Golshifteh Farahani & Zar Amir : femmes de combat - C à Vous l’intégrale -24/03/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Patrick et Mohamed, qui est aux côtés de notre cheffe, E.Li. - M.Bouhafsi: Il y a quoi, au menu? - E.Li: De la ventrèche de thon.
Il y a de la fraise gariguette, des petits sakuras, des cerisiers du jardin... - M.Bouhafsi: Il n'y a pas de gaspi. - E.Li: C'est zéro déchet.
On va verser le ponzu. Il y a des agrumes. Chez nous, on utilise les parures du thon, les parures des fraises et on fait une extraction. - M.Bouhafsi: Je finis le dressage et c'est prêt. - A.-E.Lemoine: Magnifique.
A tout à l'heure pour le dîner. Ce sont 3 femmes engagées, 2 actrices qui ont quitté l'Iran, mais que l'Iran n'a jamais quittées. Forcées à l'exil, il y a 17 ans, elles n'ont jamais pu revenir dans leur pays, mais elles incarnent au cinéma 2 figures de la résistance au régime, qui, malgré la censure, se réunissaient pour lire des livres interdits. - A.-E.Lemoine: "Lire Lolita à Téhéran", adaptation du roman d'A.Nafisi, en salles mercredi.
Elles seront aux côtés de M.Drucker qui évoque dans un livre son rapport à la France et son identité. Bienvenue sur notre plateau.
On est ravis de vous réunir à l'occasion de récits intimes et universels qui questionnent l'identité, l'identité juive, mais aussi celle de beaucoup de Français qui ont traversé, comme votre famille, des parcours chaotique d'intégration, ceux dont le coeur a été déraciné. C'est le titre de votre ouvrage. Cela fait écho à votre parcours, vous qui avez quitté l'Iran en 2008, à quelques mois d'écart, avant de vous retrouver en France.
Vous êtes devenues plus qu'amies, des camarades de combat, de résistance. On se souvient de cette une de "Télérama" en 2022. On vous voyait avec les cheveux lâchés, des chemisiers au dernier bouton ouvert.
L'une et l'autre, l'Iran vous avait fâchée avec votre corps? - G.Farahani: Je crois qu'ils sont fâchés avec tout de nous, la totalité de nos existences.
Ca gratte, ça chatouille. Même si on ne peut pas le réveiller, on le chatouille. - A.-E.Lemoine: C'est en hommage à Zar, traînée devant les tribunaux diffusés à son insu que vous avez posé nue? - G.Farahani: Pour moi, c'était le symbole d'une injustice totale qui pouvait arriver à une femme.
Ca m'a beaucoup inspirée. Si vous l'avez massacrée comme ça, je me brûle moi-même et je ne laisse rien pour vous, pour violer, pour tuer. Je me brûle moi, mais je ne laisse aucune chair pour vous. - A.-E.Lemoine: Vous avez fui avant la fin de votre procès.
Parce que des femmes lisaient des livres, elles étaient fouettées à Téhéran? - Z.A.Ebrahimi: Pour toutes.
Ce n'est pas que l'histoire des femmes...
On vit une vie absurde. Les hommes et les femmes...
Pour n'importe quelle raison, on peut être massacré. Ce n'est pas que les femmes. C'est beaucoup plus compliqué pour les femmes, comme toujours.
Juste un peu de cheveux, ça peut se finir avec des coups de fouets. - A.-E.Lemoine: Golshifteh, c'est la 1re fois depuis que vous avez quitté l'Iran que vous jouez en farsi, dans votre langue natale.
Jusque là, vous avez toujours refusé. Pourquoi? C'était trop cliché?
On vous mettait dans une case? - G.Farahani: C'était trop proche.
Je voulais sortir de tout ça. Même si pendant 17 ans, je n'ai rien fait de lié à l'Iran, dans toutes mes interviews, pour tous mes films, j'ai toujours répondu aux questions sur l'Iran. J'ai toujours été une actrice liée à son passé, ses racines. - A.-E.Lemoine: Pour la 1re fois, vous assumez de le faire dans un film.
C'est la 1re fois que vous, Marie, vous abordez la question de vos racines, votre judéité. Vous avez toujours refusé d'être réduite à cette seule part de votre identité. Cette fois-ci, la nécessité était plus forte? - M.Drucker: C'est vraiment ça.
Je me suis posé beaucoup de questions, surtout quand le texte a été terminé. Je me suis même demandait ce qui s'était passé. Ca s'est imposé à moi.
Ca a été impérieux. Ma mère m'a dit qu'il n'y avait pas de questions à se poser. Si c'était là, c'était une nécessité.
Je pense que c'est vrai. Pourquoi la nécessité, de cette façon-là...
Je ne sais pas. Ca s'est imposé à moi de façon immanente. Le texte est sorti comme ça.
Je ne vais pas dire "sans que j'y réfléchisse", car ce n'est pas la réalité. J'ai tenu à peser chaque mot. Mais je ne sais pas pourquoi ça s'est imposé avec autant de force et d'évidence. - A.-E.Lemoine: Une démarche qui a été qualifiée par certains de courageuse.
Ca vous inquiète? - M.Drucker: Ca m'énerve. - A.-E.Lemoine: Que le simple fait d'affirmer qu'on est juif soit considéré comme courageux. - M.Drucker: Qu'on ne puisse pas affirmer qui on est, son identité, sans qu'on nous dise que c'est courageux.
Ca me prouve que j'ai bien fait de le faire. Je trouve que c'est préoccupant. - A.-E.Lemoine: Vous écrivez aussi pour vous souvenir de ce que vous n'avez pas vécu, mais ce qu'ont vécu vos 4 grands-parents, venus de Pologne et de Roumanie, notamment votre grand-père paternel, médecin, dénoncé et déporté à Drancy.
