dans les quartiers populaires c'est vrai il y a peu de lutte écologiste en tant que tel dans les quartiers populaires en France hexagonal aujourd'hui en Europe aujourd'hui ça c'est vrai euh mais comme j'ai dit tout à l'heure je pense que ça va ça va ça va arriver de de de plus en plus on est donc dans les balbuement euh maintenant on on est dans un moment où on va travailler cette l'analyse en fait qui va nous permettre de de de de de de penser le système d'oppression que subissent les habitants et les habitants des quartiers populaires système d'oppression qui s'agit de de mettre hors d'état de nuir cette analyse là elle est en train d'être travaillée et et et je pense qu'elle va elle va se peaufiner et puis surtout surtout euh ce qui va être travaillé ce qui est en train d'être travaillé c'est le projet politique euh auquel on aspire depuis les quartiers populaires de France et et d'Europe c'est-à-dire pas simplement de dénoncer en fait une écologie euh il faut le faire hein l'écologie majoritaire l'écologie libérale l'écologie raciste et cetera l'écologie coloniale mais il s'agit aussi de soutier pour savoir voilà à quelle société on aspire dans quelle société on veut que nos enfants grandissent en fait voilà donc avec quelque chose de très positif avec des espoirs avec et avec une culture aussi avec une mémoire une histoire et cetera et c'est ça aussi qu'il s'agit de d'étouffer d'enrichir et de et de travailler merci beaucoup à tous les deux pour ses premières interventions justement Fatima tu parlais d'outillage et je voulais qu'on revienne pour la suite de de cette conférence sur justement l'outillage qu'on a aujourd'hui dans l'écologie majoritaire et qui est complètement défaillant complètement décalé pour justement euh arriver à concrétiser une vraie écologie antiraciste je m'explique enfin il y a des thématiques des concepts qu'on utilise dans l'écologie majoritaire qui invisibilise complètement en fait cette question et du coup la la ni et rendre impossible le traitement sérieux de la question à la fois coloniale et et la question raciale par exemple le concept d'anthropocène qui est un concept même scientifiquement établi et débattu qui du coup désignerait le changement d'air géologique vers lequel on est allé avec la révolution industrielle et ses suites place un anthropos complètement homogène où on n pas du tout la possibilité d'accrocher sur les différences entre les peuples qui ont subi la colonisation et ceux qui l'ont qui en ont bénéficié même très matériellement dans les structures économiques qui se sont mises en place autre exemple he dans le dans le mouvement climat on avait des des slogans des mots d'ordre de l'ordre de il faut sauver la planète et derrière cette planète on a une impossibilité d'arriver à retracer les fractures nord- sudud qui sont quand même le fait déterminant de l'histoire de l'humanité donc on a une série voilà de représentations de concepts qui nous rendent qui nous désarmment plus qu'autre chose plus qui nous arme pour traiter sérieusement la la question de l'écologie à partir d'un prisme anticolonial et et antiraciste et ça va jusqu'au représentation aux imaginaires qu'on accolle à ce que c'est un écologiste quand on imagine une ou un écologiste on a une certaine idée et je vous fais pas un tableau mais généralement c'est c'est ça va pas être une incarnation une sociologie qui va dans le sens de de l'antiracisme pour le dire rapidement et du coup on va déigner aux luttes et aux incarnations qui portent l'écologie mais à partir d'autres points de départ à partir d'autres d'autres mots d'autres manières de formuler les choses on va leur donner la capacité et le le droit d'être considéré comme écologiste à part entière eu et c'est vrai que Fatima tu tu le disais un petit peu mais il y a euh aujourd'hui quand on veut repérer ce qui est l'écologie on va chercher des mots chercher des des manières de dire les choses des combats qui sont les combats écologistes et le reste c'est pas des combats écologiste alors que justement peut-être un des chantiers pour construire une écologie antiraciste populaire et qui traite de la question coloniale c'est justement de partir de ce concept de la subsistence toutes les luttes qui concerne la capacité à respirer la capacité à se nourrir sainement la question de la santé la santé environnementale et cetera tout ça entre dans le prisme dans le champ large de la la la grande lutte écologiste donc constat on est très mal outillé on a on est déformé dans dans la manière de considérer ce que ce que peut être l'écologie donc la question qui s'ensuit c'est comment on corrige ça comment en fait on porte un regard critique sur ces concepts ces représentations ces imaginaires avec lesquels voilà on on on arrive lorsquon entre par la porte dominante de l'écologie un peu classique et comment on on on invente d'autres concepts d'autres imaginaires d'autres mots d'autres termes qui correspondrai mieux qui nous arm demurit mieux de manière plus efficace pour pour porter une vraie écologie antiraciste parce que le constat c'est aussi que cette écologie dominante celle qui va parler d'une planète à sauver d'une d'une humanité complètement unifiée non seulement elle elle est en décalage et elle invisibilise toute la question raciale et et anticoloniale mais surtout elle est absolument pas efficace c'est-à-dire que elle tourne dans le vide absolu elle elle a aucune capacité à contrer les rapports de de force lié au capitalisme lié au patriarcat lié à au racisme et euh et à la colonisation donc voilà comment comment on invente une nouvelle batterie de concept des nouveaux des des nouvelles armes finalement pour porter une écologie antiraciste et et qui traite de la question coloniale fait dans le même ordre euh euh vaste question et euh je je l'ai pas dit mais peut-être revenir au au commencement euh finalement à l'origine du mot écologie euh Ernest Eckel un neugéniste notoire euh les les débuts dansfin fin du 18e siècle les débuts euh de mouvement environnmentaliste moderne euh 1960 on va dire avant ce sont des débuts qui sont dans dans des contextes de blanchité des contextes de de de de de rapports coloniaux au au au monde en fait on a on a recréé euh la la création des premiers parcs environnementaux au aux États-Unis par exemple a été faite explicitement contre les peuples autochtones des des personnalités comme John Muir euh euh parlait d'une nature qui est belle mais par contre qui est sie par les sauvages les sauvages indiens c'estàd Queen fait dans dans la naissance des du du concept de la protection de l'environnement du concept de l'écologie il y a déjà un problème euh même certains auteurs comme comme Henri David taureau qui avec avec son son son son livre Walden ou la vie dans les bois qui lui était antiesclavagiste en fait il a été récupéré en en dissociant en le coupant en deux bon on va on va prendre tes écrits sur la nature et cetera mais tes engagements antiesclavagistes ça ça on en veut pas donc il y a un problème et le problème il n'est pas on le découvre pas en 2024 on le découvre pas en 2020 en 2019 donc en fait la question à se poser c'est pas tant tiens en fait il y a un petit