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interviewJordan Bardella· 29 avril 2025 30 min

Jordan Bardella sur CNEWS : « Les Français ont le sentiment qu'aucun territoire n'est à l'abri »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jordan Bardella. Bonjour madame Mabrou. Merci pour votre invitation.

Oui, bienvenue à la grande interview sur ces news et Europ. Vous êtes le président du Rassemblement national. Beaucoup de sujets à vous soumettre ce matin.

L'affaire des attaques de prison et ce vaste coup de filet. Nous parlerons également énergie et électricité. Mais tout d'abord après le meurtre du fidèle musulman dans la mosquée de la grande comble, le suspect un français d'origine bosnienne a nié le motif raciste de son geste.

C'est néanmoins une information judiciaire pour meurtre avec préméditation en raison de la religion qui a été ouverte. Le ministre de l'intérieur Jordan Bardella a condamné vivement l'acte musulman sans reprendre le terme d'islamophobie. Et vous ?

Bon, d'abord ce qui s'est passé ce weekend dans le dans le gare dans cette ville de 5000 habitants est un drame absolu. C'est une horreur et je veux euh avant toute chose et avant euh de rentrer dans le fond du sujet, avoir une pensée évidemment pour euh la famille de cet homme de de 24 ans, euh je crois que c'est le révélateur d'une France qui est aujourd'hui livrée à à l'insécurité, à la violence, à l'ensauvagement. Et en définitive, les Français ont le sentiment que plus aucun territoire n'est à l'abri de cette ultraviolence et de ce déchaînement de violence qui pèse aujourd'hui sur notre pays.

Il y a y compris un lieu de culte, il y compris une mosquée, compris un lieu de culte, trois homicides par jour dans notre pays. C'est une augmentation de plus de 28 % depuis 10 ans. 1000 agressions chaque jour dans notre pays et à partir du moment où l'État est faible et bien les barbares sont forts.

Gre cette situation appelle à une réponse extrêmement ferme de la part de l'État. Elle appelle à une réponse très ferme de la part de l'autorité judiciaire. S'agissant du du qualificatif, il y a une enquête qui est en cours.

Le la visée religieuse en tout cas était retenue dans les considérations judiciaires par l'autorité judiciaire. Maintenant, moi je ne reprends pas le terme d'islamophobie parce que je crois que c'est un terme qui est utilisé en réalité par les islamistes dans notre société et notamment par les frères musulmans pour jeter des fatois contre tous ceux qui émettent des critiques politiques, des critiques de fond à l'égard de l'idéologie islamiste qui se diffuse dans notre société. Maintenant, ces actes antimusulmans, ça existent.

Ils ont été recensés. Il y en a eu 154, me semble-t-il, en 2024. Il y a eu 700 actes qui ont visé des personnes ou des lieux de cultes à raison de leur confession chrétienne et près de 1500 actes antisémites en 2024.

Donc je le ministère de l'intérieur recense cette Mais est-ce que vous estimez malgré tout que ce racisme antimusulman est sous-estimé en France ? Non. Je pense que la gauche cherche en réalité à instrumentaliser euh ce ces ces ces drame, ces faits divers pour faire de la politique.

J'ai vu les larmes de monsieur Mélenchon, j'ai vu l'indignation d'une grande partie de la gauche et on a le sentiment que ces gens-là découvrent le sujet de la violence, le sujet de l'insécurité lorsque et bien cette violence est dirigée contre ce qu'il considère être comme une potentielle clientèle électorale. Et c'est ce que je trouve profondément immoral là-dedans. On a le sentiment dites-vous de ce drame.

J'ai le sentiment que la gauche elle est larmes à géométrie variable et et cette gauche qui est extrêmement ferme, extrêmement dure pour condamner ce qui s'est passé ce weekend, je l'ai été, je le suis et je le suis sans la moindre ambiguïté et bien plus silencieuse lorsqu'il s'agit de condamner des actes qui ont pu viser Philippine, qui ont pu viser Thomas, Crépol, qui ont pu viser Lola lorsqu'il s'est agit par exemple de condamner le 7 octobre. Et je n'aime pas cette euh indignation à géométrie variable et cette condamnation de la violence à géométrie variable. Il vous font le reproche inverse affirmant qu'il y aurait aussi une forme de poids de mesure de votre part et et du ministre de de l'intérieur.