Son fils, votre père, ne le reconnaît pas à son retour. Votre grand-mère, avec votre père et votre oncle, ont été sauvés par la famille de P.Le Lay, qu'on connaît pour avoir dirigé TF1.
Vous avez toujours en vous la conscience que vous auriez pu ne pas être là? - M.Drucker: Avec mon père, on disait: "Tu te rends compte d'où on vient?
On est en France, et on fait des choses intéressantes, privilégiées..." Il y a quelque chose d'un peu vertigineux.
Le hasard des coïncidences est très présent dans le destin des juifs de la Shoah. J'en ai conscience régulièrement, toujours avec cette petite inquiétude de toujours bien faire, de ne jamais blesser les autres, d'essayer de faire les choses le mieux possible...
On peut dire que c'est des valeurs, une éducation...
Peut-être, mais il y a toujours en arrière-plan la nécessité de faire des choses bien et correctement, parce qu'il y a eu cette histoire. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Une question qu'on a abordée tout à l'heure, présente dans votre film, votre rapport au pays, à votre identité, à la question qui traverse le groupe de lecteurs clandestins de "Lire Lolita à Téhéran".
Question de survie: est-ce qu'il faut partir ou rester? Toutes les 2, en 2008, vous n'avez pas eu le choix. Le régime entretient la propagande de culpabilité, d'accusation, de traîtrise à l'égard de ceux qui sont "des mauvais nationaux", qui décident de partir. - G.Farahani: La propagande, en Iran, veut toujours créer cette séparation entre ceux qui partent et ceux qui restent.
Je dis qu'on est tous les graines d'un champ. Il y a quelques graines qui partent avec le vent et qui commencent à pousser ailleurs. Il y a des graines qui restent.
Il n'y a pas de différence. On est les mêmes. A la fin, les graines, en France, on devient le pain.
Le pain n'a pas un goût différent entre nous et un enfant biologique de la France. Dans un autre monde, on a besoin d'être plus unis et de croire qu'on est tous des frères et soeurs, même si on est des graines d'ailleurs, que le vent nous a amenés...
On est tous là pour servir la France. On est aussi les enfants de la France. - P.Cohen: Superbe métaphore.
Il est aussi question de déracinement pour vous, Marie. La brûlure de la nostalgie que connaissent les exilés est au coeur de votre récit. C'est en 1930 que vos grands-parents, Lola et Abraham, arrivent en France.
Les persécutions contre les juifs...
Vous dites que si vos grands-parents ont gardé l'accent yiddish, c'est pour garder un lien avec leurs origines? - M.Drucker: Ce qui m'intéressait beaucoup, c'est d'essayer de comprendre le déracinement.
C'est un arrachement identitaire à un territoire, à une terre, une famille, une histoire, une langue...
Je me suis toujours dit que mes grands-parents, qui ont été tellement français, qui ont adoré la langue française, ont toujours gardé leur accent très fort, même si mon grand-père, Abraham Drucker...
Il venait de cette région de Roumanie, aujourd'hui en Ukraine...
Il allait à l'école. Il apprenait les auteurs français. Je me suis toujours dit qu'ils gardaient ça comme un lien immatériel avec leur pays d'origine, ce que ma grand-mère appelait, en allemand, car il y a 2 mots pour dire "la patrie"...
Elle parlait souvent de ça. - A.-E.Lemoine: Vous dites que vous vous sentez encore plus iranienne depuis que vous êtes en France, Zar. - Z.A.Ebrahimi: C'est un petit peu le cas de tout le monde, tous les exilés du monde.
A un moment, tes racines te manquent. En Iran, je n'avais pas envie d'écouter de la musique iranienne, de manger tout le temps de la cuisine iranienne...
Là, on ne s'arrête pas de danser comme ça... - G.Farahani: Comme les grands-mères! - Z.A.Ebrahimi: Ce n'est pas une décision.
Ca nous est revenu comme ça. - A.-E.Lemoine: Dans ce film, tous les acteurs vivent en exil.
On imagine la joie et la tristesse qu'a dû être ce tournage, de vous retrouver, tout en sachant que tous, vous êtes privés de ce pays dont vous êtes si fiers. - M.Bouhafsi: Avant-hier, un rabbin a été attaqué par un mineur.
Les actes antisémites sont de plus en plus nombreux. Pourtant, vous écrivez que la France n'est pas un pays antisémite. Vous écrivez que vous n'y avez jamais été confrontée directement.
Est-ce que cette conviction que vous avez, ce n'est pas plutôt une fidélité à l'idéal de vos grands-parents que vous évoquez dans le livre? - M.Drucker: Si je n'ai pas été confrontée directement, ça ne m'empêche pas d'avoir une pleine conscience de ce que vivent bon nombre de juifs en France.
Comme vous dites, les chiffres sont là, les actes...
C'est juste, ce que vous dites. Je ne peux pas perdre l'espoir avec lequel j'ai grandi, les valeurs transmises par mes grands-parents, mes parents, l'attachement à la France et à la République...
Il y a des chiffres qui sont dramatiques, beaucoup trop nombreux, terrifiants et inadmissibles. J'aime bien m'accrocher à d'autres chiffres. La Fondation pour l'innovation politique, à la fin de l'année 2024, a publié une étude sur l'antisémitisme en France, qui répondait à cette question: est-ce que la France est un pays antisémite?
Au regard de l'année écoulée...
Il y a des chiffres qui m'ont rassurée. 80 % des Français estiment que l'antisémitisme, les juifs, c'est l'affaire de tout le monde. 76 % estiment que les actes antisémites ne sont pas suffisamment réprimés.
Je m'accroche à ça. Je ne peux pas abandonner les valeurs avec lesquelles je me construis, mes cousins, mes cousines, nos enfants...
J'appelle à une très grande vigilance. - A.-E.Lemoine: L'optimisme, c'est aussi ce qui vous anime toutes les 2, depuis la révolution Femme, Vie, Liberté en 2022.