problème dans la façon de penser l'écologie et cetera mais pourquoi ça continue pourquoi ça continue à ce que l'écologie finalement avant certains travaux avant certaines actions moi je voilà notamment les actions de de de Fatima euh en fait pourquoi elle continue à parler si peu à certaines personnes la raison est simple c'est que le mot même écologie est un territoire occupé le mot même le concept même écologie est un territoire occupé par une certaine partie de la population de la Terre qui vont dire nous on revendique le droit de décider ce que veut dire écologie on revendique le droit de d'inventer un ensemble de concepts anthroposcène planète écosystème et cetera qui vont finalement représenter une certaine vision du monde de ce petit groupe et là c'est problématique pareil une une philosophe jamaïcaine qui s'appelle Sylvia winter disait la même chose du mot humain le mot humain est une catégorie est est un territoire occupé où une partie de la population de la Terre va se revendiquer le droit de définir c'est quoi l'humain l'humain c'est ça homme blanc par exemple à une certaine époque et tout le reste non c'est pas humain l'écologie l'écologie c'est la même chose donc tout à fait il y a il y a nécessité de de faire le deuil d'une certaine histoire de l'écologie et ce qu'on j'ai constaté depuis les années 1960 depuis la naissance de l'écologie politique c'est que c'est pas faut sortir cette naivité c'est pas parce qu'on sait pas qu'on sait pas qu'il y a une immigration on sait pas qu'il y a des colonisations on sait pas qu'il y a des quartiers populaires c'est un refus explicite c'est un refus explicite qui exclut euh moi j'ai beaucoup aimé bien sûr je m'inspire des des des André Gorz des des des guatari et de bien d'autres lipiett c'est René Dumont et cetera et cetera enfin toute une histoire de l'écologie politique mais à un moment donné euh euh moi je trouve que l'écologie politique française dès qu'elle n'a fait pas un engagement concret avec avec la question coloniale elle se fourvoie et cela cela crée en fait de de de de fausses euh euh euh de fausses idées l'impression que les peuples autochtones euh en Afrique euh en Martinique euh n'ont jamais parlé d'écologie l'impression que on invente quelque chose c'est nouveau et on fait encore aujourd'hui des histoires de l'écologie politique en France sans parler de des autres territoires sans parler de la question coloniale et dès lors qu'on qu'on occulte cette question coloniale on ne peut pas comprendre ce qui se passe en kanaki ce qui se passe en Palestine en Palestine on peut pas comprendre qu'aujourd'hui alors je viens aux enfille encore une fois en tant qu'ami en tant que voilà je mais il faut pouvoir discuter moi je ne pense pas qu'aujourd'hui la créolisation soit la solution à cette question coloniale au contraire je pense que ça peut être très dangereux donc warning attention attention à bon entendeur salut je suis prêt à discuter hein mais et en fait le le le danger c'est qu'on a on a perçu l'écologie comme euh une manière d'habiter la terre sans faire monde c'est-à-dire sans être en relation avec les autres avec celles et ceux qui ne me ressemblent pas qui ne prieent pas les mêmes dieux qui n'ont pas la même couleur de peau qui n'ont pas les mêmes sexes ou identité de gens et cetera et cetera et cetera et cetera donc on se dit bon voilà on a tel nombre d'hectares de kilomèes carrés de protégé ça c'est l'écologie on a réduit le changement climatique par tant de degrés ça c'est écologie et on occulte en fait le sens le sens c'est de pouvoir faire monde et la question qui qui dépasse l'enjeu écologique mais à laquelle la France doit se confronter aujourd'hui c'est comment faire monde au sortir de la colonisation et l'esclavage et ce n'est pas en maintenant des fresques racistes à l'assem nationale ce n'est pas en hésitant à condamner un génocide en cours ce n'est pas en encore une fois imposant rapport colonial en kanaki il faut pouvoir entendre les revendications en Guyane en Guadeloupe en Polynésie qui demandent quoi qui demande la souveraineté le droit des peuples à décideré de par eux-mêmes ce n'est pas en se disant que parce qu'on a passé une loi qui condamne l'esclavage comme crime contre l'humanité il n'y a pas d'action de répar à entreprendre alors c'est quoi je m'arrête là l'Empire français néit pas le seul qui existait l'Empire britannique l'a fait aux États-Unis il y a toute une pratique impériale au Brésil et tous ces pays engagent des actions de réparation des actions qui consistent à reconnaître finalement l'histoire que certaines personnes sur plusieurs générations ont été laisé par la question coloniale et qu'il y a à réparer qu'il y a à prendre des des mesures que ce soit dans la recherche ce soit dans l'éducation l'accès à l'éducation dans les droits fondamentaux et la France par son universalité serait de manière innée déjà préparée à faire face à cela non et ça concerne aussi tous celles et ceux qui habitent en en hexagone l'exemple typique c'est celui du choredcon en Martinique en Guadeloupe je vais publier un livre làdessus en en octobre une molécule qui a été utilisée dans les bananeray qui a empoisonné nos peuples hier une étude sort qui dit que ça crée des problèmes cardiaques bon la banane qui a été produite avec ce produit c'est elle nous a pas nourri on ne vit pas de banane en Martinique en Guadeloupe elle a servi à alimenter les bananas Split et minshake de l'Hexagone donc ça veut dire que et c'est ça cette manière d'habiter la terre et cette violence on ne la voit pas parce qu'on est ici on va juste voilà le mich et cetera donc ça veut dire qu'il y a aussi à se mobiliser ici pour faire face à cette manière coloniale d'habiter la terre qui fait qu'on se pense sur une forme d'arche de Noé européenne et qu'on occulte en fait les violences au Niger à Madagascar en kanaki ou alors en Martinique en Guadeloupe et c'est ça la tâche comment faire monde au sortir de la colonisation et de l'esclavage [Applaudissements] oui alors pour pour répondre à à la question que tu poses claire concernant la critique que l'on doit adresser à à l'écologie dominante et à ce discours pseudo universel pseudo enfin universaliste pseudo universel euh d'abord petite remarque mais j'aiai dit rapidement tout à l'heure il s'agit pas simplement de de de d' de de de réagir à à cette proposition euh d'écologie majoritaire libérale dominante et cetera euh il s'agit pas pour nous euh qui somm des des des militants des militantes des des penseurs des penseuses des artistes euh des des des des politiques des élus et cetera euh notamment non blanc non blanche musulm musulmanes racisé euh tu tu as rappelé euh cette cette particularité tout tout à l'heure Malcom tua bien fait ce ce point de vue situé il s'agit pas pour nous de ne jouer qu'à être les poils à gratter en fait d'une écologie majoritaire c'est de dire ah non mais ça va pas du tout les écologistes là vous n'êtes pas assez antiraciste vous ne prenez pas assez en considération la question colonial et cetera parce que ça nous met en fait dans dans une situation subalterne d'être euh les adjectifs qualificatifs voilà nous sommes les écologistes