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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 15 octobre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

Corruption : "Il y a une augmentation de policiers ou de gendarmes sollicités par des trafiquants"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos priorités en tant que ministre de l'Intérieur ?

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    La suspension de la réforme des retraites est-elle un aveu d'échec du macronisme ?

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Le Premier ministre a évoqué un coût pour la suspension de la réforme des retraites. Pouvez-vous le préciser ?

  • 4:30RelanceÉludée

    Les socialistes vous ont-ils mis un couteau sous la gorge pour cette suspension ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les parlementaires parviendront à un accord sur le budget ?

  • 7:30FerméeRéponse partielle

    Quelle est votre évaluation des risques de motions de censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Laurent NunesFait
    « Il faudra de toute façon compenser le coût de la réforme des retraites par des économies qu'il faudra dont il faudra débattre. »
  • 7:30Laurent NunesFait
    « On est dans une période compliquée où il faut qu'on trouve des compromis. »
  • 9:00Laurent NunesFait
    « Le ministère de l'intérieur par principe est toujours prêt pour organiser des élections, pour gérer des crises. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Laurent Nugnais. Bonjour. Vous faites partie de ceux qui ont accepté de monter à bord du nouveau gouvernement en cette période de crise et pas à n'importe quelle place.

Vous êtes numéro 2 de l'équipe, ministre de l'intérieur, un domaine qui vous est familier. Vous étiez notamment préfet de police de Paris depuis 3 ans. Vous êtes spécialiste des questions de terrorisme.

Vous allez nous dire quelles sont vos priorités ? Comment vous comptez laisser votre empreinte à Bovau. Mais d'abord hier en tant que numéro 2, vous avez lu la déclaration de politique générale du Premier ministre au Sénat, discours que Sébastien Lecornu prononçait au même moment à l'Assemblée.

Les mots qu'il a prononcé font que votre bail sera peut-être un peu plus long que prévu. On écoute le Premier ministre. Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.

Vous appartenez à un gouvernement qui a mis à l'époque des millions de personnes dans la rue pour faire adopter cette réforme au Forcepte, réforme qui était censée être l'alpha et l'oméga du macronisme. Et aujourd'hui, vous la suspendez. C'était du vent tout ça ?

Non, c'est pas du vent. Il faut voir la la situation actuelle dans notre pays où il y a une instabilité qui est assez forte. Il y a surtout une crise parlementaire.

Il y a une crise parlementaire. Il y a pas de majorité absolue, il y a des difficultés fortes et euh ce qui a été annoncé par le Premier ministre, évidemment, c'est un c'est un geste, c'est un geste de responsabilité surtout, hein, donc qui renvoie évidemment au au à l'Assemblée nationale, hein, notamment donc la la responsabilité de lancer une discussion euh sur le le débat budgétaire. Il faut à tout prix qu'on ait un budget avant la fin de l'année.

C'est extrêmement important pour la stabilité de de notre pays. Oui, parce que le premier ministre avait dit quel mauvais signal ce serait envoyé au marché qui qui viennent de dégrader enfin alors que lesation vient de dégrader la même le projet de budget pour 2026 ainsi que le projet de loi de financement de la sécurité sociale, il a été déposé, il a été discuté hier en conseil des ministres, adopté en conseil des ministres. Il va la discussion parlementaire va pouvoir se lancer.

Voilà, il y a un geste fort qui a été fait par le Premier ministre de de suspendre la réforme des retraites à l'endroit où elle en était et ce jusqu'en janvier 2028. C'est un geste d'apaisement mais voilà, il fallait sortir de cette crise parlementaire et surtout responsabiliser le parlement. C'est-à-dire que le le premier ministre l' dit clairement maintenant on est dans une on est dans un dans un régime qui est presque parlementaire.

Il y a beaucoup de choses qui vont se passer au parlement. Vous appelez les les parlementaires à prendre leur responsabilité. Mais bien sûr, le le gouvernement va faire un certain nombre de de propositions.

Il y aura des débats comme l'a dit le Premier ministre. Nous débattrons et vous voterez et vous voter. Voilà.

