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interviewLe Média — Podcasts· 20 mars 2026 64 min

Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David Belliard

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, ravie de vous retrouver pour cette édition spéciale de Face aux Indés. Vous nous regardez sur Youtube, sur notre site internet, Canal 165, sur votre Freebox et 235 sur votre télé orange. Prochaine étape, la TNT et pour ça on a besoin de votre aide pour continuer le combat. Rendez-vous sur soutenez.lemedia.tv.fr. Ce soir, à quelques jours du second tour des municipales à Paris, où se raffronteront Rachida Dati, Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou, nous recevons pour un débat exceptionnel Daniel Obono, député de la France Insoumise à Paris, et David Béliard, adjoint à la mairie de Paris et candidat les écologistes Union de la Gauche dans le 11e arrondissement.

Nous allons les interroger sur leur programme et pour poser ces questions, nous sommes heureux de collaborer avec deux médias indépendants. Sur les questions de transport et d'écologie, nous avons sur ce plateau Justine Guittaud-Potion, journaliste chez Reporters, et pour le logement et l'économie, ce sera William Jean, journaliste chez Politiste, que nous accueillerons dans un second temps. Quel est le choix qui s'offre à la gauche parisienne ce dimanche ? D'un côté, la liste d'Emmanuel Grégoire s'est construite par une union des partis de gauche, les écologistes, le parti socialiste, le parti communiste, l'après et place publique.

Si la liste rassemble un large pan de la gauche, elle incarne aussi une forme de continuité du mandat Hidalgo, dont Emmanuel Grégoire fut un artisan majeur. La liste de Sofia Chikirou est portée par la France insoumise avec une promesse de rupture avec cette gauche municipale. La critique principale qui lui est faite pour ce second tour, c'est de se maintenir malgré le risque d'un basculement à droite de toute la ville, avec l'arrivée de Rachida Dati à l'hôtel de ville. On précise que nous avons contacté le parti Les Républicains pour la liste portée par Rachida Dati, mais ils n'ont pas pu se rendre disponibles pour ce plateau. La sous-endée, c'est tout de suite.

Bonjour David Béliard, bonjour Daniel Obono, bonjour Justine Guitton-Boussion, merci d'être avec nous sur ce plateau. Alors vous défendez tous les deux un programme de gauche. David Béliard, celui d'Emmanuel Grégoire, et Daniel Obono, celui de Sofia Chikirou. Qu'est-ce qui vous différencie ?

2:20
David Belliard

D'abord, merci beaucoup d'avoir organisé ce débat. Bonjour à toutes celles d'ailleurs qui nous écoutent et qui nous regardent. D'abord peut-être un petit mot pour dire que je regrette que la liste de Rachida Dati, en tout cas qu'un représentant, une représentante de la liste de Rachida Dati, ne soit pas présente sur le plateau. C'est la configuration de deuxième tour. Et je le dis et je le redis, nous n'avons dans cette élection qu'un adversaire. Et qu'une adversaire, c'est Rachida Dati. Et toute la liste qu'elle porte avec aujourd'hui le soutien de l'entièreté de l'extrême droite, parce que c'est quand même ça qui se passe.

On a eu Marine Le Pen qui a annoncé son soutien explicite à la liste de Rachida Dati. Et en aucun cas, je souhaite que ce débat, en tout cas que cette élection, notre confrontation n'est pas une confrontation entre les gauches. Nous sommes maintenant aujourd'hui dans une élection qui nous oppose de manière très radicale, très forte à Rachida Dati et à tout ce qu'elle propose et à toutes les régressions surtout qu'elle risque de faire subir à Paris si elle gagne dimanche soir. Je voulais peut-être ouvrir un peu tout ça. Pour répondre à votre question, ce qui me différencie de Rachida Dati, puisqu'ils ne sont pas là, mais ils sont là tout le temps et seront là au deuxième tour.

C'est à peu près tout. Nous ne partageons aucune valeur, nous ne partageons aucun projet, aucun programme. Elle veut revenir sur l'ensemble de ce que nous avons porté sur la question de l'écologie, sur la question de la solidarité. Alors oui, vous l'avez dit en introduction, c'est la continuité ou en tout cas le bilan. Moi, j'ai fait partie de cette équipe, donc je ne vais pas vous dire que je vais renier ce bilan. Est-ce qu'on a tout bien fait ? Non, bien sûr.

Et c'est d'ailleurs le principe de l'élection municipale que de reposer un certain nombre de choses et de reposer un certain nombre de principes ou de propositions sur lesquelles il nous faut soit aller plus loin, soit aller différemment. C'est l'objet de la discussion aujourd'hui. Mais dans l'ensemble, ce que nous avons porté, et moi je suis très fier de ça, c'est un projet et une politique qui est une politique d'écologie populaire, d'écologie sociale.

Et nous souhaitons aller plus loin encore, notamment sur la question de la justice sociale et aussi sur la question des transformations écologiques dont nous avons absolument et intimement besoin pour continuer à vivre et à bien vivre dans cette ville.

4:35
Présentateur

On va parler de tout ça dans quelques instants. Mais Madame Obouno, je voudrais vous poser la même question. Qu'est-ce que votre programme, en quoi votre programme se différencie de celui de M. Béliard ?

4:47
Danièle Obono

Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique.

Et l'enjeu, c'est comment on organise, on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes. Après, effectivement, pour ma part, par exemple, dans le 18e arrondissement, c'est près de 30 ans de majorité sortante, un quart de siècle au niveau de la ville, d'une majorité qui, malheureusement, de notre point de vue, et c'est le constat aussi, on va dire, statistique sur un certain nombre de questions, a perdu, je crois, une volonté transformatrice, une ambition réelle et s'est retrouvée à, j'allais dire, administrée et gérée un peu avec un peu de social, de l'écologie, certes, mais sans véritable ambition transformatrice.

Et c'est donc ce bilan, effectivement, on se présente en opposition à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre candidature, qui est un bilan insatisfaisant et aussi, surtout, la nécessité, dans le contexte, effectivement, national actuel, eh bien, de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat, qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national, qui s'oppose aux politiques néolibérales, au budget mené par Madame Dati, mais malheureusement, qu'on laissait passer également les socialistes à l'Assemblée nationale et dans un contexte, effectivement, où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installée dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin, à Paris, encore plus, comme la capitale, avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays, eh bien, d'avoir une gauche qui est en capacité de faire face, de tenir bon, de ne rien lâcher, et c'est ce que, je crois, nous représentons.

7:29
Présentateur

– On l'a dit, l'idée, c'est vraiment de parler du fond, donc on va avoir une grosse partie, transport, écologie, logement, économie, et on voulait commencer par vous poser des questions qu'on n'abordera pas, qui font partie de l'actualité politique et de l'actualité de cette municipale à Paris. Donc on voulait vous parler d'un sujet qui a été massivement relayé par les candidatures LR et d'extrême droite, c'est l'action de la sécurité. Emmanuel Grégoire propose de renforcer massivement la police municipale avec 1 000 agents supplémentaires pour atteindre 5 000 policiers municipaux.

Sophia Chiquirou propose également d'augmenter le nombre d'agents de police municipale pour atteindre 3 500 agents. Est-ce que c'est la solution à Paris d'augmenter le nombre d'agents, en fait ?