nous classe moyen supérieur blanche voilà c'est nous l'écologie et puis de temps en temps on se soucie quand même voilà des noirs et des Arabes des outrre mè et cetera et on leur donne leheur de minutes et voilà alors racontez-nous un petit peu vos tourments on va les prendre en considération on va organiser une petite conférence ou un atelier là-dessus on va l'appeler écologie populaire plus que décolonial souvent euh voilà enfit on peut pas on peut pas on peut pas évidemment jouer à ça il faut aussi garder une grande partie de notre énergie à produire le projet politique dont je parlais tout à l'heure qui ne se contente pas d'être une réaction a mais qui s'appuie sur nos beautés nos richesses notre culture nos culture nos spiritualités et cetera voilà je pense que c'est ça surtout qui va nous porter en fait et qui va nous faire nous lever très tôt le matin comme comme je disais tout à l'heure ça c'est le premier point rapidement maintenant je ne me je je je je ne résiste pas à cette à ce petit à ces 5 minutes passer à critiquer l'écologie majoritaire je vais pas me je vais pas me priver donc je vais quand même le faire je vais quand même les prendre ces 5 minutes déjà pour dire que alors tout à Claire tu disais mais c'est pas efficace de parler de de sauver la planète de de comme ça de de avec des envolés lyriques c'est pas efficace moi je trouve au contra que c'est très très efficace ça dépend l'objectif qu'on poursuit si l'objectif c'est de mettre la douille si l'objectif c'est de dire voilà il y a une seule écologie ici c'est cette écologie là pensé par nous voilà et et cette écologie c'est pour tout le monde c'est pour sauver tout le monde alors certes vous allez nous dire oui mais vous alors c'est ce que tu sugérit tout à l'heure vous êtes quand même très blanc pour représenter l'ensemble de l'humanité vous êtes quand même de de de très CSP+ très occidentaux très habitant le nord et cetera très habitant les quartiers pavillonnaires pour représenter l'ensemble de ce que nous sommes mais alors le fait voilà d'avoir comme ça des véléités universalistes ça permet de dire non non c'est pour tout le monde c'est pas vrai c'est pas si situé que ça c'est pour tout le monde donc vous qui n'avez pas la parole qui n'avez pas de pouvoir politique et cetera vous inquiétez pas on s'occupe de tout on s'occupe d'améliorer vos conditions matérielles d'existence on s'occupe de vos enfants et on s'occupe de leur avenir donc à ce jeu-là je trouve ça très très efficace ça fait partie en réalité de la panoplie de l'impérialisme occidental cet universalisme euh donc voilà donc c'est très efficace malheureusement et et c'est ça qu'il faut dénoncer en fait en réalité euh dire ensuite que alors quand on dit mais les écologistes quand même ils sont très situés sociologiquement euh et on le voit notamment on l'a vu beaucoup à l'occasion des manif manif climat des mobilisation climat notamment à Paris bon c'était effectivement très situé très blanc euh plutôt classe moyenne on va dire très jeune ça c'est très bien mais voilà très blanc surtout euh en quoi c'est problème en quoi c'est un problème voilà Malcom le disait tout à l'heure nous on n'est pas là pour dire il y a trop de blanc il faudrait plus de décoration noir et Arab plus de couleur je veux dire ça ne fait pas avancer euh la cause si on s'arrête uniquement à cette question de la représentation d'ailleurs c'est même dangereux parce qu'on a entendu beaucoup ces dernières années ah alors c'est vrai autocritique euh les écologistes qui disent le mouvement climat et le mouvement écologiste de manière plus générale est très blanc on va décorer et donc voilà le projet politique on ne le touche pas il ne bouge pas d'un cm c'est celui-là il est atemporel et c'est pour tout le monde mais par contre on va faire venir des personnes non blanches pour le porter ce projet politique et moi j'en ai été victime de ça c'estàd que moi ces dernières années beaucoup moins maintenant mais il y a quelques années voilà on se contenté comme autocritique de dire voilà notre projet politique il est très beau il est parfait et il y a notamment alors voilà moi je faisais partie des personnes en fait qu'on appelait sur scène pour dire mais regardez arrêtez de dire que l'écologieque c'est que pour les blancs la preuve regardez cette femme arabe avec ses longs cheveux et cetera vous voyez bien que elle aussi elle s'intéresse à l'écologie donc c'est bien que l'écologie parle à tout le monde donc voilà ça vraiment y a ce truc autour de oui les écologistes l'écologie c'est un truc pour les blancs pour les bobo et cetera et cetera et donc il faut changer et donc il faut aller sensibiliser les personnes notamment qui vivent dans les quartiers populaires pour leur dire à quel point l'écologie c'est magnifique à quel point il faut les il faudrait qu'elle sa associe et se mettre derrière le front écologiste tel qu'il existe c'est évidemment un un gros problème et ça participe en réalité d'un rapport colonial qu'on a au aux habitants et aux habitantes des quartiers populaires aux personnes racisées de manière de manière plus générale donc il s'agit évidemment pas pas que de ça je note d'ailleurs que pour ce qui concerne l'écologie populaire je disais que ça avait changé un petit peu récemment je pense que c'est notamment grâce à notre travail Malcom pas que nous deux mais on est un certain nombre c'està dire que il y a quelques années je sais pas si tu te souviens l'écologie populaire c'était horrible hor c'était horrible je sais là aussi enfin c'est ce que je suggérais tout àheure j'en ai été victime c'està dire qu'à chaque fois qu'on organisait un truc autour de l'écologie populaire en France on m'appelait est-ce que tu peux venir parler d'écologie populaire et alors il fallait voir la tête de l'écologie populaire je veux dire c'était ben d'ailleurs j'ai fait un va des rétro Satanas dans mon livre j'en ai fait un préambule pour dire mais alors je ne mange pas de ce painlà laissez-moi tranquille avec cette histoire d'écologie populaire avec ce bravo les pauvres d'êtes pauvres c'estàd qu'il s'agissait de dire alors il y a un gros problème le réchauffement climatique il va avoir de graves conséquences et il se trouve que dans les quartiers populaires réveillez-vous vous allez être les principales victimes de ce des conséquences du dérèglement climatique et mais alors vous avez des choses bien dans les quartiers populaires c'est que vous êtes pauvre et du coup c'est bien déjà voilà premier bon point vous allez être sobre et vous êtes déjà so vous ne gaspillez pas vous triez bah oui vous êtes pauvre donc vraiment ce bravo les pauvres d'être pauvres c'était ça l'écologie populaire il y a quelques années bon alors malcomme moi et d'autres on arrivé avec nos gros sabots donc des coloniaux anticolonialistes antiracistes et cetera des outr mers des quartiers populaires de l'Hexagone pour dire en fait l'écologie populaire c'est pas ça l'écologie populaire c'est la Palestine l'écologie populaire c'est la Palestine l'écologie populaire c'est l'Algérie a vaincu la la Palestine vaincra c'eston ne rigole pas en fait on s'en fout de vos histoires on s'en fout de vos histoires