Vous dites que les femmes en Iran, c'est elles qui vont sauver ce pays? Les femmes et les hommes, d'ailleurs. On se souvient que c'est un homme qui a composé l'hymne de cette révolution.
C'est un magnifique hymne composé par un homme. Vous restez toutes les 2 optimistes? ...
Inquiètes, mais optimistes? - Z.A.Ebrahimi: On n'a pas besoin d'espoir. - G.Farahani: Quand on est sûr de quelque chose, on est juste sûr, on attend.
Ce n'est pas la question de si ça va changer, mais de quand. - Z.A.Ebrahimi: Moi et Golshifteh, on est connectées...
C'est plutôt notre corps, cette violence envers nos corps...
Je pense qu'à cette époque, en Iran...
Toutes les femmes l'ont compris, l'ont senti. Même les hommes. Mais ça prend du temps. - A.-E.Lemoine: C'est très juste. "Lire Lolita à Téhéran", c'est en salles mercredi. "Nos coeurs déracinés", c'est disponible depuis le début du mois de mars.
Vous restez avec nous jusqu'à 21h. Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: "Adolescence", disponible depuis une dizaine de jours, c'est le titre d'une mini-série qui est numéro 1 des propositions Netflix dans le monde et qui devient un véritable phénomène de société, à tel point que l'autre jour, au Parlement britannique, une députée anglaise a interpellé le Premier ministre K.Starmer en lui demandant de faire en sorte que tous les parlementaires voient la série, qu'ils en discutent en famille avant d'en débattre au Parlement. ... - P.Lescure: Je pourrais vous parler de "Adolescence", car sa forme est exceptionnelle. 4 épisodes d'une heure tournés en 4 plans séquences qui donnent une intensité vertigineuse à toute la série.
Cela donne une intensité vertigineuse, mais aussi dès le premier épisode, l'enfant est arrêté, et dans quelles conditions... ... - P.Lescure: Je pourrais vous en parler en vous disant combien c'est excellemment joué par Owen Cooper, qui interprète le gamin de 13 ans accusé du meurtre de sa camarade de classe.
Le créateur de la série joue son père. Il expliquait chez J.Fallon comment 2 meurtres de jeunes filles au couteau en Grande-Bretagne l'avaient convaincu de travailler sur ces drames. ... - P.Lescure: C'est dingue, comme ça fait écho à des sujets qu'on a évoqués en 1re partie d'émission.
Sur toutes les latitudes du monde, "Adolescence" interpelle les familles, les parents, les sociologues...
Tous les influenceurs ne sont pas des masculinistes qui cherchent à convaincre les adolescents que 80 % des femmes sont attirés par 20 % des hommes, faisant naître chez ces jeunes gens la haine des femmes qu'il faut détruire...
Le problème de notre responsabilité est que, un site mal intentionné peut toucher un adolescent en moins de 25 minutes de présence dessus...
C'est aussi pour ça que les 2 auteurs ont tenu à ce que les parents du jeune garçon soient absolument comme tous les parents, ou quasiment. - P.Lescure: "Adolescence", c'est sur Netflix.
Il y a 4 épisodes. On en reparle quand vous l'avez vu. - M.Drucker: J'ai regardé le 1er épisode hier soir.
C'est oppressant, remarquablement réalisé. C'est très fort. - P.Lescure: Ca interpelle... - M.Drucker: Sur des tas de sujets de société. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on revient sur l'affaire B.Cantat, qui est aussi l'objet d'un documentaire Netflix. "Jibé et Lucien en coulisses". - Café? - Ah, j'ai besoin d'une recherche urgente sur l'IJ. - Pas de souci. - C'est quoi, l'IJ? - Apparemment, c'est un village en Pologne, mais aussi un resto italien pas très loin d'ici...
Mais c'est avec deux G. - L'IJ, c'est un acronyme. IJ. - Ah, oui.
Carlos! - Non, j'ai dit de pas demander! - Ca va, les branquignols? - On est en train de bosser sur l'IJ. - Normal.
C'est votre job. - Oui, l'IJ... - C'est quoi?
Vous savez pas? - N'importe quoi... - Vous faites quoi, depuis 6 mois? - On bosse... - Les branquignols! - Carlos, on voulait vérifier que tu connaissais. - Ah, tu sais pas ce que c'est? - Il se fout de nous. - Je sais ce que c'est, ouais! - Donc? - Donc quoi? - C'est quoi? - C'est quoi quoi? - OK, il se fout de nous. - Je sais ce que c'est.
C'est vous qui savez pas! Je vais pas vous dire ce que c'est. Si je vous dis, vous allez savoir ce que c'est. - Ridicule... - C'est vous qui êtes ridicules! - Arrête de faire le gamin. - Perds pas ton temps avec lui! - Moi, j'ai du travail. - T'as pas l'air d'avoir beaucoup de boulot. - Si, j'ai des appels. - On n'a pas entendu la sonnerie. - Normal, je l'ai mis en silencieux. - Alors, ça avance?
Les recherches sur l'invité du jour? Super... - C'est qui, l'invité du jour? - A.-E.Lemoine: C'est un drame qui a profondément choqué et marqué l'opinion publique, qui s'est déroulé en 2003, avant la révolution MeToo.
Une époque où on ne parlait ni des féminicides ni de violence conjugale. Quand M.Trintignant meurt sous les coups de B.Cantat, 19 au total, la presse de l'époque titre "un amour dévastateur, destructeur, un drame passionnel".
Un discours contre lequel la chanteuse Lio, amie proche de M.Trintignant, s'est levée. On est en janvier 2006. - Lio: Dire que Marie était responsable de sa mort avec lui, que c'est la passion et la mort qui l'ont tuée...
Non. L'amour n'apporte pas la mort. Je sais que Marie est morte avec un visage qui était détruit comme après un accident de moto à 120 km/h.
