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Podcast / conversationChaine UMP· 14 novembre 2011 5 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploiLogement

UMP - Bernard Gérard - Convention solitude

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Vous faites quoi en fait exactement ? Est-ce que c'est votre manière à vous de recréer du lien justement et de lutter contre la solitude ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Comment vous faites justement ? On a tous l'image de l'insécurité aussi qui parfois isole dans certains quartiers ou dans des villages.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « On peut aller jusqu'à l'expropriation. On réhabilite, on y remet des commerces et puis on les gère pendant 3, 4, 5 ans et on les remet ensuite sur le marché. »
  • 1:07Invité politiqueChiffre
    « Nous faisons une dizaine de dossiers par an. Nous sommes sur une centaine de sites en France et ça représente plus de 40 000 m2 gérés en ce moment dans notre pays. »
  • 3:31Invité politiqueChiffre
    « Il reste une centaine de sites à faire en France. C'est une action de l'État, on n'en parle pas suffisamment, qui ne coûte que 10 millions par an. »
  • 3:36Invité politiquePromesse
    « Dans 3 ans, nous allons nous autofinancer par la revente des sites que nous avons créés. »
  • 2:00Invité politiqueChiffre
    « ces petites, ça va de 500 m2 à 1 000, 1 500 m2 maximum. »
  • 3:19Invité politiqueChiffre
    « Elle va le payer 50 centimes d'euros, et une autre personne le paiera 15 euros. »

Temps de parole

  • Bernard Gérard83 %
  • Présentateur17 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bernard Girard, vous êtes avec nous et je ne vous ai pas encore donné la parole, mais je souhaitais vous faire intervenir sur un sujet bien particulier. Vous êtes vous député du Nord et président d'Eparreca. Alors comme tous les organismes, c'est un nom barbare. Je vais simplifier, vous êtes un opérateur public pour le développement des commerces de proximité dans les quartiers en difficulté. C'est quand même plus simple qu'Eparreca. Oui, oui, tout à fait. D'accord. Vous faites quoi en fait exactement ? Est-ce que c'est votre manière à vous de recréer du lien justement et de lutter contre la solitude ?

0:26
Bernard Gérard

Oui, je le pense fondamentalement. Alors moi, j'ai découvert également l'Eparreca. Je ne savais pas ce que c'était. C'est effectivement dans les quartiers en politique de la ville. Vous savez, il y a l'ANRU qui réhabilite les immeubles, qui les démolit, qui les reconstruit. Et puis il y a toujours une petite zone commerciale qui est en déshérence, qui est à l'abandon. Nous, nous faisons un diagnostic, nous rachetons, nous disposons de prérogatives de puissance publique. On peut aller jusqu'à l'expropriation. On réhabilite, on y remet des commerces et puis on les gère pendant 3, 4, 5 ans et on les remet ensuite sur le marché. C'est très important et c'est peu connu.

Mais je pense qu'à côté de l'urbain qui est l'ANRU, il y a l'humain qui est l'Eparreca. Et c'est quelque chose de très important parce que c'est recréer du lien social dans les quartiers en difficulté. Nous faisons une dizaine de dossiers par an. Nous sommes sur une centaine de sites en France et ça représente plus de 40 000 m2 gérés en ce moment dans notre pays. C'est bien de le souligner. Je suis très, très heureux d'avoir l'occasion d'en parler aujourd'hui parce que personne n'en parle quasiment jamais. Et c'est tout à fait intéressant. Alors on essaye d'y amener aujourd'hui quelques idées nouvelles. Je peux vous dire les 2 ou 3 petites idées.

1:27
Présentateur

Ça nous intéresse parce que comment vous faites justement ? On a tous l'image de l'insécurité aussi qui parfois isole dans certains quartiers ou dans des villages. Peu importe. Mais il y a l'insécurité qui pousse à la solitude parce qu'on ne veut pas ces commerces-là. Comment est-ce que vous faites pour arriver à réussir ce challenge qu'il y a des temps ?