de sobriété ce qu'on nous a sorti aussi c'était alors bravo il faut alors parce que moi je fais partie d'une organisation qui s'appelle front de mer alors c'est vrai que dans les quartiers populaires les parents c'est magnifique surtout les mamans elles s'occupent bien de leurs enfants et elle leur donne à manger et donc je le disais tout à l'heure elle gaspill pas et elles font la la cuisine elles-même et puis alors ah c'est bon c'est épicé et cetera et cetera il y avait tout ce délire là aussi autour des des parents et mais en fait ces parents en fait ils sont écologistes ils le savent pas mais ils sont écologistes c'estàd que d'un côté il y a selon ta cité que tu as cité tout à l'heure Malcom il y a les André Gor il y a les derda il y a les Bruno Latour et cetera donc c'est de la pensée politique c'est un travail politique une analyse politique des analyses politiques ce sont des controverses ce sont des débats et alors de l'autre c'est des gens qui ne savent même pas qu'ils sont écologistes ils ne le savent pas ils sont écologiste à l'insule leur plein gré voilà c'est l'écologie qui fait pas semblant de l'être enfin qui fait qui n'est pas consciente de l'être pardon donc voilà il il y a eu tout ça dans dans l'écologie populaire c'est ça qu'il faut balancer d'un revers de main en disant l'écologie donc Malcom l'appelle décolonial je l'appelle anticolonialiste ou internationaliste cette écologie là il faut faut dire en fait ce qu'elle entend et c'est ça le V des rétros Satan c'est dégager laissez-nous travailler en fait c'est de dire voilà c'est la lutte contre les violen policière la question de la dignité humaine est-ce que c'est normal d'abattre un gosse de 17 ans d'une balle dans le thorax sous prétexte qui n'a pas le permis est-ce que c'est normal voilà c'est la question de la dignité humaine de l'égale dignité humaine c'est je l'ai dit la question de de la Palestine qui est centrale qui a toujours été centrale c'est ce que je te disais tout à l'heure Malcom je je je n'ai pas souvenir en tant que militante antiraciste de ne pas avoir de ne pas voir la question palestinienne donc c'est la question coloniale au au centre de de de nos revendications dans la marche 1983 euh euh la marche pour l'égalité de 1983 les euh marcheurs donc cette marche anti-raciste que que que que beaucoup connaissent certainement ici euh les marcheurs euh avaient tous comme toi et moi malcomme un kfier déjà euh à l'époque il mettait la question palestinienne au centre de leur revendication donc voilà c'est ça euh l'écologie euh à à laquelle on aspire voilà c'est une écologie qui est un peu plus énervé que ce qu'on ce qu'on voudrait certainement où on pose la question du du pouvoir politique euh deux derniers points pour dire aussi que pour compléter un tout petit peu ce que tu disais tout à l'heure Malcom sur pourquoi on ne se mobilise pas notamment dans les quartiers populaires de de France hexagonal euh autour de de d'enjeux écologistes précisément écologiste euh pour compléter un peu ce que tu as dit et je suis entièrement d'accord avec tout ce que tu as dit mais il y a il y a une question il y a une un élément que que j'essaie de développer dans l'écologie pirate qui est la question de de de de l'ancrage territorial du désancrage d'abord c'est voilà je pose la question je vous pose la question voilà comment des personnes à qui on répète qu'elles ne sont pas ici chez elles que cette terre n'est pas la leure comment comment on peut attendre d'elles de ces personnes-là qu'elle se souci de la question environnementale voilà la la question de la Terre ce qu'elle devient alors là c'était les Jeux Olympiques par exemple alors on va bétonner on va artificialiser les sols on va et puis il va y avoir des échanges et puis il va y avoir des Data Center et puis il va y avoir des grands magasins des supermarchés bon ok mais moi vous me répétez que cette terre n'est pas la mienne ça veut pas dire que je me soucie pas de la terre euh la preuve c'est que les diasporas qui vivent en Europe originaire d'Afrique se souciit de la terre du pays des pays d'origine elle s'en soucie elle elle s'en soucie de de manière affective et et et même elles mettent la main à la poche elle finance des des des projets là-bas en Afrique dans les pays les pays d'origine donc c'est pas se désintéresser de la terre de manière générale non non c'est se désintéresser de la terre où on nous répète que nous ne sommes pas légitimes voilà pour compléter un petit peu et d'où l'intérêt d'ailleurs l'importance de l'ancrage territorial c'est de dire mais vous voulez qu'on se mobilise nous voulons nous nous mobiliser sur les enjeux écologistes ok faut déjà considérer que cette terre c'est la nôtre et que c'est la terre de nos enfants et qu'on bougera pas voilà ou alors si on veut mais voilà on nous chassera pas de de cette terre pour terminer le meilleur moyen quand même de de de faire la critique de l'écologie majoritaire de la bousculer et même d'aller plus loin de cliver moi je pense que vraiment il faut voilà il faut cliver la classe moyenne supérieure blanche qui se souci d'écologie il faut vraiment balancer des des des des pavés dans la mar euh le meilleur moyen c'est poser la question de la terre en en effectivement en disant posant la question des des injustices et des inégalités voilà la terre n'est pas traitée de la même manière y compris par les écologistes une terre va être considérée comme marginal pouvant être traité pouvant être maltraité une terre va être considérée comme méritant en fait qu'on qu'on s'y intéresse la terre qui va être considérée comme une sous-terre c'est la terre hab habitée par les classes ouvrières les subalternes les personnes racisées les habitants du Sud les Palestiniens notamment et et les canques notamment la terre qui va être valorisée c'est pour le dire clairement la terre habitée par les blanc tout simplement voilà et donc de poser cette question là quand on dit la terre ça n'existe pas c'est de quelle terre on parle ça ça permet déjà d'être plus précis dans le projet écologiste qu'on défend ensuite il y a la question des aspirations alors moi il y a un gros pavet dans la marque que je teste depuis que l'écologie pirate est sortie c'est la liberté de circulation sans conditions voilà pour ou contre tout simplement pour ou contre dire que le blabla qui a duré un temps y compris porté par des écologistes bon je je vais parler du parti écologiste majoritaire en France ELV le blabla autour des flux migratoires et autour de de je pense à Yannick jado pour vous donner une bon lui quand il s'exprime sur la question migratoire euh c'est une position coloniale coloniale qui n'est pas qui n'est clairement pas à à la hauteur lui quand on lui pose la question de de de de de la migration et et de la frontière en fait la vraie question c'est la frontière quand on lui pose la question il répond par un truc misérabiliste nul sur oui mais alors les personnes qui sont déjà ici d'ailleurs qui ont traversé les fourches codines de la Méditerranée les personnes qui sont ici oui peut-être qu'il faut les régulariser et cetera c'est pas le seul hein sur la régularisation des travailleurs euh et pas