Je vous pose la question autrement et directement. Si vous étiez au pouvoir, si vous étiez président au premier ministre, est-ce que vous auriez dès vendredi, dès le jour du drame, dépêcher votre ministre de l'intérieur et donc des culte sur le lieu du drame dans la mosquée pour rassurer, pour envoyer un message de soutien à la communauté musulmane Vous savez quand on est à la tête de l'État euh on on agit pour la communauté nationale dans son ensemble et c'est bien le propre de ceux qui nous gouvernent c'est précisément de devoir être en capacité de se placer au-dessus de toute considération qu'elle soit politicienne, partisane, évidemment religieuse. Et à partir du moment où sur le sol français, un individu quel qu'il soit, un citoyen quel qu'il soit et encore une fois sur le sol français, quel que soit sa nationalité, est sauvagement assassiné de 40 coups de couteau, que ce soit devant un lieu de culte ou devant un autre.

On le condamne sans la moindre ambiguïté. On agit et on met en place les mesures nécessaires pour éviter que ces drames ne se répètent. Maintenant, ces drames, ils sont de plus en plus.

Moi, j'entends vous estimez que monsieur Rotaillot aurait tardé à à réagir. Je juge pas monsieur Rotaillot, je ne sais pas. Pourquoi est-ce qu'il ne s'est pas rendu tout de suite ?

Est-ce qu'il a attendu ? Je je veux pas polémiquer là-dessus. Ce que je regarde, c'est qu'il a condamné encore une fois sans ambiguité et qu'il a appelé une réponse très ferme de la part de l'État.

Et je crois qu'il a eu raison de le faire sur cette affaire comme il a eu raison évidemment de porter plainte contre les agitateurs de gauche et d'extrême gauche qui utilise ce drame, cette barbarie pour euh souffler sur les braises et encore une fois pour remettre en cause la la paix civile. Donc pour moi, quand on note la vie de quelqu'un de façon aussi barbare, on mérite la perpétuité réelle. Encore une fois, quel qu'il soit d'où on vient, c'est pas le sujet.

Le sujet, c'est que aujourd'hui notre société fait face à une flambée de violence. et que il y a plus un seul territoire où les Français sont à l'abri de cette insécurité. Donc ce crime mérite la perpétuité réelle et la France, elle mérite un sursaut sécuritaire, pénalatoire pour protéger notre pays.

Rendez-vous compte, on parla d'une ville de 5000 habitants. Je veux dire, on parle pas d'une grande ville, on parle pas d'une banlieu sensible, on parle d'une ville de 5000 habitants. Il y a beaucoup de nos compatriotes qui même très loin des villes et bien ne se sentent plus aujourd'hui en sécurité.

Et si demain nous sommes à la tête du pays, nous ferons du rétablissement de l'ordre de la sécurité un un impératif de notre aff. Volé sécuritaire Jordan de Bardella et volé aussi semble-t-il en tous les cas dans l'enquête religieux. J'insiste sur ce point parce que vous dites et vous avez répété ces derniers temps que vous étiez le Rassemblement national était en tous les cas un rempart face à l'antisémitisme.

Est-ce que vous diriez la même chose sur le racisme antimusulman ? Vous êtes le meilleur rempart. Je dis que nous combattons depuis plusieurs années la montée de l'islamisme dans notre société. l'antisémitisme et le fait de d'un islamisme, d'une idéologie totalitaire qui ne veut pas se séparer de la société française mais qui vise en réalité à la conquérir et imposer à l'ensemble de la société française ses propres règles, ses propres lois et par-dessus tout ses propres interdits.

Euh maintenant, est-ce que vous êtes la question c'est est-ce que vous êtes le même rempart face à l'antisémitisme et face au racisme antimusulman ? Non mais j'ai vocation et nous avons vocation à être un rempart contre toutes les formes de violence qui s'installent dans la société française. Et si demain nous sommes à la tête du pays, nous n'aurons pas la main qui tremble lorsqu'il s'agira de condamner la violence, l'insécurité, les menaces, le racisme, quel qu'il soit et d'où qu'ils viennent.

Et on est d'autant plus légitime à le dire lorsque nous n'avons pas la condamnation en géométrie variable. Vous m'avez relancé tout à l'heure en évoquant ce reproche qui nous est parfois fait par la gauche de réagir à tel ou tel fait d'hiver et de ne pas réagir à d'autres faits divers. J'ai réagi immédiatement à ce fait d'hiver.