Ce sont les mots des médecins. Tant que les femmes accepteront d'être victimes au nom de l'amour, c'est foutu. "On t'a volé ton amour!" Mais qui lui a volé son d'amour?
Marie est mort sous ses coups. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Bonjour, A.-S.Jahn.
Merci d'être présente à l'occasion de la diffusion de "De rockstar à tueur: Le Cas Cantat". Il y avait eu le livre "Désir Noir" en 2023. En 2025, cette affaire mérite le plus grand intérêt, car elle témoigne du chemin parcouru en un peu plus de 20 ans.
Il n'y aurait pas de doute aujourd'hui sur le fait que c'est un féminicide, cette affaire? Il n'en a jamais été question, à l'époque. - A.-S.Jahn: Cette affaire est brûlante d'actualité.
Vous parliez de "Adolescence", qui est aussi l'histoire d'un féminicide, même si l'auteur est un jeune garçon de 13 ans. Mais c'est encore la même histoire. On a partagé la bande-annonce du documentaire récemment.
C'est édifiant de lire les commentaires sur les réseaux sociaux. C'est une affaire qui divise toujours. Même si les faits sont absolument irréfutables, si ce qui s'est passé est extrêmement violent, on parle encore d'accident, d'un radiateur, aujourd'hui.
C'est dingue. - A.-E.Lemoine: On trouve encore des circonstances atténuantes à B.Cantat. - A.-S.Jahn: Tout à fait.
De la même manière qu'on a dit que M.Trintignant n'était pas une bonne victime, parce qu'on lui a trouvé des circonstances aggravantes...
C'est que Lio...
Elle remet l'église au milieu du village. 19 coups, ce n'est pas parce qu'elle a bu, comme on a pu l'entendre, ou qu'elle a fumé des joints qu'elle méritait d'être battue à mort. On n'est pas en Iran.
Il n'y a aucune raison valable de frapper et de tuer une femme à mains nues. - A.-E.Lemoine: Des circonstances?
C'est ce que cherche à obtenir Bertrand Cantat, à l'époque. C'est sa stratégie de défense très explicite lors de ses auditions devant la justice ukrainienne. Vous en diffusez de larges extraits.
En novembre 2004, le frère de Bertrand Cantat est invité chez T.Ardisson. - Vous parlez de la réécriture de Marie alors qu'elle était capable de faire des excès. - Elle a eu pleins d'amants.
Elle a eu 4 enfants avec 4 pères différents. Ce n'est pas lui rendre hommage que de vouloir en faire une petite fille modèle, ce qu'elle n'a jamais été. Ils essaient de nous faire croire qu'ils ne l'ont jamais vue s'énerver après quelqu'un.
Ils ne l'ont pas vue, alors. - Merci. - A.-E.Lemoine: A l'époque, on n'entendait pas les proches de M.Trintignant, qui étaient écrasés par la douleur.
En revanche, le clan Cantat s'est mobilisé pour détruire la réputation de M.Trintignant. - A.-S.Jahn: Cette série raconte une stratégie de défense redoutable qui a été mise en place par B.Cantat.
Ses auditions, c'est un document exceptionnel. D'habitude, en France, dans ce type d'affaire, on n'a pas d'auditions filmées. Comme ça s'est passé en Lituanie, il y a 7 heures d'auditions.
On voit dans cet extrait qu'il dit que c'est elle qui avait commencé. Il se victimisait. Après, on déporte la culpabilité sur la victime.
C'est ce que fait son frère. Son frère dit des horreurs. Il dit qu'elle était bonne pour "faire la fête et pour baiser", comme si c'était une excuse pour tuer une femme.
On n'a jamais entendu B.Cantat se dissocier de ses propos. Ca montre bien qu'il y avait une stratégie redoutablement efficace pour retourner la culpabilité et s'en sortir.
Ce qui est incroyable, c'est qu'il fera une peine de prison minime. Il sera toujours idolâtré en sortant de prison. - P.Cohen: A l'époque, cette peine de prison a choqué. - A.-E.Lemoine: 8 ans. - P.Cohen: J'avais oublié les circonstances atténuantes, mais je me souviens du choc de ce meurtre horrible et des témoignages de compassion qui ont afflué autour de M.Trintignant.
Ce que j'avais oublié, et ce que rappelle de façon stupéfiante votre documentaire, c'est la chronologie. M.Trintignant est boxée avec la cruauté qu'on connaît par B.Cantat à minuit.
Il alerte les secours à 7h du matin. Il y a une nuit d'agonie. On va voir l'extrait de votre doc là-dessus. - B.Cantat, il sait qu'il lui a fait mal, puisqu'elle est tombée inanimée.
Mais il n'a pas appelé les secours. - Rester auprès de la femme qu'on est censé aimer et ne rien faire pour la secourir, en tout état de cause, on peut parler de non-assistance à personne en danger. - B.Cantat: Je ne me suis pas abstenu volontairement de lui porter secours.
Si je m'étais rendu compte de quoi que ce soit, je l'aurais fait immédiatement. - En France, il aurait probablement pris une peine plus importante. - P.Cohen: Celui qui parle, ce n'est pas n'importe qui.
C'était le directeur général de la police de l'époque. Ca paraît invraisemblable. Laisser quelqu'un qu'on a soi-même frappé, mutilé de cette façon sans soins et sans secours pendant toute une nuit, c'est... - A.-S.Jahn: Il n'y a pas de mots.
Ce qui est faux, c'est qu'on continuera de parler, 20 ans plus tard, d'un accident. Mais quel accident, quand on frappe une femme tellement fort qu'on lui donne plusieurs coups mortels au visage et qu'on la laisse agoniser? Ce n'est pas un accident.
L'objet de ce documentaire, c'est de comprendre pourquoi nous tous, en tant que société...
A l'époque, très franchement...
Je m'y suis replongée au tout début. Je me souvenais d'une dispute qui avait mal tourné. Je n'avais plus tous les faits en tête, comme beaucoup de Français.