tous les travailleurs les travailleurs qui travaillent dans les secteurs en tension don c'est c'est en fait c'est daranin c'est vraiment entre le ce discours qui est porté par la une grande partie de la gauche et puis dararmanin a il y a a a il y a rien en fait y a quasiment rien il faut régulariser les des personnes utiles utiles dans le secteur du bâtiment de la restauration et tout mais c'est ce que propose Darmanin déjà c'est le macronisme en fait donc vous servez à quoi à part à vererser des larmes de crocodiles ça vraiment il faut faut dire on n veut pas il y a pas de raison que Yannick jado puisse aller circuler partout où il veut dans le monde et pas les personnes euh qui habitent en Afrique il y a pas de raison que Yannick jado puisse aller je parle de yanck jado c'est pas le seul c'est parce que je je l'ai en tête là mais il y a pas de raison que Yannick jado puisse aller admirer le soleil se coucher à esessawira au Maroc et que les habitants d'essawira puissent pas venir admirer le soleil se coucher à tour voilà ça c'est ça ça peut être très très beau le soleil aussi couchant à tour et et et non c'est pas possible parce que la personne dessawiiral elle doit justifier de son utilité donc elle doit donner voilà des preuves de son compte en banque de du compte en banque de la personne qui l'accueille elle doit donner des preuves de de de l'espace de qui existe dans le logement de la personne qui l'accueille elle doit donner des des preuves quand il s'agit de mariage je sais pas si tout le monde est au courant ici il y a quelques années il fallait prouver que le mariage entre une personne ici de France et une personne d'Afrique que c'était pas un mariage blanc maintenant c'est la lutte contre les mariages gris avant il fallait donner une photo du mariage donc du mariage le où on est habillé et de plus en plus faut faut fournir des preuves où les photos ça doit être des photos de nuit de no où la mariée doit être en nuisette enfin pour dire jusqu'où ça va ben bien sûr c'est jusqu'où ça va va dans dans dans le viol d'intimité pour ce qui concerne la la la circulation des personnes non blanches d'ailleurs juste je le dis rapidement le problème c'est pas la circulation c'est c'est l'erreur que font beaucoup d'écologistes le problème c'est pas la circulation quand on dit oui mais alors il faut faire attention parce que justement il faut réduire au maximum la circulation parce que impact sur le le dérèglement climatique mais c'est pas la question puisqu'il s'agit souvent des personnes qui circulent le plus c'est ce qu'on appelle vulgairement les saisonniers agricoles sont des personnes qui passent leur temps à traverser la Méditerranée selon les besoins du capital donc il s'agit bien de personnes qui circulent simplement elle ne circulle pas librement elle circule sous condition les conditions imposées par le système colonial capitaliste donc c'est bien la question de la liberté de circulation est-ce que oui ou non c'est un droit fondamental est-ce que oui ou non on a le droit non seulement de quitter une Terre ravagée et qui va être de plus en plus ravagée d'ailleurs bon vous le savez tous c'est la responsabilité de l'Europe c'est la responsabilité des pays du Nord de l'Occident bon est-ce qu'on a le droit de quitter une terreavagé ça oui c'est un droit qui est garanti par le droit international mais est-ce qu'on a le droit d'être accueilli à bon port et et c'est là que les écologistes ne sont pas la hauteur c'est là qui disent non non non vous pouvez quitter votre terrevager allez-y mais par contre non non nous on doit gérer nos flux migratoires et donc c'est limité et on naccueillera ici que les personnes utiles bon voilà voilà un PAV dans la marque qui permet de vraiment casser l'ambiance dans l'écologie majoritaire et enfin je terminerai par ce dernier point pardon je suis je suis un peu longue c'est la confrontation sur le terrain moi je milite notamment au niveau local là il y en a un paquet de d'hypocrisie à à exploser et et là tout se voit c'est là les discours dont tu parlais tout à l'heure les envolet lyriques poétiqu romantiqu et cetera ah là tu vois que c'est la guerre en fait c'est la guerre c'est une guerre de pouvoir et c'est une guerre de pouvoir notamment la là je suis pas dans la subtilité je dis rapidement on pourra en discuter si ça vous intéresse entre quartier pavillonnaire et quartier populaire dans la périphérie des grandes métropoles c'est la guerre je veux dire ça va très très loin pour vous empêcher de de d'avoir une alternative végétarienne dans les dans les cantines scolaires parce que vous êtes une personne musulmane et et c'est des personnes végétariennes qui se lèvent très tôt de matin pour empêcher l'alternative végétarienne c'est des personnes végétariennes mais ah oui mais ce sont des musulmans ce sont des musulmans et donc ça pourrait les mettre bien parce que ça pose la question de l'égalité l'égalité de traitement que des écologistes sont prêts à mettre leurs conviction écologique sous le tapis pour mener cette guerre de classe cette guerre de territoire qui existe aujourd'hui et quand vous militez sur le terrain vous vous rendez compte de ça je le dis rapidement je développe un petit peu dans mon livre on a ouvert un une maison de l'écologie populaire incroyable incroyable en 2021 à Bagnolet incroyable je veux dire cette maison de l'écologie populaire en théorie donc ceux qui ont ceux et celles qui ont ces discours dittirambbique là sur le sur l'écologie et sur la nécessité de de de de d'emmener tout le monde pour lutter pour la planète et le vivant et la biodiversité et cetera c'est à peu près tout ce qui était dans l'air du temps de l'époque voilà c'était intersectionnel c'était féministe antiraciste il y avait même une AMAP c'était très bien sur le papier bon ça le jour où on l'a annoncé tout le monde nous est tombé dessus tout le monde nous est tombé dessus y compris les écologistes locaux y compris la gauche locale y compris attaque locale y compris la LDH locale voilà c'est pas l'extrême droite il y a pas d'extrême droite là où je suis en scène saintnier à Bagnolet Montreuil ça existe pas voilà parce qu'il y a tout ce qu'il faut à gauche parce que le champ électoral se rejoue à gauche et donc on a eu voilà sur le terrain en fait tous ces discours qui ont mais qui ont volé en éclat il y a pas un militant écologiste dans les quartiers populaires en France qui qui ne peut pas comme moi témoigner en fait de la réalité de la de de de la guerre qui qui est menée pour empêcher les populations qui vivent dans les quartiers populaires de se soucier d'elleelles-même de se soucier de l'avenir de leurs enfants voilà et ça je pense que voilà je finis par ça c'est pour ça que j'en ai parlé dans mon livre le fait de de de balancer ça voilà pouave de dire voilà vous pensez agir à l'abri des regards au niveau local moi je vais écrire ce que vous faites voilà je vais consacrer trois pages pour dire voilà c'est pas à l'abri des recard et et c'est la découverte qui le dit c'est la découverte donc c'est estampillé c'est scientifique voilà parce et c'est pour dire voilà il y a pas d'un côté au niveau national et dans les nué en fait