8:08
Danièle Obono

– Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités.

Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc.

Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques.

Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également.

Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique.

11:01
Présentateur

Emmanuel Grégoire propose de... Mais ce n'est pas tout à fait pareil. Non, non, je voulais relancer en disant qu'il propose d'augmenter également le nombre de policiers municipaux. Est-ce que vous êtes d'accord que c'est d'abord un rôle de l'État et que les policiers municipaux sont un supplément, on va dire ?

11:19
David Belliard

Moi, je souscris à ce qui vient d'être dit. Je partage en tout cas la philosophie globale. Évidemment, et en plus, Paris est une ville très spécifique, c'est une capitale, il y a une police nationale qui est extrêmement présente. C'est pour ça d'ailleurs que le débat sur la question de l'armement, et je parle de l'armement létal, puisque la police municipale est déjà armée, mais l'armement létal est un faux débat. Évidemment, c'est un débat qui est complètement porté en épingle par la droite, alors que nous avons déjà sur le sol parisien une police nationale, en tout cas un nombre important d'agents de police nationale, du fait de la spécificité de cette ville.

Et d'ailleurs, nous en demandons plus, justement, pour faire les missions régaliennes dont Daniel Obono vient d'évoquer, pour justement construire une police municipale qui soit centrée sur la lutte contre les incivilités, la tranquillité publique, d'avoir aussi des missions peut-être spécifiques, et une organisation différente, notamment sur une brigade contre les VSS, ou une brigade contre les incivilités du quotidien, parce que nous avons des sujets qui sont aussi des sujets de cohabitation dans l'espace public, comme on le dit de manière un petit peu technique, mais en gros, entre les vélos, les voitures, les gens qui marchent, et on voit qu'on a beaucoup de gens, notamment les plus âgés, qui aujourd'hui nous disent, il y a un problème, donc évidemment, il faut adresser une solution, et une solution là où il y a vraiment des problèmes, et là où ce sont vraiment nos missions.

Et puis enfin, au-delà des questions de formation, ce que nous prononçons, c'est d'avoir aussi un déploiement de la police municipale, là où on en a véritablement besoin, avec des sortes de kiosques, disons, des lieux où on peut installer de manière durable, pardon, de manière provisoire, des sortes de petits centres où il peut y avoir la police municipale, de façon à sécuriser, ou en tout cas à améliorer le sentiment aussi de sécurité, de tranquillité, et de mettre les effectifs là où on les a, on en a vraiment besoin. Voilà, grosso modo, mais je partage complètement la philosophie qui vient d'être évoquée.

13:30
Présentateur

Alors ça, c'est pour la partie sécurité. On va passer maintenant à quelques petites questions autour du scandale des animateurs en période scolaire. À Paris, il y a de nombreux cas de violences physiques et sexuelles qui ont été révélés ces derniers mois. dans le secteur du pays scolaire, je l'ai dit. On parle par exemple d'un animateur déjà signalé pour des violences psychologiques envers des enfants et qui a été réaffecté dans une autre école avant d'être suspendu. Il est aujourd'hui visé par plusieurs plaintes, trois, il me semble, pour viol sur mineurs. Comment expliquez-vous ces dysfonctionnements, David Béniard ?

14:07
David Belliard

D'abord, il y a des dysfonctionnements. Il faut le dire. Et d'ailleurs, il faut le dire de manière très, très claire. Quand j'étais encore chef de file et candidat pour les écologistes l'année dernière, je crois que j'ai été l'un des premiers à le dire et à dire qu'il y avait eu des manquements. Et lorsqu'il y a des manquements, eh bien, il faut les assumer. Il faut aussi les corriger, surtout. Et je pense que sur la question du périscolaire, il faut vraiment tout changer. Et c'est ce que nous allons faire. Nous allons tout changer parce que nous avons besoin aujourd'hui d'avoir évidemment une sécurité optimale pour les enfants et pour rassurer aussi les familles.

Et je sais d'autant plus que les cas et les premiers cas sont arrivés dans le 11e arrondissement où je suis candidat. Donc, j'ai pu rencontrer les familles, l'ensemble des syndicats. On a évidemment dialogué avec l'ensemble, on va dire, des parties prenantes dans des situations qui sont des situations dramatiques, extrêmement difficiles. Et évidemment, je ne peux pas ne pas avoir un mot pour les victimes et notamment les familles. Nous devons avoir des réponses qui sont des réponses de politique publique sans instrumentaliser ce sujet. Je le dis d'autant plus que c'est un sujet systémique qui n'est pas lié uniquement à Paris, qui est lié à l'omerta qui existe sur la parole des enfants.

Et on le voit dans plein de communes. Nous avons des sujets sur le périscolaire. Est-ce que ça nous dédouane du sujet ? Non. Mais simplement, je pense qu'il faut avoir là-dessus, on devrait d'ailleurs avoir des formes de consensus sur les actions que nous devons mener et notamment en termes de réorganisation du périscolaire, de professionnalisation de la filière. Aujourd'hui, il faut déprécariser les agents et les personnes qui aujourd'hui s'occupent des enfants.

Nous avons fait des propositions notamment d'États généraux ou de conventions citoyennes en début de mandat de façon à pouvoir à la fois discuter de la question des temps de l'enfant parce que c'est un sujet évidemment mais de la réorganisation du périscolaire mais nous y intégrerons aussi toute la question de l'organisation de la filière du passage en catégorie A enfin en tout cas d'avoir une possibilité de passer en catégorie A pour un certain nombre de professionnels et de leur permettre d'avoir des perspectives aussi professionnelles et d'évolution de déprécarisation de l'ensemble de la filière de formation évidemment et de renforcement des procédures de ressources humaines.

16:28
Présentateur

Vous étiez à la mairie au moment où ces faits se sont passés pourquoi ça n'a pas été mis en place au moment où ça s'est produit il y a plusieurs mois ?

16:36
David Belliard

Alors je viens de vous le dire d'abord effectivement il y a eu un certain nombre de manquements notamment dans les alertes mais pas uniquement au niveau de la mairie puisque vous savez pas au niveau du central là-dessus on voit qu'il y a eu un certain nombre de sujets dans tous les arrondissements qu'ils soient de droite ou de gauche d'ailleurs et là-dessus effectivement il y a besoin d'avoir une remise à plat complète de ces procédures et notamment ces procédures d'alerte et de communication aussi aux familles moi c'est ce que j'ai aussi pris en compte lorsque j'ai discuté et rencontré les familles des victimes je pense que un certain nombre de choses auraient dû être faites plus vite moi c'est un engagement que j'ai pris en tant que candidat chef de file pour le 11e arrondissement d'installer en fait un dialogue qui est un dialogue plus réactif et surtout direct avec les familles s'il devait y avoir de nouveau des problèmes ce que je évidemment je ne souhaite pas et surtout et bien maintenant il faut poser les choses sur la table et surtout agir agir agir

17:40
Présentateur

Danilo Bono qu'est-ce qui est prévu dans le programme du nouveau Paris Populaire pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles notamment dans les cas de violences sur mineurs

