Procès en appel du RN: François Ruffin, député de la Somme, dénonce "des distributions d'emplois fictifs, à tout l'entourage, comme des pains au chocolat"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
— Moi, je veux dire qu'on imagine mal le général de Gaulle, non seulement mis en examen, mais condamné pour détournement de fonds, pour corruption, pour emploi fictif, se présenter devant les Français pour une campagne présidentielle. Et je pense que c'est pas dans cet esprit-là qu'a été écrite la Constitution de la Ve République. — Enfin, il faut revenir aux faits, quand même, parce que là, on est déjà dans le coup d'après. Mais lisons le jugement. Une organisation a été mise en place. Les pratiques de détournement de fonds ont perduré sur plus de 11 années, sous l'impulsion déterminante de M. Le Pen, dirigeant historique du parti, et de Marine Le Pen, qui a pris sa suite.
La Cour souligne la gravité des détournements de fonds, et surtout qu'ils ont été commis par des élus, en charge de l'intérêt général, et dont il a attendu une probabilité totale. Et on sait, on voit que... — Ça a été, en fait, pour le traduire autrement que dans les mots de la Cour, des distributions d'emplois fictifs à à peu près tout l'entourage, comme des pains au chocolat, pour la sœur, la belle-sœur, le compagnon, le chauffeur, le garde du corps, le majordome de son père. Voilà qui a bénéficié. Et c'est pas des emplois fictifs au SMIC. C'est 10 000 euros le temps plein, 5 000 euros le mi-temps. — Alors Edwis Diès vient de nous rejoindre. Bonsoir. Merci.
— Sous-titrage Société Radio-Canada
François Ruffin