Donc c'était important qu'on puisse que la machine parlementaire soit relancée, qu'il puisse y avoir des débats où les oppositions pourront s'exprimer où la recherche de compromis sera vraiment la priorité. Pour vous, c'est pas un grand écart idéologique, c'est un geste d'apaisement. Mais est-ce que vous ne faites pas ça aussi parce que les socialistes vous ont totalement mis un couteau sous la gorge et et on menaçait de faire chuter le gouvernement si vous ne le faisiez pas.

Je crois qu'il faut il faut voir les choses peut-être de manière aussi différente. Le fait que que le qu'il n'y ait pas de discussion sur le budget provoquerait une instabilité qui coûterait très cher à notre pays. Et le coût de la suspension de la réforme des retraites qui a d'ailleurs été donné hein par le premier ministre hier dans sa déclaration de politique générale que j'ai lu effectivement au Sénat, ce coût serait sans commune mesure avec ce que serait le coût pour notre pays de de d'avoir un budget qui qui ne soit pas adopté.

Vous êtes dit plutôt suspendre que de risquer la chute du gouvernement. Euh écoutez Olivier Fort, le patron du Parti socialiste hier soir, il est satisfait que vous l'ayez écouter. Je souhaite effectivement que nous puissions avancer et donc nous ne censurerons pas dès la discussion de politique générale le Premier ministre.

Est-ce que vous respirez ce matin Laurent Nunes, vous espérez que le premier ministre déjouera demain les deux motions de censure qu'il devra affronter ? Non, moi je je je respire pas, vous savez, j'étais pas particulièrement inquiet. Moi, je On y reviendra.

Moi, je suis un homme qui n'estmu que par l'intérêt général. Donc, j'ai occupé ses fonctions parce que il y a une il y a des difficultés importantes dans notre pays et c'est pour ça que j'ai accepté le portefeuille de l'intérieur. Mais mais on y reviendra.

Mais attention, cette discussion parlementaire qui va s'ouvrir et le premier ministre l'a dit, c'est aussi une discussion de responsabilité, hein. Il y a aussi un objectif qui a été rappelé par le Premier ministre he c'est de maintenir quand même notre déficit he pour 2026 hein, donc à 5 à 5 % du PIB, PIB même et donc il faudra de toute façon compenser le coût de la réforme des retraites par des économies qu'il faudra dont il faudra débattre. Donc il y a une discussion qui va s'engager et voilà.

Vous pensez qu'ils vont y arriver à se mettre d'accord les parlementaires ? Elle peut aboutir cette discussion ? Mais bien sûr, il faut trouver93, il faut trouver des compromis et vous avez raison de rappeler que le premier ministre, il y a un autre acte fort qu'il a posé, c'est ne pas utiliser l'article 49 à ligne 3 de notre constitution, ce qui est aussi un geste un geste fort.

Voilà, on est dans une période compliquée où il faut qu'on trouve des compromis. C'est ce qu'on va s'attacher à faire. Justement, votre métier, c'est d'analyser les risques.

Là, ça va se jouer demain à 24 toute petite voix. À quel pourcentage vous évaluez la possibilité que ça passe vous qui évaluez les risques journées ? Je ne me prononce pas mon métier c'est effectivement d'analyser les risques.

C'est même ma fonction politique maintenant comme ministre de l'intérieur mais pas forcément ceux de cette nature là qui concerne la protection de nos concitoyens. Est-ce que c'est la dernière étape avant la dissolution ? Écoutez ça la dissolution le pouvoir de dissolution appartient au président de la République.

Oui mais c'est vous qui organisez les élections en tant que ministre de l'intérieur. Si c'est le cas est-ce que vous vous êtes prêt ? Est-ce que c'est prêt si bouton prêt ?

Le ministère de l'intérieur par principe est toujours prêt pour organiser des élections, pour gérer des crises. Ce sont des des femmes et des hommes formidables qui sont au service de ce ministère. On on est toujours prêt.

La la question politique, je C'est le président qui décide, moi j'ai pas me prononcer là-dessus. La question politique, vous imaginez bien, évidemment se posera. Évidemment se posera.

Évidemment se posera. Celle de la dissolution. Non mais vous avez, je vous réponds très clairement.

Vous vous préparez en tant que ministre de l'intérieur à cette option. C'est une d'abord un, c'est une décision du président de la République. De le ministère de l'intérieur a toujours su démontrer qu'il est capable de se préparer très vite à n'importe quel phénomène.