hors sol un discours comme ça qui se veut universaliste et en réalité sur le terrain tout faire pour empêcher les personnes racisées notamment de voilà d'avoir du pouvoir le pouvoir de changer changer la donne pardon j'étais longue merci beaucoup à vous deux ce que je vous propose vu qu'il nous reste une vingtaine bonne vingtaine de petite vingtaine de minutes c'est de que vous de prendre des questions réaction de de la salle et ça permettrait à nos deux intervenants de continuer à élaborer leur discours en vous répondant mais du coup on va passer la main dans la salle est-ce que on peut faire circuler un des micros celui-là et si on peut alterner homme femme merci on on en prend trois et [Musique] on euh bonjour je voulais juste poser la question donc merci à tout le monde pour les interventions je voulais juste poser la question des ressources si vous avez des ressources à conseiller sur le sujet tout simplement bonjour c'était pour revenir sur ce que tu disais Malcom tu parlais de de démarches de réparation dans sur certains autres continents et j'ai appris récemment par exemple qu qu'en France le franç FAA est toujours fabriqué et régulé à côté de ClermontFerrand est-ce qu'en fait avant d'être déjà dans des démarches de réparation on doit déjà en fait se retirer de notre démarche néocoloniale en général bonjour et merci pour ces brillantes interventions euh moi j'étais très impatiente de voir cette conférence parce parce que justement j'avais lu vos vos livres et et c'est des livres qui qui avaient bousculé quoi c'est euh on n plus dans notre confort quoi et et vraiment c'est pour ça que j'étais très enthousiaste et du coup bah j'aimerais que vous nous en disiez plus sur sur la créolisation ce que ça en quoi ça peut être un problème que ça continue de nous bousculer et sur bah pourquoi attaque entre autre c'était euh opposé enfin savoir plus pour cette sur cette maison de l'écologie oui bonjour J'ai de deux questions la première c'est sur le lien entre supr ma blanche et et capitalisme est-ce que euh le fait que euh les les populations blanche vous avez dit classe moyenne et cetera ne sont pas euh antiapitalistes et puisque l'écologie est quand même enfin la la la destruction de de la planète est liée au capitalisme est-ce que c'est parce que dans dans est-ce que c'est pas parce que dans leur esprit la suprématie blanche est liée au capitalisme et que si on combat le capitalisme on va perdre cette suprématie est-ce qu'il y a pas ce lien qui est qui est fait et deuxème question vous avez dit que dans les quartiers populaires ils sont interdits de de de de de cantine végétariennes parce qu'ils sont musulmans il faut savoir qu'au niveau européen on a interdit le le bio halal donc on peut pas faire du halal bio tout simple l'argument c'est parce que les musulmans sacrifient les bêtes et que qu' pour souffrir par contre quand on mange les les les huîtres vivantes ou qu'on qu'on ou qu'on ou qu'on ébouillante les les les enfin les les crustacés ça c'est pas faire souffrir les animaux donc là il y a vraiment le fait que les que les musulmans n'ai pas droit au n'ai pas droit au bio c'est une règle européenne voilà on on va va répondre à ces questions là si on arrive à avoir le temps on prendra une autre série de questions ok vous répondez un peu à ce que vous souhaitez commence pas Malcom euh oui je profite des questions aussi pour prolonger certaines choses mais évidemment Fatima quand je parlais de d'un racisme qui enfin de la question du racisme qui est déconnecté de la question colonial je pens absolument pas à certains rang je pense à une forme de racisme à la SOS Racisme qui voit en fait un truc de colorisme et cetera bon voilà mais pour commencer je je j'aime bien la question une petit un petit test euh combien de penseurs et de penseuses écologistes racisés pouvez-vous nous citer à part Fatima et moi très bien 1 une ok de pardon ok non mais ok ok ok on n pas c'est pas parce qu'on a ré qu'on va être d'accord avec tout le monde mais ok ça ét dit et français 66 millions 67 millions de personnes ton bouquin pour un nouveau sujet révolutionnaire c'est 2019 aussi 2020 voilà enfin donc ça fait 5 ans qu'on a publié nos bouquins bon ce que ce que vous l'ignorance en fait qui est orchestré est une construction est une production et ce et c'est ce qu'on va appeler euh je je vais revenir euh c'est c'est ça la blanchité c'est ça la blanchité la blanchité c'est pas uniquement une couleur de peau c'est une construction de monde à l'image euh de certains groupes socioracial pour vous donner un exemple très concret j'ai dit que je suis martiniquai euh et donc du coup ça fait le lien avec la différence la difficulté d'un ancrage territoriale avec ce que tu disais sur les quartier populaire en Martinique même si je me rend de cette île qui est ma terre natale ancestrale euh euh on est c'est le l'ancrage territorial est aussi tout autant difficile pourquoi parce que ce sont des des îles qui sont des espèces de gigantesque plantation de banane détenu principalement par des groupes qu'on appelle les béqués blanc euh blanc pays euh et du coup on on est là à vivre au Marg des plantations euh sans avoir aucun mot à dire sur la façon dont ces plantations sont menées le chloredécon a été utilisé mais personne n'a décidé du clordécon sauf sauf un un un petit groupe et encore enc une fois les propriétaires principalement sont se sont construit mais de manière explicite sur cette solidarité raciale mais ça ne s'arrête pas là vivre en Martinique c'est vivre avec des préfets depuis 1946 qui sont systématiquement blancs pareil en Guadeloupe à l'exception d'une personne vivre en Martinique c'est vivre avec des gendarmes qui sont systématiquement blanc des chefs de commissariat qui sont blancs euh des procureurs donc justice qui sont blancs des chercheurs qui vont produire des connaissances sur nos corps et sur nos territoires qui sont blancs c'est ça qu'on appelle la blanchité alors on va dire ah vous êtes racialiste bon ben j' rien à faire vous dites ce que vous voulez et on va et et le milieu finalement sociologique d' de l'écologie dominante reproduit cela Greenpeace pareil à une certaine époque enfin bon de toute façon faut faut faut faut discuter et mais le le constat qu'il y a un problème qui a une écologie blanche finalement dès ces départ qui a été colonial et qui a été raciste avec des théories sur la population la bombe P et cetera repris par des présidents de la République comme Sarkozi voilà disant qu'en fait avec un propos à la fois colonial raciste et misogyne disant que si le problème le problème de la du changement climatique c'est le fait que les femmes racisées font trop d'enfants c'est le problème de leur ventre c'est à cause d'ell bon mais au fond on se dit bon l'absence de personnes racisé au fond euh en vrai ça pose pas de problème en vrai on dit oui oui ça serait beau l'image serait plus belle mais en vrai concrètement théoriquement dans ce qu'on produit comme pensée ça change pas quoi ça ça ça et là je suis là pour vous dire que oui c'est un problème y compris dans la production de connaissance et c'est ce qu'on appelle la blanchité ép que l'épistémologie est