1:44
Bernard Gérard

Vous savez, c'est vraiment un projet de quartier. Et donc on en discute avec tous les acteurs. Nous avons des conventions avec la chambre des métiers, les chambres de commerce, mais aussi avec les gens des quartiers. Parce que sinon, on ne peut pas le réussir. Et moi, l'idée que je développe aujourd'hui, c'est que dans ces petites zones commerciales que nous recréons, ces petites, ça va de 500 m2 à 1 000, 1 500 m2 maximum.

Eh bien, moi, ce que j'essaye aujourd'hui, c'est d'y insérer, par exemple, des micro-hôtels d'entreprise pour que l'auto-entrepreneur qui est dans un quartier en difficulté, qui vient me dire « Monsieur Gérard, c'est bien gentil, mais cette zone commerciale, cette petite zone commerciale, moi, je ne peux pas y aller. Je n'ai pas d'argent pour y aller. Et puis, je voudrais y travailler. Il n'y a pas d'emploi pour moi. Vous êtes auto-entrepreneur. Je vous fais un micro-hôtel d'entreprise. Il y a quatre petits boxes. Et puis, vous venez, vous avez votre activité professionnelle. Vous pouvez l'exercer là plutôt que dans votre appartement dont l'entrée est squattée.

Deuxième exemple, je voudrais, moi, que toutes les personnes du quartier, même celles qui n'ont pas beaucoup de moyens, puissent y aller. Et donc, nous proposons aujourd'hui de créer des boutiques solidaires, notamment dédiées aux vêtements ou à l'objet, pour que les personnes dans le quartier qui n'ont pas beaucoup de moyens puissent se dire « Mais moi, je peux y aller me promener. Je ne peux peut-être pas acheter grand-chose, mais dans cette boutique solidaire, je vais payer en fonction de mes revenus. » Et donc, je vais vous donner un exemple. Si par exemple, cette personne se dit « Moi, j'ai envie aujourd'hui d'acheter avec mon mari un nouveau tête-à-tête, des bols pour déjeuner.

Je n'ai pas les moyens de le faire. » Elle va aller là, elle va trouver ce qu'elle cherchait, l'objet, le petit cadeau, le petit rien qui fait que sa vie prend un petit peu de sens ce jour-là. Et elle va payer ça 30, 20, 40 centimes. Ou le jean, elle va le payer 10 euros, 15... Non, elle va le payer 50 centimes d'euros, et une autre personne le paiera 15 euros. Voilà l'idée, qui est toute simple, et je voudrais tout simplement la développer davantage encore. Il reste une centaine de sites à faire en France. C'est une action de l'État, on n'en parle pas suffisamment, qui ne coûte que 10 millions par an. Dans 3 ans, nous allons nous autofinancer par la revente des sites que nous avons créés.

Une centaine de sites, on sera totalement autofinançable. Deux choses encore, et puis j'en ai fini. Je voudrais que l'on puisse développer cela dans les zones rurales. Parce que tout simplement, dans les zones rurales, il y a une fracture numérique d'abord, qui est un handicap pour y créer de l'emploi et des entreprises. Je souhaite que dans les zones rurales où le maire est souvent seul, il fait tout tout seul. C'est extraordinaire, le maire dans la zone rurale, tout ce qu'il doit faire tout seul.

Et nous, nous pourrions y amener un peu d'ingénierie, parce que nous avons les équipes qui savent monter les dossiers, qui pourraient les aider à recréer une petite zone commerciale, une petite zone artisanale, avec quelques boutiques, la boulangerie, la boucherie, le pressing, etc.

4:23
Présentateur

Et c'est important. Ça rejoint ce que disait monsieur tout à l'heure.

4:25
Bernard Gérard

Et tout à fait. Je suis complètement en phase avec ce qu'il a dit. Voilà, merci de m'avoir donné la parole. Et vous l'avez bien utilisé, en tout cas.

4:31
Locuteur

Merci. Merci.