17:48
Danièle Obono

d'abord je pense que c'est important de mettre les mots et on parle là non pas à mon sens de dysfonctionnement ou de manquement mais d'un système de violences systémiques et structurelles les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles c'est important de le rappeler et du coup il faut prendre la mesure du problème et aller à la racine qu'est-ce qui fait que la parole des enfants n'est pas entendue et y compris même quand il y a des alertes parce que ça a été le cas pas simplement dans le cas de Paris mais on le sait désormais c'est un problème structurel et donc identifier tout cela et remettre à plat effectivement tout le système du péris scolaire en commençant bien sûr par l'accompagnement des victimes parce que je crois qu'il ne s'agit pas simplement de passer à autre chose c'est un long processus qui est engagé aujourd'hui par les familles de victimes et qu'il faut un accompagnement de ces familles et la ville a la responsabilité de cet accompagnement y compris en termes juridiques et également la communauté éducative notamment dans les écoles qui ont été concernées doit être accompagnée il faut de l'écoute il faut du dialogue parce qu'il y a peut-être encore d'autres victimes ça c'est aussi un élément du caractère systémique ce ne sont jamais des incidents séparés c'est un système donc ça c'est la première tâche urgente l'accompagnement et le processus de réparation qui doit être mis en place et puis cette refonte elle doit se faire du périscolaire et de manière générale sur les violences sexistes et sexuelles d'abord par les acteurs et actrices de terrain ça fait des années maintenant que les animateurs et animatrices du périscolaire alertent en vérité sur les conditions qui ont permis et c'est pour ça que quand on parle de système c'est une organisation du travail qui permet que des agresseurs soient en capacité de cibler et de violenter les enfants et donc oui il faut enfin écouter et là ça fait partie non pas d'une instrumentalisation mais des critiques et de la question de la responsabilité administrative et politique qui a permis que ce système se perdure puisse se mettre en place et donc oui il faut poser les questions de pourquoi ça n'a pas été vu et pourquoi quand ça a été alerté il n'y a pas eu les réactions qu'il fallait et notamment de la part des agents et des agentes parce que ce sont souvent les premiers et les premières qui ont pu alerter du comportement de collègues et surtout du fait que quand on recrute des personnes qui ne sont pas formées sans même parler de prédateurs en tant que tel et bien on crée aussi les conditions de violence donc répondre aux revendications qui sont très précises on pourrait faire des états généraux pourquoi pas mais en vérité les demandes le diagnostic il a été fait par les organisations syndicales par les agents et les agentes donc on sait ce dont il y a besoin d'ailleurs c'est ce que nous avons repris dans notre programme à partir de ces revendications la question de la formation la question du statut la question de l'évolution de ces professions pour que voilà ce soit ce soit il y a un niveau d'exigence mais qu'on accompagne aussi celles et ceux qui sont dans le métier à évoluer parce que ça ça veut dire aussi avoir une capacité d'évaluation de contrôle interne et puis oui le contrôle des agents et de comment ça se passe plus largement pour notre part sur la question du périscolaire je crois qu'il y a un besoin aussi de considérer en fait non pas le périscolaire comme un moment en dehors de l'éducation mais un moment qui est la continuité en fait de l'éducation les enfants sont un tout et passent en fait presque autant voire plus de temps dans le périscolaire que dans l'école et donc la conception de ce système du périscolaire est aussi un enjeu et pour terminer sur la question spécifique de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles donc il y a ce que nous avons présenté comme la nécessité d'une formation spécifique de la police sur les violences sexistes et sexuelles pour accueillir la parole pour être en capacité aussi de détecter des processus de violence mais il y a aussi le travail que nous pensons nécessaire de la part de ce que nous proposons de mettre en place c'est des observatoires sur la question des discriminations des offices qui seraient chargés justement de faire le travail d'identifier d'accompagner d'accueillir les victimes il y a ce type de dispositif qui existe dans d'autres communes y compris au niveau départemental et je pense qu'un outil de ce type là permettrait avec bien sûr le soutien aux associations et l'accompagnement des associations de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et d'aide aux victimes voilà l'intervention en termes de sécurité de sécurisation des personnes et d'accueil l'intervention au niveau de l'alerte le signalement et l'accompagnement j'allais dire plus large et puis bien sûr le soutien aux associations

23:25
Présentateur

Merci Madame Beaumont et Monsieur Béliard pour ces réponses sur la sécurité et le périscolaire on va passer désormais à notre deuxième chapitre sur les transports et l'écologie et pour ça je laisse la parole à ma consoeur Justine Guitton-Boussion bonjour bonjour tu es journaliste chez Reporters et tu as préparé quelques petites questions sur ces questions de transport et d'écologie

23:51
Invité

oui on voulait commencer par vous poser une question sur la qualité de l'air on sait que la pollution de l'air est responsable de 7900 décès prématurés chaque année rien que dans la région Île-de-France qu'est-ce que vous proposez pour améliorer la qualité de l'air et lutter contre la pollution

24:07
Présentateur

vous allez commencer par Monsieur Béliard vous avez un peu de retard sur le temps de parole

24:12
David Belliard

pas de problème évidemment question éminemment très importante et structurelle pour le coup la question de la qualité de l'air elle est en ville en tout cas liée à l'usage de la voiture grosso modo à plus de 50% c'est là-dessus c'est le levier sur lequel on peut évidemment agir pourquoi elle a baissé elle a baissé pour deux raisons une raison il faut le dire l'évolution des motorisations et puis une autre c'est que nous avons perdu 50% du trafic routier à Paris du fait en fait de la politique que nous avons menée parce que ça c'est de la réalité ça c'est des choses qui sont des choses de rupture il n'y a aucune autre ville à ma connaissance qui en tout cas de cette importance qui a fait ce travail de réduction de la part de la voiture évidemment il faut aller plus loin je pense qu'il faut encore réduire de moitié la circulation automobile dans les 7 années qui arrivent 6 ou 7 années qui arrivent avec la piétonisation avec des pardon des plans des plans vélo de la création de pistes cyclables avec aussi une réduction de l'usage de l'automobile et une amélioration des alternatives notamment sur les transports en commun c'est pour ça que nous proposons un grand plan sur la question du bus pour lequel nous avons là beaucoup d'ambition notamment sur les en commençant par les 15 lignes qui sont les plus utilisées pourquoi le bus d'abord j'y crois beaucoup et c'est le mode de transport de tout le monde et notamment des plus âgés il est plus utilisé par les personnes en précarité et il est accessible pas complètement mais en tout cas il est beaucoup plus accessible que le métro où il y a un pouillème de stations de métro qui sont aujourd'hui accessibles aux personnes à mobilité réduite donc vraiment pour le coup il y a un vrai enjeu à continuer et à amplifier ce que nous avons commencé à faire qui est une véritable révolution qui fait qu'aujourd'hui

26:11
Invité

ce n'est pas fini parce que le plan vélo il n'y a que 43% selon l'observateur du plan vélo il n'y a que 43% qui a été réalisé