une discipline qui qui étudie la façon don on prod la connaissance dont on est capable de savoir ce qu'on sait et toute les études il y a des études qu'on appelle les sciences l'études des sciences des techniques qui qui finalement regardent et c'est ce que faisait Bruno lour d'ailleurs regarde comment les sciences sont produites comment comment on fait les sciences et l'un l'un des résultats les plus importants de cette étude c'est que plus le corps de chercheurs et de chercheuses qui se mettent ensemble pour produire des travaux est diversifié est multiple est varié meilleure est la qualité de la recherche meilleure est la qualité de la production scientifique et des récits c'est comme ça que il y a y a pas si longtemps on avait proposé une théorie de l'énergie limitée en disant que les femmes en fait faut pas qu'elles aille à l'université parce que elles vont utiliser trop d'énergie cérébrale et pas asse d'énergie pour produire des enfants comme par hasard les personnes qui ont produit cette théorie étaient tous des hommes alors que se passe-t-il quand finalement un groupe 90 % 95 % de personnes blanches se met à produire des théories sur l'écologie sur l'environnement sur la planète et ben pareil on reproduit des biaiss le premier colloque sur l'anthropocène en France s'est tenu à Paris en 2015 et a donné lieu à un un bouquin qu'on appelle penser l'anthropoccène euh coédité par Catherine larer et et Rémi LEB Rémi be je sais plus euh avec 37 donc ça c'était à Paris enfin voilà avec 37 contributuris 535 pages et aucune personne noire aucune personne racisée et quand on regarde les notes de pas de page pareil on reproduit un monde finalement un monde et c'est ça la blanchité c'est qu'on construit finalement un espace où tout ce que vous allez avoir et rencontrer sont un certain type de personne et donc il y a et le mot blanchité il faut pas avoir peur de l'utiliser je m'adresse à à à la LFI comme le mot décolonial et on va pas je comprends qu'il y a des calculs électoralistes en disant ah oui bon ça c'est un peu trop machin mais en fait il y a aussi une lutte dans le langage qui est amené et qu'il faut pouvoir imposer C certains thèmes dans dans le débat public sinon on reste dans un un discours à à la PS qui se veut non non non moi je suis antiraciste mais non non un moment donné il faut dire les choses comme dit Fatima un moment donné il faut dire les choses non on veut d'une France où qui qui soit décoloniale qui implique des actes et donc la question sur ne faudrait-il pas se retirer d'abord ben en fait bien sûr mais c'est pas suffisant c'est pas suffisant il faut pouvoir c'est ce que j'appelle des relations décoloniales il faut pouvoir engager des relations d'égal à égal sur le long terme et en fait en plus c'est beaucoup plus désirable on n pas envie de monde uniforme on a envie de monde bien sûr qui respecte les dignités la justice la souveraineté de de de tous les peuples mais qui rendent possible finalement une sorte de richesse de rencontre mais pour cela on a besoin des conditions de liberté de circulation de de le clore descnes pour pour terminer là-dessus donc en 16 ans il y a a un procès je suis parti civille au procès en 16 ans d'instruction les juges blancs depuis Paris ne se sont jamais déplacé en Martinique en Guadeloupe et il prononce le 5 le 5 janvier 2023 un nonlieu les associations martiniicais golouen ont porté plainte à Baster et à fort- de-fance et là le procureur a refusé les plaintes locales et dès qu'ells ont été forcé dès qu'il a été forcé d'accepter les plaintes il a dit non non on va s traiter à à Paris l'appel a eu lieu le 10 juin moi je suis je je me rends à l'appel avec mon avocat je dis bon est-ce que il peut y avoir une publicité des débats est-ce qu'on peut est-ce que les martiniqu goopens peuvent accéder aux espaces où se décide euh leur exigence de justice non est-ce que moi en tant que parti civile je peux m'exprimer au sein de cette cour de justice non est-ce que serg chimi qui est le président de la collectivité territoriale martiniqueise vous savez on a on a lié région et département on a fait une collectivité territoriale qui est partie civile c'estàd que l'instance représentative la plus grande de Martinique est partie civile est-ce qu'on peut par non et c'est là qu'on a à imaginer qu'on doit changer on doit imaginer un notre récit et une autre manière d'habiter la terre c'est c'est là-dessus c'est c'est là-dessus que je vais que que que que que je vous laisse et qui passe par un ensemble d'actions à imaginer ensemble décolonial une façon d'une une autre France d'autres c'est et évidemment une autre écologie l'écologie sera décoloniale ou ne sera pas ou antiraciste ou internationaliste mais voilà et donc moi je dis en face de tous les certains profs voilà je dis clairement au départ j'étais j'étais naïf je me dis ah Benon je su écris un bouquin parce qu'ils savent pas et puis ça va changer mais non mais et et là il y a un refus qui est explicite et que je dénonce et qu'il faut faire tomber et c'est là la lutte et je vous invite à à rentrer et participer à cette lutte avec nous alors je vais répondre rapidement au quelques questions également de mon côté rapidement de temps je Paro à alors concernant les ressources la question des ressources très rapidement il y a notamment toutes les Pens c'est desconiales qui les penseurs et penseuses desconiaux qui sont de plus en plus traduits en France il y a une bonne introduction pour ses pensées décoloniales alors il y a évidemment le livre de Malcom mais un livre paru plus récemment aux éditions La Découverte j'ai plus le titre exact en tête mais je crois qu'il y a pensé des coloniales de Lisel kirose et Philippe Collin et c'est vraiment une bonne introduction il y a une c'est une entrée où on se rend compte à quel point les penseurs et penseuses desconiaux d'Amérique du Sud à quel point ils sont et des coloniaux et écologiste la question pour elle et eux ne se pose même pas la question de la terre est centrale la question de la Libération est centrale c'est vraiment une écologie d'émancipation donc il y a ce livre là notamment il y a un livre aussi qui à mon sens c'est fondamental qui est le livre de gasanad le long le Lou et le musulman qui fait aussi très bien le lien entre écologie et question colonial question migratoire et et et et question antispéciste justement sur la question animale et la question spéciste antispéciste il y a un très bon site bon alors c'est général mais avec de très très bonnes entrées c'est le site de la revue balast où vraiment je trouve que le travail est remarquable sur le le travail de recherche en fait des articles souvent étrangers qui lit question coloniales question écologiste question question animal euh voilà il y a une d'autres personnes alors précisément parmi les penseurs des coloniax il y en un que je trouve particulièrement intéressant et je trouve qu'on peut le lire facilement depuis la France c'est très parlant c'est Arthuro Escobar qui est un philosophe donc décolonial alors concernant alors il une autre question qui m'a été adressée concernant attaque mais alors il y a pas que attaque j'ai cité attaque et alors c'est pas