Gérer une crise de sécurité civile, gérer une crise de sécurité et organiser des élections. Oui, on sait faire. Oui, bien sûr.

On va parler de vos priorités tout de suite. Mais juste une question. On était habitué à votre devoir de réserve, vous qui êtes haut fonctionnaire qui étiez préfet de police de Paris.

Euh qu'est-ce que cela vous fait, euh vous qui avez été secrétaire d'État aussi euh dans le gouvernement d'Édouard Philippe quand vous entendez l'ancien premier ministre rappeler à la démission du président et à une présidentielle anticipée ? Qu'est-ce que vous vous dites ? J'ai pas de j'ai pas spécialement de commentaire à faire sur cet appel.

Enfin voilà, le le le président est libre est libre de prendre cette décision. Je crois que c'est absolument pas souhaitable. C'est pas souhaitable du tout.

Moi évidemment, je ne partage pas cette position, je vous le dire très solennellement. C'est c'est l'assurance de la fragilisation de nos institutions pour l'avenir. Ça veut dire que dès qu'il y a une de dès qu'il y a une difficulté euh dès qu'il y aura une difficulté par la suite après 2027, il y aura d'autres présidents.

Dès qu'il y aura une difficulté, ça veut dire qu'il faut que le président démissionne. Ça n'est pas acceptable. Et ça fragilise même les mandats électifs d'une manière générale.

Ça peut un jour affecter un maire, il est contesté, forcément, il faut qu'il remette, il faut qu'il démissionne. Non, c'est pas acceptable. Les personnes sont élues pour une durée de la continuité.

Il faut aller évidemment bout. Mais vous qui êtes très proche de lui depuis des années, est-ce que vous comprenez la l'exaspération qu'il peut susciter au sein de ses propres amis mais même auprès des Français ? Vous comprenez ce sentiment très profond dans toutes les études d'opinion dans la rue en tant que ministre de l'intérieur ?

Vous l'avez enfin préfet puis aujourd'hui ministre vous le sentez ? Vous comprenez ce sentiment des Français ? Je je comprends que quand on traverse des périodes qui sont compliquées, la période qu'on traverse est compliquée, il y a effectivement un rejet de de la classe politique.

Mais mais d'une manière générale, vous savez, je crois que il y a pas que le président de la République, hein, il faut voir ce qu'on entend dire sur les parlementaires, sur les sénateurs. On demande à ce qu'il gagne moins, on trouve qu'il gagne trop. Voilà.

Donc je crois qu'il y a un rejet un peu général de la classe politique. Il faut qu'on réhabilite le politique et qu'on montre et c'est ce qu'a voulu faire Sébastien Lecournu avec son gouvernement qu'on montre aussi là je parle évidemment pour le gouvernement que ce sont aussi des femmes et des hommes qui sont au travail qui savent aussi s'affranchir des considérations partisanes et c'est la force de ce gouvernement qui a été constitué par Sébastien Lecornu. gouvernement le cornu 2, c'est que nous sommes tous des femmes et des hommes au travail qui sont aussi pour partie déconnectés quand même des débats partisan qui vont avoir lieu à l'approche de l'équ de vos priorités.

Vous avez déjà effectué un premier déplacement hier dans les Yvelin où vous avez rencontré des gendarmes, des policiers, des pompiers. Un déplacement pour commencer à décliner votre feuille de route. Deux priorités, dites-vous.

La première, c'est la lutte contre le narcotrafic. Et bien justement écoutez ces deux commerçants à Bagnol sur 16 dans le gare une commune où des dealers ont écrit d'ailleurs aux habitants pour s'excuser des désagréments causés par leur trafic. Ils étaient interrogés par Marc Bertrand.

Bien sûr qu'il y a une cohabitation qui s'est fait. En effet, il y a un circuit de drogue, donc il y a de l'argent et ces gens-là quelque part, ils dépensent chez nous, hein. Faut pas se leurer, hein.

Ils nous font vivre hein. C'est effarant. C'est-à-dire que l'ordre social n'est plus garanti par la République française mais par un groupe de criminels.