26:17
David Belliard

oui vous avez tout à fait raison mais je prends le point et je suis complètement d'accord avec ça c'est d'ailleurs pour ça que je suis candidat de nouveau et en fait parce que je pense qu'il faut terminer ce plan vélo et aller jusqu'au bout par contre là où je pense que vous constatez la même chose que moi c'est qu'il y a plus de vélos aujourd'hui qui circulent qu'il y en avait en 2020 et qu'il y en avait en 2014 donc nous avons passé la barre des 10% il y a plus de vélos qui circulent que de voitures à Paris donc c'est beaucoup après il nous faut d'autres dispositifs c'est là que nous avons une grande différence moi je suis pour par exemple les zones à faible émission évidemment il faut qu'elles soient socialement justes évidemment il faut accompagner les personnes qui sont les plus vulnérables et qui sont les premières impactées par ces dispositifs je rappelle pour celles et ceux peut-être qui nous écoutent ce sont des zones en fait c'est ce qui était prévu par la loi on ne sait plus trop mais qui disait vous avez des critères 1, 2 enfin les voitures les moins polluantes qui peuvent circuler du lundi au vendredi de 8h à 20h il faut aller aider bien sûr celles et ceux qui se retrouvent en contrainte là-dessus notamment les artisans notamment les personnes qui n'ont pas forcément les moyens d'aller acheter des voitures des nouvelles voitures ou des voitures neuves ou des voitures plus récentes c'est ça que nous demandions mais par contre aujourd'hui nous n'avons plus d'arsenal juridique ou en tout cas d'arsenal concret pour accentuer l'amélioration de la qualité de l'air on va faire la politique et moi je m'y engage et on s'y engage avec Emmanuel Grégoire et l'ensemble de la liste à aller dans ce sens-là c'est-à-dire de continuer à mieux respirer à Paris c'est ce que nous souhaitons faire par exemple avec aussi la transformation du périphérique mais nous avons besoin d'amplifier cette politique et pour l'amplifier il nous faut des dispositifs qui dépassent la responsabilité de celle de Paris et notamment par exemple les zones à faible émission bien sûr telles qu'elles étaient prévues j'y étais opposé et extrêmement critique mais le fait d'avoir voté contre et de s'y être opposé c'est vraiment jeter le bébé avec l'eau du bain parce qu'aujourd'hui si ça venait à disparaître définitivement nous n'aurions plus nous de dispositifs réels pour continuer à mieux respirer notamment je le dis et je terminerai là la pollution de l'air elle impacte d'abord les plus pauvres c'est les 500 000 personnes qui habitent à proximité du périphérique les cartes elles sont très claires c'est elles qui subissent en premier lieu en fait l'asthme le bruit bien sûr ça c'est pas la pollution de l'air mais les morts prématurées du fait notamment de mal respirer donc il faut vraiment qu'on se dise bien que ça c'est une politique qui est une politique de justice sociale

28:59
Présentateur

je vais peut-être relancer là-dessus est-ce que vous avez une réponse sur les zones à faible émission et aussi dans le programme du nouveau pari populaire il y a une idée de mieux réguler la circulation pour réduire les embouteillages notamment en utilisant l'intelligence artificielle mais Justine en parlera peut-être mieux que moi c'est pas une solution très écologiquement viable pour le coup avec les data centers et les possibilités de pollution que ça entraîne supplémentaire

29:27
Danièle Obono

alors sur la question des zones à faible émission nous nous sommes nous étions favorables et c'est ce que nous avons porté au niveau national à un moratoire précisément parce que le constat fait pas simplement à Paris je pense à d'autres à d'autres grandes villes par exemple comme à Montpellier puisque notre collègue Sylvain Carrière était très investi sur ce sujet et a porté la bataille parce que le constat c'est que ce dispositif tel qu'il s'est appliqué a d'abord touché les plus vulnérables et les milieux populaires qui dépendent directement et dont la vie et voire la survie dépendent directement de l'usage de véhicules et donc c'est pour ça que nous avons porté cette demande de moratoire pour que soient évaluées les processus d'accompagnement de ces ménages et je crois que ça doit être la même chose au niveau parisien pour faire les évolutions en termes de véhicules et de passer des véhicules thermiques à des véhicules hybrides électriques ça fait partie des propositions que nous portons qu'il y ait une aide plus importante pour aider ces familles et qu'il y ait également une politique de développement assumée et lancée au niveau national et du coup au niveau local de développement des mobilités alternatives qu'il faut pluriel parce que tout le monde ne peut pas prendre le vélo même si moi je fais du vélo dans Paris parce que les personnes à mobilité réduite les personnes âgées pour différentes raisons donc la question des mobilités parisiennes est posée dans notre programme nous proposons de développer notamment le circuit des bus de traverse interne qui permet justement à des populations qui vont avoir plus de difficultés de pouvoir se déplacer d'un quartier à l'autre il faut étendre encore ces lignes et puis avoir pour développer encore plus la question de la mobilité à vélo ce que nous proposons de mettre en place c'est une régie publique qui pourrait accompagner notamment la transformation de l'actuel système Vélib dont il existe un certain nombre de critiques aussi pour si on veut rendre accessible le vélo à un plus grand nombre de public et donc le bilan de la gestion privée par un prestataire est assez critique et nous nous pensons que ça devrait être un service public repris avec aussi des propositions de gratuité pour les moins de 25 ans et donc développer l'appui et la transformation de ces nouveaux modes et nous portons aussi et ça c'est l'apport des vers populaires dans notre programme la perspective qu'il faudra engager en dialogue avec l'Etat avec la région et avec les communes alentour l'objectif de la boulevardisation du périphérique parce que oui en fait l'enjeu du périphérique notamment au niveau des portes moi comme je disais je suis dans le 18ème arrondissement on a la porte de la chapelle la porte d'Aubarvilliers la porte de Clignancourt et effectivement les les habitants et habitantes de ces de ces de ces secteurs et de ces quartiers sont directement impactés alors il y a d'autres d'autres problématiques liées aux périphériques en plus de la pollution atmosphérique et sonore donc il y a cet enjeu-là et cette ambition ce n'était pas au départ quelque chose que nous portions mais dans le processus justement de discussion qui a commencé sur la question du programme on a trouvé les modalités pour en faire un objectif commun et je pense que ça doit être une des grandes ambitions transformatrices dont je parlais tout à l'heure sur

33:39
Invité

moi ça m'a surpris de voir ça dans un programme la question c'est comment

33:45
Danièle Obono

on utilise cette intelligence artificielle il se trouve que en tant que députée je travaille et si je ne suis pas élue maire et que je reste députée je présenterai au retour de l'Assemblée nationale une communication sur l'impact écologique de l'intelligence artificielle et c'est donc un sujet sur lequel j'ai moi-même travaillé la question pour nous de l'intelligence artificielle c'est justement d'évaluer son usage et l'impact qu'il peut avoir et là ce que nous proposons c'est qu'on utilise cette intelligence artificielle justement pour rendre plus efficace une politique d'analyse d'évaluation la question c'est elle ferait quoi concrètement en fait dans ce cas précis elle permettrait d'optimiser en fait les moyens de la politique publique sur ce donné mais c'est pas en fait par ailleurs il faut pouvoir distinguer de quel type d'intelligence artificielle il s'agit c'est pas toujours une intelligence artificielle qui a besoin de data center à grande échelle c'est aussi des processus en fait qui sont déjà à l'oeuvre en matière industrielle par exemple où on va utiliser des modèles spécifiques pour encore une fois optimiser les éléments de politique publique la question encore une fois sur l'intelligence artificielle comme sur le numérique de manière générale c'est quel usage et quel j'allais dire coût-bénéfice effectivement écologique on peut avoir dans ces politiques et donc c'est une des propositions que nous avons faites à ce niveau là et je pense qu'il faut être ouvert comment on utilise les techniques nous ne sommes pas de ceux qui pensent que la technique va régler le problème écologique absolument pas mais la technique et l'usage des technologies numériques peut être utilisée à bon escient à partir du moment où l'objectif ce n'est pas dans un terme de productivisme en fait pour améliorer la productivité ou le rendement ou la rentabilité mais au contraire que ça sert des objectifs de bifurcation écologique et nous pensons que ces outils peuvent effectivement être utiles dans ce sens

