Conférence CLUSIF “ La sensibilisation : pour qui, pourquoi et comment ? ” (2/7)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Locuteur 1Fait
« la quasi totalité des parlementaires n'a jamais disposé d'assez de temps pour s'interroger à fond sur la sécurité numérique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je voudrais vous remercier déjà pour commencer votre président de d'avoir invité un membre de l'office qui effectivement avec une et une députée anne yvonne le dain nous avons commis un rapport sur la sécurité numérique et donc bah c'était intéressant d'en parler mais surtout partager notre expérience qui n'est forcément que partielle et vous pliez de spécialistes de la question je serais très heureux de vous entendre et leur poser des questions qui montreront qu'on n'a pas été jusqu'au bout du sujet gentil quand il est vrai que et maintenant c'est difficile d'y arriver voilà donc je pourquoi être objectif d'un petit quart d'heure puis on va réserver un petit peu de temps en questions réponses mais qui nous enfoncerons un petit peu d'enjeu pris connaissance du sujet voilà donc votre invitation d'aujourd'hui bonheur beaucoup je voulais dit car vous êtes reconnus tous comme des spécialistes mondiaux de la sécurité numérique alors que je ne suis que co auteur d'un récent rapport de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques il faut peut-être que je m'arrête sur cet office vous éclabousse avait pas que le parlement le parlement a fait le choix dans les années 80 début des années 80 de ceux de créer un office parlementaire bicamérale autant de députés et de sénateurs pour traiter en amont de la loi la fabrique de la loi finalement quelque part eh bien les questions scientifiques et technologiques sont pas donné à tout le monde je défricher tous les sujets vous savez quand on aborde loi après loi des sujets totalement différent et donc qui est d'office quitterait qui traite et qui travaille de ces sujets technologiques ou scientifique ça ça va de la sécurité numérique mais la loi de fin de vie en passant par l'énergie nucléaire et ses extras il ya des tas de sujets qui ont une connotation technologique et il faut qu'il soit traité en amont nous faisons des rapports qui sont lus nous espérons par le maximum de parlementaires ou tout au moins par les parlementaires intéressés et qui travailleront et qui participeront à l'élaboration de la loi c'est le rôle de l'office et gels lors d'un autre membre de la voir présider mais on est un peu comme chez les jésuites tous les trois ans est tournée le président devient vice-président valent pas et voilà ça tourne et ça marche très bien comme cela toujours est il que votre invitation témoigne de votre ouverture d'esprit ce qui est une grande qualité mais de mon point de vue elle illustre aussi votre curiosité à travers la question implicite que vous m'avez posé c'est à dire ça vous faire un zoom arrière 1 c'est la question implicite que vous m'avez posé je veux m'expliquer tout au long de mon intervention car c'est bien de cela qu'il s'agit vous autres professionnels de la sécurité numérique vous êtes souvent conduit à vous demander si le souci de sécurité qui vous anime et partager et jusqu'à quel point par d'autres professionnels par des hommes politiques par des chefs d'entreprise par des journalistes par l'usager lambda dont nombre de jeunes d'étudiants et c'est le zoom arrière que je vous propose de rétablir devant vous s'arrêtera d'abord sur les hommes politiques bien entendu pour distinguer plusieurs catégories entre ceux ci puis sur les journalistes est en fait sur les chefs d'entreprise je m'arrêterai là car le moment à des questions sont revenues et j'y répondrai avec plaisir si je peux dire mais je devrai ensuite que vous l'avez dit monsieur le président vous quitter aussitôt car l'office se travaille beaucoup il ya beaucoup de sujets actuellement et se réunit à l'assemblée nationale ce soir en fin d'après midi et je vous prie par avance de bien vouloir m'excuser mais je crois que nos échanges sont intéressants je n'insisterai pas sur l'omniprésence du numérique sur son usage maintenant étendu à dessert et qu'il avait d'abord négliger dont les hommes politiques alors je suis dans mon propos je traite à modeste parce que j'ai eu en face de moi des gens qui sont infiniment plus spécifiquement la matière donc je resterai très très prudent et très bonne est en effet le zoom arrière que vous attendiez est plus exigeant car il s'agit non du simple usage mais de la sécurité numérique et ce type d'interrogations et bien caractéristique justement des thèmes abordés par l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques technologique dès février 2013 le fils organisée sur le thème de la sécurité numérique conjointement avec les commissions chargées de la défense dans chaque assemblée une journée d'auditions publiques traitant le matin des aspects militaires de sécurité numérique et l'après midi des aspects civils et c'est ça qui nous a