Je suis en colère contre les pouvoirs publics, mais je suis d'une certaine façon en colère contre moi-même puisque je j'envis. C'est son assez édifiant, notamment la première commerçante. Les gens parfois s'y habituent alors que ça fait des années qu'on nous parle de grands plan pour le narcotrafic.

C'était aussi la priorité de Gérald Arrmanin, l'un de vos prédécesseurs. Qu'est-ce que vous pouvez faire de plus ? Laurent Nunes, d'abord vous dire cette situation évidemment elle est totalement inacceptable.

Moi, je ne l'accepte pas comme ministre de l'intérieur, hein. Donc euh c'est l'emprise sur certains territoires euh des narcotrafiquants qui effectivement peuvent faire régner un espèce d'ordre social qui n'est pas celui de la République. Donc évidemment, ça n'est pas acceptable et c'est bien pour cela que nous avons déployé depuis maintenant plusieurs années, plusieurs années des dispositifs de lutte contre le les trafics qui visent à démanteler en profondeur les réseaux. les démanteler judiciairement en profondeur.

On a en 2019 revu l'office l'Ofaste, l'office de lutte contre la drogue. Il y a eu un texte qui a été adopté par Bruno Rotaillot pour disposer d'outil juridique, d'outil budgétaire, d'outil en matière de renseignement pour lutter contre les narcotrafiquants. Et on on chaque année le nombre de trafiquants mis en cause augmente.

Les résultats que nous avons en de lutte contre les trafics, ils sont ils sont exceptionnels et il faut poursuivre ce combat et on ne lâchera pas évidemment les habitants qui qui vivent, c'est désagrément lié au trafic à Bagnolle sur 16 comme ailleurs sur le territoire. Moi évidemment, j'en fais une priorité absolue de mon action. Quand on voit quand même Marseille, Leave, Grenoble, Toulouse, les règlements de compte qui se multiplient.

Est-ce qu'on est la France n'est pas totalement submergée par la drogue ? Est-ce que vous êtes sûr qu'on est en train de gagner cette guerre ? Mais je la guerre est pas gagnée mais on gagne des batailles.

Voilà, la guerre est pas gagnée mais on gagne des batailles et le risque c'est celui de la submersion. Vous avez raison hein. Le risque ce sont euh d'avoir des quartiers qui sont en coupe réglé.

C'est pas acceptable. D'avoir peut-être un développement d'une forme de corruption aussi hein, des trafiquants qui vont essayer de s'obtenir les faveurs d'un certain nombre. Donc il y a un risque évidemment qui est énorme, mais il il faut mener toutes ces batailles, il faut les mener.

Il faut arrêter de dire que euh il y a quelques mois qu'on a compris comment les choses fonctionnaient hein. Moi, je ça fait 18 ans hein, que je vous disiez tout à l'heure que j'ai j'étais préfet de police pendant 3 ans, mais ça fait 18 ans moi que je travaille sur la sécurité, tout domaine confondu, le renseignement, la lutte antiterroriste, la lutte contre le trafic des stupéfiants. On a nous n'avons cessé d'armer notre appareil de lutte contre les trafic.

Qu'est-ce que vous pouvez faire de plus ? Parce que malgré cette action, les crimes sont en hausse, le trafic est en haut. Il faut poursuivre cette action, il faut la décloisonner encore plus, il faut échanger de l'information encore plus et surtout frapper à la tête les réseaux, c'est-à-dire un les petits, les grands, les petits et les grands, les petits et les grands, vous savez, les les petits sont ceux qui qui embêtent le plus les habitants notamment des part des deal et et puis évidemment les grands réseaux et ça ça passe évidemment par les mesures notamment celles qui figurent à la loi dans le casadre de la loi narcotraphique qui a été adoptée par Bruno Rota.

Évidemment, ça c'est un certain nombre de mesures importantes. Ça presse aussi par un renforcement de la coopération internationale. Mais on va pas lâcher le terrain.

Moi, c'est une de mes priorités. Ce sont des sujets que je connais. J'ai je dis vous le dis par cœur.

Ce sont des sujets que je connais par cœur et il faut qu'on continue à travailler, à démanteler les réseaux. C'est ça. Mais attention, démanteler un réseau.