36:04
Présentateur

Merci Daniel Obono il faut qu'on avance un peu il me semble Justine vous aviez une question sur les canicules

36:12
Invité

Oui c'est un des gros sujets à Paris et ailleurs en France mais à Paris qui est une ville très bitumée c'est minéralisé pardon c'était ça le mot que je cherchais comment on fait pour adapter Paris aux canicules qui on le sait vont se multiplier et s'intensifier à cause du changement climatique qu'est-ce que vous proposez dans vos listes respectives On ressent sur le plateau

36:37
David Belliard

Oui

36:38
Invité

Il fait très chaud sur le plateau

36:39
David Belliard

C'est clair j'ai un gros pied

36:41
Présentateur

Je vais vous demander de répondre Je commence Vous avez encore du retard donc allez-y Excellent

36:48
David Belliard

Non non mais bon d'abord juste je fais une petite nuance puisqu'on est là sur la question par exemple du respect des feux c'est d'abord les respecter c'est-à-dire remettre des agents pour éviter l'encombrement des carrefours et ça je pense que ça c'est un point extrêmement important on en parlait tout à l'heure avec la sécurité je ne l'ai pas évoqué à proprement parler mais ça fait partie du travail qu'il faut refaire avec la préfecture pour savoir qui fait quoi parce qu'aujourd'hui la police de la circulation c'est un peu le flou moi je vois ça tous les jours je suis adjoint au transport donc je peux vous dire que c'est très compliqué ça oui oui c'est très bon il faut remettre l'émission là où elles doivent être mises voilà et notamment protection des plus vulnérables dans l'espace public donc les piétons grosso modo et puis meilleure fluidité en tout cas meilleur respect de la signalétique et c'est la question des feux bon ça je pense que c'est le truc le plus écolo la deuxième chose sur Paris bah oui Paris c'est une ville qui est très fragile sur la question du dérèglement climatique Paris à 50 degrés on sait que c'est pas une utopie une dystopie même d'ailleurs on sait que ça va arriver et donc il faut s'y préparer et c'est ce que nous avons largement en tout cas entamé on parlait tout à l'heure de la question de la rupture bon on a quand même investi quand même de manière massive boulevard de la chapelle par exemple nous avons investi nous avons transformé l'espace public et comment on fait on plante effectivement c'est une ville qui est trop minérale donc il faut planter planter planter chaque fois où on le peut il faut planter après Paris est une ville compliquée techniquement compliquée il y a un réseau de métro on est très content d'avoir ce réseau de métro mais par exemple je vais vous donner un exemple République ben République moi je pense qu'il faut changer République et qu'il faut plus végétaliser comme on dit j'ai appris que végétaliser maintenant c'est un terme de gauche et que le terme de droite c'était jardinage donc végétalisons et donc du coup il faut mettre en grosso modo du verre sur cette place je pense qu'il faut plus la piétonniser par exemple parce que c'est un four l'été mais évidemment on a des contraintes techniques qui sont majeures majeures on a un des plus gros nœuds d'Europe de transports en commun en dessous donc il faut qu'on trouve des solutions pour faire des formes de végétalisation qui ne sont pas des grands arbres mais qui puissent quand même arriver à végétaliser et ensuite moi ce que je pense de manière très claire c'est qu'il faut arrêter de faire des évidemment mais ça là on a un petit sujet parce que moi je ne comprends pas j'ai entendu hier dans le débat qu'on aurait cinq grands projets de bureaux qui seraient en cours moi je ne sais pas où ils sont moi ce que je peux vous dire en tout cas c'est qu'il faut utiliser toutes les parcelles disponibles pour en faire des parcs c'est ce qu'on va faire à Bercy-Charenton on va faire un nouveau parc un nouveau bois à Bercy-Charenton dans le 12ème arrondissement ça c'est concret c'est réel et c'est ce qui va se passer si on est aux manettes c'est ce qui va se passer si Dati est aux manettes elle arrêtera de faire ça et donc c'est ce que nous allons faire c'est le plan de 300 hectares c'est un objectif 300 hectares d'espace vert que nous créons que nous mettons à disposition des parisiens et des parisiennes nous avons six ans pour le faire on a déjà engagé parce qu'il y a déjà plein de choses qui se passent je sais que c'est très critiqué l'histoire des forêts urbaines tout ça moi je pense qu'il y a quand même un côté intéressant de revégétaliser un certain nombre de places mais nous avons aussi à Piton-du-Vernois dans le 20ème arrondissement par exemple créé là encore un bois alors évidemment ce sont des bois les bois il faut prendre un peu de temps pour que les arbres poussent mais c'est des choses c'est là où en fait on se prépare parce que la meilleure climatisation c'est la climatisation naturelle et la seule climatisation naturelle que nous connaissons à ce stade c'est de planter des arbres c'est ce qui fait que nous avons en fait des différentiels de température

40:29
Invité

ils ne sont pas tout de suite à maturité il faut 20 ans

40:32
David Belliard

il faut 20 ans

40:33
Invité

et du coup qu'est-ce qu'on fait avec la place de la République par exemple

40:35
David Belliard

la place de la République vous pouvez déjà on peut déjà par exemple réduire la circulation automobile ça c'est une réalité parce qu'en fait il y a des effets de réchauffement avec l'usage de la voiture donc en fait on peut faire déjà ça on peut travailler sur la question des ombrières sur la question et puis lancer un certain nombre de travaux assez rapidement en vérité puisque de toute façon la RATP on rentre dans des choses très techniques mais la RATP va lancer un certain nombre de travaux pour la rénovation de ses différentes stations en sous-sol et nous souhaitons profiter de ses travaux pour engager des phases de rénovation de la place de la République donc on le fait là maintenant après la transformation de Paris je veux dire celle que nous avons entamée elle se fait elle s'est faite rapidement vous allez à Doménil par exemple vous avez une nouvelle place par exemple à Doménil Félix-et-Boué c'est quand même assez remarquable ce que nous avons fait on a planté 80 arbres sur cette place mais il y a toujours un temps on ne peut pas décréter comme ça qu'on transforme du jour au lendemain une place ou un espace public pardon je suis très long