Je suis la 1re à faire un mea culpa sur le fait de ne pas avoir compris. J'ai enquêté et j'ai compris. La non-assistance à personne en danger, qui n'a pas été retenue par le tribunal de Vilnius, mais aussi le rapport d'autopsie, qui a été rendu public et qui montre à quel point les coups étaient d'une violence absolue...
Comme ces éléments ont été diffusés l'un après l'autre, c'est quand on les met bout à bout qu'on comprend à quel point ce qui s'est passé est terrible. En revoyant toute la chronologie de manière factuelle, beaucoup de gens vont apprendre quelque chose. - P.Lescure: Il y a des aspects très forts dans votre travail, tout ce que vous avez travaillé autour de K.Rady, l'épouse de B.Cantat qu'il avait quittée pour M.Trintignant.
Elle venait d'accoucher. C'est elle qui a soutenu Bertrand lors de son procès envers et contre tous. Elle s'est donné la mort en janvier 2010.
Vous avez mis à jour un certain nombre de violences qu'elle a subies, notamment, par exemple, dans le témoignage d'un membre hospitalier de Bordeaux. Qu'est-ce qu'il vous raconte? - A.-S.Jahn: Ca a été un travail très long, ce documentaire.
Il y a eu de grandes équipes. Ca a été difficile de trouver des informations concrètes surs quelles violences avait été subies par K.Rady.
Il existe, quelque part, un dossier qui prouve qu'elle a bien été victime de violences. Quand elle a été retrouvée morte dans des circonstances troubles...
B.Cantat était encore en liberté conditionnelle pour avoir tué une femme. Une autre femme est retrouvée morte dans leur domicile.
Ils sont seuls dans la maison. Il n'y a pas vraiment d'enquête. L'enquête est close en quelques heures.
La presse titre "Un nouveau malheur pour B.Cantat". Il est complètement victimisé.
Personne ne va chercher plus loin. M.Trintignant a été maltraitée dans le traitement de l'affaire, mais K.Rady, elle a été invisibilisée, effacée.
Or, des preuves, il y en a. C'est pour ça qu'il faut absolument... - P.Lescure: Le documentaire est édifiant à cet égard. - A.-E.Lemoine: Surtout, c'est son témoignage qui a minimisé la peine de B.Cantat.
C'est elle qui a fait basculer son sort. Elle a affirmé qu'elle n'avait jamais subi de violences. Ca a certainement réduit la peine à laquelle il a été condamné. "De rockstar à tueur: Le Cas Cantat", c'est à partir de jeudi, sur Netflix.
C'est effectivement d'une actualité brûlante. Merci, A.-S.Jahn d'être venue sur le plateau de "C à vous".
Le PVPP de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: Je voulais vous parler d'un très joli moment de solidarité.
Plus de 10 millions, c'est le nombre de vues pour un post sur X d'une maman à l'occasion de l'anniversaire de son fils autiste. Elle a envoyé un message comme une bouteille à la mer sur les réseaux sociaux. Elle explique que Maxence, étant autiste, n'a pas un seul ami à inviter à son anniversaire.
Elle a eu l'idée de lancer un appel pour recueillir des vidéos de bon anniversaire de personnes connues ou moins connues, mais bienveillantes. Résultat, plus de 10 millions de vues et de nombreuses célébrités qui ont répondu à l'appel. - J.Doré: Salut, Maxence.
Je t'envoie toutes mes pensées pour ton anniversaire. - S.Etienne: Je voulais te faire un grand coucou et te souhaiter un doux, un lumineux, joyeux anniversaire. - C.Combal: Maxence, un très bel anniversaire.
Je pense fort à toi. - C.Beaugrand: Je t'embrasse fort et je te souhaite un joyeux anniversaire. - D.Brogniart: Ca me fait bizarre de te souhaiter tes 18 ans.
Moi qui t'ai rencontré quand tu étais tout petit et qui ai appris à te connaître...
A partir de maintenant, tu es un adulte. Ca compte. - M.Bouhafsi: On a réussi à joindre Marie.
Maxence n'est pas au courant de la surprise. On espère qu'il n'est pas devant la télévision. Son anniversaire est en avril.
Si sa maman a autant anticipé, c'est qu'elle ne pensait pas avoir de réponses à ce message. - Je ne m'y attendais pas du tout. Je dois même avouer que mon téléphone a planté.
J'étais un peu dépassée par les événements. Je ne m'attendais pas à ce flot de bienveillance et de messages, et de tous ces gens connus ou inconnus qui ont joué le jeu. J'avoue que si A.Griezmann et K.Mbappé avaient quelques secondes à accorder pour venir encore plus embellir cette journée d'anniversaire avec une petite vidéo, ce serait le graal. - M.Bouhafsi: Kylian, Antoine, à bon entendeur.
On partage tous... - A.-E.Lemoine: Joyeux anniversaire! - M.Bouhafsi: Joyeux anniversaire de la part de toute l'équipe de "C à vous".
Marie, enregistrez cette séquence. - BON ANNIVERSAIRE, MAXENCE. - A.-E.Lemoine: Une nouvelle manière de faire de la prévention... - M.Bouhafsi: On continue avec les bienfaits des réseaux sociaux.
Vous nous parliez de "Adolescence". On voit que ça ne va pas très bien dans les réseaux sociaux avec cette série. Sur TikTok, certains ont des punchlines qui claquent.
Une association transforme les réseaux sociaux en terrain de prévention ultra impactant. Racisme, misogynie, violence...
Rien n'échappe à leurs radars. Avec son équipe, Amadou fait passer des messages qui touchent en plein coeur. Résultat, une génération qui parle vrai, fort et qui fait du bien.
Un buzz avec plus de 10 millions de vues. ... - L'alcool au volant, trop de personnes pensent que ça n'arrive qu'aux autres.