mis la puce à l'oreille au fond c'est cette cette séance très très intéressant peut-être que certains d'entre vous y participer pour inciter au parallèle avec la technique cinématographique ces deux zooms juxtaposés en février 2013 donné à l'image obtenu davantage de flou que de relief car il distinguer des objectifs d'études qui sont finalement étroitement liés principal et de militaires je les découvertes étaient étroitement liées c'est pourquoi lorsque quelques mois plus tard toujours en 2013 la commission des affaires économiques du sénat a saisi à ma demande bien entendu a saisi notre office d'une étude sur la sécurité numérique pour les entreprises le civil et le militaire se trouvait d'anglais dans le même sujet d'étude loin d'avoir été épuisés par la journée d'audition du 21 février bien sûr un sujet d'une telle ampleur on ne peut pas aller puiser en deux demi journées et donc madame anne yvonne le dain député moi-même sénateurs avoir été désigné comme rapporteur et très vite nous avons rencontré le président de la commission des affaires économiques du sénat qui nous avaient saisi pour lui proposer de centrer parce que le sujet est tellement vaste on peut venir vous pouvez étudier et économiques tant sur le plan diplomatique que financier que etc gestion du personnel donc ça c'est pour l'administration que pour les entreprises toutes les entreprises des banques et leurs actionnaires et finalement on a très rapidement après une étude de faisabilité parce que c'est toujours comme cela qu'on fait à l'office commence par faire une étude de faisabilité discuté par les membres d'office qui nous donne le feu vert ou non pour faire notre rapport et nous avons bien vu qu'il fallait se centrer sur les eaux usées qui qui sont très importants bien entendu pour le fonctionnement de la france et en particulier sur ce secteur des télécommunications et ceux du secteur de l'énergie chacun imaginera circuit de téléphone portable et que orange est tombé en panne 4 ou 5 heures il ya un an ou deux c'était une catastrophe et on imagine ce qui pourrait arriver sur d'électricité je ne vous fais pas de dessin voilà pour la mise au point du zoom cependant même si les rapporteurs se trouve en première ligne et donc le privilège de sélectionner puis d'étendre et de questionner en direct une centaine de personnes ce qui paraît improbable entendu beaucoup de personnes et des personnes qui comptent 20 de ce marché dans le monde il y aurait ici d'ailleurs dans le monde de la sécurité numérique dont le clusif bien entendu il est essentiel qu'une étude de l'office sensibilise des personnes gagnent au delà des rapporteurs si nous sommes un peu l'intérêt signé que deux personnes et les administrateurs qui nous accompagne au combien s y avait aucun cas modeste noyau de personnes ce serait absolument aucun intérêt et c'est donc cela nous eûmes arrière or cet objectif est d'autant plus ardue que la quasi totalité des parlementaires n'a jamais disposé d'assez de temps pour s'interroger à fond sur la sécurité numérique une petite anecdote vous souvenez chacun se souvient de jacques chirac qui était présent à me contrôler importe peu importe ce n'est pas la question mais quand on lui demandait ce que c'était qu'une souris ils savaient pas un président la république savais pas ce que c'était que j'en dis pas plus a été pendant des mois or donc le fils le fait pour eux mais à condition que des rapports soient lus bien entendu de plus les parlementaires qui ont approché le thème du numérique à travers des rapports naing axé sur la sécurité numérique et lé maire n'entendent pas avoir leurs travaux remis en cause j'aime bien donc il y avait diplomatie dans tout cela ne fût ce qu'à travers le fait de faire apparaître et qu'ils ont pu traiter du numérique en omettant l'aspect essentiel de la sécurité et au delà des travaux des parlementaires leurs habitudes anciennes ou nouvelles sont à observer en effet n'a pas été évident pour tout le monde 2 comme on dit se mettre au numérique mais passé ce cap il est assez contre à rien de s'en prendre expliqué par un autre élu d'ailleurs bon spécialiste du numérique que la messagerie électronique choisi le téléphone utiliser la tablette brandi comme un signe de modernité n'offrent aucune aucune sécurité et font de l'homme public un homme né pour mieux sensibiliser mes collègues je suis allé au cours des auditions jusqu'à organisé par deux fois des séances de démonstration de prise de contrôle d'un ordinateur personnel ou de mon téléphone personnel et j'ai pu constater sur ce point comme sur d'autres qu'il demeure toujours assez difficile même dans un monde numérique de convaincre d'une évidence une personne qui n'entend à naître je veux dire par là convaincre au point de modifier le comportement de l'interlocuteur en effet il ne suffit pas de signaler que tel messagerie offre une confondues confidentialité nul pour que sont abonnés se retire il ne suffit pas de proposer un téléphone sécurisé pour son détenteur pour