Je l'ai condamné sans la moindre ambiguïté et je n'aurai aucune difficulté à le refaire. Mais la question qu'on doit se poser maintenant, c'est est-ce qu'on accepte de vivre dans une France qui est euh où flotte une loi des couteaux plutôt que la loi de la République où on peut se faire égorger, agresser, violenter, tuer au coin d'un rue comme au coin d'un bois sans que l'État ne réagisse et aujourd'hui les Français qui nous regardent ont le sentiment que l'État ne les protège plus. Donc il faut évidemment rétablir l'autorité de l'État, il faut un sursaut pénal et il faut évidemment contrôler les flux migratoires qui sont aujourd'hui dans l'immense majorité des cas de la délinquence de rue un un alimente en réité cette est-ce que des paroles peuvent alimenter aussi une forme de de violence ?

Est-ce que vous reprenez à votre compte la phrase qui a été lancée par Bruno Rota ? C'est lors d'une réunion publique et je voudrais préciser ce matin qu'il parlait du voile dans les compétitions sportives et je voudrais également citer Inextin la phrase. Il a dit "Vive le sport et donc à bas le voile." Est-ce que vous auriez dit comme lui à le voile ?

Mais c'est pas un concours de c'est pas un concours de punchline ou un concours de discours. Monsieur Non, mais c'est une signification et une portée particulière. Monsieur Rotaillot, il est au pouvoir depuis plusieurs mois et on ne peut pas dire que la situation sécuritaire et migratoire de notre pays ce soit améliorée.

Question, monsieur Bard. Oui, mais je veux dire il y a les propos des il y a la réalité des faits. Mais vous leuriez dit ainsi : "Est-ce que ça peut blesser ou est-ce que c'est une réalité Moi je conteste et je suis opposé au port du voile parce que je considère que le voile dans notre société non seulement n'est pas souhaitable, qu'il est souvent l'étendard et qu'il est devenu en tout cas l'étendard des frères musulmans et des islamistes pour restreindre les libertés des femmes et pour installer dans la société une logique d'islamisation. partout où les islamistes sont arrivés au pouvoir, la première mesure qu'ils ont engagé, ça a été vrai aussi dans la Turquie d'Erdogan, ça a été de restreindre les libertés et les droits des femmes et de réinsuffler la culture du voile.

Le voile, il n'est pas souhaitable parce qu'il est pour moi une marque de discrimination entre les hommes et les femmes dans notre société. Donc je suis opposé à titre personnel comme beaucoup de Français au port du voile parce que je considère que dans notre pays la femme française elle est libre que nous sommes les héritiers d'une d'une civilisation immense d'une civilisation européenne dans laquelle la femme est légale de l'homme. Maintenant je les propos des ce sont les propos des strades.

Monsieur Rotou il est en campagne pour la présidence de République. Campagne vous l'auriez pas dit ainsi. Je sais pas si je l'aurais dit ainsi.

C'est pas le sujet. Le sujet c'est que si monsieur Rotaillot est cohérent alors à ce moment-là il faut prendre des mesures pour interdire le voile. Or, il se trouve que tout ce qu'a annoncé monsieur Rotaillot depuis plusieurs mois, ça fait sans doute plaisir aux militants alert dans le cadre de la primaire, mais quand on est ministre de l'intérieur, on ne parle pas, on agit.

Et je note que tout ce qui a été vendu par monsieur Rotaillot, proposé, porté par monsieur Rota, rien de tout cela n'a été mis en œuvre. Et il nous rappelle en cela les heures sombres de l'UMP, du carcher qui n'a jamais été sorti, qui est resté à la cave. Oui, parce que je veux dire, on peut pas jouer avec la sécurité des Français.

Monsieur Rota joue avec la sécurité des Français. Une partie qui le voit dans les sondages comme un un rempart contre l'insécurité se trompe à l'ors des Français une grande partie. Je l'ai pas vu pour l'instant comme rempart dans dans les sondages sur la lutte contre l'insécurité mais il est ministre de l'intérieur.

Le référendum sur l'immigration qu'il a promis a-t-il été mis en œuvre ? La réponse est non. Il a été extrêmement ferme à l'égard du voile.

Le voile a-t-il été interdit dans l'espace public ? Dans les bâtiments publics ? La réponse est non.

Espace public. Vous-même vous savez monsieur Bardella que c'est infaisable. Monsieur bah pourquoi il le dit alors ?

Et pourquoi vous le dites alors ? Et parce que moi je propose précisément d'interdire le port du voile dans les bâtiments publics. Je pense que par exemple l'interdiction du port voile, je vous très très concret, je pense que le port du voile devrait être interdit dans les universités de la même manière qu'il est à l'école.