Très souvent quand vous démantelz un réseau, le point de vente est connu et d'autres équipes s'y installent. Donc, il faut démanteler un réseau en profondeur, en judiciaire, faire tomber le réseau et puis ensuite être présent. C'est-à-dire avoir une présence des forces de sécurité intérieur sur la voie publique pour empêcher qu'elle se euh qu' qu'elle se réinstalle.

Vous savez, je vais vous donner un exemple. Je vous donner un exemple. Soyons concret.

À l'île Saint-Denis euh non loin du du village olympique, on avait euh euh un trafic de stupe qui s'était installé, qui a été démantelé dans le casadre des opérations que nous avons euh mené dans le cadre de la préparation des jeux. Ça prouve d'ailleurs qu'on peut réussir he demander au maire de l'île Saint-Denis tout ce qui a été fait. demander au maire de Saint-toi en sain Saint-Denis euh tout ce qui a été fait en matière de lutte contre le trafic, on débarrasse les habitants des réseaux de traficant dessus.

Il y a encore beaucoup de travail mais il faut pas oublier de mettre l'accent sur ce qui a été fait qui est positif. Bien Saint-Denis il y a pas très longtemps ben le réseau s'est réinstallé à l'été dernier et de nouveau, il a été démantelé. De nouveau, nous sommes allés au front.

Donc voilà, moi mon job c'est d'être ministre de l'intérieur, de diriger les policiers et les gendarmes, tous ceux qui luttent contre le trafic de stupéfiant en lien avec d'autres ministères hein, puisque les douanes jouent un rôle extrêmement important et j'en ai déjà parlé avec la ministre Améline Monchalin. Moi mon job c'est démanteler ces réseaux. Il y a beaucoup c'est une guerre qui est difficile, qui sera longue, compliquée, mais nous gagnons des batailles.

Nous gagnons les bata. On continue d'en parler dans un instant. Vos autres priorités aussi, notamment la sécurité du quotidien.

On va vous demander ce que vous faites également en matière d'immigration. Euh mais d'abord, il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Manon Lombard Brunel. Les camions d'aide humanitaire vont de nouveau pouvoir passer par Rafa, la frontière avec l'Égypte.

Réouverture aujourd'hui de ce point de passage qui va permettre de faire entrer plus de 600 camions dans l'enclave palestinienne. Nouvelle étape dans l'application du plan de paix américain à Gaza. Hier soir, quatre nouvelles dépouilles d'otage israélien ont été remis par le Hamas.

Trois ont été identifiés. Les premières pistes du prochain budget dévoilé hier par Sébastien Lecornu. Il reprend notamment l'idée d'une année blanche gel des pensions de retraites et des prestation sociale.

Gel aussi du barême de l'impôt sur le revenu. Pour éviter l'ascensure du PS, le Premier ministre a aussi annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu'à la prochaine présidentielle. C'est une victoire collective.

Salut ce matin Marlise Léon, la secrétaire générale de la CFDT. L'histoire se répète à Madagascar après avoir accédé au pouvoir en 2009 par un coup d'état. C'est par le même moyen qu'Andry Rajolina est aujourd'hui évincé.

Hier, l'Assemblée nationale malgache a voté pour la destitution du président. Un contingent militaire assure désormais avoir pris le pouvoir après plus de 2 semaines de manifestation sur Lille et puis en football. Un record de plus pour Cristiano Ronaldo.

L'attaquant portugais est devenu hier à 40 ans le meilleur buteur de l'histoire des qualifications pour le mondial. Il a marqué ses 40e et 41e buts hier contre la Hongrie. France info le 830 France.

Agath Lambret Paul Larouturou avec Laurent Nunz ministre de l'intérieur numéro 2 du gouvernement. Que faites-vous en matière d'immigration ? Paul c'est le sujet maintenant.

Et avant de vous poser ma question, monsieur le ministre de l'intérieur, on part à l'assemblée en écoutant un extrait d'un discours de Laurent Voquier hier après-midi. Il faut évidemment s'attaquer à l'ultra violence et à l'immigration hors de contrôle. En face de chaque infraction, une sanction.

Sur ces sujets prioritaires, monsieur le premier ministre, vous nous trouverez à vos côtés. Bruno Ret quitté le gouvernement. D'ailleurs, vous l'avez remplacé mais ils seront à vos côtés contre l'ultraviolence, dit-il. vous en avez parlé dans de multiples interviews, mais aujourd'hui là, ce matin sur France Info, comment vous analysez le niveau d'ultraviolence et qu'est-ce que vous allez faire exactement contre ce phénomène ?