que son détenteur comprennent que cette sécurisation exige un autre téléphone sécurisé est à l'autre bout de la ligne comme l'interlocuteur qui est qu'ils acceptent une ergonomie différente de celle d'une d'un téléphone grand public une autre anecdote nous avons visité au delà des 100 auditions et plus beaucoup d'entreprises de sécurité numérique en particulier thales devrait approcher thales on ne sait rien de sécurité numérique et on nous disait que finalement c'est ce téléphone qui votre type qui cryptent la voie où les messages qu'on peut envoyer effectivement se demande ce pas immédiats cède moins de 30 secondes de plus c'était ça marche pas bien et les présidents de la république et les ministres ne s'en servent de même que la candidate à la présidence des états unis qui a envoyé ses mails sur son truc personnel ce qui lui donne leur part et qu'ils interdisent enfin peu importe le sort était même permis que ça changeait rien il est donc voilà c'est véritablement un sujet de préoccupation puisque nous plus hauts responsables eux-mêmes et bien ne se servait pas de tout cela que dire des journalistes senti le plus réceptif et sait pas si sûr pour ne sont ils pas encore plus branché numérique que les politiques ne sont ils pas mieux informé les journalistes rédigent de plus en plus d'articles faisant état d'incidents importants sur la sécurité numérique d'actes de piratage d'action d'espionnage à grande échelle de menaces sur les libertés publiques et individuelles et pourtant il est étonnant de relever à quel point des barrières étanches semble s'élever entre l'article à la une celui de la page 6 de la page 23 ou du supplément du même numéro d'un journal et a fortiori entre les numéros successifs de ce journal dans le temps nous semble se passer comme si les journalistes avaient renoncé jeudi à ger peut-être un peu mais il faut être provocante entend tout semble se passer comme si les journalistes avaient renoncé eux mêmes à lire leurs journaux occupés qu'ils sont à les écrire d'où la difficulté de les sensibiliser à ce qu'ils ont écrit pour ceux qui estiment que j'exagère mais que ce genre un peu je leur soumet comme un jeu la petite énigme suivante comme ceux comment se fait-il que contrairement à ce qui est la routine quotidienne observable la sp qui n'est pas loin d'ici n'a jamais accordé une seule ligne une seule une seule dépêche la parution du rapport sur la sécurité numérique en dépit de sollicitations répétées du secrétariat de l'office constatant avec étonnement cette lacune gaplus la publication d'un communiqué de presse par le secrétaire d'état en charge du numérique que nous avons été voir qui nous avons présenté notre rapport madame axel le maire note ans excusez moi la qualité de ce rapport et manifestants dans ce communiqué la volonté de s'inspirer de certaines de ses recommandations pour rédiger le grand projet de loi sur le numérique annoncé depuis plus de deux années et ce communiqué n'a pas non plus ému l'agencé france presse il est vrai qu'il s'agissait de la nouvelle d'une vraie naissance et non de celle d'un faux décès pourtant des publications spécialisées ont signalé la parution du rapport de l'office certains c'est notons s'étant même que cette parution soit curieusement assez inaperçu mais vous connaissez cela bien que moi les recommandations de sécurité doivent être discrète facile à suivre peu contraignantes gratuite et leur mission sans impact ce qui est paradoxal sinon elle dérange d'une manière générale à l'opposé de la sensibilisation le délai de risque numérique permet de différer la prise de conscience et de minorer l'utilité de celle ci une dernière anecdote on s'est aperçu finalement que dans une entreprise même les entreprises d'importance vitale les autres qui sont non moins importante sinon pour le fonctionnement la france pour l'emploi le restera et bien finalement le chef des services informatiques s'il existe est un peu considéré comme un empêcheur de tourner en rond par le directeur général par le patron il ralentit tout y coûte cher et finalement les coudes peu voire pas jusqu'au jour où s'aperçoivent que ça fait quelques mois voire quelques années que toutes les informations d'entreprises sont pillées et que ça coûte une fortune à l'entreprise elle même donc voilà on en est là aujourd'hui l'âge c'est ce que j'ai découvert je ne sais pas voilà donc c'est quelque chose qui est quand même très important c'est ainsi que l'interrogé sur son imprudence à établir sa vie privée sur twitter ou facebook un adolescent déclare à lui-même le plus souvent qu'il n'a rien à cacher un parlementaire estime roy qui est un personnage public sur l'emploi du temps est déjà connue par tout le monde et que d'autres parlementaires sont plus importants plus intéressant à survivre lui et que donc leur public lui-même n'a rien à cacher remarquez que ça remonte de voir ce que nos rois non plus estimé qu'il y avait caché il avait dit public est complètement public là 24 heures sur 24 en fait le