Je pense qu'il doit l'être dans les bâtiments publics, dans les administrations publiques parce que on doit y appliquer une forme de neutralité qui s'appelle en France dans la République française. Là laïcité monsieur Rotaillot par exemple a été extrêmement dure sur l'aide médicale d'État en disant que dans le prochain budget ce gouvernement allait remettre en cause l'aide médicale d'État, c'est-à-dire la gratuité des soins pour les étrangers en situation irrégulière. La réalité c'est que monsieur Retaillot, il est assis en conseil des ministres tous les mercredis entre des macronistes et des socialistes et qu'en cela il poursuit la politique qui est menée par Emmanuel Macron et par G.

La rouche dont vous avez dénoncé et les paroles et les et les actes tout à l'heure lui reproche quasiment d'être responsable moralement, d'avoir du sens sur les mains après le meurtre dans le gare. Vous avez entendu quand même ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon à son sujet. Ce n'est pas une manière de mettre une cible aussi sur le Dun.

Non, vous semblez vous avez sans doute raison. Mais pour ces gens-là et pour la gauche, tout ce qui n'est pas de gauche est d'extrême droite, fasciste réactionnaire. Je pense que pour la gauche même monsieur Gluxman est considéré comme un militant d'extrême droite.

Donc je veux dire je ne prends pas monsieur G par exemple qui est pour le temps une figure historique du Parti socialiste. La réérité c'est que la gauche modérée est aujourd'hui mangée par la gauche radicale et que je considère notamment en vue de la prochaine élection présidentielle que la gauche Nupes que la gauche de monsieur Mélenchon représente la plus grande menace pour notre démocratie. Elle est une menace pour nos libertés.

Elle est une menace pour l'économie française et elle est par-dessus tout une menace pour la paix civile. Quand on joue en permanence sur les braises de l'antisémitisme, par exemple, en expliquant qu'il est résiduel dans notre pays pour faire plaisir, pour penser faire plaisir à des électeurs qui se trouvent en banlieu en pensant que parce qu'ils sont musulmans, ils seront par principe des soutiens du Hamas et donc des militants anti-israéliens et des militants antisémites. Ça c'est extrêmement dangereux.

Ça fait fi de toute logique républicaine et je considère encore une fois que ceux qui sont responsables aujourd'hui de la diffusion de ce climat dans notre société sont les macronistes. Parce que aux élections législatives, je n'oublierai jamais qu'Emmanuel Macron et Gabriel Atal ont retiré leurs candidats lors des dernières élections législatives pour appeler à voter pour les candidats de la France insoumise. Et donc s'il y a aujourd'hui des individus comme l'assistant parlementaire de madame Hercilia Souet qui appelle à à des menaces et à des violence extrêmement ferme notamment contre votre chaîne de télévision, contre monsieur Bolloré par exemple, contre des chefs d'entreprise, contre des partis politiques français, c'est bien parce que et bien les macronistes ont retiré leurs candidats et ont permis à tous ces gens-là de siéger à l'Assemblée nationale, d'être embauché comme assistant parlementaire et d'avoir aujourd'hui une place considérable sur l'ensemble des plateaux de télévision.

Et ça c'est extrêmement dangereux. Et donc il y a effectivement des militants de la haine dans notre pays mais il y a aussi ceux qui à la racine ont permis à ces militants de la haine de se retrouver dans les assemblées ou sur les plateaux télép et dans le même temps Jordan Bardala ce sont les mêmes en tous les cas au gouvernement. Je prends l'exemple de madame Ellisabeth Borne ministre de l'éducation nationale qui ce matin dit que l'État va faire appel.

Ce n'est pas rien de la décision de la justice administrative qui, je le rappelle en quelques mois nos téléspectateurs et et auditeurs à a rétabli les subventions du lycée à Veros. Établissement qui est soupçonné fortement d'entrisme islamiste. Est-ce que là à tout le moins, c'est une décision sans ambiguïté de de faire bien sûr, il faut bien sûr faire appel.

Je suis favorable. Est-ce que l'Assemblée nationale vote tel que Marine Le Pen l'avait porté lors de la dernière élection présidentielle une loi de lutte contre l'idéologie islamiste qui permettrait à la société de bannir de l'espace public par la loi les mosquées radicales, les associations politico-religieuses, les institutions qui souscouvertent d'éducation font enrêter du prosélitisme islamiste. Ces lieux ne doivent pas être financés.