attaque au niveau national même si pour moi ça pose la question de attaque nationale c'est en fait tout simplement que sur des territoires je prends l'exemple de la scène saint-niis des territoires où vit une une population de classe ouvrière gu racisé musulmane et des territoires plutôt de gauche depuis longtemps voilà notamment la banlieur rouge en fait les personnes qui veulent faire de la politique n'ont pas d'autre choix que de d'adhérer dans des partis et des organisations de gauche voilà par voilà je me réveille à Bagnolet par exemple et je suis vraiment raciste très raciste mais versions Zemour en fait je vais pas trouver de Zemour local voilà mais par contre voilà il y a le PC qui est là il y a attaque il y a la LDH et cetera donc et je peux y aller au PC en question LDH en question et attaque en question donc déjà c'est pas parce que on s'appelle attaque ou LDH au niveau local que ça représente attaque les valeurs et les et les les positions de valeur et de de d'attaque et LDH par exemple au niveau national ça c'est la première chose ensuite oui oui il y a attaque effectivement donc précisément attaque Montreuil et se trouve que c'est pas que attaque Montreuil c'est attaque Montreuil mais les mêmes qui sont attaque sont aussi à la LDH et ils sont aussi je le dis à la France insoumise était à la France insoumise euh parce que depuis peu voilà il y a eu une sorte de certains ont parlé de purge moi je parlerai de remerciement les gens ont été remerciés bon donc c'est toute la bande d'Alexis Corbière en fait hein et en fait ils étaient donc et attque et à la LDH et à à la France insoumise et ces gens-là moi je le dis hein je l'ai déjà dit euh ce sont euh ces gens-là qui les premiers en fait ont lancé les hostilités contre le front de mer et contre vert dragon la maison de l'écologie populaire c'est eux qui ont appelé euh valeur actuelle c'est eux qui ont appelé ses news c'est eux qui partageaient euh ces articles dans les euh groupe facebook locaux euh ces articles en mettant pour information donc tu partages euh une presse d'extrême droite et tu dis juste c'est pour information donc c'est dire le lien qui peut exister entre une gauche entre guillemets euh locale et l'extrême droite nationale voilà mais j'ai dit depuis depuis peu voilà il y a eu un petit peu de de remerciement donc dans ces milieux-là depuis oui un an ou deux euh rapidement oui sur la cantine alors juste je le dis alors merci Madame pour cette information concernant au niveau européen le lien qui est fait entre bio et la l'impossibilité pour les musulmans d'y prétendre sous prétexte de souffrance animale simplement je le dis hein la la la question de l'alternative végétarienne en France c'est une question c'est la c'est pas une question de de laïcité c'est c'est même pas la question de la spiritualité de l'Islam ou pas l'islam et cetera c'est la question de l'égalité de traitement c'est tout on vit dans un pays où on va aller empêcher on va aller verbaliser des femmes qui portent un un un un vêtement dans l'océan en leur disant qu'elles sont pas assez couvertes dans l'océan je veux dire l'océan voilà c'est c'est l'océan c'est c'est pas l'espace c'est pas c'est pas c'est c'est pas la mairie c'est pas l'Assemblée nationale c'est là où vivent les poissons bon et ben il y a des policiers des gendarmes qui viennent et qui disent voilà 135 € et cetera vous n'avez pas le droit de porter ce vêtement là il faut en porter un autre plus court plus main voilà on vit dans ce pays-là en fait et dans ce pays-là en fait dès lors que les personnes musulmanes revendiquent un tout petit peu d'égalité de traitement un petit peu voilà dire bah par exemple là pour ce qui concerne la cantine mais ça aurait pu être autre chose voilà ben moi j'aimerais bien que mon enfant puisse avoir lui aussi ou elle aussi un repas équilibré à la cantine même si l'enfant en question ne mange pas de protéin animale voilà il y a un truc très simple qui s'appelle alternative végétarienne le choix entre protéinees animales et protéines végétales voilà je revendique ça voilà ça ne vous enlève rien c'estàd que si vous vous voulez bouffer de la viande matin midi goûter soir allez-y en fait c'est un choix l'alternative végétarienne on n'impose pas mais voilà moi j'aimerais ça pour mon enfant s'il vous plaît voilà mais comme on pose la question de l'égalité de traitement à travers la question de l'alimentation à la cantine c'est non parce que le système raciste suprémaciste il est dans le détail parce que on se dit voilà ces personneslà si on leur donne un tout petit bout si on leur donne un tout petit peu d'égalité en fait c'est des personnes qui vont croire qu'elles vont avoir l'égalité partout à la cantine mais à l'école pourquoi pas et pourquoi pas dans l'espace public et pourquoi pas dans les institutions de pouvoir et cetera et donc non on leur donne pas ça parce qu'elle risquit elle risquerait de de prendre le bras ce qui est une très très bonne analyse soit dit en passant que ou c'est vrai que les gens comme moi tu nous donnes ça on veut prendre ça bah oui c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est les processus de conscientisation en fait on conscientise une petite injustice on obtient une petite victoire ben évidemment qu'on veut la justice dans tous les espaces sociaux et politiques et donc voilà le diable est dans le détail et le système raciste est dans le détail donc la question de l'alternative végétarienne et son refus par les organisations notamment les organisations de gauche c'est le refus de l'égalité de traitement tout simplement j'ai le temps pour suprématie blanche et capitalisme juste pour dire que le lien que moi je fais entre suprématie blanche et capitalisme c'est la question des frontières j'y reviens mais c'est la question de la liberté de circuler en disant il n'y aura pas de sortie du capitalisme si sont maintenus des frontières si du moins il n'y a pas de revendication pour que la liberté de circulation et d'installation sans conditions soit reconnu comme un droit fondamental puisque le système capitaliste a besoin de frontières il a besoin de souspayer des ouvriers au Maroc enfin pardon pour spayer des ouvriers au Maroc il a besoin de dire aux ouvriers vous ne pourrez pas travers la frontière pour être payé correctement ici en France donc on voit bien à quel point la logique capitaliste a besoin de frontière pour pour perdurer et donc lorsqu'on est antiapitaliste conséquent on doit dans le même temps militer pour pour pour la liberté de circulation sans conditions merci c'est vous on va s'arrêter làon on arrive à l'heure limite mais on a bien noté la demande d'explicitation sur la question de la créolisation et on va voir si on peut pas voilà organiser une suite de ce débat voilà où on on approfondira cette question de la créolisation et des éventuelles critiques que tu as adressé à cette notion donc suivez suivez Malcom et suivez nous si si jamais vous voulez voir cette suite là et on reste dans les parages un petit peu de toute façon si vous avez d'autres questions à vite merci tout le monde merci merci merci

Pour une écologie antiraciste | #AMFIS2024 — Claire Lejeune · Pourquijevote