déni de sécurité de risques numériques servent surtout à se dispenser de s'interroger sur ce qu'est un message sur l'adéquation indispensable entre la nature du message et son mode de communication donc sur le degré de sécurité numérique à choisir pour chaque message sa divulgation et sa conservation certes cela exige une prise de recul un peu de temps un effort de cohérence et éventuellement une remise en question le pire ou le plus dur alors entre le parlementaire déjà préoccupés à la prochaine loi élaborée et le journaliste en chasse de nouvelle qui fera oublier toutes les autres comment se situe le chef d'entreprise d'un opérateur d'importance vitale et toutes les personnes gravitant autour la centaine d'auditions menées nous a conduit à la conviction que ce chef d'entreprise ne saurait être avisé tout seul en effet la sécurité numérique des opérateurs d'importance vitale dépend tout autant de son équipe de direction que de l'ensemble de ses personnels est également de ce fournisseur de ses clients et de ce sous-traitant la sécurité numérique est d'abord une affaire de comportement donc d'hommes et donc aussi de prise de conscience d'ailleurs à renouveler au gré des évolutions des techniques et des situations bien évidemment cette sécurité est aussi une question de matériel le choix de ce matériel de la confiance à y placer mais en connaissance de cause alors faut-il sensibilisés à la sécurité numérique certes mais quel ton se contenter d'une simple sensibilisation pourquoi s'arrêter là pourquoi ne pas accepter la nécessité d'éduquer de former la sécurité numérique pourquoi s'y prendre si tard et si mal en préparant les auditions du rapport j'attendais toujours la formation le témoignage puis la révélation qui existait quelque part un enseignement à la sécurité numérique adaptée aux évolutions rapides de cette technologie au delà de au lieu de cela s'impose à un drôle de constat la pénurie de professeurs en informatique et est assorti de la croix de la croyance d'izard d'ailleurs que les professeurs de discipline autres des mathématiciens aide pouvait mieux se muer rapidement et automatiquement professeur d'informatique à cela s'ajoutaient des modules de sécurité numérique modestes y compris dans les écoles formant au numérique le tout dans un contexte où l'appel incantatoire à d'innombrables plans pour le numérique à l'école mais tu es toujours l'accent sur les matériels les collections les débits et trop rarement voire jamais sur le raisonnement sur le message d'un sécurisation indispensable du message à penser à mettre en oeuvre méthodiquement à maîtriser en tout cas quoi qu'il en soit même si l'enseignement de la sécurité numérique laisser dubitatif il était à espérer que les opérateurs d'importance vitale épaulé par lens et se trouve à ce mieux doté et même au dessus de tous les risques cependant l'insuffisante sensibilisation de toute la chaîne des acteurs de sécurité numérique au fond dans la plupart du temps ce qui nous et sans risque utilisation numérique personnel et l'utilisation numérique professionnel là aussi on a découvert cet incroyable les professionnels de la sécurité numérique utilise alors même alès vente et le téléphone qui se sépare en deux si je puis dire artix personnel partie professionnelle donc c'est tout cela introduit devrait dîner réhabilité en conclusion provisoire je voudrais très provisoire est très beau destin je vous le redis en conclusion provisoire donc je voudrais insister sur l'insuffisante sensibilisation à la sécurité numérique de l'élève de la classe maternelle jusqu'au président de la structure classé opérateurs d'importance vitale d'où les quelques 100 recommandations tout est beaucoup trop de novices parlementaire présenté volontairement entremêlées avec celle d'hygiène informatique de 26 pour insister sur le fait que la sécurité des uns dépend de celle des autres et qu'il s'agit d'une construction commune à tous les acteurs impliqués c'est à dire chacun d'entre nous à condition que chacun le vivent comme une démarche personnelle en fonction de l'analyse de sa situation spécifique la sécurité numérique de chacun dépend d'abord de lui-même quelles que soient les matériels et les recettes proposées et pour conclure je reprendrai l'expression employée par notre ami ici de lazaro je n'ai pas le bon parce que pardonnez moi mais où nous avons auditionné et sans doute d'ici ont été remarquablement intéressante des valeurs maximales et dans son édition du 26 février 2014 car elle m'a marqué si vous nous avez dit l'objectif est de transformer les intelligences individuel en intelligence collective et je crois que ce sera ça le mot de la fin de mon exposé je compléterai seulement cette excellente formule par ce souhait est que le réseau de la toile d'araignée eric mondiale démultiplie les influx nerveuses du cerveau de chacun de ces acteurs au lieu d'en faire des puces y réfléchit livré aux appétits des arènes et totalitaire au zoom avant fulgurant je vous remercie
Bruno Sido