Ils ne doivent pas être soutenus par l'État ou par les collectivités. Ils doivent être combattus, fermés par la loi dans un cadre légal. Et je peux vous dire que euh pour avoir euh euh discuté avec un certain nombre euh de d'élus ou de représentants politiques dans des pays étrangers et notamment dans des pays arabes, euh la première question qu'il nous pose, c'est pourquoi êtes-vous si naïf euh en Occident et en Europe ?

Sans doute vous disent-il, pourquoi vous n'interdissez pas aussi les frères musulmans ? Vous avez que le ministre de l'intérieur progresse sur ce sujet. son concurrent dans la présidence Laurent Voquier veut lui pour interdire les frères musulmans les caractériser en organisation terroriste.

Est-ce que cela avance aussi ? Ça c'est aussi une demande de votre part, même si je le précise he interdire les frères musulmans en France, ils ne sont pas constitués comme ils le sont dans les pays arab ils ont des ils ont des relais et ils ont des proxis notamment au travers de ce qui a été pendant très longtemps l'UIF qui est devenu musulman de France comme si cette étiquette en globale intégralité des Français qui partagent sep fois dans notre dans notre pays. Heureusement que non mais l'islamisme est aujourd'hui en train de gagner une bataille.

Elle gagne une du terrain chaque jour davantage. Elle se constitue et agit comme une 5e colonne qui défie chaque jour davantage les lois de la République, mais qui défie aussi nos valeurs, notre culture, notre identité, notre art de vibre, l'égalité entre les hommes et les femmes. Il est anormal aujourd'hui que des pays comme le nôtre continuent cette complaisance à l'égard de cette idéologie alors que des pays comme les Émirats arabes unis ont par exemple placé la liste euh sur la liste des organisations terroristes les frères musulmans.

Donc il faut évidemment dissoudre toutes les organisations politico-religieuses qui prêchent la haine de nos valeurs, de notre pays et de la République française. Et encore une fois, si demain nous sommes à la tête de l'État, nous agirons pour faire en sorte que l'islamisme recule et que la République reprenne ses droits dans beaucoup de territoires où euh les nos compatriotes ont un peu le sentiment que l'État les a oublié. On poursuit notre entretien sur ces news et rempa Jordan de Bardella avec la lutte contre les narcotrafic et ce vaste coup de filet hier dans l'affaire des attaques de prison et je le précise he de menace contre les agents pénitentiaires.

Il y a quelques semaines quand cela avait commencé, le garde des saau ici même avait à votre place avait parlé de volonté de déstabiliser l'État et hier au 20h de TF1 Géraldana s'est félicité du travail des enquêteurs et il a fait cette annonce cette proposition de faire payer aux détenus les frais de leur incarcération. Il s'agit de rétablir cette mesure, un forfait en fait prison pour les détenus. J'imagine que vous êtes favorable.

Euh oui, d'autant que c'est une mesure que nous avions proposé en en 2022. Euh le coût d'un détenu est en moyenne d'après un rapport parlementaire du du Sénat d'une centaine d'euros par détenu. Euh il est invraisemblable et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui nous écoutent ce matin qui comprennent que ça n'était pas le cas jusqu'à présent, que les personnes qui ont été condamnées pour des crimes notamment très lourds ne soient pas sujet à payer leur propre détention, leur frais de détention.

Donc il faut évidemment que les prisonniers paient leurs frais de détention. Ça la collectivité famille ou autres ou alors les familles. Je n'ai aucune difficulté à à cela.

Mais il est absolument invraisemblable que les Français qui travaillent dur dans un pays où le taux de prélèvement obligatoire est peut-être l'un des plus élevés des économies développées soit contraint non seulement de subir les méfets de personnes qui agressent, qui volent, qui tuent, qui pent, qui cambriolent, mais en plus soit contraint et obligé de payer leur frais de leur frais de détention. Donc évidemment que nous y sommes favorables. C'est une mesure qui a été portée par Marine Le Pen en 2022.

J'ai toujours le sentiment queoup chapeau quand même à ce coup de filet et au travail aussi duo Géraldin Brota. Alors je je conçois que vous souhaitiez me faire dire du bien de monsieur Darman mais en revanche en revanche qui est bien ce que je reconnais c'est que on s'approche des élections et en l'occurrence l'élection présidentielle a lieu dans 2 ans, plus la boîte à idée du Rassemblement national plus les projets de loi du Rassemblement national deviennent je dirais des deviennent très pour le coup très normalisé très banalraphique c'est pas vous le harcèlement des points d'al c'est c'est pas vous madamez que tout ces gensl sont au pouvoir depuis 7 ans. que l'insécurité a explosé dans notre pays et que jamais les chiffres de l'insécurité n'ont été autant hors de contrôle, que les chiffres de l'immigration sont aujourd'hui hors de contrôle et que l'insécurité et la préservation de notre identité font partie aujourd'hui des sujets d'inquiétude majeur de nos concitoyens.