Mais l'ultraviolence, ça veut dire plusieurs choses. C'est une réalité d'abord he je le je ne le nie pas. L'ultraviolence, c'est une réalité.

C'est-à-dire qu'il y a de plus en plus de jeunes qui règlent leurs différents de manière violente et qui n'hésitent d'ailleurs plus maintenant à s'en prendre très directement à des policiers et y compris physiquement. et résoudre ces problématiques. Je crois qu'il faut maintenant que les la réponse pénale soit durcie, hein.

Le garde des saut le sait. Si a-t-elle Bruno Rotaillot avait travaillé sur ce sujet sur l'usage de quand il y a usage de mortiers contre des forces de l'ordre quand il y a des rodé il faut qu'on ait une sanction des sanctions qui soient plus lourdes plus lourdes et en matière d'immigration il m'a d'ailleurs il m'a d'ailleurs laissé un certain nombre de de de de mesures auquelles d'ailleurs comme préfet de police j'avais participé mais qui vise à durcir les sanctions dans ce type pour ce type de durcir les sanctions face à l'ultraviolence et l'immigration alors parce que Bruno Rotaillou en avait fait une priorité pour vous ça n'est pas une priorité évidemment que c'est une priorité c'est la la la régulation et Le contrôle de l'immigration irrégulière est une priorité. Il faut continuer à démanteler des filières.

Il faut continuer à renforcer comme nous comme nous le faisons. Est-ce qu'il y a trop d'immigration en France ? Laurent Lunez, je je il y a en tout cas une immigration illégale qu'il faut absolument contrôler au risque de de de nuire au bout d'un moment.

Ça risque de nuire à l'intégration à l'intégration de l'ensemble de nos compatriotes qui sont qui sont étrangers et réguliers sur le territoire national. Est-ce qu'il y a trop d'immigration ? François Bairrou, ancien premier ministre, avait parlé de submersion migratoire.

Il y a trop d'immigration illégale. Attention, attention au mots qu'on qu'on utilise. Voyez, moi je serai un ministre de l'intérieur qui serait je serai intransigant contre tous ceux qui ne respectent pas les valeurs de la République.

Intransigeent. Intransigent, quel qu'il soit. Mais attention parfois au mots qu'on emploie, ils ont un sens.

Oui, il y a une immigration illégale qu'il faut absolument réguler, contre laquelle il faut continuer à lutter, qui pose beaucoup de difficultés, y compris en terme de délinquence. Je ne le ni pas. Je c'est quelque chose que j'ai constaté dans toutes dans tous mes postes où on a un certain nombre d'étrangers en situation irrégulière qui commettent des délits parmi les plus violens.

C'est d'ailleurs pour ça que c'est une priorité dans les reconductions que nous menons. Et ça restera évidemment ma priorité. Reconduire en priorité les étrangers qui sont en situation régulière qui sont les plus dangereux.

On va évidemment poursuivre cette action. Vous dites attention au mot, vous ne parlez pas de submersion migratoire. Vous dites il y a trop d'immigration illégale mais pas trop d'immigration en général.

Est-ce que vous voulez apaiser après un mandat de Bruno Rotaillot qui a été marqué par les tensions notamment avec Algéri ? Absolument. Absolument pas.

Bruno Rotaillot a fait un travail formidable en matière de lutte contre l'immigration illégale. Je vais évidemment le poursuivre et en matière aussi de tout est lié et en matière de régularisation he où les régularisations de l'admission exceptionnelle au séjour ont baissé. Il y aura absolument pas de remise en cause évidemment des règles qui ont été fixées.

Mais moi je suis aussi un homme de Concorde et de dialogue hein. Je je voilà ça c'est votre style. C'est mais évidemment c'est mon style concorde le dialogue.

Il faut que tout le monde respecte les valeurs de la République, mais il ne faut pas non plus qu'on donne euh l'impression qu'on donne l'impression que euh quelque part euh l'altérité et l'autre nous pose un problème. C'est pas le sujet. Le sujet c'est le respect des valeurs de la République.