41:41
Présentateur

merci M. Védard il faut me dire Mme Obono rapidement sur ce sujet parce que là

41:46
Danièle Obono

ça fait aussi partie du bilan c'est à dire que il y a eu de la végétalisation et une politique en ce sens mais le rythme de bétonisation a été bien plus important ces 25 dernières années et c'est aussi le bilan de la majorité sortante alors je salue le travail fait par les élus écologistes qui ont pu ces dernières années influer mais la vérité c'est que ça fait partie du bilan de la majorité sortante nous nous sommes effectivement pour faire un moratoire sur la construction de bureaux et cette réalité je peux vous en parler c'est le cas dans le nord-est parisien sur le territoire du 18ème avec la station Gare des Mines où ils sont prévus à nouveau des bureaux c'est le cas avec le projet de la friche ordonnaire poissonnier je suis députée du 18 et du 19 on a fait l'expérience à Portes d'Aubervilliers justement de l'échec de ces millions de mètres carrés qui sont vides il y a la question de la Porte de la Chapelle où on a aussi ce sujet donc oui il faut arrêter avec les constructions de bureaux et nous un des projets que l'on porte en particulier dans le 18ème c'est de faire de ces espaces des parcs on a trois nouveaux parcs qui sont proposés à la Gare du Bois à Porte de la Chapelle justement derrière le nouveau campus il faut que ce soit un grand parc pour que notamment dans le 18ème où il y a moins d'espace vert que dans la moyenne parisienne et bien les habitants les habitants puissent respirer à Gare du Bois il faut réduire ce qui est prévu dans le projet à la Gare des Mines et que ce soit très largement des espaces des espaces verts et un projet de parc à Ordonnaire Poissonnier très concrètement donc oui ça fait partie de de de la bifurcation qu'il faut entamer une dernière proposition celle de la régie verte populaire parce qu'il y a la question des logements la rénovation thermique des logements qui fera qui fera lien parce que les gens ils sont à l'intérieur dans des bouilloires thermiques et donc il faut là aussi mener une stratégie transversale

44:05
Présentateur

on passe désormais à la deuxième partie de ce débat le journaliste William Jean du Média indépendant Politis vient de nous rejoindre merci d'être là

44:18
Invité

vu que ma collègue n'a pas pu préciser cette question j'aimerais beaucoup la poser sur la rénovation thermique en une phrase vous pouvez un peu plus développer qu'est-ce que vous proposez

44:29
Danièle Obono

sur la rénovation thermique précisément c'est de mettre en place une régie publique locative une régie verte populaire qui serait notamment chargée d'accompagner les locataires les bailleurs dans cette rénovation thermique avec aussi comme mission d'intégrer et de faciliter l'intégration dans la rénovation et y compris dans la construction pour ce qui serait encore possible l'intégration de matériel biosurcé est plus adapté aux spécificités de chaleur et de et de froid dans les dans les les bâtiments

45:12
David Belliard

Monsieur Pédiard sur la question de la rénovation thermique des bâtiments c'est évidemment une question extrêmement importante on a un objectif très ambitieux 200 000 logements rénovés pendant le mandat je parle de logements privés donc avec un certain nombre d'aides utilisant notamment les structures qui existent déjà comme l'agence parisienne du climat pour accompagner les locataires et avoir aussi des aides parce qu'en fait en vérité on sait très bien qu'il y a à la fois un accompagnement technique mais une des grandes difficultés pour rénover ou en tout cas mettre aux normes son logement c'est aussi tout l'accompagnement des copropriétés et en l'occurrence financières donc il faut verser l'objectif c'est d'avoir plus d'aides centrées sur ces propriétaires qui souhaitent en tout cas rénover leurs logements et puis de l'autre côté c'est l'objectif de 35 000 logements pour les bailleurs sociaux les 3 bailleurs sociaux de la ville il y a aujourd'hui un plan climat sur les bailleurs je suis président de la RIVP on a un plan climat 100 millions d'euros quand même qui sont mis sur la table pour à la fois rénover les logements mais aussi les mettre thermiquement à jour et bien nous souhaitons amplifier ce travail l'accélérer là aussi c'est long mais l'objectif c'est 35 000 logements rénovés thermiquement donc on a quand même une énorme ambition pour justement répondre je vais très vite puisque je crois qu'on n'a pas beaucoup de temps mais pour répondre à ce sujet qui touche d'ailleurs principalement d'abord les gens qui sont les plus précaires les plus en difficulté parce que ceux qui vivent dans des bouilloires thermiques l'été et des passoires thermiques l'hiver et bien c'est d'abord les gens qui ont le moins de moyens

46:58
Invité

vous avez parlé notamment d'aide aux propriétaires aujourd'hui la dette de Paris est à 9,4 milliards à la fin 2025 presque autant que le budget parisien les deux programmes que vous représentez promettent des investissements sur les logements l'hébergement la santé comment vous allez le financer vous allez augmenter l'impôt faire recours à l'emprunt

47:16
Danièle Obono

oui alors nous nous voulons mettre en oeuvre une véritable politique d'investissement nous avons chiffré notre programme je pense que c'est à peu près le seul qui a été chiffré de manière précise nous avons évalué la nécessité de dépenses autour de de manière globale pour pour le fonctionnement et les besoins qu'on a établis à Amia et la question de comment on trouve ces financements c'est en partie par l'impôt la taxe foncière et on assume de dire que oui il faut augmenter cet impôt pour que ceux qui ont y compris plus de moyens puissent contribuer c'est le principe de l'impôt et c'est la métrique la plus équitable pour pouvoir financer investir il y a aussi un certain nombre de taxes notamment sur les logements vacants sur la question des locations touristiques parce qu'on a une politique très ciblée sur ce sujet là avec par exemple la mise en place d'une brigade droit au logement qui serait chargée d'aller récupérer sur le marché locatif les logements mis illégalement sur les plateformes à l'allocation touristique et donc de pouvoir aussi taxer plus fortement ce type de comportement pour pouvoir avoir les moyens d'une politique de logement d'une politique de bifurcation écologique et d'une politique de protection sociale des parisiens et des parisiennes on l'assume on l'a chiffré on sait où on va chercher l'argent et on indique où est-ce que on le mettra pour le bien des parisiens et parisiennes

49:00
Présentateur

Monsieur Beyer j'ai une petite question pour vous Emma-Dioël Grégoire dit vouloir contenir la dette comment est-ce que vous allez faire par exemple vous parliez de la rénovation des logements comment faire sans augmentation de dette