Mais la réalité est différente. - Si tu vois quelqu'un se faire harceler, n'hésite pas à intervenir. - N'hésitez pas à intervenir ou à soutenir une personne discriminée. - Et vous, qu'est-ce que vous en pensez? - M.Bouhafsi: Ce sont des jeunes qui sensibilisent les jeunes.
La moyenne des spectateurs a 18 ans. Le dernier thème de leur vidéo était le respect. - Aujourd'hui, on vous emmène dans notre quotidien. - Les femmes, c'est à la cuisine. - C'est quel genre de commentaire de misogyne! - C'est un projet que j'avais depuis longtemps mais que je n'ai concrétisé que maintenant.
Ca montre que les jeunes sont investis. Ils dénoncent. Ils sont là pour vous montrer leur image. - Ca fait plaisir que des personnes âgées viennent nous voir dans la rue. - C'est notre plateau de tournage.
Arrange tes cheveux. Je suis styliste, réalisateur, metteur en scène, monteur...
Je fais tout. J'ai toutes les casquettes. Tu parles doucement et fort. - Quand on se respecte les uns les autres, on crée un environnement où chacun se sent valorisé et écouté. - On voit que ça touche les gens. - "Quand est-ce qu'ils passent à la télé?
à la télé? Offrez-leur une émission." Ca nous encourage à continuer.
Et vous, "C à vous"... - QU'EST-CE QUE VOUS EN PENSEZ? - M.Bouhafsi: Ca fait du bien.
Maintenant, un artiste d'art contemporain italien. Il a fait le buzz en Italie grâce à sa manière particulière de réaliser des portraits. Ca va faire lever le sourcil de Patrick.
Son seul outil: un plateau en aluminium. Résultat, des gens voyagent jusqu'à Turin pour le voir. Plus de 30 millions de vues. - M.Bouhafsi: Il y a quand même des gens qui prennent l'avion pour vivre ça.
L'art est subjectif. Pour information, le plateau est complètement recyclable. Vous repartez avec un joli souvenir pour seulement un euro. - P.Cohen: Eh bah tiens!
Et tu le mets dans ta valise pour plier encore plus le truc. - A.-E.Lemoine: Si on vous demande de vous qualifier, vous répondez souvent "libre", Marie.
Vous quittez les plateaux télévisés alors que c'est le graal pour un journaliste. Vous avez dit "bye bye" après avoir été présentatrice du JT. - M.Drucker: Je vais faire la bise comme Miss France.
Merci à tous et à toutes pour votre excellent travail, très professionnel. J'ai été extrêmement fière de le porter à l'antenne de l'information de France 2 pendant toutes ces années. Je m'adresse à vous, mon cher Pierre.
Après plusieurs années de mariage cathodique, je dois dire devant les téléspectateurs que vous m'avez rendue très heureuse. J'ai beaucoup appris à vos côtés. Merci à tous les téléspectateurs de France 2.
Je suis ravie de vous retrouver à la rentrée dans de nouvelles émissions. Merci à vous tous pour votre fidélité. Je vous embrasse. - A.-E.Lemoine: Avec une veste bleu-blanc-rouge. - M.Drucker: On était un peu foufous. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à toutes les 4 autour d'une ventrèche de thon.
C'est préparé par E.Li, la cheffe du Château Brachet, en Savoie. Ce sont des fraises de Savoie, les premières de la saison, qui accompagnent ce thon.
Allez-y. Dégustez. On vient de voir vos adieux au JT.
On va voir votre première télévision. Vous vous en souvenez? - M.Drucker: Je pense que c'était sur France 2. - A.-E.Lemoine: En 1998.
Vous aviez une dent contre la techno. - M.Drucker: Ce qu'on veut que vous vous mettiez dans la tête, c'est que la techno, ce n'est pas de la musique.
Si vous n'avez pas de talent, surtout si vous n'avez pas de talent, chez vous, dans votre cuisine, avec un appareil à raclette et un disque de Dalida, vous pouvez faire un morceau de techno. Prenons dans la rue un individu lambda et demandons-lui de dire n'importe quoi. Bonjour.
Qu'est-ce que vous avez sur le nez? - Des baguettes. - Voilà le résultat un quart d'heure plus tard.
On a balancé notre morceau de techno dans une soirée parisienne. C'est triste à dire, mais c'est le tube de la rentrée. J'étais mignonne. - A.-E.Lemoine: Et un brin impertinente.
La suite vous a donné raison. Je ne suis pas sûre que la techno reste... - M.Drucker: J'aimais beaucoup la techno, à l'époque.
A chaque fois, il y avait un pour et un contre. C'était une émission pour enfants et adolescents. - A.-E.Lemoine: Il fallait forcer le trait.
C'était bien fait. - M.Drucker: On a bien forcé. - A.-E.Lemoine: Une archive dans la pépite de Patrick. - P.Cohen: C'est une archive qui parle un peu d'Iran et beaucoup de votre père, Marie.
Votre père n'a pas fait beaucoup d'apparitions publiques. C'était un grand patron de la télé, cofondateur de M6. En 1993, il a été marié sur un plateau avec son frère, Michel.
Votre père, Jean, raconte comment il a vécu l'explosion de la notoriété de son frère, Michel, comment il a découvert cette notoriété au retour de Téhéran où il a été attaché culturel à l'ambassade de France à la fin des années 60. - Vous vous souvenez de la première fois où vous avez vu votre frère, Michel, en photo dans le journal? - Je m'en souviens très bien.
Il se trouve que j'ai été absent de France pendant à peu près un an et demi. J'étais en Iran. Quand je suis revenu, je suis arrivé à Roissy.
Il y avait le kiosque à journaux. J'ai vu le visage de Michel à la une d'un journal. J'ai eu une trouille épouvantable.
J'ai imaginé le pire. J'ai imaginé qu'il était mort, qu'il y avait eu un accident. En fait, il était devenu célèbre pendant mon absence.
