Que chaque enfant bénéficie de l'accompagnement dont il a besoin - Marie Pierre Monier e
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
20 ans se sont écoulés depuis le vote de la loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances. Ce bel anniversaire s'accompagne malheureusement d'un triste chiffre. À la rentrée de septembre, près de 50000 enfants étaient en attente d'un compagnon d'élèves en situation de handicap.
Malgré une notification en bonne et du forme, 14 % des enfants ne bénéficient pas d'un accompagnement auquel ils ont droit, soit 33 % de plus qu'en 2024. Nous ne tenons pas la promesse de la loi de 2005 et cela a des conséquences graves. Un AESH qui manque, c'est de mauvaises conditions d'apprentissage pour les enfants concernés et des classes difficiles à gérer.
Ce n'est pas pourtant faute budget après budget de relayer les alertes des parents d'élèves, des personnels éducatifs, des élus locaux et des AESH elles-mêmes. Je dis elle parce que ce sont à 90 % des femmes. Les difficultés à appliquer la loi de notre collègue Cédric Vial sur l'accompagnement sur le temps méridien souligne les carences d'AS sur le terrain.
Vous avez admis qu'il est parfois compliqué, y compris en terme de vivier, de recruter autant d'ESH que nous voudrions, mais nous connaissons la solution. Arrêtez de les payer en dessous du seuil de pauvreté, formez-les. Nous estimons, avec mes collègues socialistes qu'il est temps de leur donner un véritable statut au sein de la fonction publique publique.
Monsieur le ministre, le temps des rapports, c'est fini. Nous attendons vos réponses concrètes pour que chaque enfant bénéficie de l'accompagnement dont il a besoin et que nous lui avons promis. Nous avons créé un véritable service public de l'école inclusive.
Le deuxième métier de l'éducation nationale aujourd'hui, ce sont les accompagnants d'enfants en situation de handicap. Et de ce point de vue, il y a une bonne nouvelle dont on pourrait, je crois, collectivement se réjouir, c'est qu'il y a aujourd'hui autant d'enfants en situation d'handicap dans le second degré que dans le premier. Autrement dit, ceux qui hier étaient laissés sur le bord de la route en fin de primaire vont aujourd'hui pour nombre d'entre eux jusqu'au baccalauréat.
La difficulté que nous avons, c'est que le nombre de prescriptions, comme vous le savez, augmente de 10 % par an et que donc nous courons chaque année après ce phénomène avec des enjeux territoriaux extrêmement variables et des vis extrêmement variables. Avec aussi un enjeu de calendrier. Vous parliez de 50000 enfants effectivement qui n'étaient pas accompagnés d'humain à la rentrée.
Ça veut pas dire qu'ils étaient pas scolarisés ni pris en charge mais il étaient pas accompagnés humainement. Il y en avait 42000 juste avant les vacances de la Toussin. Nous allons évidemment faire tomber ce chiffre et nous activons dans les dans les prochaines dans les prochaines semaines.
La question qui se pose aussi et c'est un travail que nous vons mener ensemble, c'est le juste équipe entre accessibilité et compensation. Aujourd'hui, la clé d'entrée, c'est la compensation. Il faut probablement retravailler l'ensemble de la prise en charge.
Marie-pierre Monier