Donc j'ai on peut se réveiller à quelques mois de l'élection présidentielle en voulant faire l'inverse de ce qu'on a fait depuis 7 ans. La réalité c'est que le temps les rattrape et et sans doute les Français voi bien qu'il y a une forme de cynisme qu'à chercher advitam et ternam à combattre le rassemblement national pour venir reprendre les mesures que nous avons toujours porté. La réalité c'est que nous aurons nous seuls l'autorité, l'instinct et le caractère pour porter ces mesures demain.

Nous allons parler dans quelques instants. En tout le cas, le temps les a rattrapé ou nous a rattraper sur le plan énergétique également puisque la feuille de route énergétique pour les 10 prochaines années de la France, c'est pas rien quand même, qui a fortement déplu à Marine Le Pen, elle nous l'avait dit ici même, a été débattu. C'est un premier débat hier à l'Assemblée.

Euh François Baot a décidé de décaler le fameux décret justement pour cette feuille de route. Alors tout le monde y voit une forme de ménagement pour le Rassemblement national. On va venir sur le fond du débat énergétique mais tout d'abord sur la forme.

Est-ce que la menace de la censure en tous les cas eu égard à ce sujet s'éloigne un peu ? Non, elle ne s'éloigne pas mais c'est sans doute l'objectif recherché par François Baou. J'aime pas trop faire la la la la popole, la politique politicienne, mais euh sans doute en nous concédant sans doute en nous concédant ce débat sur l'énergie qui est aujourd'hui un sujet fondamental pour des milliers de français mais surtout pour des millions de Français, pardonnez-moi, mais surtout pour nos chefs d'entreprise était nécessaire parce que je veux dire ce qui sera la feuille de route énergétique de la France dans les 10 prochaines années, cette fameuse PPE, nous avons souhaité qu'il y ait un débat, il était inconcevable que tout cela passe par décret, surtout quand on voit la catastrophe qu'ils nous ont préparé dont même l'Académie des Sciences d'ailleurs a pris position en expliquant que cette feuille de route énergétique n'avait ni que ni tête et que en réalité on continuait dans le dogmatisme vert qui vise à écarter de manière idéologique le nucléaire pour renforcer le renouvelable intermittent sur les 300 milliards qui sont prévus sur cette PPE.

Rendez-vous compte qu'on parle de 38 milliards d'euros simplement pour le raccordement des éoliennes des éoliennes en mer. Donc moi, ma feuille de route énergétique, elle est extrêmement simple. C'est celle qui est portée par Marine Le Pen dans ce débat sur l'énergie.

C'est le nucléaire d'abord, le nucléaire d'abord et avant tout, les énergies renouvelables et intermidants. Ensuite, le nucléaire a été un atout incontesté dans notre pays du général de Gaulle à Nicolas Sarkozi. Il a été remis en cause sous la pression des écologistes par France Hollande puis par Emmanuel Macron.

Or, moi je considère que le nucléaire devrait être un atout, non seulement pour avoir une électricité pas chère, pour redonner du pouvoir d'achat à nos compatriotes et c'est surtout un atout incontestable sur lequel on devrait s'asseoir dans le cadre de la réflexion. Voilà pour le fond essentiel pour la forme, ce que vous appelez la popole, c'est-à-dire pour l'instant, est-ce qu'il repousse la censure ? Écoutez, la menace de censure, je veux dire ce qui apparaît comme un acte politique, je veux dire la menace de la censure, c'est pas on se fait pas plaisir.

Je veux dire la censure c'est une arme qui est entre les mains du parlement à partir du moment où des lignes rouges sont franchies par le gouvernement et en l'occurrence nous à partir du moment où on considère que la politique du gouvernement porte atteinte au pouvoir d'achat des Français, à leur sécurité et à leur prosé. S'il y a suppression de l'abattement fiscal de 10 % pour les retraités, censure. S'il y augmentation d'impôts, ce qui revient la même chose, censure.