Oui, il y a un problème d'immigration illégale important. Il y a des entrées importantes notamment de migrants. Il faut qu'on progresse à la fois dans le démantellement de filière et c'est ce que nous faisons.

Le nombre de filières démantelées d'immigration illégal, c'est de la traite des êtres humains, ni plus ni moins, continue d'augmenter. Il faut qu'on le poursuive de manière ferme et régulière. Et et et évidemment, c'est c'est ce que nous allons faire.

Vous êtes aussi très proche du président de la République quasiment depuis une décennie. C'est à vous qui parlent notamment parler des questions de terrorisme. On a appris hier, excusez-moi, que l'enquête sur l'assassinat d'un chrétien équien à Lyon en septembre avait été confiée au pôle antiterroriste.

Quel est ce matin l'état de la menace terroriste en France ? L'état de la menace terroriste, il est toujours à très haut niveau. Il il n'a pas changé.

Il n'a cette l'état du niveau de la menace a pas changé. On a toujours cette propagande de l'État islamique de de Daesh qui continue à circuler sur un certain nombre de de réseaux qui sont toujours identifiés qu'on arrive à fermer très rapidement. Maintenant, il y a beaucoup de progrès qui ont été faits, mais ça reste cette menace endogène d'individus qui sont présents sur le territoire national et qui peuvent passer à l'action.

On croit moins aux menaces projetées évidemment, mais on reste évidemment très attentif. Qu'est-ce que vous appelez menaces projetées pour ceux qui ne connaissent pas ? Ce sont les menaces projetées, ce sont des individus qui viendraient de l'extérieur pour commettre des attentats en France.

Et ce qui s'était passé avec le Bataclan, les terrasses et le Stade de France. Voilà. Mais il faut saluer aussi tout ce qui a été fait depuis 2017, hein.

Vous vous projetez dans la décennie passée, moi je m'y projette en 2017. Tout a été modifié en matière de lutte contre le terrorisme. Le président de la République a impulsé une réforme extrêmement importante des services qui font qu'on travaille ensemble, qu'on a renforcer les coopérations internationales, les échanges d'information, les moyens humains, les techniques de renseignement et ce qui font qu'aujourd'hui on est mieux armé.

Mais la menace est toujours là et le risque zéro n'existe pas en matière. Votre deuxième priorité au-delà de la lutte contre le narcotrafic, vous l'avez dit, c'est la sécurité au quotidien. Est-ce que c'est le rôle du premier flic de France de s'occuper des faits divers du quotidien ?

Alors, la sécurité du quotidien, c'est c'est le c'est tout ce qui touche euh nos concitoyens, hein. Donc, c'est les vols violence, les cambriolages, les atteintes au bien, les les vols de véhicules qui qui ont qui ont baissé, hein. Les atteintes au bien ont baissé.

On a par contre une Ils ont baissé, mais c'est pas le sentiment qu'on les Français, surtout quand il voit des images d'ultra viiolence, desjacking notamment, des cambriolages avec des personnes. Mais alors, comment vous l'expliquez ? Alors, ça a baissé ou c'est plus violent ou non ?

C'est la délinquence baisse mais elle reste structurellement élevée et donc forcément les gens ont ce sentiment d'insécurité et c'est bien naturel que quand je vous dis qu'elle baisse ça veut dire que les services de police travaillent et de gendarmerie travaillent ils font baisser cette délinquence mais elle reste élevée ça reste notre préoccupation et notamment pour les violences aux personnes qui elles augmentent hein les les vols de violence les atteintes physiques, les cou blessures volontaires. Donc la sécurité du quotidien c'est c'est tout cela. Une partie d'ailleurs liée au narcotrafic hein, une partie des vols violence et cambriolage peuvent être liés au narcotrafic des équipes qui commettent des vols pour se financer pour rembourser une dette.

Et qu'est-ce que vous faites alors pour pour lutter contre cette mais ça passe par une présence de voie publique renforcée. Il y a un certain nombre de plans qui ont été lancés, notamment les plans de restauration de la sécurité du quotidien où on identifie des des points chauds, des points sensibles, des endroits où il y a plus de délinquence et ça passe par un déploiement policier policier en en zone police, en zone gendarmerie, partout on déploie des forces de l'ordre pour lutter contre cette délinquence du quotidien, c'est celle qui est la plus visible. Dans 1 heure euh monsieur Nunz, un rapport très attendu de l'GPN, la police des polices sera publiée.

