Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com· 9 juillet 2026

Interview with Sabrina Agresti-Roubache- BBC AFRIQUE

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Sabrina Agresti-Roubache est la conseillère régionale spéciale d'Emmanuel Macron dans le sud de la France. Et à l'aube du second mandat d'Emmanuel Macron, beaucoup de Marseillais se sont sentis forcés de voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage au Front National. Ma collègue Nora Fakim est allée à la rencontre de cette femme d'origine algérienne et lui a demandé notamment pourquoi il était important pour elle et pour la région qu'Emmanuel Macron soit réélu.

Il a trois qualités majeures. La première c'est qu'il incarne quand même ce nouveau souffle, cette nouveauté qui m'a plu tout de suite. Il est capable de travailler avec tout le monde, donc c'est un rassembleur.

Et la troisième c'est qu'on a pratiquement le même âge, donc on a un an de différence et je trouve qu'être jeune, voir cette nouvelle génération politique émerger, ne pouvait que nous engager à nous-mêmes, c'est-à-dire nous obliger, nous dire on a peut-être un bout de notre vie à donner à notre pays. La politique c'est un engagement, ce n'est pas un métier, ce n'est pas un travail. Donc j'avais absolument la même philosophie, donc voilà pourquoi Emmanuel Macron.

Comment est-ce que vous allez aider ces jeunes à Marseille par exemple, qui sont souvent issus de l'immigration africaine et actuellement en difficulté économique ? Parler arabe, parler sénégalais, parler comoriens, parler espagnols, parler italien, parler toutes les langues qu'on parle dans les quartiers, c'est une force, c'est un plus, c'est un asset. Il faut aussi accepter que les parents doivent s'engager auprès de cette jeunesse.

L'État, moi je ne suis pas du tout pour l'État-providence omnipotent qui fait tout à la place de tout le monde. Et de toi et le ciel t'aidera, c'est ce que mes parents m'ont toujours dit. Mais les parents, les parents ont un rôle crucial dans les quartiers, et je le vois, souvent les enfants qui ont abandonné, c'est que les parents ont déjà abandonné avant eux.

Géographiquement, Marseille est plus proche d'Alger que de Paris. Est-ce que c'est un problème pour gouverner ? C'est 50 minutes d'avion, c'est comme Ajaccio, ou une heure, comme à peu près Ajaccio-Marseille.

Les relations entre l'Algérie et la France sont très importantes à Marseille. Moi je siège au conseil de surveillance de l'aéroport, et 90% du trafic entre Alger et Marseille est arrêté. Mais par l'aviation civile algérienne qui bloque.

Et aussi, moi j'ai un sujet qui est les Chibani qui viennent de là-bas. Moi je le dis vraiment de manière très ouverte. Les Chibani qui viennent d'Algérie, en France, pas avec une ceinture d'explosifs autour de la taille.

Ils viennent voir leurs enfants. La communauté algérienne est très importante à Marseille. Leur délivrer des visas est très compliqué, c'est-à-dire qu'ils sont quand même soumis à des visas très restrictifs.

Je pense qu'il faut réchauffer maintenant les relations avec la Méditerranée. On ne peut pas se passer de Méditerranée. On ne se peut pas se passer d'Afrique, mais on ne peut pas se passer de Méditerranée.

Donc, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, je sais que le président a quand même une certaine vision de ce genre de rapport qu'on doit réchauffer absolument. Il l'a montré, il l'a montré tout au long, même dès 2016 quand il s'engage sur la présidentielle. Et je pense que pouvoir remonter ce genre d'informations et pouvoir avoir des gens qui réfléchissent à comment travailler l'Afrique, c'est en face, de chez nous, à hauteur de vue, à horizon, on voit Alger.

On voit la Corse, mais on voit aussi Alger. Donc, on a là, pour Marseille, une place centrale. Et la place centrale, le président l'a très bien compris, puisqu'il fait le Marseille en grand.

Merci d'avoir regardé cette vidéo !