J'ai découvert qu'il était déjà une vedette à la télévision. Ca a été un coup terrible. - P.Cohen: Belle histoire.
Dans votre livre, vous dites ceci: "Un père féministe qui m'a permis d'être une femme libre, consciente de la nécessité de ne dépendre de personne, ni psychologiquement, ni financièrement, ni émotionnellement. Il vous a donné les clés de l'indépendance. - M.Drucker: Oui.
J'ai vraiment grandi avec ces valeurs. Ce n'est qu'une fois adulte que j'ai compris que ce n'était pas une évidence pour tout le monde, notamment pour les hommes. Ma mère aussi.
C'est une femme très libre, très indépendante. Ca fait partie des valeurs importantes. Je suis féministe par nature, culture, éducation.
Je lui dois aussi ça. - M.Bouhafsi: Votre père a 80 ans, Golshifteh.
C'est lui qui vous a transmis l'amour de la lecture. Il vit toujours à Téhéran. Vous dites que vous vous êtes beaucoup rapprochée de lui ces dernières années, qu'il y avait une forme de distance qui n'existe plus, que vous échangez beaucoup.
Vous craignez encore pour lui, notamment au vu de sa situation en Iran. Je sais qu'il sera là à l'avant-première de "Lolita". - G.Farahani: Il est là en ce moment.
J'ai appris l'amour pour la femme grâce à lui. Il respectait les femmes. Ces histoires étaient toujours des histoires d'amour et de respect pour les femmes.
C'est ce que j'entends ce soir, ce que je vois avec vous. Dans "Lire Lolita à Téhéran", une des filles pose une question: "Est-ce qu'on est tous Lolita?" C'est ça, la question.
Ce n'est pas seulement en Iran qu'il existe des idées. On a tous les mots à l'intérieur de nous, partout dans le monde. Il y a des pervers partout dans ce monde.
Il y a des vieux pervers partout. On parle d'Afghanistan et d'Iran...
On sépare pour se sentir en sécurité en France. On met un peu de distance en disant qu'on est bien ici. Mais la violence existe dans toutes les maisons, en France, aux Etats-Unis, partout.
N'importe quelle personne qui se bat pour la liberté, pour l'égalité, elle se bat pour toute l'humanité. Elle se bat contre l'ignorance, pas contre les hommes. Il y a une ignorance.
On se bat tous ensemble contre cette ignorance qui existe partout dans le monde. - P.Lescure: Dans un tout autre registre, j'ai découvert, et ça ne va pas faire plaisir à Mohamed, c'est que vous êtes devenue supportrice du PSG alors qu'il est fou de l'OM.
On regarde. - G.Farahani: Je suis à Paris.
Allez Paris! - P.Lescure: Qu'est-ce que vous trouvez aux gens du PSG? - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qui s'est passé? - G.Farahani: Je suis invitée par le PSG.
On a toujours...
Je ne peux pas dire que les équipes qui ne sont pas riches...
Marseille, pour moi, il y a quelque chose dans mon coeur qui se bat pour Marseille. - M.Bouhafsi: Voilà! - A.-S.Jahn: Mais à cette soirée, on est à Paris, ma ville.
Il y a beaucoup de contradictions. "Si on était à Marseille..." Il y a quelque chose de Marseille...
Je me sens très proche de Marseille. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire que vous ne connaissez rien au PSG?
Si je vous demande le slogan officiel du PSG, vous ne savez pas me répondre? - G.Farahani: Non... - A.-E.Lemoine: Et le meilleur buteur? - G.Farahani: Non.
Mais je sais que K.Mbappé a joué...
Je l'ai appris à cette soirée. - A.-E.Lemoine: On était persuadés que vous étiez absolument incollable sur le PSG.
J'avais sous les yeux un quiz de l'espace pour vérifier toutes vos connaissances. J'aurais mieux fait de préparer un truc sur l'OM. - G.Farahani: En général, j'adore aller dans les stadiums.
Je trouve cette foule de gens dans un cercle extraordinaire à vivre. - A.-E.Lemoine: Les émotions procurées par le sport sont souvent extraordinaires.
Les vivre dans un stade au milieu de supporters, c'est encore mieux. - M.Bouhafsi: On s'est posé plein de questions sur le quiz et finalement, non. - G.Farahani: Mon père était fortement avec Marseille.
J'y suis allée avec lui. Tout le match, il boudait. - A.-E.Lemoine: Le célèbre couturier qui a dessiné le maillot de l'OM s'appelait Daniel Hechter.
Personne ne le savait? - P.Lescure: Si. - P.Cohen: On l'a connu. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas grave.
Je ne savais pas. Je suis sûre Que nos invités non plus. On repart un peu moins ignorants sur le PSG que quand on est arrivés.
Les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 24 mars. A la une de ce lundi, un anniversaire. F.Bayrou fête ses 100 jours à Matignon.
Pas de musique ni de confettis. Ce n'est pas un exploit. D'autres l'ont réalisé avant lui.
La situation politique en France est tellement instable ces derniers mois qu'aujourd'hui, quand un Premier ministre tient plus de 100 jours, il pond une vidéo façon bande-annonce pour célébrer sa longévité. ... - B.Chameroy: Ce n'est qu'un extrait, mais ça en jette.
Il y a les violons, des extraits de journaux en fond...
On le voit en action à Mayotte, au Salon de l'agriculture...
Il ne croyait tellement pas atteindre les 100 jours que la vidéo a été montée dans la précipitation. Matignon avait oublié 2 ou 3 extraits dans le clip des 100 jours. C'est ballot.
Mais j'ai retrouvé le disque dur, heureusement. Ne me remerciez pas. - Mediapart révélait la semaine dernière l'ampleur des violences à Bétharram. *-Je pense que F.Bayrou se joue de nous à un point rare. - F.Bayrou: Je...