Il sera question de des narcotraafiquants dont vous parliez avec des moyens absolument illimités et ces narcotrafiquants, il tempsent d'infiltrer la police, la justice. Dans les prisons, on connaît euh certaines fois leur impunité, leur réseau. Mais là, on parle de corruption.

Est-ce que vous savez, parce qu'il vous en avez déjà des échos de ce rapport qui n'est pas encore public, est-ce que ce phénomène est en hausse et quels sont vos chiffres ? Alors, je vais je il y a effectivement une conférence de presse hein aujourd'hui de du chef de l'inspection générale de la de la police nationale euh qui euh donc va va faire le rapport hein donc donner un rapport. Je crois que ça n'avait pas été fait ces dernières années me semble-t-il.

En tout cas, c'est une très bonne initiative. Et donc l'IGPN est chargé, l'inspection générale de la police nationale est chargée d'un certain nombre d'enquêtes judiciaires sur des euh sur des des des enquêtes ouvertes à l'encontre des policiers, hein. Euh donc vous verrez qu'il y en a quand même très peu rapporté au nombre d'intervention quand même.

Et on a oui, je veux aussi rappeler qu'on a 6700 agressions physiques hein, de de policiers en 2024, ce qui est ce qui est énorme, très important euh dont dont un peu dont un peu moins de 1300 par rapport euh avec des individus armés. Alors, nous en parlons Franço là, ma question, elle est vraiment sur la corruption. Vous verrez vous verrez que effectivement ce qu'on appelle dans notre jargon enfin les atteintes à la probité augmentent hein.

Vous verrez qu'elles augmentent et c'est une de nos préoccupations justement dans la lutte contre le narcotrafic. On veut éviter évidemment que ce narcotraficine notre société. Et oui, on constate qu'il y a une augmentation, c'est un phénomène marginal mais il y a une augmentation de policiers ou de gendarmes ou d'autres fonctionnaires qui peuvent être sollicités par des trafiquants pour fournir un certain nombre d'informations.

Ça peut être des consultations de fichiers, ça peut voilà. Donc on voit que ça augmente et donc on voit qu'il faut être intraitable contre le narcotrafic. Laurent Nunes, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui hante avec vous parce que vous avez été préfet de police de Paris, vous avez été coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

Vous devez y connaître un rayon en matière de noirceur humaine. Quel est l'événement ou l'anecdote qui vous a le plus marqué dans votre carrière ? Est-ce que vous pouvez nous raconter ?

Bah nous c'est euh enfin moi euh comme tous ceux qui m'entourent euh la l'événement qui est le plus marquant, ce sont les attentats terroristes hein. Évidemment c'est évidemment sont les attentats terroristes euh quand ils sont commis hein puisque euh on les vit toujours comme euh là je parle en tant qu'ancien professionnel de la lutte antiterroristme comme des échecs évidemment hein. Voilà dans ces casl vous en voulez dans ces caslon il y a une forme de je vais pas dire de culpabilisation, c'est pas le mot mais enfin psychologiquement on peut être affecté.

Oui, on peut être affecté mais c'est le cas de de du celui que j'ai été un chef de service de police, c'est le cas des ministres de l'intérieur aussi hein qui le vivent comme cela. Et puis c'est le cas des des policiers et des gendarmes. Oui, évidemment, on mais en même temps, voilà, en en même temps, il faut dépasser ce cap et euh le nombre d'attentats qu'on a déoués montre que maintenant, on est extrêmement performant.

Évidemment, vous gardez quand même foi dans l'âme humaine, il y a un peu de lumière parfois. Personnellement, oui, j'ai beaucoup, vous savez, moi je suis un humaniste, un humaniste, hein. Donc voilà, je je crois beaucoup en l'homme avec tout ce qu'il a de de bon et de moins bon, mais je crois beaucoup beaucoup en l'homme.

Je garde beaucoup de fois dans dans l'émission. Laurent pour votre programme matinal. Merci Paul.

On se retrouve demain. À demain vous restez avec nous. Je vous retrouve dans un instant pour les informer avec Renault.