49:14
David Belliard

contenir la dette ça veut pas dire qu'on ne recure pas à l'emprunt contenir la dette c'est contenir son évolution et notamment sa progression ça veut pas dire non plus arrêter sa progression parce que effectivement un des leviers importants de financement notamment des investissements puisque la dette elle ne permet que de financer en fait les investissements donc là dessus aujourd'hui je le dis parce que merci d'avoir donné les vrais chiffres parce qu'à chaque fois qu'on fait un débat avec des candidats ou candidates de droite on commence le débat à 10 milliards de dettes on finit à 14 donc ça va très très vite en fait le truc c'est 10 milliards de dettes ça c'est vrai c'est quoi aujourd'hui le taux d'encours de la dette enfin le ratio c'est 1 sur 5 ça veut dire que grosso modo c'est un peu l'image qu'on prend c'est comme si on avait une maison à 500 000 euros et qu'on était endetté sur 100 000 c'est-à-dire c'est complètement contenu et soutenable et c'est ce que nous allons continuer à faire et c'est ce ratio là grosso modo puisque ce ratio il est donné entre 9 et 12 ans de remboursement et bien qu'on veut rester dans cet étiage là voilà on veut rester dans cet étiage ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu'en fait on va continuer à faire appel à l'emprunt on va continuer à faire appel à la dette parce que moi je crois qu'il y a des dettes utiles et que nous avons besoin d'investir pour notre avenir on parlait tout à l'heure de l'écologie des transports là on parle de la rénovation énergétique des bâtiments bien sûr que nous avons besoin aujourd'hui d'investir et on va continuer à le faire il y a d'autres sources de financement qu'on peut aller chercher je peux vous le dire parce que je suis un des adjoints qui a cherché de l'argent par exemple avec la question du stationnement des SUV donc on a des pistes qu'on peut faire notamment sur les questions c'est pas complètement à notre main mais on peut aller les chercher avec les dents si nos collègues députés nous accompagnent les taxations sur les palaces par exemple les taxations sur Airbnb parce que là aussi on a de l'argent qu'on peut aller chercher des viviers d'argent qui sont d'ailleurs détenus par les plus riches d'entre nous donc il faut quand même là aussi jouer sur la redistribution ou encore les logements vacants donc on a aujourd'hui en fait des leviers et je le dis c'est parfaitement soutenable c'est à dire qu'en fait on est en capacité la ville aujourd'hui elle est en capacité de continuer à investir nous avons investi 10 milliards sur 6 ans c'est quand même un exercice qui est effectivement en tout cas un effort qui est extrêmement fort nous allons continuer à le faire évidemment puisque dans tout ce que nous avons proposé nous avons besoin de continuer à investir enfin et ça c'est vrai nous assumons le fait de faire quelques économies je vais vous donner ça peut paraître un pouillème mais des choses assez basiques moi j'ai toujours été opposé par exemple à la question des voitures de fonction pour les élus je trouve qu'on est dans une ville on en parlait tout à l'heure qui a quand même des alternatives absolument extraordinaires sans doute la ville au monde où on a le plus d'alternatives à la voiture individuelle c'est pour ça qu'on est capable de faire tout ce qu'on est en train de faire il y a des trucs qui s'appellent le métro le bus le vélo la marche à pied 60% des gens marchent à pied et bien je pense que les élus peuvent le faire aussi

52:10
Présentateur

vous avez parlé des logements vacants je crois que tu avais une question sur les réquisitions

52:14
Invité

j'avais une question sur les réquisitions vos deux listes promettent les réquisitions du moins dans une certaine manière avec des modalités différentes mais si j'ai aussi le rôle et le désengagement de l'état comment feriez-vous pour faire ces réquisitions

52:28
Danièle Obono

madame Obuno alors je vais appuyer un point qui a été soulevé à l'instant sur la nécessité d'avoir une stratégie au niveau national et une cohérence au niveau national quand on parle par exemple d'avoir une plus forte taxation ça veut dire dans un débat budgétaire porter des propositions construire un rapport de force et y compris censurer des gouvernements qui font le contraire de ce qu'on porte je le redis parce que en fait sinon on se retrouve là on a parlé du budget de Paris mais on se retrouve à prétendre vouloir mener une politique parisienne dont on coupe les moyens en acceptant un budget national qui est extrêmement sévère pour tous les français et les françaises et en particulier pour les collectivités parce que c'est des milliards de coupes pour les collectivités c'est la dette de l'état que l'état a envers Paris qu'il ne paye pas c'est les moyens par exemple de l'aide sociale la protection de l'enfance qui ne sont pas à la hauteur de ce que devrait donner l'état pour Paris donc oui il faut avoir des élus au niveau local et au niveau national et bien qui font un rapport de force avec l'état plutôt que d'accepter et de permettre que les gouvernements continuent c'est pas une question anecdotique elle est cruciale elle est cruciale y compris sur cette question là parce que si on veut un rapport de force la première chose c'est de faire avec celles et ceux qui le font déjà parce qu'il y a aujourd'hui depuis des années des associations des collectifs qui s'engagent dans la nécessité de réquisition je crois que c'est de la responsabilité aussi politique des élus et des élus qui veulent véritablement changer les choses au niveau de la question du logement de soutenir ces mobilisations et voilà quand il y a des réquisitions d'abord participer au processus et développer les processus de marche exploratoire qui identifient les logements vides un des outils que nous avons c'est notamment cette brigade de droit au logement et ces déclinaisons au niveau territorial pour dire ben voilà en fait on sait où est-ce qu'il y a des logements qui pourraient être réquisitionnés et puis de s'appuyer sur les mobilisations sociales sur l'auto-organisation et sur un rapport de force avec l'état et la préfecture puisque c'est à ce niveau-là que ça doit se jouer

55:03
Invité

pour la préfecture pour le coup vous n'avez pas peur qu'il y ait un double rôle avec la préfecture et que étant donné que les lois existent depuis 1945 sur les réquisitions et que c'est surtout le rôle du préfet sur ces choses-là et que la dernière utilisation significative de cette loi date de 1999 si je ne me trompe pas vous n'avez pas peur que justement ça fasse fou blanc

55:23
Danièle Obono

la question c'est comment construire un rapport de force voilà et ça ça veut dire donner de la force aux luttes aux mobilisations qui vont dans ce sens-là être aux côtés des mobilisations quand c'est le cas moi j'ai moi-même participé pour aider les associations qui venaient en aide aux familles à la rue dans le 18ème arrondissement j'ai participé en tant qu'élu à dormir dans une école pour montrer la situation de ces familles avec des enfants qui étaient accueillis dans l'école grâce à la mobilisation des parents d'élèves donc voilà être aux côtés des associations des habitants qui font ce travail-là et être des élus de terrain je crois que ça ça participe au rapport de force avec l'État et puis bien sûr il y a une dimension j'allais dire juridique de voir quels sont les leviers qu'on peut utiliser comment est-ce qu'on peut mettre l'État devant ses responsabilités l'amener devant la justice aux différents niveaux donc on a un certain nombre de leviers il faut assumer la confrontation encore une fois et être en cohérence entre ce qu'on demande au niveau local et ce que font les élus de nos différents mouvements au niveau national parce que sinon effectivement on n'a plus de rapport de force

56:42
Présentateur

c'est pas pour relancer le débat mais les écologistes ont censuré là vous faites référence plutôt à

56:46
Danièle Obono

oui oui mais d'accord mais en fait il y a quand même une majorité sortante oui mais il y a une majorité sortante avec un maire un candidat qui a été député absolument et qui n'a pas censuré et donc en fait qui se lie les mains d'une certaine manière donc on peut toujours prétendre vouloir faire un rapport de force si en même temps le gouvernement et l'État sont sûrs que vous les laisserez faire au niveau national ils ne vous écouteront pas au niveau local