J'espère que j'ai les bonnes notes...
En principe, je les ai trouvées...
J'arrive, j'arrive! *-En pleine crise à Mayotte, le déplacement...
Hier soir, F.Bayrou enfile son écharpe de maire de Pau. - F.Bayrou: Ce que vous me reprochez, c'est d'être là. - Vous n'êtes jamais là. - F.Bayrou: Je croyais qu'il y avait un verre d'eau, mais il n'y en a pas.
Oh là là. C'est dissimulé dans le tréfonds... - B.Chameroy: C'est corrigé.
Petite tranche de vie qui n'intéressera personne mais j'y vais quand même. Ce week-end, j'ai reçu un SMS. Il y a un écho bizarre.
Vous aussi? Très bien. J'ai reçu un texto qui disait: "Avez-vous pensé à votre bilan audition?" C'est vexant.
J'en connais un autre qui a reçu le même. C'est infâme. J'ai l'impression d'avoir 108 ans.
Il a passé son test sur son propre plateau. - On a aidé financièrement l'Ukraine. - J'entends bien. - Je voudrais qu'on propose et qu'on prépare... - J'entends bien. - M.Tondelier: C'est ce qu'on faisait il y a quelques années... - J'entends les canons de la guerre. - B.Chameroy: Il faudrait aussi faire passer le test à L.Jacobelli.
Il mène une double vie. Il réagit au prénom Nathalie. - B.Chameroy: "Vous n'êtes pas Nathalie." Si Francis lui demandait de quitter le plateau, c'était pour des raisons de compréhension du propos dans l'émission. - J.-L.Mélenchon, pour LFI, il veut être partout présent sous ses propres couleurs, sauf quand il n'y a pas d'accord local... - Sauf s'il y a un accord local. - Sauf... - Je n'ai rien compris à ce qu'il veut. - B.Chameroy: Non plus.
Après ça, Martine part. Ca aurait pu être l'objet d'un OEil de pierre. Je parle du départ de Martine Aubry.
Elle a versé une petite larme. En suivant le moment en direct, un rouleau a gâché un moment d'émotion. - Lille et Martine Aubry ne font qu'un. - B.Chameroy: Plan sur Martine.
Elle va pleurer. Merci, Michel. On a raté le seul truc qu'on attendait.
Après 23 ans à la tête de la capitale du Nord, Martine Aubry a laissé son fauteuil à son premier adjoint qui, comme moi, était un peu stressé. - Ils ont tracé, tracé un chemin que je suis fier d'accompagner. Combien de fois t'ai-je, t'ai-je entendu dire...
Dans la ligne de ce qui t'a, de ce qui a été...
Des trafics de stups...
De stupéfiants. - B.Chameroy: Mais le discours s'est achevé sur une belle envolée lyrique. - Dans notre ville...
Il n'y a pas de ville sans vitrine ni de marché de plein air. Sinon, c'est une ville sans âme. - M.Bouhafsi: On peut avoir une ville en plein air sans avoir d'erreurs mais on ne peut pas tromper 1000 personnes...
Enfin bref. On s'est compris. Dans le reste de l'actualité, la première apparition publique du pape François après des semaines à l'hôpital.
Un moment émouvant. Manque de bol, les ingés son de LCI étaient en pause clope. - On va peut-être tenter de l'entendre. ... - B.Chameroy: "Tenter".
Pour tout entendre, j'ai zappé. Mais le souverain pontife n'ayant pas encore la force de s'adresser longuement à ses fidèles, quelqu'un a lu le message du pape. Il ne s'agissait ni plus ni moins que de lire le texte du pape.
La personne devait découvrir le discours au fur et à mesure. - Nous... prions... pour qu'une fin..
Et que nous retrouvons le courage...
De reprendre le dialogue...
J'ai été fortement blessé...
Par contre, je suis...
Joyeux de la nouvelle...
Dont...
Le propriétaire... - B.Chameroy: Retour en France.
Vous creviez d'envie d'avoir des nouvelles de la restitution de l'initiative du PS. Parlons France. Rires.
C'est pour toutes les personnes dont je me moque. - P.Cohen: Pour la terre entière! - B.Chameroy: Une fin de carrière en direct.
C'était ce week-end à Toulouse. Une restitution qui a commencé sur les chapeaux de roue. Révélation: O.Faure était en réalité un serpent. - O.Faure: Et que ce... ce... - B.Chameroy: Un seule femme de cobra dans la salle.
Le PS avait fait péter le budget cérémonie top futur. ... - B.Chameroy: En revanche, on n'a pas payé pour le PowerPoint. - La diapositive ne va pas tarder à arriver. - B.Chameroy: C'est pas grave.
On s'en fout. Mode, maintenant. Le 6e changement de look en moins de 2 semaines.
Après la barbe, les lunettes, plus la barbe, mais toujours les lunettes, nouvelle transformation pour J.Bardella. C'est Tintin. - La question des étrangers qui seraient mis hors des prisons pour poursuivre leurs peines.
J.Bardella rigole. - B.Chameroy: Trêve de plaisanterie.
La matinée de J.Bardella était très compliquée. Il a connu le cauchemar de toute personne au boulot: l'envie pressante, le ventre qui gargouille.
Puis le moment où vous n'en pouvez plus, vous croisez un collègue qui vous fout un tunnel dans la tronche. C'est ce qui lui est arrivé. - Je vous pose la question parce qu'en 2015, après que...
Gargouillements. - Le conclave sur les retraites se poursuit... ... - L'autre référence, c'est plutôt pour une partie de la gauche. ... - B.Chameroy: J'y répondrai plus tard...
L'info continue. Bonne soirée! Quel beau pilote! - A.-E.Lemoine: Merci.
Sur Netflix ce jeudi, "De rockstar à tueur: Le Cas Cantat". "Nos curs déracinés", disponible dans toutes les bonnes librairies.
Jordan Bardella