Alors, je résume bien votre pensée. Vous me parlez du budget. Le budget sera débattu à la rentrée, à l'automne 2026. euh il est certain que si ce gouvernement souhaite augmenter les impôts, euh j'entends parler de ce chiffre de 40 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur ceux qui travaillent, sur ce qui contribuent aujourd'hui à l'effort dans notre société, il s'expose évidemment et de facto à une censure de notre part parce que on ne peut pas demander toujours toujours des efforts aux Français qui bossent quand on refuse de faire des économies dans la mauvaise mauvaise dépenses de l'État quand on refuse de réduire le fonctionnement de l'État, de réduire la mauvaise dépense publique et notamment de faire des économies dans ces 1200 agences plétoriques d'État qui coûtent beaucoup d'argent. public a commencé à avancer quelques pistes.

Ah bah on va on va continuer. Non mais ça veut dire aussi euh parce que vous les encouragé à continuer. Non mais madame on a le premier groupe à l'Assemblée nationale donc tout ce que nous pouvons obtenir avant d'arriver au pouvoir nous irons le chercher.

Je préside le trisème groupe au Parlement européen. Tout ce que nous pouvons aller chercher dans l'intérêt des Français, dans l'intérêt des des de ceux qui travaillent dans l'intérêt de nos entreprises, nous irons le chercher. Tu considères qu'ils ont fait beaucoup de mal à la France, qu'ils ont fait beaucoup de mal à l'économie française et on a besoin aujourd'hui de renouer avec le rêve français, de rétablir l'ordre dans le pays et de remettre la France sur le chemin de la prospérité.

Je crois que le rêve français est encore l'âge d'or économique de la France est encore un horizon atteignable. Encore faut-il rompre avec ces logiques euh de de de saupoudrage budgétaires qui sont extrêmement contre-productifs pour notre pays. Peut-être aussi faut-il Jordan Bardala de la clarté d'ailleurs en tout point de vue y compris sur le plan politique puisque vous avez déclaré dans le parisien si elle est empêchée je serai le candidat de Marine Le Pen.

Pourquoi ce changement de stratégie ? Il y a pas de changement de stratégie. La fois dernière, pardonnez-moi, je peux si je peux me permettre la fois dernière vous refusiez même de dénoncer une telle phrase.

Madame, nous étions la dernière fois que nous en avions parlé ensemble et que vous m'aviez interrogé sur ce sujet. C'était le lendemain de la décision du 31. Depuis Marine Le Pen a a fait appel.

Elle est totalement innocente des faits qui lui sont reprochés. Et donc nous allons évidemment et je me battrai à ses côtés, nous allons, nous sommes unis, soudés, nous le resterons et je me battrai évidemment vu avec Marine Le P cette déclaration. prouver notre innocence.

Je ne peux pas être plus clair que que j'ai dit dans le Parisien. Euh, ce n'est pas une décision de justice qui privera les Français quel qu'elle soit de la décision de la possibilité de se choisir des idées patriotes lors de la prochaine électionale. Donc ma position Non, mais ma position elle est cla elle n'a pas évolué.

Je suis le président du Rassemblement national. Euh je me prépare à devenir premier ministre. Marine Le Pen se prépare à devenir président de la République.

Nous sommes un duo. Nous travaillons ensemble. Et j'ai dit de manière très simple et très claire que si Marine Le Pen devait être empêché de se présenter à l'élection présidentielle, euh je pense pouvoir vous dire que je serais euh son son candidat parce que encore une fois euh notre intention est de faire preuve de responsabilité et de ne pas priver les Français de la possibilité de se choisir une alternance à l'élection.

Mais en vous déclarant si vous dites quoi qu'il arrive, il y aura un candidat à Renn. Donc si Marine Le Pen est empêché, ça devient un non sujet y compris pour les juges. Il y aura un candidat RN.

Mais mais de fait, je veux dire, c'est pas une il y a quelques semaines, vous refusiez de le formaliser ainsi. Donc que s'est-il passé ? De deux choses l'une soit vous êtes sûr que le verdict que l'appel va aller dans le même sens que la justice en première instance.

Soit il y a il y a un autre motif politique qui vous pousse au sein du RN à vous déclarer. Nous sommes des gens responsables et et nous ne souhaitons pas prendre le risque que les 11 millions de Français qui se sont portés sur nous lors des dernières élections législatives et que d'après les sondages les prêts d'un français sur deux qui s'apprêteraiit à voter pour le Rassemblement national au second tour l'élection présidentielle pour Marine Le Pen en l'occurrence soit privé d'une voix et soit privé privé d'une d'une expression. La décision de justice qui a été émise contre Marine Le Pen, elle a choqué beaucoup de Français.