57:08
David Belliard

vu qu'il nous reste que 10 minutes je vais peut-être réagir juste très vite sur la question de la réquisition oui il faut faire un rapport de force il faut le faire à l'Assemblée nationale il faut changer la loi il y a une proposition de loi qui est portée aujourd'hui par Daniel Simonnet qui se trouve être sur notre liste et qui aujourd'hui demande le transfert de la capacité à réquisitionner au maire pour justement changer la loi et permettre la réquisition ça c'est une proposition que nous portons alors nous la portons à l'Assemblée nationale mais c'est évidemment une proposition directement liée à la situation parisienne de la même manière oui nous renforcerons le contrôle sur les Airbnbs multiplié par trois les équipes de contrôle notamment les Airbnbs illégaux mais nous avons besoin aussi d'une transformation du cadre législatif et réglementaire pour nous permettre d'actionner de réduire le nombre de nuitées et de pouvoir taper plus fortement au portefeuille de celles et ceux qui ne respectent pas la règle et donc de toute façon nous notre objectif c'est plus de Airbnbs professionnels c'est-à-dire de Airbnbs ces logements qui ne sont pas du tout utilisés pour les gens mais qui ne sont utilisés que pour les touristes et en particulier les touristes internationaux

58:15
Présentateur

tu avais une question sur Politis j'avais une question c'est un article que vous avez documenté une situation à Politis et ce sera notre dernière question on a documenté

58:26
Invité

le cas d'une famille hébergée depuis le 16 novembre à peu près donc depuis non pardon pas novembre octobre dans une école désaffectée du 16ème arrondissement elle est infestée par des cafards et des punaises de lits malgré deux condamnations du tribunal administratif la ville déplace la famille d'un lieu insalubre à l'autre les deux listes promettent zéro enfant à la rue et la présomption de minorité pour les mineurs non accompagnés notamment on peut parler du cas des jeunes du parc de Belleville qui est un collectif très connu qu'est-ce qui garantit que dans six mois une famille ne va pas se retrouver dans la même situation

59:00
Danièle Obono

disons les personnes que vous élirez et qui ont fait la preuve ou pas de leur cohérence sur ce sujet effectivement je parlais tout à l'heure de l'expérience aux côtés d'associations comme une école un toit il se trouve que Manon Luquet qui est une des animatrices de ce collectif est candidate avec moi dans le 18ème arrondissement et on a vu que ça a été cette mobilisation qui a permis de faire ouvrir un lycée y compris pendant très longtemps contre la volonté locale alors même que la région avait ouvert cette possibilité là et c'est ça qui a permis de faire héberger ces familles mais ce n'est évidemment pas suffisant et on sait bien qu'y compris les conditions de ces hébergements temporaires sont de plus en plus dégradées on a des situations de personnes qui sont dans des gymnases effectivement et qui ne sont pas des infrastructures donc nous on a un certain nombre de propositions alors il y a ce qui était dit sur la question des réquisitions mais il y a aussi la question de pouvoir installer de manière temporaire sur des surfaces municipales des équipements qui pourraient héberger le temps de pouvoir trouver du bâti d'hébergement d'urgence et de pouvoir remettre ces familles dans le droit commun d'un accès au logement et ça vous voulez

1:00:28
Invité

interdire les placements hôteliers pour ces familles là ah bah oui

1:00:32
Danièle Obono

parce que les conditions actuelles il se trouve que le 18ème arrondissement est certainement celui qui a je crois le plus de places d'hébergement d'urgence de Paris et c'est pas une situation acceptable alors c'est l'état actuel mais l'idée de la politique y compris du logement de la politique de lutte contre le sans-abris c'est d'avoir de récupérer du bâti de récupérer des logements pour pouvoir héberger les familles dignement et la seule garantie que vous avez c'est le rapport de force constant y compris qui que ce soit qui soit élu je crois que c'est parce que il y a des associations il y a des collectifs qui se mobilisent et on aura besoin de cette mobilisation là pour construire du rapport de force qu'on pourra protéger tout le monde et notamment les plus vulnérables de ces situations

1:01:23
David Belliard

comme il nous reste peu de temps

1:01:25
Danièle Obono

c'est vous qui allez conclure

1:01:26
David Belliard

je vais répondre très très vite là dessus on a un engagement de créer 3000 à 4000 places d'hébergement pour justement atteindre cet objectif là moi je vais répondre très clairement et peut-être un petit peu plus politicienne sur votre question comment on va garantir ça il faut qu'on soit élu si c'est la droite qui passe dimanche c'est terminé le débat s'arrête et après on pourra aller dans les collectifs et faire des occupations moi j'ai pas de problème avec ça et d'ailleurs je le fais on se retrouve d'ailleurs de temps en temps mais si nous perdons dimanche alors on ne pourra plus faire ce débat ça sera terminé donc ça c'est la première des choses ça s'appelle l'élection ça s'appelle la démocratie voilà moi je pense qu'il y a un danger majeur et la deuxième chose peut-être plus un petit peu plus encore politicien j'en suis désolé mais je pense que celles et ceux qui nous écoutent ont le droit de savoir c'est que nous nous avons porté par exemple la question des mineurs isolés c'est une question que moi en tant qu'écologiste et avec mon groupe je porte depuis 10 ans nous avons eu une divergence avec le parti socialiste ce n'était pas la même stratégie que nous avons portée aujourd'hui nous avons un programme ensemble et ils ont repris nos propositions notamment sur cette question et la garantie que nous avons ce sera les élus que nous mettrons parce que c'est du rapport de force au sein du conseil de Paris c'est ça en fait le truc c'est qu'il n'y aura pas de majorité si les élus écologistes ne votent pas par exemple le budget ou ne font pas majorité ensemble et donc ça nous donne là pour le coup ou ça nous donnera si encore nous gagnons évidemment dans le cas où nous gagnons et bien la possibilité de garantir ce que vous êtes en train de porter et sur lequel je suis moi particulièrement mobilisé donc je le dis quand même parce que je pense que c'est très important au-delà des questions de fond et programmatique on a un sujet qui est le sujet de l'élection de dimanche et donc pour que tout ça advienne il faut que la gauche gagne

1:03:20
Présentateur

Merci David Béliard d'avoir été avec nous sur ce plateau merci à vous Daniel Obono pour votre présence également On remercie également notre confrère William Jean de Politis et Justine Guitton-Bouchion de reporter d'avoir participé à ce débat c'est grâce aux médias indépendants que l'on peut avoir ce genre de débat donc n'hésitez pas à soutenir tous les médias indépendants que vous trouvez et qu'on puisse les accueillir ici sur notre chaîne qui vise à toujours donner la parole aux médias indépendants Et merci à vous d'avoir suivi cette émission spéciale de Face aux Indés et nous continuons de couvrir les élections municipales aux médias Vous pourrez d'ailleurs nous retrouver dès dimanche en direct à partir de 19h45 et jusqu'à 22h pour une émission spéciale second tour Grâce à votre soutien le média peut continuer de concurrencer l'empire médiatique des milliardaires et leur agenda réactionnaire Rendez-vous sur soutenez.lemédiatv.fr C'est votre soutien qui nous permet de continuer le combat et qui nous portera on l'espère bientôt sur la TNT Très belle soirée à vous sur le média et on vous laisse avec la suite de nos programmes et on vous laisse

1:04:24
Locuteur

et on vous laisse et on vous laisse