Et donc, je veux dire, il y a comme une forme d'évidence. Je veux dire, il y a rien de nouveau sous le soleil dans cette déclaration qui a été d'abord concerté, je tiens à le dire évidemment avec Marine, nous travaillons ensemble main dans la main dans une relation d'une très grande confiance et donc elle est ma candidate, elle l'a toujours été, elle le reste et si demain elle doit être empêchée, et bien je pense pouvoir vous dire que je serai son candidat. Trois questions si vous pouviez répondre brièvement.

Je vous prie Jordane Bardella, puisque vous êtes candidat et si elle est empêchée, quel sera votre premier ministre au premier ministre ? Je répondrai pas à cette question. Pourquoi ?

Parce que c'est pas le sujet, c'est pas Ah ben alors si elle elle est candidate, c'est vous le premier ministre. Mais si vous êtes candidat vous à la présence, vous savez pas qui votre premier ministre. Il serait profondément déplacé de ma part que de répondre à cette question.

Nous nous préparons, nous travaillons sur notre projet et le temps de la présentation des équipes viendra et peut-être même d'ailleurs avant l'élection l'élection présidentielle. encore quelques mois, j'étais le candidat du rassemblement national, je sais pas si elle le souhaite. Il faudra on parlera mais mais il sera bien indécent pour moi de répondre.

Il y a il y a une forme de gêne. Un autre candidat, Cyril Anouna de pudeur, de réserve et de de respect à l'égard d'un calendrier judiciaire et à l'égard d'une d'une candidate qui est aujourd'hui notre candidate naturelle. Bah vous avez pas eu beaucoup de pudeur à vous déclarer candidat à la présidentielle ?

Mais je ne me suis pas déclaré madame, j'ai pas j'ai pas de pudeur. Je je vous dis simplement que le Rassemblement national, si Marine Le Pen devait être empêché, sera évidemment présent à l'élection présidentielle. Enfin, je veux dire, je pense que euh en l'occurrence ce que j'ai dit n'a surpris euh personne et que euh il y a pas grande originalité ou grande nouveauté euh dans cette dans cette annonce.

Peut-être une nouveauté, un candidat croit savoir valeurs actuelles à la une, Cyril Nona que vous connaissez pour avoir répondu à ces questions, avoir été invité à quelques reprises à son émission. Euh que pensez-vous de sa candidature si elle était avérée ? Je ne je n'y crois pas.

Je pense que l'élection présidentielle est un devenir un chemin de croix et un parcours du combattant euh que ça nécessite aussi d'avoir une forme d'enracinement dans le dans le dans le pays. Maintenant Cyril Anouna a beaucoup de beaucoup de talent et j'ai beaucoup de de respect et et d'amitié pour son travail. Vous parlez de chemin de croix pour conclure.

Vous avez été présent au funérail du pape François. Vous êtes até, non baptisé, ce qui n'enlève en rien une forme d'appétence à aller sur place. Qu'est-ce que ça a représenté pour vous et quel a été le moment le plus peut-être transcendant ?

Ça a été un moment euh extrêmement fort et extrêmement euh prignant pour moi. Euh d'abord le pape est une autorité, il est un chef d'état mais il est une autorité religieuse, morale, une figure universelle en l'occurrence pour 1ARDARD 400 millions de croyants dans le monde. Et je peux vous dire que me rendre sur place au Vatican à Rome dans ce qui a été un moment extrêmement fort, extrêmement puissant, un moment solennel, c'est aussi une déférence à notre histoire, à ce que nous sommes.

Il est pas nécessaire d'être d'être croyant et et d'avoir la foi pour s'incliner devant ce qui a façonné 2000 ans d'histoire de France. On peut ne pas avoir la foi mais avoir une très grande fidélité à ce que nous sommes, à ce que nous avons été. Et et je pense que le moment le plus le plus marquant et le plus impressionnant pour moi a était la visite de la de la chapelle six qui est qui élève l'âme non pas seulement des croyants mais de l'humanité toute entière.

Quand on voit les fresques de de Michelange, la puissance du génie humain. Je j'ai été extrêmement fier d'appartenir à cette civilisation européenne. Peut-être avez-vous cherché sur place une forme de mystère.

C'est pour finir en présentant votre livre ce que je cherche aux éditions Far prochain à venir dès l'automne. Vous nous en parlerez une prochaine fois. Merci Jordan Bardella.

C'est votre grande interview et à bientôt.